La vigie : journal de critique et d'opinion, 20 février 1909, samedi 20 février 1909
LA REPUTATION DES CIGARES GARCIA MORENO & POLO —¦—= EST CONNUE DANS 1cm cigares JOURNAL DE CRITIQUE ET D’OPINION The Miller A.LockwelCCo.Ltd Vol.3—No.60—Québec, 20 Février 1909 Abounement : $1.00 par an.1 cent le numéro.Tarif d'Anrwnett : lert irucrtUm 15c.la ligne, trmt (nterllon, 10c.la liirne.Publié mercredi et samedi Jpar la C'& Vigie, 38True Collins, Haute-Ville mont à gaspiller lo temps o je .yo so ^Qucecc l'A.O Ml Æet fre/nblei.Ç lavrkr rrïnchf JOLI ETTI Mentcsln New O_laiso»ü Sh.i.liùJtf 1 Mo«m rMis 0 Montfori a (.(.d “"vÇtH 'OTTAWA •AND ^ CSB % iAKB SïJEtüi & Connections ARNPRIOR oRENKnew 'Plmoroke 67 5653 la viei e Samedi, 20 février 1909.LA LOI LEMIEUX ET LES OUVRIERS A la séance des communes, le 5 courant., M.Moule a fourni au ministre des Postes et du Travail l’occasion de donner d'intéressants détails sur le fonctionnement de la loi de conciliation entre le capital et le travail.On sait qu’une idée sage a inspiré ccttel égislation ; c’est, d’y faire jouer un rôle à l’opinion publique par la publicité donnée aux négociations et aux enquêtes.Le résultat a été hautement satisfaisant., comme on pourra le voir par le dialogue suivant entre MM.Monk et Lcmicux, puisqu’un journal de l’opposition lui-même a été amené, par le froid examen de la question, à approuver le fonctionnement de la loi.M.Monk.—Comme la loi a été appliquée pendant un certain temps, je voudrais demander a mon honorable ami si le classes laborieuses elles-mêmes en sont, satisfaites telle qu’elle existe aujourd'hui.J’ai entendu des expressions assez fréquentes de mécontentements relativement à certaines dispositions de la loi et ces plaintes doivent avoir été aussi entendues au ministère du Travail.11 serait bon que nous soyons mis au courant de la nature de ces plaintes.Par suite,quels sont les amendements qui sont devenus nécessaires !J Quelles sont les modifications que le gouvernement a l'intention de proposer à l’examen de la chambre au cours de la session ?Dans combien de temps pourrons-nous examiner ces amendements ?L'hon.M.Lemieux.—Te suis heureux que mon honorable ami (M.Monk) ait attiré l’attention de la Chambre .sur les vues exprimées par quelques unions ouvrières au sujet de 1 application de la loi.Bègle générale.11 loi a bien fnnc'i une : elle n'a etc l’objet que de lé è es critiques, soit de la part des unions ouvrières, soit, de celle des patrons En réalité, sur cinquante et un cas soumis aux commissions d arbitrage.il ne s"en est trouvé qu’un dans lequel la solution n a pas été acceptée par les deux parties.La plainte portée par la loi par quelques unions ouvrières.est que l’obligation de faire appel à une commission,d ms le cas d une grève ou d’une exclusion générale (lockout), ne devrait nas toujours être à la charge de la patrie qui menace de se mettre en grève.Souffrez que je donne une explication en citant le cas de la compagnie du Pacifique Canadien et de ses employés.Il y a quelques semaines, les ouvriers nous ont dit que les grévistes auraient préféré que le ministre nommât une commission à la demande du Pacifique Cana- dien et non à celle des ouvriers.Ils prétendaient que.si l’on faisait des menaces de grève, c’était dû au fait que -a compagnie avait donné avis que des changements seraient introduits dans l’échelle des salaires et dans la nature des travaux.Les ouvriers disaient : Nous faisons appel à une commission d’arbitrage et si plus tard ou s n’acceptons pas le jugement cette coin m.s sion, le public est préjugé contre nous.Sur ce point, voulez-vous me permettre de lire un article très sensé, publié par un journal qui n’est pas ami du gouvernement, mais qui, sur ces questions, n’envisage pas le côté politique : c’est un journal qui.je me plais à le dire, traite généralement à un point de vue très élevé ces questions de capital et de travail.Je cite la “Gazette”, de Montréal, du mardi 10 janvier, c’e.st-à-dire immédiatement après l’entrevue des délégués des unions ouvrières avec le très honorable premier ministre et moi-même : “Les unions ouvrières se plaignent que dans l’application de la loi Lemieux.les procédés incommodes nécessaires à la première période pour mettre la bu en vigueur, donnent au patron un avantage, le délai accidentel qui lui permet de se préparer à une grève.” La question est bien posée dans la “Gazette”, de Montréal.En d’autres termes, les unions se plaignent que le tranchant affilé a disparu de la hache et qu'il n’est plus possible dans les entreprises particulières et dans les industries qui tombent sous le coup de la loi, de prendre la patron par surprise et de l’obliger à consentir à les demandes exhorbitantes.En formulant cette plainte, on perd de vue le fait que l’intention première de la loi n’a pas été de rendrc service au patron ou à ’employé, mais de protéger le • I • in vu pnytl .,_____________ 1c public— îi.dans le cas de cessation de fa-lit és de transport ou de l’appro-sionneincnt des charbons, etc., irouve réellement les plus grants pertes et les plus grands in-nvénients.L’intention de la loi t aussi dans le cas où une ¦cision est rendue par les arbi-m la pression de l’opinion pu-ique force les parties à l’accep-r comme un règlement.La rente grève dos ouvriers du Paci-ue Canadien fournit un cxein-b spécial dans lequel on accuse délai d’être une cause de dés-antage pour l’Union.On pré-id que la compagnie a eu tout temps de se préparer à la greet la porte de la bataille est at-buée à ce fait.C’est une er-îr évidente.La défaite des ou- vrir s a été causée par l’absçncc de sympathie du côté du public et la sympathie du public manquait parce que la compagnie avait consenti.” Je dois ajouter : à regret.“à accepter la décision des arbitres, bien qu’elle ait fait retirer son représentant de la commission et qu'il eût.été remplacé par une personne désignée par le ministre du Travail.Le publie est opposé aux grèves qui viennent en conflit avec ses commodités et il ne les tolère que s'il croit l.s ouvriers dans leurs droits, et qu'il n’y a pas d’autre moyen d’obtenir un traitement équitable.I;es chefs des ouvriers en grève auraient dû reconnaître cette vérité, ("est ce qu'ils ne firent pas.et maintenant ils cherchent.à faire tomber le blâme pour leur manque de bon sens sur un agent invisible jusqu’au moment où on leur eût offert une occasion favorable qu’ils refusèrent.Déduite à son expression la plus simple, la plainte des chefs ouvriers est qu’on ne leur a pas permis d’avoir toujours les avantages de la situation.C’est tout ce que peut signifier cette allusion au cas des ouvriers du Pacifique Canadien.Si les arbitres avaient rendu une décision en faveur îles ouvriers et que la compagnie eût refusé de l'accepter, utilisant le délai pour faire des préparatifs qui devaient amener la défaite des ouvriers et 1 ignorance du jugement arbitral de la commission,on pourrait comprendre qu’on utilise ce cas comme un-exemple de griefs contre la loi.Les chef* des unions ont perdu de vue le fait que les décisions de la commission doivent réfléter l’opinion publique, que si un patron accepte une .'emblable décision, il s'incline devant l'opinion publique et que,s'ils cherchent à faire amender la loi.c’est l’opinion publique et non le patron qu'ils placeront dans une position désavantageuse.Céder à une teUe requête.ce serait détruire le non de valeur n”n la loi renfenne.’ S1'ne d^'Pe.c’e=t 11” nrt’^e d” la “G yeife ’.de A fruit ce 1 o"i po (lu ma c ri ne ni ou ’'oon-rp-l mi fAf M u'I.-t v’t en vue.L ni ointe que le* al, et - n"V’‘è'rs a,.j f-»it o''tempo v est lue” "t hlm C’est la seule doléance rée’le qui 'it été soumise au mi"isf• e du Travail au suiet de l’annlm fi"a de la loi.Parlant au nom du dé nartment et du Gouvernement, je dois dire qu’après deux année* de mise en application de la bu" d’une façon heureuse, n us n'avons pas 1 intention de la modifier cette année.Il est préférable que la loi soit très bien commise par le pays et reste encore en vigueur pendant une année ou deux, après quoi, s’il e*t nécessaire.la chambre pourra introduire des changements.Je ne crois pas qu'il soit actuellement dans les intérêts des patrons ou ; des employés d" modifier la loi.| Lu résumé, je dis de nouveau que la loi a bien fonctionné et que le pays en a retiré des avantages.REPRODUCTIONS Comme dans l’Ouest Américain dans les taillis qui bordent la ligne à droite et à gauche.A ce moment, des voyageurs du train aperçurent les trois bandits qui couraient pour gagner les taillis voisins, et qui.tout en tirant des coups de revolver pour assurer leur retraite, ne tardaient pas à s'effacer dans "ta nuit.Cependant, les voleurs avaient eu le temps de jeter hors du four-non huit boites de recettes renfermant d'importantes valeurs.Trois de ce- boites furent retrouvées.Les bandits avaient réussi à emporter les cinq autres qui contenaient chacune environ 2,000 francs.Les détrousseurs de trains en France.On se rappelle qu'il y a une couple de mois le rapide de Toulouse fut attaqué par des bandits entre Etampes et Etreehy (Scine-et-Oise).Nous trouvons dans un journal de Paris un tics dramatique récit de l’affaire.Cet attentat rappelle, par l'audace de ceux qui Pont commis, les agressions des brigands de grands chemins d’autrefois.Le rapide de Toulouse venait de passer en gare d’Etampes; il était près de quatre heures du matin quand le chef du train Tal-dir et son aide Féline, qui étaient occupés à classer leurs colis, entendirent un bruit suspect à la porte du fourgon donnant sur l’entre-voie.Soudain, la porte s’ouvrit et.dans l’embrasure, trois individus apparurent, les vêtements boutonnés.le collet de leurs pardessus relevé.Taldir, qui est d’une force peu commune, les interpella et lemon joignit de descendre.Pui ,comme le chef de train s’aperçut que les trois individus avaient leur revolver au poing, il se mit sur la défensive et essaya de les repousser.en saisissait l’un d’eux à l’épaule.A ce moment l’un des bandits braqua son arme dans la direction de Taldir et fit feu.Le chef de train eleva vivement le bras pour se préserver du coup de feu.Mais il fut attend à !'avant-bras et dut lâcher prise.Taldir appela au secours, j L'homme d’équipe Féline, qui remplissait les fonctions de fourgon nier et se trouvait, dans le fond du wagon, occupé a ranger les coli* de valeur, se précipita à son aide.A son tour, il essuya un coup de feu et reçut un projectile à la cuisse droite.Féline s’affaissa : il eut néanmoins le temps d’ouvrir le robinet de bloquage des freins.Les freins à air comprimé fonctionnèrent et le train stoppa.Les trois malfaiteurs profitèrent du ralentissement pour sauter sur la voie et disparaître ensuite A ce sujet il est intéressant tic rappeler les dangers des voyages d’autrefois, lorsque les routes ésaieut livrées aux brigands de grands chemins.Ces sortes de réminiscences reportent naturellement la pensée à la tragique affaire du courrier de Lyon, dont on trouvera plus bas une très vivante narration.Vers i.vIO, Gérard de Nerval, étant allé en diligence de Paris à Genève, se plaignait plaisamment que ce voyage eût manqué d’imprévu.“Quand on fait route, disait-il, dans une bonne chaise de poste ou dans un bon coupé, bien entortillé de manteaux et de paletots de caoutchouc, coiffé d’une casquette à oreilles, avec une chnncelière aux pieds et un rond sous soi, on se prend à regretter ces bons voyages difficiles de la France, comme ou les trouve points dans Cyrano, dans le Chevalier d’Assou-rji et même dans la Tournée gas-tronamique de Bachanmont cl de Chapelle; voyages pleins de péri-p ties, connue celui de ce gros coche de Bordeaux, qui mettait trois semaines pour venir à Paris, versait cinq ou six fois en route et subissait au moins deux attaques de larrons.“Ali 1 les voleurs, njont-'it-il, «ensonne n’v croit plus, au’our-d’hui: les vol urs n’ -xist lit nul’e '• et* c n sa"t ne i’.n e f I- - ,i -, tv’* a- - t4 d ,c' *' ••l'he ceux •v 111- .(léi']¦*]¦ c' ni n 1 .fin u"e ! '* ma g st ra's.b>s nrocur "’r* du roi.1“S avnC’ts e* la g n !ar-mei i1 déqv'r‘ementab • ainP q a cf.que raison d’ex 1st r e' de touch r 1 urs traite-cuts.” Le poète plaisantait.Mai* il u'eiupéche que les routes de France étaient, au temps du bon roi Lou is-Philippe, td us sûres que ne L4 sont aujourd’hui nos chemins de fer.Pourtant, cette sécurité, du 4 à la régularité des services de G nsports.ne datait pas de si loin, et, sans remonter jusqu’à d'Assoucy et à Cyrano, si le poète eut parcouru les grands chemins un peu plus de quarante ans auparavant.il y eût trouvé, sans nul doute, toutes les péripéties et tous les dangers qu'il regrettait -i fort.Lu aucun temps, la France ne fut aussi complètement livrée aux malandrins qu'à l’époque du Directoire.Lisez les premières paires du bel ouvrage de AL Albert Vandal sur 1".I réarment de Bonaparte, celle* où l'auteur fait le navrant tableau du pays profondément troublé par l’anarchie jacobine et le brigandag-e politique, vous y verrez qu’il n’était alors question, du Nord au Midi et de l’Est à l’Ouest, que de “brigands royaux”, de diligences arrêtées, de courriers dévalisés.“Fn voyage en France, dit M.Vandal, est alors périlleuse aventure.La chaise de poste est un luxe rare et dangereux.La diligence part, sale, délabrée, sonnant la ferraille, tirée par des haridelles attelées de cordes : péniblement elle s’avance par des chemins affreux, coupés de ressauts et de fondrières.Soudain, à l’un des détours de la rouie, des fusils braqués luisent, et de sataniques figures surgissent de la liroussaille, hommes au visage couvert d’un crêpe ou noirci à la suie.Ces masques (l’épouvante environnent la voiture.Los chevaux se cabrent : le postillon et le conducteur, couchés en joue, doivent s’arrêter sous peine de mort.Les brigands fouillent la voit me, retirent des coffres défoncés l’argent appartenant à l’Etat, les papiers, les sacs chargés de dépêches.” Quant aux voyageurs, on les dépouille de leur argent et.s’ils font mine de résistance, ou les exéeu-j te.(’’est lit l’nrdim-ivo exploit I ib4s bandits qui courent les grands chemins.Tendant plusieurs années, les | attaques de diligences se succcdè-' rent sans interruption sur les routes de France.Plus d’un an après [’établissement du Consulat, on arrêtait encore une voiture publique aux portes mêmes de Paris, à Charenton.11 fallut la main de fer de Bonaparte pour mettre un terme à ce régime de brigandage qui ruinait la France et la teirorisait.* * « Le Courrier de Lyon Mais, dans toutes ces attaques de grands chemins, un seul souvenir est demeuré dans la mémoire populaire, celui du courrier de Lyon.Le fait en lui-même, comme tant d’autres du même genre qui se produisirent alors sur les routes de France à cette époque, serait depuis longtemps tombé dans l’oubli s’il n’avait été la cause d’un procès des plus tragiques et d’une erreur judiciaire que le théâtre devait exploiter dans un drame dont le succès n’est pas encore épuisé.C’est le S Floréal an IV (27 avril 1796), au soir, que le courrier dé Lyon fut attaqué par quatre hommes embusqués au pont de Pou illy, une lieue avant Molun.La voiture n’était pas, comme on pourrait le croire, une diligence, mais un simple fourgon d o-sier à deux roues, couvert d’une bâche.Elle était attelée de trois chevaux, sur l'un desquels était monté un postillon, cl.outre le courrier, un nommé Kxeolfon.qui devait la piloter de Paris à Lyon, elle n’emmenait qu'un voyageur, un certain La borde, qui se disait marchand de vins à la Tour-du-l’in.Par contre, si les voyageurs étaient rares, la voiture était abondamment chargée de numéraire: elle emportait une somme de sept millions en assignats destinée à l’armée d’Italie.A cinq heures du soir, le courrier de Lyon quittait l’hôtel du Clat-d'Etain, rue St-Martin, et prenait la grand’route de Paris à Fontainebleau.Or, ce même jour, quatre hommes à cheval avaient été remarqués snr la même route, entre une heure de l’après-midi et huit heures du soir.Ils avaient dîné à Montgcron, à l’entrée de la forêt (le Sénart, dans une auberge qui existe encore et qui a gardé à peu près le même aspect qu’à cette époque, l'auberge de la Chasse.Puis ils étaient partis dans la direction de Melun.A cinq heures ils avaient mangé un morceau dans un cabaret du village de Licusnint.et ou les avait vus.ensuite, musant sur la route et semblant attendre quelqu’un.Le lendemain matin, au croisement de la route de Melun et du chemin de Pou illy, on trouvait l i malle de Lyon dans un champ de blé.Les assignats qu’elle contenait avaient été volés.Au bord du chemin gisait le cadavre du ! postillon, lit"?ér lament décVque-| 1 ô à coups de s h e.Plu- 1 in.ce-' •': ' o c "i -v E eoffo- .¦ oi ta* t !" Il ( OU O de s h o 1 ¦ >rgc ci ; ¦< i - o u de n d mi d j d ;41 s li pi j in ».F n d's t rois chevaux, cel.-i j ; ni • montait le posiil-l'in.r.vai c ¦ n.ru.Le* d iix au-! t : e '¦ f un r r u é .piè de la i voiture, ¦ t ch s à un arbre.! » • * il tu 'atteut- , F cil • Au passage r lis it lier de la vei- dn terribl • devait se greffer sur ce fait dive; s -d commun à cette époque troublée.Ce diaine, il n’est pers ur.e qui n'en connaisse au moins le* grandes lignes et les figures principales : celles du juge D.iub nton, du b n-dit Ditbosq et de l’infortuné Le-surqttes.le condamné innocent.Les assassins du courrier de Lyon s’appelaient Vidal.Dubosq, Boussy et Couriol : le pseudo-La-borde avait nom Durai liât.De ces cinq h.mines, le juge Daubcnton.chargé de l'affaire, n'arrête d’abord q ne Couriol.Mais comme Couriol est en relations avec les nommés Gmuiot, Lcsur-ques et llichunl, le juge ordonne l'arrestation de ceux-ci.Lu vain protestent-ils : ou les garde en prison et on leur adjoint un certain Homard, conv.iucu d’avoir prêté à Couriol les quatre eh vaux sur lesquels h>s assassins s • sont rendus près de Melun.Tous les témoins cités, paysans de Montge-ron et de Licusnint qui ont vu les assassins, s’accordent à reconnaître Lesurques, et pourtant celui-ci nie énergiquement et fournit des alibis dont ou ne tient pas compte.Vient le jour du jugement : Lesurques, Couriol et Bernard sont condamnés à mort.Alors, Couriol avoue sa culpabilité et déclare spontanément que Lesurques cl Bernard sont innocents.Trop tard!.On n’attache pas d'importance ii cet aveu.11 le renouvelle pourtant F le dem • in,nomme les vrais eoupnbl s et explique qu'une ressemblance ext rani dim,i-re entre Lesurques cl Dubosq a pu seule causer, chez tous les témoins une terrible méprise.Mais le juge passe outre.Les trois condamnés fur nt exécutés.Lesurques fut guillotiné le Irai-.-ii-inv, cl, jioqii'à la derni"ic minute.il ne cessa de protester de son innocence.* * -* L’avenir devait en faire la preuve.L’année suivante, Duro-elint, le faux La borde, était arrêté et condamné à mort.Avant d’aller à l’échafaud, il confirmait les dires de Couriol et déclarait Bernard et Lesurques innocents.Quelque temps apics, ou mettait la main sur Vidal et Dubosq.A l’audience, une femme de Lieu-saint, dont lu déposition formelle avait fait condamner Lesurques, reconnaît qu’elle s’est trompée et que l’homme qu’elle a vu le jour du crime est bien Dubosq.La preuve est faite de l’erreur judiciaire.Dubosq et Vidal montent il l’échafaud.Voilà six hommes exécutés pour un crime qui n’a été commis que par cinq complices.Il y a donc au moins un innocent.Et pourtant la justice ne veut pas reconnaître sa.faute.Pendant plus de soixante-dix ans ¦les héritiers de Lesurques luttent pour obtenir sa réhabilitation.En vain!.La chose jugee est intangible.Lesurques n’a jamais été réhabilité.Mais ce que la justice n’a pas voulu reconnaître, le bon sens populaire l’a proclamé de toute sa voix.Le vieux drame de Moreau, Siraudin et Delacour a popularisé la figure de Lesurques, et c’est l’opinion publique qui s’est chargée de réformer le jugement qui condamnait à mort un innocent.Telle est l’histoire exacte de l’attaque du courrier de Lyon.CARTES D'AFFAIRES turc,F - quatre bandits c:nbu-qués s’étalent jetés à la tête des chevaux : F pu iillon.précipité à bas de monture, avait été tué par l'u i d’eux, tandis que le pseudo-1.aborde, oui n’était autre ou -leur complice, avait frappé E\-entf o: à coups de poignard.Le nié: c L b,id' a\ .it dû prendre !• i h oval du post i Ton pour rentrer ii l’a ris avec le* autres.A qua re heures du matin, tous F* cinq repassai nt la b rrière et s’, n allaient chez l'un d’eux, faire le partage des sommes volées.Joseph Turcotte, M.v.L.i,.n.Oscar Del isle, !.I.II.Turcotte & Delisle AVOCATS E;>8, Québec.“.l'ai lu avec grand plaisir l’ouvrage de M.Nicholson, “lx Old Qckiikc” qui prouve une fois de plus son grand amour de notre chère et belle province, l'impartialité avec laquelle il l’étudie et l’idée qu'il a acquise d’elle et de ses habitants.” O.-E.MATHIEU, 1-TKE, Université I.aval, Québec.Dr J.Eudore Parent Ex-élève des Hôpitaux de Paris Ex-interne de (a Charité de Lyon Etes-vous un buveur l’our votre I santé, ciiten-l don» IIOIIK.si I vous île bu ver.I Imsd'caii.pcut I être devriez.I vous le faire.I G est l'iilTuIre I „ „ ' " votre m6-1 pas le remplacer, seulement nous savons que la plupart des estomacs demiuiiIentVn'nîoîiwI de temps A antre, un régime d'eau médicinale,.Non pas purgative, comprenez, noua bien.Mais une eau qui corrigera l'acide iirlque, réglera les rêvons et sera bienfaisante dans les cas de rlieiimallsmè, d’imllgcallon ci de dyspepsie.’ ClaireFontainel Voilà une eau de celle espèce.Beaucoup du personnes la reçoit-1 naissent comme la meilleure.De fait elle est deux l'ois plusl agissante que nombre des grandes vaux en renom dans le monde, et elle coûte meilleur marché; 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Fournaises et Poeles 387, RUE ST-PAUL Montréal Quebec Railway Light and Power Co.Horaire Automne et Hiver 1908-00 LU XT APRES LUNDI LE 28 SEPTEMBRE 1908, lu» train» circuleront comme »ult : Entre Québec et les Chute# Montmorency.i LA SEMAINE Départ de Québec pour les Chutes Jlonimoranoy a 5.SU a.un et tomes le» heures de G.00 A.M, A 12.bu A.M.Toutes les 80 inimités de 1.00 P.M.à 7.00 P,li.Toutes les heures de 8.00 P.M.à 11,00 P.M.et trains additionnel» A 7.30 et 9.46, A.M.1.46, 4,15, 6.15ct 0.16 P.M.Départ des Chutes Montmorency pour Québee, Toutes les heures deC.liO A.M.à 12,30 P.M.A toutes lus 3o minutes de 1,30 P.M.A 7.30 P.M.A toutes les heures de 8,30 P.M.il 11.30 P.M., et trains additionnels il ti.00 6.11, 0.41, 8.11, 10.96 A,M., 12.20 et 4.60 P.M, LE DIMANCHE Départ de Québec pour les Chutes Montmorency 7.00, 7.15,10.00 A.M.Toutes les 30 minute» de 1.00 P.M a 7.00 P.M.Toutes les heures de 6.00 P.M.il 11.00 P.M.et trains additionnels de 1.45, 6.46, 6.16 et 7.30 P.M.Départ des Chutes Montmorency pour Québee, 6.41,11.11, 11.41, A.M.12.41 P.M., et toute» le» 30 minute» de 1.30 P.M.il 7.30 P M.Toute» le» heures de 8.30 P.M.à 11,30 P,M.et train» additionnels de 2.24, 4.56 et 10.09 P.M.Entre Québec et Ste-Anne de Beaupré LA SEMAINE Départ de Québec pour Ste-Anne'de Beaupré 7.30.9.45, A.M., 1.45.4,15, 6.16 et U.16 P.ll.Départ ;de Ste-Anne do Beaupré pour Québt» 5.30, 6.00; 7.30, 9.45, 11.45 A.M.et 4.16 P.M.le;di MANCHE ¦i pour Ste-Anne de Beaupr» .M., 1.45, 6.46, 6.15 et 7.3U P.M.Départ de ste-Anne de Beaupré pour Québec, 6.00, 10,30, 11.00 A.M., 12.00, imldl) 1,45, 4.15 «t 9.30 P.M.lïEntro Québec et 8t-Joaehlm HOURS DE SEMAINE Départ dé Québec pour St-Jouchlm 9.45, A.M 1.4e et 5.15 P.M, Départ de St-Joachlm pour Québec, 7.15, 11.30 A.M.ut 4.00 P.M.LE DIMANCHE Départ de Québec pour St-Joachlm 1.46.P.M.Départ de st-Joachlm pour Québec 4.00 P M i NOTE—Un char électrique lait raccordement A 1« Jonction Montai avec tous les trains pour 1*» passagers allant ou revenant du Sanatorium Mastai.Asi.e, etc., 5cts.aller et retour.Kipiess pour petits paquets, bulle», viande», •te., sur tous les train».Prix 6c cl plus, suivant le Pour information, s'adresser au Surintendant, A.KVKRKLL, KDW.A.KVANI Surintendant._______ titrant Général Départ do î» niivrt- classe sur |in i| ni pi/s immcliiliprc.-11.]< vous prêterai l’argmt dont vniis avez I tsoin.Si voue avez dv Vnigcnt à pré ter.je suis en position de!(- pla-(V! avantagi ust nu 1 t polir vous.POUR RENSE c! ((juidc ou coton egEAUQ,LWrr(tlMMUNICATI0NSr4CILE?.EISNEMENTSj S'AORCSSFn Rêne' DUPONT.CL c'uiacJfjioB) RENE DUPONT, or cne*.VATio»« ClltU.N CC *lî» Ct QUICCC It T)U 1&C i» JlAW.#„i 6L André, qvCüE'^CAN^W.ALEX.HARDY, COURTIER DIMES ET ADMINISTRATEUR DE SUCCESSIONS Edifice Banque d’Hocliclaga, Rue St-Plerre, QUEBEC.FUMER ET CHIQUER CONSERVEZLESCHUPÛNS Feuilleton littéraire de la Vigie JOURNAL — ZDTT- Marquis de Montcalm Durant ses campagnes en Canada de 1756 à 1759 ?.T3BEiffMKgHétnEE3MaKgSy*î1BifflKrîin^M9l No.Le 24, à Carillon.Le 20, le détachement partit de Carillon après y avoir laissé les quatre piquets do Languedoc, Uéarn, la Sarre et Eoyal-Roussillon.On a envoyé M.le chevalier de Langy à la guerre pour avoir des nouvelles de l’ennemi et l’aire quelques prisonniers.Le détachement est venu camper, le même jour 20, à Saint-Frédéric; il a dû y séjourner le 27 et le 28, y laisser pour renforcer la garnison les piquets des compagnies détachées de la marine, et en repartir avec la compagnie de grenadiers.Tous les Canadiens qu'il faut renvoyer pour préparer à la îonte des neiges leurs guérels et faire leurs semences, les sauvages que l’on a déliés, s’en viennent successivement.Le terme de délier veut dire renvoyer, et est pi’is de ce qu’on invite les sauvages à une expédition en leur présentant un collier,et lorsqu’ils 1 acceptent e’esr, un gage qu’ils se lient pour suivre le général, au m un duquel il est présenté et pour l’expédition qui leur est annoncée.Comme le lac Champlain a commencé a.déprendre vers la Pointe-nu-Fer, on a commandé trente bateaux pour aller au-devant de notre détachement.Les Anglois ont assuré que des soixantc-ctix-scpt homes qu’ils a voient en détachements, défaits par M.de Basscrode, capitaine au régiment de Languedoc, il ne s’en est sauvé que trois ; ceux qui n’étoient point restés sur le champ de bataille étant morts de leurs blessures.Du 9 avril 1757.On a eu hier des nouvelles de la Louisiane, üc la fin de juillet ; ils ignorent la déclaration de guerre entre la France et l’Angleterre.On conjecture qu’on leur a voit pris plusieurs bâtiments qui leur appor-toient des vivres et des nouvelles.Les marchandises y étoient rares et fort chères,le vin y coutoit six cents livres la barrique ; mais au départ du courrier, il arrive it des vaisseaux qui F a voient fait retomber à trois cents livres.11 est arrivé en même temps des nouvelles des Illinois et du Détroit.Les sauvages d’En-Haut p a missent toujours dans la disposition de venir de bonne heure.Le 10, le saint évêque de Québec, très attaché à Monsieur le gouverneur général, a cru devoir ordonner de chanter un Te De uni, en actions de grâces du succès du détachement commandé par M.de Rigaud; et, comme le saint évêque n’oublie rien, il ordonne en même temps do prier pour les cinq soldats qui ont été tués à cette expédition, et de continuer des prières publiques pour remporter, cette campagne, de plus grands avantages.Ce Te Deum a été ordonné de proprio motu de l’évêque, sans que le gouverneur général l’ait demandé, ce qui paroîtra en Europe aussi extraordinaire que le mandement même.“Nous vous annonçons avec joie, mes Très Chers ‘ ‘Frères, le succès du détachement que nous avions “annoncé par notre mandement du 2:1 février.Les “vues de celui qui commandoit en chef ont été entiè-“renient remplies ; puissent-elles l’être toujours, “puisqu’elles n’ont d’autre objet, que la gloire des “armes du Roi et notre tranquillité ! Nous devons “d’autant mieux lc’spércr qu’en ne négligeant au-“cun des moyens inspirés par la prudence munainc, “il met toute sa confiance dans le Dieu des armées.“De concert avec le premier magistrat et 1’.illustre “général qui commande nos troupes, il pense que “nous ne pouvions raisonnablement remporter de “plus grands avantages, avantages qui feront eva-“nouir, ou du moins, retarderont les projets ambi-“lieux do nos ennemis sur nos forts do Carillon et “Saint-Frédéric.Remercions-en le Seigneur, remer-“cions-le d’avoir conservé les chefs qui comman-“doient le détachement dans un esprit d’union et de “concorde et de leur avoir fait surmonter tous les “obstacles et la difficulté do la marche.N’oublions “pas, mes Très Chers Frères, de prier pour les cinq “soldats qui ont etc tués, continuons à prier avec “ferveur pour que le Seigneur nous accorde dans le “courant de la campagne des avantages encore plus “considérables.A ces causes, etc.” Du 11 avril 1757.Depuis quelques jours, le temps se met au dégel, cr notre communication va se trouver interrompue avec la partie qui est au-delà de la rivière.C'est le temps de l'année le plus difficile pour vivre et pour le commerce; on ne peut ni aller sur les glaces qui fondent insensiblement, ni naviguer jusqu'à ce que la rivière ait repris son libre cours.Le dégel commence toujours du côté de Montréal et arrive beaucoup plus tard du côté do Québec.Comme on s'accoutume à aller sur la glace, et qu’elle mine par-clcs-soiis.il n’y a point d’année qu’il n’v ait quelques malheureux habitants qui payent cher leur imprudence, en se noyant.Du 14 avril 1757.Une conversation détaillée avec un sergent cies troupes anglaises, fait prisonnier à l'action du 21 janvier, nous a appris que l’armée des ennemis a voit été rassemblée en son ent ier au mois d’août, occupant deux camps sous les forts George et Lydius (ces ueux camps formoient un corps de quatre mille hommes), que les t roupes de la Nou vcllc-A agioterrc étoient au fort.George, celles de la Vieille au fort Lydius, où a été la principale trésidcncc du général Loudon, qui est venu trois ou quatre fois au fort George, d’où il n'a fait, décamper les dernières troupes que le 32 novembre, ou qu’il eût été instruit par nos sauvages, ils n’ont décampé que le même jour que M.le chevalier de Lévis.Le même sergent nous a appris la façon dont les 4 berges a voient été introduites dans le lac Champlain.Elles étoient commandées par le capitaine Robert Rogers, le même qui commandoit le détachement anglois à l’action du 21 janvier.Elles étoient venues par la rivière du Chicot, et a voient fait le portage par le Cap-au-Diamant, et, do là, pour éviter le fort Saint-Frédéric, ils avoient fait le portage par la Presqu’île, vis-à-vis la terre de M.Hocquart.Le même sergent nous a confirmé la nouvelle de la mort du fils de milord Loudon, par l’accident malheureux d’avoir été tué en voulant apprendre à charger ucs canons; comme il vouloit mettre l’écouvillon, le feu prit à la pièce auprès de laquelle il y a voit une cartouche et une mèche.Les glaces se retirent ; il y a un grand chenal formé d’aujourd'hui au milieu de la rivière; mais la communication est totalement interrompue.Du 18 avril 1757.J’ai omis à l'article du 9 de parler de la mort de 1 empereur de Rai ta, que nous avons apprise par les dernières nouvelles de la Louisiane.C’est ainsi qu’on nomme le chef des sauvages de Raita, qui sont entre la Mobile et la Caroline, fort à portée d’Aliba-mein (Alabama), le dernier établissement que nous ayons de ce côté-là.Ces sauvages peuvent faire environ seize cents guerriers et nous sont fort attachés.Leur empereur étant tombé malade est mort après avoir été saigné par un traiteur anglois, ce qui a lait dire que la lancette a voit été empoisonnée, bruit que notre politique exige d’accréditer et de confirmer.Son fils, quoique jeune, lui a succédé par notre recommandation, et on a nommé un régent.Du 20 avril 1757.La rivière est pour ainsi dire navigable ; il reste cependant encore des glaces dans certaines parties.Les premiers canots du côté du sud sont arrivés ce matin.Il fait beau et même chaud, car on passe dans eu climat très vite de l’hiver à l’été; on n’y con-noît pas le printemps.Les vents du nord peuvent nous donner quelques petits froids d’ici au 15 mai; les chaleurs de juillet, août, partie de septembre seront insupportables.Le thermomètre est souvent comme dans le royaume de Naples.On a commencé des semailles il y a quelques jours, et on les continue à mesure que la terre se découvre ; elles seront entièrement finies au 15 mai, et l’on sera bien surpris en Europe que des mêmes semences produisent une récolte en maturité du 20 août au premier septembre.(A Mctvro) 4444 LA Vieil Samedi, 20 février 1900.L’événement du jour Plusieurs personnages de marque assisteront au banquet de la Chambre de commet ce ce soir, entre autres : Sir C.-A.-P.Pelletier, lieutenant-gouverneur, l’hon.Rodolphe Lcmieux, sir Charles Fitzpatrick, sir Lomer Gouin, sir George Garneau, les honorables S.-N.Parent, L.-A.Tasche-rcau, MM.Wm.Wainwright, du Grand-Tronc, D.McNicoll, du Pacifique Canadien,les présidents des ch a ni lires de commerce de Winnipeg, Toronto, Montréal, Halifax, Si-Jean.N.B., Saguenay, etc.Voici la liste des santés qui seront proposées : Le roi Le lieutenant-gouverneur Notre Centenaire Le Canada La Province de Québec Les Chambres de soeurs rom mcree Les Compagnies de transport La Presse Les Dames Le pont de Québec Nous croyons savoir que les premiers travaux à faire sont des sondages autour des grandes piles, afin de constater si celles-ci reposent sur un fond assez compact pour supporter le surplus de poids mort que nécessitera la nouvelle superstructure, ou s'il faudra les renforcer.Ces ouvrages préliminaires s'exécuteront au commencement de la saison prochaine.Des .soumissions ont été récemment demandées à des maisons qui font une spécialité de ce genre d’opérations.Nous croyons aussi que la nouvelle superstructure sera du type cantilever comme l'ancienneh mais d'après de nouveaux plans, dont la préparation prendra plusieurs mois.Comme ces projets d'étude demandent à être travaillés dans le voisinage des grandes usines, pour que les ingénieurs aient sous la main le moyen de vérifier leurs calculs et d'expérimenter au besoin, et qu’il y a près de Montréal les ateliers et chantiers de Luchine.les commissaires ingénieurs ont demandé et obtenu la permission de garder leur personnel technique à Montréal,mais ils devront avoir leur bureau à Québec le 1er mai prochain.C'est une anomalie nécessaire, qui du reste ne sera que temporaire, car, une fois la construction commencée.le bureau-chef devra nécessairement être à proximité des travaux.CLUB'LAURIER Nous voyons avec plaisir que le.s libéraux de Québec, suivant le conseil que leur donnait récemment l'hon.B.Lemieux.n’entendent pas rester inactifs.Après lu victoire, ils se préparent déjà pour les luttes futures.Telle est la pensée qui a dominée dans l’intéressante séance de jeudi soir au Club Laurier, à St-Sauveur.C’était, l’assemblée générale annuelle, présidée par le Dr J.Gosselin, où l’on a élu à l’unanimité le bureau suivant : Patron : Sir Wilfrid Laurier.Vice-Patron : sir Lonier G ou in.Président honoraire : Dr C.H.Côté.Vice - présidents - honoraires : MM.A.Galipeault,Louis Létour-neau, Eugène Leclerc, Jean 1)inlet et Laurent Moisan.Président actif : Dr T.Gosselin.1er Vice-président ;x T.E.Dé-dard.2e Vice-président : l’échevin Arthur Paquet.Sec.-arcli.: Joseph Cantin.Ass.-Scc.: Emile Trudcl.Sec.-corrcsp.: W.A.Bertrand.Trésorier: L.T.Armand.Ass.-tré.s.: Cléophas Turcotte.Directeurs : MM.IJlric Barthe, Nap.Renaud, Wilfrid Cantin, F.X.Armand, Joseph Simard, Olivier Plamnndnn,Adolphe Gué rard, Art.Gingrus, Jules Patry, Tél.Gagnon, N.Beaumont.E.Savard, C.N.Gagnon, P.T/Hé rault, Thos.Gagnon, Jos Tan guav.Une véritable insulte Un journal, rendant compte d’une représentation dramatique à l’Auditorium, exprimait le regret qu’il n’y eût pas plus de monde.Ce n’est rien d étonnant, après la manière dont la pièce à l’afliche était présentée au public.Lisons plutôt, sans rien changer à l’orthographe : Le grand drame REEL du Siècle.Les Scènes.— L’atmosphère DEPEINDANT la vie simple des bois canadiens.Un fort, profond et intéressant drame, écrit par un auteur canadien et en rapport avec les moeurs canadiennes, et l’humanité présente qui foule la terre et respire l’air dans les bois canadiens.11 concerne une fille qui fut élevée dans les bois canadiens par un père qui la détestait, parce que sa mère, devenue folle et désespérée par son traitement brutal.se sauva avec un homme qui lui promit la paix et le bonheur.ou moins rn .Rondo capriccioso.Saint-Saëns Emile Taranto, violoniste fia.“Pourquoi dans les grands bois”—Extrait de Lakmé.Léo Delibes b.Rondel d’amour, mélodie.Jane Vieu Madame de Martigny, soprano Ta.Clair de lune, menuet.Gabriel Fauré “Comme un petit oiseau sur le chemin—Extrait de “Suzanne” .Paladilho Jos.Saucier, baryton Le Zéphir.TTubay Emile Tarante, violoniste “Te souvient-il encore”.Cosor Cui b.Le bateau rose.Auguste Chapuis Jos.Saucier, baryton Les sièges peuvent être réservés dès maintenant, au contrôle du théâtre Auditorium, pour ce concert de gala qui aura lieu jeudi prochain, le 25.QUEBEC Sollicitée LE CANADA ET LES GUERRES DE L’EMPIRE La logique de M.Ewart, lorsqu'il argumente en faveur de la neutralité possible du Canada dans une guerre de l’Empire, déviait le conduire à l'idée d indépendance.Il n’a pas été jusque là.Sa théorie, toutefois, fait pendant à celle de M.Haldane, le secrétaire de la guerre, qui voudrait que Chaque colonie autonome, maintienne, exerce et équipe une division, avec le même manuel que l'armée anglaise et que cette division fût à la disposition du ministère impérial de la Guerre, en cas de besoin.L'un et l’autre nous semblent des extrêmes.La politique de sir Wilfrid Laurier consiste à éviter 'es extrêmes.Nous croyons que, • encore, il nous donnera, au moment voulu, la vraie formule de 1 autonomie canadienne, en fait d'armée permanente, qui satisfera toute exigence légitime que pourrait émettre la métropole.Son principe, toutefois, est bien connu : toute participation du Canada à une guerre de l’Empire doit être volontaire et dans la mesure que le peuple canadien décidera.Nous avons déjà entrepris la défense de notre propre territoire et soulae-é d'autant le budget anglais.H n’est ni utile, ni même expédient que.pour le moment, nous allions plus loin.Du “Canada” dans la pluie, ce carnaval noyé | fournit la preuve de sa propre j inopportunité, et démontre com- I bien ou avait raison de s'opposer à prôner le Canada comme un pays de neige.Traduit de la “Gazette” de Montréal, journal conservateur : “M.C.K.Tanner, qui a résigné son siège dans la Législature de la Nouvelle-Hcosse pour se porter à Victim dans les élections fédérales, mais y échoua, a subi une nouvelle défaite lorsqu'il voulut reprendre son mandat à la Législature provinciale.C’est par spasmes que la Nouvelle-E-cosso élit des conservateurs, et les spasmes sont de courte durée." M.Tanner était le chef même de l’opposition dans la législature de Nouvelle-Ecosse, qui s’est ouverte hier sans lui.Il faut que le tabac Réveil à chiquer et à fumer soit le plus populaire.1».8 On.Une affaire manqué© Beaucoup de tam-tam dans la presse moderniste de Montréal, au sujet du palais de glace et des amusements du carnaval ; mais les témoins oculaires nous assurent que ce n’est pas drôle du tout.Voilà ce que c’est que de s’obstiner contre le sentiment public.Le Samedi constate ce fiasco à sa manière, dans ses colonnes humorist iq ties : —Ifé bien! maintenant que c’est fini, qu'est-ce que tu dis du carnaval ?—Ilum! pour une année où il n’y aurait pas eu de carnaval c’aurait été un beau carnaval, mais pour une année où il y avait un carnaval, ça n’a pas été le diable.Commencé dans la pluie, finie Los conservateurs, à leur retour au pouvoir à Québec, il y a une quinzaine d'années, avaient imaginé de remplacer le fonds de pension des employés publics par un système d’assurance.Le projet eclmua, mais le fonds de pension était aboli, et depuis ce temps-la, tous les fonctionnaires de la Province ont la perspective de la misère pour leurs vieux jours.Il se fait aujourd’hui un mouvement pour faire revivre ce fonds de retraite, et.nous espérons qu'il réussira.E G COUTE 10 cts PAR MOIS POUR I^IÎS SOUMISSIONS cachetées, adres-nées au soussigné et endossées : “Soumission pour brochage électrique à la Douane, Québec,” seront, reçues jusqu’il I h.30 p.m.le LUNDI 8 MARS 1009 pour l’ouvrage plus haut mentionné.Plans et devis visibles au Ministère des Travaux publics, Ottawa, et au bureau de M.I’h, Roland, préposé aux travaux, au bureau de poste de Québec, où l'on obtiendra tous les renseignements nécessaires.Par ordre, NAPOLEON TESSIElt, , Secrétaire.Ministère des Travaux Publics, Ottawa, 18 février 1909.Les journaux qui inséreront le présent avis salis l'autorisation du Ministère n'en seront pas payés.12 VOLAILLES 12 Los œufs sont chors, Vous avez des Poules, Nous avons la Poudre Pour les faire pondre.MEC ON PAQUET DE 25 CIS Vous en ferez l’essai, si vous n'étes pas satisfait nous rembourserons vos 26 cents.La Nourriture INTERNATIONALE est une grande découverte moderne.En Voulu elluz tous les ïviavcimiiùs DEPOT EN GROS P.T.LEÜARE Volturoe, Wagons, Humais, Centrifuges.Borates, Moulina A coudre, Machines à.tricoter, Machines Agricoles do toutes sortes.273, RUE ST-PAUL - QUEBEC -îrn——t WÊÊmÊmmmm# Insistez pour que votre marchand vous donne le tabac Réveil
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