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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
Cahier A
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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La presse, 2013-03-01, Collections de BAnQ.

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[" MON CLIN D\u2019OEIL STÉPHANE LAPORTE Le Canadien va tellement bien, même la juge Charbonneau accepterait des billets de hockey pour aller à un match.Venez voir mon blogue ! www.lapresse.ca/laporte L-V 6 21924 98765 1 129e année No 108 62 pages, 5 cahiers 85¢ taxes en sus \u2013 Édition provinciale 95¢ Le prix peut être plus élevé en régions éloignées EXCLUSIF LA MINE BASSE Les sociétés minières ont un besoin criant de financement, selon un rapport.AFFAIRES PHILIPPE CANTIN LA PREMIÈRE ÉTOILE À BERGEVIN SPORTS PHOTO HUGO-SÉBASTIEN AUBERT, ARCHIVES LA PRESSE PHOTO ARCHIVES LA PRESSE MICHELLE OBAMA S\u2019AMUSE La première dame est sur toutes les tribunes depuis la réélection de son mari.PAGE A18 PHOTO MANDEL NGAN, ARCHIVES AGENCE FRANCE-PRESSE PHOTO STÉPHANIE MANTHA, ARCHIVES LA VOIX DE L\u2019EST ENTREVUE AVEC LE DG NORMAND RINFRET IL N\u2019YAPLUSDEPOMMEPOURRIEAUCUSM PAGE A2 MARIE-CLAUDE LORTIE TOM FLANAGAN ET LA PORNOGRAPHIE JUVÉNILE PAGE A14 DÉSORDRE ÀLAPOSTE Courrier livré en retard, facteurs surmenés, disparition de bureaux de poste : la réduction de services à Postes Canada provoque des turbulences.PAGE A3 COMMISSION CHARBONNEAU TIR GROUPÉ SUR ZAMPINO YVES BOISVERT GÉRALD TREMBLAY LE SAVAIT TELLEMENT! PAGES A10 ET A11 LECAFFÈ DE LA DISCORDE Un restaurateur devra se battre devant les tribunaux pour conserver son nom.PAGE A8 Montréal vendredi 1er mars 2013 Le plus grand quotidien français d\u2019Amérique MC L\u2019outil GRATUIT1 maGestionFinancièreMC de RBC Banque Royale vous propose de nouvelles fonctions pour suivre, planifier et atteindre vos objectifs financiers.Deux mots que l\u2019on voit rarement ensemble : budget simplifié.® / MC Marque(s) de commerce de la Banque Royale du Canada.RBC et Banque Royale sont desmarques déposées de la Banque Royale du Canada.1 Des frais d\u2019opération peuvent s\u2019appliquer aux virements de fonds et aux paiements de factures lorsque vous utilisez Banque en direct, selon votre forfait bancaire.Découvrez ces nouvelles fonctions dès aujourd\u2019hui à rbc.com/magestionfinanciere. SCANDALE DU CUSM DAPHNÉ CAMERON Il n\u2019y a aucune raison de croire qu\u2019il y a d\u2019autres pommes pourries au sein de la direction du Centre universitaire de santé McGill (CUSM), assure Normand Rinfret, l\u2019homme qui côtoyé le Dr Arthur Porter avant de lui succéder à la tête de l\u2019hôpital.Les allégations de versements de pots-de-vin de 22,5 millions par SNC-Lavalin dans le dossier de construction du futur mégahôpital anglophone ne sont l\u2019affaire que de deux anciens dirigeants, son ex-patron et son ex-bras droit Yanaï Elbaz.Normand Rinfret, qui occupait le poste de directeur général adjoint sous le règne du Dr Porter, se dit aujourd\u2019hui « abasourdi » par les accusations de fraude visant ses ex-collègues.Il affirme qu\u2019il n\u2019avait « aucune raison de croire» qu\u2019ils étaient mêlés à une affaire de corruption.Il se désole aujourd\u2019hui que la réputation de l\u2019hôpital qu\u2019il dirige soit «ternie ».Faire confiance Après le départ du Dr Porter, 16 nouvelles personnes (sur 20) ont été nommées au conseil d\u2019administration.Mais la majorité des dirigeants qui étaient là à l\u2019époque sont toujours en poste.Seuls le directeur des finances et la directrice des ressources humaines sont partis à la retraite.La Sûreté du Québec soupçonne d\u2019ailleurs cette dernière d\u2019avoir falsifié durant 10 ans ses allocations de dépenses pour se faire rembourser une fortune en voyages, en vêtements de luxe et en matériel scolaire pour ses enfants.«L\u2019équipe de direction, c\u2019est une douzaine de personnes, je regarde les gens autour de la table et ils sont tous dédiés, je n\u2019ai aucune raison de croire qu\u2019ils font des choses incorrectes », a expliqué M.Rinfret en entrevue hier matin.«J\u2019ai aussi rencontré les 340 gestionnaires, il y en a beaucoup que je connais depuis très longtemps, et ma façon de fonctionner c\u2019est de leur faire confiance.» L\u2019Unité permanente anticorruption (UPAC) aurait confirmé aux dirigeants du CUSM qu\u2019il n\u2019y a aujourd\u2019hui aucun employé de l\u2019institution qui fasse l\u2019objet d\u2019une enquête.M.Rinfret a répondu aux questions de l\u2019escouade d\u2019enquête une seule fois l\u2019automne dernier.«Il y a un nuage qui ternit la réputation du CUSM.Les défis sont immenses en ce moment dans le milieu de la santé et j\u2019ai hâte que ce nuage disparaisse parce que ça ternit la réputation des gens qui travaillent ici et ce sont des gens qui travaillent extrêmement fort.Je connais mes employés depuis 34 ans et je sais que ce n\u2019est pas toujours facile dans un hôpital.» Nouvelles mesures Après avoir été nommé directeur général et chef de la direction du CUSM, Normand Rinfret affirme qu\u2019il a pris plusieurs mesures pour assainir la gouvernance.Il dit avoir resserré les règles des signatures autorisées, des achats et des comptes de dépenses.Le conseil d\u2019administration a aussi mis sur pied 10 comités pour suivre tous les éléments de bonne gouvernance dans tous les secteurs de l\u2019établissement.La réputation de l\u2019hôpital est « ternie », concède le directeur SOMMAIRE À LIRE DEMAIN DANS LA PRESSE Amusez-vous ! ARTS 10 Astrologie du jour SPORTS 8 Bourses AFFAIRES 6 Débats A 20, 21 et 22 Décès SPORTS 8 Horaire télévision SPORTS 8 Loteries A 23 Monde A 18 et 19 Petites annonces SPORTS 7 AFFAIRES 4 Sudoku AFFAIRES 4 Météo Nuageux avec quelques flocons, maximum 0, minimum -1.SPORTS 7 NORMANDRINFRET EXPLIQUE SON PLAN DE RETOUR À L\u2019ÉQUILIBRE BUDGÉTAIRE FABRICE DE PIERREBOURG Pierre Duhaime, l\u2019ex-PDG de SNC-Lavalin, déjà arrêté une première fois par l\u2019UPAC en novembre, s\u2019est rendu en catimini aux enquêteurs de la Sûreté du Québec (SQ), hier matin, avant d\u2019être mis en liberté.Peu après, c\u2019était au tour de Yanaï Elbaz, l\u2019un de ses quatre coaccusés dans le même dossier de corruption pour l\u2019obtention par SNC-Lavalin du contrat de construction du CUSM, d\u2019être mis en liberté sous de multiples conditions.Si Pierre Duhaime, qui avait rendez-vous à la Sûreté du Québec pour se faire arrêter, a réussi à échapper aux médias, Yanaï Elbaz, l\u2019ex-bras droit du Dr Arthur Porter en fuite aux Bahamas, n\u2019a pu faire autrement que de comparaître sous les yeux d\u2019une foule de journalistes.Le Montréalais de 44 ans, qui est accusé de fraude, complot pour fraude, fraude envers le gouvernement, abus de confiance, commissions secrètes et recyclage des produits de la criminalité, ne semblait pas trop éprouvé par sa nuit en détention dans la foulée de son arrestation mercredi.Impassible, bien coiffé, vêtu d\u2019une chemise blanche et d\u2019un complet, il a écouté Me Marie- Hélène Giroux, procureure de la Couronne, égrener la longue liste de conditions qu\u2019il devait s\u2019engager à respecter pour obtenir sa libération.Une liberté payée 150 000$, dont 50 000$ déposés à la Cour.Il devra aussi rendre son passeport et tout autre document de voyage aux enquêteurs, ne pas quitter le Canada, se présenter chaque vendredi à la Sûreté du Québec, ne pas déménager sans autorisation préalable de sa somptueuse demeure, ne pas communiquer avec une quinzaine de personnes, dont les employés de SNC-Lavalin et du Centre universitaire de santé McGill (CUSM), etc.Trois accusés à l\u2019étranger Baptisée Projet Lauréat, l\u2019enquête menée par l\u2019UPAC, en particulier les policiers de l\u2019escouade Marteau, a abouti mercredi dernier au dépôt de 24 chefs d\u2019accusation et de mandats d\u2019arrestation contre Arthur Porter, exilé à Nassau aux Bahamas, son ex-bras droit Yanaï Elbaz, Jeremy Morris, de la firme Sierra Asset Management aussi à Nassau, Riadh Ben Aïssa, exdirigeant de SNC-Lavalin en Afrique du Nord actuellement détenu en Suisse, et l\u2019ancien PDG de SNC-Lavalin Pierre Duhaime.Porter et Elbaz sont accusés d\u2019avoir accepté « par corruption » des avantages de SNCLavalin pour que la firme se voie octroyer le juteux contrat de 1,3 milliard.Quant à Duhaime et Ben Aïssa, ils seront traduits en justice parce qu\u2019ils sont soupçonnés d\u2019avoir corrompu Porter et Elbaz.Jeremy Morris aurait été l\u2019intermédiaire.La Presse a déjà révélé que la firme de génie-conseil avait découvert dans ses finances des paiements douteux de 22,5 millions liés à ce projet.Des démarches d\u2019extradition devront être lancées par Justice Canada afin de tenter de rapatrier Arthur Porter et Jeremy Morris des Bahamas.Mais celles-ci s\u2019annoncent ardues et longues.Des procédures similaires seraient déjà engagées pour extrader Riadh Ben Aïssa.Dans un courriel adressé à La Presse, le Dr Porter a déploré être la «cible d\u2019allégations diffamatoires » et être persuadé «qu\u2019il n\u2019y avait pas de base factuelle» à ces accusations.Out re ses fonct ions au CUSM, Arthur Porter avait été nommé par les conservateurs, en 2010, à la tête de l\u2019organisme chargé de surveiller le Service canadien du renseignement de sécurité, une fonction qui lui a permis d\u2019avoir accès à des documents ultrasecrets et classifiés.Pierre Duhaime et Yanaï Elbaz, qui est défendu par Me Pierre Poupart, seront de retour en cour le 23 mai prochain.DEUXACCUSÉS LIBÉRÉSSOUSCONDITIONS PHOTO ANDRÉ PICHETTE, LA PRESSE Normand Rinfret, qui a succédé au Dr Athur Porter à la tête du CUSM, est «abasourdi » par les allégations de corruption entourant l\u2019attribution à SNC-Lavalin du contrat de construction de l\u2019établissement.Après avoir été nommé directeur général et chef de la direction du CUSM, Normand Rinfret affirme qu\u2019il a pris plusieurs mesures pour assainir la gouvernance.ASSOCIATED PRESS NASSAU, Bahamas \u2014 Le Dr Arthur Porter, résidant désormais aux Bahamas et recherché au Québec pour fraude et abus de confiance, affirme être atteint d\u2019un cancer avancé de phase 4, et trop malade pour se déplacer.Lors d\u2019une entrevue accordée hier à l\u2019Associated Press de sa résidence dans une luxueuse communauté protégée de l\u2019archipel, M.Porter indique que si des enquêteurs canadiens veulent l\u2019interroger, ils devront prendre l\u2019avion jusqu\u2019aux Bahamas.«Je ne veux pas qu\u2019ils croient que je me défile de quoi que ce soit.S\u2019ils veulent venir ici, absolument, pas de problème», a-t-il affirmé.Bonbonne d\u2019oxygène Apparaissant malade et amaigri, M.Porter a expliqué qu\u2019il subissait une deuxième série de traitements de chimiothérapie pour un cancer du poumon qui s\u2019est propagé à son foie.Au cours de l\u2019entrevue, il toussait fréquemment et respirait à l\u2019aide d\u2019une bonbonne d\u2019oxygène placée à côté de sa chaise en cuir.Il a indiqué qu\u2019il discuterait avec son avocat au sujet d\u2019une éventuelle c o n t e s t a t io n d e l a demande d\u2019extradition du Canada une fois qu\u2019elle lui serait transmise.Le Dr Porter soutient n\u2019avoir rien fait de mal.Porter invite les enquêteurs aux Bahamas PHOTO ALAIN ROBERGE, LA PRESSE Yanaï Elbaz, ex-bras droit du Dr Arthur Porter au CUSM, a été libéré sous de multiples conditions, dont le versement d\u2019une caution de 150 000$.Au début du mois de janvier, le CUSM a annoncé des compressions de 50 millions afin d\u2019éviter d\u2019enregistrer un déficit monstre.Ce plan est exigé en réaction au dépôt du rapport Baron, un exercice de vérification qui a révélé que l\u2019établissement pourrait se retrouver avec un déficit de 115 millions en 2012-2013 \u2013 du jamais vu dans l\u2019histoire du Québec.Or, le CUSM peine à faire les compressions demandées.llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll A 2 L A P R E S S E M O N T R É A L V E N D R E D I 1 e r M A R S 2 0 1 3 ACTUALITÉS ISABELLE DUCAS COLLABORATION SPÉCIALE Disparition de bureaux de poste, courrier livré en soirée ou pas du tout, colis difficiles à récupérer : une importante réorganisation du travail à Postes Canada provoque l\u2019insatisfaction des citoyens et l\u2019épuisement des facteurs en plus de nuire à la qualité des services.« Parfois, on n\u2019a aucun courrier pendant trois jours, et le facteur passe souvent en soirée, après la fermeture du bureau, raconte avec exaspération Michel Du Temple, évaluateur immobilier, à son bureau de la rue Beaubien, à Montréal.On attend des documents de nos clients et des chèques, alors ça nous cause d\u2019importants problèmes.» M.Du Temple s\u2019est plaint plusieurs fois à Postes Canada, en vain.Le problème touche plusieurs secteurs de Montréal.Les changements introduits l\u2019été dernier devaient pourtant améliorer le service postal, grâce aux nouvelles machines qui trient le courrier plus efficacement.Comme les facteurs ont moins de classement à faire, leurs circuits ont été allongés.De plus, chaque facteur a maintenant son camion et distribue à la fois lettres et colis en plus de ramasser le courrier dans les boîtes aux lettres.Auparavant, ces tâches étaient accomplies par des employés différents.Mais la réorganisation, que la société appelle « poste moderne », provoque des turbulences.Les facteurs se plaignent que leurs parcours sont trop longs et qu\u2019ils doivent travailler jusqu\u2019à 20h ou 21h, ce qui en oblige plusieurs à terminer leur distribution à la lueur d\u2019une lampe frontale.Heures supplémentaires obligatoires Dans d\u2019autres cas, le courrier n\u2019est tout simplement pas livré : les facteurs sont incapables de terminer leur circuit.Obligés de faire des heures supplémentaires à répétition, ils sont épuisés.Selon le Syndicat des travailleurs et des travailleuses des postes (STTP), 49% des employés de la succursale Marseille, dans l\u2019est de Montréal, issue du regroupement de trois succursales, ont été absents pendant plusieurs jours en raison d\u2019accidents du travail ou de maladie depuis la réorganisation, en juillet dernier.En décembre 2012, par exemple, 24% des facteurs étaient absents, comparativement à 7% un an plus tôt.Mais la société manque de personnel de remplacement.«J\u2019ai dû demander un papier du médecin pour pouvoir refuser de faire des heures supplémentaires, indique un facteur qui a requis l\u2019anonymat.Je faisais des journées de 12 heures, j\u2019étais épuisé et j\u2019ai fait des erreurs.Quand je m\u2019absente ou que je ne peux pas terminer mon circuit, personne ne me remplace, alors le courrier n\u2019est pas distribué.» Selon le syndicat, l\u2019employeur impose maintenant des mesures disciplinaires aux facteurs qui refusent de faire des heures supplémentaires dans un autre itinéraire que le leur.D\u2019autres facteurs signalent que leur sac est beaucoup plus lourd qu\u2019avant.«Postes Canada est irresponsable de nous forcer à marcher 8 ou 10 heures par jour, à un bon rythme, parfois dans la noirceur, avec un sac dont le poids excède 35 livres », affirme l\u2019un d\u2019eux dans une lettre envoyée au PDG de la société, Deepak Chopra.D\u2019autres facteurs ont aussi envoyé des lettres touchantes à leur PDG pour se plaindre de leurs conditions de travail.«Je suis un gars, un vrai, un fier, et pourtant je pleure d\u2019épuisement tous les jours, confie un employé de longue date.Ça fait trois mois que je n\u2019ai pas bordé mon petit garçon de 3 ans.Avant, j\u2019adorais mon travail.Maintenant, je trouve que c\u2019est le pire métier du monde.» «Je vous donne ma démission de mon poste de facteur, écrit un autre.Je suis révolté de voir la nonchalance avec laquelle la direction traite sa clientèle et de voir les services se dégrader.Les changements des derniers mois ont pourri notre milieu de travail.» «Désorganisation» Des députés du NPD qui ont reçu de nombreux témoignages de facteurs découragés et de citoyens excédés par les retards de courrier dénoncent la détérioration des services et des conditions de travail à Postes Canada.«Ça ressemble à une désorganisation plutôt qu\u2019à une réorganisation», dit Robert Aubin, porte-parole du NPD sur les questions de transports, d\u2019infrastructures et de collectivités.Autre conséquence du nouveau mode de livraison: les colis ne sont pas toujours remis directement aux destinataires, qui doivent plutôt les récupérer au bureau de poste.« Le facteur m\u2019a expliqué qu\u2019il ne pouvait plus monter dans les bureaux pour nous remettre nos colis », raconte Mathieu Saint-Laurent, qui travaille à l\u2019Association internationale de science politique, dont les bureaux sont situés près de l\u2019Université Concordia.« Comme le gardien à l\u2019entrée ne peut pas signer pour les différents destinataires, on doit aller chercher le colis au bureau de poste.Mais on en reçoit tous les jours et ça nous fait perdre du temps.» Anick Losier, porte-parole de Postes Canada, répond que la nouvelle méthode nécessite une période d\u2019adaptation de la part des facteurs, mais qu\u2019il n\u2019y a pas de problème sérieux.Il n\u2019y a pas d\u2019augmentation du nombre de blessures ou de congés de maladie, dit-elle.Si des clients reçoivent leur courrier après 18h, selon elle, ce n\u2019est qu\u2019en raison de circonstances particulières, comme des tempêtes de neige ou les congés des Fêtes.Pour dénoncer la dégradation des conditions de travail de ses membres et du service qu\u2019ils offrent à la population, le STTP organise une marche aux flambeaux demain près de la place des Festivals, qui accueille actuellement Montréal en lumière, «pour éclairer la population sur la grande noirceur qui règne présentement à Postes Canada».RÉDUCTION DE SERVICES À POSTES CANADA LALIVRAISON DUCOURRIER PERTURBÉE Le bureau de poste local est-il en voie de disparition?Devant la vague de fermetures décrétées par Postes Canada dans la région de Montréal, des citoyens et des élus se posent la question: en un an, sept bureaux ont fermé leurs portes, et trois autres risquent de subir le même sort sous peu.Plus de 2000 personnes ont signé une pétition demandant le maintien de trois bureaux dont Postes Canada envisage l\u2019élimination dans l\u2019ouest de Montréal (Snowdon, Notre-Damede- Grâce et Westmount).Une résolution dénonçant ces fermetures a été adoptée à l\u2019unanimité au conseil de l\u2019arrondissement au début du mois.Des députés fédéraux sont aussi montés au créneau à ce sujet.Les opposants ont toutefois peu d\u2019espoir de voir Postes Canada faire marche arrière.Ailleurs aussi, des citoyens se sont mobilisés pour sauver leur bureau de poste, sans succès.Depuis un an, des bureaux ont été fermés à Lachine, Pointe-Claire, Place du Parc (près du centre-ville), Montréal-Nord, Longueuil, Terrebonne et Beloeil.À l\u2019extérieur de Montréal, le même scénario s\u2019est répété à Baie-Comeau, Vald\u2019Or, Jonquière\u2026 En comptant les trois fermetures envisagées, le total s\u2019élèvera à 30 au Canada, dont 16 au Québec.À Postes Canada, on explique qu\u2019il faut s\u2019adapter à la diminution de la clientèle.«Depuis cinq ans, nous traitons 20% moins de lettres, explique la porte-parole Anick Losier.Le nombre de colis est en hausse, mais pas suffisamment pour compenser.» Mme Losier ajoute que plusieurs autres points de service de Postes Canada sont accessibles dans les secteurs où des bureaux ont fermé.Manque de consultation Des clients des bureaux menacés dénoncent cependant les méthodes de la société.«Il n\u2019y a pas de discussion avec les gens du quartier», souligne Jason Hughes, coordonnateur de la coop La Maison verte, rue Sherbrooke Ouest, qui vend des produits écologiques et fait beaucoup d\u2019envois par la poste.«La seule consultation qu\u2019il y a eu, c\u2019est une feuille sur le comptoir du bureau de poste et une adresse pour envoyer nos commentaires.» Les règles de la Société prévoient pourtant que, «au moins un mois avant de décider de fermer, de déménager ou de regrouper des bureaux de poste en permanence, Postes Canada rencontre les clients et les collectivités touchés pour examiner ensemble les options».\u2014 Isabelle Ducas, collaboration spéciale 10 bureaux de poste menacés à Montréal LES FERMETURES EN CHIFFRES 16bureaux de poste ont fermé leurs portes ou sont en voie de fermer au Québec, dont 10 dans la région de Montréal.Le Québec compte 986 bureaux de poste et 479 comptoirs postaux en franchise dans des commerces.En 2011, Postes Canada a enregistré une perte de 327 millions de dollars, sa première en 16 ans.Ces mauvais résultats sont attribuables au dernier lock-out, aux obligations du régime de retraite et à la décision rendue par la Cour suprême en matière d\u2019équité salariale, mais aussi à la baisse du volume de courrier.Pour l\u2019ensemble du Groupe d\u2019entreprises de Postes Canada (qui comprend les filiales Purolator, SCI et Innovaposte), la perte nette a atteint 188 millions de dollars en 2011, comparativement à des profits de 314 millions en 2010.Le volume total des envois du Groupe d\u2019entreprises de Postes Canada a diminué de 4,1% en 2011 par rapport à 2010.Depuis l\u2019été dernier, les facteurs ont moins de classement à faire, grâce à de nouvelles machines de tri.Mais ils ont des circuits de livraison plus longs.«Parfois, on n\u2019a aucun courrier pendant trois jours, et le facteur passe souvent en soirée, après la fermeture du bureau.» \u2014 Michel Du Temple, évaluateur PHOTO MARTIN CHAMBERLAND, LA PRESSE llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll L A P R E S S E M O N T R É A L V E N D R E D I 1 e r M A R S 2 0 1 3 A 3 MONTRÉAL PLUS KATHLEEN LÉVESQUE La Ville de Montréal est aux prises avec un ralentissement important de ses investissements dans les infrastructures.Elle vient de reporter à cette année la moitié des travaux prévus pour 2012 et estime qu\u2019elle pourrait ne réaliser en 2013 que 30% des chantiers de construction et de réfection de ses routes, trottoirs et autres conduites souterraines, a appris La Presse.Pour les Montréalais, s\u2019il y a moins de travaux, cela pourrait signifier plus de nids-de-poule dans les rues et plus de fuites d\u2019eau qui aiguiseront leur patience.C\u2019est l\u2019équation que fait une source au coeur du dossier qui a requis l\u2019anonymat.«On risque de frapper un mur parce que le système est lent.» La semaine dernière, le directeur des Finances de la Ville, Robert Lamontagne, a fait une présentation devant le comité exécutif afin que les budgets d\u2019immobilisations non utilisés en 2012 soient reportés en 2013.Ces investissements à long terme étaient planifiés dans le cadre du programme triennal d\u2019immobilisations (PTI).Si Montréal ne fait jamais 100% de son PTI, 2012 soulève toutefois une situation hors de l\u2019ordinaire.Montréal n\u2019a dépensé que 52% de ce qui était prévu.En comparaison, rappelons qu\u2019en 2009, année électorale, le taux de réalisation s\u2019est élevé à 67,2%.M.Lamontagne a déjà annoncé qu\u2019il prévoyait un taux de réalisation « faible » pour 2103.Selon ce qu\u2019a appris La Presse, ce pourrait être aussi peu que 30 % ou dans le meilleur des cas, 40%.Les sources du problème Chose certaine, le directeur des Finances estime que le renforcement des contrôles est à l\u2019origine de ce ralentissement qui plaide toutefois en faveur, dit-il, d\u2019une meilleure planification de l\u2019endettement de la Ville.Le directeur général, Guy Hébert, s\u2019est montré plus tranché.Aux membres du comité exécutif, il a dit que la commission Charbonneau et l\u2019adoption de la loi 1 sur l\u2019intégrité des contrats publics constituaient «un bâton dans les roues» de la Ville.Dans les officines politiques, tant du côté du maire Michael Applebaum que de celui de la chef de l\u2019opposition officielle, Louise Harel, on pointe plus spécifiquement la nouvelle loi.Or, c\u2019est l\u2019administration montréalaise qui a demandé d\u2019être assujettie à la législation pour les contrats de 100 000$ et plus qu\u2019elle accorde.Du coup, le gouvernement permet que 25 contrats par mois soient analysés par l\u2019Autorité des marchés financiers (AMF) qui administre le registre des entreprises pouvant faire affaire avec Montréal [et le gouvernement].Mais cela ne suffit plus, plaide maintenant le maire Applebaum qui a manifesté son impatience face à la lenteur du processus, car les projets s\u2019accumulent et qu\u2019aucune entreprise n\u2019a encore été certifiée.Il semble même que Montréal soit incapable de respecter ses propres exigences: elle n\u2019a transmis qu\u2019un dossier sur quatre à l\u2019AMF depuis la mi-janvier.Est-ce à dire que la machine municipale est enrayée, notamment par la réforme des structures mise en place depuis un an?Le directeur général est parti en vacances et n\u2019a donc pas pu expliquer l\u2019état de ses troupes.INFRASTRUCTURES La Ville ralentit ses investissements PHOTO MARTIN LEBLANC, LA PRESSE Le DG de la Ville de Montréal, Guy Hébert, a affirmé aux membres du comité exécutif que la commission Charbonneau et l\u2019adoption de la loi 1 sur l\u2019intégrité des contrats publics constituaient «un bâton dans les roues » de la Ville.llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll A 4 L A P R E S S E M O N T R É A L V E N D R E D I 1 e r M A R S 2 0 1 3 La conduite d\u2019une turbo.Les économies d\u2019une hybride.Pour commencer, nous avons pris la très élégante Jetta, déjà si amusante à conduire, et l\u2019avons rendue encore plus aérodynamique.Ensuite, nous l\u2019avons équipée de nos technologies BlueMotion les plus novatrices, comme un puissant groupe motopropulseur hybride turbocompressé avec un moteur TSI de 1,4 L développant 170 ch et une puissance de dépassement de 184 lb-pi de couple.Le résultat?La Jetta hybride turbocompressée.Une voiture qui prouve que les hybrides ne sont pas toutes pareilles.La Jetta hybride turbocompressée.« Volkswagen », le logo Volkswagen, « Das Auto et dessin », « TSI » et « Jetta » sont des marques déposées de Volkswagen AG.« Jetta hybride » et « BlueMotion » sont des marques de commerce de Volkswagen AG.Visitez votre concessionnaire Volkswagen ou vw.ca pour les détails.© Volkswagen Canada 2013.vw.ca ACTUALITES Hier, notre chroniqueur Patrick Lagace a raconte comment le climat toxique qui avait cours a la division Prevention du Service des incendies (SIM) a fini par briser un employe, Stephane Archambault.La deuxieme partie de cette serie porte sur les consequences du suicide de M.Archambault au SIM.De l faut re cote de la table, le directeur du Service des incendies de Montreal (SIM) peine a croire que personne nfait denonce le climat de terreur qui regnait a la division Prevention dirigee par son (desormais ancien) ami Pierre Sigouin.á Comment ca se fa it ?La-dedans, jfai des gens, jfai des cadres, jfai des inspecteurs, des gars de 40, 50 ans, qui ont de lfexperiencec Qufon ne me dise pas qufils avaient peur ! â, me dit Serge Tremblay, avec un brin dfexasperation.Pourtant, cfest exactement ce qui se degage des entrevues que jfai realisees dans la foulee du suicide de Stephane Archambault, employe civil du SIM, en octobre.Ceux que jfai convaincus de parler, parmi ses collegues de la Prevention, ont tous eu peur de Pierre Sigouin.Peur dfetre cible dans une rencontre de groupe, ce que Sigouin faisait souvent en usant de son autorite pour humilier ses cibles, avec des railleries et des insultes.Peur de se faire affecter a des taches pour lesquelles ils nfavaient pas les competences requises, en guise de punition.Peur dfavoir a croiser le fer avec quelqufun qui se vantait ponctuellement de ses amities avec les deux plus hauts officiers du SIM (Serge Tremblay et Jacques Proteau).Peur dfetre soudainement talonne par Sigouin, de subir sa microgestion tatillonne.Comme mfa dit une source, temoin du climat au 200, rue de Bellechasse, ou loge la Prevention: á Cfest comme si les gens avaient une attitude de femme battue.Tfessaies dfetre fin, tfattends que ca passe.â Comme mfont dit plusieurs sources : áCfetait un climat de terreur.â Quand la nouvelle du suicide de Stephane Archambault sfest repandue chez les employes de la Prevention, lfun dfeux mfa rapporte cet echange avec un collegue.Lui : áPourquoi on nfa rien dit, rien fait?â Le collegue: áPendant qufil (Sigouin) etait sur son dos, il nfetait pas sur le mien.â ¡¡¡ Le directeur Serge Tremblay sfetonne encore qufá on nfait pas leve le f lag â et sonne lfalerte rouge a la Prevention a propos des agissements de Pierre Sigouin, qui gerait son personnel a coups de menaces et dfinsultes.Apres avoir parle a des employes, a la famille de M.Archambault, au syndicat des cols blancs, a Jean-Yves Hinse, du service du capital humain de la Ville de Montreal, et a M.Tremblay, je peux dire deux t rucs la-dessus.Cfest vraic et cfest faux.Cfest etonnantc et ca ne lfest pas.Plusieurs employes ont signale leur ras-le-bol relativement aux methodes de Sigouin.Leurs superieurs directs, les chefs de division, ava ient tendance a banaliser ces recriminations.Sylvie Chevrier, la femme de Stephane Archambault, mfa dit que son mari avait demande de lfaide a sa superieure immediate, Brigitte Poudrier, verbalement et par ecrit.Sans succes.Je me suis fait dire que Mme Poudrier etait, elle aussi, ponctuellement persecutee par Sigouin.Elle est actuellement en conge maladie.Dans un milieu de travail fonctionnel, tous ces gens auraient pu se plaindre aux ressources humaines.Or, qui dirigeait les RH de la Prevention?Martyne Ouellet.Qui est Martyne Ouellet?La conjointe de Jacques Proteau, numero 2 du SIM et superieur hierarchique de Sigouin.Proteau est un ami de Pierre Sigouin.Dans son bureau, on pouvait voir des photos de lui avec ses amis Proteau et Tremblay.Bref, avant meme le suicide dfArchambault, ápersonne ne faisait confiance aux RH pour se plaindre â, me suis-je fait dire a plusieurs reprises par des employes.Se plaindre aux RH, cfetait vu comme se plaindre aux boss, dans la perception de Stephane Archambault et de ses collegues.Depuis, Mme Ouellet a ete mutee.¡¡¡ Mais fallait-il attendre, comme le dit Serge Tremblay, que quelqufun áleve le flagâ pour que le SIM realise que Pierre Sigouin etait odieux .on me pardonnera lfeuphemisme .avec ses troupes?Car le 21 mars 2012, en reunion, devant temoins, Sigouin a dit neuf fois a lfintention de Stephane Archambault : áJfvas y peter la yeule.â Voici un patron qui menace de casser la f igure dfun employe.Tout, sauf sain et normal.Des paroles potentiellement criminelles.La chose est venue aux oreilles du numero 2 du SIM, Jacques Proteau.Et que fait Proteau, a ce moment-la, en tant que superieur hierarchique immediat?La reponse est ahurissante: rien.Pas de note au dossier, pas de suspension.Le directeur Tremblay dit, áavec le recul â, qufil aurait fallu sanctionner Sigouin.Mais a lfepoque, lfincident a ete vu comme un acte isole : áCfest arrive une fois.â Il y avait la un flag qui sfest leve a propos de Pierre Sigouin et de ses methodes de bully.Mais M.Proteau ne lfa pas vu, apparemment.Ou peut-etre qufil a choisi de ne pas le voir?Peut-etre que lfamitie lfa aveugle?Je pose la question.Je nfai pas de reponse: M.Proteau nfa pas donne suite a ma demande dfentrevue.Mais Proteau etait lfami de Sigouin.On comprendrait que Proteau ait eu de la reticence a punir son ami et subalterne, celui qui lfa heberge chez lui quand il a vecu un divorce.Denoncer, álever le flagâ ?Un jour .mes sources ne se souviennent plus si cfetait en 2011 ou en 2012 ., Sigouin sfest mis a faire de lfironie au sujet de la peur qufil inspirait.Quelqufun lui avait dit que les employes le craignaient.Sa facon de reagir a ete de cibler des employes, devant tout le monde, pour leur demander, ironique: áPis, toi, as-tu peur de moi?â Personne nfa ose dire la verite, evidemment.ANEMIE .Si jamais on se mettait a dire que Stephane Archambault etait un homme depressif, sentez-vous bien libre de flairer la tentative de controle des dommages.La famille ne mfa rien cache: en 2010, Archambault a souffert dfun episode dfanemie attribuable a une hemorragie rectale.Sa faiblesse physique a atteint son moral et il a ete brievement traite aux antidepresseurs.Cause purement physique, mfa dit son medecin de famille, la Dre Yanouchka Labrousse : áCa aurait mis nfimporte qui par terre.â Il sfen etait parfaitement remis, et lfepisode de 2010 nfa pas de lien, selon elle, avec le conge maladie qufil a eu la veille de son suicide.Peut-etre y avait-il une faille dans la psyche de Stephane Archambault.Et peut-etre que le climat de travail toxique impose par Sigouin et tolere par ses boss sfest incruste dans cette faille.Peut-etre.Mais jfaimerais juste souligner que le probleme, ici, cfest le climat de travail toxique bien reel au SIM et banalise par ses boss.Pas lfhypothetique faille dans la tete de Stephane Archambault.Demain: Enquete (confidentielle) et suspension (au ralenti).áQufon ne me dise pas qufils avaient peur, la!â PATRICK LAGACE CHRONIQUE PHOTO ROBERT MAILLOUX, ARCHIVES LA PRESSE Le directeur du Service des incendies de Montreal, Serge Tremblay, sfetonne que lfon nfait pas sonne lfalerte rouge a propos des agissements de Pierre Sigouin.PHOTO LA PRESSE Stephane Archambault et sa fille Jessica.Un patron qui menace de casser la figure dfun employe.Tout, sauf sain et normal.Des paroles potentiellement criminelles.Et que fait son superieur immediat?Rien.llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll L A P R E S S E M O N T R E A L V E N D R E D I 1 e r M A R S 2 0 1 3 A 5 UN CHEF A LA CABANE ce soir 21 h L f A U T R E T E L E Avec Martin Picard La cabane ouvrira bientot ses portes! Martin et son equipe terminent avec febrilite les tests du nouveau menu.Dans lfassiette : feves au lard, omelette soufflee, pains de sucre, sucettes et gelee a lferable.telequebec.tv Adix jours de la grande ouver ture MONTRÉAL PLUS Munis de pancartes dénonçant «l\u2019enfer» de leurs horaires habituels et coiffés d\u2019une tuque rouge marquée du logo de leur syndicat, plus d\u2019un demi-millier de policiers montréalais ont manifesté hier devant leur quartier général, rue Saint-Urbain.Les manifestants, plus de 700 selon la Fraternité, dénoncent l\u2019abolition de ce qui a été présenté comme un horaire de trois jours, obtenu en janvier 2012.«Ils veulent casser les policiers, a déclaré le président de la Fraternité, Yves Francoeur.Le syndicat a publié plusieurs publicités pleine page dans les journaux, hier, pour dénoncer ce «retour en arrière».Ses membres estiment que les horaires habituels, établis en 1978, nuisent à leur qualité de vie et à leur santé.Rue Saint-Urbain, les pancartes clamaient «Votre horaire, c\u2019est l\u2019enfer» et «Un horaire modernisé, des citoyens mieux protégés».L\u2019enfant d\u2019un manifestant portait quant à lui le message: «35-35-70, Plus de temps avec papa.» Surnommé «la roulette», l\u2019ancien horaire obligeait les quelque 2500 patrouilleurs à travailler dans tous les quarts.Il prévoyait des quarts de huit heures et demie, 21 jours sur 35.Depuis 14 mois, les quarts de nuit sont assurés par des volontaires tandis que les autres travaillent 35 jours sur 70.Les quarts ont été prolongés à 9 heures 45 minutes.«On ne veut pas retourner à des horaires des années 70, on est en 2013, a tonné M.Francoeur.Ce n\u2019est pas vrai que le nouvel horaire ne marche pas.On ne travaille pas une minute de moins, et ç\u2019a coûté 11% moins cher en 2012.Le Service de police de la Ville de Montréal estime quant à lui que le nouvel horaire a coûté plus de 2 millions de dollars en heures supplémentaires.Le retour aux anciens horaires est prévu le 24 mars prochain.\u2014 Karim Benessaieh Horaires des policiers Les tuques rouges à l\u2019assaut duQG PHOTO ANDRÉ PICHETTE, LA PRESSE Le projet de désenclaver plusieurs quartiers de Montréal en aménageant six passages au-dessus de la voie ferrée du Canadien Pacifique est dans une telle impasse que la Ville réclame l\u2019intervention d\u2019Ottawa.Selon Réal Ménard, responsable des transports au comité exécutif de Montréal, « les discussions avec les représentants du CP sont demeurées jusqu\u2019à présent infructueuses.La Ville n\u2019a d\u2019autre choix que de demander à l\u2019Office des transports du Canada un règlement du différend».Il a fait cette annonce lors d\u2019un point de presse hier, entouré des maires des cinq arrondissements touchés.Trois des six passerelles projetées traversent Rosemont\u2013 La-Petite-Patrie, indique son maire, François Croteau.«Ça fait trois ans qu\u2019on travaille avec le CP et, chaque fois, on bute sur un non, dit l\u2019élu.La compagnie évoque des problèmes de sécurité, mais ça existe déjà partout au monde.Il y a des normes, et on est prêt à contribuer.» Le communiqué publié à cette occasion décrit le couloir ferroviaire du CP, qui traverse la métropole en son centre, comme «une barrière physique importante entre les différents quartiers ».En octobre dernier, Montréal a proposé l\u2019aménagement de six passages pour piétons et cyclistes au-dessus des rues De Castelnau, Bernard, Des Carrières et Cartier ainsi que de l\u2019avenue De L\u2019Épée.Ces passages permettraient notamment de légaliser des déplacements qui se font déjà, illégalement, par des brèches sans cesse rouvertes.Ils ne compromettraient en rien le transport des personnes et des marchandises dans ce couloir, assure M.Ménard.\u2014 Karim Benessaieh Litige avec le CPMontréal appelle Ottawa à la rescousse ÉMILIE BILODEAU Le maire de Laval, Alexandre Duplessis, prend des mesures afin de rendre la gestion de sa ville plus transparente.Malgré ce virage, il assure que Laval n\u2019a jamais souffert de problème d\u2019intégrité.Le successeur de Gilles Vaillancourt a annoncé hier qu\u2019une ligne téléphonique de « signalements éthiques » serait mise en place d\u2019ici à l\u2019été.Cette ligne sera destinée autant aux citoyens qu\u2019aux employés de la Ville qui voudraient dénoncer des «situations qu\u2019ils jugent nébuleuses ».Elle sera gérée par la vérificatrice générale.De plus, la vente de terrains se fera désormais par appels d\u2019offres publics, et tout changement de zonage sera soumis au comité consultatif d\u2019urbanisme, des mesures déjà appliquées dans la plupart des grandes villes de la province.Laval rapatriera également certaines tâches qui étaient confiées à des firmes externes, comme les relations du travail, les communications et le génie.Enfin, le budget du vérificateur général passera de 1 000 000$ à 1 100 000$ par année.M.Duplessis a assuré que ces mesures n\u2019ont pas pour but de régler un problème d\u2019intégrité à Laval.«Lorsque j\u2019ai été élu par mes collègues, je me suis engagé à changer ces traditions ou ces façons de faire qui existaient et qui étaient tout à fait correctes.On veut adopter une autre façon de faire.Je ne veux pas corriger une situation, mais l\u2019améliorer », a-t-il dit.Trop peu, trop tard David De Cotis, président du Mouvement lavallois, estime que les actions annoncées par le maire sont insuffisantes.«La première chose qui devrait être faite, c\u2019est le ménage de tous les élus dans les comités exécutifs parce qu\u2019ils sont là depuis des années et qu\u2019ils étaient là avec l\u2019ancien maire Vaillancourt.Ce sont eux qui prennent toutes les décisions et qui sont responsables de ce qui nous arrive aujourd\u2019hui », a-t-il déclaré.Robert Bordeleau , qui se présentera aux prochaines élections municipales sous la bannière du Parti au service du citoyen, affirme qu\u2019A lexandre Dupless i s adopte des mesures que son propre parti propose depuis plusieurs années.Laval veut rendre sa gestion plus intègre et transparente llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll A 6 L A P R E S S E M O N T R É A L V E N D R E D I 1 e r M A R S 2 0 1 3 1 800 ROULE VW vw.ca *Cette offre de financement d\u2019une durée limitée est sujette à l\u2019approbation du crédit de Volkswagen Finance et est proposée à l\u2019achat du modèle Jetta 2013 de 2,0 L / Tiguan 2.0T 2013.Un PDSF de 16 385 $ / 26 700 $ (frais de transport et inspection de prélivraison de 1 395 $ / 1 610 $ et taxe d\u2019accise de 100 $ sur le climatiseur, si applicable, inclus) pour le modèle Jetta 2013 de 2,0 L / Tiguan 2.0 T 2013 neuf de base et non immatriculé avec boîte manuelle à 5 vitesses / 6 vitesses, au taux annuel en pourcentage de 2,4 % / 2,9 %, correspond à une mensualité de 212,10 $ / 404,48 $ sur 84 mois / 72 mois (le total de 12 mensualités divisé en 26 périodes correspond à un versement aux deux semaines de 97,89 $ / 186,68 $ pour un total de 182 / 156 versements).Frais de crédit de 1 477,20 $ / 2 468,40 $ (incluant les frais d\u2019inscription au RDPRM) pour une obligation totale de 17 862,20 $ / 29 168,40 $.Acompte de 0 $.Immatriculation, assurances, droits, options et taxes applicables en sus.Modèles montrés : Jetta Highline 2013 de 2,5 L, 26 085 $ / Tiguan 2.0 T 2013, 42 835 $.Certaines options et certains accessoires sont en sus.Modèles montrés à titre indicatif seulement.Certaines conditions s\u2019appliquent.Le concessionnaire peut vendre ou louer à prix moindre.Une commande ou un échange entre concessionnaires peut être requis.Offres en vigueur jusqu\u2019au 30 avril 2013 et pouvant être modifiées ou retirées en tout temps sans préavis.Visitez votre concessionnaire ou vw.ca pour les détails.« Volkswagen », le logo Volkswagen, « Das Auto et dessin », « Jetta » et « Tiguan » sont des marques déposées de Volkswagen AG.© Volkswagen Canada 2013.C\u2019est ça la valeur de l\u2019ingénierie allemande.Volkswagen pour tous L\u2019évènement Tiguan 2013 aux deux semaines 186$ sur 72 mois* 26700$PDSF Achetez à partir de Frais de transport et inspection de prélivraison inclus.2,9%TAP 0$d\u2019acompte Jetta 2013 aux deux semaines 98$sur 84 mois* 16385$PDSF Achetez à partir de Frais de transport et inspection de prélivraison inclus.2,4%TAP 0$d\u2019acompte ACTUALITÉS A 8 L A P R E S S E M O N T R É A L V E N D R E D I 1 e r M A R S 2 0 1 3 llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll L\u2019issue du Sommet sur l\u2019enseignement supérieur de Pierre Duchesne est un « revers » qui « laisse un goût amer » aux jeunes péquistes.C\u2019est ce que l\u2019état-major de l\u2019aile jeunesse a écrit dans une lettre à ses militants publiée sur son site internet mercredi soir.S\u2019ils se félicitent de la tenue du Sommet, les jeunes péquistes considèrent l\u2019indexation annoncée par le gouvernement Marois comme une mauvaise nouvelle.La Commission nationale des jeunes du PQ (CNJPQ) milite pour le gel des droits de scolarité.Mardi, le gouvernement a annoncé qu\u2019il imposerait une indexation permanente d\u2019environ 3% par année.«Beaucoup d\u2019entre nous avons reçu cette décision issue du Sommet d\u2019indexer les frais de scolarité comme un coup dur ; un coup dur en plein coeur de la fibre militante, écrit la CNJPQ.Cette décision laisse un goût amer suite aux combats de la dernière année.» La lettre d\u2019une dizaine de paragraphes demande aux jeunes péquistes de faire preuve de «solidarité » envers leur aile jeunesse: « Il ne fait aucun doute que certains d\u2019entre vous sont déçus, nous le sommes aussi.Il est toutefois plus que jamais temps de nous retrousser les manches pour poursuivre nos idéaux.» \u2014Philippe Teisceira-Lessard Sommet sur l\u2019enseignement supérieur Déception chez les jeunes péquistes DENIS LESSARD QUÉBEC \u2014 Le climat de travail au Tribunal administratif du Québec (TAQ) est déplorable, observe l\u2019Association des juges administratifs.Une série de documents obtenus par La Presse témoigne des tensions entre les «juges» et la direction de l\u2019organisme dirigé par Hélène De Kovachich.L\u2019association cherche, officieusement, auprès de ses membres des informations très délicates sur un mandat aussi important que mystérieux accordé par le TAQ \u2013 84 000$ \u2013 à une avocate spécialisée en droit familial, Me Luce Gayrard.La direction du TAQ avait tenu une rencontre spéciale le 9 novembre dernier à Québec avec l\u2019ensemble des membres (la loi les identifie comme «membres du TAQ», on n\u2019y parle jamais de juges) et la plupart, plus de 80 «membres», y avaient participé.La Presse avait alors rapporté que la gestion de la présidente y avait été sévèrement critiquée.Un mandat mystérieux Dans un courriel envoyé aux membres en début de semaine, obtenu par La Presse, M.Dufour demande à ses membres de l\u2019alimenter «confidentiellement» sur la nature du mandat inhabituel confié par le TAQ à Me Luce Gayrard.À La Presse, il y a quelques jours, la direction du TAQ s\u2019était refusée à tout commentaire sur cette facture de 84 000$ qui apparaissait aux crédits du TAQ pour 2012-2013.Dans les documents déposés à l\u2019étude des crédits, on se limite à indiquer que ce mandat ultrasecret visait à «représenter un membre du TAQ devant les tribunaux supérieurs».«Nous voulons simplement savoir quel principe juridique important est débattu devant les tribunaux supérieurs », demande M.Dufour dans son courriel.Des sources du côté politique confirment à La Presse que le gouvernement est pour le moins intrigué par ce mandat déjà onéreux qui n\u2019est pas encore terminé, constate-t-on.On se demande quelle situation aurait pu justifier qu\u2019un membre du TAQ ait, pour des raisons professionnelles, eu recours à une spécialiste du droit familial.Hier, la directrice du TAQ, Gisèle Pagé, a rappelé que la cour avait mis ce dossier sous scellés et qu\u2019elle l\u2019avait frappé d\u2019une ordonnance de non-publication.« Divulguer le contenu nous exposerait à un outrage au tribunal », a-t-elle dit.Ce mandat court toujours, a confirmé Mme Pagé.Des problèmes en Outaouais Tout récemment, un problème de manque de greffiers dans l\u2019Outaouais a déclenché des échanges aigres-doux entre les juges de la section des affaires immobilières et la direction du TAQ.Dans un courriel adressé à la présidente le 22 février, 16 des juges du TAQ se plaignent que la réponse de la direction sur cette question «est abusive, irrespectueuse et non appropriée».Elle ne constitue «ni plus ni moins qu\u2019un refus de collaborer [\u2026] afin de nous permettre d\u2019accomplir avec sérénité la mission du Tribunal».«Cela concerne la régie interne du tribunal, cela n\u2019avait pas à se retrouver sur la place publique», d\u2019expliquer Mme Pagé.Les 16 signataires du courriel ont fait un geste «inacceptable», selon elle.Les ressources sont rares, la direction fait ce qu\u2019elle peut, et dans le cas de Gatineau, aucune cause n\u2019a été annulée.De plus, Mme Pagé affirme qu\u2019il est clair qu\u2019ils sont en moyens de pression, qu\u2019ils «sont insatisfaits de leurs conditions d\u2019exercice ».Un membre du TAQ a un revenu plafonné à 121 000$, souvent inférieur à celui des procureurs du gouvernement qui viennent plaider devant lui.Pour lire la version intégrale : www.lapresse.ca/taq TRIBUNAL ADMINISTRATIF DU QUÉBEC Les « juges » et la direction sont à couteaux tirés ÉMILIE BILODEAU Le Caffè in Gamba devra se défendre devant les tribunaux pour conserver son nom sur la façade de son restaurant.L\u2019Office québécois de la langue française (OQLF) a déposé un dossier chez le Procureur des poursuites criminelles et pénales (DPCP), qui a décidé de poursuivre le propriétaire de l\u2019établissement de l\u2019avenue du Parc.La poursuite réclame que le restaurateur ajoute un générique français à deux endroits sur la façade de son commerce ou qu\u2019il change carrément son nom pour Café in Gamba.On lui réclame également deux amendes impayées de 1885$ pour avoir refusé de se conformer à la Charte de la langue française.Jean-François Leduc a tenté de parvenir à un compromis acceptable.L\u2019expression «la maison de l\u2019espresso» fera son apparition d\u2019ici une semaine et demie sur l\u2019auvent du café.En échange, il espérait ne pas être obligé d\u2019ajouter ces quelques mots sur une autre enseigne beaucoup plus petite, de deux pieds sur deux pieds.«J\u2019aime la langue française, je suis francophone.Si j\u2019avais de l\u2019espace, ça me ferait plaisir de l\u2019ajouter.Mais sur cette affiche, ça va être illisible pour les passants », dit-il.L\u2019OQLF a suggéré à M.Leduc d\u2019écrire «café» plutôt que «caffè », une idée à laquelle il réfléchit toujours.«J\u2019ai ouvert un café à l\u2019italienne.Je ne suis pas le café, avec un f, de France.On a un commerce d\u2019inspiration italienne et c\u2019est une expérience qui va dans ce sens-là pour les clients », explique-t-il.« Je n\u2019ai pas le goût de me lancer dans une bataille juridique.Je suis un café, je ne suis pas un restaurant.On ne fait pas des milliers de dollars chaque jour.On fait des centaines de dollars.Pour moi, 2000$, ça peut être quelques jours ou même une semaine de revenus qui vont passer pour les amendes.» Lundi dernier, l\u2019OQLF a ouvert une enquête interne concernant le processus de traitement des plaintes et l\u2019excès de zèle de certains inspecteurs.L\u2019Office et le bureau de la ministre Diane De Courcy, responsable de la Charte de la langue française, refusent tous deux de commenter le cas du Caffè in Gamba tant et aussi longtemps que l\u2019enquête sera en cours.Le rapport devrait être rendu public à la mi-mars.L\u2019OQLF a toutefois précisé que dans 98% des cas, les commerces se conforment à la Charte à la suite d\u2019une plainte et que chaque année, environ 80 dossiers sont transférés au DPCP, qui décide s\u2019il entame une poursuite.Devant les tribunaux à cause du mot «caffè» Un autre restaurateur ciblé par l\u2019OQLF « J\u2019ai ouvert un café à l\u2019italienne.Je ne suis pas le café, avec un f, de France.On a un commerce d\u2019inspiration italienne et c\u2019est une expérience qui va dans ce sens-là pour les clients.» \u2014 Jean-François Leduc, propriétaire du Caffè in Gamba www.bronchosirum.com Espace Santé Beauté Johanne Verdon 1278, rue Jean-Talon Est, Montréal 514 279-3709 Espace Santé Beauté Johanne Verdon 2750, Chemin Ste-Foy, bur.109, QC 418 656-1266 Vitavie au naturel 5455, boul.des Forges, Trois-Rivières Commandes postales : 819 378-7777 Ligne sans frais : 1 877 511-3368 Espace Santé Beauté Johanne Verdon 1600, Le Corbusier (Centre Laval) 450 688-5455 Espace Santé Beauté Johanne Verdon 341-A, boul.St-Joseph, Gatineau 819 770-3645 Boutique Luc Mathieu 2622, rue King Ouest À l\u2019arrière de l\u2019édifice 2630 Sherbrooke 819 823-3322 Néo-Santé 495, rue St-Georges, St-Jérôme 450-436-5548 Espace Santé Beauté Johanne Verdon 127-A, boul.Des Promenades, St-Bruno 450 653-6009 Espace Santé Beauté Johanne Verdon Galeries Rive-Nord 100, boulevard Brien, Repentigny 450 657-2032 Boutique Luc Mathieu 227, rue Principale ouest, Magog 819 868-3368 Boutique Luc Mathieu 104, route du Président-Kennedy, Lévis 418 833-5933 Vitavie au naturel 3333, du Carrefour Promenade, Beauport 418-667-0070 SANTÉ EN DIRECT Ligne ouverte avec Johanne Verdon Sur les ondes de CJMS 1040AM le jeudi de 11h à 12h et sur les ondes de CJLV 1570AM et CJMS 1040AM samedi et dimanche de 8h à 11h Ferti 2000: commandes postales Tél.: 514 272-1365 Ligne extérieure: 1 800 272-1365 lundi au vendredi: 9h à 17h Samedi et Dimanche: 8h30 à 17h Des sensations de raideurs, de douleurs jusqu\u2019à dans l\u2019os.La vie devient misérable.Un jour, vos articulations crient leur usure.Mais rien ne vous oblige à souffrir.Voici une solution toute simple, sans malice et terriblement efficace.Vos articulations vous font souffrir, vous recherchez des solutions naturelles ?Voici une réponse faite pour vous ! 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Dodge Dart SE 2013 (PFDH41 + 25A) avec un prix dfachat de 16 995 $ finance a un taux de 0 % pour 36 mois sans aucun acompte equivaut a 78 paiements aux deux semaines de 217,88 $, aucun frais de credit et une obligation totale de 16 995 $.** Prix des modeles montres : Dodge Dart GT 2013 a disponibilite tardive (PFDS41 + 27S) : 25 750 $.Dodge Dart Rallye 2013 (PFDP41+ 25T + WD3) : 21 850 $.Les modeles montres peuvent differer legerement des modeles qui sont commercialises au Canada.ƒ¢ Donnees etablies selon des methodes dfessai approuvees par le gouvernement du Canada et basees sur le Guide de consommation de carburant 2013 de Ressources naturelles Canada.Cote de consommation de carburant pour le modele Dodge Dart Aero 2013 (disponibilite tardive) avec le moteur turbo 1,4 L a transmission manuelle.Cote de 7,3 L/100 km en ville.La consommation dfessence reelle de votre vehicule varie selon le groupe motopropulseur, vos habitudes de conduite et dfautres facteurs.Voyez votre concessionnaire pour des precisions supplementaires sur le programme EnerGuide.ã Selon la categorie de Wardfs des petites berlines de gamme superieure 2013 coutant moins de 25 000 $.õ Selon le Programme dfevaluation des nouvelles voitures utilise par lforganisme americain National Highway Traffic Safety Administration (NHTSA) (www.safercar.gov).MC Tigershark est une marque de commerce de Chrysler Group LLC.MC Le logo SiriusXM est une marque de commerce enregistree de SiriusXM Satellite Radio Inc.MD Jeep est une marque deposee de Chrysler Group LLC et utilisee sous licence.Coop publicitaire des concessionnaires Chrysler .JeepMD .Dodge .RAM 0%} FINANCEMENT A LfACHAT POUR 36 MOIS ET AUCUN ACOMPTE MAINTENANT OFFERT COTE DE SECURITE 5 ETOILES DE LA NHTSA AUX ESSAIS DE COLLISION LATERALE ET FRONTALEõ áMEILLEUR CHOIX SECURITEâ SELON LfIIHS (10 MEILLEURS INTERIEURS) AUSSI PEU QUE MODELE DODGE DART AEROƒ¢ 4,8L/100KM SUR ROUTE COMMISSION CHARBONNEAU BRUNO BISSON Lfancien responsable des approvisionnements a la Ville de Montreal, Serge Pourreaux, a affirme hier a la commission Charbonneau que la refonte entreprise pour reduire les couts des achats et des contrats dfinfrastructures municipales a ete sabotee a la derniere minute par l fadministration Tremblay-Zampino, en 2005-2006.Le temoin nfa pas hesite a parler de putsch, hier, en racontant les evenements qui se sont succede dans les coulisses de lfhotel de ville, entre decembre 2005 et mai 2006, et qui ont mene a sa retraite forcee, a la mutation de son superieur, Guy Hebert, et a la demission du directeur general de la Ville, Robert Abdallah, quelques mois plus tard.Il a clairement montre du doigt la direction de lfancien president du comite executif, Frank Zampino, pour expliquer ces evenements, qui ont fait echouer le projet dfáoptimisation de la fonction approvisionnement â sur lequel il travaillait depuis plus de deux ans et qui aurait permis de degager des economies recurrentes de 40 a 50 millions de dollars par annee.Ce fonctionnaire de carriere a passe plusieurs annees a la Direction des travaux publics de la Ville, jusqufau debut des annees 90.A lfepoque, lfindustrie de la construction au grand complet, de meme que la majorite des ingenieurs de la Ville, savaient deja que les couts des chantiers de voirie etaient beaucoup plus eleves a Montreal.De 35 a 50% plus cher En 2003, peu apres avoir ete nomme directeur des approvisionnements de la Ville, il a mandate quatre ingenieurs pour estimer lfampleur et pour cerner les raisons de ce ásurcout â.Dans un rapport date de 2004 qui est reste confidentiel jusqufa lfautomne 2012, ces specialistes affirment qufil en coute de 35 a 50% plus cher a Montreal qufailleurs pour realiser des travaux de conduites souterraines ou de voirie.Les conclusions de cette etude avaient souleve enormement dfinteret dans les hautes spheres de la Ville, ou lfon suivait avec attention les demarches entreprises dans lfensemble des services administratifs pour reformer les processus dfachats et retirer aux services des immeubles et des travaux publics la responsabilite dfattribuer les contrats municipaux.Departs A l a f i n d e 2 0 0 5 , M.Pourreaux et ses collaborateurs etaient febriles.Les nouvel les direc tives administratives devaient etre enterinees en decembre par le comite executif de Ville, pour entrer en vigueur des le 1er janvier 2006.Mais, au debut de decembre, son superieur, Guy Hebert, lui a annonce subitement qufil allait quitter la direction des services administratifs.Quelques semaines plus tard, il a ete nomme directeur general de lfarrondissement Ville-Marie.Environ un mois plus tard, autour du 20 janvier 2006, M.Pourreaux a ete convoque par Robert Cassius de Linval, son nouveau patron, á dans une salle de conference de lfhotel de villeâ.La conversation a ete breve.áIl mfa dit : gBen, ecoute, ca ne marchera pas.Je ne peux pas travailler avec quelqufun comme toi.Vos projets, ca marche pas.Tu vas quitter.Tu peux prendre ta retraite, sinon on peut te reaffecter dans les services de la Ville.hâ Abasourdi, M.Pourreaux a tente dfaller au fond des choses en parlant au directeur general de la Ville, Robert Abdallah, son allie de la premiere heure dans le projet de refonte des services dfachats.Il nfa pas obtenu de rendez-vous.á L e mes s a g e q u f o n mfa transmis, c fetait que M.Abdallah nfetait plus sur ce dossier.Il ne voulait plus parler de ce dossier-la.â Quelques mois plus tard, quand il a entendu la nouvel le de la demission de M.Abdallah, il a conclu que la boucle avait ete bouclee et que la refonte sur laquelle il avait travaille pendant deux ans avait ete mise de cote.áOn ne pouvait pas arreter cette demarche parce que cfetait dans la machine.Cfetait officiel, ca avait ete annonce.La seule facon de lfarreter, cfetait de deplacer les porteurs des dossiers â, conclut M.Pourreaux Zampino decrit comme un putschiste Lfex-president du comite executif a torpille les efforts de reduction de couts, dit Serge Pourreaux Quelle bande de menteurs.Ils ont commence par dire áOn ne savait pas ! â Quelqufun a sorti un rapport de 2005 qui concluait noir sur blanc a la collusion criminelle dans lfobtention des contrats.áOn ne lfa pas vu! Cfetait un rapport secret !â M e n s o n g e s , f o u t u s mensonges.Les dirigeants politiques de Montreal, et notre maire pleurnichard en premier, Gerald Tremblay, savaient.Ils savaient combien, ils savaient qui.Mais ca faisait leur affaire de laisser faire.Ou bien parce qufils avaient les deux mains dedans, comme, dfapres la police et plein de temoins, Frank Zampino, ou bien pour survivre politiquement, comme Gerald Tremblay.Ah! on a bien plante Martin Dumont, et cfest vrai qufil faut faire attention avec les vedettes dfun jour de la CEIC.Mais ce qufil a dit de Gerald Tremblay a propos du financement illegal de son parti (ámoi, jfai pas a savoir ca â), un ex-fonctionnaire vient de le repeter a propos des couts extravagants des travaux publics.Il savait ; il ne voulait rien savoir.Il savait tellement ! Mais il nfa rien fait.Rien de rien de rien.Il a laisse les maniganceux et les pourris continuer leur systeme.¡¡¡ Dans ces annees-la, il etait tres dangereux dfetre honnete et de dire la verite un peu trop fort, a lfhotel de ville de Montreal.Parmi les gens honnetes qui travaillaient dans lfadministration, il y avait Serge Pourreaux, qui a dirige les approvisionnements dans cet te bureaucratie monstrueuse et corrompue.Le rondouillard et jovial ingenieur etait intrigue de voir qufon payait des prix ridiculement eleves a Montreal pour un bout de trottoir.Cfest lui qui a redige le fameux árapport secret â.Un rapport pas secret pour 2 cents, ni pour 50 millions par annee (le cout minimum du gaspillage facile a endiguer).Mais que Michael Applebaum a declare ásecretâ quand les medias lfont revele lfautomne dernier.Hein, quoi ?Mais on ne nous a jjjjjamais parle de cac Et ils ont pretendu lfavoir sorti de derriere les fagots, mesdames et messieurs, tout emus dfapprendre des evidences.Men teu r s , men teu r s , menteurs ! M.Pourreaux a presente le fruit de ses recherches au comite executif, incluant le maire Tremblay, en 2005.Il ne parlait pas de mafia, ni du cafe Consenza, ni de 3%.Il faisait une simple et implacable analyse dfingenieur.La cause etait claire : un marche ferme, pas de concurrence.Lfeffet etait chiffrable : des travaux de 35% a 50% plus chers a Montreal qufailleurs au Quebec .il suffisait de traverser le pont de votre choix, surtout vers la Rive-Sud.Ah il etait content, Gerald Tremblay! Il a meme felicite M.Pourreaux aux urinoirs (si les urinoirs avaient des oreil lesc i ls couteraient encore plus cher.Vous avez raison, on va laisser faire.).Et il arrive quoi, ensuite?I l a rr ive qufen janvier 20 0 6 , l fint r iga nt avocat Robert Cassius de Linval va voir M.Pourreaux et lui dit : desole, mon vieux, on ne peut plus travailler avec toi, prends ta retraite.Ce Cassius de Linval, exdirecteur des áaffaires corporatives â, surgit de loin en loin au detour dfun temoignage a la Commission.Il a lfair de jouer lfexecuteur dfoeuvres pas tres elevees jusqufa maintenant.On lui attribue des commandes dfopinions juridiques complaisantes.Et maintenant, la mise a lfecart dfun homme qui venait chatouiller le systeme criminel implante a la Ville.Qufest-il arrive des constatations de M.Pourreaux ?Foutre rien.On lfa renvoye aimablement et huit ans plus tard, tout ca est devenu áinconnuâ et ásecret â.Ouais, ouais.Gerald Tremblay a laisse Zampino prendre le controle de lfhotel de ville.Il a eu la chienne.Ou alors ca ne le derangeait pas.Ou ca faisait son affaire.Peut-etre qufil finira par nous le dire.Mais il le savait tellement ! S Pour joindre notre chroniqueur: yves.boisvert@lapresse.ca Il le savait tellement ! YVES BOISVERT CHRONIQUE Qufest-il arrive des constatations de M.Pourreaux?Foutre rien.On lfa renvoye aimablement et huit ans plus tard, tout ca est devenu áinconnuâ et ásecret â.IMAGE TIREE DfUNE VIDEO, LA PRESSE Serge Pourreaux a travaille pendant deux ans sur un projet ádfoptimisation de la fonction approvisionnementâ.Projet qui a echoue a cause de lfintervention de Frank Zampino, selon lui.llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll A 10 L A P R E S S E M O N T R E A L V E N D R E D I 1 e r M A R S 2 0 1 3 meubles | electromenagers | matelas | electronique Saint-Basile-le-Grand 267, boul.Sir-Wilfrid-Laurier (Rte 116) 1 800 363 9408 Saint-Jean-sur-Richelieu 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je ne me sentais pas bien équipé pour faire face à ça», a expliqué M.Léger, lors de son témoignage à la commission Charbonneau, hier.Malgré les « indices » qui s\u2019accumulent sur la collusion, il alerte les policiers seulement en mars ou avril 2009 après avoir constaté une étrange concentration des contrats de l\u2019arrondissement Verdun pour Catcan, entreprise de Paolo Catania.Léger a tenu à préciser qu\u2019il ignorait pour le rapport de 2004 selon lequel Montréal paye de 35% à 50% trop cher, «un arbre dans la forêt» sur lequel personne n\u2019a attiré son attention.L\u2019ex-directeur général se faisait un point d\u2019honneur de suivre à la lettre les directives des élus.Et la lutte contre la collusion n\u2019en faisait pas partie.«Ce n\u2019est pas la priorité qu\u2019on m\u2019indique.J\u2019aurais pu m\u2019en faire la priorité absolue, mais je ne l\u2019ai pas fait.C\u2019était un dossier parmi 50 autres», a admis M.Léger.Les innombrables projets de Gérald Tremblay À l\u2019époque, l\u2019ancien haut fonctionnaire affirme qu\u2019il était débordé de «priorités» par l\u2019ancien maire Gérald Tremblay qui lui avait dressé une longue liste pendant les fêtes 2006.Celui-ci énumère tellement de projets à réaliser que les élus doivent se réunir pendant une journée complète pour faire le ménage.Mais voilà, si le maire dictait les priorités, c\u2019est son ancien bras droit, Frank Zampino, qui les réalisait.«À mon arrivée à la Ville, une phrase qui revenait souvent dans la bouche du maire c\u2019est \"je m\u2019occupe du quoi et, pour le comment, allez voir M.Zampino\"», a dit M.Léger.Zampino avait deux priorités: le Faubourg Contrecoeur et le dossier des compteurs d\u2019eau.Claude Léger a ainsi affirmé avoir senti que l\u2019ancien président du comité exécutif exerçait de fortes pressions sur les fonctionnaires pour que la vente des terrains aille de l\u2019avant.Encore une fois, malgré les doutes soulevés par cette transaction, l\u2019ancien directeur général suit les consignes de son patron.Quand le directeur des transactions immobilières, Joseph Farinacci, démissionne parce qu\u2019il refuse de procéder au transfert des terrains à la SHDM, Claude Léger procède lui même.« Je ne voulais pas me cacher derrière un fonctionnaire.» «Un dossier parmi 50 autres» La collusion n\u2019était pas la priorité de l\u2019ex-DG de Montréal Claude Léger « Si les gens truquent des offres, si des gens sont en collusion au mépris des lois et des règles, comme fonctionnaire, je ne me sentais pas bien équipé pour faire face à ça .» \u2014 Claude Léger La Ville de Montréal a longtemps cherché à garder secrètes les études sur le surcoût de ses chantiers de construction, tentant de corriger la situation sans en alerter les Montréalais, a affirmé devant la commission Charbonneau l\u2019exdirecteur de l\u2019approvisionnement de la métropole, Serge Pourreaux.Son service a produit en 2004 un rapport concluant que Montréal payait de 35% à 50% plus cher pour ses travaux d\u2019infrastructures.Le document n\u2019a pas été remis aux élus, mais les conclusions ont été présentées à l\u2019ex-maire Gérald Tremblay et sa garde rapprochée.Pour éviter que le rapport ne soit rendu public, M.Pourreaux a indiqué que le document avait été «truqué».L\u2019homme affirme qu\u2019il arrive souvent que les responsables montréalais changent le titre de rapports ou y glissent délibérément des erreurs afin de retrouver facilement la source en cas de fuite dans les médias, a-t-il expliqué.\u2014 Pierre André Normandin DES ÉTUDES GARDÉES SECRÈTES llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll L A P R E S S E M O N T R É A L V E N D R E D I 1 e r M A R S 2 0 1 3 A 11 Desrésultats concrets pour s\u2019engager ensemble vers une sociétéDusavoir Le Sommet sur l\u2019enseignement supérieur a rétabli le dialogue.Les discussions ont permis d\u2019arriver à des résultats bien tangibles.L\u2019enseignement supérieur au Québec pourra désormais s\u2019appuyer sur des bases solides tout en respectant la capacité de payer des contribuables québécois.Dorénavant: \u2022 Les universités pourront compter sur un réinvestissement; \u2022 Le rôle de nos cégeps en région sera mieux reconnu; \u2022 La reddition de comptes des universités sera allégée et plus transparente; \u2022 La recherche dans les cégeps et dans les universités sera mieux soutenue; \u2022 Les droits de scolarité seront raisonnables et prévisibles; \u2022 L\u2019endettement étudiant sera limité; \u2022 Le nombre de professeurs, de chargés de cours et de professionnels augmentera; \u2022 Et l\u2019accessibilité à l\u2019enseignement supérieur sera assurée.De plus, afin de poursuivre les efforts déployés depuis plusieurs mois, le gouvernement ouvre cinq chantiers de travail sur des enjeux majeurs concernant l\u2019enseignement supérieur.Avec un enseignement supérieur de qualité, c\u2019est tout le Québec qui en profite.mesrst.gouv.qc.ca Ce placement est effectué au moyen d\u2019un prospectus qui contient des informations détaillées importantes au sujet des actions du Fonds de solidarité FTQ.On peut se procurer un exemplaire du prospectus aux bureaux du Fonds ou sur son site Internet.Il est recommandé aux investisseurs de lire le prospectus avant de prendre une décision d\u2019investissement.UN REER ORDINAIRE LE REER DU FONDS FAITES LE CALCULAU plus30pourcent.com Économies d\u2019impôt avec un REER ordinaire Économies d\u2019impôt avec le REER du Fonds UN REER DE 1000$ 380$* 380$* +300$ *Basé sur un taux marginal moyen de 38% 30%D\u2019ÉCONOMIES D\u2019IMPÔT DE PLUS QU\u2019AVEC UN REER ORDINAIRE MONTRÉAL 8717, rue Berri, rez-de-chaussée 1500, av.McGill College, local 403, 4e étage BLAINVILLE 28, ch.de la Côte-Saint-Louis Ouest, bureau 102 BROSSARD 4805, boul.Lapinière, rez-de-chaussée LAVAL 1750, boul.Le Corbusier PIERREFONDS 4563, boul.Saint-Charles POINTE-AUX-TREMBLES 12905, rue Sherbrooke Est, bureau 305 REPENTIGNY 190, rue Notre-Dame, porte 1 Lundi au vendredi de 8h30 à 20h CRÉMAZIE PEEL DERNIER JOUR POLITIQUE HUGO DE GRANDPRE Remercie par CBC et le Wildrose Party, denonce par le bureau du premier ministre Stephen Harper, Tom Flanagan a presente ses excuses et annonce sa retraite de lfUniversite de Calgary, hier, pour des commentaires faits la veille au sujet de la pornographie juvenile.Lors dfune apparition publique mercredi a lfUniversite de Lethbridge, en Alberta, lfancien proche collaborateur de M.Harper a affirme que le fait de visionner de la pornographie juvenile ne causait de mal a personne, áJe nfai certainement aucune sympathie pour les agresseurs dfenfants, a-t-il declare.Mais jfai des doutes importants quant a mettre des gens en prison en raison de leurs gouts en matiere de photos.áCfest un veritable enjeu de liberte individuelle, a poursuivi le professeur de sciences politiques de lfUniversite de Calgary.Nous mettons des gens en prison pour avoir fait quelque chose qui ne cause pas de mal a une autre personne.â Il repondait a la question dfun etudiant a propos dfune declaration sur le meme sujet a lfUniversite du Manitoba, en 2009.Ses propos ont suscite de vives reactions dans lfassistance.Il a precise qufil ne faisait pas partie de ce gouvernement, qufil ne parlait pas en son nom et qufil entretenait meme des doutes quant a certaines de ses initiatives.Encore cette annee, les troupes de Stephen Harper ont erige en priorite la lutte contre la violence sexuelle a lfegard des mineurs.Un projet de loi depose recemment vise a durcir encore le ton contre les personnes coupables de tels crimes.Remercie Tom Flanagan a dirige plusieurs campagnes electorales pour Stephen Harper et a deja ete son chef de cabinet.Les liens entre les deux hommes sont maintenant rompus, affirme toutefois lfentourage du premier ministre.Hier, le bureau de M.Harper a severement condamne ses propos.áLes commentaires de Flanagan sur la pornographie juvenile sont repugnants, ignorants et ahurissantsâ, a tranche le directeur des communications du premier ministre, Andrew MacDougall.M.Flanagan dirigeait egalement la campagne du Wildrose Party lors des dernieres elections albertaines et il commente quotidiennement lfactualite politique sur les ondes de CBC.Les deux entites lui ont montre la porte, hier.áIl nfaura aucun role .formel ou informel .avec notre organisation a partir de maintenantâ, a affirme la chef du parti libertarien, Danielle Smith.Excuses M.Flanagan a presente des excuses publiques dans les heures qui ont suivi le debut de la controverse.Il a dit avoir evoque cette question átheoriqueâ dans un ácontexte academiqueâ.áMes mots etaient mal choisis et dans lfindignation qui a suivi, je nfai pu exprimer mon horreur de la pornographie juvenile et de lfabus sexuel dfenfantsâ, a-til poursuivi.á Je presente mes excuses sans reserve a toutes les personnes que jfai pu offenser par ma declaration, et plus particulierement aux victimes dfabus sexuels et a leurs familles.â Propos áahurissantsâ de Tom Flanagan Lfancien chef de cabinet de Harper a fait une declaration controversee sur la pornographie juvenile PHOTO BERNARD BRAULT, ARCHIVES LA PRESSE En conference a lfUniversite de Lethbridge, Tom Flanagan a declare que regarder des images de pornographie juvenile áne faisait de mal a personneâ.Pouvez-vous croire que mercredi, a lfUniversite de Lethbridge, un ancien conseiller proche du premier ministre Stephen Harper, aujourdfhui professeur a lfUniversite de Calgary, a dit qufil avait des doutes serieux sur la necessite de mettre en prison les gens qui consomment de la pornographie juvenile ?Selon lui, que ces etres ignobles aiment regarder des images de garconnets en train dfetre violes par des hommes ages ou des fillettes de 5 ou 6 ans en positions tellement suggestives qufon ne les decrira pas dans ce journal nfest pas un crime, mais une question de gout.áTaste in pictures â, a-til dit.Bref, si certains aiment les photos de soleil couchant au-dessus de la mer, dfautres aiment des choses differentes et cfest tout.Vous aimez les fraises, je prefere les bleuets.Pas plus complique que ca.Un coup parti, pourrait-on demander a Tom Flanagan, puisqufil sfappelle ainsi, sfil faut reellement mettre les violeurs en prison?Si on suit sa facon de penser, on pourrait dire que certaines personnes aiment les relations sexuelles consensuelles alors que dfautres preferent les pratiques ou la fille crie qufelle ne veut rien savoir, et pleure et se debat.Nfest-ce pas une question de gout au lit?LfEtat doit-il sfimmiscer la-dedans?Ah, cfest different, vous dites.Different comment?Il nfy en a pas, de difference.La pornographie juvenile est un ramassis odieux et hurlant dfimages de crimes sexuels.Dfenfants agresses.Dfenfants qui nfauraient du en aucun cas se retrouver dans de telles positions, dans de telles situations, devant un objectif.áRegarder Deep Throat, cfest me regarder me faire violerâ, a un jour dit, en substance, lfactrice principale de ce film porno culte, qui a souvent explique qufelle nfa pas filme cela librement, mais sous la menace.Regarder de la pornographie juvenile, cfest exactement la meme chose.Cfest regarder des enfants victimes dfun crime.Et oui, ceux qui le commettent doivent etre punis, M.Flanagan, et aucune reflexion tordue theorique sur les libertes civiles et individuelles extremes ne devrait nous faire penser autrement.¡¡¡ Il faut penser dfune facon reellement tordue pour dire un truc pareil, et bravo a tous ceux qui lfont condamne et congedie, de la CBC au Parti conservateur en passant par le Wildrose et lfUniversite de Calgary.Oui, je sais, je sais.Flanagan sfest excuse hier.Desole pour le choix de mots.Pas eu le temps, affirme-t-il, de dire a quel point il trouvait la porno juvenile detestable et condamnable avant que la salle ou il etait .puis lfopinion publique .ne sfempare du cas.Faible defense.Ce nfetait pas la premiere fois que lfindividu sfavancait dans cette voie.Le commentaire est venu a la suite dfune question dfun autochtone, qui lui demandait de sfexpliquer sur une premiere affirmation controversee faite en 2009.á Qufy a-t-il de mal avec la pornographie juvenile, dans la mesure ou ce ne sont que des photos ?â, avait en effet demande M.Flanagan lors dfune visite et une discussion a lfUniversite du Manitoba, ajoutant que cfetait un sujet de debat interessant.Deux fois le meme theme et le meme angle.On nfest plus dans lfexemple theorique mal avise.Le professeur .qui part a la retraite en juin, a tenu a preciser hier lfUniversite de Calgary .doit savoir qufil nfy a rien de theorique quand des enfants sont ainsi maltraites.Rien de theorique.On ne marche sur aucune frontiere floue entre lfacceptable et le non acceptable.On est dans le crime, lfimmoralite, la mechancete, la cruaute.Point barre.Et comment une personne poussant le libertarisme a de tels extremes douteux peut-elle avoir ete le chef de cabinet de notre premier ministre ?OK, cfetait quand il etait dans lfopposition.Mais quand meme.Flanagan a ete conseiller de Harper ensuite jusqufen 2007.Inquietant.¡¡¡ Avec lfinternet, Facebook, Instagram, Twitter et compagnie, les consommateurs de porno juvenile et les pedophiles en general sfen donnent a coeur joie.Ils se baladent dans les comptes des enfants et des ados, sfabonnent.Cliquent sur ájfaimeâ sous toutes sortes de photos et de commentaires que les jeunes en quete de reconnaissance prennent pour de vraies preuves dfinteret.Meme les photos innocentes de jeunes en vacances ou avec leurs copains sont reprises par des pervers pour consommation a caractere sexuel, disent les experts du depistage.Le probleme nfa rien de theorique.Le probleme est grave et sfaggrave avec la multiplication des moyens de communication.Ce nfest pas moi qui le dis ; voila presque 20 ans maintenant qufon le dit.On est dans un monde dfimages, mais pas dans lfinvention.Ces photos sont reelles.Ce sont de vrais enfants qui sont victimes des photographes et des consommateurs dfimages.Et ce sont de vrais enfants qui paieront peut-etre le prix concret de cette deviance nourrie par ces representations en deux dimensions.Il nfy a pas de debat interessant a avoir la-dessus, M.Flanagan.Cfest mal.Le mal en photos MARIE-CLAUDE LORTIE CHRONIQUE Regarder de la pornographie juvenile, cfest regarder des enfants victimes dfun crime.Et oui, ceux qui le commettent doivent etre punis.áMes mots etaient mal choisis et dans lfindignation qui a suivi, je nfai pu exprimer mon horreur de la pornographie juvenile et de lfabus sexuel dfenfants.â .Tom Flanagan llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll A 14 L A P R E S S E M O N T R E A L V E N D R E D I 1 e r M A R S 2 0 1 3 30 activites exclusives pour la relache Courez la ChanCe de gagner lfune des 30 paires de billets pour le Centre des sCienCes de Montreal pour partiCiper, rendez-vous sur lapresse.ca/concours La date limite pour participer est le 7 mars.Le reglement est disponible a LA PRESSE et sur lapresse.ca.Le tirage aura lieu le 8 mars 2013 aux bureaux de LA PRESSE.La valeur totale approximative des prix est de 690 $. Offres valides du 1erau3mars 2013.Quantités limitées.Photos peuvent différer.Aucune commande spéciale.« Lozeau », les logos Lozeau et tous slogans, images et symboles relatifs à Lozeau sont la propriété exclusive et/ou desmarques déposées de L.L.Lozeau Ltée.DERNIÈRE CHANCE POUR PROFITER DES RABAIS - JUSQU\u2019AU 3 MARS 2013 ESCOMPTES SUPPLÉMENTAIRES SUR LES PRODUITS DE LOCATION 2012 VISITEZ LOZEAU.COM POUR VOIR LA LISTE COMPLÈTE DE LIQUIDATION Rabais jusqu\u2019à VENTE ET LOCATION | LABORATOIRE PHOTO | ATELIERS DE PHOTO ET VIDEO | SERVICE DE RÉCLAMATION D\u2019ASSURANCE | RÉPARATION ET ENTRETIEN | DÉPT.COMMERCIAL 514 274 4428 6229, SAINT-HUBERT, MONTRÉAL | T 514 274 6577 | DÈS 8H EN SEMAINE ET 9H LES FINS DE SEM. ACTUALITÉS PASCALE BRETON Après l\u2019école Saint-Gérard, la Commisssion scolaire de Montréal annonce que l\u2019école Baril sera elle aussi entièrement démolie et reconstruite.Elle n\u2019a toutefois pas encore trouvé les 16 millions nécessaires pour le faire.L \u2019é c o l e B a r i l , d a n s Hochelaga-Maisonneuve, est contaminée par les moisissures au point où le bâtiment est irrécupérable.La construction d\u2019une nouvelle école est «un signe d\u2019espoir », a déclaré le président de la CSDM, Daniel Duranleau, en annonçant le projet hier.Mais le financement n\u2019est pas encore assuré.La CSDM devra t ravai l ler avec ses « partenaires » pour trouver l\u2019argent.Récemment , l a CSDM et le gouvernement se sont entendus pour que Québec verse 10 millions pour la reconst ruct ion de l \u2019école Saint-Gérard, elle aussi contaminée par les moisissures.«Il a toujours été clair, selon cette entente, que la CSDM devrait puiser ailleurs pour les autres écoles », a précisé Mathieu LeBlanc, attaché de presse de la ministre de l\u2019Éducation, Marie Malavoy.Le plan quinquennal d\u2019immobilisations du Ministère prévoit par a il leurs une somme de 59 millions pour le maintien des bâtiments et 49,5 millions pour des projets de construction et d\u2019agrandissements.Les sommes sont déjà attribuées pour cette année, mais le Ministère s\u2019attend à ce que la CSDM utilise la subvention versée l\u2019an prochain, dont le montant n\u2019est pas encore dévoilé, pour la reconstruction de l\u2019école Baril.I l n\u2019y a encore aucun échéancier.La CSDM devra obtenir les permis nécessaires à la démolition, concevoir les plans et devis et procéder à la construction.Peut-être d\u2019autres élèves L\u2019établ issement pourra accueillir 500 élèves, ce qui correspond «au volume actuel de l\u2019école ».Cela permettra «d\u2019avoir de l\u2019espace pour nous donner des choix», a indiqué M.Duranleau, en n\u2019excluant pas de réunir les élèves des trois écoles de la rue Adam, toutes fermées en raison de moisissures.Un comité mandaté par la CSDM mènera par ailleurs des analyses dans les écoles Hochelaga et Saint-Nom-de- Jésus, les deux autres écoles de la rue Adam, pour déterminer si elles pourront rouvrir ou si elles devront aussi être démolies.Une nouvelle école Baril verra le jour Contaminé par les moisissures, le bâtiment est irrécupérable PHOTO OLIVIER PONTBRIAND, LA PRESSE La Commission scolaire de Montréal devra travailler avec ses « partenaires », dont le gouvernement provincial, pour trouver les fonds nécessaires à la reconstruction de l\u2019école Baril, dans Hochelaga-Maisonneuve.PASCALE BRETON Des problèmes de moisissures au département de géographie de l\u2019Université de Montréal ont un impact sur la santé du personnel.La direction de la santé publique recommande que les travailleurs soient déplacés le temps que des travaux de décontamination soient réalisés.C\u2019est ce que concluent deux rapports produits par la direction de la santé publique de Montréal (DSP), l\u2019un sur la contamination fongique du bâtiment et l\u2019autre sur la santé du personnel, qui ont récemment été remis à l\u2019Université de Montréal et que La Presse a obtenus.Sur la base de ces deux rapports, un comité paritaire, formé de membres du syndicat des professeurs et de la direction de l\u2019université, a unanimement recommandé, le 1er février dernier, que «le département de géographie soit déménagé dans les plus brefs délais».Plus de trois semaines plus tard, rien n\u2019a encore bougé, ce qui fait bondir les professeurs.« Ça devient très grave.Le vice-recteur [aux finances et aux infrastructures] fait fi des recommandations d\u2019une instance légale en vertu du Code du travail », dénonce Jean Portugais, président du Syndicat général des professeurs de l\u2019Université de Montréal.Il affirme que l\u2019Université « pellette le problème par en avant ».Signe de leur exaspération, les professeurs du département ont écrit de nouveau au vice-recteur hier pour lui demander une «relocalisation immédiate».«Nous prenons la situation très au sérieux », affirme de son côté le porte-parole de l\u2019Université, Mathieu Filion.La semaine dernière, le vice-recteur aux finances et aux infrastructures, Éric Filteau, a écrit aux employés pour les informer que l\u2019Université discute activement avec la commission scolaire Marguerite-Bourgeoys, propriétaire du bâtiment.Elle lui demande de préparer un plan d\u2019action pour enrayer les problèmes d\u2019infiltration d\u2019eau.L\u2019Université souhaite que des travaux de décontamination soient entrepris l\u2019été prochain.Dans sa lettre, M.Filteau informe les professeurs que les cours du trimestre d\u2019été seront donnés ailleurs qu\u2019au pavillon Strathcona.Entre-temps, des «mesures de mitigation » pourraient être mises en place, notamment pour évacuer l\u2019air contaminé à l\u2019extérieur, suggère l\u2019Université.Les personnes qui se sentent malades sont invitées à consulter un médecin.« Ce sera géré au cas par cas.Si on constate un problème de santé avec une personne, on va la déménager », indique Mathieu Filion.Des problèmes de longue date Les problèmes de moisissures au pavillon Strathcona ne datent pas d\u2019hier.Des infiltrations d\u2019eau en 2002 ont entraîné des travaux d\u2019urgence.En septembre 2011, La Presse a révélé que deux salles de classe avaient été condamnées en raison de moisissures.Elles sont toujours fermées aujourd\u2019hui.Le pavillon construit au XIXe siècle appartient à la commission scolaire Marguerite- Bourgeoys.Le département de géographie y a été aménagé de façon «temporaire» il y a une trentaine d\u2019années.Il doit être déménagé dans le nouveau pavillon des sciences, à Outremont, mais l\u2019ouverture n\u2019est prévue qu\u2019en 2017.La direction de la santé publique a été interpellée à la fin de l\u2019été dernier.L\u2019analyse a révélé 20 types de moisissures.« Les concentrations sont faibles, mais ce qui est caractéristique ici, c\u2019est qu\u2019il y a une longue liste de types de moisissures qui ne devraient pas être dans un environnement intérieur », explique le Dr Louis Jacques, médecin à la DSP.Le rapport, daté du 30 janv ier 2013, recomma nde notamment des travaux de drainage sous la dalle de fondation, l\u2019enlèvement des tuiles de plancher contaminées au rez-de-chaussée ainsi que la décontamination de la maçonnerie sur une section du bâtiment, ce qui signifie l\u2019enlèvement complet des briques et du mortier contaminés.Réalisé en décembre 2012, le portrait de l\u2019état de santé du personnel est pour sa part « préliminaire » puisqu\u2019une minor ité d\u2019employés ont accepté de répondre au questionnaire.Les problèmes de santé rapportés démontrent toutefois qu\u2019ils sont « probablement » liés à la qualité de l\u2019air.La DSP recommande le transfert du personnel pendant la réalisation des travaux.«Le portrait est préliminaire, ce qui nous empêche de déterminer de façon précise quelle est l\u2019urgence ou non d\u2019agir », précise le Dr Jacques.Insalubrité à l\u2019Université de Montréal La santé du personnel du pavillon Strathcona touchée «Ça devient très grave.Le vice-recteur [aux finances et aux infrastructures] fait fi des recommandations d\u2019une instance légale en vertu du Code du travail.» \u2014Jean Portugais, président du Syndicat général des professeurs de l\u2019Université de Montréal EXCLUSIF PHOTO IVANOH DEMERS, ARCHIVES LA PRESSE Près de 20 types de moisissures ont été relevés au pavillon Strathcona.Le Bureau de régie interne du Sénat n\u2019a pas trouvé d\u2019irrégularités dans les indemnités de logement de la plupart des sénateurs, mais l\u2019enquête se poursuit.Celle-ci a été ouverte le mois dernier après des révélations selon lesquelles trois résidants de longue date d\u2019Ottawa siégeant au Sénat réclamaient à tort des indemnités de logement pour les sénateurs qui possèdent une résidence secondaire dans la région d\u2019Ottawa.\u2014 La Presse Canadienne Sénat Aucune irrégularité dans les indemnités de logement llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll A 16 L A P R E S S E M O N T R É A L V E N D R E D I 1 e r M A R S 2 0 1 3 Promotion Une foule d\u2019endroits pour vos enfants cet été! Un cahier spécial à conserver ce samedi dans La Presse Dr Conrad Kavalec a aidé ses clients à éliminer ces poches disgracieuses au moyen d\u2019une procédure simple.Éliminez les yeux pochés! Chirurgie esthÉtique au laser des paupières 1414, rue drummond (514) 842.2983 (514) 842.6140 POLITIQUE MARTIN CROTEAU OTTAWA \u2014 La défection du député Claude Patry, passé au Bloc québécois, illustre l\u2019« ambiguïté » du Nouveau Parti démocratique (NPD) devant la question nationale, ont raillé ses adversaires politiques, hier.M.Patry, qui représente Jonquière- Alma, est l\u2019un des 59 députés québécois portés à la Chambre des communes par la «vague orange» de mai 2011.Il a claqué la porte du NPD et annoncé qu\u2019il se joint à la formation souverainiste.«Les récentes prises de position du NPD sur la loi de la clarté et sur le projet Churchill Falls démontrent de façon flagrante que le parti privilégie les intérêts du Canada au détriment de ceux de la nation québécoise », a déclaré M.Patry.Un projet de loi controversé Rappelons que le NPD a proposé un projet de loi privé qui modifie la Loi sur la clarté référendaire.S\u2019il est adopté, Ottawa reconnaîtrait un référendum gagnant avec une majorité de 50% des voix + 1.Il faudrait toutefois que la question soit claire, ce que M.Patry interprète comme une «condition» imposée au Québec.Le chef bloquiste, Daniel Paillé, a tendu la main à d\u2019autres députés néo-démocrates qui seraient déçus des orientations de leur parti.«M.Patry est maintenant avec le Bloc québécois, à d\u2019autres de poursuivre leur réflexion», a-t-il déclaré.Le projet de loi néo-démocrate sur la clarté référendaire n\u2019a pas créé beaucoup de vagues au Québec, mais il a valu au chef Thomas Mulcair de vives critiques au Canada anglais.On lui a fréquemment reproché de vouloir plaire à sa «base nationaliste» au Québec.Le premier ministre et le chef libéral n\u2019ont pas manqué de jouer sur ces critiques.«C\u2019est une question qui nous préoccupe depuis un certain temps : l\u2019ambiguïté sur la question de l\u2019unité nationale, sur l\u2019unité canadienne, que nous avons parmi certains députés du caucus du NPD au Québec », a dit Stephen Harper.« Ce phénomène du Bloc orange devrait faire réfléchir les gens», a-t-il poursuivi.Le chef libéral, Bob Rae, a lui aussi bondi sur l\u2019occasion.« Ça montre jusqu\u2019à quel point le NPD reste toujours une coalition très, très fragile avec tous les éléments qui sont là, et nous verrons maintenant les conséquences de cette décision», a-t-il dit ironiquement.Thomas Mulcair et ses députés ont assuré que le cas de M.Patry est isolé et que le caucus est uni derrière la position du NPD sur la question nationale.Le chef néo-démocrate a rappelé que son parti est résolument fédéraliste, mais qu\u2019il reconnaît la spécificité du Québec dans la fédération.«Dans le reste du Canada, il y en a qui disent que tout le monde devrait être pareil, a dit M.Mulcair.Nous, on sait que le Québec est différent, a le droit d\u2019avoir une considération différente au sein des institutions.» Pris à son propre piège Il a par ailleurs rappelé que M.Patry a voté pour une motion néo-démocrate qui aurait fait en sorte que le siège d\u2019un député qui change de parti soit réputé vacant.S\u2019il est fidèle à ses convictions, dit-il, il doit démissionner et se soumettre à une élection partielle.Claude Patry est le second député québécois à quitter le giron néo-démocrate depuis les dernières élections, la première étant Lise St-Denis, qui est passée au Parti libéral.\u2014 Avec la collaboration d\u2019Hugo de Grandpré CITATION «Le Bloc québécois se targue de défendre les intérêts du Québec.Défend ci, défend ça.Mais je le compare à une équipe où il n\u2019y a que des gardiens de but, aucun attaquant.Moi, je défendrai Jonquière-Alma, le Québec, le Canada aussi, et j\u2019irai sur le terrain.Je me battrai pour mes électeurs.» \u2014 Claude Patry, alors candidat néo-démocrate, le 9 mars 2011 JONQUIÈRE-ALMA Un député du NPD passe au Bloc TOMMY CHOUINARD QUÉBEC \u2014 Québec et les recteurs ont conclu une entente pour atténuer l\u2019impact des compressions de 250 millions de dollars.Mais personne à la Conférence des recteurs et des principaux des universités du Québec (CREPUQ) n\u2019était disponible pour la commenter hier.Il y aurait toujours des mécontents dans ses rangs.En vertu de l\u2019entente, les coupes de 124 millions pour l\u2019année en cours sont maintenues.Québec donne aux universités jusqu\u2019au 30 avril 2014 pour résorber 50% du déficit que pourrait entraîner cet effort budgétaire.L\u2019autre partie devra être effacée sur cinq ans.Les compressions de 124 millions pour 2013-2014 sont quant à elles étalées sur sept ans.On soustrait cette somme du réinvestissement de 1,7 milliard promis par le gouvernement d\u2019ici 2018-2019.«On est satisfait car on respecte ce qu\u2019on a dit : on est ferme sur l\u2019objectif, mais souple sur les moyens », a dit Joël Bouchard, l\u2019attaché de presse du ministre de l\u2019Enseignement supérieur, Pierre Duchesne.L\u2019accord reprend, pour l\u2019essentiel, les éléments d\u2019une proposition soumise avant le Sommet sur l\u2019enseignement supérieur par le secrétaire général, Jean St-Gelais, le plus haut fonctionnaire du gouvernement.La CREPUQ a accepté la proposition après le sommet seulement, mardi aprèsmidi.Des recteurs ne voulaient pas qu\u2019une entente soit annoncée pendant le sommet parce qu\u2019ils sont toujours furieux contre le gouvernement Marois, a indiqué une source du milieu universitaire.La présidente de la CREPUQ, Luce Samoisette, a eu un entretien avec Pierre Duchesne mercredi pour lui confirmer la conclusion de l\u2019entente de principe.Les universités consultent leurs instances pour se prononcer sur cet accord.COMPRESSIONS Entente entre Québec et les recteurs d\u2019université PHOTO CHRIS WATTIE, REUTERS Claude Patry (à droite), qui représente Jonquière-Alma, est l\u2019un des 59 députés québécois portés à la Chambre des communes par la « vague orange» de mai 2011.Il se joint au chef bloquiste Daniel Paillé (à gauche).PAUL JOURNET QUÉBEC \u2014 L\u2019indust r ie éol ienne s\u2019inquiète du fait que la ministre des Ressources naturelles, Martine Ouellet, remette en question l\u2019octroi de 700 MW prévus dans la stratégie énergétique 2006-2015.En marge du colloque de l\u2019Association québécoise de la production d\u2019énergie renouvelable, la ministre a indiqué hier que certains appels d\u2019offres prévus pourraient ne pas se faire.«Il devra y avoir de nouveaux projets qui se réaliseront, mais nous sommes en train d\u2019en analyser l\u2019ampleur et comment les choses vont se dérouler », a-t-elle affirmé.Selon la stratégie énergétique, 4000 MW devaient être commandés.Il en reste 700.« Pour qu\u2019ils soient raccordés et mis en service d\u2019ici 2015, il faut les annoncer maintenant », prévient Jean-François Samray, PDG de l\u2019Association québécoise de production d\u2019énergie renouvelable.Les ministres responsables du Bas- Saint-Laurent et de la Gaspésie, Pascal Bérubé et Gaétan Lelièvre, ont déjà indiqué à leurs électeurs que les différents appels d\u2019offres seront bientôt lancés.Mais la ministre Ouellet n\u2019est pas certaine qu\u2019elle commandera l\u2019ensemble des 700 MW promis.La raison: en raison de la chute du prix de l\u2019énergie et des surplus énergétiques, l\u2019éolien est produit à perte.Hydro-Québec prévoit d\u2019ailleurs que cela lui fera perdre 1,5 milliard de dollars d\u2019ici 2020.C\u2019est d\u2019ailleurs «essentiellement» en raison de ces pertes que Mme Ouellet dit avoir mis fin au programme des minicentrales hydroélectriques.L\u2019éolien est encore plus déficitaire que les minicentrales.La ministre affirme toutefois que les deux filières ne se comparent pas.«On a créé une industrie manufacturière [des produits éoliens] au Québec.Je pense qu\u2019il est important de la maintenir », souligne-t-elle.Elle veut commander assez de mégawatts pour s\u2019assurer que les manufacturiers de l\u2019industrie éolienne au Québec obtiennent un carnet de commandes qui assurera leur santé financière, sans toutefois perdre plus d\u2019argent que nécessaire avec cette filière.«Nous allons travailler pour maintenir l\u2019industrie manufacturière, parce que nous avons la profonde conviction que dans le futur, l\u2019éolien fait partie de la solution.Mais nous avons une période de transition à traverser, qui est une période de surplus, et l\u2019analyse sera dans ce sens-là », résume-t-elle.En Ontario, l\u2019industrie éolienne est déficitaire de 200 millions par année en raison de la chute des prix.Mme Ouellet n\u2019était pas en mesure de chiffrer le coût pour le Québec.M.Samray juge réducteur de simplement comparer le coût de production au prix de vente.Il faut aussi comptabiliser la création d\u2019emplois et les recettes fiscales.«Une étude de Secor [commandée par son association] a démontré que le secteur éolien rapporte 500 millions de dollars par année à l\u2019économie du Québec », affirme-t-il.Selon cette étude, cette grappe industrielle produit aussi 5000 emplois.ÉOLIEN La ministre Ouellet remet en question les appels d\u2019offres de 700MW La ministre des Ressources naturelles veut commander assez de mégawatts pour s\u2019assurer que les manufacturiers de l\u2019industrie éolienne au Québec obtiennent un carnet de commandes qui assurera leur santé financière, sans toutefois perdre plus d\u2019argent que nécessaire avec cette filière.llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll L A P R E S S E M O N T R É A L V E N D R E D I 1 e r M A R S 2 0 1 3 A 17 ACHETEZ-EN UN ET OBTENEZ-EN UN DEUXIÈME GRATUITEMENT En vigueur du samedi 2 au jeudi 7 mars 2013* *Jusqu\u2019à épuisement de l\u2019inventaire Méga-Flex : marque 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inspiré le mouvement de révolte qui a déferlé sur la planète en 2011, de l\u2019Espagne à la Grèce, en passant par Wall Street et Montréal.Son manifeste n\u2019était pas le plus adroit des coups de gueule, mais il tombait à point.Belle fin de carrière pour l\u2019ancien résistant qui a mené de front une carrière de diplomate, d\u2019écrivain et de militant.Stéphane Hessel est mort, mardi, à l\u2019âge de 95 ans.Il laisse derrière lui des protestataires fatigués, des révolutions qui dérapent.mais tout autant de raisons pour nourrir l\u2019indignation.En voici quelques-unes, inspirées par l\u2019actualité récente.L\u2019irresponsabilité L\u2019ONU vient de rejeter les demandes d\u2019indemnisation des proches des victimes de l\u2019épidémie de choléra qui s\u2019était abattue sur Haïti en octobre 2010.Plus de 7000 Haïtiens en sont morts et des centaines de milliers ont été contaminés.L\u2019épidémie s\u2019est apaisée depuis, mais n\u2019est pas disparue pour autant.Raison du rejet : l\u2019ONU estime que la plainte est «irrecevable ».On peut comprendre que l\u2019organisation internationale répugne à s\u2019embarquer dans un processus de compensation complexe et coûteux.Mais malgré des études successives confirmant qu\u2019un contingent de Casques bleus népalais est à l\u2019origine de l\u2019infection, les Nations unies s\u2019entêtent à jouer l\u2019autruche.Elles n\u2019ont jamais reconnu leur responsabilité dans cette catastrophe humanitaire.Pourtant, les épidémiologistes sont formels : les premiers cas de choléra sont apparus après que les Casques bleus népalais ont déversé des eaux d\u2019égout dans un affluent de la rivière l\u2019Artibonite.Ils n\u2019ont pas fait exprès pour contaminer les eaux voisines de leur campement.Ils ignoraient probablement que l\u2019un d\u2019entre eux était porteur de la funeste bactérie.Mais leur négligence a causé des milliers de morts, dans un pays déjà à terre à cause du séisme de janvier 2010.Par respect pour les victimes, mais aussi pour sauver sa crédibilité dans un pays où elle en a de moins en moins, l\u2019ONU devrait à tout le moins reconnaître la vérité.Et assumer la responsabilité qui vient avec.L\u2019aveuglement Le cardinal Keith O\u2019Brien, plus haut responsable de l\u2019Église catholique britannique, ne participera pas au prochain conclave.Il a aussi démissionné de son poste d\u2019archevêque.Officiellement, Benoît XVI a accepté sa démission parce que l\u2019homme approchait de l\u2019âge de la retraite.Mais la décision survient à la suite de la publication d\u2019un article-choc par le journal The Observer, citant des prêtres qui accusent le cardinal de «conduite déplacée.» Un autre cardinal catholique, Roger Mahony, de Los Angeles, fait l\u2019objet d\u2019une pétition visant à l\u2019empêcher de participer à l \u2019élection du prochain pape.Raison : i l a protégé des prêt res pédophiles.Décidément, ces histoires d\u2019agressions sexuelles et de pédophilie collent à la peau de l\u2019Église catholique.Le prochain pape finira-t-il par se rendre à l\u2019évidence ?Le célibat des prêtres n\u2019est pas bon pour la santé.Ni celle des ecclésiastiques ni celle de ceux qui ont à les fréquenter.Le délire En Tunisie, de jeunes salafistes s\u2019en sont violemment pris à un groupe d\u2019étudiants qui s\u2019apprêtaient à exécuter le fameux Harlem Shake, le numéro de danse vaguement impudique qui fait fureur ces jours-ci sur YouTube.En Égypte, c\u2019est la police ellemême qui a décidé de stopper la danse virale, en arrêtant quatre étudiants en pharmacologie qui s\u2019étaient filmés en train de danser le Harlem Shake en petite tenue.C\u2019est du délire : ils ont pas d\u2019autres problèmes, dans ces pays?Le déclin moral Plus le conf l it israélo - palestinien s\u2019éternise, plus les opinions se radicalisent, en Israël comme en Palestine.Un récent sondage documente ce phénomène avec des chiffres effarants.Ça concerne les relations des Juifs israéliens avec leurs compatriotes arabes, qui composent 20% de la population de l\u2019État hébreu.En vrac : près de 60% de Jui fs israéliens préfèrent que les postes gouvernementaux soient occupés par des Jui fs plutôt que des Arabes ; 49% souhaitent que l\u2019État accorde un traitement préférentiel aux c itoyens ju i fs ; 4 2 % ne veulent pas vivre dans des immeubles où habitent des Arabes ; 42% ne veulent pas que leurs enfants fréquentent les mêmes écoles que les enfants arabes.Et un tiers voudrait priver les citoyens arabes de leur droit de participer aux élections israéliennes.La gauche i s raél ienne déplore depuis longtemps l\u2019érosion morale qui découle de l\u2019occupation d\u2019un autre peuple.C\u2019est ce qu\u2019illustre ce sondage, ref létant , selon le journaliste israélien Gideon Levy, l\u2019image d\u2019une société « t rès, t rès malade.» S Pour joindre notre chroniqueuse : agruda@lapresse.ca L\u2019indignation AGNÈS GRUDA CHRONIQUE Stéphane Hessel est mort, mardi, à l\u2019âge de 95 ans.Il laisse derrière lui des protestataires fatigués, des révolutions qui dérapent.mais tout autant de raisons pour nourrir l\u2019indignation.RICHARD HÉTU COLLABORATION SPÉCIALE NEW YORK \u2013 Barack qui ?Depuis le début de son second mandat, le président des États-Unis se fait souvent voler la vedette par sa femme, qui se retrouve sur toutes les tribunes, ou presque, n\u2019en déplaise à ses détracteurs.Plus charismatique et décontractée que jamais, Michelle Obama donne l\u2019impression d\u2019avoir été libérée par la réélection de son mari.Elle n\u2019a certes pas abandonné ses causes les plus chères, dont la lutte contre l\u2019obésité infantile.Mais elle se présente désormais au public avec une plus grande audace, comme l\u2019explique, en trois temps, notre correspondant.MICHELLE OBAMA 2.0 LA FRANGE À la veille de l\u2019investiture de son mari pour son deuxième mandat à la présidence des États-Unis, Michelle Obama s\u2019est offert une nouvelle coupe de cheveux.Adieu la raie au milieu et les cheveux tirés en arrière, bonjour la frange! Un choix que la première dame, 49 ans, a imputé à la «crise de la quarantaine».«Je ne pouvais pas m\u2019acheter une voiture sportive.On ne me laissera pas pratiquer le saut à l\u2019élastique.J\u2019ai donc coupé ma frange», a-t-elle ironisé la semaine dernière lors d\u2019une entrevue télévisée.Sa nouvelle tête lui a valu d\u2019être qualifiée avant-hier de «Madonna des premières dames» par la chroniqueuse du Washington Post Kathleen Parker, qui a salué cette «femme qui se réinvente et ne craint pas de troubler le paysage».LA DANSE Au moment d\u2019écrire ces lignes, la vidéo virale avait été regardée près de 11 millions de fois sur YouTube.Elle montre l\u2019animateur de NBC Jimmy Fallon déguisé en femme et Michelle Obama en train d\u2019interpréter une chorégraphie parodique intitulée «Évolution de la danse des mamans ».Cela se passait vendredi dernier sur le plateau de l\u2019émission Late Night with Jimmy Fallon et cela devait servir à relancer la campagne Let\u2019s Move de la première dame contre l\u2019obésité.Vers la fin de la vidéo, Jimmy Fallon quitte le plateau et Michelle Obama reste seule pour offrir une démonstration plutôt convaincante du «dougie ».Disons que Laura Bush ou sa belle-mère ne s\u2019y seraient pas risquées.L\u2019OSCAR S\u2019il faut en croire sa porte-parole, Michelle Obama ne pouvait, en tant qu\u2019«amatrice de cinéma», refuser l\u2019invitation des producteurs de la soirée des Oscars à annoncer de la Maison-Blanche l\u2019Oscar du meilleur film pour Argo.À l\u2019évidence, la première dame était resplendissante dans sa robe lamée argent de Naeem Khan.Mais sa participation inattendue à cette grand-messe télévisée n\u2019a pas plu à tout le monde.Certains critiques y ont vu un renvoi d\u2019ascenseur gênant de la part des Obama, qui doivent en partie à l\u2019argent d\u2019Hollywood leur maintien à la Maison-Blanche.D\u2019autres ont dénoncé une opération marquée au coin de la propagande ou de la frivolité.Mais les critiques de Michelle Obama peuvent se rassurer : elle n\u2019annoncera pas l\u2019identité du prochain pape.PHOTO ASSOCIATED PRESS AGENCE FRANCE-PRESSE ROME \u2014 Les États-Unis ont annoncé hier une aide supplémentaire de 60 millions de dollars à l\u2019opposition politique syrienne et, pour la première fois, des aides directes non létales à la rébellion, sans franchir le pas de la livraison d\u2019armes.Peu après, la Coalition nationale de l\u2019opposition a annoncé le report sine die de sa réunion prévue demain à Istanbul pour désigner un « premier ministre » pour le futur gouvernement en territoire rebelle, tandis que les rebelles se sont emparés d\u2019une célèbre mosquée dans le centre d\u2019Alep (Nord).«Les États-Unis vont fournir 60 millions de dollars d\u2019aide non létale pour soutenir les besoins opérationnels » de la Coalition, a déclaré à la presse le secrétaire d\u2019État américain John Kerry, en marge d\u2019une conférence internationale à Rome, au côté du chef de la Coalition Ahmed Moaz al-Khatib.Rations militaires Par ailleurs, et pour la première fois, le secrétaire d\u2019État a annoncé « qu\u2019il y [aurait] une aide directe, mais non létale, au Conseil suprême militaire» syrien (CSM), qui chapeaute les rebelles de l\u2019Armée syrienne libre (ASL) sous forme d\u2019«aide médicale et de nourriture ».Il s\u2019agit concrètement de « rations militaires alimentai res et d\u2019aides médicales », selon des diplomates américains.Washington fournissait déjà depuis des mois une aide non létale d\u2019une valeur de 50 millions de dollars (équipements de communication, aide médicale, formation), mais cette assistance était acheminée via l\u2019opposition politique syrienne et des ONG, à l\u2019extérieur du pays.«Nous ne pouvons pas prendre le risque de laisser ce pays, au coeur du Moyen-Orient, être détruit par des autocrates brutaux ou détourné par des extrémistes », a expliqué M.Kerry.En soutenant la Coalition et l\u2019ASL, « nous rejetons ces deux choix, et nous plaçons aux côtés de ces Syriens qui se battent pour le droit de choisir la dignité, la démocratie et la justice».SYRIE Washington augmente son aide aux opposants llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll A 18 L A P R E S S E M O N T R É A L V E N D R E D I 1 e r M A R S 2 0 1 3 MONDE QUATRE MOTS POUR COMPRENDRE MALI ILSE PAQUIN, COLLABORATION SPÉCIALE PHOTO ALESSANDRO BIANCHI, REUTERS Contemplation Après un bref séjour à Castel Gandolfo, la résidence d\u2019été papale, Benoît XVI emménagera dans le monastère Mater Ecclesiae dans les jardins du Vatican.« Je ne retourne pas à une vie de voyages, de rencontres, de réceptions, de conférences », a-t-il précisé à sa dernière audience mercredi.Il se consacrera à « la prière et la méditation», mais aussi à son amour pour les livres \u2013 il en possède 20 000 \u2013 et les chats.Contessina, une chatte au pelage noir et blanc, attend déjà ses câlins à Mater Ecclesiae.Chaussures En quittant la papauté, Joseph Ratzinger dit également adieu à ses fameuses chaussures rouges faites sur mesure par un cordonnier romain.Il enfilera chaque jour des mocassins marron qui lui ont été offerts à son voyage au Mexique en 2012.Il s\u2019est également départi de son anneau d\u2019or papal qui a été détruit avant son départ du Vatican.Il portera toujours une soutane blanche, mais différente de celle de son règne.Parachute doré Même s\u2019il vivra cloîtré comme un moine, ce sera toutes dépenses payées, avec des religieuses à son service.Et il aura droit à une pension de 3400 dollars (2500 euros) par mois, si l\u2019envie lui prenait de faire quelques folies chez les libraires devant la place Saint-Pierre.Il continuera également à jouir des mêmes services de santé que pendant son pontificat.Nous avons appris ce mois-ci que les piles de son stimulateur cardiaque (pacemaker) avaient été remplacées trois mois avant l\u2019annonce de son départ.Émérite Comment appelle-t-on un pape à la retraite ?C\u2019est une question qui a dû donner bien des maux de tête aux experts en droit canon.Ils ont finalement opté pour « Sa Sainteté Benoît XVI, pape émérite ».Un peu comme les présidents américains se font toujours appeler « président » après avoir quitté la Maison- Blanche, Benoît XVI conservera le titre « Sainteté ».Parions que les Romains continueront entre eux à l\u2019appeler «Benedetto».ROME \u2014 Au son des cloches de la basilique Saint-Pierre, le chef sortant de l\u2019Église catholique a quitté le Vatican à bord d\u2019un hélicoptère blanc hier soir.À quoi ressemblera sa vie de pape à la retraite ?Voici quatre mots pour mieux le comprendre.La nouvelle vie de Benoît XVI PHOTO ANDREW MEDICHINI, ASSOCIATED PRESS PHOTO ASSOCIATED PRESS Le numéro un nord-coréen, Kim Jong-un, a assisté hier à Pyongyang à un match de basketball avec Dennis Rodman, star à la retraite du basket américain, a rapporté l\u2019agence de presse chinoise Xinhua (Chine nouvelle).M.Kim et l\u2019ancienne vedette de l\u2019équipe des Bulls de Chicago ont regardé côte à côte ce match entre douze joueurs nord-coréens et quatre joueurs de l\u2019équipe américaine des Harlem Globetrotters, divisés en deux équipes de huit, a précisé l\u2019agence officielle chinoise, citant des témoins.Dennis Rodman, 51 ans, quintuple champion de la NBA, était arrivé mardi dans la capitale de la Corée du Nord avec une délégation d\u2019entraîneurs et de joueurs des Harlem Globetrotters pour une visite de bonne volonté relevant de la «diplomatie du basket».Selon Xinhua, qui dispose d\u2019un bureau à Pyongyang, Rodman a qualifié de «regrettable» l\u2019état actuel des relations entre les États-Unis et la République populaire démocratique de Corée (RPDC), nom officiel de la Corée du Nord.«Personnellement, je suis un ami du maréchal Kim Jong-un et du peuple de la RPDC», a-t-il déclaré, selon l\u2019agence.\u2014 Agence France-Presse Corée du Nord KimJong-un et Dennis Rodman côte à côte Il comptait «provoquer un débat public»: d\u2019une voix ferme et assurée, le soldat Bradley Manning a exposé hier pour la première fois ses motivations dans l\u2019une des plus importantes fuites de documents confidentiels de l\u2019histoire américaine.Lisant pendant plus d\u2019une heure une déclaration rédigée en prison, l\u2019ex-analyste de renseignement en Irak, âgé de 25 ans, a expliqué pourquoi il est devenu la «taupe» de WikiLeaks en lui transmettant, entre novembre 2009 et mai 2010, des documents militaires américains sur les guerres en Irak et en Afghanistan et 260 000 dépêches du département d\u2019État.«Je croyais que la publication [des documents] pourrait provoquer un débat public sur notre politique étrangère et la guerre en général», a-t-il expliqué à la juge Denise Lind.Il a par ailleurs annoncé son intention de plaider coupable pour 10 chefs d\u2019accusation sur les 22 pour lesquels il est poursuivi, mais se considère innocent des accusations les plus graves, dont celle de «collusion avec l\u2019ennemi» passible de la réclusion à perpétuité.Manning s\u2019est présenté comme un jeune soldat engagé à 20 ans dans l\u2019armée pour avoir une «expérience du monde tel qu\u2019il est» et pour bénéficier d\u2019une bourse d\u2019étude à l\u2019université.Mais il dit s\u2019être peu à peu retrouvé en porte-à-faux avec une armée qui «ne semblait pas accorder de valeur à la vie humaine».\u2014 Agence France-Presse WikiLeaks Manning voulait «provoquer un débat public» ÉTIENNE CÔTÉ-PALUCK COLLABORATION SPÉCIALE PORT-AU-PRINCE \u2014 « Quand j\u2019y pense, ça me fait rire » a lancé hier Jean-Claude Duvalier au sujet de sa responsabilité dans les exactions qui lui sont reprochées durant son régime de 1971 à 1986.Après avoir ignoré ses deux précédentes convocations, l\u2019exdictateur haïtien a dû faire face pour la première fois hier à certaines de ses victimes, en Cour d\u2019appel.Durant une audience mouvementée de plus de cinq heures, l\u2019ancien chef d\u2019État a répondu à près d\u2019une vingtaine de questions concernant ses agissements alors qu\u2019il dirigeait le pays.La Cour d\u2019appel haïtienne évalue présentement la légalité de deux séries de plaintes déposées contre «Bébé Doc».L\u2019État haïtien le poursuit pour fraude et association de malfaiteurs, tandis que des victimes présumées de son régime ont déposé plainte pour atteintes graves aux droits de l\u2019homme.Calme et visiblement fatigué, M.Duvalier, en complet bleu et cravate grise, était assis aux côtés de sa compagne de longue date, Véronique Roy, toujours derrière ses lunettes fumées.Il a dicté ses réponses au greffier, qui les a ensuite répétées à la Cour.Dans une salle d\u2019audience bondée, il a affirmé qu\u2019il n\u2019a jamais eu un contrôle personnel des finances de l\u2019État, ni de comptes en banque à l\u2019étranger, avant que les juges ne reportent l\u2019audience.Bilan positif « Toutes sortes de délinqua nt s é t a ient à For t - Dimanche», a-t-il dit au sujet des prisonniers politiques détenus dans la prison tristement célèbre.Devant le cas d\u2019emprisonnement extrajudiciaire d\u2019un célèbre joueur de soccer, il a appelé à de la « fumisterie », affirmant que Robert Duval avait été très bien traité.« C\u2019est la première fois que j \u2019apprends les raisons de mon arrestation», a lancé M.Duvalier à la sortie de la Cour.Il dit avoir vu 180 personnes mourir sous ses yeux durant son séjour de 17 mois à Fort-Dimanche.Jean-Claude Duvalier a également dit faire un bilan positif de ses années en poste, «et ce, dans tous les domaines », avant d\u2019accuser les ONG présentes dans le pays à l\u2019époque d\u2019avoir tenté de déstabiliser son pouvoir plutôt que de favoriser l\u2019implantation de la démocratie.«C\u2019est un premier pas, mais c\u2019est très encourageant », a pour sa part affirmé après l\u2019audience Danièle Magloire, porte-parole du Col lecti f contre l\u2019impunité, qui représente la majorité des personnes qui ont porté plainte.«On a réussi à amener un dictateur devant le tribunal.» C\u2019est en effet la première fois dans l\u2019histoire de ce pays qu\u2019un ancien dirigeant est forcé de comparaitre devant une cour de justice.L\u2019audience préliminaire de Jean-Claude Duvalier se poursuivra jeudi prochain.Duvalier face à ses victimes « C\u2019est un premier pas, mais c\u2019est très encourageant.On a réussi à amener un dictateur devant le tribunal.» \u2014Danièle Magloire, porte-parole du Collectif contre l\u2019impunité llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll L A P R E S S E M O N T R É A L V E N D R E D I 1 e r M A R S 2 0 1 3 A 19 ÉDITORIAUX DROITS RÉSERVÉS / serge.chapleau@lapresse.ca OPINION LAQUESTIONDUJOUR Au moins 25%des Canadiens adultes sont maintenant obèses.Ce pourcentage vous apparaît-il inquiétant?LAPRESSE.CA/DEBATS André Desmarais > Président du conseil d\u2019administration Guy Crevier > Président et éditeur Éric Trottier > Vice-président à l\u2019information et éditeur adjoint Mario Girard > Directeur principal de l\u2019information André Pratte > Éditorialiste en chef DEBATS > NE METTONS PAS NOS HÉROS SUR UN PIÉDESTAL Une opinion à lire en exclusivité à lapresse.ca/debats Oui \u203a 89% Non \u203a 11% Résultats à 18h, hier \u2013 9290 répondants DONALD J.SAVOIE Titulaire de la chaire de recherche du Canada en administration publique et gouvernance à l\u2019Université de Moncton, l\u2019auteur vient de publier Whatever Happened to the Music Teacher?How Government Decides and Why (McGill-Queen\u2019s University Press).L\u2019idée qu\u2019il était possible de rendre l\u2019administration publique semblable à la gestion du secteur privé a été mal inspirée, mal avisée et coûteuse pour les contribuables.La gestion du secteur privé se soucie uniquement du résultat financier et des parts de marché.L\u2019administration du secteur public est une affaire d\u2019opinion, de débat, et une question d\u2019éviter le blâme dans un contexte politiquement chargé.Dans le secteur privé, peu importe qu\u2019on se trompe 40% du temps, à condition de rapporter de beaux profits et d\u2019augmenter les parts de marché.Dans le secteur public, peu importe que l\u2019on ait raison 99% du temps, si le 1% du temps où l\u2019on a tort donne lieu à un débat politique houleux à la période des questions et dans les médias.Le scandale des commandites, qui a dominé les médias entre 2004 et 2005, en fournit un exemple éloquent.De nos jours, les fonctionnaires produisent toutes sortes de rapports et se démènent avec diverses obligations redditionnelles pour s\u2019inventer un résultat financier.Résultat : Ottawa compte un surplus de hauts fonctionnaires du Parlement (de 8 à 14, selon la personne qui fait le compte) et déborde de méthodes de reddition de comptes et de surveillance, et de rapports sur le rendement et de rapports d\u2019évaluation.Chaque année, des centaines de rapports sont charroyés au Parlement, où personne ne les lit dans la plupart des cas, à moins que l\u2019un d\u2019entre eux ne contienne des renseignements susceptibles d\u2019embarrasser le gouvernement.Shawn Murphy, ancien président du Comité des comptes publics du Parlement, a déjà mis des fonctionnaires au défi de laisser des pages blanches dans leurs rapports pour voir si quelqu\u2019un le remarquerait.Il était persuadé que personne ne s\u2019en rendrait compte.Le vocabulaire professionnel au sein du gouvernement a au moins permis aux gestionnaires d\u2019accroître furtivement les activités du gouvernement.L\u2019examen effectué par le gouvernement Chrétien-Martin (1994-1998) s\u2019est traduit par l\u2019élimination de 45 000 postes, mais lorsque Stephen Harper a lancé son propre examen en 2011, les services gouvernementaux s\u2019étaient accrus de plus de 70 000 postes.Des milliers de nouveaux postes de surveillance ont été créés à Ottawa pour gérer divers processus de reddition de comptes.Les valeurs traditionnelles de la fonction publique ont été jetées à la poubelle, y compris l\u2019engagement envers une culture de la parcimonie.Les efforts pour rendre le secteur public semblable au secteur privé sont venus perturber deux rôles distincts que les secteurs public et privé ont assumés à travers les âges.Les fonctionnaires ont perdu leurs repères, ne sachant plus exactement comment ils doivent maintenant évaluer le rendement des gestionnaires, comment ils doivent fournir des conseils stratégiques, comment ils doivent collaborer avec leurs maîtres politiques et comment ils doivent dire la vérité au pouvoir politique et même à leur propre institution.S\u2019il y a une chose qu\u2019on puisse dire, c\u2019est que les récentes réformes de la gestion au sein du gouvernement ont amené les fonctionnaires à ressentir envers leur institution des sentiments plus mauvais qu\u2019il n\u2019est nécessaire.En conséquence, la fonction publique en tant qu\u2019institution a rompu ses amarres traditionnelles.Se contenter d\u2019affirmer que les gestionnaires du gouvernement doivent suivre l\u2019exemple de leurs homologues du secteur privé, sans changer fondamentalement le fonctionnement des institutions politiques et administratives, était et demeure une recette infaillible pour un échec coûteux.Une telle approche entraîne une hausse vertigineuse des coûts indirects du gouvernement, qui ne peut être attribuée aux programmes et aux services offerts au public.Fonctionnaires désemparés C\u2019est une erreur d\u2019essayer de gérer le secteur public comme le secteur privé Chaque année, des centaines de rapports sont charroyés au Parlement, où personne ne les lit dans la plupart des cas, à moins que l\u2019un d\u2019entre eux ne contienne des renseignements susceptibles d\u2019embarrasser le gouvernement.LE BLOGUEQUEL AVENIR POURMONTRÉAL?Un plan pour mettre en valeur les ruelles par François Cardinal MARIOROY mroy@lapresse.ca Comment avoir une langue forte si, en tant que nation, nous sommes faibles ?Une langue riche si, individuellement, nous la parlons pauvrement?Une langue attirante si, comme société, nous ne sommes pas attrayants?Alphonse Allais, qui cultivait une grande intelligence de la langue, disait (ce n\u2019est pas sa plus géniale trouvaille): «Tout est dans tout et vice-versa.» Or, le Québec traite ses problèmes en silos, comme s\u2019ils n\u2019étaient pas interdépendants.C\u2019est peut-être notre plus grave erreur.À compter du 12 mars siégera une commission parlementaire sur le projet de loi destiné à renforcer la loi 101.Avant de soumettre à la clé\u2026 anglaise la tuyauterie linguistique, peuton se demander si, considéré dans toutes ses dimensions, le Québec est en position de force à l\u2019aube de cette nouvelle bataille?La santé du français a à voir avec l\u2019école, l\u2019affichage, la gouvernance locale, le bureau et l\u2019atelier, bien entendu.Ce sont les domaines soumis depuis des décennies à la législation linguistique.Cependant, la pérennité de la langue dépend aussi de tout le reste.De la vigueur de notre enseignement supérieur.De la splendeur de notre métropole et de la rigueur qu\u2019on met à l\u2019administrer.De la vitalité et de l\u2019audace de notre économie.De notre culture, évidemment, et de son pouvoir de séduction.En somme, elle dépend des efforts individuels et collectifs consentis, ou non, dans le but de placer le Québec en position de force.Car la langue des faibles s\u2019étiole, rebute, puis disparaît.Or, qu\u2019enseigne l\u2019actualité des dernières semaines\u2026 outre qu\u2019un menu proposant des pâtes ou du boeuf grillé peut menacer la nation?Elle enseigne que, malgré des palabres infinis (ainsi que la quasiguerre civile de 2012!), nous n\u2019avons pas su régler quoi que ce soit en matière d\u2019enseignement supérieur.Et que, ayant sciemment rendu Montréal ingouvernable, mais y avons aussi toléré la décrépitude physique et la corruption à grande échelle.Et qu\u2019est-ce qu\u2019avaient déjà démontré les dernières années?Que nous avons cessé de comprendre comment fonctionne l\u2019économie, compensant cette suicidaire ignorance par une ingéniosité sans bornes pour contrecarrer le moindre projet de développement.Et que, malgré les succès honorables de nos artisans de la culture, nous déployons des énergies folles afin de donner de celle-ci une image de forteresse assiégée, négligée, désargentée, au bord de la capitulation.Dans cette sorte de Waterloo sociétal, qu\u2019est-ce qui motivera l\u2019«autre» à apprendre et utiliser notre langue?Sera- ce la beauté et la noblesse du français de la rue \u2013 de kessé?Sera-ce la perspicacité et la dévotion des fonctionnaires de l\u2019Office québécois de la langue française ?Sera-ce la fiabilité et le magnétisme d\u2019un gouvernement qui, parfaitement en phase avec la nation, ne recule jamais devant les décisions difficiles?Que de questions, que de questions.Les questions Qu\u2019est-ce qui peut motiver l\u2019«autre» à apprendre et utiliser notre langue?ARIANE KROL akrol@lapresse.ca Comment déterminer si un propos est vraiment haineux, ou simplement choquant?La Cour suprême a beau avoir précisé ses critères cette semaine, ceux-ci laissent encore beaucoup de place à l\u2019interprétation.Le plus haut tribunal du pays devait déterminer si des tracts distribués par le chrétien militant William Whatcott au début des années 2000 constituaient des propos haineux interdits par la loi.Les feuillets, rédigés dans un style passablement exalté, dénonçaient le péril des relations sexuelles entre personnes de même sexe.Les deux premiers avaient pour titres «Gardons l\u2019homosexualité en dehors des écoles publiques de Saskatoon» et «Des sodomites dans nos écoles».Les deux autres étaient constitués d\u2019annonces de rencontres annotées de commentaires comme « des hommes se disent à la recherche de jeunes garçons».Conclusion ?Les premiers exposent effectivement les homosexuels à la haine en les présentant comme une menace, et en invitant les lecteurs à leur faire subir un traitement discriminatoire.Mais les seconds, quoique choquants, «ne traduisent pas le degré de haine que requiert l\u2019application de l\u2019interdiction».Le passage du Code des droits de la personne de la Saskatchewan prohibant les représentations qui ridiculisent, rabaissent ou portent atteinte à la dignité a d\u2019ailleurs été déclaré inconstitutionnel parce que l\u2019atteinte qu\u2019il porte à la liberté d\u2019expression n\u2019est pas justifiée.Ceux qui espéraient voir la notion de haine rayée des chartes des droits et libertés seront déçus.Non seulement la Cour suprême réaffirme cet interdit, mais contrairement au jugement très divisé qu\u2019elle avait rendu il y a une douzaine d\u2019années, elle le fait de manière unanime.L\u2019argument selon lequel l\u2019incitation à la haine est déjà très bien réprimée par le Code criminel a d\u2019ailleurs été balayé du revers.Les lois sur les droits de la personne sont souvent le dernier recours des citoyens désavantagés et privés de leurs droits de représentation, tranche le juge Rothstein.Il ne faut toutefois pas oublier que l\u2019interdit frappant la propagande haineuse limite la liberté d\u2019expression.Il est donc heureux que les propos simplement répugnants ou offensants, aussi désagréables à entendre puissent-ils être, ne soient pas considérés comme haineux.L\u2019ennui, c\u2019est que le test de la Cour repose sur des critères assez impressionnistes.Est-ce pour cela que les juges ont pris 16 mois à se mettre d\u2019accord sur quatre tracts?Les propos doivent non seulement inspirer des sentiments violents et extrêmes, mais être «susceptibles d\u2019exposer la personne ou le groupe ciblé à la haine».Se demander, comme le préconise le jugement, ce que penserait une personne «raisonnable, informée du contexte et des circonstances» ne change rien à l\u2019affaire.Évaluer l\u2019intensité et les conséquences est un exercice éminemment subjectif.Les tribunaux administratifs qui auront à appliquer ces critères n\u2019ont pas fini de rendre des décisions controversées.Haine relative Le test de la Cour suprême repose sur des critères assez impressionnistes.llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll A 20 L A P R E S S E M O N T R É A L V E N D R E D I 1 e r M A R S 2 0 1 3 À BIEN Y PENSER DEBATS ALAINDUBUC COLLABORATION SPÉCIALE adubuc@lapresse.ca Le suicide de Stéphane Archambault, du Service des incendies de Montréal, témoigne une fois de plus que le harcèlement psychologique peut être mortel.L\u2019agresseur peut provoquer la mort de sa victime même si telle n\u2019est pas son intention.Lorsqu\u2019il tue à coups de mots, l\u2019agresseur ne sera jamais traduit en justice et les sanctions qui peuvent lui être imposées sont parfois relativement légères.Dans ce cas-ci, la suspension de deux mois et demi de l\u2019agresseur est complaisante et nettement insuffisante.\u2013 Gilles Dussault, Québec LE CONSENSUS DE LA MÉDIOCRITÉ MICHEL KELLY-GAGNON PDG de l\u2019Institut économique de Montréal, il s\u2019exprime à titre personnel L\u2019impact de ce Sommet aura été essentiellement négatif pour les universités et leurs étudiants.Premièrement, non seulement le sous-financement de l\u2019enseignement universitaire n\u2019est-il pas réglé, il s\u2019aggrave avec des compressions de 250millions de dollars.De nouvelles sommes sont promises\u2026 dans plusieurs années.Pendant qu\u2019on fait le choix de lamédiocrité auQuébec, l\u2019enseignement dans les autres universités canadiennes sera constamment mieux financé que dans les nôtres.Deuxièmement, l\u2019indexation des droits de scolarité n\u2019estmêmepas suffisante pour maintenir la part des étudiants dans le financement de leurs universités, selon l\u2019économiste Pierre Fortin.Autrement dit, les universités se retrouvent de plus en plus en situation de dépendance envers une seule source de revenus: les fonds publics de l\u2019État liés aux aléas politiques.C\u2019est sans doute pourquoi on a vu les directions accepter de nouvelles exigences de gouvernance et autres petites vexations.Enfin, les droits de scolarité demeurent uniformes, peu importe le domaine d\u2019étude.Alors que les futurs médecins ne paient que 13%de leurs coûts de formation, les étudiants en sciences humaines en assument40%.L\u2019équité des droitsmodulés a été laissée de côté pour une solution mur à mur, pour servir le dogme inefficace de l\u2019universalité.ASCENSION D\u2019UNE COLLINE JANA HAVRANKOVA Médecin endocrinologue Il était essentiel pour le gouvernement de régler la question des droits de scolarité pour éviter un nouveau « printemps érable ».L\u2019indexation de ces droits constitue la seule vraie conclusion du Sommet.Essentielle, mais très limitée.On n\u2019a pas monté l\u2019Everest, on a escaladé une colline montérégienne.De là, on aperçoit de vastes chantiers sur l\u2019enseignement postsecondaire.Ces chantiers auraient dû se tenir logiquement avant le sommet.Toutefois, il fallait de toute urgence prévenir la crise qui menaçait de resurgir à propos de droits de scolarité pour l\u2019année 2013-2014.Les vrais enjeux de l\u2019enseignement supérieur sont pelletés vers les chantiers, qui \u2013 nous en sommes avertis \u2013 demeureront consultatifs.Pendant ce temps, les universités subiront des coupes budgétaires : pas de quoi améliorer la formation.À peu près tout le monde veut rendre l\u2019université accessible.On parle de la « juste part » du financement, mais peu de l\u2019offre des programmes universitaires, de leur qualité, des leurs résultats en ce qui concerne les emplois, la satisfaction personnelle, l\u2019apport à la société.L\u2019indexation des droits de scolarité ne règle absolument pas les questions fondamentales concernant l\u2019enseignement supérieur.Espérons que les chantiers serviront à bâtir des fondations solides.IL RESTE À TROUVER L\u2019ARGENT STÉPHANE LÉVESQUE Enseignant en français au secondaire à L\u2019Assomption Plusieurs décisions ont été prises durant le Sommet et si elles sont effectivement toutes mises de l\u2019avant (ce dont je doute fort, compte tenu des sommes en jeu), le milieu de l\u2019enseignement supérieur en sortira grandement amélioré.La création d\u2019une loi-cadre pour les universités et la mise en place du Conseil national des universités devraient réduire le nombre de décisions douteuses prises par les équipes de gestion.Le scandale du CUSM, l\u2019îlot Voyageur et l\u2019interminable saga du CHUM ne représentent que quelques exemples de cas où les universités ont dilapidé des fonds.Le désir de faire le point sur l\u2019offre de formation collégiale témoigne de la volonté de rendre le système plus flexible, moins sclérosé et mieux adapté.Le fait de réviser la formule de financement des universités et la promesse de plancher sur les frais afférents, le tout combiné à une volonté d\u2019améliorer l\u2019aide financière, devraient favoriser l\u2019accessibilité aux études.L\u2019embauche de professeurs améliorera les conditions de travail autant pour les élèves que pour le personnel, ce qui optimisera la qualité des services et, on l\u2019espère, la valeur des diplômes tant convoités.Les idées sont là, la volonté aussi : il reste à trouver l\u2019argent.Sommet profitable à long terme ?Les décisions prises au Sommet sur l\u2019enseignement supérieur auront-elles plutôt un impact positif ou négatif sur les universités québécoises et leurs étudiants ?LE DÉBAT DU JOUR PIERRE PAQUETTE Professeur d\u2019économie au Collège de Maisonneuve, l\u2019auteur a été député du Bloc québécois.Il collabore régulièrement aux pages Débats.Ceux de gauche comme de droite qui souhaitaient que le Sommet sur l\u2019enseignement supérieur soit un échec parce que de telles rencontres, selon eux, ne visent qu\u2019à protéger les acquis des groupes participants, ont dû déchanter.Loin d\u2019être une nouvelle forme de corporatisme, le Sommet a montré que les acteurs du milieu avaient pris l\u2019exercice très au sérieux.Non seulement personne n\u2019a quitté le Sommet, mais manifestement, plusieurs auraient pris quelques heures de plus pour débattre.Pour une rare fois au Québec, l\u2019enseignement supérieur a été au centre de l\u2019attention médiatique.Le public a pu prendre connaissance de l\u2019ampleur des défis qui interpellent cette mission majeure de notre société.En définitive, c\u2019est l\u2019appui de la population à une vision ou une autre de l\u2019éducation supérieure qui est la meilleure garantie de sa mise en oeuvre par le pouvoir politique.Avec les cinq chantiers, les différents acteurs du milieu ont un moyen de maintenir l\u2019intérêt pour le sort de nos universités et de nos collèges, et une certaine pression sur le gouvernement.Plusieurs l\u2019ont compris parce que tous semblent vouloir y participer.Cette approche de dialogue social renoue avec un des aspects les plus importants du modèle québécois.Des questions aussi complexes que la gouvernance, le Conseil national des universités, l\u2019offre de formation collégiale, la formule de financement et l\u2019aide financière ne se décrètent pas et méritent d\u2019être travaillés sérieusement, même si c\u2019est le gouvernement qui décidera en dernier ressort, ce qui est normal.La méthode de travail du gouvernement est la bonne.La première ministre a promis un réinvestissement de 800 millions de dollars dans la base de financement des universités.Il ne faudrait pas qu\u2019elle oublie que le sous-financement vient en grande partie des coupes de 1994-1995 du gouvernement fédéral dans les transferts pour l\u2019éducation postsecondaire qui ne les a jamais rétablis.C\u2019est 820 millions par année dont le gouvernement du Québec est privé.Il serait temps d\u2019exiger notre dû.Comme plusieurs, je suis déçu de la décision de la première ministre Marois de ne pas geler (pour vrai) les droits de scolarité.Je pense sincèrement que c\u2019est un moyen d\u2019arriver à la gratuité scolaire à tous les paliers.C\u2019est une question d\u2019équité parce que les droits de scolarité ont un effet sur l\u2019accessibilité aux études, même les adversaires de cette option le reconnaissent maintenant.Il faut par contre reconnaître que l\u2019indexation des droits (70$) n\u2019a aucune commune mesure avec la hausse substantielle des libéraux (254$) et qu\u2019on a écarté des formules comme les universités à deux vitesses et la modulation des droits de scolarité selon les domaines d\u2019étude.L\u2019enjeu des frais afférents reste dans le débat public puisqu\u2019il sera étudié par le chantier sur le financement des universités.Le plus grand apport du Sommet a donc été le refus par les participants de la logique de marchandisation de l\u2019enseignement supérieur, qui était encouragé par les libéraux et certains milieux.Cela ne signifie pas que la mise en place d\u2019un autre modèle soit garantie.La mobilisation et la vigilance des étudiants et de leurs alliés ne doivent pas cesser.Il faut bâtir sur les acquis du Sommet et poursuivre la bataille pour la gratuité.Le Sommet doit être vu comme une étape vers un autre modèle d\u2019éducation supérieure.Vers un autre modèle L\u2019enseignement supérieur a enfin été au centre de l\u2019attention médiatique PHOTO OLIVIER PONTBRIAND, LA PRESSE Comme plusieurs, je suis déçu de la décision de la première ministre Pauline Marois de ne pas geler (pour vrai) les droits de scolarité.Faites aussi valoir votre point de vue sur www.lapresse.ca/debats Pour des gens de ma génération, qui ont connu le Québec d\u2019avant l\u2019effondrement de l\u2019Église, un sommet provoque un sentiment de déjà vu.Ces grands-messes socio-économiques ont bien des similitudes avec les messes de mon enfance, avec leurs prêtres, leurs diacres, leurs rituels, et leurs palabres interminables.Sans oublier les louables efforts des fidèles pour lutter contre la somnolence.Mais le Sommet sur l\u2019enseignement supérieur de lundi et mardi a aussi suscité en moi un autre genre de réaction, que j\u2019appellerais une dislocation spatiotemporelle, l\u2019étrange sensation d\u2019être transporté ailleurs, tant dans le temps que dans l\u2019espace.À certains égards, ce Sommet était une sorte de machine à voyager dans le temps.Il était difficile d\u2019oublier le premier sommet, parce que c\u2019est toujours le modèle, celui que René Lévesque a convoqué en 1982.Mais surtout, on n\u2019a pas arrêté de multiplier les références à Mgr Alphonse-Marie Parent, à qui le Jean Lesage avait confié la présidence d\u2019une commission royale d\u2019enquête sur l\u2019éducation en 1961.Le rapport Parent a joué un rôle central dans la Révolution tranquille.Mais ses travaux s\u2019inscrivaient dans le contexte précis de l\u2019époque, une société peu éduquée qui n\u2019avait même pas de ministère de l\u2019Éducation.Ses auteurs, par exemple, rêvaient de gratuité universitaire.So what ?Jusqu\u2019où peut-on s\u2019inspirer d\u2019une réflexion d\u2019il y a un demi-siècle?J\u2019y vois davantage une manifestation du passéisme rampant, de la tendance à la sacralisation qui s\u2019empare du Québec dès qu\u2019on touche à la Révolution tranquille.Mais le Sommet nous a emportés dans un autre voyage.Pas dans un autre pays, mais plutôt dans un autre monde, dans un Québec inventé, qui ne ressemble pas au Québec réel.Un sommet, en principe, est une réunion de partenaires censés représenter et refléter la réalité de la société dont ils sont issus.Mais ce n\u2019est pas ce qui s\u2019est passé.Qui étaient les participants ?Des politiciens, beaucoup de syndicats, de nombreuses associations étudiantes, des organismes du monde de l\u2019éducation, et une foule de représentants de la «société civile» \u2013 organismes patronaux, fédération des femmes, autochtones, conseil de la coopération, chantier de l\u2019économie sociale \u2013 qui défendent chacun leur petit coin de jardin.Et surtout, beaucoup d\u2019absents: les parents, les contribuables, de vrais employeurs, des chercheurs.Le vrai monde n\u2019était pas là.En plus, les participants, essentiellement des dirigeants et porte-parole d\u2019organismes, peu importe qui ils représentent, appartiennent à une même caste, celles des professionnels du monde associatif, ce qui est également vrai pour les leaders étudiants.Il n\u2019est donc pas étonnant qu\u2019ils aient accueilli avec enthousiasme le principal consensus du forum, la multiplication des chantiers.Plus de réunions?Plus de colloques?C\u2019est leur métier! Ce qu\u2019on observe aussi, c\u2019est la convergence idéologique des participants, à l\u2019exception du monde patronal.Nous étions en terre de casseroles, avec les étudiants, la surreprésentation syndicale, et la foule d\u2019organismes sociaux qui penchent du même côté.On était loin de M.et Mme Tout-le-Monde, dont le portrait- robot nous a été donné par les derniers résultats électoraux.Tous ces partenaires sont en général à l\u2019aise avec un gouvernement du Parti québécois, ce qui donnait au Sommet un petit air de réunion de famille où Mme Marois était comme un poisson dans l\u2019eau.Le hic, c\u2019est que ce genre de rencontre s\u2019appuie davantage sur la force d\u2019inertie du corporatisme que sur le désir de changement.On l\u2019a vu à la rapidité avec laquelle l\u2019idée de moduler les frais de scolarité a été balayée.Et ça ne changera pas, parce que les étudiants, qui doivent incarner le renouveau, n\u2019ont pas brisé le moule.Ils ont plutôt pris le relais de leurs aînés, comme si le Québec tournait en rond.Une dislocation spatiotemporelle Un sommet est censé refléter la réalité de la société.Mais ce n\u2019est pas ce qui s\u2019est passé.llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll L A P R E S S E M O N T R É A L V E N D R E D I 1 e r M A R S 2 0 1 3 A 21 DEBATS POURNOUS JOINDRE La Presse, 7, rue Saint-Jacques, Montréal (Québec) H2Y 1K9 VOUS AVEZ UNENOUVELLEÀNOUS TRANSMETTRE?Écrivez-nous à nouvelles@lapresse.ca VOUS VOULEZ EXPRIMER VOTREOPINION?forum@lapresse.ca RÉDACTION 514.285.7070 commentaires@lapresse.ca Seule La Presse Canadienne est autorisée à diffuser les informations de La Presse et celles des services de la Presse Associée et de Reuters.Tous les droits de reproduction des informations particulières à La Presse sont également réservés.ISSN0317-9249.Le quotidien La Presse est publié et édité par La Presse, ltée dont le siège social est sis au 7, rue Saint-Jacques, Montréal (Québec) H2Y 1K9 et il est imprimé à Transcontinental Métropolitain, situé au 12 300, boulevard Métropolitain Est, Pointe-aux-Trembles, division de Imprimeries Transcontinental G.T.inc.Guy Crevier.Président et éditeur.ABONNEMENT 514.285.6911 ou 1.800.361.7453 www.lapresse.ca/abonnement PETITES ANNONCES 514.987.8363 ou 1.866.987.8363 petitesannonces@lapresse.ca DÉCÈS 514.285.6816 deces@lapresse.ca CARRIÈRES 514.285.7320 carrieres@lapresse.ca PUBLICITÉ 514.285.6931 STÉPHANE PALLAGE L\u2019auteur est professeur et vice-doyen à la recherche de l\u2019École des sciences de la gestion (ESG UQAM).En matière d\u2019assurance-emploi, il y a deux mauvais joueurs: les tricheurs, ceux qui abusent du pot commun et obtiennent des allocations de chômage sans véritablement chercher du travail, et le gouvernement fédéral qui ne s\u2019est pas gêné par le passé pour exproprier les surplus des caisses de l\u2019assurance-emploi.Le gouvernement Harper fait beaucoup état des tricheurs, les passagers clandestins, ceux qui bénéficient indûment des contributions des autres.Une des motivations importantes de la réforme de l\u2019assuranceemploi est précisément la volonté de réduire le nombre de ces mauvais citoyens qui passent entre les mailles du filet.Il est difficile de mesurer l\u2019importance du phénomène, puisque par définition, il est souterrain.Les chercheurs pensent qu\u2019aux États-Unis et au Canada, environ 20% des demandes frauduleuses ne sont pas détectées par les mécanismes de surveillance des agences fédérales d\u2019assurance-chômage, mais il n\u2019y a pas de certitude sur ce chiffre.Néanmoins, pour réduire le coût social supposé des resquilleurs, les gouvernements successifs ont limité la couverture d\u2019assurance en imposant une période de contribution minimale, des périodes d\u2019attente, des allocations inférieures à 100% du revenu d\u2019emploi passé et limitées dans le temps.Les travailleurs qui contribuent à l\u2019assurance-emploi ressentent directement dans ces restrictions le poids de l\u2019existence des resquilleurs.Mais revenons sur l\u2019autre mauvais joueur.Depuis 1996, les gouvernements fédéraux ont prélevé 57 milliards dans les surplus de l\u2019assurance-emploi.Cette caisse d\u2019économie est techniquement la propriété du collectif de travailleurs qui y a contribué.Nous pouvons gager sans difficulté qu\u2019il aurait fallu un nombre considérable de resquilleurs bénéficiaires pour que le coût social s\u2019élève à un tel chiffre.Les travailleurs sont donc doublement floués par l\u2019appétit somme toute modéré des resquilleurs et par celui insatiable du gouvernement fédéral.Le Québec s\u2019interroge sur l\u2019idée de rapatrier ou non le régime d\u2019assurance-emploi.Dans son modèle actuel, ce n\u2019est pas une bonne idée.On réduirait la taille du pot commun, ce qui, en assurances, signifie une plus grande difficulté d\u2019offrir la même couverture de risque.On ne résoudrait en rien l\u2019éventuel problème des resquilleurs bénéficiaires.Les bougons existent aussi au Québec.Et qui pourrait garantir aux travailleurs que le gouvernement du Québec n\u2019aurait pas un jour l\u2019idée d\u2019imiter le gouvernement fédéral et de se servir des surplus de l\u2019assurance-emploi québécoise pour éponger les éventuels déficits budgétaires?Si nous souhaitons rapatrier l\u2019assurance-emploi, changeons de modèle.Plusieurs pays, comme le Chili ou le Brésil, ont mis en place des comptes individuels d\u2019assurance-chômage.Ils fonctionnent un peu comme des comptes REER obligatoires : les travailleurs y contribuent pendant la durée de leur emploi, à concurrence d\u2019un certain plafond, et ils peuvent en retirer des montants spécifiés lorsqu\u2019ils sont sans emploi et ce pendant un temps déterminé.Les contributions sont déductibles d\u2019impôts.Le compte individuel appartient au travailleur.Il peut librement en bénéficier à sa retraite.Plus de possibilité de resquillage.Il n\u2019y a pas de pot commun dont on puisse abuser.Plus besoin de surveillance des efforts de recherche d\u2019emploi des bénéficiaires.Plus de possibilité d\u2019expropriation d\u2019éventuels surplus par un gouvernement.L\u2019idée est attrayante.Mais qu\u2019arrive-t-il à ceux qui se retrouvent chômeurs alors que leur compte est vide?Subsiste pour eux une forme d\u2019assurance- emploi traditionnelle, limitée dans le temps et dans la couverture.Sommes-nous prêts à une telle innovation sociale ?Elle serait bénéfique à plus d\u2019une société.Doublement floués Il y a les tricheurs, qui abusent de l\u2019assurance-emploi, et le gouvernement fédéral qui s\u2019est approprié les surplus des caisses Le Québec s\u2019interroge sur l\u2019idée de rapatrier ou non le régime d\u2019assurance-emploi.Dans son modèle actuel, ce n\u2019est pas une bonne idée.PIERRE FOREST Bachelier en théologie, l\u2019auteur réside à Jonquière.Qui dési rons-nous comme nouveau pape?Il est difficile pour un simple mortel de répondre à cette question sans d\u2019abord s\u2019intéresser à ce qui se passe actuellement à Rome, plus précisément au Vatican.Que l\u2019on soit croyant ou non, pratiquant ou non, catholique ou d\u2019une autre religion, l\u2019événement qui se déroulera au cours des prochaines semaines mérite notre attention.Pourquoi ?Parce que le pape est la personnalité politique (au sens large) la plus importante sur la planète, avant même les présidents ou premiers ministres des plus puissantes sociétés actuelles dans le monde.Actuellement, il y a un engouement pour un certain archevêque québécois, Mgr Marc Ouellet, que je respecte d\u2019ailleurs parce qu\u2019il est un homme d\u2019Église et qu\u2019il mérite d\u2019abord une reconnaissance de sa fonction avant de « lui lancer la première pierre ».Mais ce n\u2019est pas mon premier choix.Il y a d\u2019autres candidats plus intéressants si nous voulons que ça change.Toute personne qui s\u2019amène à une campagne électorale (et c\u2019est bien de cela qu\u2019il s\u2019agit \u2013 le fameux conclave) désire faire valoir ses forces, ses aptitudes et sa volonté de faire les choses autrement.C\u2019est ce que Benoît XVI a fait au cours de son règne même si, parfois, ça a été contesté et très mal reçu (l\u2019interdit de l\u2019usage du condom dans des pays où le sida fait des ravages, par exemple).Alors, qui est le mieux placé aujourd\u2019hui pour apporter un vent de changement dans notre Église qui en a tant besoin?Je suis favorable à l\u2019élection d\u2019un pape «non italien» et je dirais même «non européen», question d\u2019aller puiser dans les ressources humaines de l\u2019Afrique ou de l\u2019Amérique latine.Et d\u2019amener un pasteur au Saint-Siège qui est davantage à l\u2019écoute de la pauvreté sous toutes ses formes qu\u2019à l\u2019écoute des besoins d\u2019organisation (structures, finances et édifices).Car la pauvreté, c\u2019est d\u2019abord financier et matériel, mais c\u2019est également tout ce qui touche les dépendances (jeu, sexe, drogues, alcool, pouvoir) et qui empêche la personne humaine d\u2019être en équilibre et en harmonie.Donc un nouveau pape qui sera accueillant à toutes les cultures qui peuplent cette planète et qui ne demandent que des accommodements (on connaît ça, nous les Québécois, les accommodements) dans la manière de vivre notre spiritualité, notre religion (catholique ou chrétienne) et nos rites de passage.La pratique de la religion, c\u2019est une affaire de tous les jours, pas seulement «du dimanche».Ainsi, un pape qui accepterait de laisser plus de place aux femmes au sein de l\u2019Église en terre québécoise, à titre de «projet-pilote» par exemple, cela n\u2019apporterait que du positif, puisque chez nous, l\u2019égalité «homme-femme» fait partie de nos habitudes sociales et même politiques.Et cette ouverture amènerait déjà un vent de renouveau à cause du fait que la société a besoin de toutes les qualités que les femmes apportent là où elles sont engagées.Elles sont présentes actuellement, mais l\u2019Église (officielle) ne les reconnaît pas dans leur entièreté.Et nous verrions apparaître des couples encore plus unis et plus engagés dans leur foi au sein de toutes nos communautés.Ce ne serait qu\u2019un début et un renouveau éventuel à l\u2019importance de la vie spirituelle chez tout être humain.Nous pourrions voir naître davantage de communautés d\u2019Église à «échelle humaine» (car il en existe déjà, mais en un trop petit nombre) en marge des paroisses officielles.Continuons de rêver en espérant que l\u2019Esprit saint soufflera «du bon bord» et qu\u2019il influencera suffisamment les cardinaux afin qu\u2019ils choisissent un nouveau leader catholique qui saura répondre à nos attentes et nos besoins.L\u2019Esprit saint soufflera-t-il du « bon bord » ?Il y a un engouement pour le cardinal Ouellet, mais d\u2019autres candidats sont plus intéressants si nous voulons que ça change Un pape qui accepterait de laisser plus de place aux femmes au sein de l\u2019Église en terre québécoise, à titre de « projet-pilote », cela n\u2019apporterait que du positif.PHOTO JACQUES BOISSINOT, LA PRESSE CANADIENNE Les travailleurs qui contribuent à l\u2019assurance-emploi ressentent directement dans ces restrictions le poids de l\u2019existence des resquilleurs.Sur la photo, des manifestants contre la réforme accueillent Stephen Harper lors de son passage à Rivière-du-Loup, hier.llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll A 22 L A P R E S S E M O N T R É A L V E N D R E D I 1 e r M A R S 2 0 1 3 ACTUALITÉS CHRISTIANE DESJARDINS Pour avoir foncé délibérément sur deux adolescents et blessé gravement l\u2019un d\u2019eux, Cédric Champoux Mar tin a été condamné à six ans de prison, ce matin, à Montréal.« Le comportement délibéré de l\u2019accusé en utilisant une automobile dans le contexte particulier de cette affaire, révèle un manque de jugement flagrant et une absence de sensibilité à l\u2019égard de la vie d\u2019autrui.Conscient d\u2019avoir roulé sur le corps d\u2019un enfant, il a choisi de quitter les lieux laissant les victimes à leur propre sort », a fait valoir la juge Nathalie Fafard, ce matin, dans sa décision sur la peine de l\u2019accusé.Ce dernier avait 23 ans au moment des événements.Les faits sont survenus le 26 septembre 2011, vers 16h30, dans une ruelle située entre les rues Lacordaire et Louis-Veuil lot.Les deux garçons de 15 et 13 ans marchaient côte à côte dans la ruelle quand une voiture a surgi à vive allure.Les deux adolescents se sont rangés pour laisser passer la voiture, mais celle-ci a plutôt foncé dans leur direction.Le plus jeune a pu s\u2019aplatir sur une clôture, mais l\u2019autre a été heurté de plein fouet.Il s\u2019est retrouvé sur le capot puis a roulé sous les roues de la voiture, qui a continué son chemin.L\u2019adolescent a subi de nombreuses fractures et une lacération du foie, et il est resté avec d\u2019importantes séquelles.L\u2019accusé, de frêle stature, a aujourd\u2019hui 25 ans.Il préfère se faire appeler Alicia parce qu\u2019il se voit comme une femme.La juge a relevé qu\u2019il prend des hormones pour sa transformation physique, mais qu\u2019il ne veut pas subir d\u2019opération pour changer de sexe.Le jeune homme a des antécédents jud ic ia i res , notamment pour menaces, vol qualifié et omission de se conformer à un engagement.Il aurait subi de la violence dans son enfance et a commencé à consommer de l\u2019alcool à l\u2019adolescence.Il a été décrit comme immature et impulsif.Il a foncé sur les jeunes parce qu\u2019il les avait vus essayer d\u2019ouvrir les portières de voitures garées dans la rue.Au terme de son procès, l\u2019accusé a été déclaré coupable de voies de fait graves, de voies de fait armées et de délit de fuite causant des lésions corporelles.L a p r o c u reu r e de l a Couronne Nadine Haviernick suggérait sept ans de prison, tandis que Me Sandra Brouillette, de la défense, proposait de 15 à 24 mois en plus de la détention provisoire, qui est de 17 mois.La juge a tranché.Six ans de prison pour avoir foncé sur deux adolescents CATHERINE HANDFIELD Qua li fia nt les gestes du pompier Patrick Deschatelets d\u2019« abominables, cruels et inhumains », le juge Claude Provost l\u2019a déclaré coupable d\u2019homicide involontaire et de négligence criminelle ayant causé la mort, hier, au pa l a i s de j u s t i ce de Longueuil.«La preuve démontre hors de tout doute raisonnable que ces gestes ont démontré une insouciance déréglée et téméraire à l\u2019égard de la vie ou de la sécurité de la victime », a dit le magistrat.Pendant la lecture du jugement, l\u2019accusé, qui est en liberté, est resté accoudé à côté de son avocat, faisant dos à la salle d\u2019audience.Le drame est survenu le 23 février 2008 lors d\u2019une activité de sadomasochisme, au sous-sol du domic i le de Pat r ick Deschatelets , dans la munic ipal ité de Saint-Bruno-de-Montarville.Environ 24 heures après l e débu t de l a s éa nc e , l\u2019accusé a attaché un lourd collier de métal au cou de la victime, qu\u2019il fréquentait depuis quatre mois.Le collier était attaché à une chaîne fixée au plafond, de sorte que la femme de 39 ans était contrainte de rester debout.Ses poignets étaient menottés.Pat r ick Deschatelet s a retrouvé sa partenaire inconsciente après s\u2019être absenté une vingtaine de minutes pour aller acheter des pâtes à l\u2019épicerie.Elle est morte pendue par le poids du collier qui, aux yeux de juge, s\u2019apparentait « davantage à un instrument de torture du Moyen-Âge qu\u2019à un objet de décoration, de parure ou d\u2019ornement ».Aucun cadre clair Le juge Provost a souligné qu\u2019il n\u2019existe pas au Canada de déc i s ion ayant t racé les paramètres juridiques d\u2019activités sadomasochistes.Les adeptes peuvent suivre c e r t a i nes r e comma ndations, dont celles de ne pas abandonner une personne placée dans une situation de vulnérabilité.Il est aussi conseillé d\u2019utiliser un code pour indiquer au partenaire de cesser une activité trop douloureuse.Patrick Deschatelets, pompier à Montréal, n\u2019avait pas pris ces précautions.L\u2019homme de 4 6 ans a fait subir à la victime « de multiples vexations de tous ordres » : il lui a, entre autres chose s , admin is t r é des décharges de pistolet électrique (Taser) et demandé de boire son urine.« Son intégrité, son équilibre psychologique, sa liberté, sa dignité ont été durement mis à l\u2019épreuve », a dit le juge Claude Provost.Pat r ick Deschatelet s a répété à plusieurs reprises que la victime, qui jouait le rôle de la « soumise », était consentante.Or, « cet argument est sans valeur d\u2019un point de vue juridique », a fait valoir le juge Provost.À titre de comparaison, il a souligné qu\u2019un conducteur qui consent à ce qu\u2019une personne pratique le surf en voiture pourrait faire face aux mêmes accusations.En sor tant de la sa l le d\u2019audience, la soeur cadette de la victime a souri, soulagée par la conclusion de ces cinq années difficiles.«Ç\u2019a été une catastrophe pour toute la famille», a-telle dit, soulignant la détresse qu\u2019a pu ressentir le fils de la victime, qui n\u2019avait que 9 ans lors du drame.Les plaidoiries sur la peine auront lieu le 17 avril.SÉANCE DE SADOMASOCHISME Patrick Deschatelets coupable d\u2019homicide involontaire PHOTO ANDRÉ PICHETTE, LA PRESSE Lors de son procès, Patrick Deschatelets a répété à plusieurs reprises que la victime, qui jouait le rôle de la « soumise », était consentante.«La preuve démontre hors de tout doute raisonnable que ces gestes ont démontré une insouciance déréglée et téméraire à l\u2019égard de la vie ou de la sécurité de la victime .» \u2014 Le juge Claude Provost PHOTO PATRICK SANFAÇON, LA PRESSE C\u2019est dans ce camion que le ou les coups de feu ont été tirés.Un quinquagénaire a été blessé par au moins une balle tirée par une de ses connaissances, hier matin, à Repentigny.Vers 10 h, les policiers ont été alertés par des voisins qui avaient entendu des coups de feu, place des Chevalins.À leur arrivée dans cette courte rue qui se termine en cul-de-sac, ils ont vu un camion Ford F-150 en plein milieu de la chaussée, la vitre du côté passager fracassée.Entre le camion et une maison, un homme marchait.«À notre arrivée, il a levé les mains en l\u2019air et s\u2019est laissé arrêter sans résister.Il avait de légères blessures aux mains », a expliqué le sergent Bruno Marier, du Service de police de Repentigny.Dans la maison, les agents ont trouvé un autre homme, l\u2019occupant des lieux, sérieusement blessé par balle.Une arme à feu a été saisie sur les lieux.C\u2019est dans le camion que le ou les coups de feu ont été tirés.On ne craint pas pour la vie du blessé, qui est demeuré conscient durant son transport en ambulance.\u2014 David Santerre Repentigny Un homme blessé par balle Après deux ans d\u2019enquête et une situation rapportée plusieurs fois dans les médias, la Régie de l\u2019assurance maladie du Québec (RAMQ) conclut que la clinique Medisys 123, à Montréal, a contrevenu à la loi en ayant facturé des frais illégalement à des patients.En mai 2010, la clinique de la rue Sherbrooke a instauré un service de « conciergerie pédiatrique » appelé Service 123.En échange de 975$ par an et par enfant, les parents obtenaient une multitude de services comme des consultations d\u2019urgence, l\u2019injection de vaccins subventionnés et un service téléphonique 24 heures sur 24, 7 jours sur 7, avec un pédiatre ou une infirmière spécialisée.L\u2019enquête de la RAMQ a cependant démontré qu\u2019un patient ne pouvait pas obtenir un rendez-vous avec un pédiatre s\u2019il n\u2019avait pas adhéré au service.Elle a aussi révélé qu\u2019un patient ne pouvait pas être remboursé s\u2019il n\u2019avait eu besoin d\u2019aucun service durant la période d\u2019inscription.«Cette situation implique l\u2019existence d\u2019une condition d\u2019accès à un médecin, sous forme du versement d\u2019un montant d\u2019argent, ce qui est prohibé par la Loi sur l\u2019assurance maladie », a indiqué la Régie dans son rapport.Les clients qui se sont fait facturer des frais illégaux peuvent faire une demande de remboursement à la Régie.\u2014 Émilie Bilodeau Enquête de laRAMQLa clinique Medisys 123 a facturé des frais illégalement llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll L A P R E S S E M O N T R É A L V E N D R E D I 1 e r M A R S 2 0 1 3 A 23 Quel avenir pour les vieilles banlieues ?MaiSOn SAMEDI Tous les samedis dans 4N=9P 7P1=/NLOP21 -E*(I D@8RG 0F< )3=>C'< )8 ;F
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