La vigie : journal de critique et d'opinion, 8 juin 1907, samedi 8 juin 1907
LICS CMiAltICS DIXIE OJLIVEIZLJLO ET POLO SONT I»12 ItONS AMIS S r.i;s ciGAUKs JOURNAL DE CRITIQUE ET D'OPINION DIXIE CA-IVŒXjXjO ET POLO SONT 1)12 BONS AMIS No.50—Québec, 8 Juin 1907.Alioiiiicmciit : $1.00 pur i-.n, 1 cent le numéro.Tni/f oiir transformateurs vl Seelicite A buis, dans la vuur itfiivv Cl) I le- “Lus préventions 1.1’un juge se Ira-1 *• hit justice 1 «luisent plus souvent dans son atti-i '" ( upé à tude, le ton de sa voix, ses regards, i h ne donna (pi uni I etc.VOIX, que dans ses décisions.“En montant sur le liane dans le procès Mercier, M.Bossé a semblé dire aux jurés : “Vous et moi avons i devant nous des criminels ; prenons garde qu'ils ne nous échappent pas.” “J 1 avait adopté ce genre dans l'affaire Murphy-McGrecvv.Les avocats me disent que dans les litiges ordinaires, il a pour eux les égards et la courtoisie qui sont d’obligation entre le banc et le barreau.Dans la vie privée, c’est un homme de bon ton.Il a traité avec une rudesse ex- - trême les défenseurs de M.Mercier.I ! “de l’avais vu à l’o uvre antérieu-1 La garantie fondamentale delà sé- renient dans les causes politiques eu ri té de nos institutions politiques auxquelles j’ai été mêlé, ("est pour est la séparation des pouvoirs exécu- quoi j’ai été sévère à son égard au tif, législatif et judiciaire.cours du procès Mercier.Ses inclin- ai est certaines lignes que ni l'un ces d’étouffer la voix des journaux, ni l’autre ne doit franchir, sous pci-; l’arrogance de ses rapports avec ne de mettre en danger tout l’édi- i messieurs Grccnshiclds, Fitzpatrick fi ce.jet Lemicux, ne nous laissaient La (Du Soleil du 2!) mai) Une question , .seneuse La séparation des pouvoirs politiques, ne pouvait être défendu par les journaux qui avaient delà sympathie polir lui ! "La population, dont hier il était le chef olliciel.était condamnée au haillon, et devait assister muette aux tentatives audacieuses faites contre l'indépendance de la législature et les prérogatives du corps électoral ! “('était la première fois dans l’histoire des pays dotés du gouvernement parlementaire, qu’un ministre de la Couronne était traîné devant le cours de justice.Et sous peine de la prison, les journalistes ne devaient dire ce qu'ils pensaient de ces procédés outrageants."Mais, si le lieu tenant-gouverneur d’une province peut démettre ses ministres et les faire juger par des magistrats fanatiques ; si les juges peuvent conduire à leur gré et sans contrôle les procédures et terroriser la pressi—où vivons-nous?“M.Bossé est comme M.de Dou-cherville, comme M.Angers, comme M.J.1.Boss, fermement convaincu que le peuple n’a d'autre droit que celui d’être gouverné, de paver les impôts et de se prosterner devant les pouvoirs constitués.Pour tout dire, c’est un tory.“Il n’a pas joué de rôle important en politique.Elu aux élections générale de 1882 pour Québce-Centrc, nommé juge en 188s.Très exercice de sa profession.attention (lis-traite aux alfa ires publiques.Ceux qui s’attendaient à ce qu’il fît sa marque en parlement, furent vite désillusionnés.11 sentit lui-même qu’il n’était pas sur son terrain, et monta sur le banc.“M.Bossé ne connaît rien en philosophie et peu de chose en histoire.Il a étudié la littérature dans les Status Refondus, et le génie delà langue française dans le Code du Procédure.Il sait la partie matérielle et aride du droit, car il a beaucoup pratiqué au Palais.C’est un homme sobre, rangé et méthodique.Il est fâcheux qu'il n'ait pas su élever sou esprit au-dessus de la hauteurs de ses dossiers.Etude Dr.Kx-Klvvi nations, qui viennent de faire trêve à leur vieille haine, grâce à la fine diplomatie 'le notre roi actuel.Edouard VII.C'était naturel pour les Anglais de détester les Français.et ce sentiment était réciproque.En fait d’inimitié, on ne raisonne point, pas plus qu’en amour.< )n s'aime mi on se déteste ! Pourquoi ?Au sein de nos populations mixtes, rien do surprenant donc, si ce sentiment; d’antagonisme existe encore.C’est dans le sang.Eh bien ! le livre ci-dessus a été écrit par un anglo-protestant, — un Ecossais pur-sang — dans le but exprès de faire connaître à ses congénères ce que c’est qu'un Canadicn-français.L’auteur, By nui Nicholson, a été élevé dans la province d'Ontario, ail sein de la race I supérieure, comme on l’appelait au-j trefois.11 n'a peut-être point mal- traité les nôtres dans sa jeunesse, J mais comme saint Paul sur le chemin de Damas, il était “en route” j et Dieu sait où ça mène ! La Providence l'a conduit dans notre province.Depuis une douzaine d’années, il habite Québec.|| sait le français.Il comprend les Canadiens-français.Il les apprécie à leur juste valeur.Il les aime.Mieux que cela encore : il a entrepris et accompli la tâche méritoire de h s faire connaître, apprécier et aimer par ceux qui lotir sont naturellement hostiles.II semble avoir réussi, car depuis une cou- |[„],L.rt, pie d'années surtout,—son livre a- paru en P.IOI,—il y a des signes sensibles d'amélioration à cet égard, même au sein 'le notre ville, comme I atteste le résultat hctiicux, grâce à la coopération des nôtres, de la Y.M.('.A., pour prélever les trente mille dollars qu'il lui fallait pour se bâtir un édifice convenable.Voilà un fait, des actes, et ça parle plus éloquemment que des paroles.“L’ouvre de M.Nicholson est donc éminemment patriotique.Elle a pour but de mettre en pratique le grand précepte du Divin Maître: Aimez-vous les uns les autres ! Au point de vue littéraire, l’ouvrage est irréprochable et dénote chez l’auteur des qualités d'écrivain hors ligne.Le si vie est dégourdi et alerte, i i".i ,.:.i .ii.CARTES D'AFFAIRES Haute-Ville1 : Tel.8U1.Sun;.: Tel.TV Lavigueur & Hutchison Iiji|M>rtau*urs «li» l'iittios.Orgues.Instruments, lie Musique de toutes vs|»vccs.F Tomm I vs Join's V.WCpIC Lv DIiiuuivIil* hW Tolls 1rs lours or I’M.0.85 , Tons 1rs Jours rxrrplo Ir Iiliiiuurlir WAGON-1.IT I‘OIJI Arrivée Sl-llyiiclnlliv.11.lié A.M." Muiilrenl .l.KS P.M." Slierlironku • ll.ll'J A.M." Portland .it.HU P.M.Arrivée» .Montreal.7.1*1 P.M.St-ilyiieiiillie.r.-llê P.M." Sliejlironke.-I.ft) P.M.Ilnslidi .S.tKI A.M.I New-York .7.IS A.M.Itiieeordeiurnl dlreel » Montreal ' uvee le I rain Itnplde sur Inns points sud et ouest.Pour Portland et tous les endroits de 1» Nouvelle Angleterre nrrlviinl a Portland n II.IU A.M., lloslon 10.1.1 A.M' G8B38Œ83B^G3BŒBŒSSB3BSBm3i€Œ& Feuilleton littéraire du lii Y ici ne MONTIMCA li Arrivant a 7.00 a.m.faisant raeeordeisieiil avec I'liitvmilniilal U lulled, depart a U.Oti a.n.pour Tun ml» vt liais les endroits de I’Onesl el a vvc lu r.V.el l>.A; II.pour New-York el Muslim el Pais les endruiIs de la Nouvelle-Angleterre.Heures de depart de Quel km;, ln|lmleaii ipiltle le pied de la rite St l'aul eiaanie suit : a.M.*i;î.;$o midi !«.«« e.M.¦Négociant «mi Vins, Liqueurs, Spiritueux, el ('onscrves A limcn-tuires, toute désignation.Vins I’lancs et I tenges «lo llurdeniix vl do Ituurgogne, Kimx de Vichy, t'éleslins, I .it nly, Grand Coudé.I luili: d’< llivv I’esc exIru pit puisses do I 2 Litres .1-1' Lit lus cl -IS—I Litres cu l'stagnons de I gill., 2 gills., .") gills., Cl III gills, etc., etc., etc.( I imis les jours excepté le dimanche «tous les jours.) ViHiv (null's liifnrinul inns, ini lins, lumilrvs, vie., s'adresser n ii’liii|iurlu i|iivl Agent iln «It.mi All IIVIIKAV I IKS IIH.I.KTS UN VI 1.1.K Ci,In ilis rues ilu Kurt cl Sle Aiuie, vis ,pels le i liiileini Krniitvniie, mi Itiireiili île In Traverse, rue lialliulisle el ail limit ill! la rile St l’aiil, el I III rue SI I'alli.I’alals.Histoire mt-vvtiilluusu tlu lJiorrc Schlomihl I’ar Adki.iikut du Ciiamisso E3 0 Nu.«.) | aussi vuummu que seul un travail | j assidu pouvait me soustraire à I’in-1 ! Il nonce démoralisatrice de mes pci -I sées.Quelques jours de pluie me rendirent le voyage plus facile, mais I aux dépens de mes hottes ; elles | avaient été faites pour le comte ! Pierre et non pour le pauvre piéton.1 Déjà, je marchais sur la plante des ; pieds ; il me fallait renouveler ma ! chaussure.Le "lendemain, je réglai F.X.DROLET INGENIEUR-MECANICIEN ET CONSTRUCTEUR.Rue St-Joseph, Québec Téléphone 11 il» 48-50 Cote du Palais QUEBEC Téléphone 90-118 Téléplionv 85;: é - ' - % 111Æfe CA «SAN 15IÎASSKI ItS Ilivre vt Porter «le première qualité.263-2/1 rue SH’aul QUICHICC devoir au moins attendre le couchci du soleil.Je me couchai donc à l’oinhre des arbres les plus proches et je m’endormis paisiblement.Des images souriantes se mêlèrent en une ronde légère pour former un joyeux rêve.Mina, une couronne de Ileurs dans ses cheveux, passa devant moi avec un aimable sourire.1 L’honnête ticndcl aussi était couronné de Meurs et passa rapidement en me saluant amicalement.Je vis beaucoup d'autres personnes, et je crus te reconnaître toi aussi, Clia-misso, dans la foule lointaine : une vive lumière éclairait ce tableau ; elle n'avait pas d’ombre, et ce qui —Vous ne pouvez, me dit-il, me souffrir, monsieur ; vous me haïssez, je le sais ; mais pourquoi me laissez-vous?Est-ce parce que vous m’avez i attaqué sur la grande route et m’avez I voulu enlever mon nid d’oiseau par la force?ou bien parce que vous avez cherché à voler mon bien l’ombre, que vous croyiez confiée à \ votre honnêteté seule?Moi, aucun-' traire, je ne vous hais pas pour cela ; je trouve tout naturel que vous cherchiez à employer la ruse et la force pour faire valoir tous vos avantages.Que vous affichiez avec cela les principes les plus sévères, c’est une fantaisie contre laquelle je n’ai rien à dire.De fait, je ne pense pas aussi sévèrement que vous, j’agis ulcmcnt comme vous pensez.Vous ai-je mis la main sur la gorge pour m emparer de votre chère âme qui a le don de me plaire?Ai-je mis un valet à vos trousses pour reprendre i a bourse que je vous ai donnée?Ai-je cherché à vous l’enlever?.Je n'avais rien à répondre.11 continua : —C’est fort bien, monsieur, fort bien.Vous ne pouvez me souffrir; je le comprends et je ne vous en veux point.11 faut nous séparer, cela est clair, .car vous aussi, vous commencez à m’ennuver.dur vous débarrasser à l'avenir de 1 _ ,ul ,l *bl • • 1 con.-i nti.mon humiliante compagnie, je vous ia l,Llt *uu*1 CL l*ut ^ •' laissé mes chevaux à l’auherge, j’eus cette affaire avec grand soin dans un honte d’y retourner, car je crus bourg, où se tenait une foire, .le m'arrêtai devant line échoppe où l’on vendait des bottes vieilles et neuves.Je marchandai une paire de bottes neuves, qui nie plaisaient beaucoup ; mais je dus y renoncer, le prix eu était trop élevé.Je me contentai d’une paire de vieilles bottes, qui étaient encore bonnes cl solides.l’n beau petit bloiidiu qui tenait la boutique me les donna avec un sourire contre argent comptant, et me souhaita un heureux voyage.Je les mis aussitôt et je sortis île la ville par la porte du Nord.J’étais absorbé dans mes pensées et je ne regardais pas où je posais le I’ompes ii siii* et circulaires, rompes à alimentation, rompes à réservoir.SPECIALITES : I'ompes pour aqueducs, rompes à incendie, rompes à lis as.Nulle outillage est des plus nouveaux et des plus perfectionnés.Nous nous occupons spécialement des travaux pour la marine.r G AUDI AS POITRAS nintmici u ici iiicuicvit me parut singulier, cela n’avait rien pied : je ne songeais qu’aux mines de choquant.Puis ce ne furent que que je comptais encore atteindre Meurs et chants, joie et amour sous vers le soir ; en effet, je ne savais les palmiers.Je ne pouvais ni rete- trop de quelle façon me présenter, ni r ni m'expliquer ces légères et .le n’avais pas encore fait deux cents riantes visions, qui disparaissaient si vite ; mais je sais que ce songe ; m’enchantait et que je craignais de m’éveiller.J’étais même éveillé que je restai encore les yeux fermés pour conserver plus longtemps dans mon imagination ces visions fugitives.pas, quand je m’aperçus que j'avais perdu num eliemin, je regardai autour de moi ; je me trouvais dans une antique et désorte forêt de sapins, qu'aucune cognée n'avait entamé.J’avançai encore de quelques pas ; je me visait milieu de l'AHHN'AXT HIC I.IYRICS PLANT'S K.T HIC LIVRICS A ITCl'l LI.1CTS AIGRILICS 8, RUE COLLINS, HAUTE-VILLE, QUEBEC Hulin j’ouvris les yeux, le soleil rochers arides, recouverts seulement s’était levé à l’orient, j’avais dormi de mousse et de saxifrages.Leurs toute la nuit.Ce fut pour moi un cimes étaient couronnées de glaces avertissement de ne pas retourner à et de neiges.L’air était très vif; vcruKiiuîs .(*).V.00, 10.UU.A M.(XI ! 1.13.2.1.3.3.1,3.6.13.7.1.3, et 10.1.3 P.M.Départ de Ste Anne de lleaupré pour Québec, | 6.ISI, K.30, V.UO, 11.30, 10.00.10.30.11.1*).11.30, A.M., iJO 12.00 midi, 1.00, (x) 1.00, 1.30, .3.1.3, U.00, et 10.13 Entre Québec, Beaupré et St-Joachim .Hints DK SKM A INK hvpnrt
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