La presse, 11 mars 2013, C. Arts
[" TÉLÉVISION Que regarderez-vous à la télé ce soir ?Découvrez les suggestions de Richard Therrien à lapresse.ca/therrien www.lapresse.ca/arts ARTS PHOTO OLIVIER PONTBRIAND, LA PRESSE Lou Doillon FIFA DES FILMS POUR LES CINQSENS PAGE 2 La Presse a appris que Lou Doillon fera partie de la programmation du festival Osheaga qui sera dévoilée ce soir.Lors de son passage au Québec en janvier dernier, l\u2019actrice et chanteuse française a visité notre salle de rédaction pour une entrevue et une séance de photos des plus sympathiques.Discussion sur la vie, la musique et l\u2019amour.ÉMILIE CÔTÉ Silhouette élancée, chevelure brune et grandes mains frêles de pianiste : Lou Doillon ressemble à sa mère, Jane Birkin.Son père est le réalisateur Jacques Doillon ; Charlotte Gainsbourg, sa demi-soeur.Si Lou Doillon a fait paraître un premier album de musique, c\u2019est grâce au chanteur Étienne Daho, qui l\u2019a mise en confiance en lui disant qu\u2019elle « était peut-être le secret le mieux gardé de sa famille».Mère d\u2019un garçon né quand elle avait 19 ans, Lou Doillon a eu mille vies.Elle a multiplié les rôles au cinéma, monté plusieurs fois sur les planches et enfilé les contrats de mannequin.Sa carrière a connu des hauts et des bas.« À 30 ans , dans mon métier, j\u2019ai déjà été hype, bankable, unbankable, unhype, hype again.Mais je crois qu\u2019une expérience négative est toujours une expérience positive.J\u2019en ai mis du temps à me chercher, mais, aujourd\u2019hui, je suis ravie de mon parcours costaud», confie-t-elle.Il y a trois ans, Étienne Daho, un ami de la famille, l\u2019a convaincue de faire de la musique.« Il m\u2019a regardée avec amour, raconte-t-elle.Pour la première fois de ma vie, j\u2019avais l\u2019impression d\u2019être précieuse et protégée.Pendant deux ans, il a fait de la contrepsychologie et, chaque fois que j\u2019avais un argument pour ne pas faire de la musique, il le démolissait.» LOU DOILLON LABEAUTÉDES PERDANTS OPÉRA DEAD MAN WALKING: NOTRE CRITIQUE PAGE 5 MÉDIAS QUE FAIRE DE MUSIQUEPLUS?PAGE 3 VoirDOILLON en page 4 MONTRÉAL LUNDI 11 MARS 2013 OFFRE EXCLUSIVE AUXABONNÉS Ceci n\u2019est pas un coupon.Pour profiter de cette offre, il faut être abonné à La Presse et se rendre à l\u2019adresse lapresse.ca/privileges.15$ DE RABAIS PROFITEZ DE À L\u2019ACHAT D\u2019UN BILLET AU TARIF RÉGULIER Cette offre est valide uniquement à l\u2019achat d\u2019un billet régulier de catégorie 1-2-3 au prix courant à la billetterie de l\u2019Opéra de Montréal et Place des arts du 16 février au 16 mars 2013.Ne peut être jumelée à aucune autre promotion.Non monnayable.Ne s\u2019applique pas aux forfaits et prix de groupes.Selon disponibilités.Visitez le www.operademontreal.com pour plus de détails sur la programmation 2012-13 de l\u2019Opéra de Montréal.88 ARTS CINÉMA THÉÂTRE HUGUETTE OLIGNY, LE GOÛT DU BONHEUR, de Pascal Gélinas « Je suis la femme la plus heureuse au monde.Je nage dans le bonheur ! » lance Huguette Oligny, calée dans son fauteuil d\u2019un CHSLD, la voix claire mais les yeux voilés par les brumes du temps.Pour emprunter la formule de Gérard Poirier, un autre vétéran acteur interviewé dans le film de Pascal Gélinas, Mme Oligny est « une actrice qui a peuplé les rêves » de plusieurs générations de Québécois.De Tit-Coq à La dame de 100 ans, de Rue des Pignons à Cormoran, elle a défendu des centaines de rôles dans moult radiothéâtres et téléthéâtres, films, pièces et téléromans.La dernière fois qu\u2019on l\u2019a vue sur les planches, c\u2019était en 2000 au Théâtre d\u2019Aujourd\u2019hui, dans Les vieux ne courent pas les rues.Titre prémonitoire : la comédienne s\u2019est retirée après.Avant de déménager dans une résidence, il y a deux ans, Mme Oligny habitait seule dans son logement du quartier Côte-des-Neiges.Ne fût-ce que pour s\u2019acheter une pinte de lait, elle sortait toujours bien habillée, coiffée et maquillée.Fière, belle et douée pour le bonheur.à 91 ans.\u2014 Luc Boulanger Mardi 19 mars, 18 h 30, Cinquième Salle de la Place des Arts FESTIVAL INTERNAT IONAL DU FILM SUR L\u2019ART MUSIQUE CLASSIQUE LE MYSTÈRE MUSICAL CORÉEN, de Thierry Loreau et Pierre Barré En 1995, la Corée du Sud était quasiment absente du milieu de la musique classique.Aujourd\u2019hui, c\u2019est le contraire.Les musiciens sud-coréens se sont multipliés et gagnent des concours internationaux.Ce documentaire belge aborde ce curieux phénomène en nous amenant notamment dans les familles rencontrer les jeunes prodiges, leurs parents et bien sûr quelques profs émérites.Un autre regard sur le pays de Samsung, de Hyundai et du Gangnam Style.\u2014 J.-C.Laurence Mercredi 20 mars, 18h30, Musée McCord MUSIQUE POP THE BEATLES\u2019 MAGICAL MYSTERY TOUR REVISITED, de Francis Hanly Présenté à la BBC en 1967 et regardé à l\u2019époque par un tiers de la population britannique, le film Magical Mystery Tour fut le premier échec des Beatles.Les gens ordinaires avaient détesté ce road movie vaguement psychédélique, et la critique avait démoli ses prétentions cinématographiques.Quarante-cinq ans plus tard, un documentaire revient sur ce film expérimental surréaliste et largement incompris, qui semble avoir été réhabilité depuis.Ringo Starr, Peter Fonda, Martin Scorsese, Terry Gilliam et le « père » du projet, Paul McCartney, sont au nombre des participants.\u2014 Jean-Christophe Laurence Samedi 23 mars, 18h30, salle J.-A.De Sève de l\u2019Université Concordia MODE GOLDEN EIGHTIES, d\u2019Olivier Nicklaus Revenue en force ces dernières années, la mode des années 80 a notamment révélé les Français Jean Paul Gaultier, Azzedine Alaïa, Thierry Mugler et Claude Montana.Un documentaire revient sur cette époque bénie du « french fashion», en allant à la rencontre de ces quatre designers qui n\u2019ont pas tous eu le même destin.À voir, ne serait-ce que pour les réjouissants films d\u2019archives.Golden Eighties est le premier volet du triptyque Fashion! d\u2019Olivier Nicklaus, qui inclut aussi les films Antifashion et Go Global, sur la mode des années 90 et des années 2000.\u2014 J.-C.Laurence Samedi 16 mars, 21h, Cinquième Salle de la Place des Arts Des films pour les cinq sens Considéré comme l\u2019un des meilleurs festivals de cinéma de Montréal, le FIFA (Festival international du film sur l\u2019art) revient jeudi pour la 31e année avec une programmation qui va dans tous les (cinq) sens.Cinéma, mode, peinture, design, musique pop et classique, sculpture, photo, danse, théâtre, littérature, architecture, films expérimentaux, réflexions sur la création: les festivaliers auront amplement de quoi étancher leur soif de culture avec un petit ou un grand «c», et ce, jusqu\u2019au 24 mars.Les suggestions de la section des Arts.PHOTOS FOURNIES PAR LE FIFA BÉDÉ SEX IN THE COMIX, de Joëlle Oosterlinck Manara.Son seul nom suffit à réveiller les souvenirs de femmes sensuelles.et de scénarios souvent bien moins raffinés que son coup de crayon.La documentariste Joëlle Oosterlinck (Art Spiegelman \u2014 Traits de mémoire) a interviewé le maître italien et une foule d\u2019autres auteurs de bandes dessinées érotiques pour cerner leurs motivations, leurs fantasmes, leurs visions de la sexualité.et les limites de leur art.Robert Crumb, Aude Picault, Bastien Vivès et quelques spécialistes figurent dans ce documentaire au ton un peu racoleur (il est animé par une espèce de vamp en robe rouge), mais au propos fichtrement intéressant.\u2014 Alexandre Vigneault Samedi 23 mars, 18h30, salle Claude-Jutra de la Cinémathèque québécoise ; dimanche 24 mars, 18h30, Grande Bibliothèque LITTÉRATURE THE FATWA \u2014 SALMAN\u2019S STORY, de Jill Nicholls Joseph Anton.C\u2019est le pseudonyme que Salman Rushdie a dû utiliser pendant des années après la fatwa lancée contre lui par l\u2019ayatollah Khomeiny en 1989, pour le punir de la publication de son roman Les versets sataniques.Joseph Anton, c\u2019est aussi le titre du dernier livre de l\u2019écrivain qui raconte ces années d\u2019angoisse et de retraite pour éviter le danger.Dans la foulée de la parution de ce livre, la BBC a eu un accès privilégié à Rushdie et à ses proches, qui expliquent en détail les conséquences de cette fatwa sur leurs vies.\u2014 Chantal Guy Jeudi 14 mars, 16h, Musée des beaux-arts ; samedi 16 mars, 16h, et vendredi 22 mars, 21h, Grande Bibliothèque LITTÉRATURE LA LONGUEUR DE L\u2019ALPHABET, de Joe Balass Portrait en profondeur de l\u2019homme de lettres Naïm Kattan, qui est né à Bagdad en 1928, et qui a choisi de s\u2019établir au Québec en 1954.C\u2019est ici qu\u2019il fera sa vie, écrira une oeuvre prolifique, participera à la vie intellectuelle en étant professeur, critique et journaliste, fréquentera les grands esprits et sera témoin de la transformation de sa société d\u2019accueil à laquelle il a apporté une grande richesse.\u2014 Chantal Guy Dimanche 17 mars, 18h30, Grande Bibliothèque; dimanche 24 mars, 16h, salle Claude-Jutra de la Cinémathèque québécoise PHOTO LE SIÈCLE DE BRESSON, de Pierre Assouline À l\u2019heure où la photographie se démocratise à grands coups de caméras numériques, il est bon de revenir à l\u2019un des grands photographes du XXe siècle, Henri Cartier-Bresson.Avec des moyens rudimentaires qui feraient hérisser le poil des photographes actuels, ce grand artiste a su saisir son époque comme personne et demeure une référence absolue dans le domaine.Réalisé par le journaliste Pierre Assouline, qui a aussi écrit une biographie de Cartier-Bresson.\u2014 J.-C.Laurence Samedi 16 mars, 18h30, et jeudi 21 mars, 16h, Musée des beaux-arts PHOTO AFP llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll 2 A R T S L A P R E S S E M O N T R É A L L U N D I 1 1 M A R S 2 0 1 3 ARTS NATHALIE COLLARD MÉDIAS Dans la foulée de la fusion Bell-Astral qui obligerait Bell à se défaire de certaines chaînes de télé, on a appris que MusiquePlus, la station vidéo qui nous a fait découvrir Véronique Cloutier, Geneviève Borne et Marie Plourde, serait probablement vendue aux enchères.Qui pou r r a i t b ien a c he t e r MusiquePlus et pourquoi ?À la blague, des anciens VJ ont lancé sur Facebook l\u2019idée de l\u2019acheter en groupe.Sérieusement, on peut se demander quel serait l\u2019intérêt d\u2019acquérir une chaîne qu\u2019on identifie encore à la diffusion de vidéoclips.Si vous avez des jeunes à la maison, vous savez qu\u2019ils regardent désormais les clips sur YouTube ou encore qu\u2019ils les découvrent sur le mur Facebook de leurs amis.Les cotes d\u2019écoute de MusiquePlus confirment sa faible popularité : avec 0,5% de parts de marché (BBM), elle est à peine plus regardée que la télévision communautaire MAtv et moins regardée que MétéoMédia.En fait, au cours des dernières années, MusiquePlus a essayé d\u2019attirer les jeunes avec des téléréalités trash comme Bienvenue à Jersey Shore ou L\u2019incroyable famille Kardashian.Le même phénomène s\u2019observe aux États-Unis : MTV, qui a déjà été LA référence pour les jeunes \u2013 même les candidats à la présidence des États-Unis s\u2019y arrêtaient durant leur campagne \u2013 diffuse beaucoup d\u2019émissions de téléréalité médiocres.Dans les deux cas, c\u2019est loin d\u2019être un succès retentissant.Cela dit, ce serait dommage de jeter le bébé avec l\u2019eau du bain.En effet, même s\u2019il y a plusieurs piètres émissions, il y a aussi dans la programmation actuelle de MusiquePlus des éléments de qualité.À commencer par Claude Rajotte, un véritable trésor national dont la critique du dernier disque d\u2019Anik Jean \u2013 une affaire réglée en 51 secondes top chrono \u2013 est devenue virale dans les réseaux sociaux.Cet érudit à l\u2019humour décapant ne doit pas perdre son micro.Il y a aussi M.Net, animé par Denis Talbot et ses collaborateurs, une référence dans le monde de la techno.Débat critique, une émission où on discute de sujets culturels, vaut également le coup d\u2019oeil.Bref, un éventuel acheteur de MusiquePlus, s\u2019il voulait proposer parallèlement un volet web plus substantiel, pourrait offrir un contenu alternatif de qualité et un ton plus cinglant à un public de jeunes adultes mal servi par la télé généraliste.Un regroupement de producteurs pourrait également se porter acquéreur de MusiquePlus.Il ne faut pas négliger le fait que les studios sont encore l\u2019épicentre d\u2019événements musicaux : souvenons-nous de la visite de One Direction l\u2019an dernier ou du miniconcert d\u2019Of Monsters and Men en direct des studios de la rue Sainte- Catherine.Super bien située dans le Quartier des spectacles, la vitrine de MusiquePlus n\u2019a pas complètement perdu son pouvoir d\u2019attraction.C\u2019est une marque de commerce sur laquelle on peut encore miser.Dans son blogue l\u2019autre jour, le collègue du Soleil Richard Therrien émettait l\u2019idée que MusiquePlus soit racheté par Québecor.Idée intéressante quand on sait que l\u2019ancien patron de la station, son père spirituel en quelque sorte, Pierre Marchand, est aujourd\u2019hui président d\u2019Archambault, une filiale de Québecor.Il saurait quoi faire avec les installations.QuébecorpourraitutiliserMusiquePlus pour développer des nouveaux talents et recycler ses émissions de téléréalité artistiques comme La voix et Star Académie.Peut-être sont-ils en train d\u2019y penser.Chose certaine, malgré les problèmes des der n ières années , MusiquePlus n\u2019est pas une coquille vide.Elle a encore du potentiel.Qui dit mieux ?#ONAIME La websérie Manigances, cette intrigue policière mettant en vedette le duo Maxim Martin et feu Jean-Guy Moreau, est désormais offert en DVD.Pour ceux qui l\u2019auraient manqué sur kebweb.tv #ONAIMEBEAUCOUP La une de TIME Magazine mettant en vedette Sheryl Sandberg.La patronne de Facebook, invitée à 60 Minutes hier, lance demain ce qu\u2019elle décrit comme un manifeste féministe.On risque de la voir beaucoup dans les médias au cours des prochaines semaines.Que faire de MusiquePlus ?PHOTO HUGO-SÉBASTIEN AUBERT, ARCHIVES LA PRESSE Même s\u2019il y a plusieurs piètres émissions, il y a aussi dans la programmation actuelle de MusiquePlus des éléments de qualité.À commencer par l\u2019érudit à l\u2019humour décapant Claude Rajotte (à droite) ou l\u2019animateur de M.Net, Denis Talbot (à gauche), une référence dans le monde de la techno.ANDRÉ DUCHESNE LOSANGELES Chaque année, de janvier à avril, Yanic Truesdale rembarque dans la même galère: une course aux auditions dans le but de décrocher un rôle pour l\u2019enregistrement d\u2019un pilote de série américaine.Et ce n\u2019est pas parce qu\u2019il a défendu un personnage important dans Gilmore Girls qu\u2019on lui offre des rôles sur un plateau d\u2019argent.Comme la très grande majorité des acteurs hollywoodiens, ce comédien québécois passe et repasse des auditions.Auditionner à Los Angeles, c\u2019est la norme! «Il n\u2019y a pas un acteur sur Terre qui n\u2019aime pas mieux se faire offrir directement un contrat.Mais ici, ce n\u2019est pas la réalité, dit le comédien établi dans la Cité des Anges depuis 15 ans.Ce processus fait partie de la carrière d\u2019un acteur américain pour le reste de ses jours.» La réalisation d\u2019une série de télévision américaine est basée sur le pilote.Les grands réseaux en commandent plusieurs, mais seulement quelques- uns sont retenus.Les autres passent à la trappe, mais les participants en tirent un bon salaire, souvent le double du cachet d\u2019un épisode de série.« En signant pour un pilote, on s\u2019engage pour un an ou plus.Si le projet de série n\u2019est pas retenu, on a au moins une compensation», explique M.Truesdale.Les auditions visent à dénicher les comédiens principaux.Selon les thèmes à la mode et le profil de personnage recherché, un comédien comme Truesdale peut faire de deux à trois auditions par semaine.«Si tu as 22 ans et que les gens te connaissent, tu peux avoir trois auditions par jour.Tu cours d\u2019un bout à l\u2019autre de la ville.» En audition, le comédien doit souvent donner la réplique à un agent de casting, ce qui n\u2019est pas l\u2019idéal.«Moi, on me veut souvent pour de la comédie où tout est dans le timing, dit Truesdale.Or, avoir du timing avec quelqu\u2019un qui lit platement toutes les répliques, c\u2019est ingrat.Il faut développer des techniques pour apprendre à jouer sans cette rétroaction.» Le bon choix Truesdale n\u2019a pas décroché de rôle récent aux États-Unis.Son dernier pilote remonte à trois ans.«Je pourrais écrire un livre sur le nombre de fois où ç\u2019a été entre quelqu\u2019un d\u2019autre et moi, dit-il.Plusieurs facteurs font la différence.Sans la ténacité et la patience, tu n\u2019y arrives pas.» Dans son cas, il travaille, enchaîne les auditions etmousse des projets.Il a passé trois mois à New York l\u2019automne dernier à proposer une pièce de théâtre dans laquelle il jouerait.«Ça fait 10 ans que je ne suis pas monté sur les planches, parce que lorsqu\u2019on est engagé pour une série ici, on ne fait rien d\u2019autre.Ce n\u2019est pas comme à Montréal où les gens vont t\u2019accommoder pour que tu joues tes scènes le jour afin de pouvoir être au théâtre le soir.» Le comédien qui aura 43 ans le 17 mars garde des liens avec le Québec.L\u2019an dernier, il interprétait Yan, animateur de talk-show cassant dans Mauvais karma.«Ce n\u2019est pas moi! C\u2019est un personnage, lance Truesdale en s\u2019esclaffant.J\u2019ai eu un grand plaisir à le faire parce qu\u2019Isabelle [Langlois, la scénariste] écrit très bien.Je comprends son cynisme et son sarcasme.» Mme Langlois lui renvoie l\u2019ascenseur: «C\u2019est fort agréable de lui confier une partition parce que Yanic a un timing naturel.Il manie bien l\u2019ironie et l\u2019euphémisme.Son jeu est précis.» Truesdale est heureux de ses choix.«Aussi longtemps qu\u2019on auditionne, ça veut dire qu\u2019on a des occasions, lance-t-il.M\u2019installer à Los Angeles a été le plus gros risque de ma vie! J\u2019ai été déstabilisé.Je quittais mon milieu, ma langue, ma culture.Je ne connaissais personne et mon anglais n\u2019était pas parfait à l\u2019époque.J\u2019étais naïf et courageux.Mais je pense que le courage vient parfois avec la naïveté.Sans cette naïveté, tu ne fonces plus, tu n\u2019oses plus et tu restes dans ta petite boîte.» TÉLÉVISION / Yanic Truesdale La vie en auditions PHOTO FOURNIE PAR L\u2019ARTISTE Yanic Truesdale : «M\u2019installer à Los Angeles a été le plus gros risque de ma vie ! J\u2019étais naïf et courageux.Mais je pense que le courage vient parfois avec la naïveté.» Inch\u2019Allah, Camion, Snow and Ashes, Roméo onze, Catimini et plusieurs autres films québécois seront en vedette à Copenhague dans le cadre de l\u2019événement Tapis rouge au cinéma québécois, du 31 mai au 7 juin.Cet événement annuel permet de faire des échanges entre le cinéma du Québec et celui d\u2019autres régions du monde.Deux invités québécois seront de l\u2019événement, à savoir la productrice Kim McCraw de micro_ scope, qui présentera Inch\u2019Allah, et le cinéaste Philippe Lesage qui présentera son documentaire Laylou.Le court métrage Chef de meute de Chloé Robichaud et le long métrage Inch\u2019Allah d\u2019Anaïs Barbeau- Lavalette seront projetés lors de la soirée d\u2019ouverture alors que le court métrage Trotteur d\u2019Arnaud Brisebois et Francis Leclerc et le long métrage Les manèges humains de Martin Laroche seront présentés en clôture.\u2014 André Duchesne Cinéma québécois à Copenhague llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll L A P R E S S E M O N T R É A L L U N D I 1 1 M A R S 2 0 1 3 A R T S 3 Ce concours est publié dans La Presse les 11-12-13 mars.Le tirage au hasard aura lieu le jeudi 14 mars.Les 5 grands gagnants recevront leur prix par la poste.Valeur totale des prix offerts: 424.50$.Règlement disponible chez Les Films Séville.Pour participer, visitez le vivafilm.com et inscrivez l\u2019indice : KIMI vous offre la chance de GAGNER l\u2019un des 5 ensembles-cadeaux incluant : 1 roman 1 album illustré 1 affiche autographiée par l\u2019équipe du film 1 laissez-passer quadruple 3D PRÉSENTEMENT À L\u2019AFFICHE Guillaume Perreault Mariloup Wolfe Maxime Le Flaguais Téléchargez gratuitement l\u2019application Sarila Facebook.com/SARILAFILM \u201cUN FILM3D, 100%QUÉBÉCOIS, QUE JE VOUS CONSEILLE FORTEMENT ! \u201d Rachel Graveline, Le Globe \u201cUNE RÉUSSITE ! [.] DES PERSONNAGES ADORABLES ! \u201d Stéphane Leclair, SRC \u201cUNE OEUVRE SPLENDIDE ET AMBITIEUSE [.] ÉPOUSTOUFLANT ! \u201d Myriam Lefebvre, Huffington Post ARTS 0311 17h00 17 h 30 18 h 00 18 h 30 19 h 00 19 h 30 20 h 00 20h30 21h00 21h30 22h00 22h30 23h00 23h30 SRC Privé de sens Union fait la force Le Téléjournal 18 h 30 vies Les Parent Auberge chien noir / Avec le temps.19-2 Le Téléjournal 22h45 Nouv.sports 23h05 Alors on jase! \" TVA 16h55 TVA nouvelles TVA nouvelles Le Tricheur Tranches de vies La Voix Yamaska Toute la vérité TVA nouvelles 22h45 Denis Lévesque 23h45 Signé M \" V Duo La guerre des clans Atomes crochus Un souper parfait Et si?Rire et délire CSI: NY / Near Death Le mentaliste / Le piège Taxi payant Un souper parfait Face à face: Débat Instant Gagnant \" TQc 1, 2, 3.Géant Toc toc toc Les Argonautes Tactik Légitime dépense .monde dehors Planète science Questions de société / Objectif Nord 24 heures chrono / De 13 h à 14 h Une pilule, une p'tite granule CBC CBC News: Montreal Lang and O'Leary George S.Coronation Street Dragons' Den Murdoch Mysteries / Victoria Cross CBC News: The National CBC News: Mont.George S.CTV-M The Dr.Oz Show CTV News eTalk Big Bang Theory Anger Manage Big Bang Theory The Following/Welcome Home Castle / After the Storm CTV National News CTV News \" GBL-Q 16h30 ! Young & R.Ricardo Evening News Global National E.T.Canada Ent.Tonight Bones / The Future in the Past Hawaii Five-0 / Popilkia Deception / You're the Bad Guy News Final E.T.Canada ABC The Dr.Oz Show ABC 22 News ABCWorld News ABC 22 News TMZ The Bachelor 22h05 The Bachelor ABC 22 News 23h35 J.Kimmel \" CBS Channel 3 News The :30 Channel 3 News CBS Evening News Ent.Tonight Met Your Mother Rules of Engage.2 Broke Girls Mike&Molly Hawaii Five-0 / Popilkia Channel 3 News 23h35 Letterman \" FOX 30 Rock The Office Two and Half Men Two and Half Men Big Bang Theory Big Bang Theory Bones / The Future in the Past The Following / Welcome Home FOX 44 News at 10 News at 10:30 The Office Met Your Mother NBC First at Five 5:30 Now News NBC Nightly News Jeopardy! Wheel of Fortune The Biggest Loser / Down to the Wire Deception / You're the Bad Guy News 23h35 Jay Leno \" PBS-P Wild Kratts Homework Hotline BBC News America Nightly Business PBS NewsHour Daniel O'Donnell From the Heartland Chris Mann in Concert:AMann for All Seasons BBC World News Charlie Rose \" ARTV L'Héritage Les belles histoires / Reconnaissance Visite libre Un gars, une fille Sade: Bring me home Carte demode Borgen, une femme au pouvoir 23h10 Lumière sur.\" CD Au pays des Cajuns C'est incroyable! / Les fous du volant 10 façons de détruire la Terre Les mystères de l'univers / Les cyclones Guerre transports Guerre transports Grand Rire de Québec Convoi de l'extrême / Péril en Arctique Cinépop 16h45 ! EDMOND (2006) 18h10 QUOI DE NEUF, PUSSYCAT?(1965) avec Peter O'Toole, Peter Sellers.20H17, RUE DARLING (2003) Luc Picard.21h45 1984 (1984) avec Richard Burton, Suzanna Hamilton, John Hurt.LE BAL DE.\" Evasion Comme un poisson dans l'eau / Brésil Anthony Bourdain / Vallée de l'Hudson Paris bouche à b./ Marne-la-Vallée Rallye autour dumonde 80 moyens transport Vu du ciel Partie 2 de 2 71 degrés Nord HI NCIS enquêtes / Hiatus Partie 1 de 2 Pawn Stars Restauration Cash Cowboys Histoire du mariage NCIS enquêtes / Hiatus Partie 1 de 2 À la recherche de la vérité Extraterrestres / Le retour Partie 1 de 2 MMAX Honey Boo Boo Les ex du rock Starmag L'index québécois Les années / Mini-jupes Haute coiffure Millionnaire$ à tout prix Q'viva Starmag L'index québécois MP Artiste dumois / Karkwa Topmusique Buzz Débat critique La prochaine Top Modèle Américaine Snooki et JWoww Pauly D Skins Artiste dumois / Karkwa RDI Le Téléjournal RDI Le National RDI économie 24 heures en 60 minutes Cas de conscience / L'environnement Le Téléjournal Commission Charbonneau Le National RDI économie S+ King / Amanda Jacobs FBI: flic et escroc Castle / Sauve qui peut Les vies rêvées d'Érica / Dr.Érica A Gifted Man La loi et l'ordre: Crimes sexuels La diva du divan / Avec qui tu joues SE 15h50 ! LES SOLD.17h45 LES YEUX DU DRAGON (2011) 19h20 LE FEU PAR LE FEU (2012) avec Rosario Dawson, Josh Duhamel.Treme (v.f.) Treme (v.f.) 23h10 LES SOLDATS DE L'OMBRE 1h00 \" TFO La quête Moitié, Moitié Qui vient jouer?1, 2, 3.Géant! Jam La portée des mots BRBR Les Voix humaines LA MARQUISE D'O (1976) avec Bruno Ganz, Peter Luhr, Edith Clever.Carte de visite Film et époque \" TV5 Prendre sa place 17h50 Questions pour un champion Journal France 2 Les carnets du Bourlingueur Einsatzgruppen, les commandos de lamort 21h35 Villages En thérapie En thérapie TV5 le journal 23h35 Braquo \" VIE Manon, ma cuisine Design Inc.Idées grandeur Décore ta vie Bye-Bye Maison Sauvez meubles Vous êtes cuits! Idées de grandeur Maison, argent Décore ta vie Airoldi et et chalet Maigrir ou mourir / Nyla Partie 2 de 2 Zeste Côté cuisine Julie Curtis dans cuisine Bon chef, bad chef 1 ingrédient Boss de la cuisine Heston: Perfection Cauchemar en cuisine / La Casa Roma Le restaurateur / Michele's Cucina Sabrina Boss des gâteaux Boss des gâteaux 1 ingrédient Ztélé Eureka / Toi, toi, mon toi Primitif: Nouveaumonde Les Nerdz Comment c'est fait Alcatraz / Paxton Petty Primitif: Nouveau monde L'entrepôt 13 / Jeu de miroir L'enfer du pétrole RDS Le 5 à 7 Hockey 360° LNH Hockey / Bruins de Boston c.Sénateurs d'Ottawa (D) L'antichambre (D) Sports 30 8 chapitres SPN Prime Time Sports Sportsnet Connected Hockeycentral LNH Hockey / Bruins de Boston c.Sénateurs d'Ottawa (D) Sportsnet Connected Hockeycentral UFC Central TSN Off the Record Interruption (D) SportsCentre That's Hockey (D) NHL 30 / Mid-Season Report Card (D) ESPN Films / The Clemente Effect SportsCentre Off the Record Disney Agent spécial Oso Docteur La Peluche Docteur La Peluche Jake et les pirates TicketyToc Maison de Mickey Harry & dinos Justin rêve Les Doodlebops Aladdin 101 Dalmatiens Tibère.maison La bande à Picsou Harry & dinos TTF Johnny Test Johnny Test Les Simpson Johnny Test La Retenue Ma gardienne est Île des défis extr.Adventure Time Les Simpson American Dad Family Guy South Park Les Simpson Dans l'canyon VRAK Dans le trouble Big Time Rush Le cercle secret / La pièce manquante Smallville / Un amour de flou Grenade avec ça?VRAK la vie Big Bang Theory Big Bang Theory Les testeurs MDR Je t'ai eu! 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VOTRE SOIRÉE DE TÉLÉVISION Votre guide télé surWWW.LAPRESSE.CA/TELE LUC BOULANGER CRITIQUE Après Warwi ck de Jean- Philippe Baril Guérard, qui mettait en scène le difficile retour à la vie normale d\u2019un soldat québécois grièvement blessé en Afghanistan, une autre pièce cette saison se penche sur la face cachée de cette guerre entamée depuis plus de 10 ans déjà.Grains de sable, de la jeune metteuse en scène d\u2019origine polonaise Milena Buziak, est présentée encore quelques soirs au studio Espace Libre.Il s\u2019agit d\u2019une pièce de théâtre documentaire écrite à partir de plus de 20 heures d\u2019entretiens menés par l\u2019auteure avec trois soldats envoyés en mission en Afghanistan et avec leurs conjointes.Le spectacle soulève d\u2019intéressantes pistes de réf lexion.Mais la proposition reste un peu courte (50 minutes) et embryonnaire.Buziak a misé sur une esthétique fragmentaire pour théâtraliser ces témoignages (avec la complicité de Pascal Brullemans à la dramaturgie).Le récit aborde donc diverses facettes des répercussions de ce conflit sur les militaires et leurs proches : les effets (négatifs ou.positifs !) de la séparation sur le couple ; la perception des enfants, des médias ; les blessures physiques et surtout psychologiques des militaires, souvent ignorées, comme la dépression.Dès le départ, l\u2019auteure nous prévient qu\u2019il faut laisser nos préjugés au vestiaire.«La vérité est contradictoire », dit-elle.Il faut souligner que l\u2019auteure a interviewé un colonel, un adjudant et un caporal.Selon son rang, son âge, chacun a une vision bien différente du rôle de l\u2019armée.Buziak se met aussi en scène.Assise à l\u2019extrémité de la scène, sous un projecteur, tasse de café et calepin sur la table, elle épie les interprètes qui donnent vie à ses récits qui se répondent les uns les autres.La distribution est composée de Kathleen Aubert, Jean Belzil-Gascon, Jean-Guy Bouchard, Alexis Gareau, Isabelle Miquelon et Isabelle Montpetit (tous excellents).Dans sa démarche artistique, Buziak a autant le souci de l\u2019oralité de sa matière première que le respect des gens qui lui ont fait confiance \u2013 il faut souligner qu\u2019il n\u2019était pas évident de trouver des militaires prêts à se raconter à une femme de théâtre.Sa mise en scène, sobre et précise, met donc la forme orale à l\u2019avant, tout en lui insufflant une belle charge de poésie scénique.Au bout du compte, Buziak et sa compagnie Voyageurs immobiles ne sont pas intéressées par les réponses, mais par « la création d\u2019un espace de débat, d\u2019échange et de réflexion, une mise en doute de nos convictions esthétiques, éthiques et sociales », écrit-elle.Afin de favoriser ces échanges avec le public, chaque représentation est suivie d\u2019une discussion.Grains de sable, au Studio Espace Libre, jusqu\u2019au 16 mars, à 19 h 30.THÉÂTRE / Grains de sable Théâtre documentaire PHOTO ROBERT SKINNER, LA PRESSE FESTIVAL L\u2019humoriste montréalaise Dorothy Rhau lance ce matin, à 9h10, une chronique régulière à l\u2019émission MCBG de la chaîne V.«La chronique Toi et moi durera de 7 à 8 minutes et portera sur tout ce que les hommes et les femmes vivent, dit Dorothy Rhau.Et je commence ce matin avec la première date ! Ce sera évidemment une chronique avec beaucoup d\u2019humour.» La chronique est le résultat du succès remporté par l\u2019humoriste d\u2019origine haïtienne depuis son premier spectacle solo, Recto verso.Elle espère maintenant pouvoir mieux se faire connaître en région.\u2014 Éric Clément Humour Dorothy Rhau à V Un manuscrit du célèbre poème Le vaisseau d\u2019or d\u2019Émile Nelligan a été retiré des enchères hier.Dans un communiqué, son propriétaire a indiqué que des pourparlers étaient en cours avec le ministère de la Culture pour que le document reste au Québec.L\u2019apparition du manuscrit sur le site internet eBay, la semaine dernière, a créé tout un émoi.Deux étudiants ont lancé une collecte de fonds pour tenter d\u2019acquérir le document.Le ministère de la Culture s\u2019est également attelé à la tâche pour s\u2019assurer que l\u2019oeuvre d\u2019Émile Nelligan «demeure au Québec et dans le domaine public ».\u2014La Presse Canadienne Lettres Le manuscrit du Vaisseau d\u2019or retiré des enchères LES TECKELS À L\u2019HONNEUR AU PROCHAIN FTA L\u2019artiste-sculpteur australien Bennett Miller est en ville pour recruter 47 teckels montréalais pour son installation/ performance qui sera présentée sur la place des Festivals du 24 au 26 mai dans le cadre du festival Transamériques.Intitulée Dachsund UN, cette création reproduit à l\u2019échelle un ancien bureau des Nations unies à Genève où les 47 représentants des pays siègent au Conseil des droits de l\u2019homme de l\u2019ONU.Sauf que ce sont des teckels qui sont assis dans l\u2019hémicycle ! Bennett Miller remet ainsi en question avec humour notre capacité à imaginer et à mettre sur pied un système universel de justice.\u2014Stéphanie Vallet Pour faire son album, Lou Doillon a dû cesser de se remettre en question.«Mon entourage m\u2019a dit de simplement agir et de ne rien préméditer, dit-elle.J\u2019avais la chance d\u2019aller très mal à ce moment-là.J\u2019avais laissé tomber ma carrière, l\u2019amour, la vie.Pour la création, ce sont des moments de grâce.J\u2019ai fait quelque chose de dénué d\u2019ambition et qui vient de moi.» Lou Doillon qualifie de « merveilleux » les six mois qui se sont écoulés depuis la sortie de son album Places, fort bien accueilli.« C\u2019est la première fois que je ne suis pas au service des autres, comme au cinéma, au théâtre ou en photo.C\u2019est quelque chose de déroutant.presque un manque de pudeur inouï », analyse-t-elle.Les textes en anglais de Places sont un hommage aux «perdants magnifiques ».Inspirée par ses échecs Lou Doillon a eu mille vies, mais aussi mille ruptures, qui ont inspiré les textes de ses chansons.«Oui, je suis attirée par les pires connards, lance-telle.Je vais me faire fracasser la tronche, mais je ne suis pas une victime, car j\u2019aime ça.Je préfère vivre des histoires de mecs compliqués plutôt que des histoires tièdes.» Les échecs et le chagrin sont inspirants et rassembleurs.« Les moments de la vie où nous sommes le plus universels sont ceux où nous sommes minables, dit-elle.Le culte du héros ne me parle pas.Quand on avoue l\u2019inavouable, on est tous pareils.Et la responsabilité d\u2019un auteur est de dire ce qui ne se dit pas.C\u2019est pour cela que j\u2019aime des filles comme Fiona Apple ou Lhasa.» Les musiques de Places sont à mi-chemin entre la chanson française et l\u2019indie rock.Lou Doillon a toutefois été surprise d\u2019être nommée aux Victoires de la musique dans la catégorie du meilleur album rock.« Comme avec Martha Wai nwrig ht e t Leona rd Cohen , j \u2019a ime qu\u2019on me raconte une histoire.La musique passe en deuxième.En fait, la démarche est blues.» La chanteuse remerc ie Étienne Daho d\u2019avoir réalisé un disque qui lui ressemble.«On a tout enregistré live en deux jours dans le studio La Seine, qui est à côté de chez moi dans le 11e arrondissement, à Paris, raconte-t-elle.Je me fais violence quand j\u2019écris une chanson, mais, en studio, c\u2019était joyeux.» Les spectacles de Places se déroulent aussi bien que la genèse de l\u2019album.« Je vis enfin mon enfance avec Places.J\u2019ai moins peur, je rigole, je sors plus.Places me fait rencontrer plein de gens.» Lors de sa visite à Montréal, en janvier, Lou Doillon était émerveillée par la lumière froide de l\u2019hiver.«Je suis venue au Québec avec ma mère deux ou trois fois pour les FrancoFolies, mais je n\u2019avais que des souvenirs d\u2019enfance.Là, j\u2019en ai plein la vue.Je suis émue par l\u2019architecture et la lumière.» Sa prochaine visite aura lieu cet été au festival Osheaga, du 2 au 4 août, où elle sera une des têtes d\u2019affiche.« D\u2019autres rencontres !» se réjouit-elle.La beauté des perdants DOILLON suite de la page 1 PHOTO VALÉRY HACHÉ, AFP Lou Doillon au MIDEM de Cannes en janvier dernier.llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll 4 A R T S L A P R E S S E M O N T R É A L L U N D I 1 1 M A R S 2 0 1 3 ARTS CLAUDE GINGRAS CRITIQUE Les mots manquent pour décri re tout ce qu\u2019on vit d\u2019émotion pendant ces bouleversantes trois heures (ou presque) de Dead Man Walking, que l\u2019Opéra de Montréal présente depuis samedi soir pour quatre représentations.Inspiré de faits vécus, c\u2019est le récit d\u2019une religieuse américaine, Soeur Helen Prejean, championne de la lutte contre la peine de mort, devenue conseillère spirituelle d\u2019un homme condamné pou r meurtre.Dead Man Walking fut d\u2019abord un best-seller de librairie puis un film à grand succès.Le librettiste Terrence McNally et le compositeur Jake Heggie en ont tiré en 2000 un opéra présenté depuis dans plus de 30 villes à travers le monde.Montréal le reçoit à son tour.Sauf pour les quelques scènes du tout début, qui nous montrent le meurtre sordide (dans la quasi-obscurité) et la religieuse en route vers sa mission (elle se fait même arrêter pour excès de vitesse !), toute l\u2019action se déroule à l\u2019intérieur du pénitencier.Le jeu des sinistres grilles qui s\u2019ouvrent ou se referment sur la horde des dangereux prisonniers est un spectacle en soi, auquel s\u2019ajoute un fort élément de suspense : le meurtrier n\u2019apparaît qu\u2019après 40 minutes d\u2019attente.Dead Man Walking \u2013 que le très zélé Office québécois de la langue française suggérera sans doute de traduire par Homme mort en marche \u2013 est un opéra au sens primaire de « pièce de théâtre mise en musique ».Il ne faut pas chercher là de «grands airs» ! Le texte se déroule selon la formule de la « déclamation chantée », ou « parlando », c \u2019est-à-dire qu\u2019i l a ici la première importance et que l\u2019élément musical lui sert essentiellement d\u2019appui.Le compositeur rejoint ainsi ses précédesseurs Barber, Britten, Bernstein, Poulenc et surtout Menotti dans sa façon d\u2019harmoniser les groupements de voix solistes.On entend même du Respighi dans l\u2019ouverture et, trois heures plus tard, dans l\u2019épilogue.Dans la fosse, le chef invité Wayne Marshall obtient de l\u2019Orchestre Métropolitain un commentaire toujours convaincant.Étienne Dupuis et Allyson McHardy, lui en condamné, elle en religieuse, dominent le spectacle avec une force extraordinaire, chacun apportant à son personnage une voix souple qui rend fidèlement toutes les nuances du texte.Extrêmement touchantes , les confidences du meurtrier à celle qui est devenue son unique interlocuteur.Ou amusantes, lorsque la «bonne soeur » lui révèle avoir vu Elvis Presley ! Les autres interprètes, y compris les rôles secondaires et même mineurs, sont tous du même niveau.Cinq compositions à signaler : Kimberly Barber, en mère du meurtrier, dans son déchirant (mais inutile) plaidoyer en faveur de son fils ; Thomas Goerz, en père d\u2019une des victimes et férocement opposé à la religieuse ; John Mac Master, en aumônier du pénitencier ne manquant pas d\u2019humour ; Alain Coulombe, qui prête une sévère voix de basse au directeur de la même institution; et Chantale Nurse, en compagne de la religieuse.Au total, l\u2019oeuvre compte 26 personnages.Le metteur en scène Alain Gauthier, en faisant bouger tout ce monde avec une perfection digne de quelque géniale téléréalité, a signé là l\u2019une des grandes réussites de sa carrière.Inoubliable, le tableau final du condamné attaché devant la salle et attendant, au milieu d\u2019un silence insupportable et sous le regard de la religieuse penchée sur une passerelle, l\u2019injection fatale.DEAD MAN WALKING, opéra en deux actes, livret de Terrence McNally d\u2019après le récit de Soeur Helen Prejean et le film de Tim Robbins, musique de Jake Heggie (2000).Production: Opéra de Montréal.Salle Wilfrid-Pelletier de la Place des Arts.Première samedi soir.Autres représentations : 12, 14 et 16 mars, 19h30.Avec surtitres français et anglais.Distribution (rôles principaux) : Joseph De Rocher : Étienne Dupuis, baryton Sister Helen Prejean: Allyson McHardy, mezzo-soprano Mme De Rocher : Kimberly Barber, mezzo-soprano Sister Rose : Chantale Nurse, soprano Father Grenville : John Mac Master, ténor George Benton: Alain Coulombe, basse Owen Hart : Thomas Goerz, baryton Mise en scène : Alain Gauthier Décors et costumes : Harry Frehner et Scott Reid (location, Forth Worth Opera) Éclairages : Éric W.Champoux Choeur de l\u2019Opéra de Montréal (dir.Claude Webster) et Orchestre Métropolitain Direction musicale : Wayne Marshall OPÉRA DE MONTRÉAL Dead Man Walking : bouleversant PHOTO FOURNIE PAR L\u2019OPÉRA DE MONTRÉAL Allyson McHardy (Soeur Helen Prejean) et Étienne Dupuis (Joseph De Rocher) dominent le spectacle Dead Man Walking avec une force extraordinaire.DANIEL LEMAY CRITIQUE Jeune, Mahalia Jackson avait fait le voeu de mettre sa voix magnifique au service du «Good Lord».À 70 ans passés, Ranee Lee prête aujourd\u2019hui ses immenses talents de chanteuse et de comédienne à l\u2019évocation de la vie et de l\u2019oeuvre de celle que l\u2019on appelait «la reine du gospel ».En présence du ministre de la Culture, Maka Kotto, le Centre Segal des arts de la scène a présenté jeudi la «première mondiale » de The Mahalia Jackson Musical, écrit et mis en scène par Roger Peace, associé à la maison montréalaise Copa de Oro, coproducteur avec le Segal.Sur scène, tout au long du spectacle, une chorale gospel de neuf voix (six femmes et trois hommes) avec un trio claviers- basse-batterie, le directeur musical Taurey Butler au piano côté jardin et Ranee Lee en Mahalia Jackson.Deux jeunes comédiens \u2013 Adrienne Irving et Tristan D.Lalla \u2013 viennent tour à tour incarner, avec des bonheurs divers, les femmes et les hommes dans la vie de la chanteuse.Avec l\u2019accent des «gens de couleur » du « Na\u2019Arleens » des années 20, « Mahalia » raconte avec une verve souvent comique comment elle a quitté sa Louisiane natale pour monter à Chicago, plaque tournante vers tous les possibles d\u2019où elle partira, seule, à la conquête du monde.God Put a Rainbow in the Sky ! Sans l\u2019imiter, Ranee Lee fait revivre Mahalia Jackson dans son style chanté \u2013 vibrato dans les basses comme dans Motherless Child \u2013 et dans ses postures scéniques : mains jointes et yeux fermés dans la prière, bras ouverts et poings fermés devant le combat de la vie d\u2019ici-bas : Nobody Knows the Trouble I\u2019ve Seen.Mme Lee a fait le choix de chanter en solo accompagnée, pour la plupart des 20 pièces, du seul Taurey Butler.Jeudi, le sonorisateur a mis du temps à ajuster le volume du micro de la chanteuse, « enterrée » d\u2019entrée par le piano de Butler qui, à 290 livres, n\u2019a rien du minet de la touche.Tout s\u2019est réglé pour Summertime, le célèbre aria de Gershwin.Pour un ensemble semiprofessionnel, la chorale de Marcia Bailey (une ancienne du Montreal Jubilation) livre une prestation tout à fait acceptable du point de vue vocal mais tombe court dans la gestuelle d\u2019ensemble, caractéristique des gospel choirs.Aussi, peut-être parce que trop peu nombreux à neuf, les chanteurs arrivent mal aussi à recréer la ferveur des temples baptistes du temps.ou l\u2019idée que l\u2019on s\u2019en fait.Reste que Roger Peace a donné beaucoup de place à la musique et personne ne s\u2019en plaindra.Quand Ranee Lee ouvre grand pour How I Got Over, que Mahalia Jackson avait chantée à la Marche de Washington en août 1963, le Segal a la chair de poule.Et quand Lalla, en Martin Luther King, suit avec le fameux I have a dream (J\u2019ai un rêve), on oublie, l\u2019espace de ce discours-prière, que le Mahalia Jackson Musical n\u2019est encore qu\u2019un work-in-progess plein de potentiel.The Mahalia Jackson Musical au Segal Ranee Lee digne de foi CLAUDE GINGRAS CRITIQUE Dans la foulée des toutes récentes Saisons de Glazounov, l\u2019OSM donnait de nouveau dans le bucolique hier aprèsmidi avec, en première moitié du programme, Winter Poems, pièce en trois par ties de Glenn Buhr, compositeur de Winnipeg, et Les Nuits d\u2019été, le célèbre recueil de six mélodies de Berlioz sur des poèmes de Théophile Gautier.Le Britannique Bramwell Tovey, titulaire du Vancouver Symphony depuis 13 ans et de retour à l\u2019OSM comme chef invité, ouvrait le concert avec la pièce de Buhr qu\u2019il créa à Winnipeg en 1994.Buhr sait orchestrer (il le faut, à 58 ans !), mais sa pièce n\u2019offre à peu près aucun intérêt musical.Elle est beaucoup trop longue (23 minutes !) et, sauf pour le vif ostinato central de 5 minutes, elle est lente, lourde et statique.Mais pas inutile pour autant : elle pourrait accompagner un beau documentaire sur les ours polaires, par exemple.Le compositeur avait fait le voyage à Montréal pour saluer chef, musiciens et auditeurs.L a popul a i re Mea sha Brueggergosman entre ensuite en scène, tout sourire, envoyant la main à des musiciens de l\u2019OSM qu\u2019elle reconnaît sans doute.Elle chante son Berlioz de mémoire et dans un français qui a au moins le mérite d\u2019être appliqué, même si on ne comprend à peu près pas un mot, tout au plus quelques syllabes ici et là.Malgré de légers mais fréquents problèmes de justesse aux premières pages, la voix est belle et puissante et se maintint comme telle pendant ces 29 minutes, y compris sur la redoutable note grave facultative au mot «linceul » (où d\u2019autres choisissent l\u2019«ossia» élevé).Nous n\u2019avons pas encore parlé d\u2019interprétation, pour la simple raison qu\u2019il n\u2019y en eut point.La chanteuse aborde Berlioz n\u2019importe comment, à sa fantaisie, et avec des rubatos imprévisibles au milieu desquels le chef invité s\u2019est débattu avec un héroïsme rare.En fait, ce qu\u2019il y avait de plus beau à entendre dans ce Berlioz, c\u2019était l\u2019orchestre, dont M.Tovey fit ressortir tous les raffinements et frémissements.L\u2019après-entracte était occupé par les 33 minutes de la quatrième Symphonie de Vaughan Williams, une première à l\u2019OSM pour cette musique où le chef invité se retrouve en territoire familier.Sa lecture, pourtant riche en contrastes, prend un certain temps à gagner la salle.L\u2019attention s\u2019éveille au long solo de flûte qui ferme le deuxième mouvement \u2013 solo parfaitement joué par Denis Bluteau \u2013, après quoi l\u2019orchestre traverse avec toute la virtuosité souhaitée le Scherzo et le Finale enchaînés et pleins d\u2019échanges rapides et violents entre les sections.ORCHESTRE SYMPHONIQUE DE MONTRÉAL.Chef invité : Bramwell Tovey.Soliste : Measha Brueggergosman, soprano.Dimanche après-midi, Maison symphonique, Place des Arts (Série «Dimanches en musique»).Programme: Winter Poems (1994) \u2013 Buhr Les Nuits d\u2019été, pour voix et orchestre, op.7 (1834-1856) \u2013 Berlioz Symphonie no 4, en fa mineur (1935) \u2013 Vaughan Williams OSM / Pour Tovey et V.W.PHOTO OLIVIER PONTBRIAND, LA PRESSE Ranee Lee est le point d\u2019ancrage de The Mahalia Jackson Musical.Ranee Lee fait revivre Mahalia Jackson dans son style chanté et dans ses postures scéniques.llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll L A P R E S S E M O N T R É A L L U N D I 1 1 M A R S 2 0 1 3 A R T S 5 Il fallait avoir du courage, de la patience, un peu d\u2019illusions et beaucoup d\u2019espoir pour plonger immédiatement dans ce projet.LA PERSONNALITÉ DE LA SEMAINE ENCORE PLUS QUE DU TALENT, DE L\u2019INTELLIGENCE, MÊME DU GÉNIE, L\u2019EXCELLENCE NAÎT DE L\u2019EFFORT RETROUVEZ LA PERSONNALITÉ DE LA SEMAINE SUR LES ONDES DE RADIO-CANADA Sur les écrans depuis le 1er mars, La légende de Sarila est le premier long métrage d\u2019animation québécois en stéréoscopie (3D).La réalisatrice Nancy Florence Savard a porté ce projet à bout de bras pendant près de 12 ans, invitant au passage dans l\u2019aventure Marie-Claude Beauchamp.Avec leur film, les deux productrices ont réussi à mettre le pied dans la cour de géants de l\u2019animation tels que Pixar et Walt Disney.La Presse et Radio-Canada les nomment Personnalités de la semaine.Nancy Florence Savard et Marie-Claude Beauchamp MARTIN BEAUSÉJOUR COLLABORATION SPÉCIALE Jointes par téléphone à Lyon, Nancy Florence Savard et Marie-Claude Beauchamp sirotaient un verre sur une terrasse.Un rare moment de répit dans un horaire chargé.Elles séjournent dans la ville française afin de vendre La légende de Sarila, le premier film d\u2019animation 3D entièrement québécois.Les deux productrices arrivent tout juste de Berlin, et la prochaine étape sera Cannes.« Le blitz de vente se poursuivra jusqu\u2019à l\u2019automne prochain », souligne Marie-Claude Beauchamp.L\u2019oeuvre, dont le scénario est signé Pierre Tremblay et Roger Harvey, a déjà été vendue dans une vingtaine de pays, notamment en Allemagne et en Russie.La majorité des acheteurs comptent bien lancer le film québécois au début de l\u2019hiver prochain.La légende de Sarila raconte le voyage initiatique de trois jeunes Inuits partant à la recherche d\u2019une terre promise.Le film, destiné à un jeune auditoire, a mis près de 12 ans à voir le jour.«J\u2019ai lu, pour la première fois, un résumé de l\u2019histoire en mars 2001.À l\u2019époque, le projet faisait une vingtaine de pages », se souvient Nancy Florence Savard, réalisatrice et productrice.En embarquant dans l\u2019aventure, elle savait très bien que la route serait longue.Sa jeune boîte, Productions 10e avenue, n\u2019avait alors qu\u2019un court métrage d\u2019animation sur sa feuille de route.«Il fallait avoir du courage, de la patience, un peu d\u2019illusions et beaucoup d\u2019espoir pour plonger immédiatement dans ce projet.» Nancy Florence Savard n\u2019est pas une novice pour autant.Ses débuts professionnels ont coïncidé avec la création de MusiquePlus.Elle a par la suite cumulé les contrats à Radio-Canada, Astral et TVA.Passionnée d\u2019animation, elle est revenue s\u2019installer dans sa région natale, Québec, pour travailler en publicité et fonder sa propre boîte.Très attachée à sa ville, la réalisatrice et productrice fait maintenant rayonner les talents d\u2019ici dans ses productions de calibre international.« Je dirais plutôt que j \u2019ai un attachement pour tout le Québec en entier.On a un bassin de talents incroyable ici.Il est important que mes projets mettent de l\u2019avant les artisans locaux.Et la beauté de l\u2019animation, c\u2019est qu\u2019elle requiert plus de temps qu\u2019une fiction.Nos artistes travaillent donc plus longtemps.» Par exemple, La légende de Sarila a fait travailler, pendant presque deux ans, les spécialistes de ModusFX, studio situé en banlieue de Montréal.Malgré la somme de travail titanesque, le film a été réalisé avec un budget de près de 8,5 millions.On est très loin des films d\u2019animation hollywoodiens qui frisent parfois les 200 millions.C\u2019est en 2007 que Marie-Claude Beauchamp est venue se greffer à l\u2019équipe de Sarila, afin justement d\u2019aider à boucler le financement.Productrice chez CarpeDiem, elle est aussi présidente d\u2019All iance Québec Animation, regroupement d\u2019une quarantaine de studios et de producteurs québécois.Elle a travaillé comme distributrice avant de se diriger vers la production.Un virage qui s\u2019est fait tout naturellement, il y a près de 20 ans.Marie-Claude Beauchamp a produit plus de 500 épisodes totalisant 200 heures de programmation.Passionnée par son métier, elle pilotera d\u2019ailleurs, le 24 avril prochain, des états généraux sur l\u2019industrie de l\u2019animation.« Cet événement sera l\u2019occasion de faire le point.L\u2019industrie de l\u2019animation est en perte de vitesse au Québec.Il faut qu\u2019on lui donne les moyens de reprendre la place qu\u2019elle mérite », souligne-t-elle.Malg ré un hora i re bien rempli, les deux productrices planchent, à distance, sur leurs prochains projets respectifs.Nancy Florence Savard met la touche finale au Coq de Saint- Victor, film d\u2019animation entièrement réalisé à Québec.Et Marie-Claude Beauchamp travaille sur la version animée 3D du classique jeunesse La Guerre des tuques.PHOTO FOURNIE PAR GUY COUTURE Nancy Florence Savard et Marie-Claude Beauchamp.llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll 6 A R T S L A P R E S S E M O N T R É A L L U N D I 1 1 M A R S 2 0 1 3 CE MATIN ENTREVUE AVEC LA PERSONNALITÉ: 6h31 C \u2019 E S T B I E N MEILLEUR L E MAT I N Avec René Homier-Roy DU LUNDI AU VENDREDI 5h À 9h CE MATIN ENTREVUE AVEC LA PERSONNALITÉ : 8 h45 R D I MAT I N Avec Marc André Masson DU LUNDI AU VENDREDI DÈS 5h À RADIO-CANADA LA PERSONNALITÉ DE LA SEMAINE LA PRESSE/RADIO-CANADA Radio-Canada.ca "]
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