La presse, 1 juin 2013, D. Affaires
[" S&P TSX B12 650,42 -96,13 (-0,75%) S&P 500 B1630,74 -23,67 (-1,43%) DOWJONES B15 115,57 -208,96 (-1,36%) PÉTROLE B91,97$US -1,64$US (-1,75%) DOLLAR B96,45¢US -0,64¢US www.lapresse.ca/affaires AFFAIRES FRANCIS VAILLES COMMENT BLANCHIR 15 MILLIONS PAGE 4 STÉPHANIEGRAMMOND LE FISC AMÉRICAIN À LA CHASSE AUX SNOWBIRDS PAGE 9 DIVERTISSEMENT EVENKO ACHÈTE LE GROUPE SPECTRA PAGE 5 Fini le temps où la famille endeuillée se laissait vendre un cercueil à prix d\u2019or par un entrepreneur qui profitait de sa situation de faiblesse.De nos jours, le consommateur de services funéraires est un acheteur avisé qui force l\u2019industrie à faire preuve de plus de transparence et qui dispose d\u2019un outil redoutable, l\u2019internet.NOTRE DOSSIER EN PAGES 2 ET 3 MOURIR PASCHER ILLUSTRATION JEAN-MARC CHARRON-AUBIN, LA PRESSE 153 $ 2749 $ Alain Simard, président de Spectra MONTRÉAL SAMEDI 1e r JUIN 2013 LA PRESSE AFFAIRES INDUSTRIE DE LA MORT HÉLÈNE BARIL «Mon dernier voyage a eu lieu jeudi dernier.C\u2019est avec une profonde tristesse que je quitte l\u2019Amour de ma vie avec qui j\u2019ai partagé plus de la moitié de ma vie et qui est demeuré à mes côtés jusqu\u2019à la fin.» Les messages de ce genre, on en voit de plus en plus dans les pages nécrologiques ou sur Facebook.Les entreprises de services funéraires devraient y porter attention.Rédiger soi -même son avis de décès est le meilleur moyen de contrôler le message qu\u2019on veut laisser après sa mort.Organiser sa sortie du monde aussi.Les arrangements préalables sont appelés à un bel avenir au Québec, où ils sont actuellement moins populaires qu\u2019ailleurs au Canada.C\u2019est une tendance prometteuse pour l\u2019industrie funéraire, en raison des baby-boomers qui arrivent dans la dernière étape de leur vie et qui sont habitués à tout contrôler.Les entrepreneurs de pompes funèbres, ou directeurs de funérailles, auraient tort de célébrer trop rapidement leur bonne fortune.L\u2019autre tendance lourde dans l\u2019industrie, c\u2019est la simplicité volontaire.« Je remarque une sorte de retour aux sources, dit Stéphanie Côté, thanatologue et propriétaire d\u2019une entreprise funéraire à Kirkland.De plus en plus de gens veulent une exposition du corps ou des cendres à la maison», dit la fondatrice de Voluntas, une maison créée en 2007.«Beaucoup de mes clients me demandent des choses différentes.Ils ne veulent pas acheter de cercueil ou d\u2019urne, mais ils sont prêts à dépenser 4000$ en nourriture et en vins pour célébrer la vie d\u2019un être cher.» Voluntas a trouvé sa niche: les cérémonies de fin de vie différentes et pas chères.Stéphanie Côté organise des événements à domicile ou dans des endroits publics, en ville ou à la campagne.Coût: zéro.« Il n\u2019y a pas de limite à ce qui peut être organisé gratuitement, dans le respect des lois, dit-elle.Par exemple, il n\u2019y a pas de restrictions pour l \u2019éparpil lement des cendres au Québec.Les gens ne savent pas tout ce qui est possible.» Ce qui est possible, c\u2019est avant tout du choix.Le choix de magasiner soi-même des services funéraires, et le choix de payer cher ou pas cher.N\u2019importe qui d\u2019un peu curieux peut avoir une bonne idée du coût d\u2019un cercueil, d\u2019une urne ou de n\u2019importe quel service funéraire en furetant sur l\u2019internet.Même si les ventes en ligne restent marginales, la transparence des prix contribue à maintenir les prix bas.La présence croissante des coopératives funéraires y est aussi pour quelque chose, assure Alain Leclerc, directeur général de la Fédération des coopératives funéraires du Québec.«En 1970, le Québec était la province où ça coûtait le plus cher et 20 ans plus tard, c\u2019est celle où ça coûte le moins cher.» Vente directe La popularité de l\u2019incinération a permis de réduire le coût de la mort.Au Québec, l\u2019incinération est le choix de 60 à 90% des familles, selon qu\u2019elles soient à la campagne ou en ville, où un terrain au cimetière coûte cher.Les entreprises de services funéraires ont compensé la baisse de la demande pour les services d\u2019embaumement, les cercueils et les cimetières en offrant toutes sortes de nouveaux produits et services.Des mausolées sophistiqués pour les urnes jusqu\u2019aux bijoux renfermant un peu des cendres de l\u2019être cher en passant par des services d\u2019aide psychologique, le menu a augmenté.Les entreprises off rent des garderies et des espaces agréablement modernisés pour la tenue des cérémonies qui peuvent être hautes en couleur, si désiré.Jocelyne Dallaire Légaré, présidente d\u2019Alfred Dallaire Memoria et petite-fille du fondateur de la vénérable entreprise, a été une pionnière en transformant, il y a 10 ans, un salon funéraire en un espace lumineux avec un café et une bibliothèque sur le boulevard Saint-Laurent, à Montréal.Malgré toutes ces innovations, le prix moyen des funérailles au Québec est stable depuis des années.Il tourne en moyenne autour de 3000$, selon la Corporation des thanatologues du Québec, soit à peine plus que la prestation de décès de 2500$ versée par la Régie des rentes pour tout Québécois qui a cotisé suffisamment au régime.Le coût de la mort pourrait encore baisser, s\u2019il n\u2019en tient qu\u2019à Anthony Marcil qui vient de fonder Incinération Québec.« C\u2019est un nouveau modèle d\u2019affaires qui répond aux besoins de ceux qui ne veulent pas de funérailles », explique-t-il.Incinération Québec offre le service minimal : transport du corps, crémation, formalités légales et livraison des cendres dans une urne économique.Coût : 1170$, plus taxes.«On fait moins de profit, mais on y regagne sur le volume», explique l\u2019entrepreneur.La nouvelle entreprise n\u2019a ni bureaux ni frais fixes.Établie à Saint-Hyacinthe, où se trouve le four crématoire, elle peut desservir toutes les villes principales du Québec, selon Anthony Marcil.«C\u2019est central, on est à trois quarts d\u2019heure de Montréal, Laval ou Trois-Rivières.» Avec son père, Anthony Marcil exploite une entreprise funéraire traditionnelle à Saint-Hyacinthe, le complexe funéraire Ubald Lalime.Les deux entreprises sont indépendantes, mais Ubald Lalime fait de la publicité localement avec un prix difficile à battre pour une crémation: 150$.8000 7000 6000 5000 4000 Note : En dollars de 2007 Source : Fédération des coopératives funéraires du Québec (FCFQ), à partir de Statistique Canada, du gouvernement du Québec et de la FCFQ TENDANCE DU PRIX DES FUNÉRAILLES AU CANADA ET AU QUÉBEC 1987 1992 1997 2002 2007 CANADA QUÉBEC PHOTO HUGO-SÉBASTIEN AUBERT, LA PRESSE Jocelyne Dallaire Légaré, présidente d\u2019Alfred Dallaire Memoria ORGANISER SA SORTIE DUMONDE Aujourd\u2019hui dans La Presse+ n VIDÉO Visite dans une usine de cercueils de Victoriaville n DANS LE CARNET DE Nathaly Riverin, directrice générale de l\u2019École d\u2019entrepreneurship de Beauce n ÉCRAN TECHNO Jean-François Codère expérimente l\u2019appareil photo sans fil de Samsung.n BILLET BOURSIER Les pétrolières escomptent une baisse du prix du brut.llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll 2 L A P R E S S E A F F A I R E S L A P R E S S E M O N T R É A L S A M E D I 1 e r J U I N 2 0 1 3 LA PRESSE AFFAIRES INDUSTRIE DE LA MORT POPULARITÉ DE LA CRÉMATION QUÉBEC 90% ÉTATS-UNIS 70% JAPON 99% ESPAGNE 20% SUISSE 82% ITALIE 10% AILLEURS DANS LE MONDE Salon B bibliocafé d\u2019Alfred Dallaire Memoria LA MORT DURABLE PHOTO HUGO-SÉBASTIEN AUBERT, LA PRESSE L\u2019industrie de la mort n\u2019échappe pas aux préoccupations environnementales, et les entreprises funéraires essaient d\u2019y répondre.L\u2019offre verte va du buffet servi dans de la vraie vaisselle, plutôt que dans des couverts jetables, jusqu\u2019aux produits d\u2019embaumement plus écologiques et aux voitures hybrides pour le transport des urnes.Un organisme de certification, le Green Burial Council, est là pour sanctifier le tout.De plus en plus d\u2019entreprises offrent aussi de planter des arbres en hommage au défunt ou de participer à un programme de reboisement.DEUX OU QUATRE PATTES Les services funéraires pour animaux de compagnie sont une industrie en forte croissance aux États-Unis.Certaines entreprises funéraires traditionnelles se sont même diversifiées dans cette activité très lucrative et exploitent les deux en parallèle.Montréal a Amicus, un centre funéraire pour animaux qui offre les mêmes services que pour les humains.Un cimetière virtuel est disponible sur son site pour se souvenir de Pitou et de Minou.Le cimetière Laval a réservé une partie de son vaste terrain aux animaux et même aux animaux et à leurs maîtres, s\u2019ils désirent rester ensemble pour l\u2019éternité.Ouvert l\u2019an dernier, cet espace attend encore ses premiers occupants.RITES MULTIETHNIQUES Les immigrants, qui composent une part de plus en plus grande de la société québécoise, ont généralement leurs propres entreprises funéraires.Ces communautés ont souvent leurs points de référence religieux et leurs propres ressources funéraires, selon Jean-Marc Charron, professeur de théologie pratique à l\u2019Université de Montréal.Les musulmans, par exemple, enterrent leurs morts sans embaumement dans les 24 heures suivant le décès.Le professeur Charron travaille avec la Corporation des thanatologues à mettre au point une formation pour aider les entreprises funéraires à composer avec cette nouvelle réalité, de même qu\u2019avec celle des familles recomposées.PHOTO HUGO-SÉBASTIEN AUBERT, LA PRESSE ARRANGEMENTS PRÉALABLES 2.0 Les arrangements préalables sont une mine d\u2019or pour les entreprises funéraires, qui s\u2019assurent aujourd\u2019hui des revenus pour demain.Mais la préparation du grand départ peut maintenant emprunter des chemins nouveaux.Biopix, la petite entreprise d\u2019Anne-Marie Bergeron, offre la possibilité d\u2019immortaliser son histoire dans un court métrage à laisser en héritage.«Ce n\u2019est pas seulement pour les mourants ou les malades, mais pour tous ceux qui veulent raconter leur histoire », dit-elle.Chez Alfred Dallaire Memoria, on peut se confier à la comédienne Rita Lafontaine et en faire une vidéo pour ses proches.Cimetière Mount Pleasant de Laval, section pour communautés orientales.Cimetière Mount Pleasant de Laval, section pour animaux.QUATRETENDANCES FUNÉRAIRES 1 2 3 4 PHOTO HUGO-SÉBASTIEN AUBERT, LA PRESSE llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll L A P R E S S E M O N T R É A L S A M E D I 1 e r J U I N 2 0 1 3 L A P R E S S E A F F A I R E S 3 714 FRANCHISES POUR ACHETER OU VENDRE UNE FRANCHISE Magazine - Web - Mobile 715 FINANCEMENT 1-514-241-7000 Sécur Finance Prêts hyp.: rés., locatifs, comm., construction www.securfinance.com 1ÈRE / 2E HYPOTHÈQUE ET CONSTRUCTION Commercial \u2022 Industriel \u2022 Résidentiel DENCOL, 514-342-1356 (agent protégé) ArgentDirect.com Prêt de 500$+ en 1h Sans enquête de crédit *1-888-374-5777* RECHERCHE de capital pour prêt hyp.privé, max.70% de la valeur, bon rendement.Sécuritaire.Idéal Finance, Laurent 450-438-6492.805 AVIS DIVERS,COMMUNIQUÉS Prédiction : Le billet de 20$ dans le poivron portera le numéro de série FIP220829 LA PRESSE AFFAIRES FRANCIS VAILLES CHRONIQUE ISABELLE MASSÉ MARKETINGPUBLICITÉ Avec 99% des voix obtenues, Jean Charest vient de remporter la meilleure élection de sa carrière! «Et je n\u2019ai pas demandé de recomptage ! », lance l\u2019ancien premier ministre du Québec, aujourd\u2019hui associé de la firme McCarthy Tétrault.Mercredi à Paris , Jean Charest a obtenu l\u2019assentiment des actionnaires de l\u2019agence de publicité Publicis Worldwide pour entrer au conseil .C\u2019est le premier conseil auquel il adhère.« Et mon seul pour l\u2019instant, souligne-t-il.J\u2019en ferai d\u2019autres, mais peu, car les responsabilités des administrateurs sont élevées.» Première décision: se prononcer par vote sur le salaire, entre autres, du grand patron de Publicis Worldwide, Maurice Lévy, dans un pays où on ne souhaite pas légiférer sur le salaire des dirigeants.«Publicis Worldwide est très progressiste, notamment sur ce point et sur la parité à son conseil, composé d\u2019autant de femmes que d\u2019hommes », dit Jean Charest.S\u2019il a désormais des actions de Publicis Worldwide, Jean Charest arrive en tant qu\u2019administrateur indépendant.Ce poste l\u2019amènera à Paris quatre ou cinq fois l\u2019an pour les réunions et les assemblées annuelles du C.A.C\u2019est d\u2019abord par le Québec que Jean Charest a eu des liens avec Publicis-BCP, l\u2019agence qui a conçu des campagnes électorales pour le Parti libéral.Mais c\u2019est Maurice Lévy qui a eu l\u2019idée de l\u2019approcher.«Il découvre notre milieu, mentionne M.Lévy.Bien sûr qu\u2019il en est éloigné.Mais mercredi, il a tout de suite participé en posant les bonnes questions.«Il pourra nous apporter au minimum trois choses, poursuit- il.Le point de vue du candide qui peut soulever des questions auxquelles nous ne pensons même plus.Le point de vue d\u2019un homme d\u2019État qui regarde les choses avec une certaine hauteur et non celui d\u2019un homme d\u2019affaires.Et une dimension internationale, due à l\u2019intérêt qu\u2019il porte à certains pays, comme la Chine.» D\u2019ailleurs, la veille de sa première assemblée, Jean Charest se trouvait au Sénégal pour officialiser une entente entre le gouvernement du président Macky Sall et la minière canadienne Teranga Gold, dont La Presse Affaires a fait état récemment.«Il fallait renégocier l\u2019entente pour plusieurs raisons, dont des raisons d\u2019exploration et de redevances », résume Jean Charest, qui a consacré trois mois à ce dossier.Présent à Montréal environ trois jours par semaine, Jean Charest a encore un agenda de.premier ministre, au dire de son conseiller de McCarthy Tétrault.Les semaines à venir le verront quitter le Québec pour Hong Kong, Barcelone et ailleurs, notamment pour prononcer des conférences.« Mon épous e me l \u2019a confirmé: je ne travaille pas moins qu\u2019avant ! raconte Jean Charest .Cela dit , j \u2019aime beaucoup ma nouvelle vie et je suis très heureux.J\u2019ai été bien accueilli chez McCarthy Tétrault.Les cabinets d\u2019avocats changent, s\u2019internationalisent.C\u2019est de très haut niveau ici.Ça m\u2019a beaucoup impressionné.» S\u2019il est volubile en entrevue, ne comptez pas sur Jean Charest pour glisser un commentaire sur le gouvernement provincial en place pendant la conversation.«Je ne veux pas m\u2019immiscer dans les débats, dit-il.Par devoir de réserve.Je ne dis pas que je ne commenterai jamais un enjeu, mais pour l\u2019instant, je ne dirai rien.J\u2019ai eu 28 ans de vie politique qui m\u2019ont comblé, je ne quitte avec aucune amertume, mais j\u2019ai tourné la page.» Publicis Worldwide compte 58 0 0 0 employé s da n s 108 pays.Au Canada, Publicis Canada et BCP regroupent 386 employés.Jean Charest au conseil d\u2019administration de Publicis Worldwide PHOTO DAVID BOILY, ARCHIVES LA PRESSE «Mon épouse me l\u2019a confirmé : je ne travaille pas moins qu\u2019avant ! », affirme Jean Charest.La Ville de Laval est en voie d\u2019être mise sous tutelle par le gouvernement du Québec à la suite des révélations explosives des derniers jours.Dans ce contexte, faisons le point sur l\u2019un des éléments sensibles des enquêtes de la commission Charbonneau et de l\u2019Unité permanente anticorruption (UPAC) : le blanchiment d\u2019argent.Il existe diverses façons de blanchir des fonds.Dans sa publication du lundi 27 mai, Le Journal de Montréal soutient que l\u2019ex-maire de Laval, Gilles Vaillancourt, aurait notamment eu recours à des mineurs pour faire transporter son argent comptant outremer, notamment en Suisse.Le Journal dit avoir recueilli cette information de trois bonnes sources policières, anonymes.La nouvelle n\u2019a pas été confirmée et elle pourrait faire partie de l\u2019enquête de l\u2019UPAC, le cas échéant.Selon le Journal, une quinzaine de millions de dollars pourrait avoir été blanchie, notamment de cette façon.Il n\u2019est pas impossible de blanchir des fonds en les faisant transporter en avion par une «mule », mineure ou non.À l\u2019automne 2006, un banquier des Bahamas m\u2019avait raconté que certaines personnes sont spécifiquement embauchées pour transporter de l\u2019argent liquide hors du Canada.« Il y a un passeur grec en ce moment au Canada.Un gars qui met l\u2019argent sur lui et qui le traverse en Grèce.J\u2019essaie de l\u2019amener ici, aux Bahamas », m\u2019avait-il raconté.L\u2019opération est risquée, à moins de ne pas dépasser la limite autorisée de 10 000 $ par personne, comme le soutient Le Journal de Montréal.Toutefois, avec cette limite de 10 000$, il faut être patient et aimer voyager.P renons l \u2019exemple de 15 millions de dollars.Pour transporter tout cet argent à raison de 10 000 $ par personne, il faudrait 1500 voyages Montréal-Suisse.Ou encore 300 voyages de 5 personnes, soit un voyage par semaine pendant 5 ans.Ça fait beaucoup de billets d\u2019avion et de chambres d\u2019hôtel ! Utiliser un avocat facilitateur Non, la meilleure façon de blanchir des fonds est d\u2019utiliser le compte en fidéicommis d\u2019un avocat ou d\u2019un notaire.Le compte en fidéicommis est en effet protégé par le secret professionnel des avocats (ou des notaires).Ce privilège rend confidentielles toutes les transactions entre les avocats et leurs clients, même aux yeux de la police, à moins d\u2019exceptions strictes.Pour blanchir des fonds, un homme d\u2019affaires qui a un gros projet en Suisse, réel ou fictif, verse d\u2019abord les fonds dans le compte en fidéicommis de son avocat, en toute confidentialité.Ensuite, les fonds sont transférés en Suisse dans le compte d\u2019un autre avocat, celui de la deuxième partie présumée à la transaction, habituellement une entreprise coquille.L\u2019 i n t e r vent ion de c e deuxième avocat rend doublement occulte le transfert de fonds.En effet, les fonds sont ainsi protégés par le privilège avocat-client des deux côtés de l\u2019Atlantique.Enfin, une fois rendus en Suisse, les fonds peuvent être transférés par l\u2019avocat sur place dans le compte de la partie ultimement intéressée, et le tour est joué.Comme les deux avocats bénéficient du privilège, il est très difficile pour les autorités d\u2019avoir les détails d\u2019une affaire.Pour faire une perquisition chez un avocat, les policiers doivent convaincre un juge qu\u2019ils ont des motifs sérieux de croire qu\u2019un crime a été commis grâce à l\u2019utilisation du compte de l\u2019avocat, par exemple.Cette démonstration est d\u2019autant plus compliquée à faire qu\u2019il s\u2019agit de blanchiment, structuré pour être indétectable.Le juge peut accorder la perquisition du cabinet pour «exception de crime», que les méfaits aient été commis à la connaissance de l\u2019avocat ou à son insu.Dans un tel cas, les documents saisis doivent être d\u2019abord mis sous scellé.Certains de ces documents sont éventuellement rendus accessibles aux policiers après qu\u2019un représentant du syndic du Barreau les a passés au crible et qu\u2019il a retiré les documents confidentiels qui ne sont pas précisément reliés à l\u2019enquête.Le problème, c\u2019est qu\u2019en matière de blanchiment, de nombreux éléments ne semblent pas, de prime abord, précisément reliés à l\u2019enquête.«Le crime organisé profite pleinement des avocats facilitateurs pour blanchir des fonds, explique un expert du milieu.Il s\u2019agit probablement de la plus grande difficulté pour les enquêteurs.Les démarches en cour sont lourdes et fastidieuses, ce qui décourage les enquêteurs et les incite à consacrer leurs énergies ailleurs.» Bien sûr, il est fondamental que notre système protège la confidentialité des relations entre les avocats et leurs clients, sans quoi ces clients n\u2019oseraient plus rien confier à leurs avocats.Des gens mal intentionnés et des avocats complices se servent toutefois trop souvent de cette muraille pour commettre des crimes.Comment blanchir 15 millions La meilleure façon de blanchir des fonds est d\u2019utiliser le compte en fidéicommis d\u2019un avocat ou d\u2019un notaire.À L\u2019AGENDA n PRÉVISIONS n RÉEL BPA: bénéfice par action K: millier M: million G: milliard POUR NOUS JOINDRE La Presse Affaires, 7, rue Saint-Jacques, Montréal (Québec) H2Y 1K9 lpa@lapresse.ca SUDOKU Source: Bloomberg 2 5 4 3 1 6 7 7 2 9 8 6 3 7 4 3 9 8 1 5 3 5 6 2 9 4 8 6 1 7 3 5 5 1 8 7 2 3 6 9 4 6 7 3 4 9 5 2 1 8 9 4 1 6 7 2 5 8 3 7 8 5 1 3 9 4 6 2 3 6 2 5 4 8 1 7 9 8 3 7 2 1 4 9 5 6 1 2 9 3 5 6 8 4 7 4 5 6 9 8 7 3 2 1 2605 2604 Placez un chiffre de 1 à 9 dans chaque Chaque ligne, chaque colonne et délimitée par un trait plus épais doivent les chiffres de 1 à 9.Chaque chiffre une seule fois dans une ligne, dans dans une boîte 3x3.Solution du dernier sudoku Niveau de difficulté : TRÈS DIFFICILE Ce une de Pour d'informations, rendez-vous sur les-mordus.ou info@les-mordus.com Par Fabien Savary VENDREDI 7 JUIN Taux de chômage mai : 7,1% (Can.) avril : 7,2% Taux de chômage mai : 7,5% (É.-U.) avril : 7,5% MARDI 4 JUIN Ambarella BPA 1T: 14¢US Analogic BPA 3T: 84¢US Mattress Firm BPA 1T: 36¢US LUNDI 10 JUIN Annie\u2019s BPA 4T: 27¢US Lululemon BPA 1T: 30¢ MERCREDI 5 JUIN Nouvelles commandes manufacturières (É.-U.) avril : 1,0% mars : -4,0% Banque Laurentienne BPA2T: 1,24$ Saputo BPA 4T: 73¢ JEUDI 6 JUIIN GLV BPA 4T: 0,02¢ JM Smucker BPA 4T: 1,16$US Quiksilver BPA 2T: 4¢US Transcontinental BPA 2T: 45¢ LUNDI 3 JUIN Dép.de construction avril : 0,9% (É.-U.) mars : -1,7% Ind.ISMmanufacturier mai:50,5 (É.-U.) avril : 50,7 Cracker Barrel BPA 3T: 94¢US Placez un chiffre de 1 à 9 dans chaque case vide.Chaque ligne, chaque colonne et chaque boîte 3x3 délimitée par un trait plus épais doivent contenir tous les chiffres de 1 à 9.Chaque chiffre apparaît donc une seule fois dans une ligne, dans une colonne et dans une boîte 3x3.Ce jeu est une réalisation de Ludipresse.Pour plus d\u2019informations : www.les-mordus.com ou écrivez-nous à info@les-mordus.com llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll 4 L A P R E S S E A F F A I R E S L A P R E S S E M O N T R É A L S A M E D I 1 e r J U I N 2 0 1 3 LA PRESSE AFFAIRES PIERRE SAINT-ARNAUD LA PRESSE CANADIENNE Québecor Média a décidé de se départir de Jobboom, le groupe d\u2019édition spécialisé dans le marché du travail, et de son site internet de rencontre pour célibataires Réseau Contact.Les deux entités ont été vendues à l \u2019éditeur web Technologies interactives Mediagrif pour la somme de 65 millions.Jobboom passera aux mains de Mediagrif dès aujourd\u2019hui et la plateforme web sera intégrée aux environs du 31 août, mais l\u2019acquisition de Réseau Contact ne sera complétée qu\u2019à la fin d\u2019octobre lorsque les conditions reliées au transfert technologique seront remplies.Mediagrif y voit une occasion unique d\u2019associer les deux entités à sa plateforme LesPAC.com, ce qui permettra d\u2019ouvrir de nouvelles possibilités de réseautage aux membres de Jobboom.com, RéseauContact.com et LesPAC.com.Le président et chef de la direction de Mediagrif, Claude Roy, a fait valoir qu\u2019avec ses 2,1 millions de membres et 700 000 visiteurs uniques par mois, le site LesPAC.com serait certainement en mesure de faire oeuvre utile.«Si on se fie aux données de l\u2019emploi, il y a 7 ou 8% des gens qui n\u2019ont pas d\u2019emploi et, si on va en région, c\u2019est probablement plus 10 à 15%.Avec Jobboom, on sera sûrement en mesure de proposer des occasions d\u2019emploi à nos membres.C\u2019est créateur de valeur pour ces gens-là dans l\u2019avenir », a-t-il dit.Trois identités Il n\u2019est pas question, cependant, d\u2019absorber le contenu de Jobboom et du Réseau Contact dans des sections « emploi » et « rencontres » au sein de LesPAC, l\u2019entreprise étant fort consciente de la valeur de l\u2019image de ces acquisitions.«On se retrouve avec trois marques de commerce fortes au Québec.Ce sont des moteurs », a fait valoir M.Roy, qui entend préserver les trois identités sur ses plateformes.Mediagrif estime de plus que la transaction permettra à l\u2019entreprise d\u2019accroître la synergie déjà existante avec Québecor Média, et les deux entreprises ont bien l\u2019intention de poursuivre leurs relations d\u2019affaires au-delà de la transaction.Le président et chef de la direction de Québecor Média , Robert Dépatie, a confi rmé que « Québecor entend demeurer le partenaire de Mediagrif ».Son collègueMartin Tremblay, vice-président aux affaires publiques chez Québecor, a ainsi expliqué les raisons qui ont amené l\u2019entreprise à se départir de ces deux entités, malgré le fait que celles-ci offraient de bons résultats, selon lui.« C\u2019est une volonté de se concentrer sur trois piliers de notre mission, qui sont les télécommunications, le divertissement et les médias d\u2019information», a-t-il dit.Jobboom et Réseau Contact emploient une quarantaine de personnes en tout.Claude Roy a précisé que ces emplois seraient préservés et que d\u2019autres seraient sans doute requis puisque l\u2019entreprise est en pleine expansion.Québecor cède Jobboom et Réseau Contact DENIS LESSARD ET VINCENT BROUSSEAU-POULIOT Transaction importante dans l\u2019industrie du divertissement au Québec : evenko fera l\u2019acquisition de l\u2019Équipe Spectra, a appris La Presse Affaires.La transaction, d\u2019une valeur de 35 à 50 millions de dollars, sera annoncée officiellement au cours des prochains jours.evenko est le producteur de spectacles et gestionnaire de salles de spectacle appartenant au Groupe CH, aussi propriétaire du Canadien de Montréal et du Centre Bell.Le Groupe CH est détenu en majorité par la famille Molson et à 18% par Bell.En faisant l\u2019acquisition de l\u2019Équipe Spectra, evenko mettra notamment la main sur le Métropolis et le contrat de gestion de la salle l\u2019Astral au centre-ville de Montréal ; les contrats de gestion du Festival international de jazz de Montréal, des FrancoFolies et de Montréal en lumière; et Spectra Musique, une agence d\u2019artistes et une maison de disques qui représente entre aut res Vincent Val l ières, Michel Rivard, Stefie Shock et Catherine Major.Selon nos informations, evenko et Spectra ont conclu une entente de principe au cours des derniers jours.evenko achètera Spectra en entier, mais les cofondateurs de Spectra, Alain Simard (aussi le PDG) et André Ménard, continueront de travailler au sein de l\u2019entreprise, tout comme le vice-président, marketing, Jacques-André Dupont.Le montant de la transaction varierait de 35 à 50 millions, mais il n\u2019est pas certain que ce montant sera dévoilé publiquement car il s\u2019agit de deux entreprises privées.Actionnaire minoritaire d\u2019evenko, Bell entretient déjà des liens étroits avec Spectra puisqu\u2019elle commandite ses trois principaux festivals.Commanditaire de longue date du Festival international de jazz de Montréal et de Montréal en lumière, Bell est devenue le mois dernier le commanditai re majeur des FrancoFolies après le retrait de Vidéotron en 2012.Spectra avait aussi donné son appui public à Bell pour acheter Astral dans le cadre des audiences du Conseil de la radiodiffusion et des télécommunications canadiennes.Avec l\u2019achat de l\u2019Équipe Spectra, evenko consolidera son statut de leader au Québec tant pour la gestion de salles de spectacle que pour la production de spectacles et festivals.L\u2019entreprise gère déjà les spectacles au Centre Bell, au centre-ville, au Théâtre Corona Virgin Mobile, dans le quartier Sud-Ouest, et a obtenu le contrat de gestion de la future Place Bell, à Laval, en 2015.Avec l\u2019Astral (920 places) et le Métropolis (2300 places), evenko aura dorénavant deux salles de capacité moyenne pour présenter des spectacles trop petits pour le Centre Bell (21 293 sièges).En 2012, evenko a produit environ 1000 spectacles au Québec, dont ceux des humoristes Sugar Sammy et Philippe Bond.Spectra Musique produit les disques et les spectacles de plusieurs artistes québécois, en plus de faire de la gérance d\u2019artistes.Spectra détient aussi les contrats de gestion du Festival international de jazz de Montréal, des FrancoFolies et de Montréal en lumière.De son côté, evenko produit les festivals Osheaga et Heavy MTL.Spectra et evenko n\u2019ont pas rappelé La Presse Affaires hier.En février dernier, le PDG Alain Simard avait démenti les rumeurs de vente de Spectra, mais avait confirmé discuter avec un groupe intéressé à prendre une participation dans son entreprise, fondée en 1977.«Des rumeurs ont toujours couru sur la vente de Spectra, avait-il dit.Des offres nous sont faites régulièrement.Je peux vous dire tout de suite qu\u2019on ne s\u2019associerait jamais à des étrangers.Tout ce que je peux dire au sujet d\u2019evenko, c\u2019est qu\u2019evenko et Spectra sont des entités distinctes et qu\u2019elles vont le rester.» INDUSTRIE DU DIVERTISSEMENT evenko achète Spectra EXCLUSIF PHOTO MARCO CAMPANOZZI, ARCHIVES LA PRESSE En faisant l\u2019acquisition de l\u2019Équipe Spectra, evenko mettra notamment la main sur le Métropolis (notre photo) et le contrat de gestion de la salle l\u2019Astral au centre-ville de Montréal.llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll L A P R E S S E M O N T R É A L S A M E D I 1 e r J U I N 2 0 1 3 L A P R E S S E A F F A I R E S 5 Umberto Delucilla FCPA, CA Associé Deloitte Maxwell Brotman FCPA, CA Président, M.A.S.L.Consultants Inc.Les chiffres nous manquent pour exprimer notre fierté.9 nouveaux FellowS prix hommage Monique F.Leroux FCPA, FCA Présidente et chef de la direction Mouvement Desjardins Difficile de trouver les chiffres qui traduisent toute l\u2019estime et la fierté que nous inspirent nos lauréats.Par leur carrière d\u2019exception et leurs réalisations remarquables, ils font briller jour après jour le titre de CPA, maintenant le seul et unique titre comptable au Québec.Hélène Racine FCPA, CA Directrice, Programmes de formation professionnelle, Ordre des CPA du Québec Alain Dugal FCPA, CA Associé PwC André Dugal FCPA, CA Associé KPMG Gary Wechsler FCPA, CA Paulette Legault FCPA, CGA Administratrice de sociétés Paul Dénommée FCPA, CA Vice-président, contrôleur corporatif Metro inc.Richard Morrisseau FCPA, CMA Président SoForGe LA PRESSE AFFAIRES Les lobbyistes de Wall Street sortent les muscles NEW YORK YVES SCHAËFFNER COLLABORATION SPÉCIALE CAPITALE ÉCONOMIQUE Trois ans après le passage de la réforme financière Dodd-Frank, les lobbyistes de Wall Street dépensent sans compter afin d\u2019en atténuer la portée.Et ils ont apparemment trouvé des oreilles très attentives au Congrès.On n\u2019est jamais si bien servi que par soi-même.C\u2019est sans doute ce que se sont dit les lobbyistes de la banque Citigroup lorsqu\u2019ils ont essentiellement rédigé eux-mêmes un projet de loi voté au début du mois de mai par le Comité des services financiers du Congrès américain.Le New York Times a en effet révélé la semaine dernière que les lobbyistes de Wall Street sont prêts à faire bien plus que de donner des conseils aux représentants du Congrès, ils sont aussi prêts à rédiger des projets de loi pour eux! Selon des courriels obtenus par le quotidien new-yorkais, 70 des 85 lignes du projet de loi H.R.992 reflétaient directement les recommandations de Citigroup.Mieux, « deux paragraphes cruciaux, préparés par Citigroup en conjonction avec d\u2019autres banques de Wall Street, ont été copiés presque mot pour mot [les élus ont modifié deux termes pour les mettre au pluriel] », ont précisé les journalistes du quotidien.Ce projet de loi, un amendement à la réforme Dodd-Frank, a pour but de faire en sorte qu\u2019un certain nombre de transactions sur des produits dérivés dits exotiques ne soient pas touchées par les nouveaux règlements.Selon les lobbyistes de Wall Street et de Citigroup, cet amendement est bénéfique pour l\u2019ensemble du système financier.Selon les opposants, dont le département du Trésor, cet amendement aurait au contraire des conséquences négatives significatives, en permettant aux banques de continuer à courir des risques trop importants.Si plusieurs ont été choqués d\u2019apprendre que des lobbyistes puissent eux-mêmes rédiger un projet de loi pour le Comité des services financiers du Congrès, dominé par les républicains, Marcus Stanley, du groupe American for Financial Reform, n\u2019a même pas été surpris.«En fait, je serais vraiment surpris si c\u2019était le seul projet de loi anti- Dodd-Frank où les banques ont eu un rôle clé dans la rédaction! », confie-t-il par téléphone.«Il y a énormément d\u2019argent en jeu et Wall Street met autant de pression qu\u2019il peut sur les agences régulatrices, le Congrès et l\u2019administration pour essayer d\u2019amoindrir les aspects de Dodd-Frank qui touchent ses profits.Ces efforts sont incessants et fort bien financés », dit-il.L\u2019organisme spécialisé en financement politique MapLight a d\u2019ailleurs relevé, la semaine dernière, que les membres du Comité des services financiers du Congrès qui ont appuyé les projets de loi défendus par Wall Street ont reçu deux fois et demie plus de contributions des milieux financiers que ceux qui s\u2019y sont opposés, en 2011 et en 2012.Selon le mensuel Washington Monthly, l\u2019industrie financière aurait dépensé plus de 1,5 milliard auprès de lobbyistes enregistrés afin d\u2019influencer la portée de la loi Dodd-Frank.Et il s\u2019agirait d\u2019une estimation très prudente.«Les budgets des groupes comme le nôtre ne correspondent même pas à 1% de ce que Wall Street peut dépenser», soutient Marcus Stanley, d\u2019American for Financial Reform, un des quelques organismes qui militent activement en faveur de la loi Dodd-Frank à Washington.Aussi, il déplore que les firmes de Wall Street et leurs lobbyistes semblent jouir d\u2019un accès presque illimité aux décideurs de Washington et aux agences de réglementation clés.Selon la Sunlight Foundation, les 20 plus grandes banques et associations bancaires ont rencontré des représentants de trois agences clés (département du Trésor, Réserve fédérale et Commodity Futures Trading Commission) en moyenne 12,5 fois par semaine entre 2010 et 2012.Pour certains, comme l\u2019ex-sénateur et ardent partisan de la réforme Ted Kaufman, les efforts de lobbyisme de Wall Street s\u2019apparentent à une forme de «guérilla».Marcus Stanley, quant à lui, n\u2019est pas prêt à utiliser les mots «guerre» ou «guérilla», mais «une chose est sûre, dit-il, il y a beaucoup d\u2019argent investi dans les campagnes électorales et dans les efforts de lobbyisme».150 Des 400 règlements prévus dans la réforme financière Dodd- Frank, 150 auraient été achevés au début du mois de février 2013.Environ 65% de la loi reste donc à conclure et plus de 13 différentes agences gouvernementales sont engagées dans ce processus.219 Nombre d\u2019ex-employés de la Securities and Exchange Commission, gendarme de Wall Street, qui, entre 2006 et 2010, ont rempli des déclarations selon lesquelles ils allaient désormais représenter des lobbyistes ou des firmes financières devant la SEC, selon le Project on Government Oversight.PHOTO AGENCE FRANCE-PRESSE On a eu beau décrier la mollesse de l\u2019expansion canadienne tout au long de 2012, elle demeure encore, et de loin, la plus avancée des économies du G7 au cours du présent cycle et toujours une des plus performantes.Au premier trimestre de 2013, le rythme annualisé de la croissance réelle de l\u2019économie a atteint 2,5%, selon la mesure des comptes économiques nationaux, indiquait hier Statistique Canada.Seul le Japon aura mieux fait, mais après trois trimestres de décroissance d\u2019affilée.Le Canada a connu meilleure fortune.Même le ralentissement du second semestre de 2012 a été revu légèrement à la hausse par l\u2019agence fédérale qui a toutefois révisé à la baisse l\u2019expansion de la première moitié de l\u2019année.Au net, la croissance réelle de 2012 baisse d\u2019un cran à 1,7%, tout juste devancée par celle des États-Unis.La plupart des prévisionnistes s\u2019attendent cette année à ce que l\u2019économie américaine dame encore le pion à la canadienne quant à la croissance.Ce n\u2019est pas ce qu\u2019indique le premier trimestre, où l\u2019expansion américaine a été contenue à 2,4%.C\u2019est un chiffre enviable, certes, d\u2019un point de vue européen, mais décevant compte tenu des attentes et de la décélération prévue ce printemps à cause des coupes budgétaires automatiques décrétées par le Congrès.On voit aussi un ralentissement de l\u2019expansion canadienne au deuxième trimestre, mais quelques prévisionnistes rajustaient déjà leurs flûtes hier pour le limiter aux alentours de 2%, ce qui ne serait pas si mal.La bonne performance de l\u2019hiver a avant tout reposé sur un bond de 1,4% des exportations nettes qui aura assuré à lui seul les trois cinquièmes de l\u2019expansion.Les autres apports significatifs étant assurés par une augmentation des stocks et la demande intérieure finale, qui a augmenté de 0,6% seulement, le rythme le plus faible depuis la récession.Reste que les données publiées hier font aussi état d\u2019une croissance de 0,2% du produit intérieur brut (PIB) réel mesuré par industrie, en mars, ce qui assure l\u2019expansion du deuxième trimestre d\u2019un bel élan initial.La poussée des exportations est principalement attribuable aux livraisons de produits énergétiques.Le froid a sûrement aidé, mais c\u2019est avant tout l\u2019organisation d\u2019un transport par trains qui aura permis de contourner l\u2019engorgement des oléoducs américains et de trouver des débouchés à la production canadienne d\u2019hydrocarbures.Ses prix se sont d\u2019ailleurs rapprochés de celui du West Texas Intermediate, le pétrole de référence, durant le trimestre, après des escomptes records durant l\u2019automne.Cette appréciation a aussi gonflé la valeur de la production canadienne.Le PIB nominal, c\u2019est-à-dire mesuré en dollars courants, a d\u2019ailleurs augmenté de 3,8%en rythme annuel.Cette progression, la plus élevée en cinq trimestres, a porté la valeur de la production canadienne de biens et services à 1853,6 milliards, ce qui la classe au 11e rang des économies du monde.Le PIB nominal est la meilleure mesure de l\u2019assiette fiscale.Le ministère des Finances a révélé hier que le déficit du mois de mars s\u2019était élevé à 6,5 milliards, soit une amélioration de 2,5 milliards par rapport à celui de mars 2012.Tout n\u2019est pas rose pour autant.Les investissements des entreprises en machines et équipement ont diminué.Cela reflète sans doute la baisse des prix des biens de base qui retarde le développement ou l\u2019expansion de complexes miniers, au grand dam de leurs fournisseurs.Il en va de même pour la construction d\u2019infrastructures pipelinières, en attente de feux verts environnementaux ou politiques comme celles de Keystone vers les États-Unis ou de Northern Gate vers la Colombie-Britannique.L\u2019augmentation de la consommation des ménages a aussi ralenti, parallèlement à la faible hausse de leur pouvoir d\u2019achat mesuré par le revenu intérieur brut.En outre, l\u2019absence de nouveaux emplois depuis le début de l\u2019année incite davantage à privilégier l\u2019épargne à la dépense.Le taux d\u2019épargne est ainsi passé à 5,5%, soit bien davantage que celui de 2,5% des ménages américains, enregistré en avril.Les dépenses allouées au logement ont diminué pour un troisième trimestre d\u2019affilée, ce qui était attendu, compte tenu de la correction en cours, mais qui arrive à terme.L\u2019expansion canadienne s\u2019accélère enfin JEAN-FRANÇOIS CODÈRE C\u2019est au Canada qu\u2019il se crée le plus de jeux vidéo par habitant.L\u2019industrie de la création de jeux vidéo a contribué pour 2,3 milliards de dollars au produit intérieur brut (PIB) en 2012, selon des données dévoilées hier par l\u2019Association canadienne du logiciel de divertissement (ACLD), qui représente les studios canadiens.Au total, 329 studios de développement emploient environ 16 500 personnes, en hausse de 5% par rapport à 2011.Ces employés, dont la moyenne d\u2019âge est légèrement supérieure à 30 ans, gagnaient en moyenne un peu plus de 72 000$.L\u2019ACLD évalue à 10 500 le nombre d\u2019emplois indirects supplémentaires générés par cette industrie.Tête d\u2019affiche de l\u2019industrie du jeu vidéo canadienne, Montréal a connu une période difficile ces derniers mois, marqués notamment par la fermeture de deux studios d\u2019Electronic Arts, des coupes de personnel chez Funcom et la faillite de THQ, dont les actifs montréalais ont finalement été intégrés par Ubisoft.«Même si des studios ont fermé et d\u2019autres ont changé les types de jeux développés ici, l\u2019optimisme règne au sein du secteur canadien », a néanmoins fait valoir le président de l\u2019ACLD, Jayson Hilchie, dans un communiqué.Ainsi, plus de la moitié des éditeurs interrogés s\u2019attendent à une croissance de plus de 15% au cours des deux prochaines années.Quatre sur dix s\u2019attendent même à une croissance supérieure à 25%.Le jeu vidéo en croissance au Canada RUDY LE COURS ANALYSE L\u2019absence de nouveaux emplois depuis le début de l\u2019année incite davantage à privilégier l\u2019épargne à la dépense.Le taux d\u2019épargne est ainsi passé à 5,5%, soit bien davantage que celui de 2,5% des ménages américains, enregistré en avril.PHOTO BERNARD BRAULT, ARCHIVES LA PRESSE L\u2019industrie de la création de jeux vidéo au Canada a contribué pour 2,3 milliards de dollars au produit intérieur brut (PIB) en 2012.llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll 6 L A P R E S S E A F F A I R E S L A P R E S S E M O N T R É A L S A M E D I 1 e r J U I N 2 0 1 3 LA PRESSE AFFAIRES GRANDE ENTREVUE JEAN-PHILIPPE DÉCARIE La chaîne de boutiques La Vie en Rose a franchi cette semaine un nouveau jalon dans sa croissance internationale.L\u2019Australie a accueilli un premier magasin de lingerie féminine conçue au Québec et est devenu le 12e pays où est implanté le groupe montréalais.La Vie en Rose s\u2019est attaquée au marché international il y a neuf ans et, au terme de l\u2019année 2013, la franchise comptera 75 magasins dans 15 pays.À 50 ans, François Roberge, PDG de La Vie en Rose, se décrit encore comme un entrepreneur aventurier.Il aime partir à la découverte de nouveaux marchés où il pourra développer son réseau de boutiques de lingerie féminine et il n\u2019hésite pas à foncer quand il déniche le partenaire commercial qui lui convient.« L\u2019avenir du groupe est à l\u2019international.On a 168 boutiques au Canada, et j\u2019estime qu\u2019il reste de la place pour l\u2019ouverture d\u2019une vingtaine d\u2019autres.Notre concept et notre marque s\u2019exportent bien et on a décidé de capitaliser làdessus », résume ce passionné du commerce au détail.François Roberge n\u2019hésite pas à se commettre lorsqu\u2019il déclare très sérieusement que La Vie en Rose dénombrera pas moins de 1000 boutiques dans le monde d\u2019ici 15 ans.Il s\u2019agit, selon lui, d\u2019un objectif tout à fait réalisable.« Lorsque j \u2019ai acheté La Vie en Rose, en 1996, la chaîne était en difficulté et comptait 23 magasins.On est rendu à 235 boutiques et on prévoit ouvrir 40 nouveaux sites à l\u2019international au cours des trois prochaines années.On n\u2019est pas encore en Chine et en Inde, là où il y aura beaucoup de potentiel de développement », anticipe le PDG.Le modèle Aldo François Roberge ne s\u2019en cache pas, il a pris le Groupe Aldo comme modèle de développement et il avoue une grande admiration pour son fondateur Aldo Bensadoun.«Mon mentor, ç\u2019a été mon oncle Paul-Delage Roberge, pour qui j\u2019ai travaillé dans son réseau de boutiques et qui m\u2019a tout appris du commerce de détail.C\u2019est d\u2019ailleurs Paul Roberge qui m\u2019a mis sur la piste de La Vie en Rose lorsqu\u2019il a appris que le groupe était en difficulté et qu\u2019il était à vendre en 1996.«Mais mon modèle, c\u2019est le Groupe Aldo qui est l\u2019un des cinq groupes de commerce au détail qui ont un réseau de plus de 1000 boutiques à l\u2019échelle mondiale », expose François Roberge.Le PDG de La Vie en Rose explique d\u2019ailleurs qu\u2019il fait appel à différents partenaires commerciaux internationaux du Groupe Aldo pour développer sa franchise.«On a une franchise maîtresse que l\u2019on offre à des développeurs commerciaux qui prennent en charge l\u2019implantation d\u2019un nombre défini de franchises dans une région donnée.«Le groupe australien avec qui on vient de s\u2019associer s\u2019est engagé par contrat à ouvrir 14 boutiques en cinq ans.Ultimement, le groupe entrevoit la possibilité d\u2019exploiter un réseau de 80 magasins de La Vie en Rose sur le territoire australien», souligne François Roberge.Déjà fortement implantée au Moyen-Orient avec une cinquantaine de boutiques, La Vie en Rose s\u2019attelle maintenant aux marchés de l\u2019Afrique du Sud, de l\u2019Amérique du Sud, avec un premier magasin- test au Panama, de la Tunisie et de l\u2019Indonésie.Tout ça dans la prochaine année.Logistique mondiale Le modèle d\u2019affaires de La Vie en Rose est simple.Tout le design et le marketing de lingerie féminine et de maillots de bain \u2013 le groupe compte 65 boutiques La Vie en Rose Aqua au Canada \u2013 sont faits au Québec, et les vêtements sont fabriqués en Chine, au Vietnam, en Thaïlande, en Inde, en Égypte, au Sri Lanka et au Bangladesh.Chaque année, François Roberge visite ses partenaires commerciaux internationaux, et ceux-ci doivent lui rendre la pareille à Montréal où on leur présente les dernières nouveautés et les campagnes de marketing de la prochaine année.« Tous les vêtements pour nos 168 boutiques canadiennes sont acheminés à notre entrepôt de Montréal, tandis qu\u2019on a ouvert un centre de distribution à Dubaï pour desservir le marché du Moyen-Orient.« On prévoit ouvrir prochainement un centre à Hong Kong pour fournir les marchés asiatique et australien », précise le PDG.La Vie en Rose n\u2019a pas été touchée par l\u2019effondrement de l\u2019usine de textile qui a fait plus de 1000 morts au Bangladesh.« On est au Bangladesh depuis longtemps, mais nos fournisseurs ne sont pas de la région où il y a eu ce terrible accident.Notre fournisseur a une usine beaucoup plus petite où on produit des vêtements de qualité.«C\u2019est le même fournisseur qui fabrique les vêtements Tommy Hilfiger.Les normes sont nettement plus élevées que dans les usines de textile où on produit des vêtements bon marché », observe François Roberge.Avec ses multiples projets d\u2019expansion, l\u2019entrepreneur concède qu\u2019il n\u2019est pas près de ralentir le rythme.« Je passe deux ou trois mois par année à l\u2019extérieur du pays, mais j\u2019essaie de rationaliser mes déplacements.J\u2019ai plus de 2 millions de points Aeroplan d\u2019accumulés.Je dois être dans le top au Canada», souligne-t-il.FRANÇOIS ROBERGE, PDG DE LA VIE EN ROSE L\u2019expansion mondiale à la manière Aldo PHOTO HUGO-SÉBASTIEN AUBERT, LA PRESSE À 50 ans, François Roberge, PDG de La Vie en Rose, se décrit encore comme un entrepreneur aventurier.Il aime partir à la découverte de nouveaux marchés où il pourra développer son réseau de boutiques de lingerie féminine et il n\u2019hésite pas à foncer quand il déniche le partenaire commercial qui lui convient.« L\u2019avenir du groupe est à l\u2019international.On a 168 boutiques au Canada, et j\u2019estime qu\u2019il reste de la place pour l\u2019ouverture d\u2019une vingtaine d\u2019autres.Notre concept et notre marque s\u2019exportent bien et on a décidé de capitaliser là-dessus.» \u2014 François Roberge, PDG de La Vie en Rose llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll L A P R E S S E M O N T R É A L S A M E D I 1 e r J U I N 2 0 1 3 L A P R E S S E A F F A I R E S 7 Le goût du défi pour Les 331 000 jeunes qui ont participé à La22e édition de La dictée p.g.L.Félicitations à tous! LA PRESSE AFFAIRES Qu\u2019est-ce que les marchés sous-estiment le plus?Quel placement évitez-vous à tout prix?Que feriez-vous avec plusieurs milliers de dollars à investir?Quel indicateur suivez-vous le plus attentivement?Quel a été l\u2019événement le plus significatif des derniers jours à la Bourse?RICHARD DUFOUR Cette semaine, François Magny de RDA Capital, à Montréal.C\u2019est le temps d\u2019avoir une protection adéquate Q: Q: Q: Q: Q: SUR LE RADAR Chaque samedi, un financier différent répond à nos questions.Il donne sa lecture des marchés, offre son point de vue sur la Bourse et donne quelques conseils d\u2019investissement.Les premiers craquements de l\u2019expérimentation monétaire japonaise.L\u2019extrême volatilité récente sur le marché des obligations et celui des actions au Japon démontre que les interventions des banques centrales ont leurs limites et qu\u2019elles peuvent agiter les marchés à l\u2019extrême.La stratégie de la banque centrale du Japon de provoquer artificiellement de l\u2019inflation a eu des répercussions graves et multiples sur les marchés financiers: fortes chutes des prix et pertes de capitaux sur les obligations japonaises qui sont détenues par les banques et les caisses de retraite japonaises et augmentation du coût du financement de la dette nationale.Il semble que le Japon entre dans une phase expérimentale très dangereuse.Les marchés étant plus intégrés que jamais, les risques de contagion demeurent très élevés.Étant un gestionnaire de type « global macro», nous suivons les grandes classes d\u2019actifs, leurs niveaux de corrélation et leur volatilité.En particulier, nous suivons le S&P 500 et le VIX.Le VIX est souvent appelé l\u2019indice de la peur, celui qui représente la volatilité du marché des actions du S&P 500.J\u2019achèterais de la protection de portefeuille sous forme de volatilité.C\u2019est sans aucun doute de loin l\u2019actif le moins cher et notre fonds en détient une bonne partie.Investir dans la volatilité est semblable à contracter de l\u2019assurance : tant qu\u2019il n\u2019y a pas de dommage, nous payons une prime annuelle sans en retirer les bénéfices.Mais le jour ou un ennui survient, nous devons non seulement avoir une assurance, mais avoir la bonne couverture.En ce moment, tous les actifs risqués sont surévalués et nous croyons que le moment est opportun pour acheter une protection adéquate puisque cette catégorie d\u2019actifs est nettement sous-évaluée.Je précise par contre que la gestion d\u2019une exposition au VIX n\u2019est cependant pas nécessairement pour tout le monde.Ce n\u2019est pas comme une police d\u2019assurance qu\u2019on signe au début de l\u2019année et qu\u2019on laisse dans un tiroir.Il faut agir de façon dynamique.Généralement, c\u2019est quelque chose qui est davantage utilisé par des investisseurs professionnels.Un fonds commun équilibré canadien de type 60/40 (actions/ obligations).Ces fonds investissent majoritairement dans des obligations et des actions canadiennes, deux classes d\u2019actifs qui, selon nous, sous-performeront dans les prochaines années.D\u2019un côté, lorsque les taux d\u2019intérêt finiront par monter, les obligations subiront des pertes en capital.De l\u2019autre côté, le marché des actions canadiennes étant dominé par le secteur bancaire et les matières premières, il n\u2019a que peu de chances d\u2019être performant dans un environnent macro qui prône un ralentissement de l\u2019économie, une baisse du prix des matières premières et des métaux précieux ainsi qu\u2019un ralentissement, voire une correction, du secteur immobilier.De plus, les frais de gestion d\u2019un tel produit sont élevés par rapport aux espérances de rendement pour les années à venir.Finalement, nous croyons qu\u2019un portefeuille doit être diversifié au-delà des actions et des obligations et qu\u2019il doit offrir une protection contre les marchés baissiers.Les risques associés aux interventions des banques centrales.Leurs politiques de taux à zéro soutiennent de façon artificielle et sans précédent les actifs traditionnels comme les actions et les obligations.Elles poussent les investisseurs à courir des risques mal rémunérés et les probabilités qu\u2019ils se soient réfugiés dans une voie sans issue ne cessent d\u2019augmenter.Les sommes déployées dans ces interventions coordonnées deviennent de plus en plus grandes, voire mirobolantes ; un jour, nos enfants devront payer nos dettes ou faire faillite ! François Magny a fondé RDA Capital il y a trois ans.Il en est le président et est responsable de la gestion et des activités de cette firme qui compte 25 millions de dollars d\u2019actifs sous gestion.Dix ans avant de lancer RDA Capital, il avait cofondé Starmark Holdings, firme d\u2019échanges boursiers et de gestion de fonds d\u2019investissement de Londres, en Angleterre.Il donne par ailleurs un cours sur l\u2019investissement alternatif à l\u2019Université McGill.RICHARD DUFOUR Un initié chez Jean Coutu a acquis un bloc d\u2019un peu plus de 2,7 millions d\u2019actions, jeudi, dans ce qui ressemble étrangement à un rachat d\u2019actions par l\u2019entreprise.C\u2019est du moins l\u2019analyse qu\u2019en tire Peter Sklar, de la Banque de Montréa l , en consu lt a nt l e s données publiées en f in de journée jeudi par le TSX.L\u2019acquéreur n\u2019a pas été identi f ié, étant donné que le document réglementaire qui dévoile le nom des acheteurs et des vendeurs n\u2019avait pas encore été déposé.L\u2019achat des titres s\u2019est fait à un prix global de 45,9 millions de dollars, l\u2019équivalent d\u2019un peu plus de 16,60 $ l\u2019action en moyenne.La transaction est survenue au lendemain de l\u2019annonce par le Groupe Jean Coutu de la construction d\u2019un nouveau siège social et d\u2019un centre de distribution à Varennes au coût de 190 millions.Déception Des analystes ont souligné cette semaine que des investisseurs avaient affiché une certaine déception devant la décision du pharmacien de bâtir de nouvelles installations au lieu de racheter des actions, de verser un dividende spécial ou de réaliser une acquisition.Pete r Skla r c roit , pa r ailleurs, que des investisseurs apprécient la décision de construire d\u2019autres installations parce que cette initiative pourrait améliorer l\u2019efficacité des activités de distribution, en plus de laisser entendre que l\u2019entreprise pourrait anticiper devenir un consolidateur au Québec.L\u2019action de Jean Coutu s\u2019est appréciée de 24 cents, à 16,97 $, hier à la Bourse de Toronto.Gros achat d\u2019actions de Jean Coutu ANDRÉ DUBUC Un an après s\u2019être départi d\u2019un hangar de l\u2019aéroport de Saint- Hubert, le fabricant de moteurs d\u2019avion Pratt&Whitney vient de vendre un grand terrain industriel, voisin du hangar, à la société Services Dév-Aéro de l\u2019homme d\u2019affaires Jean- Guy Parent, de la Rive-Sud.Les terrains industriels de vastes dimensions sont devenus une denrée rare sur la Rive-Sud, comme le prouve le récent déplacement du Groupe Jean Coutu de Longueuil à Varennes.«P&WC possède plusieurs actifs immobiliers dans ses différents établ issements canadiens, dont des terrains vacants n\u2019ayant pas été utilisés depuis leur achat initial », a expliqué Catherine Fiset te, responsable des communications, dans un courriel.Le prix de vente s\u2019élève à 4,7 millions de dollars, selon l\u2019acte de vente notarié.«Ces terrains représentent des actifs importants qui contribuent très peu à la croissance de l\u2019entreprise.C\u2019est le cas de ce lot de terrain d\u2019une superficie de 2 millions de pieds carrés sur le côté ouest de notre établissement de Saint-Hubert qui est vacant depuis l \u2019achat init ia l en 1966», a-t-elle poursuivi.La transaction n\u2019a aucune incidence sur les activités de Pratt&Whitney au Québec.L e t e r r a in vendu e s t situé derrière les bâtiments de l\u2019École nationale d\u2019aérotech n ique du Col lège Édouard-Montpetit.La Ville a retenu environ 350 000 pieds carrés pour les besoins de son réseau d\u2019aqueduc.En juin 2012, le motoriste avait vendu le hangar 18 et 300 000 pieds carrés de terrains au coût de 3,3 millions à une autre entreprise détenue par M.Parent.Manque de terrains «On va essayer d\u2019avoir des entreprises qui tiennent à avoir un accès aux pistes de l\u2019aéroport.On est en manque de terrains sur la Rive-Sud.Toutes les semaines, nous avons des demandes pour 1 à 2 millions de pieds carrés.On n\u2019a pas de place où les mettre.Ça n\u2019a pas grand sens», a dit M.Parent au téléphone jeudi.Son objectif est de mettre en valeur ces terrains à vocation industrielle d\u2019ici trois ans.Pratt&Whitney vend un terrain à l\u2019aéroport de Saint-Hubert PHOTO ROBERT SKINNER, ARCHIVES LA PRESSE Un initié chez Jean Coutu a acquis un bloc d\u2019un peu plus de 2,7 millions d\u2019actions.llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll 8 L A P R E S S E A F F A I R E S L A P R E S S E M O N T R É A L S A M E D I 1 e r J U I N 2 0 1 3 APPELS D'OFFRES LOTM-4227 -FINALISATION DES TRAVAUX\u2013AVENUE DES FLORALIES LOTM-8302 -RÉFECTION DE L\u2019ENVELOPPE \u2013 REVÊTEMENT ACRYLIQUE ET NETTOYAGE MURS& SOFFITES \u2013 PHASE 1 TRAVAUX DE MODERNISATION AU CASINO DE MONTRÉAL Les entrepreneurs peuvent obtenir de l'information sur ces appels d'offres en visitant le site internet de l'entreprise : www.casiloc.com La Société de transport de Laval demande des offres pour : 2013-P-17 Remorquage et dépannage des autobus de la Société de transport de Laval Les documents d\u2019appel d\u2019offres sont disponibles sur le site Web du Système électronique d\u2019appel d\u2019offres (SÉAO) au www.seao.ca ou par téléphone au 1 866 669-7326, à compter du 1er juin 2013.Pour tout renseignement relatif à cet appel d\u2019offres, vous devez vous adresser au 450 662-5400, poste 8379.Pour être valide et considérée, toute soumission doit être présentée sur les formulaires de la Société, en 3 exemplaires papier (1 original et 2 copies) et en 1 exemplaire électronique (1 clé USB ou 1 cédérom), sous enveloppe cachetée, être conforme aux documents d\u2019appel d\u2019offres, adressée au Service de l\u2019approvisionnement et reçue au plus tard le 19 juin 2013 à 11 h, selon l\u2019horodateur de la Société, au 2250 de l\u2019avenue Francis-Hughes, à Laval.L\u2019ouverture publique des soumissions suivra immédiatement.La Société ne s\u2019engage à accepter ni la plus favorable ni aucune des soumissions et n\u2019encourt aucune obligation envers les soumissionnaires.Me Pierre Côté Secrétaire corporatif Appel d\u2019offres public Bâtiment Hélène de Champlain La Société du parc Jean-Drapeau souhaite obtenir des propositions pour la cession par bail de l\u2019immeuble Hélène de Champlain situé au 200 chemin du Tour de l\u2019Isle sur l\u2019île Sainte-Hélène, au parc Jean-Drapeau (site d\u2019Expo 67), à Montréal.On peut se procurer les documents à partir du mercredi 12 juin 2013, de 9 h à 16 h, en s\u2019adressant à l\u2019entrée principale du pavillon du Canada, au 1, circuit Gilles-Villeneuve, Montréal, via le pont de la Concorde, moyennant un montant non remboursable de 50 $, taxes incluses, payable sur place, en argent comptant ou sous forme de chèque visé à l\u2019ordre de la Société du parc Jean-Drapeau.Visite obligatoire des lieux : Le jeudi 18 juillet 2013 à 14 h, à l\u2019entrée principale du bâtiment Hélène de Champlain au 200 chemin du Tour de l\u2019Isle Montréal (Québec) H3C 4G8.Une visite facultative, pourra être planifiée, à la demande, à compter du lundi 12 août 2013.Les propositions seront reçues jusqu\u2019à 14 h, le vendredi 16 août 2013, dans des enveloppes cachetées et adressées à la Société du parc Jean-Drapeau, pavillon du Canada, 1, circuit Gilles-Villeneuve, Montréal (Québec) H3C 1A9.La Société du parc Jean-Drapeau n\u2019est tenue d\u2019accepter aucune des propositions retenues, ni de motiver l\u2019acceptation ou le rejet de toute proposition.Daniel Blier Directeur général Appel de propositions AVIS LÉGAUX - APPELS D\u2019OFFRES - SOUMISSIONS - ENCANS LA PRESSE AFFAIRES STEPHANIE GRAMMOND CHRONIQUE Le fisc americain a resserre les mailles de son filet pour attraper les gros poissons qui cachent leur fric a lfetranger.Plus de formalites.Plus de controle.Et surtout, plus de penalites.Avec son artillerie lourde, lfInternal Revenue Service (IRS) tire dans toutes les directions, y compris sur des Canadiens qui ne doivent pas un cent dfimpot aux Etats-Unis.Les contribuables qui ont la double citoyennete sont les premiers dans sa ligne de mire.Les Canadiens qui ont aussi leur citoyennete americaine, parfois sans le savoir, pourraient vivre un vrai cauchemar.Vous nfavez jamais fait votre declaration de revenus aux Etats-Unis ?Vous nfavez pas devoile vos comptes de placement ?Et hop, 10 000$US de penalite ! Par compte.Et par annee.áOh my God!â Env i ron 1 mil l ion de citoyens americains vivent au Canada.Plusieurs sont en etat de panique.áIls sont vraiment dans une mauvaise situationâ, constate Robert Chayer, fiscaliste associe chez Richter.Mais les Canadiens ápure laine â pourraient aussi etre la cible de lfIRS.Cfest le cas des gens qui ont deja travaille aux Etats-Unis.Malgre lfexpiration de leur green card, ils sont encore consideres comme des residents americains sfils nfont pas dechire officiellement leur carte verte.Meme les snowbirds risquent de se faire á plumer â par l fIRS.Cfest le sujet á chaudâ chez les fiscalistes, en ce moment, confie Marie- Claude Pethel, fiscaliste associee chez Demers Beaulne.Dfail leurs, l fOrdre des comptables professionnels agrees (CPA) a encourage les Quebecois a verifier sfils sont en regle avec le fisc americain, dans un communique diffuse au debut de la semaine.¡¡¡ La saga remonte a 2008.Un ancien employe dfUBS revele au fisc americain que la banque suisse a aide des milliers de riches Americains a dissimuler leur fortune.En pleine c rise f inanciere, lfaffaire fait scandale.Un comite du Senat estime que lfargent cache dans des comptes etrangers fait perdre 100 milliards par annee.Lfadministrat ion Obama decide de serrer la vis.En 2010, les Etats-Unis adoptent une loi obligeant les institutions financieres etrangeres, y compris les banques canadiennes, a fournir a lfIRS lfinformation sur les comptes detenus par des Americains.En consequence, de nombreux Americains etablis au Canada qui nfont jamais donne signe de vie au fisc americain vont bientot apparaitre sur le radar de lfIRS, exposent Kevyn Nightingale et David Turchen dans la Revue fiscale canadienne.La loi entrera en vigueur le 1er janvier 2014.Tic tac, tic tac.Il est temps de mettre vos papiers en ordre.Rappelons les regles : si vous etes citoyen ou resident americain, vous devez faire une declaration de revenus aux Etats-Unis.Vous devez aussi remplir un formulaire pour chaque compte a lfetranger, donc tous vos comptes au Canada : REER, CELI , alouette ! Par choix ou par ignorance, beaucoup nfont jamais fait les demarches qui coutent de 300 a 500$ chez un professionnel.áLes lois existent depuis longtemps, mais lfIRS ne mettait pas trop de pressionâ, explique Jean-Francois Poulin, fiscaliste associe chez Raymond Chabot Grant Thornton.Mais les temps ont change.Pour eviter les ennuis, les contribuables peuvent faire une divulgation volontaire en produisant retroactivement leurs declarations pour trois ans et leurs formulaires pour six ans.Cette mise a jour leur coutera de 5000 a 10 000 $ dfhonoraires.Lfexercice sera encore plus penible pour ceux qui possedent une societe ou une fiducie, car ils risquent de laisser plusieurs dizaines de milliers de dollars dans lfaventure ! Vous ne serez donc pas surpris dfapprendre que les demandes de renonciation a la citoyennete americaine ont decuple depuis 2008.¡¡¡ Venons-en aux snowbirds.Si vous sejournez aux Etats- Unis plus de 182 jours par annee, vous serez considere comme un resident fiscal americain.En demontrant que vous avez des á liens plus etroitsâ avec le Canada, il vous est possible dfeviter la double imposition.Mais il vous faudra produire une tonne de paperasse.Il vaut mieux ne pas rester plus de six mois aux Etats- Unis .sur tout que vous risquez de perdre votre couverture dfassurance-maladie au Quebec.Or, le test de la ápresence substantielleâ peut reduire a quatre mois la duree maximale de votre sejour aux Etats-Unis.Sur trois ans, il ne faut pas rester plus de 182 jours aux Etats-Unis, en incluant toutes les journees de lfannee en cours, le tiers des journees de lfannee precedente et le sixieme des journees de la deuxieme annee precedente.Suivant cette formule, vous depasserez la limite si vous avez passe 122 jours par annee aux Etats-Unis depuis trois ans (122 jours en 2013 + 41 jours en 2012 + 20 jours en 2011 = 183 jours).Chaque fraction de journee compte pour une journee entiere, precise Natalie Hotte, fiscaliste chez Banque Nationale Gestion privee 1859.Et maintenant, les douaniers enregistrent toutes vos allees et venues.Heureusement, il suffit de remplir le formulaire 8840 pour eviter dfavoir le fisc americain sur les talons.Ce nfest rien de complique, mais il ne reste que deux semaines pour le faire, car la date limite est le 15 juin.Si vous passez tout droit, les fameuses penalites de 10 000$ vous guettent.Le plus bete de toute lfhistoire, cfest que les snowbirds et les citoyens/residents americains qui vivent au Canada nfont souvent aucun impot a payer aux Etats-Unis.Leur taux dfimposition au Canada est meme plus eleve que de lfautre cote de la frontiere.Pourtant, on les traite comme les fraudeurs qui font de lfevasion fiscale.Ridicule ! A lire demain dans note edition iPad : Location, gain en capital, succession: Comment eviter que le fisc americain cogne a votre porte ?Le fisc americain a la chasse aux ásnowbirdsâ Les ásnowbirdsâ risquent de se faire áplumerâ par lfIRS.Cfest le sujet áchaudâ chez les fiscalistes, en ce moment.RICHARD DUFOUR ET HELENE BARIL L e Groupe CVTech , de Drummondville, a confirme hier avoir recu plusieurs propositions dfachat de la part dfune entreprise inscrite a la Bourse de New York.Son conseil dfadministration nfa pas juge bon de faire part de ces propositions aux actionnaires parce qufi l a juge qufelles etaient inferieures a la valeur de lfentreprise.Le conseil a decide de poursuivre son plan dfaffaires áplutot que dfinvestir temps et argent dans lfanalyse de propositions dont les modalites ne rencontraient pas, notamment, lfevaluation de la valeur de la societe â, a explique la direction de lfentreprise dans un communique emis en fin de journee hier.La Bourse de Toronto a suspendu les transactions sur le titre de CVTech hier apres qufun de ses actionnaires, Guy Aubert, eut revele que lfentreprise avait recu, plus tot cette annee, une offre dfachat dfune entreprise inscrite a la Bourse de New York et lfaurait rejetee sans negocier et sans en informer ses actionnaires.CVTech, qui se specialise dans la construction et lfentretien de lignes electriques, se retrouve donc au coeur dfune histoire qui nfest pas sans rappeler, a plus petite echelle, celle que Rona vient de vivre avec Lowefs.Guy Auber t , deuxieme actionnaire en importance chez CVTech (14 % des actions) et ancien membre du conseil dfadministration de lfentreprise, a decide en debut de semaine dfexpedier une lettre aux actionnaires pour les informer de la situation et les inviter a jeter un regard critique sur la compagnie.Cette lettre a ete rendue publique en fin de journee jeudi, ce qui a entraine une augmentation de 20% du titre, qui valait 1,48 $ hier avant lfarret des transactions en fin de matinee.Une premiere offre a la fin de janvier M.Aubert a fait remarquer qufune offre ecrite a ete deposee le 30 janvier par un chef de file dans le domaine des services en electricite, afin dfacquerir toutes les actions de CVTech au prix de 1,65$ par action.Cette proposition representait une prime de 45% par rapport au cours a la cloture cette journee-la.A la fin du mois de mars, le pretendant aurait bonifie son offre a 1,95$ par action, pour une prime de 70%.á Le conseil dfadministration de CVTech nfaurait meme pas essaye de negocier â, soutient Guy Aubert, ajoutant que les actionnaires auraient du avoir lfoccasion de determiner si le prix de 1,95$ par action etait un prix acceptable.La direction de CVTech confirme qufelle nfa pas tente de negocier avec ce pretendant, parce qufelle avait deja entame un examen de ses activites, examen que les agissements de M.Aubert ont perturbe.á Les interventions repetees de M.Aubert entravent les efforts du Conseil [.] et le detournent de son mandat principal qui est de faire croitre la valeur de la societeâ, replique-t-elle dans sa lettre.Guy Aubert, de son cote, sfen tient a sa version des faits.áIls disent qufils veulent maximiser la valeur, mais tout ce qufils maximisent, ce sont leurs revenus personnels au conseil dfadministrationâ, a commente lfactionnaire mecontent.Pour les analystes, cette querelle peut etre interpretee comme un signe positif de la valeur de CVTech.á Bien que la publication de cette lettre souleve des questions sur les raisons qui incitent la direction a repousser de telles avances, lfinformation revelee met en evidence la valeur contenue dans le titre de CVTech â, observe l fanalyste Pierre Lacroix, de Desjardins.Selon lui, la compagnie peut creer de la valeur en etant un consolidateur.Mais etant donne lfimportance relative de CVTech dans son secteur, particulierement au Quebec ou elle detient environ 33% des parts de marche, le fait qufelle puisse s faverer une cible dfachat fournit une interessante alternative de creation de valeur pour les actionnaires, dfapres M.Lacroix.Pas une premiere Ce nfest pas la premiere fois que Guy Aubert brasse la cage chez CVTech.Il y a un an, il avait entrepris une demarche dans le but de forcer un remaniement du conseil dfadministration.Le 25 janvier dernier, soit quelques jours seulement avant le depot de la premiere offre dfachat, CVTech avait annonce la demission de Guy Aubert a titre de membre du conseil.Guy Aubert etait le PDG de lfentreprise Thirau lors de sa vente a CVTech en 2005 et a ete vice-president, secteur energie de CVTech jusqufa sa retraite, il y a trois ans.Des developpements surviendront assurement en debut de semaine avec la tenue de lfassemblee annuelle des actionnaires de CVTech prevue mardi matin dans un hotel de Montreal.Le Fonds de sol idar ite FTQ, principal actionnaire de CVTech avec 24% des actions, a prefere ne pas commenter, disant que ses dirigeants analysaient le contenu de la lettre de Guy Aubert.La Caisse de depot et placement du Quebec (5% des actions) et Andre Laramee (11% des actions), le grand patron de CVTech, sont les autres principaux actionnaires de lfentreprise.CVTech a repousse des propositions dfachat PHOTO ROBERT SKINNER, ARCHIVES LA PRESSE Andre Laramee, PDG de CVTech, qui se specialise dans la construction et lfentretien de lignes electriques.HELENE BARIL Le president de la direction de CVTech, Andre Laramee, avait suscite de grands espoirs chez les actionnaires de lfentreprise en prevoyant en 2009 que les revenus atteindraient le milliard de dollars quatre ou cinq ans plus tard.Apres quatre ans, CVTech est bien loin du compte, avec des revenus annuels de 250 millions, ce qui peut expliquer la frustration dfun de ses principaux actionnaires, Guy Aubert.M.Aubert est devenu actionnaire quand il a vendu son entreprise Thirau a CVTech en 2005.Il avait alors recu des actions de CVTech qui valaient 1,11 $.Le titre valait 1,23 $ cette semaine, avant qufon sache qufune entreprise americaine serait prete a payer 1,95$ pour lfacheter.Les actionnaires de CVTech avaient aussi ete emoustilles par la possibilite dfun partenariat avec le geant indien Tata Motors.Il etait question que CVTech fournisse la transmission de la Nano, la petite voiture qui devait etre vendue a bas prix dans les marches emergents.Ce partenariat ne sfest jamais realise, et CVTech a vendu sa division automobile en 2012 a deux de ses cadres et a Fondaction pour 17,3 millions.CVTech a recentre ses activites sur la construction et lfentretien des lignes electriques, un secteur en plein essor.A son dernier exercice, lfentreprise a realise un profit de 10 millions, trois fois plus eleve que celui de 2011.Au premier trimestre de lfexercice en cours, la perte est de 23 000 $, comparativement a 1,9 million pour la meme periode lfan dernier.Espoirs decus Les actionnaires de CVTech avaient ete emoustilles par la possibilite dfun partenariat avec le geant indien Tata Motors.áLe conseil dfadministration de CVTech nfaurait meme pas essaye de negocier.â .Guy Aubert, actionnaire mecontent llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll L A P R E S S E M O N T R E A L S A M E D I 1 e r J U I N 2 0 1 3 L A P R E S S E A F F A I R E S 9 LA PRESSE AFFAIRES INVESTIR AGENCE FRANCE-PRESSE ET LA PRESSE CANADIENNE REVUE BOURSIÈRE La Bourse de NewYork a fini en nette baisse la dernière séance du mois, rattrapée notamment par la nervosité du marché concernant la politique monétaire américaine, sur fond de chiffres mitigés aux États-Unis.L\u2019indice Dow Jones s\u2019est replié de 208,96 points (- 1,4%), à 15 115,57, et le NASDAQ, à dominante technologique, de 35,39 points (- 1,0 %), à 3455,91.Le Standard&Poor\u2019s 500 a lâché, quant à lui , 1,43% (- 23,67 points), à 1630,74 points.Après une entrée en matière hésitante et une brève incursion en territoire positif, les indices boursiers ont plongé de plus de 1% en fin de séance, victime d\u2019importants mouvements de ventes.La nervosité des courtiers, peu nombreux sur la place financière en cette fin de semaine, s\u2019est aussi traduite par une forte remontée de l\u2019indice dit «de la peur» mesurant la volatilité du marché, qui a fini à son plus haut depuis la mi-avril.Comme le reste de la semaine, «cette séance a été très décousue, sans direction particulière, ce qui peut s\u2019expliquer en partie aujourd\u2019hui [hier] par des ajustements de portefeuilles par les investisseurs en fin de mois», a expliqué Steven Rosen, de la Société Générale à New York.Par ailleurs, le marché était miné par «une guerre entre les différentes lectures des données économiques américaines », a expliqué Gregori Volokhine, de Meeschaert New York.En effet, une intervention la semaine dernière du président de la Réserve fédérale américaine (Fed), Ben Bernanke, a renforcé les attentes d\u2019un ralentissement anticipé des mesures de soutien exceptionnelles de l\u2019institution à l\u2019économie en cas d\u2019amélioration durable de la conjoncture.«C\u2019était une séance typique aujourd\u2019hui: le marché ne sait pas s\u2019il veut avoir de bonnes statistiques ou des mauvaises statistiques, l\u2019un impliquant que la Fed ne sera plus derrière le marché, et l\u2019autre impliquant que l\u2019économie ne va pas si bien», a-t-il résumé.Ainsi, l\u2019annonce d\u2019un ralentissement inattendu des dépenses de consommation et des revenus des ménages en avril aux États-Unis a plombé les indices à l\u2019ouverture, avant que la nouvelle d\u2019une forte augmentation de l\u2019activité économique de la région de Chicago puis du rebond du moral des ménages en mai ne leur redonnent un coup de pouce.Mais la bonne humeur des investisseurs s\u2019est avérée de courte durée, et très vite, les vendeurs ont repris le dessus, a relevé Steven Rosen, selon qui cela annonce une semaine prochaine «tout aussi incertaine».À Toronto, les titres liés au secteur des matières premières ont forcé la Bourse à clôturer en baisse, les inquiétudes quant à la demande ayant fait reculer les prix des ressources naturelles.L\u2019indice composé S&P/TSX a cédé 96,13 points pour terminer la séance à 12 650,42 points.Le dollar canadien s\u2019est déprécié de 0,64 cent US, à 96,45 cents US, malgré la publication de données montrant que l\u2019économie avait crû au rythme annualisé de 2,5% au premier trimestre, soit plus rapidement que prévu.Le cours du pétrole brut a lâché 1,64$US, à 91,97$US le baril, à la Bourse des matières premières de NewYork.L\u2019action de Suncor Energy a glissé de 81 cents, à 31,45$.La nervosité est de retour sur les marchés Après une entrée en matière hésitante et une brève incursion en territoire positif, les indices boursiers ont plongé de plus de 1% en fin de séance, victime d\u2019importants mouvements de ventes.EN CENTS US \u203a 12 mois 0,7424\u20ac VARIATION -0,0018\u20ac SOMME REQUISE POUR ACHETER Un euro 1,3470$ 96,45¢US VARIATION -0,64¢ SOMME REQUISE POUR ACHETER Un dollar US 103,68¢ DOLLAR CANADIEN EN EURO \u203a 12 mois OR Brésil 1 $ vaut 2,06 reals Chine 1 $ vaut 5,92 yuans Grande-Bretagne 1 $ vaut 0,63 livre Japon 1 $ vaut 96,90 yens Mexique 1 $ vaut 12,36 pesos Suisse 1 $ vaut 0,92 franc LES DEVISES 1 392,60$US Var.1 JOUR -18,90$US Var.1 SEM.+0,43% Var.1 AN -11,33% New York st \u203a Indique un titre dont la valeur a gagné ou perdu 1%et plus par rapport à la fermeture de la séance précédente./ Caractères gras \u203a Indiquent une société dont l\u2019action a atteint un haut ou un bas de 52 semaines en cours de séance./ G$US \u203a Milliards de dollars / Réalisé à partir d\u2019une liste des plus grandes entreprises américaines inscrites à la Bourse de New York et au NASDAQ.DOW JONES \u203a 12 mois NASDAQ \u203a 12 mois | FERMETURE 15 115,57 | VAR.1 J -1,36% | 1 SEM -1,23% | 52 SEMAINES HAUT 15 542,40 BAS 12 035,09 | FERMETURE 3 455,91 | VAR.1 J -1,01% | 1 SEM -0,09% | 52 SEMAINES HAUT 3 532,04 BAS 2 726,68 t 3M (MMM) 110,27 -1,15 -1,03 0,00 112,38 81,99 t Abbott Lab.(ABT) 36,67 -1,01 -2,68 -2,89 38,77 28,45 Altria (MO) 36,10 -0,33 -0,91 -2,67 37,61 30,01 American Ex.(AXP) 75,71 -0,43 -0,56 0,58 77,39 53,02 Apple (AAPL) 449,74 -1,85 -0,41 1,03 705,07 385,10 t AT&T (T) 34,99 -0,51 -1,44 -4,79 39,00 32,71 t Bk of America (BAC) 13,66 -0,17 -1,23 3,17 13,99 6,85 Berkshire (BRK.B) 114,07 -0,77 -0,67 2,92 115,00 78,28 t Boeing (BA) 99,02 -1,52 -1,51 -0,98 101,47 66,82 t Chevron (CVX) 122,75 -2,36 -1,89 -2,15 127,40 95,73 t Cisco Syst.(CSCO) 24,12 -0,26 -1,05 2,49 24,68 14,96 t Citigroup (C) 51,99 -1,28 -2,40 2,91 53,56 24,61 t Coca-Cola (KO) 39,99 -0,78 -1,91 -5,33 43,43 35,58 t Comcast (CMCSA) 40,17 -0,79 -1,92 -4,26 43,74 28,34 t Conocophillips (COP) 61,34 -0,94 -1,51 -1,90 64,77 50,62 t Eli Lilly & Co (LLY) 53,16 -0,92 -1,70 -1,81 58,41 39,93 t Exxon Mobil (XOM) 90,47 -1,62 -1,76 -1,16 93,67 77,13 t GE (GE) 23,32 -0,28 -1,19 -0,89 24,13 18,02 t Goldman S.(GS) 162,08 -2,27 -1,38 2,12 165,83 90,43 Google (GOOG) 871,22 0,46 0,05 -0,24 920,60 556,52 t HP (HPQ) 24,42 -0,84 -3,33 0,87 25,47 11,35 Home Depot (HD) 78,66 -0,78 -0,98 -0,42 81,56 47,75 Intel (INTC) 24,28 0,07 0,29 1,49 27,75 19,23 IBM (IBM) 208,02 -1,34 -0,64 1,12 215,90 181,85 t John.& John.(JNJ) 84,18 -1,81 -2,10 -3,04 89,99 61,71 t JPMorgan (JPM) 54,59 -1,03 -1,85 1,73 55,90 30,83 t Medtronic (MDT) 51,01 -0,99 -1,90 -0,62 53,83 35,67 Merck & Co (MRK) 46,70 -0,37 -0,79 -0,98 48,79 37,02 Microsoft (MSFT) 34,90 -0,13 -0,37 1,84 35,28 26,26 Morgan Stanl.(MS) 25,90 0,08 0,31 6,37 26,42 12,26 t Motorola Solu.(MSI) 57,96 -0,58 -0,99 0,26 64,72 44,49 t News Corp.(NWS) 32,24 -0,33 -1,01 -3,04 34,12 18,52 t Occidental P.(OXY) 92,07 -2,68 -2,83 1,42 95,57 72,43 t Oracle (ORCL) 33,78 -0,56 -1,63 -0,79 36,43 25,84 PepsCo (PEP) 80,77 -0,45 -0,55 -2,19 84,78 66,66 t Pfizer (PFE) 27,23 -1,02 -3,61 -6,23 31,15 21,40 t Philip Morris (PM) 90,91 -1,51 -1,63 -3,41 96,73 81,10 t Procter&Gam.(PG) 76,76 -2,33 -2,95 -6,25 82,54 59,07 t Qualcomm (QCOM) 63,48 -0,70 -1,09 -1,21 68,50 53,09 t Schlumberger (SLB) 73,03 -1,78 -2,38 -2,18 82,00 59,12 t Time Warner (TWX) 58,37 -1,21 -2,03 -1,54 61,73 33,62 t Unit.Health (UNH) 62,63 -2,03 -3,14 0,92 64,90 50,32 United Parcel (UPS) 85,90 -0,46 -0,53 -1,07 89,96 69,56 t United Tech.(UTX) 94,90 -1,06 -1,10 -0,15 98,18 70,71 t Verizon Comm.(VZ) 48,48 -0,60 -1,22 -5,66 54,31 40,51 t Walgreen (WAG) 47,76 -1,25 -2,55 -5,93 51,25 28,53 t Wal-Mart (WMT) 74,84 -0,79 -1,04 -3,19 79,96 65,13 t Walt Disney (DIS) 63,08 -1,57 -2,43 -3,68 67,89 44,14 t Wellpoint (WLP) 76,97 -2,41 -3,04 -0,01 79,60 52,52 t Wells Fargo (WFC) 40,55 -0,70 -1,70 0,77 41,59 29,80 ÉTATS-UNIS LES GÉANTS (HEBDOMADAIRE) FERMETURE VARIATION 1 J 52 SEMAINES ($ US) ($ US) (%) (%) HAUT BAS VAR.CETTE SEMAINE FERMETURE VARIATION 1 J 52 SEMAINES ($ US) ($ US) (%) (%) HAUT BAS VAR.CETTE SEMAINE st \u203a Indique un titre dont la valeur a gagné ou perdu 1%et plus par rapport à la fermeture de la séance précédente./ Caractères gras \u203a Indiquent une société dont l\u2019action a atteint un haut ou un bas de 52 semaines en cours de séance./ Caractères italiques \u203a Titres triés par ordre décroissant (secteurs et actions)./ M$ \u203a Millions de dollars / Ce tableau présente les titres québécois dont la valeur boursière est supérieure à 300 millions et les autres titres canadiens dont la valeur boursière est supérieure à 7 milliards.La liste des titres est sujette à une révision périodique.La Presse Affaires présente une sélection de 100 titres inscrits à la Bourse de Toronto.CANADA LPA 100 (HEBDOMADAIRE) SANTÉ 1 268,64 pts 1,73 7,37 s Valeant Pharma (VRX) 95,39 1,62 1,73 8 980 9,62 99,49 43,99 0,00 s Theratechnologie (TH) 0,29 0,02 5,56 443 9,62 1,90 0,24 0,00 Paladin Labs (PLB) 50,25 0,24 0,48 610 1,62 51,89 39,01 0,00 Atrium Inno.(ATB) 14,24 0,02 0,14 191 -0,28 14,49 9,90 0,00 MATÉRIAUX 2 369,14 pts -0,64 5,42 s Agnico-Eagle (AEM) 33,70 1,23 3,79 19 430 13,70 56,99 28,50 0,88 s Kinross (K) 6,80 0,22 3,34 76 984 13,33 10,98 5,11 0,16 Semafo (SMF) 2,04 -0,01 -0,49 13 461 13,33 6,28 1,45 0,04 s Goldcorp (G) 30,77 0,61 2,02 56 601 11,08 46,31 26,55 0,59 Barrick (ABX) 21,78 -0,13 -0,59 55 830 10,61 44,75 17,98 0,80 Domtar (UFS) 75,12 0,41 0,55 343 7,24 85,67 67,75 2,19 t Osisko (OSK) 4,46 -0,14 -3,04 196 347 5,19 10,62 3,40 0,00 t Agrium (AGU) 95,86 -1,76 -1,80 5 494 4,59 116,38 77,50 2,01 t Iamgold (IMG) 5,43 -0,38 -6,54 150 296 3,82 16,45 4,72 0,24 Potash (POT) 43,85 0,08 0,18 22 086 3,30 46,70 37,02 1,39 Cascades (CAS) 5,16 -0,04 -0,77 1 771 -0,19 5,25 3,97 0,16 t Teck Res.(TCK.B) 27,69 -0,90 -3,15 26 286 -1,42 38,13 24,10 0,90 t Canam (CAM) 9,39 -0,19 -1,98 114 -1,57 9,75 4,35 0,00 s Tembec (TMB) 2,80 0,03 1,08 682 -2,78 3,60 1,70 0,00 Turquoise Hill (TRQ) 6,92 -0,05 -0,72 7 112 -4,02 11,02 5,17 0,00 INDUSTRIELLES 1 732,11 pts -0,85 0,23 s Quinc.Richelieu (RCH) 41,82 1,82 4,55 96 9,02 42,02 30,00 0,52 s Stella-Jones (SJ) 95,10 0,95 1,01 103 6,26 95,30 52,50 0,80 s Velan (VLN) 11,79 0,19 1,64 67 1,99 12,70 10,90 0,32 t Bombardier (BBD.B) 4,70 -0,08 -1,67 44 309 0,86 4,88 2,97 0,10 Canadien National (CNR) 105,21 -0,75 -0,71 15 143 0,67 107,57 81,65 1,72 t Genivar (GNV) 24,94 -0,51 -2,00 657 0,24 25,70 18,73 1,50 SNC-Lavalin (SNC) 40,83 -0,27 -0,66 4 713 0,10 49,85 34,36 0,92 Canadien Pacifique (CP) 137,84 -1,03 -0,74 3 722 -0,24 144,43 71,61 1,40 s WestJet (WJA) 23,25 0,28 1,22 3 412 -0,34 25,47 14,56 0,40 Chorus Aviation (CHR.B) 2,43 0,00 0,00 1 869 -0,41 4,71 2,32 0,30 Air Canada (AC.B) 2,05 0,02 0,99 17 847 -0,49 3,40 0,86 0,00 t Transforce (TFI) 20,06 -0,34 -1,67 2 254 -0,50 23,17 16,06 0,52 t CAE (CAE) 10,71 -0,11 -1,02 4 741 -1,29 11,44 9,32 0,20 GLV (GLV.A) 2,52 0,00 0,00 2 -2,33 3,16 1,53 0,00 t Transcontinental (TCL.A) 12,32 -0,33 -2,61 949 -2,92 13,10 7,34 0,58 TECHNOLOGIES 135,12 pts -0,53 0,07 CGI (GIB.A) 31,74 0,16 0,51 3 763 -0,06 33,08 22,33 0,00 t Exfo (EXF) 4,65 -0,07 -1,48 1 072 -1,06 6,48 4,31 0,00 t Research in Motion (BB) 14,45 -0,42 -2,82 37 930 -3,22 18,49 6,10 0,00 CONSOM.DISCRÉTIONNAIRE 1 249,31 pts -1,03 -0,72 Quebecor (QBR.B) 46,27 -0,21 -0,45 1 671 4,21 47,50 32,30 0,20 Magna (MG) 69,14 -0,48 -0,69 12 010 2,81 69,96 37,68 1,28 s Uni-Select (UNS) 20,72 0,30 1,47 72 2,32 29,25 18,80 0,52 Gildan (GIL) 42,90 -0,06 -0,14 3 961 2,00 43,53 23,09 0,35 t Reitmans (RET.A) 9,15 -0,11 -1,19 957 0,66 14,63 8,13 0,80 Rona (RON) 10,46 -0,04 -0,38 3 036 0,29 14,49 9,25 0,14 Dorel (DII.B) 41,25 -0,41 -0,98 310 0,12 45,05 25,82 1,19 Astral Media (ACM.A) 48,60 0,01 0,02 8 496 -0,31 49,29 38,70 1,00 Cogeco Câble (CCA) 45,08 -0,22 -0,49 344 -1,14 47,79 34,45 1,04 t Shaw (SJR.B) 23,11 -0,45 -1,91 9 332 -2,24 25,33 18,93 1,02 Tim Hortons (THI) 55,16 -0,24 -0,43 6 180 -2,29 58,85 45,11 1,04 t Cogeco (CGO) 41,70 -1,01 -2,36 49 -2,55 47,87 30,51 0,76 TVA (TVA.B) 9,60 0,00 0,00 0 -3,03 10,52 6,50 0,00 Aimia (Aeroplan) (AIM) 14,85 -0,13 -0,87 12 777 -3,88 16,63 12,82 0,68 t Transat (TRZ.B) 5,31 -0,23 -4,15 187 -5,68 6,69 2,79 0,00 Yellow Média (Y) 11,30 -0,10 -0,88 310 -6,92 12,49 5,40 0,00 t BMTC (GBT.A) 14,35 -0,16 -1,10 10 -8,95 19,00 12,58 0,24 Le Château (CTU.A) 2,62 0,02 0,77 14 -9,34 4,30 1,10 0,00 FINANCE 1 827,38 pts -0,92 -1,18 Ind.Alliance (IAG) 39,03 0,17 0,44 3 027 4,19 39,20 20,55 0,98 t Financière Manuvie (MFC) 16,42 -0,22 -1,32 45 057 2,95 16,81 10,18 0,52 t Power Corporation (POW) 29,10 -0,33 -1,12 13 307 1,57 29,55 21,70 1,16 t Financière Power (PWF) 31,18 -0,32 -1,02 5 612 1,43 31,55 24,06 1,40 IGM Financial (IGM) 48,60 0,00 0,00 2 988 0,89 49,51 36,81 2,15 Banque TD (TD) 83,99 -0,35 -0,41 24 183 0,60 86,20 75,70 3,24 t Sun Life (SLF) 30,36 -0,55 -1,78 15 714 0,40 31,08 19,76 1,44 Great-West (GWO) 28,98 -0,13 -0,45 6 863 0,07 29,83 19,82 1,23 Banque Laurentienne (LB) 44,15 0,08 0,18 621 -0,14 47,80 40,67 1,96 Banque Scotia (BNS) 59,04 -0,19 -0,32 28 715 -0,51 61,84 50,51 2,40 t Banque Nationale (NA) 76,29 -0,96 -1,24 10 196 -0,95 80,33 71,05 3,48 t Banque CIBC (CM) 78,35 -0,87 -1,10 25 028 -2,21 84,99 69,13 3,84 Banque de Montréal (BMO) 61,37 -0,47 -0,76 18 601 -2,91 64,70 53,15 2,96 Brookfield Asset (BAM.A) 36,56 -0,30 -0,81 10 346 -2,97 39,37 30,41 0,60 t Banque Royale (RY) 61,53 -1,31 -2,08 39 911 -3,15 64,92 48,70 2,52 Cominar (CUF.U) 22,53 0,21 0,94 3 691 -3,59 25,46 21,74 1,44 ÉNERGIE 2 727,73 pts -0,79 -1,65 Cenovus (CVE) 31,04 -0,20 -0,64 22 400 1,11 36,25 28,32 0,97 Imperial Oil (IMO) 40,49 -0,22 -0,54 6 907 1,10 48,32 38,58 0,48 t Talisman Energy (TLM) 12,13 -0,22 -1,78 43 202 0,92 14,69 10,33 0,26 t Canadian Oil Sands (COS) 20,07 -0,25 -1,23 16 326 -0,55 22,34 18,21 1,40 t Cameco (CCO) 22,54 -0,28 -1,23 13 973 -0,62 23,49 16,50 0,40 t Can Natural Res.(CNQ) 30,90 -1,04 -3,26 37 295 -0,64 33,97 25,58 0,50 t Suncor Energy (SU) 31,45 -0,81 -2,51 63 162 -1,56 34,99 26,97 0,80 Crescent Point (CPG) 37,54 -0,15 -0,40 9 067 -2,34 45,70 34,53 2,76 Encana (ECA) 19,77 -0,16 -0,80 17 433 -2,51 23,86 17,64 0,80 t Husky Energy (HSE) 29,29 -0,43 -1,45 7 879 -4,06 32,34 22,04 1,20 Transcanada (TRP) 47,56 -0,09 -0,19 24 841 -5,22 51,21 41,47 1,84 Enbridge (ENB) 44,97 -0,24 -0,53 37 209 -7,16 49,17 37,74 1,26 CONSOMMATION COURANTE 2 335,74 pts -0,91 -1,81 Dollarama (DOL) 72,73 0,18 0,25 2 228 0,79 76,61 55,00 0,56 Lassonde (LAS.A) 89,55 -0,45 -0,50 95 0,63 91,62 67,50 1,56 s Jean Coutu (PJC.A) 16,97 0,24 1,43 3 173 0,59 17,52 13,60 0,34 Loblaw (L) 49,70 -0,14 -0,28 9 430 0,34 50,45 31,15 0,96 Metro (MRU) 69,41 -0,27 -0,39 4 644 -0,98 74,00 49,60 1,00 t Weston (George) (WN) 83,37 -0,88 -1,04 1 729 -1,14 85,83 57,00 1,66 Couche-Tard (ATD.B) 58,00 0,29 0,50 3 690 -2,03 62,91 39,28 0,30 t Molson Coors (TPX.B) 51,60 -1,05 -1,99 37 -2,64 54,69 39,01 1,32 t Shoppers Drug Mart (SC) 45,28 -0,70 -1,52 6 912 -2,71 47,49 39,32 1,14 t Saputo (SAP) 50,68 -1,44 -2,76 2 783 -3,19 54,62 39,76 0,84 TÉLÉCOMS 1 159,29 pts -0,80 -2,35 t Rogers (RCI.B) 47,00 -0,73 -1,53 20 053 -1,78 52,75 34,75 1,74 BCE (BCE) 46,59 -0,17 -0,36 26 028 -2,78 48,90 40,55 2,33 Telus (T) 36,11 -0,31 -0,85 22 488 -2,88 37,94 29,18 1,36 SERVICES PUBLICS 1 898,96 pts -0,65 -2,36 Innergex (INE) 9,98 0,03 0,30 1 601 -0,50 11,27 9,33 0,58 Valener (VNR) 16,20 0,07 0,43 628 -0,74 16,47 14,60 1,00 Can.Utilities (CU) 76,11 0,43 0,57 4 776 -1,68 83,36 63,11 1,94 t Brookfield Renew.(BEP.U) 29,69 -0,38 -1,26 1 841 -4,29 32,02 26,41 1,44 FERM.VARIATION 1 J VOLUME 52 SEM.DIV.($) ($) (%) (100) HAUT BAS ANN.VAR.CETTE SEM.(%) 91,97$US Pétrole WEST TEXAS INT.BRENT Fermeture 91,97 $US 100,39 $US Variation 1 JOUR -1,64 $US -1,80 $US Variation 1 SEM.-2,42% -2,19% PÉTROLE \u203a 12 mois West Texas Intermediate, contrat à terme S&P/TSX comp.(XIC) 20,00 -0,18 -0,89 10,31 S&P/TSX 60 (XIU) 18,26 -0,20 -1,08 10,80 S&P/TSX fin.(XFN) 24,98 -0,27 -1,07 16,08 S&P/TSX éner.(XEG) 15,91 -0,15 -0,93 7,94 S&P/TSX or (XGD) 12,78 -0,09 -0,70 -32,84 Oblig.c.terme (XSB) 28,75 -0,02 -0,07 -0,86 Oblig.l.terme (XBB) 31,05 0,01 0,03 -1,52 S&P 500 (XSP) 18,77 -0,27 -1,42 25,05 FONDS INDICIELS VARIATION FERM.1J ($) 1J (%) 1A (%) CONSULTEZ les cotes boursières en tout temps sur lapresseaffaires.com S&P 500 \u203a 12 mois | FERMETURE 1 630,74 | VAR.1 J -1,43% | 1 SEM.-1,14% | 52 SEM.HAUT 1 687,18 BAS 1 266,74 VAR.1 J FERMETURE (pts) (%) TITRES PERDANTS EN% VOLUME FERM ($) VAR (%) METHYLGENE (MYG) 27 760 0,10 -35,48 CANDAX ENERGY (CAX) 13 000 0,03 -28,57 ISOTECHNIKA (ISA) 14 600 0,03 -25,00 ROMARCO MINE.(R) 856 613 0,50 -19,35 SAN GOLD (SGR) 4 580 757 0,17 -17,50 EN $ VOLUME FERM ($) VAR ($) FAIRFAX FINAN.(FFH) 18 952 418,65 -6,29 AGRIUM (AGU) 549 429 95,86 -1,76 EMPIRE/A (EMP.A) 69 507 67,20 -1,66 SAPUTO (SAP) 278 299 50,68 -1,44 WEST FRASER TIMB.(WFT) 228 244 77,01 -1,42 TITRES GAGNANTS EN% VOLUME FERM ($) VAR (%) IMAGING DYN.(IDL) 41 200 0,01 100,00 FREEGOLD VENTURES (FVL) 11 449 0,53 35,90 RAINY RIVER RES.(RR) 29 906 032 3,64 34,81 POLAR STAR (PSR) 50 149 0,18 34,62 GEOVIC MINING (GMC) 10 300 0,04 33,33 EN $ VOLUME FERM ($) VAR ($) CONSTELLATION SO.(CSU) 231 830 152,00 3,50 MEDIAGRIF INTER.(MDF) 43 809 20,69 2,08 RICHELIEU HARDW.(RCH) 9 607 41,82 1,82 LABRADOR IRON (LIF) 952 819 33,90 1,64 VALEANT PHARMA.(VRX) 897 973 95,39 1,62 PLUS ACTIFS VOLUME FERM ($) VAR (%) RAINY RIVER RES.(RR) 29 906 032 3,64 34,81 OSISKO MINING (OSK) 19 634 713 4,46 -3,04 IAMGOLD (IMG) 15 029 612 5,43 -6,54 EASTERN PLATI.(ELR) 12 838 398 0,08 -6,25 CENTERRA GOLD (CG) 8 716 524 3,82 -7,95 CALMENA ENERGY (CEZ) 7 861 573 0,10 5,56 KINROSS GOLD (K) 7 698 360 6,80 3,34 LAKE SHORE GOLD (LSG) 7 106 871 0,34 -9,33 ATNA RESOURCES (ATN) 6 805 450 0,23 -6,25 NEWGOLD (NGD) 6 586 395 7,05 -7,96 SUNCOR ENERGY (SU) 6 316 197 31,45 -2,51 PAN AMERICAN SILV (PAA) 5 984 160 12,62 -5,18 PEYTO EXPLO.(PEY) 5 945 165 30,91 2,08 GOLDCORP (G) 5 660 145 30,77 2,02 BARRICK GOLD (ABX) 5 583 016 21,78 -0,59 YAMANA GOLD (YRI) 5 237 415 12,22 0,99 LES BOURSES > ÉTATS-UNIS S&P/TSX TORONTO \u203a 12 mois > CANADA TSX CROISSANCE PETITES CAPITALISATIONS \u203a 12 mois PLUS ACTIFS VOLUME FERM ($) VAR (%) EMPIRE IND.(EIL) 5 805 500 0,05 -10,00 PINECREST ENE.(PRY) 3 046 626 0,66 -2,94 BAYFIELD VENT.(BYV) 2 709 710 0,20 14,71 NWM MINING (NWM) 2 570 500 0,01 -50,00 CROWN GOLD (CWM) 2 021 808 0,03 25,00 MED BIOGENE (MBI) 1 641 434 0,17 25,93 OCEAN PARK VENT.(OCP) 1 600 000 0,01 -33,33 ALEXANDRIA MIN.(AZX) 1 508 500 0,04 -12,50 GOLDEN REIGN (GRR) 1 500 000 0,21 0,00 ATIKWA RES.(ATK) 1 403 800 0,01 0,00 > DANS LE MONDE | FERMETURE 12 650,42 | VAR.1 J -0,75% | 1 SEM.-0,13% | 52 SEM.HAUT 12 904,70 BAS 11 209,55 | FERMETURE 962,41 | VAR.1 J 0,17% | 1 SEM.+1,49% | 52 SEM.HAUT 1 349,32 BAS 917,83 Brazil Bovespa (Brésil) 53 506,08 -1 128,61 -2,07 CAC 40 (France) 3 948,59 -47,72 -1,19 DAX (Allemagne) 8 348,84 -51,36 -0,61 DJ Euro Stoxx 50 (Europe) 2 742,81 -25,74 -0,93 FTSE 100 (Angleterre) 6 583,09 -73,90 -1,11 Hang Seng (Hong Kong) 22 392,16 -92,15 -0,41 Mexico Bolsa (Mexique) 41 588,32 603,82 1,47 FTSE MIB (Italie) 17 214,08 -136,88 -0,79 NIKKEI 225 (Japon) 13 774,54 185,51 1,37 S&P/ASX 200 (Australie) 4 926,57 -4,11 -0,08 Shanghai (Chine) 2 300,60 -16,94 -0,73 Swiss Market (Suisse) 7 947,01 -74,56 -0,93 llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll 10 L A P R E S S E A F F A I R E S L A P R E S S E M O N T R É A L S A M E D I 1 e r J U I N 2 0 1 3 "]
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