Voir les informations

Détails du document

Informations détaillées

Conditions générales d'utilisation :
Domaine public au Canada

Consulter cette déclaration

Titre :
La vigie : journal de critique et d'opinion
Éditeur :
  • Québec :R. Landrieu,1906-1913
Contenu spécifique :
samedi 1 septembre 1906
Genre spécifique :
  • Journaux
Notice détaillée :
Lien :

Calendrier

Sélectionnez une date pour naviguer d'un numéro à l'autre.

Fichier (1)

Références

La vigie : journal de critique et d'opinion, 1906-09-01, Collections de BAnQ.

RIS ou Zotero

Enregistrer
V) / : y ' y ¦ mm 5ï’écoutez pas ce que l’on ous dira d’un autre cigare _________________________ JOTTRUAIi IDE OBITIQTTE ET JD’OFIJSTTOlSr b, ÏQ-Québec, 1er Septembre 1906.Abonnement : $1.00 par an.Toentle numéroy^«g«s:^- ~R.LANDS Notre concours littéraire IGUARANTEED 6*0 BY ™2R0CK CITY j.f "GAR CO.Levis.C.1NACA La saison est visiblement en retard, aussi les ardeurs caniculaires se sont-elles prolongées bien après date, et les morts subites sont presque aussi fréquentes que les noyades, Le conseil du moment est de ne pas trop se fier au calendrier et d’user avec discrétion du melon, du concombre et des glaces.C’est le cas de méditer sur le vieux proverbe : Aujourd'hui en chère, demain en bière.Nos articles au sujet du Pont de Québec ont du retentissement.Le i hronic/t traduit notre résumé des statuts qui concernent l’organisation du pont de Québec, le 7'eiegrnph le reproduit aussi, et le Temps d’Ottawa fait connaître au public de.la capitale le côté pittoresque et affaires de la question, tel que nous l’avons fait ressortir dans nos colonnes.D.MASSON & OIE, Seuls Agent*- MONTREAL N’écoutsz pas ce que Von vous dira d’unjautre cigare Fumez le DIXIE Une semaine de gala La présence simultanée des marins de France et d’Angleterre en rade de Québec a donné lieu à toute une série de fêtes et de spectacles qui ont considérablement grossi le chiffre de la population flottante.Tout s'est bien passé.La Vlttl.E [trouve tout de même qu'il n’y a pas eu a.,se/, de flafla, et à cette occasion bon nombre de nos concitoyens évoquent avec émotion l’ombre d’un de nos plus regrettés disparus.Ah ! si Ernest Pacaud était encore là, disait-on, c’est lui qui aurait, en un tour de main, improvisé l'une de ces démonstrations populaires dont il semble avoir emporté le secret avec lui ! Certes, nos visiteurs ont été bien reçus, suivant toutes les convenances.Mais, nous ne savons t o > pourquoi, une certaine contrainte polie, mais tant soit peu figeante, s’est manifestée dès le début.Il n'y avait pas cet entrain qui aurait si bien répondu aux inclinations de l'âme populaire.Presque pas de drapeaux anglais ou français dans les rues, lorsque la ville entière aurait dû en être couverte, comme les palais d’une grande exposition, et pourtant Québec est bien une ville-exposition.Ce n’est presque qu'à la dernière heure que l’autorité municipale a invité la musique du Desaix à jouer sur la Terrasse.Pourtant, fut-il jamais temps et lieu plus propices à la consécration de l’entente cordiale ?Où pouvait-on mieux enterrer la hache de guerre que sur le champ de bataille même où les deux grandes nations du vieux Monde se mesuraient dans une suprême et courtoise rencontre il y a un siècle et demi ?Que de nobles et salutaires impressions n’aurait pas éveillées chez le peuple, convoqué solemnellement, l’cvoca-tion de ces grandes figures du p.-.: né, à, elfe et r.Ion te.il lu, jL#evis et Murray, échangeant des cadeaux et des lettres intimes au moment d'en venir aux mains, comme les héros de l’antiquité et les chevaliers du moyen-âge dont ils étaient les dignes descendants ! Pourquoi donc contenir, gêner le sentiment populaire, juste à 1 époque où les deux ra:es sont revenues de leur mutuelle défiance passée, où la vue du tricolore n'offusque plus un seul de nos compatriotes anglais, où l’exemple de la cordialité part de haut, étant donné par Notre Gracieux Souverain Edouard VII lui-même, où enfin l'on entendait dans le port de Québec la Marseillaise jouée à bord du Dominion, et le God Save the Kin\g à bord du Desaix J Quel mal y avait-il à laisser libre cours au vieux pa- triotisme enraciné dans le cœur de la population française de Québec ?¦On sait-bien, la France elle-même sait parfaitement, que pas un d’entre nous ne voudrait échanger le lien britannique contre le joug pourtant maternel, mais trop centralisateur de la France, et que, si nous chérissons de tout notre cœur le pays de nos ancêtres, il n’est pas moins naturel que nous aimions la grande nation à laquelle nous devons l’autonomie.Tant que nos fêtes navales ont été pour ainsi dire laissées à l'initiative privée, on aurait pu croire à une sorte d’indifférence populaire.La manifestation au Lac St-Joseph fut très jolie, et notre patriotique lieutenant-gouverneur, sir Louis A.Jetté, donna à l’élite de la société québécoise une magnifique occasion de rencontrer les officiers anglais et français.Mais ce furent là des démonstrations isolées très select et exclusive, le bal du 28 surtout.Il fallait autre chose au peuple.Ses sentiments, trop longtemps contenus, éclatèrent spontanément, sans invitation, le soir où la musique française se fit enfin entendre sur la Terrasse, acclamée par au moins 25,000 spectateurs, puis le lendemain matin aux émouvantes funérailles de Maurice Calliu.Si les représentants de la vieille France avaient eu un instant de doute sur notre état d’âme, comme ils en ont été brusquement, mais agréablement tirés par le spectacle de cet immense pèlerinage au tombeau d’un des leurs, et du deuil qui drapait tout Québec-Est ce jour-là ! Et que dire de la scène attendrissante et inoubliable du cimetière, lorsque le contre-amiral, l’éloquent consul de France et le commandant Sourrien adressèrent, à la mode de leur pays, leurs adieux à leur pauvre compatriote, mort eu terre étrangère, mais amie ! Le cœur, le vrai cœur de Québec creva alors, s’abandonnant tout entier à une patriotique émotion.Une procession commandée, organisée à l’avance, n'eût pas été plus imposante.Que ton ombre soit bénie! qu’elle repose doucement sous les ormes du cimetière St-Charles, et que ton nom reste gravé dans nos cœurs, brave marin français, toi dont la fin tragique a révélé le vrai Québec.Tes camarades ne partiront pas au moins avec la décevante impression de l’œuvre desséchante des années sur l’âme d'un peuple ! 1 poussait a nal) ; i civique avec un zèle remarquable, Patroclus quidem, pan-m accipiens, disiribuit j de manière à sauver autant d’argent que possible à la ville.M.le maire Garneau, pour ses " Patrocle distribue le pain au- j débuts, a adopté une tout autre tour de la table dans de riches cor- "Mais ce n’est pas seulement la fortune de la race, en même temps que son génie, qui est menacée ; c’est aussi sa réputation, son bon renom devant l’univers.Qui donc dont la profession, soumise à l’ex- 05cra)t n'er clne le meilleur de notre ercice, est facile à délimiter, mais prestige n est pas .ait de esprit aussi les centaines de milliers de avcc 011 san» métaphore—-que nous bouilleurs de crû, dont la proiuc- j exportons.n pays qui produit le tiou, au moins égale, mais proba- champagne et le chambertin, le blemcnt supérieure, échappe à toute Jéoville et 1 hermitage, le cognac, évaluation précise.Il n’v figure 1 armagnac, et tant d: liqueurs ex-pas seulement les viticulteurs et vi- qniaes, autant d ce.u re> d art, une gnerons, brasseurs de bière, de flajn,nc toa Uie /lans une caresse, cidre ou de poiré, mais quiconque ^ou l°l,t ^e m2rjie tenir quelque produit des matières premières d’où place dan» le monde.On luisait Vnn npnf r-xtr^irr- rie» Valrnnl rni- 5**^ IHOr.OpO.îSer ClC tels iICClcITS, où s’est dissous un peu de la pensée l’on peut extraire de l’alcool, rat sins, pommes, poires, prunes, cerises, pommes de terre et betteraves, maïs, orges, avoines, seigles, riz, et, en général, toutes espèces de fruits et graines, toutes substances farineuses ou sucrées.“ Savez-vous bien que cela fait joliment du monde?Je laisse aux éplucheurs de statistiques, aux dilettantes qui aiment à jongler avec les chiffres, la tâche de calculer à quoi peut bien équivaloir, en espèces trébuchantes, le travail de française, si subtile et si contagieuse.Il fait envie : ce qui vaut apparemment mieux que de faire pitié." Au nom de quel intérêt supérieur voudrait-on détruire ce fleuron, qui n’est pas le moins précieux, de notre couronne ?Est-ce au profit des arboriculteurs de la Californie, qui envoient déjà leurs jus de fruits, tout préparés, sur nos marchés, ou des chimistes de Ham- Horlosrer, Bijoutier" et Opticien 440, EUE ST-JOSEPH Tél.2500.John I.i Laroche Pharmacien 738-735, RUE 3T-"V ALLIER Tél.2035.Dr.L.J.Montreuil Ex-Elève des Hôpitaux de Paris et Berlin Spécialité : Maladies de.- yeux.Nez, Gorge et Oreilles No 9jj RÜËTST-.TEAN Heures de consultations: A M.10 a 12 heures P.M.1 a i, et-7 à 8 heures.Tél.1539.¦i • s •.>•**> r- V5-* K ¦ "* *"5'*bj m# • ; ¦ •.¦ »: * .•••>' ; vl• y&'Y, jÿ:,r> ;J8l Itri^JOSCPJfi *#* .-.-y .- •¦-• a îtriv •:.' BMfAt/'àv JDUSïi Sm - V - S\:;V;»V .\ Cimon & Sévigny avocats 81, RUE ST-PI ERRE Hubert Cimon Albert Sévigny- TELEPHONE 1005 L.B.MOIÎENCY Marchand-Tailleur 19, Itiîe Notre-Dame, llnssc-Villc SPECIALITE :—Tweed» Anttlnls, Ecossais, o,i-trozu les plus nouveaux.Coupe garantie.Conditions : COMPTANT.Nous défions tout établissement, dans le monde entier, d’égaler notre SODA WATER, que nous offrons présentement au public ; c’est une excellente dilution pour le whisky ou le lait, et cela a pour effet de neutraliser l’action de l’acide lactique qui est dans le sang et qui cause le rhumatisme ou d’autres affections similaires, c’est un antidote pour la dyspepsie.Nous pouvons dire avec certitude que c’est le meilleur SODA WATER fait dans n’importe quelle partie du monde.Demandez-nous un échantillon, nous vous l’enverrons avec plaisir.M.Timmons Son, 66-92 Côte d’Abraham, Québec.F.X.DROL Ingénieur Mécanicien et Constructeur.Rue St-Joseph, QUEBEC.Pompes à air et circulaires, £ SPÉCIALITÉS : Pompes à alimentar.ori, > ¦ mpes pour aqueducs, Pompes à réservoir.J- Run.pes à incendie, £ Pompes à bras.: ses peines pour assurer le succès de tout ce mon de-là, qui doit compren- bourg, qui ne se lassent pas d in- ! l’affaire.Il n’est pis de maires qui dre, à vue de nez.quelque chose ' venter de nouveaux procédés de ' aient eu autant de frais de repré- $pcime les deux cinquièmes de la repre sentations que lui durant ses douze années de terme d’office.Généralement, il s'arrangeait pour épargner autant de dépenses que pos- fants, France laborieuse.¦ Ne protestez pas, de grâce, ne “ Si même l'on songe que la lo- vous bâtez pas de ciier au para-gique commande d’y adjoindre, en doxe ! L humanité en arrive à un sus de leurs familles, femmes, en- ! tournant d histoire ou, coûte que domestiques, ouvriers, cm- ! coûte, il lui faudra des stimulants, 5ht.à la vi».; if disait :V las | ^ in men sas Pulchris in car.istris, sej carnem distribuit Achilles.citoyens souscrivent, nous comble- fonction est de lesnourrir.de les issues du surmenage ne sauront rons le deficit.Mais, en mcnie approvisionner, de les loger, de les pltis se passer de paradis artificiels, temps, il poussait la souscription vêtir, de les outiller, de leur procu- défaut des grands crus et des rer les instruments de travail, les bues champagnes, a défaut des gc- engrais, les débouchés, les moyens nereux breuvages de France, elle se de transport, de pourvoir à leurs besoins et à leur agrément, le total aura des chances de dépasser la moitié de la population de notre méthode, de beaucoup la plus fa- Pa3's beilUs, mais Achille veut lui-même i cilc et la moins fatigante.Il s’est servir les viandes.’’ ! prudemment retiré sous sa tente rustique de la Malbaie, n a pas même ramené sa famille en ville Canistre étant donc un pur la- tinisme, n’avons-nous pas sur lui les mêmes droits que les Anglais ?Et par extension ne pouvons-nous l’employer pour d'autres usages que sa signification primitive de pa- pour l’aider à faire les honneurs.Il a insisté pour un bal desouscription, laissé le comité se débattre “Et comme il n’y a pas de raison raisonnable pour que l’une des moitiés de la population soit moins productive et moins riche que l’autre, soit moins riche et moins productive que cells qui ne s’intéresse à l’alcool que pour le consommer, rabattra sur la ripopée cosmopolite.La vertu n’y aura rien gagné, mais la France paiera les frais des tonneaux taris et des bouteilles cassées.” Téléphone 1477 Gaudiose tViAROIS ECURIE DE LOUAGE — Voitures doubles et simples — 279 rue St Olivier.Arthur Pouliot & Cie.Agonis, Importateurs et Marchands.Spécialité : Peintures Anglaises et Améri- caines.Papier servant à la construction.105, Côte de la Montagne.QUEBEC - • Téléphone 1486 Pour bien recevoir vos Amis /fFÆZ TO 6/y (WAS" AÆ SCOTCH WHISKY Visite au pont Jeudi après-midi, sur l’aimable MITCHELL’S ’’ EN YEN TE PARTOUT.EnGroschez^Laporte, Martin & Cie, Ltée.ÜNAOUSm'-bt-lIAL le droit de conclure que l’alcool re- par le pas; l’occasion d'une promenade an- rité régulière, a fait de son mieux, , ., - .w ™ e ^ ïS—.Tmoü* d.d«x« «.«a, «.« pour désigner les bidons à lait ou à j & faire-l'huile, comme on le fait générale- Souhaitons que cette noncha- Pour ces objets, “.SfSÆ française nous offre précisément l'équivalent des termes anglais “oil can, milk can.% En effet, on lit bnables que si la ville avait entrepris de faire les honneurs à ses frais.richesse de la France.Ce n’est pas j bres ^ la Chambre de Commerce l’Etat, en tout cas, dont il constitue 1 sont a^s volr pres les gigan- le plus clair du revenu, qui oserait s’inscrire en faux là contre.C’est cette fortune colossale que les vandales de l'antialcoolisme ¦ et sans trop de bruit tesqncs travaux du Pont, et au retour ont pu voir le prolongement du brise-lames de la rivière St-Charles.Ils.out été émerveillés du progrès qui s’accomplit rapidement TELEPHONE 2679 N A P.JACQUES Magasin Spécial pour Hommes (Gents Furnishings) M.Eugène Charf-st, tailleur de première classe, est attaché à la maison.—Ouvrage à prix très modérés.i ¦ ——-—- — 199, rue St-Joseph, Québec Maison établie en 1870 jâ I.P.DERY & Fils! Libraires en Gros et'Détail iirncmimsiè %ÎFST ÏNOFFENS1F 59, rueDalhousIe - Cite, i» Papeterie de Luxe.Articles de bureau » Telephone 1123 ;?Bureau : 30, rue St-Nicholas.Entrepôt : rue Ancien Chantier Québec DEFI Offert au monde entier Notre outillage est des plus nouveaux et des plus perfectionnés.Nous nous occupons spécialement des travaux pour la marine.*
de

Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.

Lien de téléchargement:

Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.