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Titre :
La vigie : journal de critique et d'opinion
Éditeur :
  • Québec :R. Landrieu,1906-1913
Contenu spécifique :
samedi 13 avril 1912
Genre spécifique :
  • Journaux
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La vigie : journal de critique et d'opinion, 1912-04-13, Collections de BAnQ.

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SOU Will pût us.llO'l VOC Parlement ftmtetir dn Coas»il Ldgislntif FaiJiuiuciit Buildings JOURNAL DE CRITIQUE ET D’OPINION Publié tous les Samedis par laC'-s.Vigie, 8 rue Colline, Haute-Ville Samedi, 13 avril Vel e-No.Il7-8amedls 13 Avril 1912 About cment : #1.00 par an.1 cou* le numéro.Tarif d'ani on :ea: lèrelneeruon 16c.In ligne Dénié Insertion, 10c.la Uene La 1012 Nous sommes à prendre des mesures pour que notre journal redevienne quotidien et soit - distribué, comme autrefois, dès les premières heures du matin.Nous pensons pouvoir ainsi mieux servir les intérêts de la clientèle commerciale et combler une lacune dans le journalisme québécois, quant a ce qui concerne la chronique •., .Bpurlnmaque que l a rim e d’Am- liôrat,; refoulait.du fort Carillon îevu» Hebdomadaire 111 V H 1,11 siècle et demi, eu le-Goortfés 11 'et William r.,il désespérément en echec " Libres sur le cnn- ’liahituelle politi-a litres se huit aient .un, ils mirent réaliser ee qui ,'(j| singulièrement Ipnis trois ans.['ont où.selon L anglaise, kur Louis Iri plus ardu XV et Belle- Isle : ils Mi.wal sens Québec un ren- l’7.du Welle.rlmix que ce général de L;i .envié aMn de lin donner ll.ruières instruct ions, Wolle.1)1 iirenient surexcité par leva à maintes re- [tiflordina 1 mission Ml'S I" ii< l;> ut le retins.brandis- ¦ r êper.(lisant les grandes Lf.< ,,,iVII" allait accomplir.IL •‘montra sens .tel jour que ni, •,nrait du a Lord lemple: ¦ Il I •' • , • / • # nid Dim: dire que j ni confie L,rl du pays à 'le telles îmiins!" tailleurs Wiilte écrivait à un de Is anus: lniiviiis a un suis dans un très état de santé, pris à la mir la gravel lu et.lu rluimatis-' ' •• mais il ajoutait: ' .l'ai mit aujniinl'liai à -M.l’itt -pi'il (l|it disposer de mon fragile sque-rumine il lui plaira.j’aime ,j,„x indu ri r que de refuser aii-il.- service nui se pré- l'iilc.L prouve |il„e ri-P'M" .Celte énergie fera toutes dans la campagne prn-liaiiio: rarement âme guerrière Lviiit se montrer davantage mai-|iV¦ «X.?¦« ¦ ! .8i le chevalier de Lévis eût.été ('ntt Assurent les historiens de ioiiM Envoyé quelques Auparavant, au secours ' de l’huile, nies mûriers?Oh ! hou Dieu, hou soir, ne doutez pas de mon attachement.Brûlez ma lettre.” Oui, répétons-le avec Montcalm.c'était odieux, quand on songe que ces petites querelles engendrèrent, en partie, un-grand désastre, mais.oh! hou Dieu.brûlez ma lettre afin qu'il n’eu reste rien pour moi, ni pour personne, afin (pie cette petite fumée de mélancolie se dissipe aussitôt et, reprenons notre courage.Telle était cette fine et.ardente nature qui ne pécha, quelquefois, que par trop d’esprit,Muais quand ou en a, est-il possible de n’en avoir jamais trop?Le chevalier de Lévis présentait un autre tempérament.Gaston-François, languedocien .comme Montcalm,était né le 23 août 3720, au château d’Ajac de l’ancienne et illust re maison de Levis': ( Dès quatorze.ans il portait l’épée; il se battit à Clausen et fut blessé au siège de Prague.En 1741 il fit.les campagnes d’Autriche, de Bohême et d’Allemagne; en 1748 il fut nommé colonel et chevalier de Saint-Louis.Il se distingua pendant la campagne d’Italie-et de Provence où il fut.blessé à )a tête.11 s’y trouvait avec son cousin Gaston de Lévis, duc de Mire- quisement français, en le roi béarnais.11 dit le 15 septembre : “ De vous à moi et ne me citez pas : tout le monde l'ait ici e.dans ses culottes.pour moi, qui ne suis pas peureux, j attendrai tranquillement les événements.” Et le 24: “J’ai des clous, mon cher chevalier, la pituite me suffoque.” Essayant de réagir contre les habitudes de luxe répandues dans la colonie, il écrit le 14 octobre : “J’ai donné hier mon dernier grand repas où j’avais nos puissances et.cinq dames.Il a été splendide par le goût, la profusion et un double service d’en-trements.J’aurai demain dix personnes avec un potage, quatre grosses entrées, une épaule de.veau, une pièce d entre) .et froid, le tout" servi ensemble, le bouilli relevant la soupe.Je vous exhorte à n’avoir qu’un gros dîner bourgeois.ni, violons, ni bals, ni fêtes.” Il termine: “On ne peut vous aimer plus tendrement, mon cher chevalier.” Il s'occupe de l’avancement de son ami : “'Gene, sera pas ma faute si vous ii.'êtes pas maréchal de camp.” Plus loin : “Nous allons avoir des concerts.J'aimerais mieux causer avec M.le chevalier de Lévis que tous les plaisirs de Québec.” LETTRE DE FRINGE M.Du/dieu la à Bordeaux le 21 fév.I TCO.l’erraut, Monsieur, J’ay reçu avec un way plaisir la lettre que vous m'avez fait l’amitié de m’écrire le 7 novembre dernier, puisque, malgré tous les événements fâcheux, elle m'apprend que vous jouissiez d’une bonne santé de même que Madame votre épouse et votre chère famille.Je vou» en souhaite aux unes et.aux autres une.longue continuation.Je vous suis sensiblement obligé de la part que vous avez pri se de racneux un es notre passage Québec à Bordeaux.Je voudrais de bon coeur pouvoir oublier aus-sv facilement les malheurs du Can add que j’oublie < eux que nous avons essuies dans ce voyage.^ Nous avons appris par l'Angleterre, à la fin d’octobre dernier, lo malheureux sort' de Qué- ’honneur ! du Knv l'inventaire de l’argente-1 rie oui est dans toutes les églises Royaume, sans doute, qu'il faudra la porter à la monnaye pour en être payé comme des lettres .de change, quand le bon Dieu voudra.Voilà en abrégé ce oui se passe icy.Que je regrette, mon cher Monsieur, les beaux jours que j'ay passés en Canada.Je voudrais y être encore, sans le changement qui y est arrivé.J’y a vois une voiture et je vais à pied comme un chien dans les houes de Bordeaux où je ne fais assurément pas aussv bonne chère que je la faisais à Québec.Dieu veuille que.ce siècle de fer se change ; nous nous flattions cet hiver que la paix pourrait se faire, ou en a parlé beaucoup et ou en parle encore, mais je n’y vois aucune apparence.Il faut dit-on, encore une campagne pour achever de nous ruiner et pour éloigner de plus en plus le payement (les lettres de change.On ne seait absolument que penser sur le sort de ce papier et ou ne doit pas compter qu’on fasse d’a-rangement que la paix ne soit faite.Mon idée est qu'il n'y aura rien à perdre sur ce luy qui est enregistré, mais je n'ay pas la.même confie.ce sur celuy qui ne l’est pas.i i -puis la suspension, on n’a pas voulu enregistrer aucune lettre de change pas même quelques-unes (pi’on m'a remises cette année qui étaient, payables en 1758.Il s'en négocie icy et à Taris de celles enregistrées à 50 p.e.de perte et ou n’en veut pas à aucun prix de celles qui ne le sont pas encore.Il est arrivé depuis peu 4 navires de la compagnie des Indes richement chargés ; elle a voit besoin de ce secours car elle, branloit dans les manches, cependant elle a ton m *»» utiu \uuh ii > ux l’il* • .- ., , 1.1 ni à tout ce qui nous est arrivé ar les eaux de la rivière Saiul-t ha ries, à liante et moyenne moirée.le nouveau marché des cultivateurs.(pii doit, remplacer les anciens nia reliés .lacipies-Cartior et Champlain, est actuellement délimité par deux longues jetées, dont l’une parallèle an cours de la rivière et l’antre coupant cette première un angle d’à peu près (piarante-eiuq degrés et aboutissant à l.i terre ferme.Il faudra combler de terre et de déchets tout ce vaste quadrilatère et le recouvrir en bois ou en béton, avant de le livrer au publie.Les bateaux qui font le rabotage entre Québec et |,s paroisses; du long du fleuve, enhaut et eu j bas de Québec, auront un accès facile ;'| ce nouveau marché, et contribueront à créer un mouvement.commercial important dans Saint-Üoeh et dans Limoilou.car il il ",v a pas de doute que des I quais seront également const mils | sur la rive nord de la Saint Charles.Les cultivateurs du comté de Québec auront un accès facile à i-e nouveau centre de distribution de leurs produits, car le pont Drouin.dont les pilliers émergent déjà de la rivière, sera ouvert il la circulation dans deux ou trois mois au plus, et il est situé à une petite distance du marché, deux mi trois arpents à peu près.j que M.Pelletier continue d'être ; persmmellfment opposé à lu gare icio la place Champlain et qu'il fait tous ses efforts pour rompre le contrat intervenu entre la ville et le gouvernement.politiques, donne le plus généra- géant en coin ni un la lïjspbnsnbi- i .• im ., i .i.t:„ Voilà la leçon qu’il lie faut pus perdre de vue dans les négociations (pii se poursuivent pour I"é-elusage de la rivière Saint-l‘luir-les.Partout où il y a du .Monk et.du Pelletier, il y.a de la duplicité, de l'intrigue et de la mauvaise toi.Leur carrière publique est la pour le démontrer.Leur lâcheté insigne dans les questions des écoles ci de la marine en est I illustration frappante.Le conseil de ville de Quebec est appelé à assumer une dépense de plus d’un demi-million de piastres comme condition préalable à I "exécution des travaux de la rivière Saint-t'liaries.Voilà le l’ait brutal.Que le maire et les éelievins se rendent bien compte idu déni de justice dont les eitov-|dis de Québec sont la victime à propos de la gare du Transcontinental.Avant de faire un sacrifice de îkûOtl.Ot 10.(10 et plus , pour une nouvelle entreprise, pourquoi ne forceraien't-ils pas les ministres d"Ottawa à respecter l‘engagement qui fut la considération du sacrifice d'une couple de cent mille piastres lors de la vente de la balle et du marché Champlain "?Il y a tuf bout pour Se faire jouer.Si.pour notre part, nous avons un regret à exprimer, c'est celui de voir notre conseil de viI- Quel sera I et)et de cette nouvelle orientation du commerce de ravitaillement de Québec sur la valeur de la propriété foncière dans le voisinage, des deux côtés rivière Cela dépendra beatide'l'initiative privée, mais avons raison de croire que cette partir de la ville est de la coup nous toute i appelée à un grand et rapide velopponient.étant donné que elusage .de la rivière Saint-t "I les est pratiquement décidé que.par suite, la navigation S "y faire par les vaisseaux I "é-ta r-et va de moins de quinze pieds de tirant d’eau, à toute heure du jour et de la nuit .durant la saison convenable.Notre conseil de ville est saisi d’une proposition du gouvernement fédéral à I"effet de garantir oc dernier contre les inconvénients et les dommages éventuels résul- ca - l'aire respecter le gouvernement le si peu lier ilt Ses contrats avec fédéral.Supposons nue le gouvernement Laurier fût resté an pouvoir et que les travaux de la gare terminale du Transcontinental ne fussent pas eonu|ieneés, nous voyons d'ici I"indignaiion du conseil de ville et des citoyens "de Québec contre sir Wilfrid Laurier.Ht ils auraient raison.t '"est.M.Borden qui gouverne, c'est M.Pelletier qui est sa bonne à tout faire à Québec, et le conseil de ville et les citoyens, qui sont outrageusement sacrifiés et leurrés, trouvent que c’est correct.Ils n "ont pas un mot de protestation.pas un mot de demande.Ils se promènent pour une eale-sèrlie qui est une entreprise mercantile nécessaire et qui, par la foi des choses, ne peut plus être retardée.Ils se montent la tête pour I"entreprise de longue haleine et encore embryonnaire qu'est 1 "éclusage de la rivière Saint-Charles.s font , des mamours aux puissants d"Ottawa, (pii trahissent h s véritables intérêts et les cm il rails de la ville de Québec, en ce qui convenir, les voies terminales ri la gare du transcontinental.lenient la note .juste sur toutes les quest ioes déliât tues?Il n'y a pas à hésiter mi moment : c’est sir Wilfrid Laurier.Il a pris la parole plus souvent et sur des sujets plus variés que n'importe quel autre ministre ou député.|| a apporté le concours de sa vaste et longue expérience de la législation publique et privée.Il a magistralement fait échec à toutes les eut reprises hasardeuses et téméraires des nouveaux ministres, dans l'intérêt du pays, et jamais en se plaçant au point de vue exclusif d'un parti, d’une croyance ou d'une nationalité.il a dominé cette majorité ministérielle qui cherchait à 1 "écraser, non pas en faisant appel aux individus (pii composaient cette majorité et dont il connaissait les instincts de partisans outrés, mais en faisant entendre la voix de la raison et la philosophie de 1 "histoire.en rappelant aux ministres et députés ministériels leurs nrnlilesses faites au peuple et leur flagrante violation de ces promesses, en dénonçant la mauvaise loi du gouvernement et en mettant face à face, dans la réalité* de leurs paroles et de leurs actes, les hommes qui.faisant partie du même cabinet et parta- nte, mil des principes contradictoires sur les" grandes questions politiques qu'ils sont appelés à résoudre.Les libéraux de Québec, sont enthousiastes.Us voulaient organiser une démonstration politique en l'honneur de leur illustre chef, pour lui témoigner leur vénération et leur confiance, mais il a été jugé convenable de donner à sir Wilfrid l'occasion de prendre quelques jours d'un repos bien gagné, et cette démonstration est remise à plus tard.Au dernier jour de la session fédérale, l'un dos ministres les plus compromis du cabinet, M.Foster, parlant de l'institution d'une commission de tarif, s'écriait : “ C'est cette question qui, le 21 septembre, portait un coup mortel à sir Wilfrid Laurier.” —" Il se porte encore a merveille," rétorquait du tic au tac 1 "honorable M.Lcmieux.C'est le mot de la situation.Sir Wilfrid se porte à merveille.Que nul iven ignore, adversaires et amis.Il est debout, dans sa robuste vieillesse, et nous l’aurons de corps et d'âme avec nous, les libéraux, quand sonnera le clairon des batailles.L'EVENEMENT ET L'ACTION SOCIALE Un duel entre amis ( désolant.SIR WILFRID A QUEBEC leant de I"établissement naitx dY-goût.Il semblerait que .1 "lu-im- est.arrivée où Québec doit faire sa part de sacrifice, en retour (les avantages one notre ville doit retirer de l’exécution de grands travaux d intérêt publie par le gouvernement' du Canada.I est la repetition (le ce oui a été fait pour le marché Champlain.II s'agissait alors d’assurer à Québec le bénéfice d lllle gare terminale et du trafic considérable pue le Transcontinental et les autres voies ferrées devaient développer sur la façade du fleuve.Le sacrifice qui fut consenti par h-s citoyens de Québec, moyennant la considération d'une gare terminale à la basse-ville, était Une question d "affaire.L’avenir attitu dira si les ministres du gouverne-1 bien un ment Borden sont hommes à ne- j sol ta lit copier leur part de responsabili- ! qni té.en nous donnant cette gare du j l,,rét de la grande cause politi- Transcontinental, selon l’entente que que défend le chef libéra qui OUI eq il Wilfrid cell! VOX agi éllli-l X ci II le Ions ceux luge de voir lors de son : bec.ont été trouver si dispos de a Ici ie d espril.après de la session fédéra de se lerhi i lier.('e n I IIVIIII- aiirier, ;i tjué-tle le corps et si h-' fatigues e qui vient était pas a n mais île virrohstauri état d'âme optimiste ré- j toute la le la tournure la vu rallie ' t|M,|j(|ll0S prennent les elmses dans l in ' cette gare du selon I "entente .formellement conclue entre la cité de Quebec et les autorités fédérales.mais nous ne persistons pas moins à croire et à dire que ce lut une proposition raisonnable, à .l'avantage des parties contractantes.et qui doit être respectée.* * m • e qui s "est passé depuis quelques mois, au sujet de cette a liai-Te de la gare terminale sur I "emplacement du marché ( 'liamplain.doit mettre la puce à I oreille de tous les citoyens de Québec en ce ¦qui concerne la nouvelle proposition île I "éclusage de la rivière Haint-Charles.T’our une raison ou pour une autre, par nécessité politique ou pour des lins de spéculation.le gouvernement fédéral foule aux pieds la couvent ion qu’il a faite avec nos autorités municipales au sujet de la transaction du marché Champlain.Le vont rai ¦ était défini, les conditions de ce contrat avaient été longuement discutées et jamais plus expresse entente :i "est intervenue pour lier à la fois la ville et le gouvernement.Qu "avons-nous vu cependant ?-A peine nommé ministre des Postes.I "lion.AL Pelletier s'est déclaré personnellement host de à l'érection d'une gare terminale sur le site du marché Champlain; il a bien dit que les ingénieurs décideraient.mais depuis rien lie s’est fait.et.son hostilité s'est constamment affirmée contre le plan convenu.Aujourd'hui encore, malgré la promesse qu’il jf laite à la Chambre de commerce 'd "entreprendre une tournée d’inspection en compagnie du ministre de la Marine et du commissaire de la instruction du Transcontinental, tout le monde à Québec sait bien grand espoir dont se bercent veux qui croient aux promesses faites au sujet des écoles manitobaines.est que le principe, les écoles séparées est désormais reconnu, et la double taxe abolie.suffit de relire les amendements ( ’oldwell.que nous avons publiés avant-hier, pour se convaincre que cet espoir est basé sur de simples suppositions.Le principe des écoles séparées n’est pas reconnu.Il n "existe dans la loi aucun mot qui puisse prêter â une pareille interprétation.l)o plus, au cours de la discussion qui eut lieu à ce propos.AL (.'old-well a déclaré, en réponse à une interrogation: “Sous la présente loi qui dit (pi "il il "y aura pas de séparation, il ne peut y avoir d'écoles séparées.Les choses existeront comme elles le sont à présent.et si le contraire avait lieu, ce serait illégalement.” Ceci est déjà très clair, et corrobore bien ce que nous disions dans notre article d’hier.Mais le ministre a jugé bon de se prononcer encore plus explicitement sur ¦•e sujet.Le même jour (|U"il donnait la réponse citée plus liant, à la séance de I "après-midi.il faisait un grand discours au cours duquel il déclarait : “Il n "existe aucune intention d'introduire les écoles séparées d "aucune forme ou manière quelconque, et aussi longtemps (pie je serai ministre de I I nst met ion.je ne consentirai janidis à un tel changement.” Sans doute, malgré cette déclaration de nature à satisfaire un certain publie, le ministre peut bien avoir I "intention de donner latitude possible aux caillais il n'est pas moins vrai (pie si ers derniers parvien- nent à posséder en fait des écoles que que defend le chef'libéral, et 'séparés cela ne peut être résultant également de l'execlleu- “q„"illégalement ".Car ils ,,'v te saute générale que le bon Dieu |)MS' droit ; le principe des m accorde.écoles séparées n'est pas reconnu Dans I"intimité, sir Wilfrid ; par la loi.Laurier n a pas caché sa ferme ('munie on le voit, en cxaini-coiivietion de voir le peuple se liant froidement la situation, il ressaisir et donner raison aux est facile de se convaincre que hommes qui ont djrigé les allai- par les amendements ('oldwell les j eut Indiques manitohnins n'ont obtenu aucune nouvelle garantie légale du respect de leurs droits.On ii simplement créé autour d'eux une situation facile à embrouiller.et dont ils pourront profiter aussi longtemps que ceux qui la mêlent leur seront sympathiques.Cette situation reste précaire ; cl si les autorités religieuses n "étaient pas si vigilantes, elle serait un moyen aussi habile qu "ingénieux d "amener les catholiques aux écoles neutres.Avouons que eo serait payer cher la disparition de la double taxe.” L'Action Sociale résume ainsi, dans son édition du 11 avril 10,12.une étude sur la question scolaire manitoliaine.Les paroles de l’lion.Cleo.Robson Col dwell, le ministre dé l’IOdueation dans le cabinet lîoblin.ont été prononcées en Chambre, lors du débat sur le bill relatif aux amendements de la loi scolaire, et ne laissent aucun doute sur 1 "intention du gouvernement de maintenir le principe des écoles publiques.Pratiquement, le système proposé détruit, s'il est accepté et mis à effet, l'autonomie des écoles actuellement possédées par les catholiques, et èn traîne fatalement leurs enfants dans les écoles neutres.• • • res publiques et donné au pays une ere de prospérité continue de IX!Ili à 11)11.r est précisément cette droit lire de caractère et cette indomptable croyance dans la vérité de I ses méthodes administratives et économiques qui l'ait la force de resistance et d agression de si r I M il h ii! Laurier.Kn effet, maigre le verdict du peuple, scs adversaires u ont pas etc capables de trouver un point faible dans sa stratégie défensive et ils ont etc eux-mêmes les victimes de ses redoutables attaques chaque fois qu il a jugé à propos de porter la guerre sur leur propre terrain.I cia est admis par les diverses écoles politiques, et cela est sans conteste possible.Posez cette question : Quel est celui (les chefs politiques d'Ottawa qui.au cours de la dernière session lederale, a fait meilleure figure aux yeux du peuple ?Quel est celui dont la dignité personnelle, l'éloquence, la saine doctrine, la connaissance des règles parlementaires, la sobriété de langage, la courtoisie constante, la franchise, l'absence de préjugés, la sérénité d'âme, la ponctualité, ont le plus impressionné les hommes sincères qui observent ce qui se passe et suivent les débats des Communes ?Quel est celui qui.si l’on étudie dans le Hansard les idées de.taos hommes admise par Ions ceux qui suivent de près ce qui se passe au Manitoba, n'est pas interprétée de la même façon par l'Evénement, de Québec.I "organe du gouvernement fédéral.Voici comment, sous le titre de “Une victoire et une conquête", ce journal, à la date du G avril 1!)!2.chante les gloires des ministres d'Ottawa et de ceux de Winnipeg: “Sans doute ce n’est pas la victoire totale que nous eussions remportée en tSOti, si sir Wilfrid Laurier 1 refit pas trahit alors la constitution et le droit.Rt.encore mie fois, un ne nous entendra pas proclamer à son de trompe que la question des écoles du Manitoba est réglée.Bile ne saurait l'être pleinement tant que nos coreligionnaires manilobains ne jouiront pas de 1 "autonomie parfaite qu ’ils possédaient avant 1800.Mais ce qui est incontestable c'est que la législation adoptée avant-hier à Winnipeg est une étape décisive dans la voie «h- la justice, le redressement d’un grief capital, une mesure vraiment réparatrice et bienfaisante pour la minorité, à (pii elle confère une situation légale vainement réclamée depuis quinze ans.Ces amendements à 1,-j lui des écoles publiques du Manitoba ont une telle valeur et une telle portée, que le fîlobe de Toronto imprime en gros caractères dans ses colonnes : “MANITOBA TO IT A VI: SB- PARATE Kf'TTOOLFV" En résumé, ils font disparaître virtuellement la double taxe à laquelle étaient assujettis les catholiques dans certains endroits.Et ils font reconnaître le principe de la séparation des enfants cet Indiques d'avec les enfants protestants.les premiers formant vraiment une école à part, sous un maître catholique, ("est à dire qu’au fond c’est le principe néfaste de la neutralité de l’école (pii disparait.Voilà eu que nos ministres ont obtenu de M.lîoblin : voilà ce que celui-ci a eu la loyauté et le courage de faire triompher dans la Législature du Manitoba.En face de cette difficulté, nos ministres ont compris qu'il fallu it tourner 1 "obstacle.Au lieu de faire une crise inutile et nuisible pour faire introduire dans le bill du Keewatin une clause d'une valeur douteuse, et (pii, en tout cas.ne se serait appliquée qu'à ce district.ils ont mis en jeu leur énergie et.leur influence pour obtenir du gouvernement, de Winnipeg une mesure de réparation et d’équité qui s'appliquera à tout le Manitoba y compris le Keewatin.Pendant qu'ils faisaient cela, pendant qu'ils travaillaient à sun-primer I iniquité commise par MM Laurier et 0 reçu way.pendant qu’ils préparaient la résurrection du droit enterré par ces fossoyeurs en 1896, ou les couvrait d'injures.ou les diffamait, on les calomniait, on menait contre eux une campagne de presse savamment; organisée, on essayait de tuer leur réputation et leur prestige.Heureusement ils "ont en des compensations.Ils ont en d'abord le sentiment du devoir accompli, la.conviction d’avoir agi comme des hommes politiques fermes et clairvoyants.Tison t eu ensuite l’adhésion précieuse d’hommes dont le nom est un drapeau : du grand champion des droits de la R.^Angers, que l’on a appelé avec raison le martyr de la question des écoles; du vénérable vétéran de notre politique bas-canadienne, (pii siégea dans nos assciftbléus parlementaires avant la Confédération, qui fut, le collègue de Cartier, et ipii, couronné d'une auréole d’honneur et.de respect, compte soixante ans d expérience et de sagesse politique : nous avons nommé l’honorable C.B.de Boucherville.Ces hommes éminents, qui déjà appartiennent presqc à l'histoire, (pii ont fait leurs preuves de patriot ism'e 'et de désintéressement, et beaucoup d’autres de même école et de même trempe n'ont pas dissimulé leur complète approbation de la ligne de conduite adoptée par nos ministres.Enfin cen'x-ei obtiennent aujourd'hui la plus belle récompense et la plus noble vengeance.Ce qui vient de se passer à Winnipeg, est leur oeuvre.Cette résurrection du droit mis an tombeau il y a quinze ans.cette alfirma-tion éclatante de la vitalité d'une cause que l’on croyait à jamais vaincue, et .long même de servitude bri-où f! rernwav et naguère leurs d’oppression, cette revau-la liberté catholique au la Législature qui jadis sé au lien Martin longeaient chaînes clic de sein de minorité, tombé sur le champ de Cotte situation de fait, qui est bataille en 1896.de l'honorable A.perpétra contre elle un si douloureux attentat, tout, cela ce sont eux (pii l’ont préparé, qui l’ont rendu possible, et qui l'ont fait triompher en dépit de tous les obstacles.Quoi qu'on fasse, on ne réussira pas à dénaturer le sens et la portée de cet événement heureux.Nous écrivions dans ces colonnes il y a trois semaines : “Espérons (pie 1 outrance et l'excès ne compromettront pas sans retour une situation qui.par un singulier phénomène, sans nous avoir donné l’alégresso d'une victoire, pourvoit nous assurer la satisfaction d'une conquête." Dieu merci, le résultat obtenu dépasse notre espoir.Et nous saluons aujourd’hui avec bonheur à la fois une victoire et une conquête : la victoire d’un principe, et la conquête d'une liberté." * 1r * Qui a intérêt à tromper le public dans cette affaire?Est I "Action Sociale ou I "Evénement ?La question débattue ne laisse pas de doute que l"attitude de l "Action Sociale ne soit inspirée et commandée par le souci de protéger la foi catholique chez nos coreligionnaires du Manitoba.Tout le monde la sait en sympathie d’idées avec les gouvernants d "Ottawa et de Winnipeg chaque fois qu’il s’agit de faire tort an parti libéral, et nous ne lui en fai sons pas le reproche, puisque pour elle les idées libérales constituent à tort il est vrai, un obstacle à h diffusion des idées catholiques.Elle se tient doue dans les généralités et se garde bien de dire un mot contre les ministres catholiques du cabinet.Borden qui ont prévuriqué.Elle leur garde évidemment toute sa confiance, toute sa sympathie, tout son dévouement en dehors de cette malheureuse question des écoles.C’est pour cela que son témoignage est précieux, en ce qu ’il comporte implicitement la condamnation des Pelletier, des Nantel, des Monk, des Doherty, tous grands catholiques mais, surtout et avant tout, adversaires irréductibles de sir Wilfrid Laurier, ce qui rachète leurs erreurs et leur permettra de se faire beaucoup pardonner de la part de l'Action Sociale.L'Evénement, de son côté, y va de son lyrisme et entonne le chant de triomphe avec une impudence bien digne du ministre qui l'inspire.Il ment à l'histoire, il dénature les faits actuels sans le moindre scrupule.Il se dresse en face de I Action Sociale comme un maître irrité en face d’un domestique, et ne lui cache pus son mécontentement.C'est à elle exclusivement que s'adresse cette rodomontade : “ Nos ministres ont mis en jeu leur énergie et leur influence pour obtenir du gouvernement de Winnipeg une mesure de réparation et d’équité qui s'appliquera à tout le Manitoba y compris le Keewatin.Pendant qu’ils faisaient cela, pendant qu'ils travaillaient à supprimer I iniquité commise par MM.Laurier et Grecnway, pendant qu'ils préparaient la résurrection du droit enterré par ces fosoyeurs en iSfifj, on les couvrait d'injures, on les diffamait, on les calomniait, on menait contre eux une campagne de presse savamment organisée, on essayait de Iuer leur réputation et leur prestige."’ % En d'autres termes, et le mot de résurrection suggère ce commentaire.(•''étaient les pharisiens, les scribes, les princes des.prêt l es, les chefs de la synagogue qui s'insurgeaient nontrÜ cet autre christ qu’est l’honorable L.P.Pelletier, ministre des Postes dans le cabinet Borden.Voilà comment se dresse dans son arrogance l’un de ces minis- I res quo visait diroeloinont I'Ac lion Sociale quand elle disait “Nous savons que les ministres ont reçu la direction de l'autorité religieuse.” Ils l'ont reçue mais ils ont refusé de s’y soumettre.Bien plus, dans ce même article que nous citons de l'Evénement, et qui a été dicté par le ministre des Postes lui-même, nous lisons textuellement ce qui suit.: “Les dépêches tendancieuses poliront bien dire que ce soulagement est dû à l’agitation faite dans Québec.” C'est une indigne moquerie 1 L'acte réparateur dont nous saluons aujourd’hui I accomplissement est dû, nous l'affirmons, à l’attitude et aux efforts de nos représentants dans le cabinet Borden.Bien avant le commencement de l'agitation dans Québec,— et nous défions toute contradiction— les ministres fédéraux avaient obtenu I assurance que le gouvernement manitobain amenderait la loi scolaire dans te sens de la justice.M.Pelletier savait ce ou il disait quand il prononçait, dans son discours du û mars, ces paroles significatives : “Il n'v a pas de marché.Le gouvernement du Manitoba n’a Pas acheté le concours des membres catholiques romains de ce gouvernement, pour l extension des limites.Mais ie sais que I honorable IL P.Bohliu est un Canadien juste, honnête, droit, patriote, d'un esprit large, qui s’est battu pour la minorité là-bas.et tout cela est d’une plus grande valeur et importance à mes veux que des garanties solennelles sur papier, que I expérience nous a montrées être de si peu de valeur quand la majorité décide de fouler aux pieds toutes lés garanties.” | Il est donc certain, d'uprè*
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