La vigie : journal de critique et d'opinion, 17 avril 1909, samedi 17 avril 1909
Ce que tout le monde fu ipixie&Camilk) A 10 Cents Tho Mlllor & Lockwoll Co.Ltd.% % JOURNAL DE CRITIQUE ET D’OPINION INUTILE D’ESSAYER LU MI54I.L13UK GARCIA MORENO a 5 Cents.The Miller & Lockwell Co.Ltd, Vol.3-N°- 75-Québec, 17 Avril 1909 /mm ; xi .•< & f on lP- .' ' iiÿ^g les Hisaiii ip I ^ Ut ¦ I P'-Py .1 ! ' tin Aboimcniv.nt : $1.0(1 par an.1 cent le numéro.Tarij tVAnnnnn * ; hrc in err I ion Ifie.la U;/ae, Sane insertion, toe.la ligne Publié mercredi et samedi par la C'-e- Vigie, 8 rue Collins, Haute-Ville Chronique d’Ottawa Vendredi.Ili avril ltd1.I.:.ai alu I- il ¦ Râques a (•i f- vite • • ni'"" et la tnombre des députe» a repris le cours régulier de ses séances, mardi, le Kt avril, jimir une period • dont il n'est pas j in il - de pi vnir la durée.On parle toujours de prorogation peur fi seconde quinzaine de mai.t'e iini donnerait encore un peu plus d’un mois de session, mais législateurs sont plus ou 1111• i11s a la merci de circonstances (pii peuvent contrarier les meilleures intentions, même après entente des i h i'- de partis.[,a \cri- ! te est (pie.si la licsogne expédiée j a été considérable, il reste la dis- j ciissinii générale du budget cl du j tarii.discussion ouverte à tout venant, c’est-à-dire à tous les députés, sans presque de limitation j de temps et de moyens.Espérons j tuiii de même que l'ambition de I ne législateurs n'était pas d é- j pilie r, dès cette première session | du parlement, toutes les ressente s 1 | ildes de rendre le peuple canadien heureux et prospère, ils se garderont un peu de pain sur la planche pour les futures sessions, a II a ire de gagner ’ consciencieusement leur indemnité.L absence du chef de l’opposition.ii cet te période où ertains règlements de comptes entre gens des provinces maritimes devenaient urgents, a passab’.cm ml intrigué la députai ion.Le prétexte de la fatigue et d'un besoin de repos en pleine session, bien qui) plausible, n'explique pas suffisamment la situation.Il est connu que monsieur 1 ionien n’est pas un combatif, un fit/h ter comme on dit, et qu’il n’aime pas à éterniser les procédés de haine et de vengeance en Chambre.Malheureusement, il est entouré de fielleux, de vindicatifs et de ratés politiques oui ont une toute autre mentalité, doublée d’une énergie qui lui manque.Cette diversité de tempéraments explique pourquoi I ¦ chef de la gauche joue manifestement le second violon dans les concerts plus ou moins harmonieux de son parti.Elle explique aussi pourquoi l'absence du chef passe inaperçue.Il a toujours l’air, quand il est présent, d’un homme qui se délie de son voisinage, ayant le mail.c ar d'être flanqué, à droite, par M.Sproule, ci, à gauche, par M.Foster.Cet deux noms en disent plus que bien des commentaires, pour ceux-là qui connaissent notre histoire po- litique des vingt-cinq dernières années.De lait, parmi les dix ou douze membres réputés le; plus capables du parti conservateur aux Communes, M.Burden est l’un de ceux (pii ont fait la plus piteuse ligure durant la présente session.San seul mérite est c lui d'être un gentilhomme perdu dans un milieu de manants, sauf de rares exceptions.Sa réel! - ma'adie parait être un invincible dégoût qui le r uni ( cil m ne, sombre, is dé parmi !‘s sien-;, ennuyé ci ennuyeux.Toujour est-il tpi • Vu; position, pri ’••• de son guide, n’en a pas mmns résolu de profiter de Voccasion pour livrer un premier as art ou gou vernement sur lu question des tarifs applicables à 1 industrie de- lainages et à celle de lu viande de porcs, pu i - pour renouveler contre l’honorable M.l’ugsley, ministre des Travaux publics, la fi!rhume attaque déjà dirigée contre lui au commencement de la se sion à propos d’un ce tain contrat de creusage dans le port de SI-Ican, province du Xouvcau-îi unswlck.La di cu-simi relative au ta r I a été conduite, du côté de-l’opposition t I dans l’intérêt du système protecteur, pu r M.Ilaughton Lennox, député de Simcoe-Sud M.Will him Thoburn.député de Lanark, M.Richard Blain, député il - Reel.M.T.S.Sproule, dénié de (irey-est, M.David Henderson.député de Dation, tandis que du côté ministériel et dans l’intérêt du libre-échange, subordonné au maintien d’un solide tarif de revenu, les principaux orateurs ont été M.\\ illicit McIntyre.député de Strathcona, M.Charles L.Owen, député deXor-t hunihei laml-esl.M.W.0.Kea-ley, député de Wentworth.M.A.W.Smith, député de Midd'esex-m ni.M.(i.E.MeC'reancy, M.S.Schell, député d'Oxfnrd-sud, M.J.-R.Turcotte.député du comté de Québec, et M.T.A.Low, député de Rent rew-sud.La séan- j ce s’est poursuivie jusqu’à près d’une heure du matin, et (die a été des plus intéressante au point de vue agricole.("est une nouvelle journée des "cultivateurs”, comme celle consacrée, il y a quelques semaines, à l'établissement des fermes expérimentales.Nous nous proposons de rendre compte plus en détail de fout ce qui s'y est dit.Les grands travaux du Transcontinental dans les comtés du sud Les deux journées de mercredi et de jeudi n’ont pas été perdues, en r elles ont fourni Foeca-ion de prouver une fois de plus la force des liens qui unissent entre eux les ministres du gouvernement, liens faits de convictions et de sympathies profondes, comme il en existe chez les intelligences d’élite et les grands cœurs.¦le ne puis pas, à mon regret, donner une description même superficielle de tout ce qui s’est passé durant ces deux mémorables journées.Qu’il me suffise de dire que.pour l'argumentation et la tactique, la gauche a manœuvré avec une maladresse grossière, l’a r contre, l'attitude de l'honorable ministie des Travaux publics, directement mis en cause et contre qui l’on demandait une enquête, a commandé l’admiration générale.Son discours est un des plus puissants efforts oratoires dont la scène du parlement ait gardé le souvenir.Après lui, M.1‘.II.Carvel I, député île ('a rl et oil.N.IL, M .Michael Clark, député de Iteil-Deer, sir Wilfrid Laurier et l'honorable M.Fielding, ministre des Finances, ont tout a tour vengé le ministre des I rivaux publics de la campagne de diffamation dont il a été la victime durant les six derniers mois.Tout s’est terminé par un vote qui a donné une majorité de dO voix au gouvernement, .100 contre 00.L’ovation faite à l'honorable M.Pugsley, lors de l’ajournement de six à huit heures, est probablement l’une des plus enthousiastes qui se soient vues depuis des années.Tous les députés de la droite, y compris les ministres, après de vigoureux ’ s unenl -, sont allés serrer la main du ministre.Le fait est que son éloquence, M 3% sagrïfcBB» as» m nés» «satorflrtrt'iavA' s+TT3™ iraw, Ct-’Jt' ^3 EV SH,(3U35tiB • ILilj-Xl ' V'- ~ rrassement de 100 pieds de hauteur, recouvrant l’arche en voussoir de •10 pieds de largeur, qui forme le pont sur le bras nord-ouest de la rivière du Sud.Cette arche est une des plus grandes sur le Transcontinental.]>:iiiicipaiit U LAC »T.JÏAX.ns vanité.Notre joie doit encore être plus mde que la tienne, mon père, dit-il, en s ad resit, .m marquis de Montcalm, toi qui as passé le tnd lac, non pour ta propre cause; car ce n'est pas cause qu’il est venu défendre, c’est le grand Roi i lui a dit : Pars, passe le grand lac, et va déIeû- mes entants.pUnov iv.Il va vous réunir, mes frères, et vous lier par le plus solennel des nœuds.Acceptez-le avec joie ce nœud sacré, et que rien ne puisse plus le rompre.” Cette harangue fut rendue aux nations par les différents interprètes et reçue avec applaudissements.Le marquis de Montcalm leur fit dire ensuite : “ Mes enfants, je suis ravi de vous voir tous réunis pour les bonnes affaires.Tant que durera votre ‘ union, VA nglois ne pourra vous résister.Je ne “ puis mieux vous parler que votre frère K isensik j “ vient de le faire.Le grand Roi m'a sans cloute en- 1 “ voyé pous vous protéger et vous défendre, mais il “ m'a recommandé surtout de chercher à vous rendre ¦' heureux et invincibles en établissant entre vous “ cette amitié, cette union, ce concours pour opérer “ les bonnes affaires, qui doivent sc trouver entre " des frères, enfants du même père, du grand Onon-“ tliio.Par ce collier, gage sacré de sa parole, sym-“ hole de bonne intelligence et de force par la liai-son des différents grains qui le composent, je vous “ lie tous les uns avec les autres, de manière qu’au-‘ cun de vous ne puisse sc séparer avant la défaite de VA nglois et la destruction du fort George.” Cette parole fut alors rapportée par les différents interprètes, et le collier jeté au milieu de Tassemblée.Il a été relevé par les orateurs des différentes nations, qui les exhortèrent à l'accepter, et Pcnna-liouel, en le présentant à celles des pays d’En-Haut, leur dit: “Voilà maintenant un cercle tracé autour “ de vvus par le grand Oiiuiiiliiu, qu'aucun de nous “ n'en sorte ; tant que nous resterons dans son en-“ ceinte, le maître de la vie sera notre guide, nous “ inspirera ce que nous devons faire, et favorisera “ toutes nos entreprises.Si quelqu’un en sort avant “ le temps, le maître de la vie ne répond plus des '• malheurs qui pourront le frapper; que son infor-•• tune soit personnelle et ne retombe pas sur des ‘ nations qui se promettent ici une union indissolu-*• hic et la plus grande obéissance à la volonté de “ leur père.” A mesure que les orateurs avoient parlé en relevant le collier, ils le remet t oient au milieu de l'assemblée.Ce collier, suivant les coutumes des nations, appartenoit à celle quijivoit à l’armée le plus de guerriers.C'étoit sans contredit, aux Iroquois qui etoient et qui presque toujours sont les plus nom- h veux, et à qui leurs anciennes victoires sur presque toutes les nations clc l’Amérique septentrionale ont donné un ton de supériorité qu'ils conservent.Ils prirent le collier, et leur orateur, s’adressant aux nations des pays d*En-Haut, leur dit que, charmés de voir leurs frères réunis avec eux, reConnoissants du secours qu'ils venaient leur apporter pour la défense de leurs terres, ils les prioient d’accepter ce collier gage de leur union et de le porter dans leur villages, où il scroit un monument éternel de leur amitié, de leurs succès communs, un témoin qui leur remet t mit devant les yeux les bonnes affaires opérées dans cette campagne, et les averti mit d’entretenir éternellement cette liaison, la force des guerriers.L'orateur né pissing s’est alors levé pour dire aux Iroquois: “Mes frères, nous vous savons bon gré “ de cette attention que vous marquez à nos frères “ d’En-Haut; c'étoit aussi notre dessein et vous “ n’avez fait que nous prévenir ’.11 fait observer cette démarche des Népissings; elle avoit pour objet de faire sentir aux Iroquois qu'eux, Népissings, étaient les aînés de tous les sauvages; et pour ne pas laisser prescrire le droit de préséance que leur donne leur ancienneté.Pennahouel, au nom des sauvages d’En-Haut, a remercié les Iroquois et accepté le collier.Ces nations différentes tiendront ucttc nuit un conseil pour savoir à laquelle il restera Cette grande affaire du collier terminée, le marquis de Montcalm a fait demander la réponse aux propositions que, la veille, il avoit faite dans le conseil tenu avec les chefs au sujet ne la marche de l’armée, partir par terre, le veste en bateaux, de la route qu’il fa 11 oit tenir dans les bois, du jour du départ et des aut res dispositions; ear il faut leur faire part de tous les projets, les consulter et souvent suivre ce qu'ils proposent.C’est qu’au milieu des bois de l'Amérique, on ne peut pas plus se passer d'eux que d( la cavalerie en plaine.Les Iroquois ont répondu que, comme ils sont les enfants de cette contrée, le théâtre de la guerre, le marquis de Vaudroui! leur avoit dit qu'ils serviraient à l’armée de guides pour la route; qu'ils exé-cutcroient avec plaisir la volonté de leur père; que puisqu’il falloit qu’une partie allât par terre et I autre en bateau, ils partageraient leurs guerriers en conséquence; que de deux cent cinquante Iroqois du Sault qu’ils étoient, cent iraient par les bois et cent cinquante en canots; qu'ils mèneraient la division de terre par le chemin le moins mauvais et le plus à portée de ne pas perdre le lac de vue, afin qu’en ayant fouillé les bords, ceux qui viendraient en bateau n’eussent à craindre aucune embuscade; qu’à l'égard du jour du départ, ils seraient prêts au moment où leur père leur ordonnerait de marcher.Cette réponse des Iroquois a été communiquée aux autres nations, que l'on a en même temps averties que la division qui va par terre aux ordres de M.le chevalier de Lévis, s’assemblerait le 29 au soir, en avant du camp du portage, à la côte du Nord, pour se mettre en marche à la pointe du jour.Les nations ont répondu qu’elles donneraient un état de ceux de leurs guerriers qu’elles destineraient aux deux divisions; cet état se donne par des bûchettes.Les I roquois, suivant leurs usages, auraient terminé ce conseil par la cérémonie de chanter la guerre; mais comme ce n'est pas la coutume des nations d'En-Haut de finir par aucune chanson de guerre ces sortes de conseil dont l'objet est d'unir et de lier les esprits, on a suivi leurs mœurs en ce point, par égard à leur qualité d'étrangers.Le marquis de Montcalm avant de sépar r l’assemblée, a fait prier les chefs d'engager leurs jeunes gens à ne pas tirer continuellement, leur en représentant les inconvénients ; les chefs ont promis do faire tous leurs efforts à cet effet.Les Follos-Avoines, Snkis et Renards a voient quitté la séance, parce que la foule d'officiers franco! s répandus dans le cercle les cmpêchoit de voir leur père et d'entendre sa parole.On les a envoyés prier de revenir, et on a fait retirer les curieux.Le 28 juillet 1757.Les sauvages ont donné les bûchettes pour les gens qu'ils comptent faire aller à pied.Les Népissings a voient voulu les détourner de cette division de leur monde, prétendant que c’étoit se fatiguer inutilement.Ils n’ont pas réussi.( .1 suivre) LA VIGIE Snmoili, 17 avril 1000.POURQUOI TANT DE LENTEURS ?Charmante réunion La Commission du Transcontinental a répondu au comité dos Finances qu’elle no donnera | as plus de $100,000 pour les 174,000 pieds du marché Champlain, et le comité a décidé d'offrir le terrain pour rien, à condition que la Commission lui fournisse un emplacement pour le nouveau n arche aux denrée?.Pourquoi tant tourner autour du pot ?On s lit pointant bien que la Commission du Transcontinental a tous les pouvoirs nécessaires pour construire des chemins de fer, mais qu elle ne construit pas de marchés.Cette objection du déménagement.du marché os t-elle donc insurmontable ?T-e marché Champlain figure à l'actif de la ville pour une somme fictive de $780.-000, majorée de plus de $500.000 d'après l'évaluation même de l'administration municipale.Par oon- | ire, il y a le marché aux animaux rue St-Paul, qui n’est porté à l'actif que pour un montant de $75,000.C’est une vaste étendue de terrain qui.convertie on lots à bâtir, on magasins et on entrepôts, rapporterait bientôt plusieurs centaines de mille piastres, du fait même de la prompte construction dos terminais de la Basse-Ville, qui aura pour effet de refouler le commerce de ce côté et de doubler, tripler même la valeur de la propriété foncière.Les avantages du prompt règlement de la question seraient donc pour la ville : $ KM),0011 en argent, qui assurément couvriraient amplement les frais du déplacement du marché aux denrées ; L'installation de grandes gares terminales pour p.iss:gors et marchandises, en communication dicrcte avec la liante navigation et tout le réseau des chemins de 1er convergeant à Québec ; La conversion d une propriété qui ne rapporte pas $5,000 de revenu net bon an mal au et pas un sou de taxe municipale, en immeubles imposables ; L’augmentation générale de la valeur de la propriété imposable, et par conséquent des revenus de la cité : La mise en valeur du présent parc aux bestiaux du Palais, convertis en lots à bâtir.Si.avec tout cela, la ville n’a pas les moyens de se procurer un terrain pour remplacer le vieux marché Champlain, ce t vraiment décourageant.N"y a-t-il pas assez de terrain improductif aux bords de la rivière 81-Charles, à Saint-ltoch même, où l’on pourrait installer le nouveau marché ?Que l’on compte pour cela sur la Commission du Transcontinental, voilà ce que nous ne saurions comprendre.MAL A PROPOS Le publie
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