La vigie : journal de critique et d'opinion, 23 janvier 1909, samedi 23 janvier 1909
LES CIGARES Dixie et Camille SONT LES FAVORIS DES AMATEURS .The Miller & Lockwell Co.Ltd.fi JOURNAL DE CRITIQUE ET D’OPINION »« le cigare -a» Garcia Moreno A 5 Cts.EST PHÉNOMÉNAL The Miller & Lockwcll Co.Ltd.Voi.3—No.52—Québec, 23 Janvier 1909 Abonnement : $1.00 pur an.1 cent le numéro.Tarif xxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxvxvxxxxxvxv xxxxxxxxxxxxxxxxxxvvxxxxxxxxxvxxvxvxxxxvxxxv Un brillant début 22 janvier Kino.leur, il s'agit de prendre en considération le discours du Trône, et de donner expression au sentiment de cette chambre.Je partage l’opinion de l’honorable Le délmt sur.l’adresse, aujour- (le Charlotte, qui propose d’hui aux Communes, a été ouvert do remercier Hon Excellence de par les deux nouveaux députés de sa courtoisie envers le» C'ominu-('liailotte, N.IL, et du comté de < Québec.Le premier, M.Todd, a disse- i Chronique d’Ottawa 22 janvier 1000.[/élection de rondeur s’est faite très paisiblem- ut.mercredi, le ! 20 janvier 1 OOP.I."honorable CLnrii.s ^.fareil,député ne l'onav.-litlire, orateur sup- i ['leant durant le dernier parle* j nient, a une promotion largement ; méritée en devenant le premier j ‘‘Commoner" d.> le chambre des j députés.Sa nominalimi est universellement be i .ne.C'est l'un îles nôtres, un journaliste militant, qui uni O ;; ,;n I,' Il g élevé par son talent, son aménité de ea- j ractiue et sa droit nie.La Chambre s'est réunie de ! nouveau à 3 h.jjeadl, Je 21, et a ! etc mandée pai Son Excellence à la ( liambre du Sénat, pour y en- i tendre la lecture : î.scours du ! trône, i se fa» dirlicilement une id",- ,b la grandeur de cette j cérénio.'ic affu ivlV*.ne votre cti: ,n»qiieur r-’u n, le lamps ni le 1 "'! "il de décrire 'ou-iar il le faudrait:, (M’il su dix- de dire que, j l'"ii tic .’il, -.lier en splendeur, I i ou ver', u r • "llicli il,- du parlement 1 du Can da a : té, cette année,plus j éblntii'.-anie .¦ i plus il.pression-nanti que jan.us.Les membres des t.!ommunes cnmmenec'.t 1 ratei • '«or.Ils ont deja de l'esprit do corps et se traitent en camarades.Ceux du dc-liors qui disent que nas législateurs ne travaille:»', point n’ont pas vu l’activité de ta députai ion actuelle, surtout d :» nouveaux venus, dont le /.' le cri un exemple et une in vit.i ion pour les aînés, lout in 1 p .' i,, :> d’afl’ai- : '-s,qui ne se piv! u-geia | viit-ôtre pa*' très tard, mais qui promet de ouirnir une e-» eth nie législation.• 'da, sans .mule, dépend do circonstances encore inconnues ; cependant, si | i,,, iiput emnpte des • ¦sp-isiticiis apparentes des repreal .’ils de ;dv.tout se fera • ' meiL'uji d" l’inlmôi public.oini' t,cadrons nos lecteurs au '¦'iiranl i(e c> (]vs foules accourues (le nient actuel.(Applaudisse- |,,s parties du pays et de monts)., ,,i , , ! l’étranger pour saluer l’immortel C’est ainsi que le coin'1' 1 1,11 " 1 fondateur de la nation canadien- lotte, baigné par 1 A,'antique et , (Vjfs traversé par cette .,ns'V,nq i‘,.1:‘ Son Excellence fut.nous le sa- viÎTO Slcv( nnx e ou .!*,ml * vous, dans la limite constitution faisait son premier essai de colonisation dans le pays, et le glorieux comté de ()uebe- .Ibealre de nos légend «ires champs de bataille et où se conservent les plus pures traditions de la provimo française du Dominion, ont mus deux affirmé leur confiance dans la politique libérale et progressive qui inspire mis hommes d I'.-taf depuis plus de douze ans.Le sentiment populaire ainsi manifesté dans nos campagnes, sans distinction de lieux, de croyances ou d’origines, est un sur indice le gouvernement travaille quo i» r .» .i \ dans l’intérêt du pays.{Api»l.) Aujourd’hui, monsieur 1 Ura- •ellence vous, dans la limite j mdle.l’âme inspiratrice et diri-! geanle de cette fête nationale.11 | me semble que nous devons nous i en souvenir et lui en être recon-i naissants, et celte partie du discours du Trône mérite toute notre approbation.La seconde partie se rapporte aux mesures proposées à notre élude.de ne veux pas les énumérer en détail, il se dégage de l'ensemble, cette impression, que l’action diplomatique de notre gouvernement s aflirme de plus en plus.Ce fut do la diplomatie, et de la plus liante diplomatie, que celte célébration du Tricentenaire qui fit en quelque sorte osciller pour un moment l’axe de l’Empire Britannique, et qui donna l’illusion que la véritable entente cordiale entre deux grands peuples se scellait définitivement sur les champs de bataille témoins de leur héroïsme et de leur gloire.Ce fut également de la diplomatie que de négocier, par l'entremise de nos ministres, ce traité de commerce avec la France, qui sera avant longtemps, espérons-le, un fait aec \ ’i.Ce fut encore de la diplomatie que cette mission extraordinaire de pacification auprès du gouvernement de Tokio, mission qui a si bien mis en relief les qualités supérieures de l’un des plus jeunes et des plus brillants membres de l’administration actuelle.Ce fut de la diplomatie (pii déterminait la participation officiel le du gouvernement canadien à rétablissement permanent, à Home même, de l’Institut International d’agriculture, où l’un de nos ministres, représentant de la classe agricole, fut élu à l’une des plus hautes charges dans le conseil de direction.Il se prépare encore des actes de diplomatie pour la solution des grands problèmes de droit international, relativement à nos relations d’affaires avec les Etats-Unis, avec la Chine, avec 1"Allemagne, avec l’Australie, avec les Indes-Oeci-dentalcs, etc.Il semble que, sous la présente administration, le Canada, tant par sa position géographique que par son prodigieux développement, soit en train de devenir un facteur important dans la grande politique mondiale.Assurément, ce n’est pas à nous membres de la Chambre des Communes et représentants du peuple, de nous plaindre d’un état de choses qui rend notre pays plus renommé et plus prospère.Nous en devons féliciter Son Excellence et son gouvernement.Nous devons faire plus, car notre mandat nous crée (1er.obligations, entr’autres, celle de donner la forme et l'autorité législative aux mesures du gouvernement, et de mettre à la disposition de l’Exécutif les moyens nécessaires à leur réalisation.Los élections générales ont démontré que le peuple a confiance dans l’administration.Nous sommes ici, mandataires du peuple, pour donner effet à sa volonté.(Applaudissements.) Le programme qui nous est soumis ne comporte rien qui ne soit une continuation et une confirmation de la politique suivie par l’administration depuis 1S9G.Le gouvernement se préoccupe toujours de plus en plus d’augmenter et d étendre le réseau de nos voies ferrées.Il procède avec économie et prudence,mais avec une grande largeur de vues, à l'exécution des travaux publies considérés d'intérêt général pour le pays.J’ai compris que les luxuriantes grèves du comté que j’ai l’honneur de représenter, seront parmi celles qui commanderont ’’attention de cette chambre.Quant à l’œuvre gigantesque du Transcontinental National, nous apprenons avec joie qu’elle est à se parachever.Les travaux y sont poussés avec une dévorante activité.Toute la ligne est maintenant sous-contrats, et nous nous sommes laissé dire qu’à la prochaine moisson les blés de 1'Alberta pourront être transportés par la nouvelle voie, d'Edmonton à Winnipeg, pour rejoindre la région des Grands Lacs.C’est l’union plus intime des provinces, c’est la richesse pour le pays entier, en attendant que ce soit le plus court trajet entre les deux océans et la voie la plus directe de communications entre les pays de 1' Europe et ceux de l'Extrême-Orient, selon l’espoir que caressaient déjà le découvreur de l’Amérique et le fondateur de Québec.(Appl.) Je me souviens qu’il y a vingt ans, en ISS!), à l’exposition universelle de Paris, je visitais l’édifice où se trouvait ce globe immense qui représentait notre planète au milionième.A mon tour j’y découvrais l’Amérique, et dans l’Amérique le Canada, et dans le Canadi, la Province de Québec.Mais quand, dans notre province.je cherchais Québec, je ne pouvais le découvrir qu’après de longs efforts, dissimulé sous un cordon d'or qui encerclait le Canada tout entier et qui, d'après les inscriptions murales, représentait la route idéale, 11 plus courte entre l'Europe et l’Asie.Je n’ai pas besoin de vous dire,AI.l'Orateur, que le coeur du Canadien, perdu dans Paris, battait bien fort en ce moment et qu’il faisait un grand rêve, qui bientôt sera ht réalité.Ce fut aussi le rêve politique de l’homme d Ella 1 qui guide aujourd’hui les destinées de la nation canadienne et que nous avons l’honneur de posséder comme leader de cette chambre.Grâce à lui et à son gouvernement, le ruban d’acier aura bientôt remplacé le ruban d’or, et la douloureuse c itaslro-pho du pont, de Québec ne sera qu’un retard, sans solution do continuité.Nous avons sur cc point l’action énergique du gouvernement et la promesse solennelle faite, au nom de son parti, par l'honorable chef de l’Opposition,au soir même de celte inénarrable calamité.“Il faut,disait-il,(pic le pont de Québec soit reconstruit, et il le sera’’.C’était un hommage, involontaire peut-être, mais bien sincère,rendu à la grande politique libérale ; c’était aussi le voeu d’un véritable patriote.(Appl.) Tout cela, le résultat des élections générales, votre élection par acclamation à lu présidence de cette chambre.M.1 Orateur, l’attitude conciliante de l’honorable chef de la loyale opposition, tout cela indique que la demande de l’honorable chef du cabinet : Laissez-moi finir mon oeuvre”, après avoir reçu la sanction du peuple,recevra la sanction de ce parlement.(Longs applaudissements).Tout est bien qui finit bien Nous sommes heureux de constater (pic le malentendu dont La Vigie a parlé dans le temps, à l’occasion de l’inauguration de l’Ecole normale de Nicolet, vient d’être expliqué et dissipé il la satisfaction des parties intéressées.La visite que l’bon.M.Devlin, le député du comté, vient de faire aux autorités locales, sur leurs pressantes instances, et la chaude réception qui lui a été faite prouve en effet (pic tout le froid est oublié.Voici comment les dépêches rendent compte de l’aimable incident : Nicolet, 19.—L’lion.Ch.Devlin député de Nicolet à la Législature, ministre de la Colonisation, des Mines et Pêcheries, était de passage en notre ville dimanche.Sa visite tout A fait inattendue a été l’occasion de plusieurs réceptions très cordiales.Accompagné du maire de Nicolet M.John O’Shaughnessey, et de M.Arthur Trahan, avocat de cette ville, il a rendu visite à l’évêché, au séminaire, au couvent de l’Assomption, au collège des Frères des Ecoles Chrétiennes, et à l’Ecole Normale.11 a été reçu à cette demie re institution par Mgr J.S.Brunault, évêque de Nicolet, M.l’abbé E.Brunault, principal de l’Ecole et la supérieure du couvent.Après la visite de l’Ecole par le ministre, une assemblée eut lieu dans la grande salle de réception où toutes les élèves étaient réunies ainsi que toutes les élèves du couvent.Il y eut chant, musique, etc.; le principal, M.l’abbé dis.Ed.Brunault, lut une adresse au ministre, le priant de faire part à sir Lomer Gouin, à l’hon.M.Roy, et au gouvernement de Québec, de toute la gratitude que les citoyens de Nicolet éprouvaient pour la fondation de cette belle institution.Mgr Brunault a aussi adressé au ministre ses remerciements, et l’a chargé de porter à sir Lomer Gouin et A l’lion.M.Roy, un message de reconnaissance de la part de Nicolet, pour la fondation de l’Ecole Normale.Il a proclamé hautement que c’était au gouvernement de M.Gouin qu’on devait cette Ecole Normale ; et relatant les incidents de sa fondation, il a dit qu’il lui serait impossible d’oublier le gracieux accueil que lui avaient fait le Premier Ministre et ses collègues, lorsque Sa Grandeur et l’hon.M.Devlin sont allés A Québec pour obtenir l’aide du gouvernement pour la construction d’une Ecole Normale.L’hon.M.Devlin, a répondu par un éloquent discours où il exprima tout l’intérêt que le gouvernement Gouin porte A la cause de l’éducation populaire.Le ministre est reparti dans la soirée par 1’Intercolonial.Pas tout d’un côté Les partisans les plus fanatiques de la prétendue réforme l’ont récemment encore admis en plein Conseil-de-Villc.A quoi bon donc bourrer les statuts de lois qui restent lettre morte, serrer l’écrou d’un seul côté ?Si l’on est incapable de faire , , ” , r les lois déjà existantes, A quoi sert-il d’édieter de nouvelles pénalités, des règlements draconiens ?Réussira-t-on davantage ?Qu’il y ait de ces bouges infâmes où, sous toutes sortes de prétextes plus ou moins licites, ou débite des spiritueux, le fait est indéniable.Qui nous dit que le crime abominable récemment découvert A Montréal, où des jeunes enfants e"enivrent en mangeant des bonbons A Peau-de-vie, ne se perpètre pas A Québec aussi ?C’est de ce côté qu’est le mal, non du côté des établissements licenciés, qui sont remarquablement bien tenus dans notre ville.N’est-ce pas se montrer cruel et injuste A l’égard de ces derniers, que de leur réserver toutes les rigueurs de la loi, tandis que c’est en dehors de leurs maisons, dans leur voisinage même et en dépit de leurs constantes protestations, que les abus su commettent impunément.Fermer les magasins et buvettes régulières à certaines heures le soir, c’est par le fait même encourager le commerce illégitime.Si ces établissements restaient ouvert» comme A l’ordinaire, les clients ne songeraient pas A aller se désaltérer ailleurs.Quant aux ivrognes invétérés, l’appel A la conscience seul peut les contenir ; celui qui veut boire se moquera joliment des lois s’il sait où trouver de quoi satisfaire sa passion dans des endroits clandestins, A l’abri de toute surveillance.L’autre jour encore, un brave père de famille racontait ses chagrins A un médecin de nos amis, “Avant la fermeture à 7 heures, disait-il, mes garçons tenaient une vie régulière, s’amusaient avec leurs amis, faisaient la promenade pendant la soirée, s’arrêtant au plus dans une couple de buvettes pour prendre un verre de bière.Depuis que les buvettes sont fermées le samedi soir, ils ont pris un autre chemin, et ma femme et moi sommes au désespoir, car maintenant notre aîné disparait régulièrement tous les samedis, après sa journée faite, et ne rentre que le lundi au logis.” Voilà P histoire, hélas! de bien des familles, grâce aux prétendues réformes qu'on a violemment imposées au public.Nous croyons que le vrai mouvement tempérancier devrait se borner A exiger l’application rigoureuse de la loi des licences telle qu’elle était il y a deux ans, car cette loi est excellente et amplement suffisante pour le but qu’on se propose.Pour notre part, c'est dans cette direction que vont désormais tendre tous nos efforts.serait raisonnable qu’on cherchât à en diminuer les honoraires en choisissant un titulaire à bon marché ; mais loin de là,la ville paie actuellement juste la moitié moins que les particuliers qui s’abonnent chez les vétérinaires.Le Dr Hall, par cette démarche dérogatoire à la profession,se distingue encore une fois.Tandis (pie tous les corps de métiers, les comptables, les hommes de profession et autres travaillent à obtenir des augmentations de gages, salaires et honoraires en proportion de l’augmentation du coût de la vie, M.I fall offre les lumières de sa science au rabais.("est la meilleure réclame ou’il puisse faire autour de son nom, et il a ajouté un nouveau fleuron à sa couronne de bévues.A quand la prochaine ?A la prochaine lune, peut-être?En tous cas, il ne reste qu’une chose à faire : jeter au panier cette demande impudente d’un homme (pii n’a même pas la délicatesse ou le savoir-vivre de cacher son petit jeu.et qui s’affiche ainsi publiquement.Un pauvre gratteur de rues n’aurait pas osé faire semblable démarche.EN CONTRIBUABLE.Remaniements ministériels Les lion.3!31.Allard, Décarie Caron et Pelletier A une séance du cabinet provincial, tenue jeudi,A Québec, les remaniements ministériels suivants ont été arrêtés et sanctionnés par le lieutenant-gouverneur: L’hon.Jules Allard a donné sa démission de ministre de l’agriculture et a été nommé ensuite ministre des Terres et Forêts, en re , ’ cement de l’hon.Adélard Turgeon, démissionnaire.L’hon.Jérémie Décarie, député d' 1 loebelaga, a été nommé ministre de l’Agriculture, en remplacement de l’hon.M.Jules Allard, passé aux Terres et Forêts.L’hon.Jos.Edouard Caron, député de VIslet, a été nommé ministre sans portefeuille.Il est entendu que M.le Dr Pan-taléon Pelletier, député do Sherbrooke, sera le prochain Orateur de l’Assemblée Législative.Les nouveaux ministres ont prêté, jeudi après-midi,le serment d’office.COMMUNICATIONS Nous disions l’autre jour qu’il y a quelque chose de plus pressé que d’embêter les épiciers licenciés et de verrouiller les débits autorisés de liqueurs aux heures oil la société a le plus besoin d'eiuc.Ces derniers mots contiennent, d’après nous, toute la question.La société a besoin des établissements qui lui doivent la permission de faire certains commerces, et dont elle a la surveillance comme substituts aux maisons clandestines cl de débauche qui se dérobent, par toutes les fraudes que la ruse peut imaginer, à sa surveillance.N’est-ce pas une anomalie que la loi, telle qu’on cherche A l’amender, garde toutes ses sévérités pour les licenciés et qu’on semble fermer les yeux sur les agissements des non-licenciés ?C’est cependant ce qui arrive.M.le rédacteur, 11 s’est passé, il y a quelques jours, à l’hôtel-dc-ville un incident unique en son genre, sur lequel on n’a pas semblé attacher beaucoup d’importance.C’est la curieuse lettre du médecin-vétérinaire Ilall, par laquelle il offrait ses services, au rabais, au conseil, comme médecin-vétérianire municipal.La concurrence, M.le rédacteur, a toujours sa place.Mais il est des règles de décence et de respect humain bien placé dont un homme de profession ne saurait se départir sans s’attirer le mépris de ses concitoyens.Que dirait-on d’un médecin (pii offrirait ses services au bureau de santé à un salaire moindre que celui que reçoit le Dr Ca-tellier, ou d’un avocat qui demanderait la position d’avocat de la cité et qui, pour augmenter ses chances de succès, s’offrirait à quelques cents piastres meilleur marché que le titulaire actuel.Ce médecin et cet avocat seraient montrés du doigt et deviendraient la risée publique, et il serait logique de mesurer leurs qualifications en raison du salaire qu’ils demanderaient.La démarche du Dr Hall est en tous points semblable à celles (pie je viens de mentionner.Non-seulement elle est déplacée, de mauvais goût, mais elle n’a même pas sa raison d’être.Si la position de médecin-vétérinaire municipal était une grosso sinécure, il Le conservatoire Lassalle Nous nous plaisons à signaler la prochaine venue à Québec du conservatoire Lassalle, de Montréal.Comme le savent nos lecteurs, le conservatoire est :X la fois une œuvre artistique et nationale.M.Eugène Lassalle, son fondateur, venu de France il y a quelques années, remarqua le goût inné des Canadiens-Français pour l’art dramatique et l’éloquence.D'où l’idée de fonder cette école d’élocution, gratuite, aux débuts modestes, il est vrai, mais qui a pris une extraordinaire extension —M.Lassalle enseigne à plus de 300 élèves—grâce à la subvention annuelle accordée par le gouvernement provincial.M.Lassalle amènera une centaine d’interprètes.A part “Athalie", en matinée et soirée, le 30 janvier, une piécette: “ Madame reçoit ”, sera servie comme dessert, jouée par les “toutes petites” du conservatoire.Rien que cela constitue un régal sans pareil et un délassement heureux après que le public s’est rassasie des vers de Racine et de la musique de Mvndelshon accompagnant les chœurs.Les billets, mis en vente à l’Auditorium jeudi, s’enlèvent rapidement.Des loges ont été déjà retenues par sir Alphonse Pelletier, sir Lomer Gouin, sir Georges Garneau, l’hon.A.Turgeon, l’hon.A.Taschereau, l’hon.C.Devlin, etc., etc.Une aubaine Ce n’est pas souvent qu’il nous est donné, à Québec, d’entendre, à trois mois d’intervalle, deux cantatrices du rang de Cnlvé et.Marchés!.Ce ipii manquait à la première ne manquera pas à la seconde : c'est le local.La salle d’exercices militaires n’est pas une salle de concert, et les organisateurs du concert Marches! ont bien fait de choisir l’Auditorium.Nous sommes certains qu’ils y gagneront autant que l’auditoire.Qu’on n’en doute pas.Mnrehc-si est une étoile qui brille au premier rang en Europe.Si sa célébrité n’est pas encore arrivée jusque nous, cela ne tardera pas, car la tournée qu’elle est à faire sur notre continent est une suite de triomphes.La vente des billets réservés commencera au contrôle du théâtre Auditorium, lundi matin, 88 82 65 7442 36 I.A V I « I € Samedi, 23 janvier 1909.ERNEST LAVIGNE Une des figures les plus connues,11011 seulement de Montré il, niais encore de lit province de Québec, vient de disparaître et peu de personnes apprendront la mort d’Ernest Lavigne, sans en être émues à quelque titre que ce soit.11 s’était depuis longtemps déjà identifié au mouvement musical canadien, dont il fut un des promoteurs et l'art perd en lui un de scs plus fervents adeptes, en même temps que son enfant gâté.Il est en et’.'et curieux de voir ce que peut la nature elle-même, dans ce:taines organisations particulières.dont Ernest La vigne incarnait parfaitement le type.^ En fouillant sa vie, ou ne lui découvre pas de maîtres, pas de formateurs.Elle ne comprend du reste, qu’une série de périgri-nations et l’arrêt final a Montréal.après la lassitude forcée d’une course folle, ou plutôt pei v?.Editeurs die Musique.Seuls rvi»rv?untrtnt des cubbres Pianos Heintznmn Vu et sA.rue St-Jvnn.Succursale : M rue St Joseph.QUEBEC.PETER Eli EX CH AVOCAT 139, nie St-l’ierre, Vielorin Cliaudivrs.Québec.Tél.727 J{ ELI 10 U 15 Fahrieimt
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