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Titre :
La vigie : journal de critique et d'opinion
Éditeur :
  • Québec :R. Landrieu,1906-1913
Contenu spécifique :
samedi 23 février 1907
Genre spécifique :
  • Journaux
Notice détaillée :
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La vigie : journal de critique et d'opinion, 1907-02-23, Collections de BAnQ.

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Les Cigares Populaires : Dixie et Camille ESSAYEZ-LES.fi 1 1 m 1 i F & i JOTJBNALDE CRITIQUE BT D’0PINI03ST Les higares Populaires : Dixie et Camille ESSAYEZ-LES.No.35—Québec, 23 Février 1907.Abonnement : $1.00 par an.1 cent le numéro.Ill ut i#i TARIF D'ANNONCES : , „ 1ère Insertion 16c.la ligne, 2e, 10c.lu ligne Publié par la Cie VIGIE.Rédigé en collaboration.2e Epitre de Mgr Fèvre à la Vigie Montier-cii-Dcr, Haute-Marne, Le 4 lévrier içoç.j'ai reçu, ce matin, la Vic.iK du 12 janvier.J’y trouve cinq grandes c lionnes de mon livre, avec un se-v ml article.Vous en prenez, 111011-sieur, bien à votre aise, seulement c'est sans générosité, puisque vous sollicitez une execution.Vous auriez dû dire au moins si l’exécution devait avoir lieu en public ou à huis-clos, par la hache, par le gibet ou 'var la guillotine.Mais non, direz-vous, puisqu'il s’agit d’un livre : je demande qu’on le fauche, sans autre procès.Votre procédure, monsieur, n’autorise pas cette conclusion.Jetez une poignée de sel dans un seau d'eau, vous 11'altérez pas beaucoup la douceur du liquide ; mettez, ‘seulement un grain de sel sur les lèvres, vous ferez faire la grimace.Vous procédez, vous, par grains de sel, vous appliquez à 111011 livre la méthode de l'Univers jugé par lui-même.Vous 11e lisez pas en amis vous déchiquetez.Pas de citation, matériellement exactes, vous n’es-, quissez pas la physionomie de 111011 livre, vous la poussez à la caricature.J'ai écrit une monographie, sincèrement sans doute ; mais avec estime, avec respect, avec un sentiment de sympathie et de grandeur ; vous, avec vos découpures, vous détruisez le sens, le caractère et la portée de cet ouvrage.J'en appelle ,i tous les lecteurs même prévenus,mais sincères et honnêtes.Qu’il leur plaise oit qu’il ne leur plaise pas, ils vous diront que ce livre n’est pas un livre il exterminer ; je prends le mot dans le sens juridique.Mais encore, exécuter, vous ne dites pas sur quel terrain.L’Eglise 11c frappe les livres que pour des erreurs de dogme ou des témérités d'héétrodoxie.Me poursuivez-vous sur le terrain de la foi ?Ici, je vous arrête ; vous n’avez, vous, laïque, pour requérir, ni qualité, ni titre, ni compétence.Pour moi, je vous le déclare naïvement, je me crois in-attaquable, même devant 'P autorité ecclesiastique.Disciple des Gousset, des Paris , des Pie, des Gerbier, des Preppel, j'ai suivi, dans mes nombreux ouvrages, leurs justes doctrines ; élevé à la prélature, il y a quarante ans, par “mot 11 proprio" du Pape, j’ai reçu mandat apostolique de poursuivre la grande hérésie des temps modernes.En itiûi le Cardinal Gousset, dont je sollicitais le “visa” pour, 1111 sixième volume, y jeta les yeux et me le rendit : “Vous avez, dit-il, traité sans faute les plus hautes questions de la théologie, vous 11’àvez plus besoin d’approbation ; vous êtes plu-, tôt capable d’en donner.” Et, en effet, je n’ai guère fait autre chose depuis longtemps, comme directeur, de revue internationale.Dans cet ordre d’actions, fui public cent volumes, non pour distiller du miel, mais pour dire, avec force, la vérité.Je 11c vois pas que cette action par le livre ait fait tomber, les étoi-.les, ni éteint le soleil (1).Mais, direz-vous, la doctrine peut être juste et l’application ne pas convenir au Canada.J’en doute ; pour abréger, j’en conviens ; mais vous posez là une question formidable, et si vous prétendez la résoudre par intimidation ou par élimination, vous 11’en mesurez pas l’importance.Pour ne pas discuter là-dessus—car cette discussion serait trop longue—je vous dirai que, sur les affaires canadiennes, je suis l’ordre d’action des Bourget et des LaFlèclie, prélats tenus dans l’église pour grands et saints évêques.J’ai là-dessus un mitre cube de documents ; je compte m’en servir ; d’autres peuvent et doivent eu faire autant et même mieux, Je conviens que, pour bien juger, il faut produire des faits plus nombreux et des spécifications plus décisives.J’aime à espérer que personne ne voudra ternir ces nobles mémoires, ni mettre en éclicc leur autorité doctrinale.Non-recévable sur te terrain dogmatique, l’êtes-vous sur le terrain de l’histoire?Encore moins.—L’histoire, monsieur, ne peut atteindre qu’à la certitude morale.En histoire, un livre d’une exactitude mathématique, ça n’existe pas.La vérité historique est comme les asymptotes eu géométrie ; les historiens doivent en approcher toujours, mais ne peuvent jamais y arriver.Les annales de Baronins, par exemple, bien que repassées douze fois dans les conférences de l’oratoire, étaient, au bout d’un siècle, entachées d’un si grand nombre de fautes qui, pour en faire la critique, il fallut aux Pagi quatre volumes.Grâce au progrès des études, il en faudrait aujourd’hui quatre autres pour mettre Baronius au point.Est-ce que l’Eglise a procédé contre Baronius ?.clle a, au contraire, revêtu de la pourpre romaine le savant et laborieux auteur des Annales Ecclésiastiques.S’il y a un livre blâmable sous le double rapport de l’orthodoxie et de l’histoire des Papes, c’est sans contredit la Défense de la Déclaration de 1682 par le grand Bossue t.Sous Clément XII, ïl fut question de le mettre à l’Index ; le Pape ne voulut pas que le Pape lui-même frappât un livre si hostile à la Papauté ! C’est un grand exemple et une grande leçon, surtout pour les Jaitues esprits qui crient à l’outrage dès qu’on parle d’un évêque autrement que pour l’admirer.U11 doit, sans doute, à üq évêque, un religieux respect ; mars ou lui doit aussi la vérité.U11 évêque mort appartient à l’histoire.L’histoire 11'est ni une satire ni un panégyrique.L’histoire est un tribunal, elle a droit et devoir de juger; équitablement, sans doute ; mais, pour être juste, elle ne doit ménager ni les fautes, ni les faiblesses, ni les préjugés, ni les illusions.Crier à l’outrage devant la véridique histoire, c'est abdiquer l'honneur du raisonnement.Les.articles de la Vie.11c contre la biographie de J.Tardivel posent deux ou trois autres questions ; pour le moment, je crois utile de ne pas les examiner.O11 peut toujours discuter un livre ; on ne tes supprime pas.Lorsque la critique 110 peut prévaloir contre un auteur, il ne faut pas croire qu’on en viendrait à bout autrement, par la conspiration du silence, par les escamotages du sophisme, par les inconvenances de l’injure ou par les excès de pouvoir.Ces pauvres industries 11e sont, le plus souvent, qu'un hommage involontaire à la solidité d'un ouvrage ; qui sait ?le monde est si bizarre, peut-être une amorce pour sa propagande.Ber mettez-moi, Monsieur, avant de finir, de soumettre à vos pieuses méditations deux souvenirs de l'Evangile, deux faits graves.Pendant que les serviteurs donnaient, l'ouvrier semait 1 ivraie dans le champ du père de famille.Pendant que Jésus était en agonie au jardin des Oliviers, les apôtres dormaient ; pendant leur sommeil, Judas ne dormait pas : il consommait le plus grand des crimes.Ces deux faits, disait le P.Ventura, sont historiquement vrais et mystérieusement prophétiques.J’aime à croire, Monsieur, que vous verrez dans cette seconde lettre une nouvelle preuve de 111011 dévouement.J’espère aussi qu’après les deux longs articles de la Vic.11C à l’adresse de Mgr.Fèvre, (1) Comme preuve de perspicacité thcolo-giipic et d’exactitude doctrinale, je puis citer la mise à l’Index de trois ouvrages: les C’ri-tii/uen t/téoloijiiiue.i du chauvin Salvatore di tlarlolo ; la Croie niant le Christ par l'alihé Ausaull/el la traduction des Kvangiles de |.asset re.Le premier de ces ouvrages avait été comblé de louanges par vingt savants professeurs d’Italie et d’Allemagne ; le troisième, examiné \ Sainl-Sulpice, approuvé Paris, avait obtenu les suffrages de vingt-cinq '(fveques, (notamment du Cardinal-Vicaire et île Léon XIII : il était parvenu, en très peu de temps, à douze éditions.Or, j’ai eu l'honneur de contribuer, par mes critiques, à la condamnation de ces trois ouvrages, lin particulier, pour les Kvangiles dcLasserrc, après la sentence de l’Index, le Cardinal Préfet m'écrivit, le jour même, une lettre qui commençait par ces mots: '* Monseigneur, vous venez, de remporter une.grande victoire.” Je n'en tire aucune orgueil ; mais j'y vois au moins une preuve de flair, de discernement et d'exactitude en matière de doctrine.Pour un écrivain, ce n’est pas il mépriser.vous voudrez permettre à Mgr Fèvre de parler directement à vos lecteurs.C’est un'élément de probité natu-reljc que, pour bien juger, il faut entendre les deux parties.Je suis plein d’estime pour le Canada français ; je suis plein de foi dans son avenir, mais je ne crois à sa grandeur que dans les conditions posées par les antécédents de son histoire, par sa fidélité au culte de Dieu, de Jésus-Christ et de son Eglise, singulièrement menacé aujourd’hui par le libéralisme.Veuillez agréer, monsieur le rédacteur, avec mes remerciements pour votre bon accueil à cette lettre, mes plus respectueux hommages.JUSTIN FÈVRE, Rédacteur en chef de la Revue du Monde Catholique.La Vigie à Mgr Fèvre Nous ne pouvons refuser au vénérable rédacteur de la Revue du monde catholique l’insertion de sa seconde lettre, bien qu’elle ait un peu perdu de son sel, son livre ayant été, dans l’intervalle, sévèrement condamné, sur un point au moins, par l’autorité diocésaine de Québec.Mgr Fèvre épuise les ressources de son indéniable érudition pour détourner le coup dont il sent ses doigts menacés.Il est un peu tard, l’exécution dont il parle étant j commencée.S.G.Mgr Bégin a, dans une circulaire au clergé que ! plusieurs journaux ont déjà rendue I publique, vengé la mémoire de son | illustre prédécesseur le cardinal j Taschereau ; mais ce n’est pas tout : l’Université Laval et bien i d’autres avec elle ont été outragés j sans raisons valables, et le public j attend toujours avec confiance que i des voix plus autorisées que celle i d’un journal se chargent de remettre les choses au point.Cela vicn-: dra sans doute, tôt ou tard.Pour le moment, nous nous ren-j dons au désir de Mgr Fèvre en lui ! ouvrant nos colonnes.Nous avons italique certains passages de la lettre, pour signaler au lecteur les ; points où.d’après nous, 1‘auto-réfutation se dégage spontanément de ses paroles.D’abord, c’est bien une exécu-j tion publique, non à liuis-clos, que ! réclamait l’opinion par notre bou-i clic.Nous l’avons dit clairement j dans la Vigie du 12 janvier.Mais ici, hâtons-nous de le dire, ce mot j d’exécution n’a pas du tout le sens | tyrannique qu’y voient des yeux 1 habitués à 1 absolutisme européen.Il ne s'agit nullement d’extermination, ni de suppression de livres.Mais, comme toute une époque de notre histoire a été falsifiée, caricaturée disons le mot, par un auteur 1 qui, si merveilleusement prolifique qu’il soit, n’a sûrement pas la prétention à l’omniscience ni à l’ubi-! qui té, n’ayant du reste jamais mis 1 les pieds au Canada, une protestation s’imposait.C’est ce qui est I arrivé ; c’était tout naturel.Nous avons proteste, au nom de : nos compatriotes,c’était notre droit.| Quoi qu’en dise Mgr Fèvre, les cc-: pieuses citations que nous avons | faites de son livre étaient “matériel-I lement exactes,” mot pour mot.Ce n’est pas nous qui avons parlé de caricature : c’est l’archevêque de Québec lui-même qui déclare que le portrait du regretté cardinal Taschereau, tel que tracé par le biographe de Tardivcl, est une “odieuse caricature,” et il y en a beaucoup d’autres dans ce malheureux livre.Nous admettons avec Mgr Fèvre n’avoir pas compétence en matières de dogme.Nous sommes de simples séculiers, très occupés à travailler au progrès de notre pays, employant pour cela les moyens politiques que nous garantit la constitution.Sur ce terrain, nous sommes chez nous, et si l’on vient nous y attaquer, nous réclamons le droit de nous défendre.Or, la tendance générale du livre de Mgr Fèvre est agressive au point de vue politique.Donc, nous avons toute compétence à repousser cette attaque, sans pour cela nous exposer au reproche de combattre le dogme catholique.Nous ne voulons pas ici de religion conservatrice ou libérale, h/eue ou rouge.Au reste, les tisons que Mgr Fèvre cherche à rallumer en soufflant sur les cendres 4’’." #-tiitateui so at -4 “«mi is long- temps éteints ; ces questions brûlantes étaientdéjà enterrées avant même la mort du “ Louis Veuillot canadien.” U est inutile d’y revenir ; tout semblable mouvement à l’heure où les partis fournissent leurs armes pour les prochaines luttes électorales serait pour le moins suspect.Mgr Fèvre a des mots terribles pour lui-même quand il nous défie de “ternir les nobles mémoires” de deux de nos évêques.En lisant cela, ne semble-t-on pas voir la grande ombre du Cardinal Taschereau se dresser hors de terre et foudroyer son détracteur du terrible regard où brille l’éternelle sérénité ?Si nous étions aussi pointilleux que notre subtil contradicteur, ne verrions-nous pas une fameuse leçon de scepticisme dans ce qu’il nous raconte de Baronius et des incertitudes de l’histoire ?S’il a fallu tant de volumes pour remettre au point les annales baiouieunes, combien 11’cu faudrait-il pas pour réviser les cent volumes et le mètre cube de documents dont Mgr Fèvre tire si modestement vanité chaque fois qu’il écrit pour les Canadiens , “ ces faibles esprits qui crient à l’outrage dès qu’on parle d’un évêque autrement que pour l’admirer ” ! L’exemple qu’il cite du Graud Bossuet, et la leçon qu’il en tire pour revendiquer, au nom de l’histoire,—si incertaine qu’elle soit à ses yeux, les droits imprescriptibles de la raison, sont encore des audaces que peu d’écrivains se permettraient chez nous.L’éloquent évêque LaFlèche, dont se réclame l’auteur de J.P.' Tardive/, appellerait cela du rationalisme tout pur, s’il vivait encore.Mgr Fèvre a raison sur un point : ou ne supprime pas un livre, on le discute.C’est ce que nous faisons.C’est précisément pour empêcher la “conspiration du silence” que nous avons parlé.Nous combattons ce livre, non par “ les escamotages du sophir.ue, ni par 1rs inconvenances de l’injure”, mais par le plus sûr des raisonnements, en exposant au grand jour les faussetés historiques qu’il contient.La protestation de l’autorité diocésaine a précisément porté sur des inconvenances et des injures que le rédacteur de la Revue du monde catholique aurait dû être le dernier à signer.Pour notre part, nous n’avons en rien manqué au respect dû au caractère sacré de Mgr Fèvre.Nous avons simplement voulu prouver que son livre 11’est qu’une périssolo-gie, un décalque des théories extravagantes du défunt Tardivel, et que toute sa science des affaires canadiennes semble puisée dans les vieilles liasses de la Vérité.Espérons qu’avant d’aller plus loin, il suivra le sage conseil que vient de lui donner Mgr Begin, et qu’il se renseignera à meilleures sources avant de compléter son étude sur le Canada.Enfin, pour compléter “ notre procédure” par un dernier grain de sel, ” nous pouvons assurer que le jeu de mots de libéralisme catholique a perdu tout son sel au Canada.-^.i^vo^aojc-.ojxo.oAaox)a»!, «3 PEVKIER 1901 liA VIGIE TRAINS LAISSENT LAPOINTE LEVIS 1 7,f I'oui lew jours, uxvOI'tA uo DiinanclioJ 100 I P.M.• fondles .tour* Arrive Sl*lIynciiitlio.il.35 A.M.Montréal.1.00 P.M.•* Sherbrooke .11.32 A.M.'• Portland.0.30 P.M.Aivivo ft Montréal.7.00P.M.“ .St.H.vjk intlio.0.3» P.M.•* Hhcrtivooku.i.iyiKM.4 Hostoti.8.1)0 A.M, “ vt‘W-York.7.18 A.M.Hnccordomvnt directft Montrcn avec lu train llaoldo 0 ton* lew end rails (lu sud cl do l'ouest* Pour Portland ol.Ions Ich eu* droits do la v o u vc 11 e A n i.d v tone arrivant à Portland ft 0.4U AM* ItoHlon 10.15 a.m.0-35 R:,1i I'otiK les jours -exoopte )e Plmanclio a demande et le condamne à tous les Irais, vu que sa demande n'est pas fondée endroit, n’est | point prouvée en fait, et que subsidiairemviit il soit condamné aux dommages et intérêts de Canada i jugement définitif serait pro-i noncé.| Un procès relatif à l'ombre i d’un âne, c’était là un événement ! qui méritait d’attirer l’attention du monde entier sur cette ville , qu’on s'imagine donc quel effet il produisait à Abdere.j Dès que le bruit s’en fut ré-; pandu, tous les autres objets qui jusqu’alors occupaient la so-j eiété furent oubliés ; chacun ex-j primait son intérêt pour une affaire aussi considérable, comme s'il eût eu beacoup à y perdre ou I à y gagner.Les uns prenaient , parti pour le dentiste, les autres ! pour l’ânier: l'âne lui-inème i avait scs partisans, et ils soutenaient que l'âne remplissait toutes les conditions requises pour intervenir individuellement j dans le débat, attendu qu’en le j faisant s’arrêter un jour qu'il fai- i sait très chaud, et s’asseyant â 1 son ombre, le dentiste avait évi- j dominent empiété sur la personnalité propre de l'âne.En un mot, le dit âne avait projeté son ombre sur la ville entière ; son allaite était discutée avec une vi- I d’une certaine danseuse milé-vacité, une ardeur, un intérêt sienne, qui disait-on, jouissait de quelque crédit et la protection du grand-prêtre j qui était chargé du culte régu- ! lier de ce héros, qui recevait les j honneurs divins à Abdere.Il lui vint naturellement à l’esprit de se placer sous la protection du grand-prêtre Agathyrsus.Mais le grand-prêtre de Jason était un très grand personnage parmi les : Abdéritains, et un ânior pouvait à peine espérer d'obtenir accès i auprès d’un homme aussi consi- j j dérable, à moins de faire de I i nombreuses démarches.Après maint conciliabule avec ; ! les camarades, on décida enfin d’opérer de la manière, suivante : Mme Anthrax, dont le petit nom j était Ci obvie, avait un frère fiancé à la femme de chambre I droit que le tribunal déterminera, après évaluation des préjudices causés au défendeur ’ Nous laissons aux amateurs de I procès et aux lecteurs savants en jurisprudence le soin d’apprécier cette pièce de procédure si remarquable.Nous nous garderons bien de porter sur elle un | jugement quelconque; nous avons voulu nous réduire au rôle d’historien m partial.C’est d s conditions que nous ache .s le récit du pro • ces.Depuis un temps immémorial, il était d'usage au tribunal d'Abdère d’adopter à l’unanimité ou tout au moins à la majorité des voix les conclusions du rapporteur, quelque lût son rapport.qui devenait un jugement en bonne et due l'orme.Il n’y avait pas d’exemple que les conclusions d’un rapport n’eussent pas été adoptées.(A continuer) qui étaient sans précédents; le salut même de la cité n’eut pas préoccupé davantage les citoyens.La bourgeoisie d’Abdère, comme c’est l’ordinaire dans les villes, était répartie Lions.01 ace a un .- —.meut, le dentiste appartenait à auprès d’un ami du grand-prêtre, lit cette actrice, selon la coutume des personnes appartenant à cette classe de la société, avait laissé sa femme de | chambre acquérir une grande en corpora- I influence sur elle.iUalheuron.se-rùglo- i ment, la ÿmme de chambre avait fait le vœu de ne jamais gaspiller THE i Gllioi 18 lin Ci, [LTD.] ERNEST SMON Directeur-Administrateur acres d'exceHentesterresàbléàZûl’/lCRE Un PaysAbonoantPX6ELLENîb p, enBonBOIS61' AI90Mili.esAtl Seulement dim des plus beaux ports demerde l’Amérique M* p*YS p°i/» lis Industries detoutes sortes Rempli de Pouvoirs D'EAU $EAIJ (pMATn@»NICATIONStaS POUR RENSEIGNEMENTS)* S'ADRESSER RENEf DUPONT, .•> ,, , ., , r r A *sfut occoioimTW* Cf Zf QMCf 'vi &ilûa GUI**-1 DE ft-i OU ovrmc tT nu S*.uian.«*» •aOr
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