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Titre :
La vigie : journal de critique et d'opinion
Éditeur :
  • Québec :R. Landrieu,1906-1913
Contenu spécifique :
samedi 16 janvier 1909
Genre spécifique :
  • Journaux
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La vigie : journal de critique et d'opinion, 1909-01-16, Collections de BAnQ.

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Il .' || ru mhz m:s cio Ait i:s Garcia Moreno ou Polo A S Gts.Tho Miller Sl Lockwell Co.Ltd.Hon JOURNAL DE CRITIQUE ET DOPINUON LES CIGARES Dixie et Camille ¦Sont Prêta pour les Fêtes.The Miller & Lockwell Co.Ltd, Vol.3—No.50—Québec.16 Janvier 1909 Abonnement : $1.00 par an.1 cent le numéro.Tarif il*Annonce* : 1ère mncrUon 16c.la Uync, terne insertion, 10c.la tlf/nc.Publié mercredi et samedi par la C1^ Vigie, 8 rue Colline, Haute-Ville mm\ /'% ÿ- /' ### WÏS* ' / / / / Aj.1 'V'';py u / %> I i'iV , A PROPOS D’UNE OEUVRE PIE A la “Vérité” l’on se pique île ni* faire aucun mercantilisme, les “(rois sous le numéro” sont apparemment, la seule indemnité que s'aceoident ces âmes dévotes" pour sauver nos populations du péril maçonnique et les contenir dans l'orthodoxie ultra-montainc.Cela su (lit à leur pain quotidien.Aussi les journaux à réclames commerciales sont-ils cordialement honnis dans les bureaux de lu rédaction de la pieuse feuille de ( 'andiac.lit ( “Action Sociale” qui a publié un numéro de Noël, comme en publient seuls les journaux prétendus jaunes (une couleur pontificale, point ml !) et dans lesquelles les comptes et les légendes de Neël sont savamment combinés avec les réclames des gros boutiquiers et des marchands de pilules “pour les femme' pâles et.faibles”, s’est vue fortement tancée p r les Féerisles de la Barrière Ste-Foyc.Toutefois, si l’on y regarde de plus près, il est f.icile de constater que, pour 1rs plumitifs de la “Vérité” comme ceux de 1 “Ac-Iion Sociale”.I.a vertu sans argent est un meuble [inutile.F,n effet, toutes les semaines,on lit dans un endroit bien en vue de la “Vérité”, sous la rubrique : la “Propagande du livre”, deux colonnes de réclames pour pousser la vente de livres plus ou moins vecotnmandabîes pour leur valeur littéraire ou leur orthodoxie.En effet, la pastorale du petit Bu ma se Bot vin et la "N ie de •I.I*.Tardive! y reçoivent à peu près les mêmes honneurs.Tout de même, à venir jusqu’à tout récemment, les livres et brochures annoncés en vente à la boutique des fils Tardivel cadraient assez bien a vue lus idées extravagantes du fondateur de la “Vérité”.il est désormais permis de supposer que les profits réalisés ne.répondirent pas aux espérances du fondateur de Voeuvre do la propagande du livre—un Masson bien authentique celui-là—car on descendit bientôt, des hauteurs de 1 Apologétique et du droit canon au roman moderne, le roman de Mount'd Rod (qui a déjà été qualité* île pornogrnpho par un Tardivel quelconque), de Charles Foley, de Stevenson, de Charles d Héricaulf, auteur de “Fou d’n-inour”, etc., etc.^ oici la réclame que nous détachons de la “Vérité” du .14 no- vembre dernier — le mois des morts s.v.p.: “Romans.—La pluspart (sic) très intéressants, mais quelques-uns sujets à des réserves.Peuvent être lus par de grandes ou très grandes personnes.“Ces romans se vendent trois francs et cinquante centimes en France, et au Canada 88 sous.Nous les céderons à 50 sous le volume.“Les deux jeunes filles lettrées, roman chinois, 2 vol.$1.10.Les deux cousines, roman chinois, 2 vol.$1.10.Le Grand Sylvain :— Madeleine : Contes extraordinaires ; Le Testament de Berthe; Là-Haut, par Edouard 11 od ; A l’Aube, par Mariam Tliclen ; Mademoiselle de Suftscnay, histoire d’une grande famille sous Louis XVI, 2 vol.$1.10 ; Deux feuilles au vent ; Les roses blanches, par Edouard Rod ; Anielka, par Boleslas Brus ; Bisque-Tout, par Charles Foley ; Brillant Mariage, étude mondaine : Bêcha ; L’Imposteur ; Le Paradis de l’homme, roman des temps prochains; Par vanité (Félix Steync) Marysia, Sur la Côté d’Azur (Sicnkienwiez) ; Héro, par Isabelle Kaiser : Bonne-Dame : Ilia StarkotV (Féroé) ; Le lie (lux (Stevenson) ; Des Ombres qui passent (Ré itricc H iranien) ; Le Musicien aveugle ; Au gré des choses ; Le Roman d’un baleinier.“En tout, 27 romains divers, dont trois ont deux volumes.Donc, 00 volumes à 50 sous chacun.Les acheteurs auront à payer en sus les frais do poste qui sont généralement de S sous pour chaque volume.“Nous céderions ces 30 volumes à un même acheteur pour $15.00, port à ses charges.“Avis.—Nous n’avons qu’un exemplaire.” Est-ce assez ingénieux ?Oui, certes ! Mais aussi quelle étrange morale que celle qui enseigne que certains romans ne peuvent être lus que par de grandes ou de très grandes personnes?Ainsi donc, il n'y aurait aucun risque pour le c ipitainc Bcnyon ou M.Chrysostûme Langelier ou M.Chrysostûme Langelier d a-chotcr ces 27 romans divers, à 50 maçonnique, ils devraient payer 88 sous, tandis que le Dr Jules Borion et le di.ecteur de 1'“Enseignement Pi imaire” courraient de graves dangers en faisant cette empiète de livres, la pluspart (rosie) très intéressants, mais quelques-uns sujets à des réserves.Et dire que la “V érité” a ses petites et ses grandes entrées dans la plupart de nos maisons d’education, trop souvent à l'exclusion des autres journaux, et où elle offre en vente sa marchanchaiuli-se pour les petits et pour les grands.C’est la morale à tant la verge.go- Qua ml 011 prend du galon.Le Port de Québec Nous reproduisons ailleurs une instructive description du port d’Alexandrie, en Egypte, où l’on ne manquera pas de trouver des enseignements précieux en vue do l’équipement projeté du port de Québec.Il a suffi de quelques années pour faire des rivages d’Alexandrie une fourmilière d’activité commerciale.C’est de ces modèles que doivent s’aider ceux qui ont quelque influence sur la marche des affaires du port de Québec.Comme nous l'avons déjà dit maintes fois, il y a déjà tout un vaste projet de tracé pour l'agrandissement de nos quais et l’organisation de nos terminus de terre et de nier au pied du promontoire.du marché Champlain a l’Anse Lampson.Nous n’avons cessé de le répéter, tous les efforts doivent se concentrer sur l’exécution de ce projet, cl ce devra être l’une des questions capitales pendant la prochaine session fédérale.Nous apprenons que dès la saison prochaine six des puissantes compagnies transatlantiques qui fréquentent le port de New-York, doivent se concerter pour établir un service hebdomadaire entre le Sl-T,auront et le Havre, avec port terminal à Hambourg, qui est; un port franc.Il est probable que la Compagnie Transatlantique Française, les lignes White Star,Hambourg-American, celle du Rotterdam et deux autres mettront cha- cune un vaisseau sur cette nouvelle route.Le dessein est de pousser jusqu’à Montréal ; mais 011 sait qu’en pratique il est nécessaire de compléter les cargaisons à Québec.Il importe donc d’appareiller au plus tôt le port de Québec pour faire place à cet I te nouvelle affluence.On trouve aussi, dans une autre partie du présent numéro, la description des outillages de ports modernes pour le rapide chargement de certaines marchandises, le charbon entre autres.La Commission du Havre de Québec vient de décider de pourvoir les docks Louise de grues ad hoc.Dans cette partie du port, c’est certainement une nécessité; niais le temps est arrivé de signaler une autre partie du port où la nature a pourvu à un moyen plus commode et plus économique.L’escarpement qui horde le fleuve à l’ouest de la ville est un élévateur naturel où les trains de chemin de fer peuvent déverser leurs cargaisons, et le?transborder directement par glissement dans la cale des vaisseaux.L’un de nos jeunes concitoyens, M.A.Lcfcb-vrc, a fait breveter il y a quelques années un procédé très ingénieux qui serait ,‘cable sur plus d’un point du promontoire.Nous y attirons l’attention des capitalistes et des exportateurs.UN MINISTRE CANADIEN AU VATICAN Boules noires Les amis de M.Bourassa, c’est-à-dire les conservateurs, font un petit tremblement de terre parce que M.Bourassa a été blackboulé au club de la Garnison.C’est pourtant un fait assez ordinaire, qui regarde le club, non le public.Pourquoi des boules noires si elles ne devaient jamais servir ?elles sont la protection des clubs, et d’ordinaire quand elles ferment la porte à quelqu’un on ne le cric pas sur les toits.Nous ne sommes pas chargés d’expliquer ni d’excuser l’usage qu’on vient d’en faire.Seulement, il nous semble que si le parrain avait sondé le terrain, il aurait épargné cet affront à son filleul.En pareil cas, tout ce qui ressemble à une bravade doit être soigneusement évité.Le postulant lui - même n’ignorait pas la présence dans le club d’hommes auxquels il fait une guerre, non politique, mais personnelle et haineuse.Pourquoi s’exposait-il ?Sur douze boules, il en a eu quatre noires, ce qui lui fermait la porte, attendu qu’il faut les quatre-cin-quièmes des votes pour être admis dans les sociétés “ exclusives ” comme le Club de la Garnison.I! Action Sociale prétend dévoiler le secret du vote, en disant que ce sont les Canadiens-français seuls qui ont déposé les boules noires dans la boite.N’y aurait-il pas raison de croire le contraire ?M.Bourassa n’a pas répudié l’insulte grossière de son organe le Nationaliste à l’adresse de Son Excellence le gouverneur-général, et l’on sait que sur ce chapitre nos loyaux concitoyens de langue anglaise n’entendent pas badinage._________________ “ Pro bono publico " M.Henri Bourassa est venu à Québec solliciter des souscriptions d’actions à sa compagnie de publicité.Le mystère s’est accompli à huis-clos, sans tambour ni trompette.Beaucoup d’appelés, peu d’61 us.Pour une fois, V Evénement et l’vldio» Sociale ne s’entendent pas sur le chiffre de l’assistance.Le premier dit 300 personnes ; l’autre, une couple de cents.Dans les deux cas, il y a un escompte.On ne mentionne quo quelques noms propres, plus ou moins.La présence de M.L.-P.Pelletier paraît avoir été le clou de la soirée, mais l’historien ne dit pas le nombre d’actions qu’il a souscrites au futur Bien Public.Le journal sera sans doute imprimé sur papier à teinte bleue.Du Samedi^: “Comme substitut à un palais de grâce pour le carnaval, et pour donner, quand même, une idée de notre climat aux étrangers, pourquoi, puisqu’elle est.encore intacte, ne pas utiliser l’attitude des voleurs vis-à-vis le parti bleu ?Quelques journaux se sont scandalisés de ce que d’autres ont rapporté ces jours derniers ai sujet de la visite de sir Frederick Borden au Saint-Père.Mais cette fois, comme on va le voir, ils ne peuvent s’en prendre à la franc-maçonnerie de la Presse Associée.Notre confrère du “Quotidien” donne à ce sujet des explications très complètes, qu’on lira avec intérêt : Un journal extrémiste, dit-il, s’excite au sujet d’une dépêche de Rome que le grand nombre de journaux ont reproduite sans faire de commentai] e, t nt elle est claire et précise par elle-même.Pour préciser, nous devons dire qu’il ne s’agit pas d’une dépêche de Rome ; il s’agit plutôt d'une dépêche de Toronto, adressée au “Montréal Star” le 11 du courant.En voici la traduction textuelle : Toronto, 11 janvier.—Sir Frederick et Lady B irden et l’hon.J.J.Fuy et Melle Foy, d'après les lettres reçues ici de la famille Foy, ont été reçus en audience privée par Sa Sainteté le pape,la veille de Noël.Le marquii de Ripou assistait le Saint-Père en qualité de grand Clmnlelland.tandis que sir Thomas Esmond introduisait les visiteurs.Le pape s’est montré très intéressé au Canada.Il a exprimé sa satisfaction que la question des écoles ait été réglée à l’amiable et a prédit un grand avenir pour le pays.S’adressant aux visiteurs, il dit en anglais : God ble- s you a a l G0(1 bless Canada.” Le en frère appelle cite dépêche une version erronée, il dit : “Une dépêche de Rome annonçant la visite de sir Frederick Borden à Sa Sainteté Pie X,ajoute que le pape aurait exprimé au ministre sa satisfaction d'apprendre que la que-tion sco’ai e au Canada a été réglée à l’amiable.“La doctrine de l’Eglise et des Papes sur la question scolaire, est trop connue pour qu'on puisse croire à cette version.“Le ministre a trompé le Pape ou il a trompé le.journaliste à qui il a communiqué le rapport de son entrevue.” S'il y a quelque chose d'erroné.ce n’est paint la dépêche de Rome, puisqqu’il n'y a pas plus telle dépêche que sur la main.C’est la famille Foy qui écrit à ses parents ou amis qu'elle a été reçue en audience auprès du Pape.Le ministre ne peut, non plus, avoir trompé de journaliste.puisqu’il n’est pas question d'un journaliste quelconque dans la dépêche adressée au “Star”.Quant à l’insulte gratuite que “le ministre a trompé le Pape”, insulte qui atteint aussi bien Sa Sainteté nue le ministre de la Milice, elle ne mé ite pas les honneurs d'une réfutation.Le conrfère toujours extrémiste a un répertoire inépuisable d’épithètvs malsonnantes qu'il distribue à tort et à travers, sans s’inquiéter le moindrement des personnes ou des choses qui peuvent les atteindre.Supposer que le Pape se f '.it tromper et.excommunier tout le Vatican, il n’y a plus qu’un pas à faire.Faut-il s’v attendre ?” Le Dr Béland fêté par ses amis Protestation générale Tout le monde à Québec est u-n mime à protester contre la persistance du département de la Marine à se servir du “Montcalm” pour briser le pont de glace de Cap Rouge.Le bateau du gouvernement ne brise autre chose que scs machines à ce jeu-là.mais il incommode le commerce quéhccquois en bloquant la racle de banquises (luttantes.Pour réussir dans son entreprise.le Montcalm aurait à tenir le chenal ouvert tout l'hiver dans la gorge étroite et torrentueuse de 3 à -I milles d étendue que forme le rétrécissement du fleuve au Cap Rouge ; ce qui est considéré impossible.Si cela arrivait et que les glaces fussent charriées à chaque marée, à la première tempête de nord-est un pont de glace se formerait devant la ville.L’expérience prouve qu’on a à choisir entre un pont de glace au Saul! ou devant la ville, c'est-à-dire en haut et en bas de de Québec.Montréal en serait-elle plus avancée ?A son retour d’Europe, le Dr Henri S.Béland, l’éloquent député de Beau ce, a été l’objet d’une manifestation publique qui prouve bien l’extrême popularité dont il jouit.Ses nombreux amis de Beau ce lui offraient mardi soir à St-Joseph un grand banquet, présidé par l’hon.Biaise Letellier, et auquel assistaient plus de cent cinquante convives, parmi lesquels 011 remarquait l’hon.Jacques Bureau, solliciteur général, F.T.Savoie, M.P., Dr C.Morisset, M.PP., Geo.Del isle, M.PP., -1.P.Walsh, gérant général du léhce Central, Arthur Godbout, M.PP., G.Howard, P.F.Renault, V.Gossclin, Dr T.Fortin, I Dallaire, C.Ernest Vézinn, Jules Vézinn, A.Yen illeux, G.T.Hallet, A.A.Normandin, Louis Normandie, I;.U .Talbot, S G.Lemoinc, Dr Cantin, Dr l’oliquin, Tamis Morin, E.0.Taschereau, Dr Boivin, Dr Beau-chêne, J.G.Fcrron, Jos.Poirier, Dr A.Nadeau, G.Garant, Hugues Fortier, J.A.Bilaudeau.Dr E.Nadeau, J.T.Fortin, Arthur Poirier, Francis Dufour, Jos.Gagnon, Dr Desroches, J.N.R.Ed.Fortin, de YEclaircur, Alphonse L’Heureux, notaire, F.G.For-fier, Dr Km.Déchêne, A.Léo-fred, Frank Farmer, A.Dallaire, Joseph Jacques, W.Cliche, Dr A.Beauchênc, notaire P.Angers, B.Angers, Odilon Le-mieux, Louis Girard, R.Bolduc, Eugène Roberge, Sincère Yachon, Ls.Dawson, Philemon Gilbert, Philémon Poirier, Rémi Bohluc, Yénérand Roy, Jos.Cloutier, N.T.Turgeon, Auguste Perron, notaire Gilbert, Dr Auger, secrétaire du comité d'organisation, etc.Des lettres d’excuses, toutes sympathiques, avaient été envoyées par l’hon.C.R.Devlin, M.Ernest Roy, M.P., le sénateur Legis, le juge 11.C.Pelletier, le magistrat I,.Vézina, AV.H.Caron, sénateurs Godbout et Bolduc, AI.H.Mayrand, AI.P., G.R.Smith, ex-député, A.L’Heureux, etc.Comme on le voit par ces listes, le banquet n’avait pas de caractère politique ; mais, comme le héros de la fête est un des plus brillants membres de la Chambre des Communes, il était impossible, quoi qu’en pense V Evénement, de ne pas faire allusion à sa carrière politique, au rôle remarquable qu’il y a joué jusqu’ici et que lui réserve l’avenir.Inutile de dire que tous les discours, prononcés par le président du banquet, l’hon.Jacques Bureau, MM.F.T.Savoie, M.P., Dr Morisset, M.P.P., Arthur Godbout, AL P., Ilamel.Fortin, Morisset, Bolduc et Garant ont été pleins de son éloge.Le Dr Béland a prononcé à cette occasion une harangue vivement applaudie, étnaillée tl’instructifs souvenirs de son voyage en Europe.Le district du Beaucc a raison d’être fier de son représentant aux Communes, et Québec s’associe cordialement à cet hommage rendu au talent.Un modèle de port moderne Nous empruntons à la Nature de Paris, la description suivante du principal port d’Egypte : on y trouvera plus d’une observation qui pourrait être utile à Québec.Le port d'Alexandrie est en voie de devenir un des centres commerciaux les plus actifs de la côte inéditéranéennc de l’Afrique (septentrionale.Sa situation géographique est très favorable à son développement, puisque la ville est placée s.ir la langue de terre qui sépare le lac Maryouth, ou Alavéotis, de la mer.Cette admirable position avait frappé Alexandre, qui, dès l’an 330 avant l’èrc chrétienne, chargea l’architecte Dinocratès d'y construire une ville, berceau île la grande cité à laquelle les 10olémées donnèrent une extension plus grande, et dont ils firent leur capitale,en même temps qu'une des importantes métropoles intellectuelles et commerciales du monde.11 ne nous appartient pas de faire ici l'historique de l'antique cité ; niais nous pouvons rappeler qu’elle eut des sorts tri s divers, et qu’après avoir été un foyer de civilisation et d’art très lumineux, de décadence en décadence, de chute en chute, la prospère et brillante ville de jadis devint une malheureuse et triste agglomération de quelques milliers d’habitants.C’est (lans cet état de pauvreté que, lors de lu c impugn e d'Egypte,Bonaparte, en juillet 1708, trouva Alexandrie, lorsqu'il s’en e n para.La situation a changé depuis du tout au tout, comme un le verra plus loin : la ville ainsi que le port se sont dévi ’ , , :s, dans la dernière période du XINe siècle, avec une rapidité prodigieuse, grâce aux travaux intelligemment ordonnés que nous ail ns décrire.Les ouvrages, faits successivement, ont donné un essor considérable au port,dont le commerce et le transit ont suivi, de 1879 à 1907, une marche toujours ascendante.Cet exemple nous prouve, une fois de plus, le rôle important que jouent, dans la situation cmimc ciale d’un port, l'amélioration de l'outillage, son augmentation et son perfectionnement en conformité avec les besoins nouveaux.L’exemple de la prospérité d’Alexandrie demande ii être suivi ; nous y trouvons des leçons dont il faut tirer profit.Los nations qui ne veillent pas avec un soin méticuleux à la transformation de leurs ports maritimes et négligent de leur (loueur des outils nouveaux, commettent une faille grave et s'exposent, pour il n avenir très pr -chain, à de sérieux déboires.Le point de départ de la prospérité nouvelle d’Alexandrie fut marqué par la construction du canal Atahmoudieh, que Alchomcl-Ali fit creuser en 1822 nour amener vers le port méditeranéen les baïques du Nil.L’ovéc-,ti m de ce projet a donné d excellents résultats : niais c'est surtout 11 série de travaux, faits depuis 1893.qui a été le facteur nrincinal d * la fortune commerciale et de l'état florissant du port égyptien.AI.ALilaval, un Français, ingénieur en chef dis ports et phares d'Egypte qui,depuis de nombreuses années, travaille à l’amélioration du port d'Alexandrie, nous a fourni des renseignemeurs très précis sur la tnn foim ilion des quais et bassins, et sur 11 construction des nouveaux ouvrages : il nous a résumé, avec li modestie habituelle aux travail leurs sérieux.l'oeuvre importante qui a été accomplie pir lui sous la direction de l'amiral sir Afassie Blomfleld.d’abord, et du capitaine Robinson ensuite.Les difficultés vaincues par AI.ALilaval font honneur à la science d i corps des Ponts et Chaussées de France, dont cet in énieur faisait partie,a vaut d'aller en Egypte.T.es améliorations, accomplies depuis 1893, ont eu pour objet d’agrandir les quais à charbon et d'en augmenter le nombre ; de construire, sur la côte, à proximité du vill go de Babb try, des quais à petite prt fondeur, où les “mahonnes” chaigées de pétrole viennent accoster facilement ; de bâtir des magasins pour redevable pétrole.11 a été construit également des quais et aménagé des emplacements importants pour décharger et nu ft c en dépôt les bois de const action et autres, qui avec la houille et les huiles minérales, sont les marchandises favorites du trafic de ce port.Ces travaux considérables ont coûté des sommes imp u tantes ; mais ils ont produit les meilleurs résultats.Les statistiques douanières en donnent la prouve.Le tonnage total dus navires, à l’entrée et à la sortie, est passé de 2,-099,009 à 7,000,909 tonneaux.L’augmentation du trafic du port a suivi un accroissement normal et constant de 19 p.c., pendant 'es quatre derniè es années.Les marchandises importées, en 1907, représentaient 3,000,000 de tonnes ; elles avaient une valeur de (10-1.000,000 de francs ; quant aux objets exportés, ils figurent dans les statistiques douanières pour 1.000,000 tonnes et 301 millions de francs.En vingt ans.les importations ont triplé et les exportations ont plus que double.Cette situation florissante est due—cela est i neonf ostublc—à l'importance des travaux exécutes pour l'augmentation dos quais et accostages et à la construction des hrise-lamcvs et ouvrages de protection qui ont rendu plus facile l’accès du port et donné une sécurité plus grande aux bassins.Ces travaux ont été exécutés dans des conditions souvent difficiles ; car il a fallu asseoir toutes les maçonneries et 1rs blocs volumineux de pierres sur le fond du port, qui est généralement formé de vase sur une épaisseur de 12 à 13 m.Cette vase est apportée par le canal Malimoudieh, et les vents régnants du nord-ouest empêchent les eaux boueuses de se diriger vers le large.AI.Malaval a dû, après toute une série d’expériences,employer, pour asseoir les divers ouvrages, des procédés donnant toute securité, (1 autant que les sondages indiquaient, a la suite de la couche vaseuse, une couche d’argile, compacte et dure, de 4 m., d’épaisseur, avec le rocher calcaire tendre de la région à 27 m.au-dessous du niveau de la mer.Il utilisa, en perfectionnant graduellement les modes d’application, un système, tiès simple,consistant à charger la masse vaseuse par une énorme épaisseur de sable de pierres, de manière à la faire glisser d elle-même.Un a remblayé l’emplacement avant d’y exécuter les travaux ; mais, au bout de quelque temps, des quantités considérables de sable et de pierres ayant été jetées, la vase, sous Faction du poids, a dû abandonner la place, et il a été alors possible de draguer tous les remblais et d’établir des maçonneries sur des fondations solides.Les divers travaux, exécutés jusqu'à présent, ont coûté une quarantaine de initions de ira u os.cette somme a permis de payer bUU,UUU m.3 de terrassements ; 320,0011 ni.3 de dragages ; 0,000 biocs de pierre natuiclle pesant chacun de 800 à 1500 kg ; 50,-000 blocs en pierre artificielle, sorte d’aggloméré ou de béton de cailloux, sable et ciment.A ces quantités, il convient d’ajouter plus de 0,000 m.3 de maçonneries intérieures diverses pour quais, jetées ou brise-lames, et environ -10,000 m.2 de dallages en ciment.Il reste encore quelques ouvrages à finir pour compléter le programme général ; en 1909, iors-qu ils seront achevés, le port d’Alexandrie aura une sui face d’eau abritée de 754 hectares avec 5,800 m.de quai à grande profondeur, et -1,902 m.de quais à petite profondeur.Les premiers sont destinés aux paquebots et cargo-bouts à vapeur, ainsi qu’aux grands voiliers, qui font commu-niqiuvr Alexandrie avec l’Europe et les diverses nations du monde ; contre les seconds viennent s'accoter les chalands et les “maliennes", ces gracieuses barques du Nil, qui, par le canal Mah-moudich, relient le port avec l’Egypte commerçante.Chaque navire agissant dans la mesure de ses forces, et la somme des petites barques s’ajoutant à celle des grandes unités,toute cette navigation collabore d’ensemble à la prospérité du port, où elle trouve des bassins hospitaliers et un outillage toujours prêt.Tous ces facteurs réunis font que, par exemple, l'importation des houilles, qui n’était que de 511,000 tonnes en 1884, atteint actuellement plus d'un million de tonnes.Le commerce des pétroles, des huiles, des ciments, de la chaux et du plâtre sont devenus particulièrement florissants ; quant à celui des bois de construction, qui était de 7 millions en 1884, il arrivait, en 1907, à près de 34 millions.Les magasins, docks et entrepôts couvriront, dans quelques mois, une surface totale de 1(10,-000 m.2 dis seront entourés de dépôts et d’emplacements divers,représentant une su] erficie totale de 500,000 m.2.Des voies fcriées circulent dans tous les sens ; des trains nombreux apportent aux navires et remportent vers le Caire et les autres villes d’Egypte les divers produits que ne peuvent transporter les barques arabes et les chalands de la navigation fluviale.Il a fallu cinquante années pour faire d’Alexandrie une immense cité et un port important.La ville couvre aujourd’hui une superficie de 100 km.; elle compte environ 240,000 habitants avec 45,000 étrangers, parmi lesquels ou compte 0,000 Français.Comme les temps sont changés ! Où retrouver la petite ville conquise par Bonaparte ! Comme nous sommes encore plus loin de l’antique Alexandrie avec ses moeurs frivoles ! Les jetées et les quais sont aujourd’hui envahis par les marchandises du commerce et les produits de l’industrie.Los sirènes des vapeurs ont remplacé les chants que les jolies musiciennes de jadis jouaient sur des flûtes à double roseau.Will Darvillé.Nous l’avions bien dit, que le Pionnier de Neminingue avec /.’ Action Sociale et autres journaux rédigés par des bleus, finirait par se prendre pour la Sainte Eglise en personne.C’est fait ! Parccquc nous discutons les méthodes de ces exploiteurs, nous sommes contre la presse catholique, autrement dit nous sommes des hérétiques.C’est le Pionnier qui nous en donne avis.Il n’y aura bientôt plus moyen de faire sa religion avec ces gens-là.40 57 Samedi, 10 janvier 1908 dans les vastes fi:.nos du cargo-boa t moderne.Un temps considérable a été gagné ; le prix de revient du chargement a été fortement diminué, et le navire de 5,000.de 8.000 tonnes et plus.qui représente un capital considérable.pourra, puisqu'il attend moins longtemps dans le port, augmenter le nombre de ses voyages.La rapidité du chargement n’a pas que des avantages commerciaux : au point de vue du ravitaillement de la marine de guerre.elle a un intérêt encore plus grand.Les cuirassés modernes sont des gargantuas : ils mangent des quantités considérables de houille, que l'on a, d’ailleurs,fort justement baptisée le pain noir des machines.La marine de guerre britannique consomme pour 32 midi ns de francs de houille par an, alors que la flotte militaire allemande en brûle pour un peu plus de 16 millions et que les divers vaisseaux de guerre français réclament, pour leur approvisionnement de combustibles, environ 11 millions de fr mes.Les dernières m noeuvres navales île la marine anglaise dans la mer du Nord.ont demandé un approvisionnement de 70,000 tonnes de houille, qui n'a pas coûté moins de 1,800,000 francs ; il aurait fallu, pour le porter.4.750 wagons, soit un train de 43 kilomètres de longueur.Le chargement rapide de quantités de charbon aussi importantes justifie la néce-dté des puissants appareils de lev ge.d nt il est question ici : il explique aussi le motifs pour lesquels les Anglais les considèrent, non seulement comme des aux liâmes indispensables au point de vue commercial.mais encore comme de vérit bl: s instruments de a défense mti maie.Aussi les grues se renc ntient-allcs s r les quais des po;ts de guéri e et d n- les docks ou pures de ravitaillement ainsi que dans les arsenaux.Si le cargo-boa t march uni ne peut attendre s n chargement de houille, c'est une question de vitalité pour le n vire de guerre de ne jamais manquer de pain noir qui s'engloutit d ms se entrailles.Le chargement rapide des vapeurs transporteurs de charbon n'est qu'un jeu : la vitesse obtenue par e s v.=p.tirs atteint des moyennes souvent incroyables : quant au transbordement en mer de la houille, prise sur le charbonnier et mi-e à bord du navire le guerre, il do ne des résultat -prodigieux.L'escadre britannique de la Manche -'est livrée dernièrement à de- manoeuvres de ravitaillement en pleine mer.qui ont permis de constater qu’il était facile, grâce aux appareil- employés et à la méthode des ni >.-n oeuvres, d'embarquer plus de 1,106 tonnes de charbon à bord à bord d'un cuirassé, sans arrêt aucun, à r.d-on de 249 n nnes à l'heure.Ceci est fort remarquable: mais le record est détenu pur le “battleship Implacable”, qui.en 1907, en ve de Malte, reçut 1.056 tînmes de chaib n en 2 h 46 min., soit à raison de -394 tonnes ii l’heure.Les opérations de ce genre sont admirables : nous demeurons émerveillés devant de p ireiL r -sultats.Le,s mineurs anglai- qui.en 1239.ouvrirent la p emi - e fosse de Newcastle.ne se doutaient certes pas de l'importance que prendrait leur industrie : les ingénieurs d’alors île songèrent pas non plus que des ap apreils lèveraient.un jour, comme une plume.les lourds wagons de char- Pianos GRANDE REDUCTION D’ici au Mois de Janvier Voilà une tait de cuttu espèce.Beaucoup de pen-omus la rccon-naissent comme la meilleure.De fait elle est deux fois plus ^ agissante que nombre des grandes eaux i n renom dans le monde, £5 et elle coûte meilleur ma relié ; deux excellentes raisons pour lui donner la préférence.|g Deux fois plus agissante.Bien gros mot, direz-vous I Eli 63 Bien, nous nous en rapportons à votre jugement, llssiiyez-hi et W voyez.ïS Soyez juge et Jury tout à la fols ; gfj nous ne demandons que justice M ot ne craignons pas le verdict.Cette eau est tirée de notre propre puits artésien, juste sur en notre propriété; elle vient d’une profondeur lie 271 pieds en Kq plein roc.ICO magnifique?Pianos et Harmoniums à pr.nde réduction, d’ici au mois de Janvier.Si vous projetez l'a; luit d’un piano, adressez-vous directement à la maison l.avLmeur A Hutchison : vous aurez l’avantage d’acheter à meilleur marché qu'ailleurs, un instrument de choix, que \ ou s pourrez choisir sur l’assortiment le plus considérable de Québec.Vu le commerce considérable de gros et de détail, qm- nous faisons dans tout le Dominion, nous sommes en état de vous donner plus.d'avantages que toute autre maison.Demandez la liste de nos Pianos et Harmoniums d'occasion.Nos prix et nos termes du paiements vous étonneront.commission des affaires judiciaires devra fii.e un rapp rt au sénat sur la question de savoir si le président avait le droit d'autoriser l'absorption de la Tennessee l.'oal and Iron Company par 1 U-nited States Corporation.Si le président n'avait pis ce droit, s'il avait autorisé un acte contraire à la loi.il aurait manqué à ses devoir et pourrait être mis en accusation.Mais ou ne croit pas que le sénat pousse les choses à l'extrême.11 se contentera probablement de suivie l'exemple de la chantbie et de frapper le président d'un vote de blâme.Cette fin de ] résidence est pleine d'inaiendue.c mme on le voit.Mais M.Roosevelt ne doit vraiment s’en prendre qu'à lui-même.Il a fatigué tout le nto: de.le sen.t.la chambre,l’opinion publique, par son zèle souvent maladroit.Le congrès a perdu patience, et il vote en conséquence.le pouvoir législatif, 1 maintenait que les investigations de la p tlicc secrète fédérale dépi lisaient à certains membres du congrès.Le langage du pré-idc.t était relativement m déré : mais la chambre des représent nts a jugé sans doute que cette modération était plus appan nie que réelle : elle a refusé de se laisser dés timer par les explications de M.Roosevelt.Une commission a été chargée d examine l'a it a ire dais tous ses détails et de présenter -a's délai un rapport accompagné des conclusions qu'il c importerait.La c munis- i n de la chambre, présidée par M.Pet kins, n'a pas perdu de temps .IL ns la séance d'hier, elle a p èsent e un projet de résolution, qui a été discuté séance tenante.le débat se prolongeant jusque dans la soirée.Par 212 voix contre 35, la chambre des repié-entants a a-dopté la résolution qui lui et lit soumise et qui inflige au président un blâme des plus catégoriques.Elle déclare, en effet, que le langage du président, dans son message annuel du 8 décembre, était sans justification aucune, ne reposait sur aucun fait e: c instituait une violation d s immunités de 11 chambre.En conséquence, la partie de ce mes-age qui est relative ii la pli e s; ci etc fédérale ne figurera pu- au ] r ces-verbal de la chambre : c, ttc partie non admise sera "déposée sur le bureau".autrement dit jetée au panier.Il en sera de : éme de la totalité du mes âge du 4 janvier -tir le mêmes njet.La discussion qui a précédé le vote de la chambre a été des plus animées.La première lecture du projet de résolut! m av.it été saluée par le- applaudissements des représentant- : ceux-ci ont ap- plaudi de même tout ce que.dans le courant de la discus-ion, les divers orateurs ont pu dire de choses désagréables pour M.Roosevelt.et ils ont dit beaucoup en dépit des pr t stations de quelques ré p u bl ica in s apeurés.La conclusion du débat a été que la chambre se devait à elle-même de défendre sa dignité contre les insinu dion- dé; 1 icée-du chef du pouvoir exécutif.La résolution de blâme a finalement été adoptée à l'éno: me majorité île 177 voix.La leç.'n que lui inflige la chambre des représentants profitera-t-elle au pré-ident ?t "est peu probable : M.Roosevelt est incorrigible, croyons-nous.\ oi-ci qu'on annonce qu'il s’en prend maintenant au sénateur Tillman, de la Caroline du sud.11 a adressé au sénateur Haie une letre de 4,1)00 ne ts par laquelle il implique M.Tillman dans des fraudes commises au détriment du domaine public dans l’Oré-gon.Le sénateur Tillman a souvent critiqué au sénat les actes de M.Roosevelt ; on se demande si celui-ci n'obéit pas à des sentiments de rancune en portant ci s graves accusations.On s'attend à ce que.dans la séance de lundi, M.Tillman réponde ;i la lettre de M.Roosevelt et l'on prév.dt que les s en a etirs seront tous dispo és à lui pr ter une oreille complaisante.En effet, dans la séance d’hier, le sénat, par 47 voix contre 14.a refusé de passer à l'ordre du jour sur la motion Cull erson, et cette motion Culberson est une attaque directe contre M.Roosevelt.On se souvient que.dans la séance de jeudi.M.Culberson,sénateur démocrate du Texas, accusait le président d’avoir violé la loi contre les trusts en permettant à 1 United States Steel Corporation d’absorber la Tenr.ssee Coal and Iron Company.M.Culberson demand it qu’une enquête fut faite à ce propos par la commission judiciaire du sénat Or, dans la séance d'hier, la haute.assemblée fédérale, malgré les faibles protestations des amis de M.Rose volt, a voté la motion Culberson.Aux termes de cette motion, la S.euls Propriétaires DE PREMIERE QUALITE 03-371, rue Saint-Paul, QUEBEC TELBP 28TB 653.TABAC Champlain A fumer et chiquer CARTES D'AFFAIRES Joseph Turcotte M.P.Fabricant de livres blancs et de livres h feuilles mobiles Turcotte & Delisle AVOCATS Edifice de la Banque Nationale rue Saiul-Joit-ph, QUEBEC Tûl.'nhone 2311 8, rue Collins, Haute-Ville, Québcc| TELEPHONE 1735 1 Dr.L.J.Montreuil Ex-Eleve «les Hopitn.x de Parisïet Berlin, Spécialité : Mnledivs des Yeux, Nez.Gorge vt Oreilles.T-JEAN üe irtfc de consul to lions : A.M.10 a l'2 heure P.M.1 a ;.?*; 7 u s heures Tél.1539.OOTTATI^BTTE, 308, rue de la Reine, [ST-RCCH, - - QUEBEC.Dr Massue Fortier CUIRURGIKN-DENTISTE 40, rue SteAnne, (lieochey Mouse) Téléphone Bell, 609 Ste-Marie, Beau ce, tous les lundis.Téléphone Beauce.Will.Darvillé CO Ul'El! TL BES EX ;CUJI 'PB, EEP-BLA XC, TOL E G A LU A XISÉE TOLE XUIRE, APDOJSE, GPA VILE, BARDEAUX, DALLES ET D A LOTS.lUme-VilIe : Tel.681.Suce.: Tel.257» Lavigueur & Hutchison ImjM>rutic‘uri de PianeF.Orgues, instrument* de Mu*-: ,ue de toutes e-peeeé.Editeurs de Musique, seuls représentent des célébrés Pi&n^ lieintzman & Lu M-5.3 et rue St-Jean.nrvuçv* Succursale : 54 rue dl-J« *et>h.' et le Président (Du Courrier dos Eta te-Unis.) Le président Roosevelt quittera la maison Blanche dans moins île deux mois : il aurait pu passer tranquillement les dernières semaines de s i présidence, en les consacrant, par exemple, aux pic-para tifs de sa prochaine expédition dans l'Afrique, ce qui aurait contenté tout le monde.Mais M.Roosevelt n’aime p is le calme et la tranquilité.Il n’est heureux que lorsqu’il se dispute avec quelqu’un.Ne pouvant plus chercher noise à M.Dr van et aux démocrates, il s’en est pris au congrès, et le voilà de nouveau “dans l’eau bouillante’", comme on dit vulgairement.r .1.Eudore Parent t'ait savoir il ses clients rpt'il se tiendra en permanence à Québec.Outre la médecine générale, le Dr Parent traite spécialement les maladies nerveuses et mentales, Neurasthénie, Epilepsie, 1 Iystérie, etc.Ouvrage d’Actualité JEAN DROLET DOUCHER DE LARD ET DE BŒUF .BUREAU: 17 BUE ST-.JEAN TELEPHONE 3111 T!t.\HUIT DUS ŒUVRES 1)1 Fit AN CI S PA BKM A N H Lard frais et salé, li Bœuf frais et salé, 1 Jambon, Saucisson, Graisse, I Beurre, Œufs, | U'1 beau volume, avec illustrations M Viandes hachées, etc.| du prix En librarie : Broché SI TABAC TABAC Champlain A fumer et à chiqner ULRICg BAHTHF A fumer, doux et naturel 2 REPRODUCTIONS LE GOUVERNEMENT GOUIN (Traduction d’un article du “Montreal Herald"’) Tous aujourd'hui, nous sommes familiers avec le fait que ce fut sir Lomer Gouin qui réussit à amener l'entente entre les provinces et le pouvoir fédéral au sujet du subside payé par le gouvernement de la Puissance aux provinces, entente que pendant trente années tant d’autres essayèrent en vain de conclure et qui paraissait plus éloignée que jamais le jour où il annonça sa détermination d'arriver à un arrangement nouxeau.De l'avis et du consentement unanime, ce fut à lui que fut confiée la tâche de présider la conférence qui eut lieu à Ottawa avant que fut réglée la difficulté.Le résultat des négociations fut d’assurer à la province de Quel e: une augmentation du revenu annuel, suffisante pour sortir la province de sa position difficile.La province est en bonne voie pour puuvoii édifier.11 convient de ne pas oublier que le crédit en revient à sir Lomer.Ce qui est plus significatif encore c'est l’étendue des progrès efficaces qui ont ainsi été rendus possibles comme aus-i la direction vers laquelle le progrès est dirigé.On peut dire que tout l'effort est concentré dans l’éducation, l’agriculture et la colonisation.Depuis nombre d'année-ees truie services réclamaient une aide qu'il n’était pas au pouvoir de la Législature de Fur accorder ; aujourd'hui que la Législature en a le pouvoir.elle accorde cette aide et l'arc rde généreusement.Les demandes pour le.-comtés que l'on peut appeler comtés de colonisation, qui réclament de l'aide pour bâtir et améliorer les chemins permettant aux pionniers.de rester en communication avec les chemins plus vieux, ce-demandes sont en réalité beaucoup plus importantes que ne se l'imaginent ceux qui sont habitués à considérer lu province de Québec comme une vieille province bien peuplée.Ces demandes de subvention ne paraissent pas vouloir diminuer : qui plu- est.il est des indices divers, dont le plus-notable est l'inauguration d'une politique active d'immigration en Europe et aux Etats-l'nis.qui annonce que l'oeuvre de c- -h nidation des districts éloignés duns la province de Québec va avancer à grands pus duns le cours des années qui viennent.Ce n’est pas seulement dans les nouveaux établissements qu'il est nécessaire d’aider par des moyens efficace^ au progrès des conditions économiques et sociales.Dans les plu; vieux établissement;, le chemin de fer, la fromagerie, la beurrerie ont transformé les conditions économiques qui prévalaient, principalement par rapport aux chemins, autrefois.alors que le seul long trajet était celui du dimanche pour se rendre à la messe ; ces chemins-là ne répondent plus aux besoins journaliers pour le transport du lait et des autres produits pour de longs parcours dans de bornes conditions.Par conséquent, on a adopté une politique bien définie pour l’amélioration de- chemins, par laquelle la LégLlaturc accorde un appui financier à celles des municipalités qui font preuve d’entreprise suffisante en vue d'améliorer leurs routes et de remplacer les ponts en bois de jadis par des constructions plus permanentes.Logiquement, il ressort de là qu’il importe d'aider avec libéralité tous les efforts tentés dans l’intérêt de l'amélioration de; méthodes agricoles.Sous ce rapport, bien qu’il ait déjà été fait beaucoup, il reste plus à faire encore, et au cours de la dernière lutte électorale, sir Lomer Gouin annonça qu’un collège d'agriculture, semblable quant à son but et à ses résultats, à celui qui a déjà tant fait pour le bénéfice des classes agricoles dans Ontario, serait fondé sans délai.Le jour où la chose sera faite, on aura réalisé un énorme progrès au point de vue du développement de la opacité de production de la province de Québec.Concurremment avec tout cela vient la nécessité d’augmenter les facilités de l’instruction pratique pour la jeunesse de la province.De toutes les nombreuses difficultés qui entourent la solution de ce problème, les difficultés financières ne sont pas les plus sérieu-ces.En tout cas, l’on peut prédire en toute sûreté qu’en employant d'une façon judicieuse une partie du revenu supplémentaire que la Législature a à sa disposition, on peut faire beaucoup pour aplanir la voie vers le progrès.C’est en tout cas cette idée q-'i a guidé sir Lomer 1 '< r.' a.Il a encouragé la Législature à accorder des subventions substantielles à tous les rouages de notre système d'éducation tel qu’il existait et, de plus, il a jeté les fondations de deux grandes entreprises d’éducation par la construction à Québec et à Montréal d’écoles techniques et d’écoles commerciales.Mais ce qui, plus que toute autre chose, devrait obtenir pour le présent premier ministre, l’appui d’une population qui s’intéresse plus particulièrement aux grandes questions vitales de la province, c’est la façon magistra- le dont sir Lomer Gouin a relevé la Législature qui s'en allait à la la dérive.Les deux dernières sessions ont été aussi remarquables par l’efficacité obtenue, grâce à l'influence du cabinet, de la législation passée, que l'étaient les sessions précédentes par l’absence de cette efficacité et les incursions fâcheuses qui en résultaient.au détriment de l'intérêt général, sous le couvert de législation d'intérêt privé.LES PORTS CHARBONNIERS ANGLAIS ET LEUR OUTILLAGE (De la Xature.) L'exportation de la houille est une des plus importantes branches ; de commerce extérieur ou commerce maritime—shipping trade —de l’Angleterre.Ce pays es; placé, au point de vue de la production du charbon et de son expédition à l’étranger, dans des conditions tout à fait spéciales, particulièrement favorables.La houille est de qualité excellente.Les mines produisent des quantités considérables.L* 11 réseau de canaux et un système de chemins de fer, fort bien combinés,permettent le transport rapide et économique des charbons, depuis les puits d'extraction jusqu'aux quais d'embarquement.L'Angleterre et l'Ecosse, à elles seules, produisent le^ deux cinquièmes de la consommation totale de la houille dans le monde entier, c’ost-à-dirm environ deux cents millions de tonnes, en chiffres ronds, par an.Cardiff expoite plus de charbon que n'importe quel autre port du globe : c'cq le premier port charbonnier du monde.Avec Cardiff.Newcastle sur la Tyne, Glasgow sur la Clyde, Liverpool sur la Mersey.Londres, Sunderland, Hull, et les autres ports d’exportation, les lies Britanniques vendent annuellement pour une moyenne de 725 millions de francs de charbon fous les ans : elles doivent cette situât.i n privilégiée à la richesse des gisements et à leur position dans le voisinage de la mer.Mais à ces avantages naturels, il faut en aj uter d'aut: es.parmi lesquels se placent en première ligne l'augmentation constante du tonnage des steamers charbonniers et le perfectionnement.non interrompu, de l'outillage de- ports exportateurs La rapidité du chargement c du transport maritime de la houille sont réclamés comme une nécessité commerciale : ils s'imposent aujourd’hui comme une des exigences h s plus formelles de la défense natif nale.Ces conditions sont communes à toutes les natif ns maritimes : mai- elles ont, en Angleterre, encore plu-parfout ailleurs, un caractère tout particulier de gravité.L’accroissement du tonnage des navires qui tram-po.tent le charbon, l a-mélioration des appareils de levage des ports et l’augmentation de leur puissance sont des facteurs d’une grande importance, pour l’Angleterre qui, eu dehors de l'immense clientèle qu'il lui faut satisfaire, doit alimenter sa flotte militaire, éparpillée sur toutes les mers du globe.Il est maintenant établi qu'il y a une grande économie à faire le transport des charbons sur de grands vapeurs : aussi avons-nou.-vu successivement les cargo-bouts de 2,000 tonneaux remplacés pat des steamers de -1,000 tonneaux, puis de 5,000 tonneaux, qui ne tardent pas à être concurrencés partout par des charb nniers de 8,000 à 10,000 tonneaux.A navires marchands gigantesques, il faut des grues tilanes-ques.Les appareils de levage voient s'accroître leur puissance en raison directe de l’importance du tonnage des nouveaux bateaux.Le charbonnier de 8,000 tonnes ne peut attendre longtemps dans les ports.Il demande à être chargé et déchargé rapidement : il faut que les quantités considérables de charbon qu'on met dans ses flancs,y soient introduites en l’espace de quelques jouis et que, le voyage accompli, elles soient extraites aussi vite que possible.Les ports expéditeurs anglais emploient, pour 1 embarquement de la houille et des minerais, des appareils immenses, des grues géantes.Ces puissants appareils de levage obéissent avec une docilité remarquable à la main de l'homme : un simple geste du mécanicien— manoeuvre de levier ou pression sur un bouton—suffit pour que cernasses énormes et pes m tes se mettent en marche, qu elles soulèvent un wagon entier de 10,15 ou 20,000 kilogrammes de charbon, et qu’elles l’enlèvent comme un panier de pommes ou d’oran-g°s.La partie supérieure pivote sur place et le wagon, suspendu au bout de chaînes aux forts maillons, vient déverser tout son contenu dans la cale du vapeur.Cette opération a duré moins de temps qu'il n’en faut pour la décrire.Une matinée a suffi pour enfouir, sans le moindre effort apparent, un train tout ent er de chargun de terre ou de minerais heures de 8,Ho P.M.A 11.30 P.M., et trains additionnels A S.OO C.11, 0.41, 8.11, 10.25 A,31., 12.20 ut 4.50 P.M.LE DIMANCHE - '!u (ioébee pour les Chutes Montmorency 10.tsi A.M.Toutes les 30 minutes de j;00 Vî, ".-oo I' M, Toutes les heures du 8.00 1.31.A 11.00 P.M.et trains additionnels de 1.15 6.45, a.la et 7.30 P.M.Départ des Chutes Montmoreney pour Québec, 0.41.11.11, 11.41, A.M.12.41 P.M., et toutes les 30 minutes, de l.tlu P.M.a 7.3U P.M.Toutes les Entre r^uébcc et Ste-Anne de Beaupré LA SEMAINE Départ de Québec pour Ste-Anne de Beaupré (.30.il.45, A.31., 1.45.4,15, 5.15 et 0.15 P.M.Départ du Stu-Anuu de Beaupré pour Québec 6.30, 0.00 (.30, V.15, 11.45 A.31., et 4.15 P.31.LE DIMANCHE Départ du Québec pour Ste-Anne de lleautire 7.00, 7.45, 10.00 A.31., 1.45, 5.45, 0.15 et 7.30 P.M.Départ du Sic Anne du Beaupré pour Québec Jj-W.10.30, 11.00 A.M., 12.00.(midi) 1,45, 4.15 et y.«iu i.¦ Entre Québec et St-Joachlm JOURS DE SEMAINE Départ dé Québec pour St-Joachlm 0.45, A.M 1.4a ut a.la P.31.Départ du St-Joachlm pour Québec, 7.15, 11.30 A.31.et 4.00 P.31.LE DIMANCHE Départ de Québec pour ot-Juaeiiim 1.45 P.M.Depart du ot-Joueluiu pour Québec l.uo p 31 a NUl'E—Un char électrique lait ruceordeuio t A la Jonction Muslaï avec tous les trains, pour les passagers allant ou revenant du Sanatorium Mastai.Asi e, etc., 5cts.aller et retour.Express pour petite paquets, boites, viandes, etc., sur loua lus trains.Prix 5e et plus, suivant le poids.Pour Information, s'adresser au Surintendant A.EVEKELL, EDW.A.EVANS Surintendant.Gérant Général il 0^ SBE^HEasefflB 38ESf!Ff5KT3Cv?T ft Phone: 934 icres d excel I entes terres à bl é c20mRE Il g Si vous voulez vendre rapide-,q ment votre maison, ou en auhe-| 51 ter une, adressez-vous à moi.• ARGENT A PRETER • Vous n’avez qu’à m’apporterj îles sûretés de première classe| sur propriétés immobilières et, ]< vous prêterai l’argentI dont vous avez besoin.Si voue avez de l’argent à prêter, je suis en position de le pla-1 cer avantageusement pour vous., -, ( Seulemefiî d'un des plus beaux ports de merde l’Amérique llll pays p0Uq [fç Industries detoutes sortes i iV.X ^ j?E8HJ de Pouvoirs D’EAU JjEAX' 0,!MATetQMMUNICATIONS|CILES PCVR RDiSrîCNpMfNTSl S'AORpî LSn RENE DUPONT, (" A-.FifT r* *r.» ci«V6 CJUU.X Of FF1 Cl OVlbCC lî T-J LAC 4*.JÎW», flue 6L AndiC QUCDCC,CANADA AIRHARDY, COURTIER D'IMMEUBLES ET ADMINISTRATEUR DE SUCCESSIONS _ Edifice Banque d’Hochelaga, Rue St-Pierro, QUEBEC.35 z/z f Feuilleton littéraire de la Vigie JOURNAL ZDTT- Marquis de Montcalm Durant ses campagnes en Canada] de 1756 à 1759 No.20 Du 30 novembre 175G.L'audience qui a voit été accordée aux Cinq-alions pour le 29, ne s’est tenue que le 30.L’ora-ur après avoir réitéré les compliments accoutumés renouvelé les demandes de leur besoin, a insinué licitement, en parlant des causes du retard de leur ivagc, qu’ils n’avoient compté ne rester ici que latrc jours, qui pourroient bien devenir quatre ois, mais qu’heureusement ils étoic-nt chez un bon ne qui ne les laisse roi t pas manquer; qu’ils étoient t'èts à parler des bonnes allai r es, si leur père le îgeoil à propos, ou d’attendre l’arrivée de leurs 'ères les Tsonnonthouans et les Onéyouts.Ils ont ipporté, suivant l’usage, le collier d’invitation ¦mis par M.le général aux ambassadeurs venus cet é.Pour se relever, ils ont dit qu’ils parloient au om de huit nations.Ils ont expliqué la parole du immandant de Cataracoui, qui était que des sauva-es a ilidés aux Anglois, pour les détourner, leur voient appris que les Anglois en avoient tué un du mill-Saint-Louis qui nous étoit afhdc et fait pri-innicr un Goyogouin, et que les Anglois assuroient " ils alloicnt faire un accord avec la France pour élruirc et frapper sur tous les sauvages.Que cette ouvcllc ne les a voit pas arrêtés et que le comman-ant de Cataracoui leur avait donné des branches our les rassurer.L’orateur a ajouté avec assez de crié que peut-être dans le temps qu’ils étoient ici, mrs femmes et leurs enfants étoient exposés au resenti ment de l’Anglois ; que le colonel Johnson ne leur parloit plus avec des paroles douces, mais bien menaçantes, depuis qu’il voyoit leur peu de disposition à l’égard de l’Anglois; mais qu’en tout cas ils sauroient se venger, se défendre, mourir, s’il fal-loit, et que la poussière qu’ils éleveroient en combat- ! tant en iroit jusqu’aux cieux.Ils ont parlé des soins ! qu’ils apportent pour contenir leurs jeunes gens ; ; ils se sont applaudis de la sagesse avec laquelle ils ' ont vécu jusqu’à présent ; ils ont prié leur père de ne leur donner le matin que du vin, afin de leur conserver la raison toute la journée, mais le soir de leur donner du lait de son teton gauche, parce qu’étant plus près de son cœur, il pourrait ne leur porter il la tête que des idées agréables avec lesquelles ils s’endormiraient paisiblement.M.le marquis de Vaudreuil, après avoir reconnu le collier d’invitation pour être le sien et les avoir remerciés d’être venus, a répondu en commençant par leur faire présenter six branches de porcelaine, cérémonie accoutumée pour essuyer leurs larmes, leur déboucher le gosier et leur ouvrir les oreilles.Il leur a accordé leurs besoins ; il leur a dit qu’ils avoient trop d’esprit pour n’avoir pas reconnu l’artifice des Anglois, accoutumés à les tromper ; que l’Anglois les craignoit trop pour oser les frapper ; qu’il n’y a que le faible qui menace; que le puissant frappe sans menacer ; qu’en tout cas, si les Anglois les attaquoient, le général qui a rasé Chouaguen saurait les défendre.Et alors on a présenté aux nations le général qui étoit à côté de M.le marquis de Vaudreuil, M.le marquis de Vaudreuil leur a parlé du bon procédé de ce général pour les sauvages des Cinq-Nations, qui, lors du siège, avoient été trouvés porteurs des lettres des ennemis, en les renvoyant avec générosité, exemple qui n’eût pas été imité de l’Anglois.Il leur a parlé aussi des forts détruits par l’Anglois et de la bonne réception faite par le général de Chouaguen à ceux des Cinq-Nations qui étoient venus le voir, encore qu’ils n’eussent point de part au succès de cette entreprise.L’orateur s’est alors levé et a dit: “Mon père, “ nous avons appris les premiers aux Anglois que “ défunt Chouaguen n’existoit plus ; ils venoient ‘ avec leur armée.Nous leur avons si fort dit que “ les guerriers étoient aussi nombreux que les feuil-“ les de sarbres, que rien ne pouvoit leur résister ; •• et ils ont vu si peu de disposition en nous, qu’ils " ont détruit leur fort d’entrepôt, n’en ayant plus besoin.Ainsi, mon père, nous avons eu au moins “ de prendre des forts qui n'auraient pas résiste.L’orateur termina la séance en présentant six branches de porcelaine qu’ils mesurèrent de même i grandeur, et en disant : “Mon père, nous te remer-“ cions d’avoir essuyé nos larmes, etc.Quoique le j “ maître de la vie t’ait favorisé et que tu aies perdu j “ peu de guerriers, le moindre d’entre eux t’est cher, | “et tu ne peux qu’en être afflige.Aussi nous te j “ présentons ces branches pour essuyer tes larmes, “ te déboucher le gosier pour que tu puisses nous “ parler et t’ouvrir les oreilles pour que tu puisses “ entendre tes enfants, qui comptent que tu les traitc-“ ras comme défunt ton père dont ils te rapportent “ les colliers pour mieux lier les paroles Un Européen sera bien surpris de voir que des colliers et des branches de porcelaine soient le mobile i de toutes les actions chez les sauvages.Un philosophe trouvera que tous les hommes sont les mêmes, lorsqu’il saura que ces branches et ces colliers de porcelaine sont des diamants et des bijoux dont se se parent les sauvages et leurs femmes, et qu'ils ont une valeur intrinsèque, avec laquelle le sauvage trouve à acheter tous les besoins qu’ils ne connois-soient pas, et auxquels notre commerce les a malheureusement accoutumés.Cette porcelaine dont on parle tant, sont des petits grains qui ressemblent à ceux de Ne vers, mais qui sont plus beaux et ont plus de consistance.Cela val oit autrefois trente livres le millier, et quarante livres aujourd’hui, à cause de la guerre.On la tire d’Angleterre.Tous les colliers et branches que les sauvages présentent au général ou à ceux qui commandent dans les armées ou dans les postes sous ses ordres, lui appartiennent ; il les vend au Roi, et depuis M.de la Jonquière, le prix a été réglé à soixante-dix livres le millier que le Roi paye au général.Cet objet en temps de guerre lui vaut de six à huit mille livres.Quand l’orateur a dit qu’il parloit au nom de huit nations, ça été une exagération pour faute montre des forces des Cinq-Nations, ils comptent les Tsonuonlhouans pour deux à cause qu’ils ont formé un second village, les Tuscarorins qu’ils ont adoptés et les Cheroquis qu’ils ont vaincus.Au reste l’amour que les peuples sauvages ont de mener une vie errante, rend difficile de déterminer leur position ; car souvent une fantaisie, l’envie de se rapprocher d’un autre peuple, l'épuisement des terres où ils sèment sans fumer, l’épuisement d’un canton où ils auront détruit la chasse, leur inconstance, toutes ces raisons leur font abandonner avec facilité nn village pour s'aller établir à cent lieues et plus encore.Du ter décembre 1756.Le Roi trouvant que la régie de ses vivres lui coûtoit cher, a jugé à propos d’établir qu’elle se ferait par entreprise.Il a été passé un traité au sieur Cadet et compagnie pour que ce munitionnaire général fournisse tant aux troupes de terre que dé la colonie, Canadiens et sauvages employés à la guerre, les rations en pain, bœuf, lard, pois, vin et eau-de-vie.Ce traité doit avoir son exécution à commencer du T'janvier 1757 pour ce qui sera en garnison ou quartiers des trois villes, Québec, Montréal, Trois-Rivières, ou dans les côtes, eu à commencer du premier juillet pour les troupes qui seront campées ou dans le.; forts, depuis celui de Carillon jusqu’au fort Duquesne, et dans l’Acadie, si le cas y échéoit.C’est la première fois qu'il y a une pareille manutention en Canada.Du 3 décembre 1756.On a eu nouvelle par le retour de l’abbé Piquet, envoyé à Chouaguen par ordre de M.le marquis de Vaudreuil, que les forts que les Anglois avoient pour servir d'entrepôts sur la rivière de Chouaguen avoient été brûlés, et la rivière barrée et embarrassée.Du 4 décembre 1756.Il est encore arrivé des sauvages des Cinq-Nations, qui sont actuellement au nombre de cent-quatre-vingts.Cette ambassade coûtera fort cher au Roi ; mais ce sont des dépenses inévitables et nécessaires.On a eu des nouvelles de Niagara du 29.M.Pouchot, commandant, écrit qu’il lui arrive beaucoup de sauvages des pays d"En-Haut, qui paraissent affectionnés, entre autres les Loups ; qu’il a tenu un grand conseil avec eux et les Cinq-Nations, dans lequel ceux-ci lui ont dit que l’Anglois a voit envoyé un officier appelé Butler, pour lever des guerriers chez eux, mais qu’ils avoient envoyé des chefs à Orange rapporter la hache à leur frère.L’Anglois qui ne cherche qu’à les tromper dans le temps qu’ils en ont à Montréal, pour écouter la parole de leur père qui ne leur parle jamais que des bonnes affaires.Du 5 décembre 1756.Le piquet du régiment de la Sarre qui de voit revenir de Frontenac, est enfin arrivé à la Pointe-Claire.On en étoit inquiet à cause des glaces.Le dernier convoi de bateau a été vingt-six jours pour aller à la Présentation.Le dernier convoi qui a été à Carillon est revenu heureusement, et l’on a été obligé de loisser les bateaux à une lieue de Saint-Jean.On attend toujours à l’extrémité, et on charge les bateaux dans barrière-saison.(A suivre) LA VIGIE Samedi, 10 janvier 1008.La mesure est comble Nous voici à l'époque dos renouvellements de biil.11 f.iut entendre gémir les pauvres locataires, et geindre les propriétaires eux-mêmes.Nous pourrions bien dire à bon nombre d’entre eux : Tu Vas voulu, Georges Band in ! Tu as voulu tâter de la réforme ; eh bien, goûtes-en!.La Viffic, Dieu merci, n’a pas de reproches à se faire ; elle avait assez prévenu le public, assez protesté contre cette sotte idée de mettre à la porte la plus honnête et la plus habile administration municipale qu’eut jamais eue Québec,celle de Thon.S.N.Parent, pour se livrer à des charlatans.Mais le mal est fait ; il est trop tard pour se lamenter.Le point est de s on tirer le mieux possi hic.Depuis deux ans, les loyers montent hors de toute proper lion.Quand le locataire se ré cric, le propriétaire n’a qu exhiber le compte qu'il a payé la Corporation pour taxes foneiè rcs.Le taux n'a pas augmen té ; il est toujours de 17Y> pour cent sur la rente.Seulement, base de l'évaluation a été modi fiée.Les assesseurs municipaux acceptaient autrefois la valeur locative attestée par le bail ; mais ce qu'on ignore trop générale ment, c’est qu’on a glissé dans le amendements à la charte civique en 190(1 le perfide paragraphe que voici, le fameux article 32 : “32.En sus du mode actuelle ment autorisé pour l'imposition des immeubles de la dite cité, conseil municipal de la dite cité est autorisé à faire un règlement pour décréter et ordonner que 1 cotisation des dits immeuble pourra être basée selon un percen tage de leur valeur réelle, nu lieu île loir valoir locative.” Statut de Québec, 7 Ed.VII.ch.02.C’est ainsi qu’une habitation de valeur moyenne,qui payait 8G0 de taxe foncière il y a trois ans est aujourd'hui taxée à 890.soit 50 p.c.de plus.Le propriétaire s’est donc vu forcé d’élever le prix locatif de 25 p.c., comme le locataire paie la moitié des taxes Nous n’exagérons rien en disant que les loyers ont monté en moy enne d’un bon 20 p.c.La taxe foncière est toujours 17]/, p.c.mais 17% p.c.sur une valeur majorée.Ajoutez à ce la 12% p.c.de taxe d'eau, G p c.de taxe scolaire et autres ac ccssoires, on calcule que la pro priété est cette année obérée de 38 p.c.de son revenu brut.L’impôt a atteint le point prohibitif.L: construction est pratiquement pa ralysée: quel avantage y a-t-il en effet à bâtir des maisons quant près de la moitié de la rente est saisie d’avance par la municipalité?Enserrée entre le St-Lau-rclit et la rivière Sl-Charles au sud, au nord et à l’est, bloquée du côté de l’ouest par l’inaction delà Compagnie du tramway qui ne cherche pas à s’étendre de ce côté, la ville est congestionnée et pressurée jusqu’à étouffement écrasée sous le poids des taxes et des taux d’assurance.Cette situation ne saurait durer bien longtemps; elle est arrivée au point critique et périlleux.En 189G, feu Charles Baillair-gé, l'ingénieur de la cité, écrivait ce qui suit dans le rapport an miel : “INJUSTICE CRIANTE '“11 reste quelque 12 millions de pieds ou près d'un tiers de lu superficie bâtie dont lu ville ne relire aucun revenu.“Cette superficie ne payant aucunes taxes, n’aidant en rien à la caisse municipale, est occupée par les propriétés, bâtisses, etc., des gouvernements impérial, fédéral, local et des institutions religieuses et autres qui jouissent ainsi illégalement, illégitimement, de tous les privilèges civiques ; chaussées et trottoirs, éclairage, police, protection contre le feu, etc., aux dépens des deux-autres tiers des citoyens de la ville ; état de choses disgracieux et intolérable ; et, en face de tout ceci, plusieurs de ces institutions non payantes enlèvent l’ouvrage à des centaines de nos contribuables en exerçant elles-mêmes diverses industries, telles que buanderie, savonnerie, impression et reliure, confection de boîtes en carton par milliers ; et à nos artistes mêmes en peignant les tableaux pour les églises, etc., en faisant et fournissant les décorations florales pour bals et soirées, bannières pour processions natio- twwwiimimw miles et autres, réceptions et fêtes publiques de toutes sortes.” Dans le temps, ce cri d’alarme n’eut pas d’écho,parce que tes choses allaient bien, l’administration était industrieuse et faisait de grandes améliorations.Mais aujourd’hui, c’est bien différent; rien ne se fait et le peuple paie beaucoup plus qu’alors.Les contribuables actuels ne suffisent plus à la tâche.Il faut absolument que d’autres viennent les aider à payer, partager le fardeau des taxes ; en d’autres termes, il faut augmenter la population contribuable.Nous savons que c’est une question délicate et difficile ; mais dans les cas de nécessité, de force majeure, l’intérêt de la chose publique commande des sacrifices aux , ’s nul ne devrait se soustraire.Croit-on sérieusement que la ville de Québec puisse aller bien loin comme cela, et qu’on puisse continuer indéfiniment A manger le revenu yles deux tiers de la propriété, tandis que l’autre tiers ne paie pas un sou de taxe foncière ?On fait sonner haut les services moraux rendus à la société par les institutions exemptes de taxes ; mais il ne manque pas de particuliers qui en rendent aussi, et qui pardessus le marché sont obligés d’aller tous les ans porter leur contribution à la maison de ville.Encore une fois, la situation est devenue assez critique pour que cette question des exemptions de taxes soit remise dans la balance.Le club libéral de Charlesbourg L’inauguration officielle de ce cl ni) a eu lieu mercredi soir, le anvier 1909, sous la présiden- 13 ce de M.Joseph Paradis.L’assistance était nombreuse et très enthousiaste.Les règlements, rédigés avec beaucoup de soin, ont été lus clause par clause, et ont donné lieu aux plus sympathiques commentaires de la part «les orateurs spécialement invités pour la circonstance : MM.Joseph P.Turcotte et Cyrille F.Deluge, députés du comté de Québec : M.Louis Détourne m, d pâté de Quéhec-Est : M.L./.J011-ca s, l'un des fondateurs du club et conseiller municipal de Beau-port ; M.P.J.A.Alarie.secrétaire du club Mercier, de Québec.L’opinion généralement émise est que l'initiative des libéraux de Charlesbourg est de nature à favoriser 1 étude des questions sociales et politiques, à grouper les forces du parti et à préparer le succès des élections futures, au moyen de conférences, de journaux et brochures, d’une surveillance constante des listes électorales, etc.L’assemblée ouverte à S.30 h.s’est prolongée jusque vers 11 h.Nous félicitons cordialement les électeurs libéraux de Charlesbourg et nous leur souhaitons toute la prospérité qu’ils méritent.ECONOMIE A L’ENVERS La Commission des champs de bataille demande des soumissions dans tous les journaux, à l’exception de la Vigie naturellement, pour la démolition de la propriété Cauchon, à l’ouest du mu nu meut des Braves.C’est-à-dire que le coût des annonces, etc., va presque doubler la dépense à faire pour démolir immeuble et niveler le terrain.A propos de théâtre Une pièce du Victorien Surdon jouée à le Salle l.oyoln, sous 1rs auspices des IîR.PP.Jésuites ! Que va en dire la l'évité, qui excommuniait l’autre jour le grand dramaturge français sous le prétexte que de son vivant il croyait au spiritisme ?Nous ne disons pas cela pour reprocher aux révérends Pères de laisser jouer chez eux l’une des meilleures comédies de Surdon, mais simplement pour mettre en relief l’extravagance des extrémistes.In medio vint virtue.N’est-il pas vrai qu’il n’y a jamais eu plus d’établissements décorés du nom de théâtre qu’en ces dernières années?Dans notre bonne ville de Québec, où naguère il n’y avait pas une seule salle digne de ce nom, les théâtres—ou du moins ce qu’on appelle ainsi—poussent à vue d’ivil dans toutes les grandes rues, dans tous les quartiers jusqu’à se nuire ; et la concurrence qu’ils se font produit justement l’effet contraire de ce que voulaient les réformateurs.Les cinématographes pour amuser les enfants sont devenus une peste.Ce sont des souricières où les lois de sécurité publique sont outrageusement violées, des pièges gros-n ers aussi où l’enfance va de bonne ht lire contracter le goût des spectacles jusque-là réservés aux gens assez vieux pour se conduire.Quoi qu’on fasse ou qu'on dise, on ne difformera jamais la nature.Le goût de Part, de la fiction, du la belle élocution, de la comédie, de 1 opéra joués par des artistes ayant fait des études sérieuses ne sera jamais oblitéré chez un public intelligent, ni satisfait par des spectacles historiques ou par des singeries d’amateurs.On peut réussir à le dépraver pour un temps peut-être, mais l’art immortel finira toujours par reprendre ses droits.Les chefs-d'œuvre de la langue, comme celui où vont s'essayer les jeunes amateurs de Loyola, ne saurait périr, pas même sous la main des mut dateurs ou de barbares interprètes.Chacun son métier, chaque chose à sa place.Aux comédiens de pro- j fession, aux tragédiens consommés dans l’art de bien dire, aux artistes avec de plus grands applaudi s.-menls encore.Les exécutions ont duré neuf minutes.Follet et ses compagnons a-vaient été condamnés à mort pour un série do crimes atroces qui eurent lieu, il y a quelque temps, en France.Ces misérables ne se contentaient pas de tuer cl de voler, mais ils torturaient en outre misérablement leurs victimes.Ces exécutions sont les premières qui aient eu lieu depuis un certain nombre d'années.La peine de mort ne fut cependant jamais légalement abolie, mais elle l'était cependant en pratique, car toutes les sentences de mort étaient commuées en travaux forcés à perpétuité depuis que M.Fa 1 liéres était pré-ident de la République.Il y a deux années environ, une rude campagne fut menée pour le maintien de la peine de mort, à la suite du nombre grandissant de crimes commis en France.Finalement, la campagne pour le rétablissement fut tellement grande, que les jurys même émirent des voeux pour que la peine tre meut triers aujourd'hui à l'é-de mort ne fût pas pratiquement par l'opinion publique, en juin dernier, abandonna son plan au sujet de cette abolition, et le parlement prit alors les mesures nécessaires ]t mr faire exécuter les sentences de mort.Cependant, jusqu’ici, ce qui a-vait empêché l'exécution des condamnés était l'opinion de M.Faille: es, adversaire de 11 peine de mort, qui ne voulait, pas ratifier par sa signature les décisions des jurés.Le président céda enfin au mouvement de l’opinion publique.et tout en le faisant, l'annota par la remarque suivante : “Si les Français désirent du sang, ils en auront ” et approuva de sa signature la décision de la Cour d’assises qui amenaient les qua-abolie.Le gouvernement, poussé cli.it fa ud.Dix-huit autres condamnés attendent le même so:t dans différentes prisons de France.TliLH'HONfc 1691 Une visite est -—y.** Mû Magasin de Fourrures bender M, rue Stc-Aimc 11 Nous avons un assortiment -complet de Manteaux en Caraculc moiré Astracnn, mouton de Perso, etc.Aussi un grand nombre de Manteaux en Seal Electric de premier choix que nous vendons de §2;>.00 a 830.00.Pour hommes nous avons un grand choix de capots de chat sauvage et de pardessus doublés en fourrures, ainsi que casques en vison, seal, loutre, et mouton de perse, en même temps que la ligne la plus complète de gants pour hommes.Nous envoyons gratis un de nos catalogues sui demande ainsi que liste de prix si désiré.Fred.H.BENDER XJ 13 1$ 13 C Sollicitée TELEPHONE 2537 Pour les Dames VX GRAVE PliOIiLKME II m’a semble difficile, peut-être j même téméraire, de la sphère servi- ! ne où notre sexe se comptait, de | chercher à solutionner le problème ; du suffrage féminin, que vous avez souvent soumis à vos lectrices.Tou- T.é e e e e e e f 44 e 44 e e 44 e 44 44 44 Arthur Paquet qui savent chanter, les tréteaux, le j tefois, il est un aspect de cette épi-feu de la rampe ; aux autres les fau- ' lieuse question assurément point à | tends d’orchestre ou de balcon, à ; négliger, bien que dans l'occurrence i ceux-ci d’écouter, d’admirer, de res- il ne serait pas dépourvu de char- j sentir, d’analyser, et lorsque le feu mes, mais qui le plus souvent serait j sacré s’est réveillé chez eux, de l’occasion de “casus belli” plus I s’armer du fouet de la critique pour difficiles à réprimer que ces indis- stimuler le progrès de l’art.Ainsi ; frétions de l’empereur d’Allemagne, doivent se passer les choses dans ! et tiendrait en continuel éveil la une société bien ordonnée.j diplomatie de nos chanceliers diplo- | mntiijues.Une fois l’immixtion des femmes admise dans la politique, il faudra logiquement en accepter toutes les conséquences.Mais quelle en serait i bien la raison?Serait-ce pour as.su-Si quelque chose peut dégoûter ,er le secret du rote que l’on songe à en confier le soin à notre sexe, pourtant si calomnié sur sa discré- SPECIALITES Joncs, Bagues, Chaînes, Loquets, Gravures, Argenteries, Dorure, ETC., ETC., ETC.MANUFACTURIER DE BIJOUTERIES Le seul magasin reconnu pour avoir un des meilleurs choix de Cadeaux de Noel et du Nouvel An.Assortiment complet de jones, bagues, montres, horloges et bijouteries de toutes sortes.e e ;,r e tr e * 4* * e .f .t Voyez nos s ités.me SS>Joseph LES JOYEUX SPECTACLES DE LA GUILLOTINE ST-ROCH.QUEBEC if» *jiè 4* ?î’* 4"* 4* 4* 4* 4* 4* 4* 4* 4* 4* 4* 4* 4^ 4* 4-* 4* 4* 4* 4* 4* 4* 4-* 4* 4* 4* 4* 4* 4* 4* 4- 4'4 4® X «T.île la peine de mort, c’est bien ce qui vient de se p s.-er en France.Si ce que rapportent les dépêches est exact, on se croirait revenu en place de Grève, en plein moyen-âge.Voici le sinistre récit, d’après le télégraphe : Paris, 11 janvier.—Une foule estimée à 3U,UU
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