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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
C. Arts
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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La presse, 2013-03-21, Collections de BAnQ.

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[" www.lapresse.ca/arts ARTS VIDÉO Découvrez la critique vidéo du film No à lapresse.ca/no PHOTO OLIVIER JEAN, LA PRESSE KARIM OUELLET SIGNE AVEC LA FRANCE LE 7e FTA ENGAGEZ-VOUS! PAGE 4 MARCCASSIVI LES RAISONS DE LA COLÈRE PAGE 3 LES JUTRA RÉMY GIRARD DÉFEND «SON» GALA PAGE 2 VoirOUELLET en page 4 ALEXANDRE VIGNEAULT Grand pas en avant pour Karim Ouellet: son album Fox sera commercialisé en France dès l\u2019automne par une division du géant Warner France.Le patron de l\u2019étiquette française, Thierry Chassagne, a même fait le voyage à Montréal pour parapher l\u2019entente le liant à l\u2019artiste de Québec et à sa maison de disques, Abuzive Musik.«Il est évident que si je suis là, c\u2019est que je pense que c\u2019est assez important.Karim a du talent», a dit M.Chassagne, rencontré mardi soir en compagnie de son nouveau protégé.Le patron de Warner France avait aussi fait le voyage à Montréal, à l\u2019automne 2011, pour signer un contrat avec Marie-Mai.Les deux parties ont été avares de détails quant au contrat qu\u2019elles venaient de signer.Du bout des lèvres, les partenaires ont toutefois admis que le contrat ne visait pas seulement la commercialisation et la promotion de Fox en France, mais d\u2019au moins deux autres albums à venir et possiblement un soutien à la tournée.Abuzive Musik, producteur des disques de Karim Ouellet, a reçu une avance «assez importante» tenue confidentielle.«J\u2019ai fait mes devoirs, assure Rafael Pérez.Il y a beaucoup d\u2019artistes français qui n\u2019arrivent pas à avoir une avance comme ça.C\u2019est une très bonne offre.» Une carrière à développer L\u2019argent n\u2019aurait toutefois pas été l\u2019élément qui a fait pencher la balance vers Warner, selon M.Pérez, qui a aussi discuté avec d\u2019autres représentants d\u2019étiquettes françaises.Ce qui a fait la différence, c\u2019est l\u2019identité de l\u2019homme à la tête d\u2019East/ West, division de Warner France à laquelle KarimOuellet est désormais lié: Stéphane Espinosa.«Il a fait beaucoup de développement de carrière ces dernières années, fait remarquer Rafael Pérez.Ce qui est intéressant pour nous, c\u2019est la combinaison d\u2019une structure de développement intégrée à une major.» Pierre Lapointe MONTRÉAL JEUDI 21 MARS 2013 Pie-IX espacepourlavie.ca Espace pour la vie dévoile un monde fascinant 14 février au 28 avril Jardin botanique Papillons en liberté Photo: André Sarrazin Produit et animé par Insectarium Nouveau! Achetez vos billets en ligne ARTS HUGO DUMAS CHRONIQUE L\u2019histoire de la minisérie Mon meilleur ami aurait dû me remuer davantage, car ce qui arrive au personnage principal est atroce.Un cauchemar inimaginable que très peu d\u2019entre nous auraient le courage d\u2019affronter : devenir tétraplégique.Avec deux jeunes enfants à la maison.Pourtant, l\u2019émotion n\u2019a pas monté après avoir visionné deux épisodes (sur cinq) de Mon meilleur ami.Les larmes non plus.Est-ce que l\u2019abondance de drames qui contamine toutes les téléséries québécoises de l\u2019hiver nous rendrait insensibles à cette nouvelle tragédie télévisuelle, qui s\u2019ajoute à une liste infiniment longue ?Aurionsnous vu trop de personnages brailler leur vie au petit écran depuis le début des Fêtes ?Que ce soit dans 19-2 , Trauma, Yamaska, 30 vies , Mémoires vives, O\u2019 ou Unité 9, il ne passe pas une semaine sans un suicide, un avortement, des funérailles, des attaques violentes, des tumeurs au cerveau, des divorces, des accidents de ski nautique, du gambling compulsif et des morts à la dizaine.Ça devient dur sur le mental tout ça.Et désolé, amis lecteurs, mais les émissions \u2013 de fiction \u2013 supposément drôles comme LOL:-), Rock et Rolland ou Tranches de vie, ça ne fonctionne pas avec moi.Ça manque de Mauvais karma, de Tout sur moi et de Sophie Paquin cette saison.Mais revenons à Mon meilleur ami, qui débute à Séries + le mercredi 27 mars à 20h et qui raconte l\u2019amitié indestructible unissant deux architectes depuis plus de 20 ans, Alex Daoust (Claude Legault) et Simon Gauvin (David La Haye).Deux gars cool, brillants et habitant de splendides maisons.Ces deux jeunes quadragénaires ont fondé le cabinet d\u2019architecture Daoust Gauvin et partagent aussi une passion pour l\u2019escalade.Sans dévoiler de secret ici, Alex fait une vilaine chute en grimpant une paroi rocheuse et perd l\u2019usage de ses quatre membres.Cette scène, qui bouleversera la vie de tous les personnages de l\u2019histoire, est étrangement peu dramatique, voire banale, quand elle se produit sous nos yeux.Et pourtant.De mari parfait qui adore ses enfants et qui s\u2019adonne même au bénévolat, Alex se transforme en boulet pour sa famille.Dans le premier épisode, Alex prend quasiment à la légère son statut d\u2019invalide, comme s\u2019il banalisait la catastrophe en multipliant les remarques sarcastiques avec une infirmière empathique et enjouée (Kathleen Fortin).Sa femme graphiste (Catherine Sénart) ne paraît pas trop ébranlée par les événements non plus, ce qui donne l\u2019impression au téléspectateur que cette situation n\u2019est pas si grave que ça, finalement.Pourtant, Alex refuse que ses deux enfants le visitent à l\u2019hôpital.Le ton valse comme ça un peu trop souvent.Quand l\u2019infirmière lui change sa couche, Alex (Claude Legault) raille : «Si vous trouvez de la drogue, je vous jure que ce n\u2019est pas moi qui l\u2019ai mise là ».À mon avis, un des aspects les plus intéressants à explorer est la culpabilité qui dévore le meilleur ami d\u2019Alex, Simon (David LaHaye).Lors de la chute en escalade, au lieu de vérifier les mousquetons, Simon textait sur son portable.Et avant l\u2019accident, Simon avait accepté une offre juteuse d\u2019une f irme d\u2019a rchitecte concurrente pour déménager à New York.Il devait donc annoncer à Alex la fin de leur association professionnelle.C\u2019était avant le drame.Maintenant, Simon abandonnera- t-il son meilleur ami handicapé \u2013 et sabotera-t-il leur entreprise ?\u2013 pour poursuivre son rêve américain ?Surtout qu\u2019Alex ne sait pas que Simon est responsable de sa tétraplégie.Encore ici, le tourment de Simon nous est mal communiqué.Sa détresse passe mal et ne convainc pas.En fait, c\u2019est Claude Legault, un des meilleurs acteurs de sa génération, qui porte cette minisérie à bout de bras.Il est très crédible dans son rôle d\u2019handicapé.La scène du troisième épisode où il évacue sa colère en thérapie de groupe est d\u2019une tristesse infinie.Réalisée par Francis Leclerc (Apparences) et écrite par Benoît Chartier (Dans une galaxie près de chez vous), la série Mon meilleur ami met cependant trop de temps à progresser.C\u2019est anormal pour une oeuvre ne comprenant que cinq épisodes.En lisant le synopsis, j\u2019ai constaté que tous les rebondissements ont été concentrés dans les deux derniers épisodes.Faudra patienter jusque-là, car ça va brasser.Personnellement, j\u2019ai mieux aimé la minisérie Vertige, que Séries + a programmée au printemps dernier.Mon petit doigt me dit que Mon meilleur ami va finir en Mon pire ennemi.S Pour joindre notre chroniqueur : hdumas@lapresse.ca «Mon meilleur ami», ma surdose de drame En fait, c\u2019est Claude Legault, un des meilleurs acteurs de sa génération, qui porte cette minisérie à bout de bras.La Presse a rencontré Rémy Girard, hier, durant le tournage du film Les Boys 5 à la Taverne Magnan.Retour sur un gala controversé.LUC BOULANGER On nous avait prévenus que l\u2019acteur en promotion des Boys ne voulait pas rencontrer certains journalistes et médias\u2026 Visiblement, les lendemains d\u2019animation de gala ne sont pas faciles à vivre au Québec.«C\u2019est une méchante pression, confie-t-il.Lundi, je suis resté assis sur le divan toute la journée.Je ne pouvais pas bouger.Ma femme m\u2019a dit de ne pas lire les journaux.Mais il y a toujours des gens qui t\u2019appellent pour te rapporter les choses.» En effet, les critiques ont été en majorité assez négatives sur le gala.Certains ont trouvé l\u2019animation « laborieuse » ou «vieille école ».«Sur scène, je sentais la réaction de la salle, et c\u2019était hot, ça marchait bien! », se défend Rémy Girard.On a aussi reproché au gala des Jutra de trop s\u2019attarder sur les problèmes du cinéma québécois et pas assez sur ses bons coups.«Si on n\u2019avait pas parlé de la polémique sur la baisse de fréquentation du cinéma québécois, en 2012, on nous l\u2019aurait reproché, rétorque M.Girard.On ne pouvait pas faire semblant que c\u2019est une bonne année et que tout le monde est content.On a décidé de plonger dans le vif du sujet.» Si l\u2019animateur est conscient que certains numéros étaient moins bons que d\u2019autres, ou trop longs, il retient les plus réussis : les bandes-annonces revisitées de Bon Cop, Bad Cop et La Neuvaine , le sketch sur la direction photo avec André Turpin.«On voulait parler aussi des artisans, des concepteurs, pas seulement des acteurs », dit-il.«Je suis content et en paix avec le travail qu\u2019on a fait.De toute façon, c\u2019est impossible de plaire à tout le monde.On nous dit qu\u2019il faut repenser ou changer la formule.Il y a des choses qu\u2019on peut ajouter, mais ça demeure une remise de prix.Est-ce qu\u2019il y a mille façons de remettre des cadeaux à Noël?» Après avoir été ébranlé, Rémy Girard rebondit.Il se réjouit que le gala ait été vu par 50 000 téléspectateurs de plus qu\u2019en 2012 (620 000 par rapport à 570 000), malgré la forte compétition de La voix à TVA.L\u2019animateur affirme que les gens de la SODEC, de Québec Cinéma et de Radio-Canada sont satisfaits de son travail.Il semble même qu\u2019on songe à lui pour 2014.« Pour moi, c\u2019est mission accomplie ! Si la direction de Radio-Canada me le redemande, je plonge.Ne pas animer l\u2019an prochain, ce serait comme admettre que je me suis planté.Or, je ne me suis pas planté aux Jutra, c\u2019est certain!» Rémy Girard et les Jutra « Pour moi, c\u2019est mission accomplie ! » « Je suis content et en paix avec le travail qu\u2019on a fait.De toute façon, c\u2019est impossible de plaire à tout le monde.» \u2014 Rémy Girard PHOTO OLIVIER JEAN, LA PRESSE Rémy Girard se dit prêt à animer de nouveau le gala des Jutra.« Si la direction de Radio-Canada me le redemande, je plonge », a-t-il confié.CHANTAL GUY CRITIQUE En plus de nous imposer une grosse faute d\u2019orthographe dans le titre de son nouveau spectacle solo, Laurent Paquin nous inflige la liste de toutes ces petites erreurs que tout le monde ne peut s\u2019empêcher de commettre.Hier, pour sa première médiatique au Monument-National, il était impossible de ne pas se reconnaître au moins une tare dans cette liste.L\u2019humoriste a donc raison de dire que «les erreurs, c\u2019est comme les épais, elles se reproduisent » et, pourquoi pas, que si l\u2019erreur est humaine, est-ce finalement l\u2019humain qui est une erreur?Mais ce sont précisément ces erreurs et ces imperfections qui font le pain et le beurre d\u2019un humoriste.Qui font aussi que la vie est remplie de surprises, plus ou moins drôles parfois, mais presque toujours comiques quand on y repense ensuite.Ainsi, Laurent Paquin aborde la fidélité (qui n\u2019a pas de mérite quand on est laid), son mariage avec sa cousine pour les prêts et bourses (difficile à expliquer à sa future copine), notre espèce de foi increvable en ces «jobeux» qui ne coûtent pas cher et qui démolissent la maison ou foutent en l\u2019air un déménagement.Quelques évidences Il n\u2019y a rien de plus universel que l\u2019erreur, finalement.C\u2019est à la fois un sujet porteur et vendeur, mais plus difficile qu\u2019on ne le croit puisque certaines blagues perdent en surprise tellement elles sont des évidences ou se veulent trop consensuelles.On les voit venir de loin.Les blagues sur le hockey, et le rapport du père et du fils dans ce sport, même si c\u2019est touchant, on finit par se demander si tous les humoristes ont eu le même père, au bout du compte.Un sociologue devrait se pencher là-dessus.Mais c\u2019est lorsqu\u2019il parle de lui, de son côté «moumoune» qui le fait brailler même pour des pubs médiocres, sa description complètement folle de ces émissions de rénovation qui abusent à l\u2019extrême du pathos \u2013 c\u2019est Canal Vie qui lui a fait découvrir à quel point le monde est «fucké» et on ne peut qu\u2019être d\u2019accord ! \u2013 ses petits préjugés, positifs ou négatifs, sa dépendance à la nourriture qui lui vaut les commentaires les plus insignifiants ou sa vision de nos dépendances aux technologies, bref, dans ces segments, Paquin touche assurément sa cible et fait rire sans aucun problème.En fait, il s\u2019arrange pour qu\u2019on puisse rire de nos problèmes en parlant des siens, ce qui est toujours réconfortant.Malgré un certain manque d\u2019originalité par moments, on ne peut nier que Laurent Paquin of f re une bonne performance.Il est l\u2019un des humoristes les plus attachants de la profession.Sa bouille sympathique est en totale contradiction avec les grossièretés qui sortent de sa bouche, et cela a toujours été sa force.Surtout, son ahurissement face à ces erreurs qu\u2019on pourrait éviter, face à ces multiples névroses qui sont le lot de tout le monde, ne peut qu\u2019être partagé par le public.L\u2019imperfection rassemble bien plus que la perfection, et Laurent Paquin l\u2019a bien compris.LAURENT PAQUIN / L\u2019 ereure est humaine L\u2019imperfection, c\u2019est bon PHOTO OLIVIER JEAN, LA PRESSE Dans son spectacle L\u2019ereure est humaine, Laurent Paquin soulève plusieurs imperfections de la vie dans lesquelles il est impossible de ne pas se reconnaître.Malgré un certain manque d\u2019originalité par moments, on ne peut nier que Laurent Paquin offre une bonne performance.llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll 2 A R T S L A P R E S S E M O N T R É A L J E U D I 2 1 M A R S 2 0 1 3 ARTS MARC CASSIVI CHRONIQUE NATHALIE PETROWSKI CHRONIQUE L\u2019 être humain étant fondamentalement un gâteau à plusieurs étages, on peut très bien être gai et triste dans une même cuillerée.Cette délicieuse citation tirée du roman Le père de Lisa résume merveilleusement bien son auteur, la scénariste José Fréchette, qui nous a quittés mardi, emportée par un cancer.Ce soir-là, par un hasard du ciel, TVA diffusait son dernier épisode de la saison pour la série O\u2019.José l\u2019avait écrit, l\u2019automne dernier, sans se douter que la terrible douleur qui l\u2019élançait dans le dos depuis des mois l\u2019empêcherait de voir le fruit de son travail : ce dernier épisode d\u2019une série dont l\u2019idée originale n\u2019était pas d\u2019elle, mais qu\u2019elle a développée, bâtie et accompagnée jusqu\u2019à la fin.J\u2019ai connu José Fréchette en 1987, à la sortie du Père de Lisa, un premier roman frais et doux amer, salué unanimement par la critique, y compris par le camarade Foglia qui m\u2019en parle encore aujourd\u2019hui.J\u2019ignore ce qui a poussé José à quitter le champ littéraire où elle aurait pu devenir une voix originale et marquante.Je me souviens par contre de son premier scénario, On a marché sur la lune, l\u2019histoire d\u2019une ado qui prend sa première pilule contraceptive le soir où l\u2019homme a marché sur la Lune.Ce touchant court métrage, réalisé par Joanne Prégent, indiquait déjà que José avait autant de talent pour la littérature que la scénarisation.Très vite après cela, au début des années 90, deux de ses scénarios de long métrage ont trouvé preneur.C\u2019était le 12 du 12 et Chili avait les blues, réalisé par Charles Binamé, et Soho, par Jean-Philippe Duval (le même qui réalise aujourd\u2019hui Unité 9), n\u2019ont pas connu un succès fulgurant.N\u2019empêche.Le style de José, ses personnages fantasques et rebelles et son ton très particulier y brillaient déjà avec éclat.J\u2019ai perdu de vue José à ce moment-là pour la retrouver, quelques années plus tard à la télé, où après Watatatow, elle avait repris en main Tribu.com.J\u2019ai écrit sous sa direction pendant une saison et j\u2019en garde un souvenir amusé et stimulant.Après cela, on s\u2019est appelés à l\u2019occasion pour prendre des nouvelles.J\u2019ai appris que son scénario de French Kiss serait porté au cinéma et qu\u2019elle développait la structure dramatique et les personnages d\u2019O\u2019.Je n\u2019ai jamais reçu ce courriel envoyé à plusieurs camarades en février, annonçant que le cancer qu\u2019elle avait combattu, il y a un an et demi, était revenu plus fort que jamais et ne lui laissait plus d\u2019espoir.Six semaines plus tard, José s\u2019est éteinte, entourée de son compagnon, de son fils et de ses soeurs, la dramaturge Carole Fréchette et la diplomate de l\u2019ONU Louise Fréchette.S\u2019il y a un paradis des scénaristes, José y a déjà fait sa place.Salut José.Même si l\u2019être humain est un gâteau à plusieurs étages, aujourd\u2019hui je ne ressens que de la tristesse dans ma cuillerée.Salut José Le style de José, ses personnages fantasques et rebelles et son ton très particulier brillaient avec éclat.Tous les samedis dans La Presse CE QU\u2019ON A VU, CE QU\u2019ON EN PENSE.CINÉMA Pierre Lapointe est vexé.On le comprend.Il ne digère pas qu\u2019une de ses chansons ait été diffusée dimanche, lors du congrès à la direction du Parti libéral du Québec (PLQ).La pièce Je reviendrai a été utilisée comme «hymne patriotique afin de galvaniser le moral des troupes libérales», écrivait-il hier dans une lettre ouverte à La Presse.Dans cette lettre vitriolique, le chanteur reproche au PLQ de s\u2019être approprié son oeuvre «pour vendre une idéologie» et de s\u2019en servir «comme d\u2019un souffle politiquement chargé» sans sa permission.C\u2019est «une grave erreur morale et un manque de respect flagrant », écrit l\u2019artiste, en dénonçant ce «manque honteux d\u2019éthique ».Je comprends la colère de Pierre Lapointe.Elle est légitime.Je comprends qu\u2019il ait encore le «printemps érable» en travers de la gorge.Il n\u2019est pas le seul.Lapointe était dans la rue avec les manifestants le printemps dernier.Il portait le carré rouge au spectacle d\u2019ouverture des FrancoFolies de Montréal, quelques jours avant que Christine St-Pierre, alors ministre de la Culture, ne fasse sa malencontreuse déclaration sur ce symbole de «violence et d\u2019intimidation».Il n\u2019est pas près d\u2019oublier la gestion lamentable de la crise étudiante par le gouvernement Charest ni le mépris avec lequel a été adoptée la loi 78.Heureusement que certains ont de la mémoire.Je trouve de bonne guerre que Lapointe fasse publiquement part de sa colère de ne pas avoir été consulté par le PLQ.Qu\u2019il pose ces questions pertinentes d\u2019éthique et de morale.Qu\u2019il se lève et prenne la parole, comme trop peu d\u2019artistes osent le faire.Il reste que du moment qu\u2019elle a été créée, une oeuvre n\u2019appartient plus tout à fait à son auteur.Il en a bien sûr la paternité, a droit à des redevances, à être adéquatement rétribué, mais son oeuvre appartient aussi, d\u2019une certaine manière, au public qui se l\u2019approprie et l\u2019interprète comme bon lui semble.Pierre Lapointe le reconnaît.«Une chanson, c\u2019est un objet vivant qui se doit de voler de ses propres ailes, c\u2019est un objet libre, écrit-il.Mais une chanson reste associée, qu\u2019on le veuille ou non, à son auteur et à l\u2019image de ce dernier.» L\u2019auteu r- compos iteu rinterprète dit avoir toujours refusé de s\u2019associer à un parti politique.Qu\u2019il ait chanté au Sommet de la Francophonie pour le premier ministre français à l\u2019invitation de Jean Charest n\u2019y change rien (n\u2019en déplaise aux députés libéraux qui l\u2019ont bêtement rappelé hier pour tenter de le discréditer).Un rassemblement politique n\u2019a pas la même résonance ni la même signification qu\u2019un congrès de dentistes ou qu\u2019un pow-wow corporatif.C\u2019est un événement partisan.À juste titre, Bruce Springsteen, dont l\u2019inclination démocrate n\u2019était déjà plus à faire, s\u2019était insurgé à l\u2019époque contre le fait que Born in the U.S.A.ait été détournée de son sens par Ronald Reagan pendant l\u2019élection présidentielle de 1984.Le détournement fut permanent.Plusieurs autres exemples plus récents témoignent de ce même refus d\u2019artistes à être récupérés par des politiciens.On les comprend, comme Pierre Lapointe, d\u2019en être irrités.M\u2019est avis cependant que Lapointe, courroucé, exagère la portée du geste posé par les organisateurs du congrès de dimanche.Je suis loin d\u2019être convaincu comme lui, à la lumière des différents témoignages, que Je reviendrai ait servi d\u2019« hymne patriotique» au PLQ.Pierre Lapointe n\u2019est pas, du reste \u2013 pour ajouter à la comparaison avec le Boss \u2013, perçu comme un artiste ouvertement engagé en faveur du Parti québécois, comme peuvent l\u2019être Paul Piché ou Loco Locass, par exemple.Peut-être que le choix de Je reviendrai (au pouvoir?) n\u2019était pas innocent.On prétend bien sûr le contraire au PLQ.Mais ce titre n\u2019a certainement pas été utilisé de manière emphatique ou emblématique par le Parti libéral.C\u2019était, à en croire ceux qui étaient sur place dimanche, une chanson parmi plusieurs dizaines ayant servi à mettre un peu d\u2019ambiance au congrès en attendant la nomination d\u2019un nouveau chef.Phi l ippe Cou i l la rd a d\u2019ailleurs été bon joueur, hier, en se disant désolé que cela puisse avoir vexé Pierre Lapointe et en l\u2019assurant que la prochaine fois, on demanderait son autorisation.Il faut savoir que certaines salles, comme l\u2019Auditorium de Verdun, où avait lieu le congrès libéral, détiennent une licence de la SOCAN leur permettant de diffuser les chansons d\u2019artistes canadiens, à condition de leur verser une redevance.Tout est question de contexte.Le PLQ avait le droit, stricto sensu, d\u2019utiliser Je reviendrai pour faire patienter ses troupes, même sans demander l\u2019autorisation à son auteur.Pierre Lapointe a tout à fait le droit et la légitimité morale de regretter qu\u2019une de ses chansons soit associée à un parti politique sans son consentement.Jusqu\u2019où va la responsabilité éthique d\u2019un parti politique visà- vis d\u2019un artiste?Faudrait-il demander l\u2019autorisation à tous les artistes avant de diffuser, même en toute légalité, une de leurs chansons dans un rassemblement politique?Où s\u2019arrête le droit moral d\u2019un artiste ?Pierre Lapointe pourrait-il exiger le retrait d\u2019une de ses chansons des ondes d\u2019une radio dont il ne partage pas les idéaux?Bien des questions auxquelles il n\u2019y a pas, heureusement, de réponse simple.S Pour joindre notre chroniqueur : mcassivi@lapresse.ca Les raisons de la colère Je comprends la colère de Pierre Lapointe.Elle est légitime.Je comprends qu\u2019il ait encore le «printemps érable» en travers de la gorge.Il n\u2019est pas le seul.PHOTO ARCHIVES LA PRESSE Au cours du spectacle d\u2019ouverture des FrancoFolies de Montréal l\u2019été dernier, Pierre Lapointe portait le carré rouge.llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll L A P R E S S E M O N T R É A L J E U D I 2 1 M A R S 2 0 1 3 A R T S 3 13\u201416 & 21\u201423 mars.13 Présentateur / Brian Blade Jean-Pierre Zanella Pierre Tanguay Anne Paceo Daniel Freedman Paul Brochu Ari Hoenig Pascal Schumacher BobMoses Arturo Stable & Heather Cornell jazzenrafale.com PastaoPéra 14 avril Grand Bal tanGo 31 mars oPéra: EuroPE GalantE 11-12 avril CaBarEt : CodEx sEraPhinianus 1er avril CaBarEt : la PErlE BlanChE 4 avril Soupers & spectacles 5723, av.du Parc 514 770-7773 theatrerialto.ca oPéra: roméo & JuliEttE 6-7 avril ARTS JEAN SIAG Vingt-quatre heures après avoir reçu le Grand Prix du Conseil des arts de Montréal, Marie- Hélène Falcon a de nouveau rencontré les médias hier, mais dans le but de dévoiler cette fois les 22 pièces et performances de son 7e festival de danse et de théâtre qui aura lieu ce printemps, du 22 mai au 8 juin prochains.La directrice artistique et générale du festival nous avait déjà annoncé le mois dernier la visite du metteur en scène allemand Thomas Ostermeier.Le directeur artistique du célèbre Théâtre Schaubühne de Berlin ouvrira le festival avec Un ennemi du peuple, un texte écrit par le Norvégien Henrik Ibsen en 1882.La pièce, qui a triomphé au festival d\u2019Avignon l\u2019an dernier, s\u2019annonce déjà comme l\u2019une des pièces maîtresses de ce programme.« Cette année, plusieurs créateurs s\u2019interrogent sur notre système économique et ses dérives actuelles, indique Marie-Hélène Falcon.On vit dans une société de plus en plus dominée par l\u2019argent, précise-telle en évoquant Un ennemi du peuple.Dans la pièce d\u2019Ibsen, deux frères se trouvent mêlés à un conflit dans une affaire de contamination d\u2019eau qui frappe une petite municipalité.L\u2019un d\u2019eux veut étouffer l\u2019affaire.L\u2019autre, la diffuser.«Où est la justice?Où est la vérité?», questionne Mme Falcon.Autres exemples ?La pièce What we are saying, de la chorégraphe torontoise Ame Henderson, qui s\u2019est inspirée du mouvement Occupy.Mais aussi Nella Tempesta, nouvelle création de la compagnie italienne Motus, inspirée de La tempête, de Shakespeare, «et des mouvements sociaux actuels».Motus avait présenté l\u2019an dernier deux pièces marquantes: Alexis, una tragedia greca et Too Late (Antigone) !, tissant des liens d\u2019amitié avec le Festival T ransAmér iques ( FTA) .L\u2019économie a aussi nourri le dramaturge français Joël Pommerat, qui nous présentera sa Grande et fabuleuse histoire du commerce.Au rayon des curiosités à ne pas manquer, Marie-Hélène Falcon nous fera découvrir la chorégraphe sud-africaine Robyn Orlin, qui sera en terre canadienne pour la première fois pour présenter Beauty Remained for Just A Moment Then Returned Gently to Her Starting Position.Le créateur suédois Markus Öhrn, qui traite de l\u2019amour extrême dans Conte d\u2019amour, inspiré de l\u2019histoire de l\u2019Autrichien Josef Fritzl (qui avait séquestré sa fille).Et le tandem formé de James Long et Marcus Youssef, qui présente Winners and Losers, une «enquête existentielle» sur la nature des vainqueurs.Des créations québécoises Parmi les créations québécoises attendues, la pièce Ainsi parlait , d\u2019un tandem improbable formé d\u2019Étienne Lepage (L\u2019enclos de l\u2019éléphant, Rouge gueule) et du chorégraphe Frédérick Gravel ; Trieste, le nouveau solo de Marie Brassard, qui avait d\u2019ailleurs présenté il y a deux ans Moi qui me parle à moi-même dans le futur ; La jeune fille et la mort, de Laurence Brunelle-Côté et Simon Drouin ; et Christian Lapointe, qui présente deux pièces : L\u2019homme Atlantique (et la maladie de la mort), de Marguerite Duras, et Outrage au public, une pièce sans acteur de Peter Handke.Les amateurs de danse ne sont pas en reste.Outre la pièce So Blue, de l\u2019électrisante Louise Lecavalier, nous y ver rons Khaos , nouvel le création de Ginette Laurin, d\u2019O Ver tigo, In Mus eum, de Mar ie Chouina rd , et Yellow Towel , de la jeune chorégraphe montréalaise Dana Michel .Parmi le s chorégraphes invités à survei l ler, mentionnons la visite du Néo-Zélanda is Lemi Ponifasio, qui y présentera Birds with Skymirrors, inspirée des désastres écologiques.Boris Charmatz, qui présentera Levée de conflits, et Xavier Le Roy avec son adaptation du Sacre du printemps.Ah, il ne faudra pas rater l\u2019installation extérieure gratuite de l\u2019Australien Bennett Miller, qui reproduira sur la place des Festivals l\u2019assemblée du Conseil des droits de l\u2019homme de l\u2019ONU et ses 47 membres, représentés pour l\u2019occasion par 47.chiens teckels.Décidément, on ne risque pas de s\u2019ennuyer ce printemps ! Pour la programmation complète : www.fta.qc.ca 7e FESTIVAL TRANSAMÉRIQUES Engagez-vous ! Dix-huit spectacles seront présentés cette année dans le cadre du neuvième festival de théâtre pour les enfants de moins de six ans Les petits bonheurs, qui a lieu dans l\u2019arrondissement Hochelaga-Maisonneuve.Trois compagnies étrangères (deux de France et une d\u2019Espagne) nous rendront visite, mais la programmation, qui a été dévoilée hier, laisse une large place aux productions québécoises.Cette année, deux créations \u2014 Conte Arbour du Théâtre Bouches décousues et Élisapie et les aurores boréales du Théâtre Motus \u2014 seront présentées, alors que trois pièces seront en «banc d\u2019essai ».On pourra aussi revoir des valeurs sûres, tels le spectacle clownesque Clip, le très beau Une lune entre deux maisons, mis en scène par le théâtre Le Carrousel, et le classique des classiques Les petits orteils, qui en sera à sa 500e représentation.Les petits bonheurs, c\u2019est aussi des ateliers, du cinéma, de la danse \u2014 dont le Bal des bébés \u2014 et de la lecture, tout ça exclusivement pour les tout-petits.Du 3 au 12 mai.Info : www.petitsbonheurs.ca \u2014 Josée Lapointe Théâtre jeunesse Les petits bonheurs des tout-petits L\u2019entente avec la France a r r ive t ô t pou r Ka r im Ouellet , qui n\u2019est véritablement sor ti de l \u2019ombre que l\u2019automne dernier.Fox, son deuxième disque, qui contient la chanson L\u2019amour, s\u2019est écoulé à 10 000 exemplaires au Québec depuis sa sortie à la fin de novembre.« Signer un contrat, c\u2019est faire une esquisse du schéma qu\u2019on veut réaliser, dit le chanteur québécois d\u2019origine sénégalaise.Je pense qu\u2019on a fait un beau dessin et là, il faut faire en sorte que le dessin prenne vie.» L\u2019art iste n\u2019avait jamais env i s a gé de f a i r e c a r - rière sur deux continents avant les derniers mois .« Avec mon premier album [NDLRPlume, paru en 2011], je ne voyais pas plus que trois semaines à l\u2019avance, se rappelle-t-il.Maintenant que je peux ne faire que de la musique, la graine a été plantée.» La sortie de Fox en France sera précédée par la mise en marché d\u2019une première chanson, L\u2019amour, qui a aussi été le premier extrait du disque au Québec.« Il ne faut pas penser que le single va entrer sur NRJ dans les 15 jours », prévient toutefois M.Chassagne.Les radios commerciales françaises sont aussi formatées qu\u2019ici, sinon plus.« Je pense que L\u2019amour est un titre magique et qu\u2019on va arriver à passer ces frontières- là, ajoute toutefois le patron de Warner France.Si on a craqué pour ça, il n\u2019y a pas de raisons que d\u2019autres ne craquent pas aussi.» M.Chassagne insiste : le mandat d\u2019East/West est de développer la carrière de Karim Ouellet en France, pas seulement de « faire un coup ».C\u2019est ce que recherchaient Rafael Pérez et son chanteur, qui ne peuvent développer les marchés québécois et français en parallèle, sans des partenaires bien implantés de l\u2019autre côté de l\u2019Atlantique.Partager ses énergies entre deux continents « Je sais que ça va être diffici le, parce qu\u2019on est encore en développement au Québec, dit l\u2019artiste, qui devra partager son temps et ses énergies entre deux continents.Mais avec de l\u2019intelligence, de la volonté et une organisation qui a du sens, il n\u2019y a rien d\u2019impossible à faire deux choses en même temps.» Karim Ouellet est en spectacle demain au Théâtre Outremont Karim Ouellet signe avec la France OUELLET suite de la page 1 « Signer un contrat, c\u2019est faire une esquisse du schéma qu\u2019on veut réaliser.Je pense qu\u2019on a fait un beau dessin et là, il faut faire en sorte que le dessin prenne vie.» \u2014 Karim Ouellet PHOTO FOURNIE PAR LE FTA Parmi les 22 pièces et performances qui seront présentées dans le cadre du 7e Festival TransAmériques, on compte Un ennemi du peuple, une pièce dans laquelle deux frères se trouvent mêlés à une affaire de contamination d\u2019eau qui frappe une petite municipalité.C\u2019était soir de fête hier au Salon urbain de la Place des Arts, où l\u2019ancien président du conseil d\u2019administration de l\u2019Académie canadienne du cinéma et de la télévision au Québec, Charles Ohayon, était salué par ses pairs.M.Ohayon a passé six ans à ce poste avant de passer le flambeau le 31 décembre dernier.C\u2019est Richard Speer qui assume maintenant la fonction.La présidence de M.Ohayon a été marquée par la création d\u2019un secteur des médias interactifs et des prix Gémeaux internet et nouveaux médias, par la tenue de plusieurs activités professionnelles et une hausse de 20%du taux d\u2019adhésion à l\u2019Académie.Cet organisme est entre autres responsable du gala des prix Gémeaux et des prix Écrans canadiens.La fête a réuni quelque 130 personnes, dont Carolle Brabant, Louise Lantagne et Simon-Olivier Fecteau.\u2014 La Presse Académie du cinéma et de la télévision Charles Ohayon fêté Transcontinental se lance dans la fiction.Presque un an après avoir fondé sa boîte de production, sa division TC Média a acquis hier Lusio Films.« C\u2019est une opportunité pour nous de faire de la fiction.Nous voulons être producteurs de contenu de fiction autant à la télé qu\u2019au cinéma ou sur le web », dit Philippe Lapointe, vice-président principal des médias multiplateformes de TC Média.À l\u2019interne, TC Média \u2014 propriétaire des magazines Les Affaires, Coup de pouce et Elle Québec \u2014 produit depuis un an des émissions de télé comme Ça commence bien, l\u2019émission matinale de V, et Déficit Zéro à Télé-Québec.Fondée en 2010, Lusio Films n\u2019a produit qu\u2019un film, Le Torrent, et le projet transmédia Les enfants de la Bolduc, mais son copropriétaire Jacques Blain a fait sa marque en produisant C.R.A.Z.Y.et des séries télé comme La vie, la vie.Dans les années 2000, M.Blain avait produit Hommes en quarantaine et 2 Frères pour TVA, qui avait alors Philippe Lapointe comme responsable de la programmation.\u2014 Vincent Brousseau-Pouliot Production Transcontinental se lance dans la fiction Le comédien Patrick Huard s\u2019est envolé hier pour Los Angeles à l\u2019occasion de la sortie du film Starbuck, de Ken Scott, aux États- Unis.L\u2019oeuvre originale sort demain à New York et à Los Angeles.Elle prendra aussi l\u2019affiche le 29 mars à Chicago.Hier, le Los Angeles Times a consacré un long papier au film avec entrevues de Ken Scott et de Patrick Huard à la clé.«La paternité ressemble à une comédie dramatique, y raconte Ken Scott.Il y a tous ces moments drôles, mais aussi des difficultés à surmonter.» Rappelons que Ken Scott est installé à Los Angeles depuis quelques mois pour la postproduction de la version américaine de Starbuck.Intitulé The Delivery Man, le film mettra en vedette Vince Vaughn et sortira le 4 octobre.\u2014 André Duchesne Cinéma Le Starbuck canadien chez lesAméricains llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll 4 A R T S L A P R E S S E M O N T R É A L J E U D I 2 1 M A R S 2 0 1 3 Un film de FRANÇOIS OZON FABRICE LUCHINI IL Y A TOUJOURS UN MOYEN D\u2019ENTRER Invitent 200 personnes à la première du film Au cinémA dès le 19 Avril Le mercredi 10 avril à 19 h au Cinéma Excentris (3536, boul.Saint-Laurent, Montréal) Pour participer, visitez concourslesFilmsseville.com Le concours débute sur le site web le 21 mars et se termine le 27 mars 2013.Le tirage au hasard aura lieu le 28 mars.Les 100 gagnants recevront par la poste une invitation à la première pour deux personnes.Règlements du concours disponibles chez Les Films Séville et sur www.concoursLesFilmsSeville.com.KRISTIN SCOTT THOMAS EMMANUELLE SEIGNER DENISMÉNOCHET ERNST UMHAUER HERBY DANS LES COULISSES HERBY MOREAU SHOWBUSINESS «Tous à la SAT! », nous a-t-on dit dimanche vers 23h.C\u2019est en effet à la Société des arts technologiques que le gratin du cinéma québécois s\u2019était donné rendezvous pour poursuivre la fête des Jutra.Après être restées clouées à leur siège pendant plus de deux heures trente, les vedettes n\u2019ont pas tardé à aller se dégourdir les jambes sur la grande piste de danse.Les Xavier Dolan, Podz et Marc-André Grondin ont plutôt préféré la terrasse.Ils y ont rejoint le chanteur Patrick Watson qui accompagnait ce soir-là sa conjointe, Sophie Leblond, qui a participé au montage du film Inch\u2019Allah.Mais parmi tout ce beau monde, c\u2019est certainement Michel Côté qui rayonnait le plus.En plus d\u2019avoir reçu un touchant hommage pour l\u2019ensemble de sa carrière, il faisait partie de l\u2019équipe d\u2019Omertà qui a reçu la Bobine d\u2019or pour son succès au box-office.Pour l\u2019acteur entouré de sa famille et de ses amis Marc Messier et Jean-Marc Vallée, c\u2019était vraiment une soirée parfaite.LA FÊTE DES JUTRA Une soirée remplie d\u2019émotions pour Michel Côté, lauréat du Jutra-Hommage, qui pose ici aux côtés du réalisateur Luc Dionne, de la productrice Denise Robert et du président des Films Séville, Patrick Roy.L\u2019équipe d\u2019Omertà peut sourire: elle a remporté la Bobine d\u2019or pour le meilleur box-office de l\u2019année.Ce soir à 19h, District V vous emmène dans les coulisses des Jutra.Véronique LeFlaguais était venue soutenir son mari Michel Côté.Elle est ici accompagnée de leur fils Charles et de sa conjointe.La soirée des Jutra a permis à Xavier Dolan de prendre une petite pause du montage de College Boy, le vidéoclip d\u2019Indochine qu\u2019il vient de terminer.Il pose ici aux côtés de ses amies et actrices Magalie Lépine-Blondeau et Monia Chokri.80 FEMMES D\u2019EXCEPTION POUR LES 80 ANS DU CHAÎNON Pour le 80e anniversaire du Chaînon, 40 marraines du milieu artistique et 40 personnalités de la communauté des affaires n\u2019ont pas hésité à venir célébrer l\u2019organisme qui vient en aide depuis 1932 aux femmes dans le besoin.Il y a quelques jours, à la maison d\u2019hébergement pour femmes en difficulté de la rue de L\u2019Esplanade, Janette Bertrand, Micheline Lanctôt, Andrée Lachapelle et Judi Richards faisaient partie des nombreuses personnalités présentes.Durant toute l\u2019année, elles prêteront leur voix à l\u2019organisme et le feront rayonner : maillon à maillon, Micheline Lanctôt et Janette Bertrand elles font la force du Chaînon.Andrée Lachapelle et Judi Richards z z z z Après trois courts et un long métrages, le cinéaste Guy Édoin plonge dans le documentaire avec Corno, film sur la peintre saguenéenne qui vit au rythme de New York depuis plus de 20 ans.Un sujet «lumineux» que le réalisateur a abordé sans compromis.ANDRÉ DUCHESNE Scénariste de métier, Guy Édoin a tout de suite vu dans la vie de la peintre Corno une histoire à raconter.Ce n\u2019était pas pour autant un conte de fées.C\u2019est ce que le cinéaste s\u2019emploie à expliquer dans un documentaire nuancé qu\u2019il consacre à cette artiste.D\u2019aucuns pourraient énumérer quelques éléments biographiques de la carrière de la peintre.Originaire de Chicoutimi, elle fait sa marque avec ses grands tableaux de corps dénudés.Installée à Montréal, Johanne Corneau s\u2019y sent tout de même à l\u2019étroit.Au début des années 90, elle s\u2019installe à New York, mange son pain noir, mais vit de sa peinture.Aujourd\u2019hui, ses grandes fresques de visages féminins sont reconnaissables de par le monde.Mais pour plusieurs, Corno fait une peinture commerciale et tarde à se renouveler.Ce que Guy Édoin signale aussi dans ce film biographique.«Je demeurais très libre dans ce projet, dit-il.Ce n\u2019était pas une infopub.J\u2019avais le désir de faire une radiographie du réel et toute la liberté de le faire.» Le projet lui a permis de sortir de sa zone de confort.«Je faisais la tournée des festivals avec Marécages, qui est un film sombre et assez dur.Et là, je me retrouvais avec un sujet super lumineux.Ça me permettait d\u2019explorer autre chose, même dans la forme cinématographique », dit le cinéaste.Derrière les toiles flamboyantes de Corno se cache une face qui se trouve au coeur du documentaire.«Corno est un être paradoxal, dit Édoin.Et explorer ce paradoxe est ce qui m\u2019a intéressé dès le départ.Elle a cette force surhumaine de caractère qui cohabite avec une fêlure, une fragilité.Ce que j\u2019ai trouvé de plus beau dans mon travail est cette métamorphose de Johanne Corneau en Corno.Johanne arrive au studio en talons aiguilles et manteau de designer, elle rentre dans sa salle de bains, met sa combinaison de travail et devient une peintre.Même physiquement, elle change.» S\u2019apprivoiser Le film s\u2019est construit par petites touches.Protégeant son intimité, Corno s\u2019est lentement abandonnée à l\u2019équipe du film.«Ça nous a pris plusieurs blocs de tournage avant qu\u2019elle se livre, probablement comme elle ne l\u2019avait jamais fait dans la vie, assure le cinéaste.Au début par exemple, elle ne voulait pas qu\u2019on la filme en train de peindre.Nous y sommes allés lentement.Même chose avec certains sujets abordés dans le film.» Le résultat ne laisse pas voir ces aspérités dans ce travail en amont.Édoin propose un film avec un bon équilibre entre images et paroles.Et ratisse assez large autour de la peintre pour obtenir des commentaires sur elle et sur son travail.«L\u2019engagement de cette femme par rapport à son art est admirable.C\u2019est très inspirant », conclut-il.DOCUMENTAIRE/Guy Édoin Corno ou une radiographie du réel PHOTO EDOUARD PLANTE-FRÉCHETTE, LA PRESSE Le réalisateur Guy Édoin Après sa projection en première mondiale ce samedi au FIFA, le film sort en salles le 29 mars.llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll 6 A R T S L A P R E S S E M O N T R É A L J E U D I 2 1 M A R S 2 0 1 3 "]
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