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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
Q. Supplément publicitaire. Hôpital du sacré-Coeur de Montréal
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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La presse, 2013-11-27, Collections de BAnQ.

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[" «L\u2019HSCM dessert un bassin potentiel de 1,8 million de personnes, explique le directeur général de l\u2019établissement, le Dr Pierre Gfeller.C\u2019est presque le quart de la population du Québec qui pourrait, un jour ou l\u2019autre, être soigné dans notre hôpital.D\u2019ailleurs, 77 % des épisodes de soins de niveau tertiaire que nous prodiguons le sont à des personnes de l\u2019extérieur de Montréal.» L\u2019Hôpital du Sacré-Coeur de Montréal, affilié à l\u2019Université de Montréal depuis 40 ans, articule sa mission autour de quatre grands axes stratégiques, soit la traumatologie \u2013 soins aigus et critiques \u2013 il est le seul hôpital montréalais affilié à l\u2019Université de Montréal à avoir un statut tertiaire dans ce domaine \u2013, la santé cardiovasculaire, la santé respiratoire et la santé mentale (dont les soins sont dispensés principalement au pavillon Albert- Prévost).Il compte également deux secteurs de pointe, soit l\u2019orthopédie tertiaire et la chirurgie bariatrique minimalement invasive, en plus d\u2019offrir des services régionaux de médecine hyberbare.À l\u2019heure où le vieillissement de la population est à l\u2019ordre du jour, l\u2019Hôpital du Sacré-Coeur attache aussi une attention particulière à sa clientèle âgée.« Auparavant, nous vivions à l\u2019ère de la monopathologie, alors que la clientèle était plus jeune.Aujourd\u2019hui, avec une population vieillissante, nos patients âgés souffrent fréquemment de plusieurs maladies qui, au cours du même épisode de soins, font appel à l\u2019expertise d\u2019une diversité de spécialistes », explique le Dr Gfeller.En fait, l\u2019établissement a beaucoup plus que cela à offrir, précise son directeur général.« Nous soignons toutes les maladies.À l\u2019heure actuelle, l\u2019HSCM est le seul établissement de santé à Montréal où l\u2019on retrouve toutes les spécialités sous un même toit, ce qui favorise le travail de collaboration interdisciplinaire et nous permet d\u2019accueillir des clientèles sévèrement atteintes.» Outre les soins directs aux patients et en tant que centre universitaire, l\u2019Hôpital du Sacré- Coeur assume aussi deux autres missions distinctes très importantes, soit l\u2019enseignement et la recherche.Partenaire majeur de la Faculté de médecine de l\u2019UdeM, il contribue ainsi chaque année à la formation de milliers de médecins et professionnels de la santé et ses résultats de recherche ont fait l\u2019objet, au cours de la seule année dernière, de plus de 350 publications.« Notre principal défi au cours des prochaines années, soulignent d\u2019une seule voix le Dr Gfeller et M.Gabriel Groulx, président du conseil d\u2019administration de l\u2019hôpital, est de continuer à améliorer la qualité des services et de raffermir les partenariats avec les établissements de santé que nous desservons.Pour ce faire, la modernisation de nos installations et le développement de certaines technologies de pointe, comme la tomographie par émission de positrons servant en cancérologie et en cardiologie sont incontournables».PROMOTION NOVEMBRE 2013 L\u2019HÔPITAL UNIVERSITAIRE DU NORD DEPUIS 40 ANS Aux confins de la limite nord de l\u2019île de Montréal, l\u2019Hôpital du Sacré-Coeur de Montréal occupe une place unique dans le réseau québécois de la santé.À la fois hôpital de proximité qui dispense des soins de première ligne à la population du nord de Montréal et de l\u2019ouest de Laval, c\u2019est aussi un établissement qui offre des soins tertiaires \u2013 spécialisés et ultra-spécialisés \u2013 auprès des patients des Laurentides, de Lanaudière, de la Montérégie, de l\u2019Outaouais et de l\u2019Abitibi-Témiscamingue.C\u2019est presque le quart de la population du Québec qui pourrait, un jour ou l\u2019autre, être soigné dans notre hôpital.Dr Pierre Gfeller, directeur général Gabriel Groulx, président du conseil d\u2019administration HSCM.CA FONDATIONHSCM.ORG 2 PROMOTION NOVEMBRE 2013 HÔPITAL DU SACRÉ-COEUR DE MONTRÉAL \u2022 40 ANS D\u2019INNOVATION UNIVERSITAIRE UdeM Le lien qui unit depuis 40 ans l\u2019Université de Montréal à l\u2019Hôpital du Sacré-Coeur est précieux.C\u2019est une relation que nous nourrissons et chérissons, car elle permet à nos deux établissements de mieux servir le Québec.Nos étudiants du secteur de la santé \u2013 nos futurs médecins, infirmières, dentistes, pharmaciens, ergothérapeutes, nutritionnistes et tous les autres - peuvent faire leurs premiers pas dans un centre hospitalier complet, reconnu à l\u2019extérieur de nos frontières, notamment pour son expertise en traumatologie et en médecine du sommeil.Et nos chercheurs disposent d\u2019un terrain de recherche fertile pour faire avancer le savoir médical dans plusieurs domaines et ainsi améliorer notre qualité de vie.Qu\u2019ils s\u2019intéressent à nos rêves, à notre coeur ou à nos poumons, les enseignants et les chercheurs de l\u2019Université de Montréal qui oeuvrent à l\u2019Hôpital du Sacré-Coeur contribuent au rehaussement de la qualité des soins de milliers de personnes.Ils assurent une relève de grande qualité.Ils permettent aux patients d\u2019avoir accès à une médecine d\u2019avantgarde et à des thérapies innovantes.Ils rendent les équipes médicales plus agiles car plus au fait des dernières connaissances dans leur domaine.Au final, ils sauvent des vies.L\u2019Université de Montréal est heureuse de célébrer ses quatre décennies d\u2019affiliation avec l\u2019Hôpital du Sacré-Coeur, l\u2019un de nos 31 établissements de santé affiliés.Au nom de l\u2019ensemble de notre communauté universitaire, je souhaite que les 40 prochaines années de notre partenariat soient aussi fructueuses que celles qui se sont écoulées jusqu\u2019à maintenant.Dr Guy Breton Recteur de l\u2019Université de Montréal Au service des patients depuis 40 ans SURVOL EN 6 QUESTIONS.\u2022 Quel est le lien entre l\u2019HSCM et le Grand Prix du Canada de Formule 1 à Montréal ?Voir en page 3 \u2022 Quel a été le premier hôpital au Canada à se doter du robot chirurgical da Vinci ?Voir en page 4 \u2022 Qu\u2019est-ce qui contribue à la réputation de l\u2019HSCM et en fait une référence dans le monde entier ?Voir en page 5 \u2022 Outre les soins, quelles sont deux missions très importantes de l\u2019Hôpital du Sacré-Coeur de Montréal ?Voir en page 6 \u2022 Quel service a vu son nombre de patients doubler en 10 ans, au point d\u2019accueillir 30 000 usagers par année ?Voir en page 7 \u2022 Comment attirer les meilleurs, les garder et séduire les jeunes ?Comment gérer plus de 4000 personnes au sein d\u2019un même établissement ?Voir en page 8 Le nombre de personnes accueillies à l\u2019urgence de l\u2019Hôpital du Sacré-Coeur de Montréal en 2012- 2013.22 000 hospitalisations ont lieu chaque année à l\u2019HSCM, environ 12 000 chirurgies et près de 125 000 consultations externes spécialisées de personnes, soit la population du Nord de l\u2019île de Montréal ainsi que des régions de Laval, Laurentides, Lanaudière et Abitibi-Témiscamingue, sont desservies par l\u2019HSCM employés et quelque 500 médecins composent l\u2019équipe de l\u2019HSCM Le nombre d\u2019heures en aide, réconfort et accompagnement offertes par les quelque 169 bénévoles de l\u2019HSCM, l\u2019an dernier Le nombre de lits que compte l\u2019HSCM dont 89 sont réservés pour la santé mentale Quelques chiffres.59 000 1,8 M 4 200 32 000 529 PROMOTION 3 NOVEMBRE 2013 HÔPITAL DU SACRÉ-COEUR DE MONTRÉAL \u2022 40 ANS D\u2019INNOVATION UNIVERSITAIRE TRAUMATOLOGIE - SOINS AIGÜS ET CRITIQUES LE BON DOCTEUR, AU BON MOMENT POUR LE BON PATIENT Le Dr Ronald Denis, chirurgien général et traumatologue, travaille de concert avec une équipe médicale bénévole qui regroupe une centaine de médecins, infirmières, inhalothérapeutes et ambulanciers.De la piste à l\u2019hôpital en sept minutes En cas d\u2019accident, l\u2019hôpital de piste accueille immédiatement le blessé pour le réanimer, établir un diagnostic d\u2019urgence et, si sa condition l\u2019exige, pratiquer les interventions nécessaires.Simultanément, à l\u2019HSCM, le personnel de l\u2019Urgence est informé des manoeuvres effectuées et dispose de données sur l\u2019état du blessé.En sept minutes, le blessé est transporté en hélicoptère à la salle d\u2019urgence de l\u2019HSCM.Là, une seconde équipe de traumatologie composée, entre autres, de médecins spécialistes et infirmières spécialisées, peut accueillir et traiter les grands blessés.LE GRAND PRIX DU CANADA DE FORMULE 1 ET L\u2019HSCM Un jeune homme de 22 ans, père de deux enfants, arrive à l\u2019Urgence inconscient.Victime d\u2019un accident d\u2019automobile à haute vitesse, il a de la difficulté à respirer et sa tension artérielle chute.Il souffre d\u2019un traumatisme crânien, d\u2019un grave traumatisme abdominal en hémorragie et de multiples fractures.Ce jeune polytraumatisé risque l\u2019arrêt cardiaque.Voilà le genre de cas régulièrement référé à l\u2019Hôpital du Sacré-Coeur de Montréal, l\u2019un des trois centres de traumatologie les plus importants au Québec.Depuis près de quarante ans, l\u2019HSCM est reconnu pour son expertise en traumatologie tertiaire, en ventilation assistée et en échographie au chevet en médecine d\u2019urgence qui permet à l\u2019équipe de traumatologie \u2013 soins aigus et critiques de sauver des vies.Il s\u2019agit d\u2019un milieu de référence suprarégional hébergeant des expertises dans divers secteurs connexes incluant le neuro-monitorage avancé, la ventilation mécanique complexe, le support cardio-pulmonaire extracorporel, les techniques écho-dirigées au chevet et la réanimation avancée à l\u2019urgence.Ainsi, une équipe multidisciplinaire pilotée par un urgentologue peut s\u2019affairer au chevet d\u2019un polytraumatisé dès son arrivée à l\u2019Urgence.Cette distinction a permis à l\u2019HSCM d\u2019être désigné comme l\u2019un des deux seuls Centres d\u2019expertise pour blessés médullaires au Québec et même de devenir le seul centre québécois pour les personnes tétraplégiques ventilo-assistées.De plus, depuis près de 25 ans, l\u2019HSCM assure la couverture médicale du Grand Prix du Canada de Formule 1, c\u2019est tout dire.Une des forces de l\u2019équipe de traumatologie, c\u2019est que l\u2019on y retrouve toutes les spécialités regroupées sur un même site.Lorsqu\u2019un polytraumatisé se présente à l\u2019Urgence, l\u2019urgentologue initie la réanimation avancée qu\u2019il pilote et s\u2019adjoint le support d\u2019autres spécialistes en fonction de la situation à laquelle il est confronté.Le chirurgien traumatologue et l\u2019intensiviste sont mis à contribution pour la prise en charge subséquente.Le Dr Ronald Denis, directeur du Programme de traumatologie, illustre bien ce concept essentiel en disant qu\u2019à l\u2019HSCM, les polytraumatisés sont assurés de profiter des soins du « bon docteur, au bon moment pour le bon patient ».Les soins aux polytraumatisés sont disponibles 24 heures par jour, 7 jours par semaine.Un plateau technique spécifique dans un environnement adapté et des protocoles de traitements spécialisés permettent d\u2019accorder une priorité de soins au patient.Dans le cas du jeune homme dont l\u2019histoire est racontée ci-dessus, une approche concertée et efficace mettant en jeu l\u2019expertise d\u2019urgentologues, de chirurgiens, de radiologues interventionnistes et d\u2019intensivistes a permis d\u2019éviter le pire chez un malade qui semblait condamné à mourir d\u2019exsanguination ou de suffocation, souffrant d\u2019une hémorragie sévère d\u2019origine abdominale et de blessures pulmonaires rendant sa ventilation impossible.Bilan : le jeune homme a nécessité 20 heures de réanimation par l\u2019équipe de traumatologie incluant le remplacement de quatre fois son volume de sang, la ventilation mécanique distincte de ses deux poumons, trois chirurgies abdominales et une dialyse continue.Il a été dans le coma pendant 10 jours et il a été hospitalisé aux soins intensifs pendant quelques semaines.Il a été transféré dans un centre de réadaptation au bout de deux mois et il s\u2019en tirera sans séquelles fonctionnelles.Le Dr Patrick Bellemare, cogestionnaire médical du Programme soins critiques, se rappelle : « Au Québec en 1992, le taux de décès à la suite d\u2019un polytraumatisme était de 52 %.La création du Réseau québécois de traumatologie a fait chuter cette proportion à moins de 9 % en dix ans seulement.Et nous continuons toujours d\u2019améliorer ce bilan ».Pour ce faire, l\u2019HSCM veut maintenant se doter d\u2019un Centre intégré de traumatologie, concept unique au Canada.Quand chaque minute compte, «chaque membre de l\u2019équipe est important, peu importe son rôle », conclut le Dr Denis.LE CENTRE INTÉGRÉ DE TRAUMATOLOGIE, UN CONCEPT UNIQUE AU CANADA L\u2019HSCM travaille actuellement à un projet de construction d\u2019un tout nouveau Centre intégré de traumatologie qui accueillera en un même lieu en plus des patients, des chercheurs, cliniciens, étudiants de diverses disciplines et résidents en médecine afin de permettre une synergie exceptionnelle entre la recherche, l\u2019enseignement et l\u2019évolution des soins en traumatologie tertiaire.Ce sera le premier centre de ce genre à voir le jour au Canada.Jumelé à la construction d\u2019une Unité mère-enfant et d\u2019un service d\u2019endoscopie de pointe, le projet est évalué à près de 100 millions de dollars.Il constitue la première étape d\u2019un important projet d\u2019agrandissement et de mise à niveau des installations de l\u2019établissement, évalué au total à 550 millions de dollars.En 1992, au Québec, le taux de décès à la suite d\u2019un polytraumatisme était de 52 %.La création du Réseau québécois de traumatologie a fait chuter cette proportion à moins de 9 % en dix ans seulement.Depuis 1986, l\u2019Hôpital du Sacré-Coeur de Montréal assure la couverture médicale du Grand Prix du Canada présenté sur le circuit Gilles-Villeneuve de Montréal.Marie St-Amour, infirmière, coordonnatrice du Programme chirurgie et traumatologie, Dr Ronald Denis, chirurgien général traumatologue, cogestionnaire médical du Programme chirurgie et traumatologie, chef du Département de chirurgie, Nathalie Brière, infirmière, coordonnatrice du Programme soins critiques, Dr Patrick Bellemare, pneumologue intensiviste, cogestionnaire médical du Programme soins critiques, président du conseil des médecins, dentistes et pharmaciens de l\u2019HSCM, Dre Marie-Michelle Robert, urgentologue, cogestionnaire médicale du Programme urgence et préhospitalier, Martin Reed, infirmier, coordonnateur du Programme urgence et préhospitalier On dirait un pavillon de banlieue, dans un grand parc au bord de la rivière, loin des bruits de la ville.C\u2019est cette image que privilégie l\u2019équipe de santé mentale et du Département de psychiatrie de l\u2019Hôpital du Sacré-Coeur de Montréal, une grande famille qui a développé une approche plus collégiale par rapport à la santé mentale.Fondé en 1919 par le Dr Albert Prévost, premier titulaire de la chaire de neurologie à la Faculté de médecine de l\u2019Université de Montréal, l\u2019Institut Albert-Prévost devient un établissement universitaire en 1955, cumulant les soins, l\u2019enseignement et la recherche.Il se joint à l\u2019Hôpital du Sacré-Coeur de Montréal en 1973.« Notre centre a été parmi les tout premiers à utiliser l\u2019approche par clientèle, réunissant au sein d\u2019une même clinique les spécialistes affectés à un groupe de maladies similaires », explique le Dr Yvan Pelletier, médecin psychiatre.Un modèle initié par nul autre que le Dr Camille Laurin (dont un des pavillons porte le nom) au moment où la désinstitutionalisation allongeait les listes d\u2019attente pour une évaluation.Ce modèle a été repris à travers le Québec et l\u2019équipe de santé mentale s\u2019apprête à le revisiter, question de rester à la fine pointe dans son champ de spécialisation.Partenaire majeur du nouvel Institut universitaire en santé mentale de Montréal, l\u2019équipe se distingue du fait qu\u2019elle traite tous les types de maladies (affectives, psychotiques, psychosomatiques) et les clientèles de tous âges.« Nous pouvons traiter l\u2019enfant, ses parents et sa grand-mère.Nous préconisons d\u2019ailleurs une approche de type plus familial », note le Dr Pelletier.Le pavillon Albert-Prévost offre un continuum de soins, que ce soit l\u2019intervention de crise, l\u2019hospitalisation, les hôpitaux de jour, ou les cliniques externes.Son équipe a aussi tissé des liens très serrés avec la communauté, notamment en matière de prévention du suicide.Une telle approche crée «un milieu qui fait plus de place à la créativité et à l\u2019autonomie », selon Martine Trow, conseillère en soins infirmiers, responsable de l\u2019accueil du nouveau personnel qui se joint à l\u2019équipe du pavillon Albert-Prévost tout au long de l\u2019année.En matière de recherche, de nombreux travaux sont effectués en collaboration avec le Centre de recherche de l\u2019HSCM et différents secteurs de santé physique de l\u2019hôpital.Entre autres, la gérontopsychiatrie et la clinique de la mémoire trouvent un allié naturel dans le Centre d\u2019études avancées en médecine du sommeil, le sommeil se révélant parfois un indicateur avancé de risque de maladies dégénératives associées au vieillissement.SANTÉ MENTALE UNE LONGUE HISTOIRE D\u2019INNOVATION Dr Yvan Pelletier, médecin psychiatre Dr Érick Schampaert, cardiologue, cogestionnaire médical du Programme santé cardiovasculaire, Manon Tremblay, infirmière, coordonnatrice du Programme santé cardiovasculaire L\u2019Hôpital du Sacré-Coeur de Montréal a commencé à développer son expertise en santé cardiovasculaire dans les années 1960, réalisant notamment des progrès marqués en électrophysiologie cardiologie tertiaire et en chirurgie cardiaque et vasculaire aortique.Aujourd\u2019hui, avec près d\u2019une trentaine de cardiologues et cinq chirurgiens cardiaques, son Service de cardiologie tertiaire est le plus important au Québec dans un seul hôpital général.« Nous sommes en mesure d\u2019offrir à tous les patients qui nous sont référés l\u2019ensemble des services en cardiologie tertiaire, à l\u2019exception de la greffe cardiaque », précise le Dr Érick Schampaert, chef du Service de cardiologie et cogestionnaire médical du Programme de santé cardiovasculaire à l\u2019HSCM.Hôpital de référence pour la couronne nord de Montréal et tout l\u2019ouest de la province de Québec en soins cardiaques complexes, l\u2019établissement possède en effet une grande expertise dans le diagnostic et le traitement des maladies coronariennes, des arythmies et de l\u2019insuffisance cardiaque.Il offre donc une gamme complète de services de cardiologie tertiaire, que ce soit en hémodynamie, électrophysiologie, échocardiographie, en chirurgie cardiaque et chirurgie vasculaire.Pour réaliser sa mission en soins cardiovasculaires, comme dans bien d\u2019autres domaines, l\u2019hôpital compte évidemment dans une large mesure sur le progrès technologique.Ainsi, l\u2019HSCM a été le premier hôpital au Canada, en 2003, avec l\u2019arrivée du Dr Hugues Jeanmart, à se doter du robot chirurgical da Vinci qui permet de rendre les chirurgies cardiaques minimalement invasives.« On évite ainsi d\u2019avoir à faire une sternotomie et souvent de procéder à un arrêt circulatoire, explique le Dr Schampaert, ce qui protège les patients de certaines complications et permet une récupération beaucoup plus rapide.» L\u2019établissement offre également des techniques de pointe comme l\u2019ablation percutanée des veines pulmonaires, pour traiter la fibrillation auriculaire et l\u2019implantation d\u2019une valve aortique percutanée pour le traitement de la sténose aortique.La technologie vient aussi en aide à un établissement qui dessert un vaste territoire.Le Service de cardiologie de l\u2019Hôpital du Sacré-Coeur de Montréal a été ainsi le premier à mettre sur pied dans les années 1970 un système qui lui permet notamment de consulter en tout temps, à distance, les électrocardiogrammes de patients éloignés.«Plus récemment, on a mis sur pied une clinique de téléconsultation par visioconférence à distance qui permet de voir des patients à distance et de les ausculter au moyen d\u2019un stéthoscope électronique, comme s\u2019ils étaient au bureau du médecin à Montréal », ajoute Manon Tremblay, cogestionnaire administrative du Programme.Ayant à desservir une grande population atteinte de maladie coronarienne établie, d\u2019insuffisance cardiaque avancée et vieillissante, le Service de cardiologie entend augmenter son offre de programmes en réadaptation cardiovasculaire, en partenariat avec le Y Cartierville.«On a fait la preuve que ces programmes de prévention secondaire ont un impact majeur sur la morbidité et la mortalité des patients cardiaques, et doivent donc être soutenus », conclut le Dr Schampaert.Partenaire majeur du nouvel Institut universitaire en santé mentale de Montréal, l\u2019équipe se distingue du fait qu\u2019elle traite tous les types de maladies.À propos du partenariat avec le Y Cartierville : «On a fait la preuve que ces programmes de prévention secondaire ont un impact majeur sur la morbidité et la mortalité des patients cardiaques.Ils doivent être soutenus.» SANTÉ CARDIOVASCULAIRE CHIRURGIES MINIMALEMENT INVASIVES ET TÉLÉMÉDECINE POUR UNE CLIENTÈLE VIEILLISSANTE 4 HÔPITAL DU SACRÉ-COEUR DE MONTRÉAL \u2022 40 ANS D\u2019INNOVATION UNIVERSITAIRE PROMOTION NOVEMBRE 2013 Raymond Chabot La santé respiratoire fait vraiment partie de l\u2019ADN de l\u2019Hôpital du Sacré-Coeur, puisque l\u2019établissement fut d\u2019abord un sanatorium lors de sa création en 1926, avant d\u2019élargir son activité à d\u2019autres champs d\u2019action.SANTÉ RESPIRATOIRE UN CENTRE D\u2019EXCELLENCE D\u2019ENVERGURE INTERNATIONALE « La santé respiratoire est un secteur de pointe de notre hôpital, affirme le Dr Mario Dugas, responsable médical du Programme de santé respiratoire de l\u2019HSCM.Nous sommes l\u2019un des principaux centres québécois d\u2019expertise reconnus par la CSST en asthme professionnel.De plus, la clinique d\u2019asthme sévère, est un des domaines où nous jouissons d\u2019une reconnaissance à l\u2019échelle internationale.» En fait, l\u2019HSCM offre tous les services de santé respiratoire, avec des pointes d\u2019excellence en asthme, en cancer pulmonaire, en tuberculose et en apnée du sommeil.Le leadership du service de pneumologie est aussi reconnu à l\u2019échelle du Québec pour son implication dans le domaine de la maladie pulmonaire obstructive chronique (MPOC), tant au niveau de la recherche clinique que des soins offerts à cette population.Le service s\u2019est particulièrement distingué dans le développement d\u2019un programme de cessation tabagique.Le service de pneumologie a également mis sur pied l\u2019un des deux seuls centres de médecine hyperbare au Québec.On y traite non seulement les intoxications au monoxyde de carbone et les accidents de décompression en plongée sous-marine, mais aussi les plaies complexes, la radionécrose ainsi que cette affection fulminante reliée à la bactérie mangeuse de chair.Comme les médecins de plusieurs autres services de l\u2019hôpital, les pneumologues de l\u2019HSCM se déplacent aussi régulièrement en région, particulièrement sur la couronne nord de Montréal, afin de faciliter l\u2019accès aux services.Les professionnels spécialisés en maladie respiratoire effectuent aussi un travail important en réadaptation des patients atteints de maladies pulmonaires obstructives chroniques (MPOC) pour éviter les hospitalisations et leur donner une meilleure qualité de vie.Des programmes d\u2019entraînement adaptés à leur condition pulmonaire sont offerts au Centre de prévention et de réadaptation cardiorespiratoire Jean-Jacques-Gauthier situé au centre Y Cartierville.Parallèlement aux services cliniques, il faut souligner l\u2019importance de la recherche en santé respiratoire, qui depuis plus de 40 ans, par l\u2019implication de ses chercheurs, a su se faire reconnaître au niveau mondial particulièrement dans le domaine de l\u2019asthme et plus récemment dans le domaine de la MPOC.L\u2019équipe de recherche a publié l\u2019an dernier plus d\u2019une centaine d\u2019articles sur les maladies respiratoires dans diverses publications médicales.La chambre hyperbare multiplace de l\u2019HSCM a été inaugurée en 1982 PROMOTION 5 NOVEMBRE 2013 HÔPITAL DU SACRÉ-COEUR DE MONTRÉAL \u2022 40 ANS D\u2019INNOVATION UNIVERSITAIRE Pierre Vallerand CPA, CA Associé Marie-Hélène Desrosiers B.Sc.Inf., MBA Associée Chantal Friset B.Sc.Inf., MBA Associée Alain Gauthier CPA, CA Associé Marie-Hélène Desrosiers et tous les membres de son équipe sont issus du milieu de la santé et des services sociaux.Leur expertise du terrain est donc un atout de taille quand vient le temps de vous épauler.Concrètes, pratiques et performantes, les solutions proposées amélioreront la performance des services offerts dans votre établissement en mettant la qualité et la sécurité des soins au premier plan.Conseillers en stratégie et performance dans le secteur de la santé et des services sociaux, Marie-Hélène Desrosiers et son équipe vous aideront à réaliser votre plein potentiel.Expertise \u2013 Santé et services sociaux rcgt.com «Quand la santé est au coeur de vos préoccupations, le concept de la performance doit dépasser la simple notion de productivité.» _Marie-Hélène Desrosiers 6 PROMOTION NOVEMBRE 2013 HÔPITAL DU SACRÉ-COEUR DE MONTRÉAL \u2022 40 ANS D\u2019INNOVATION UNIVERSITAIRE « Les axes de soins que nous prodiguons ne pourraient pas être considérés comme stratégiques ni comme des secteurs de pointe s\u2019ils n\u2019offraient pas une composante enseignement et recherche », affirme le Dr Marc Giasson, directeur de l\u2019enseignement à l\u2019Hôpital du Sacré-Coeur.De plus, il ajoute que « consulter dans un hôpital universitaire, c\u2019est être soigné par des spécialistes encore plus experts, car ils ont reçu une formation complémentaire de plusieurs années dans les meilleurs centres partout dans le monde.» Partenaire majeur de l\u2019Université de Montréal et important collaborateur de plusieurs autres centres d\u2019enseignement, l\u2019établissement accueille chaque année plus de 2 800 étudiants qui viennent s\u2019y former.Cela comprend bien sûr des étudiants en médecine (plus de 860 l\u2019an dernier seulement, dont plus de 50 % ont effectué leurs stages dans les quatre axes stratégiques de l\u2019Hôpital), ainsi que près de 2000 stagiaires de niveaux collégial et universitaire, que ce soit en sciences infirmières, en réadaptation, en ergothérapie, en physiothérapie ou dans d\u2019autres professions.« En tout temps, explique le Dr Giasson, il y a toujours dans nos murs au moins 400 étudiants.» Depuis l\u2019automne 2010, la simulation joue un rôle important dans la formation des professionnels de la santé, leur permettant de développer leurs habiletés techniques dans plusieurs types de situation.« Notre laboratoire est le premier à avoir été installé dans un hôpital d\u2019enseignement et répond tant aux multiples besoins des étudiants qu\u2019à ceux de la formation continue des professionnels », précise le Dr Giasson.On y retrouve des mannequins ultrasophistiqués équipés de capteurs, qu\u2019on peut programmer pour qu\u2019ils simulent toutes sortes de pathologies.On peut ainsi créer divers scénarios de situations d\u2019urgence complexes nécessitant la collaboration de plusieurs professionnels.La simulation est particulièrement utilisée dans le domaine de l\u2019urgence-traumatologie- soins critiques, l\u2019un des axes stratégiques de l\u2019Hôpital et un milieu important d\u2019enseignement multidisciplinaire.À cet égard, l\u2019HSCM est le seul centre hospitalier à offrir une formation universitaire avancée aux ambulanciers.Le Dr Giasson souligne que «dans les domaines de l\u2019urgencetraumatologie, des soins critiques, de la psychiatrie, de la santé respiratoire, de la cardiologie, de l\u2019orthopédie et du traitement de l\u2019obésité, l\u2019HSCM offre un enseignement de pointe qui ne peut pas être donné ailleurs.» Le Centre de recherche de l\u2019HSCM accueille huit chaires de recherche et ses travaux sont arrimés aux domaines cliniques stratégiques de l\u2019Hôpital.C\u2019est le cas notamment de la recherche en traumatologie et de la recherche sur la médecine du sommeil.Ainsi, le Centre d\u2019études avancées en médecine du sommeil (CÉAMS) est l\u2019un des dix premiers laboratoires de ce type au monde.« La médecine du sommeil a connu des développements considérables au cours des dernières années.Le Centre a été un acteur important de ce développement », souligne le Dr Jacques Montplaisir, fondateur du CÉAMS.Une des grandes spécialités de l\u2019Hôpital du Sacré-Coeur de Montréal est certes la traumatologie et le développement du Centre de recherche de l\u2019HSCM s\u2019inscrit dans cette logique.« La recherche en traumatologie permet par exemple d\u2019améliorer le traitement des fractures graves comme celles de la colonne vertébrale ou de mieux comprendre les traumatismes crâniens », dit le Dr François Madore, directeur de la recherche à l\u2019HSCM.Titulaire de la Chaire de recherche institutionnelle en traumatologie vertébromédullaire de l\u2019École de technologie supérieure, le chercheur Yvan Petit, docteur en génie biomédical, explique : « En simulant divers types d\u2019accident, nous pouvons élaborer des stratégies de prévention et de protection afin de les éviter.Nous examinons chaque intervention en traumatologie - depuis le travail des ambulanciers jusqu\u2019à la physiothérapie - afin de prévenir toute aggravation de l\u2019état du patient, de réduire les délais d\u2019intervention et d\u2019assurer une meilleure récupération ».Les chercheurs sont ainsi amenés à examiner les dispositifs, les instruments et les techniques afin d\u2019optimiser le traitement.Autre secteur d\u2019excellence de l\u2019Hôpital du Sacré-Coeur de Montréal : les maladies chroniques, notamment les maladies pulmonaires, cardiovasculaires et rénales.La réputation de l\u2019Hôpital en ventilation assistée n\u2019est plus à faire.Le Centre de recherche a développé notamment une expertise en asthme relié au travail, par exemple chez les boulangers, les peintres carrossiers et les coiffeurs et s\u2019est penché sur des maladies rénales génétiques rares, mais plus présentes au Québec étant donné les particularités de sa population.LA RECHERCHE À L\u2019HÔPITAL DU SACRÉ-COEUR DE MONTRÉAL UN ARRIMAGE CLINIQUE RÉUSSI Quand il est question d\u2019enseignement dans les hôpitaux, bien des gens s\u2019imaginent qu\u2019on parle de quelques étudiants qui effectuent des stages de temps à autre.Or cette impression est très éloignée de la réalité, particulièrement dans le cas de l\u2019Hôpital du Sacré-Coeur de Montréal.ENSEIGNEMENT SPÉCIALISÉ UNE EXPERTISE UNIQUE EN SOINS ET TRAITEMENTS ULTRASPÉCIALISÉS Dr Marc Giasson, interniste intensiviste, directeur de l\u2019enseignement Les axes de soins que nous prodiguons ne pourraient pas être considérés comme stratégiques ni comme des secteurs de pointe s\u2019ils n\u2019offraient pas une composante enseignement et recherche.Insomnie, narcolepsie, hypersomnie, apnée du sommeil : autant de termes qui avec les années sont entrés dans le vocabulaire courant.Le Centre d\u2019études avancées en médecine du sommeil (CÉAMS) de l\u2019HSCM a largement contribué à l\u2019avancée des connaissances dans ce nouveau domaine de la médecine.C\u2019est aussi un centre de traitement où des milliers de personnes ont été traitées, permettant le transfert des connaissances acquises en recherche vers le patient.Le CÉAMS a étudié notamment le syndrome des jambes sans repos (deux fois plus fréquent au Québec), a identifié un premier gène relié à cette maladie et a découvert les effets thérapeutiques des agonistes de la dopamine, le traitement de choix de cette maladie.D\u2019autres études se penchent sur le somnambulisme et le trouble comportemental en sommeil paradoxal, où les sujets agissent leurs rêves et qui serait un marqueur précoce de la maladie de Parkinson.Les chercheurs s\u2019intéressent aussi à l\u2019impact des arrêts respiratoires sur les fonctions cérébrales et le risque de maladie dégénérative, notamment la maladie d\u2019Alzheimer.Le CÉAMS est également un laboratoire sur les rêves, sur les changements au cours du vieillissement et sur la chronobiologie où l\u2019on étudie les effets de la lumière dans le traitement des dépressions saisonnières ou l\u2019adaptation au travail de nuit.Enfin, la recherche en médecine du sommeil a ses entrées en traumatologie grâce à des travaux sur le sommeil et la douleur ou encore sur l\u2019impact du traitement des troubles du sommeil et des rythmes biologiques sur le devenir des patients ayant subi un traumatisme crânien.QUAND ON CHERCHE LE SOMMEIL 6 PROMOTION NOVEMBRE 2013 PROMOTION 7 NOVEMBRE 2013 HÔPITAL DU SACRÉ-COEUR DE MONTRÉAL \u2022 40 ANS D\u2019INNOVATION UNIVERSITAIRE Traiter plus de patients, plus rapidement, en dispensant les meilleurs soins disponibles : le Service d\u2019orthopédie de l\u2019Hôpital du Sacré-Coeur de Montréal a mis l\u2019efficience au centre de ses priorités.Et la barre est haute ! En effet, de plus en plus de Québécois ont besoin de soins orthopédiques.Le vieillissement de la population, mais aussi l\u2019engouement pour la pratique d\u2019un sport \u2013 pensons seulement à la popularité de la course à pied \u2013 multiplient les problèmes articulaires ou autres.« Au cours des dix dernières années, le nombre de nos patients a doublé », mentionne le Dr Michel Malo, chef du service d\u2019orthopédie de l\u2019HSCM.L\u2019Hôpital du Sacré-Coeur a tout ce qu\u2019il faut pour relever le défi.Au fil des ans, l\u2019établissement est devenu un centre d\u2019excellence en orthopédie en raison de son expertise unique dans la province.Des cas orthopédiques complexes y sont référés en provenance de partout dans la province et on y réalise de la recherche clinique et en laboratoire permettant d\u2019offrir constamment de meilleurs traitements aux patients.Plus de 30 000 usagers par année sont accueillis en clinique externe, en urgence, en hospitalisation et dans les services associés de chirurgie ambulatoire.Il s\u2019agit également du premier centre de formation en chirurgie orthopédique ayant vu le jour au Canada, grâce au Dr J.Édouard Samson.Le programme de formation de l\u2019Université de Montréal porte d\u2019ailleurs le nom de ce médecin reconnu pour sa contribution en orthopédie et accueille chaque année cinq nouveaux chirurgiens qui travailleront plus tard dans les hôpitaux de la province.« On intervient dans tous les cas de traumatismes, de la tête au pied.On joue un rôle central lorsqu\u2019il s\u2019agit de traiter des victimes d\u2019accidents de la route, par exemple », souligne le Dr Malo.Sur près de 3000 accidentés qui arrivent chaque année à l\u2019Hôpital du Sacré-Coeur, 80 % souffrent de lésions orthopédiques : fractures de la colonne vertébrale, du bassin, des membres inférieurs ou supérieurs.L\u2019un des défis majeurs consiste à réduire le temps d\u2019hospitalisation des patients.Grâce à la mise en place de nouveaux protocoles, le nombre de chirurgies de remplacement de la hanche et du genou a pu être augmenté de 60 % en un an.« On vise maintenant à étendre ces procédés à des chirurgies plus complexes afin de pouvoir traiter encore plus de patients de façon optimale », note le Dr Malo.L\u2019Hôpital fera d\u2019ailleurs figure de chef de file dans ce domaine en utilisant son expérience à des fins de recherche.ORTHOPÉDIE REMETTRE LES PATIENTS SUR PIED DANS LES MEILLEURS DÉLAIS Au Québec, plus de 300 000 personnes souffrent d\u2019obésité morbide, une maladie qui est à la source de beaucoup d\u2019autres pathologies graves comme le diabète, les maladies cardiovasculaires, l\u2019hypertension et les problèmes pulmonaires, pour ne nommer que celles-là.« L\u2019obésité morbide chez une personne jeune qui ne sera pas opérée pour réduire son poids entraîne une perte d\u2019espérance de vie de 13 ans », souligne le Dr Henri Atlas, chirurgien bariatrique à l\u2019Hôpital du Sacré-Coeur de Montréal.L\u2019obésité coûte cher à la société.Elle compte pour 8 % du budget québécois de la santé et représente une perte de productivité évaluée à 800 millions $ par année.Malheureusement, pour ces personnes souffrant d\u2019obésité morbide, il n\u2019existe souvent pas d\u2019autres solutions que la chirurgie pour leur redonner une qualité de vie minimale, réduire les risques de maladies chroniques et les remettre sur le marché du travail.« Aucun régime ni médicament ne va permettre à ces gens de perdre suffisamment de poids, explique le Dr Atlas.Ils doivent absolument subir une intervention chirurgicale.» L\u2019HSCM est un centre d\u2019excellence et de référence en matière de chirurgie bariatrique, qui est désormais un secteur de pointe pour l\u2019établissement, qui y affecte une équipe multidisciplinaire composée de pneumologues, de nutritionnistes, de psychiatres et d\u2019endocrinologues.« Nous offrons tous les types d\u2019intervention bariatrique, qu\u2019il s\u2019agisse de la pose d\u2019un anneau gastrique, de la gastrectomie verticale, de la dérivation gastrique et biliopancréatique ou de la plicature gastrique, explique le Dr Atlas.Mais surtout, nous procédons à ces chirurgies par laparoscopie, donc avec un minimum d\u2019incisions.Dans certains cas, il s\u2019agit de chirurgies d\u2019un jour, ce qui était impensable il y a à peine quelques années.» L\u2019an dernier, environ 600 chirurgies bariatriques ont été réalisées par l\u2019équipe de l\u2019Hôpital du Sacré-Coeur de Montréal, sur 1 500 dans l\u2019ensemble des centres hospitaliers du Québec.C\u2019est bien peu, si on considère que 6 000 personnes devraient être opérées chaque année.« Nous souhaitons la création dans notre établissement d\u2019un programme intégré médico-chirurgical, comme on l\u2019a fait pour la traumatologie, qui permet une prise en charge complète du traitement de l\u2019obésité.Il est clairement démontré qu\u2019en diminuant l\u2019obésité, on contribue à éliminer des maladies chroniques qui coûtent cher en traitement.Les effets économiques d\u2019une telle initiative seraient donc extrêmement positifs.» CHIRURGIE BARIATRIQUE TRAITER L\u2019OBÉSITÉ GRAVE Le robot chirurgical da Vinci Des cas orthopédiques complexes y sont référés en provenance de partout dans la province.En diminuant l\u2019obésité, on contribue à éliminer des maladies chroniques qui invalident souvent les personnes atteintes et coûtent cher en traitement.DES SOINS ACCÉLÉRÉS Fini le temps où le patient restait couché plusieurs jours après une chirurgie orthopédique.«Aujourd\u2019hui, il se lève dès le jour de l\u2019intervention », indique Mélanie Bérubé, conseillère clinique en orthopédie et traumatologie.Ce progrès est possible grâce à une analgésie individualisée pour chaque patient qui permet de soulager de façon efficace la douleur tout en réduisant les effets secondaires des médicaments.La physiothérapie commence sans délai et une infirmière se charge de coordonner les soins communautaires.Cette approche a permis de réduire la durée d\u2019hospitalisation de trois jours en moyenne et de favoriser la convalescence à domicile plutôt qu\u2019en centre de réadaptation.Dr Michel Malo, chirurgien orthopédiste, chef du Service d\u2019orthopédie, Mélanie Bérubé, conseillère clinicienne en orthopédie-traumatologie et coordonnatrice de la recherche en soins infirmiers 8 PROMOTION NOVEMBRE 2013 HÔPITAL DU SACRÉ-COEUR DE MONTRÉAL \u2022 40 ANS D\u2019INNOVATION UNIVERSITAIRE Avec plus de 4 000 employés répartis dans différentes professions, l\u2019Hôpital du Sacré-Coeur prend le problème du recrutement très au sérieux.« On fait face à une rareté de la main-d\u2019oeuvre non seulement chez les infirmières, mais aussi dans de nombreuses autres disciplines », souligne Christine Lapointe-Lagueux, directrice des ressources humaines.RESSOURCES HUMAINES ATTIRER ET RETENIR LES « PÉPITES D\u2019OR » Marie-Hélène Giasson, infirmière bachelière, conseillère en soins infirmiers, Louise Vézina, préposée hygiène et salubrité, partenaires sur les unités de soins Marie-Noëlle Lefebvre, chef de service de la dotation, Service de l\u2019allocation, Direction des ressources humaines, Marie-Lou Paquette-Beaulieu, conseillère volet enseignement, Planification des stages et recrutement, Direction des soins infirmiers, Christine Lapointe-Lagueux, directrice des ressources humaines Lorsqu\u2019on a tout tenté pour sauver la vie d\u2019un proche, mais que le décès devient inéluctable, le don d\u2019organes ou de tissus devient une issue apaisante pour les familles, car le décès ne sera pas en vain, il redonnera la santé et même la vie à parfois plus d\u2019une personne.« La société québécoise est l\u2019une des plus favorables au don d\u2019organes dans le monde, assure le Dr Pierre Marsolais, interniste-intensiviste et cogestionnaire du Programme de prélèvement d\u2019organes à l\u2019Hôpital du Sacré-Coeur de Montréal.Le problème, c\u2019est que lorsqu\u2019il y a un donneur, cela exige des ressources nombreuses et immédiates.Jusqu\u2019à tout récemment, rien n\u2019était prévu pour répondre à ces situations.» Lorsqu\u2019un patient est en état de mort cérébrale, il faut qu\u2019une équipe de professionnels soit mobilisée immédiatement pour assurer le bon fonctionnement et la survie des organes jusqu\u2019à leur prélèvement.Si ces ressources ne sont pas disponibles, les organes et tissus se détériorent rapidement et il arrive souvent, par ailleurs, que face à ces délais, la famille \u2013 qui vit une situation très difficile \u2013 retire au bout du compte son consentement.C\u2019est dans ce contexte que l\u2019HSCM a créé le Centre régional de prélèvement d\u2019organes, un projet pilote unique au Canada d\u2019une durée de deux ans dont les activités ont débuté en juin dernier.La principale caractéristique du Centre, c\u2019est la présence permanente d\u2019une équipe dédiée au maintien et au prélèvement des organes.« Cela signifie que les médecins et le personnel infirmier s\u2019occupent du donneur à temps plein afin d\u2019optimiser la fonction de chaque organe », explique le Dr Marsolais.Les résultats ne se sont pas fait attendre : en moins de cinq mois, 96 organes ont été prélevés chez 25 donneurs, ce qui correspond à environ 45 % de tous les organes prélevés dans l\u2019ensemble du Québec! En fait, chaque donneur peut fournir jusqu\u2019à huit organes à huit personnes différentes, sans compter les tissus.Il ne s\u2019agit d\u2019ailleurs pas seulement de sauver des vies, mais aussi de réduire la pression financière sur le système de santé.À titre d\u2019exemple, chaque rein greffé représente une économie moyenne de 150 000 $ en dialyse et autres soins.Pour le Dr Marsolais, les résultats obtenus jusqu\u2019à maintenant par le Centre régional de prélèvement d\u2019organes sont déjà suffisamment convaincants pour envisager d\u2019autres structures semblables ailleurs au Québec.LA SOCIÉTÉ QUÉBÉCOISE, L\u2019UNE DES PLUS FAVORABLES AU DON D\u2019ORGANES DANS LE MONDE Dr Pierre Marsolais et l\u2019équipe des infirmières ressources au don d\u2019organes et de tissus UNE CARRIÈRE SUR MESURE L\u2019écart entre le personnel disponible et la demande se creuse.Et les nombreux départs à la retraite complexifient la tâche.« Pour répondre à nos besoins, il faut se doter de stratégies originales non seulement pour recruter, mais aussi pour exploiter nos talents à l\u2019interne, notamment en assurant le transfert des connaissances.» L\u2019opération séduction envers les jeunes est bien rodée.Depuis 2008, on a redoublé d\u2019ingéniosité pour présenter l\u2019innovation qui caractérise un centre tertiaire comme l\u2019HSCM : lipdub, vidéo de réalité augmentée dans les salons de recrutement, écran tactile et technologie interactive.Mais ce n\u2019est pas tout d\u2019attirer les nouveaux diplômés.Une fois en poste, il faut bien les intégrer aux équipes afin qu\u2019ils s\u2019y sentent à leur place.C\u2019est pourquoi l\u2019HSCM a mis en place son Programme de résidence en soins infirmiers.Un défi dans un environnement sous haute pression.« Quand une jeune infirmière arrive à l\u2019Urgence, cela peut être un choc pour elle.Nous mettons beaucoup l\u2019accent sur l\u2019encadrement et l\u2019accompagnement des recrues, car ce sont nos pépites d\u2019or », souligne Marie-Lou Paquette Beaulieu, conseillère à la Direction des soins infirmiers.Le programme consiste à jumeler chaque recrue avec une infirmière d\u2019expérience qui la prépare à atterrir en douceur sur le terrain.Autre initiative : le programme Tandem, un stage intensif de quatre jours, aide les nouvelles infirmières, en attente de l\u2019examen de l\u2019Ordre, à augmenter leur taux de réussite.L\u2019activité Tapis rouge, une soirée VIP organisée chaque année pour les recrues, permet également de consolider l\u2019esprit d\u2019appartenance et de souligner la valeur accordée aux ressources humaines.Les résultats obtenus jusqu\u2019à maintenant par le Centre régional de prélèvement d\u2019organes sont déjà suffisamment convaincants pour envisager d\u2019autres structures semblables ailleurs au Québec.Nous mettons beaucoup l\u2019accent sur l\u2019encadrement et l\u2019accompagnement des recrues.Marie-Hélène Giasson est entrée en 2009 au service de chirurgie cardiaque et vasculaire de l\u2019HSCM, après un diplôme collégial en soins infirmiers.En quatre ans, elle a accumulé de nombreuses expériences, ce qui lui a permis de développer son bagage de connaissances.Pour lui permettre de progresser, son employeur lui a dégagé du temps pour acquérir un baccalauréat à l\u2019Université de Montréal et elle accomplit actuellement une maîtrise en sciences infirmières en vue de devenir une «super infirmière» spécialisée en cardiologie.« J\u2019ai un bon leadership, j\u2019aime m\u2019impliquer dans les projets qui peuvent avoir un impact sur les soins », déclare la jeune femme.Elle apprécie également de travailler dans un milieu multidisciplinaire où elle peut échanger avec des professionnels de divers horizons : médecins, nutritionnistes, physiothérapeutes, etc.« Cela me pousse à aller plus loin.» Nous félicitons l\u2019Hôpital du Sacré-Coeur pour ses 40 ans de succès en soins de santé et innovation universitaire Heenan Blaikie a le coeur à la fête "]
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