La vigie : journal de critique et d'opinion, 4 mai 1912, samedi 4 mai 1912
La Vigilance de tous les instants est le prix de la Liberté.Junius.16 MCtuS Aujourd’hui : Temps beau et un plus chaud.Les élcctours-ouvriers, qui sont lu grande majorité dans cette division, connaissent leur devoir, et ils n’ont pas besoin de l'Evénement pour le leur apprendre.Ils veulent rester indépendants des partis, pour mieux faire valoir leurs droits : c’est encore bien, et c’est le bon moyen de.se faire respecter.Les blcus-nntionalistcs ont mauvaise grâce à vouloir imposer leur candidat : c’est le vouer d’avance à une humiliante défaite.L’Evénement, janvier, 1912 •JOURNAL DE CRITIQUE ET D'OPINION A bon te ment t 03,00 par an.1 cent la numéro.Tarif d'anr onces: 1ère Insertion 16c.la ligne 9eme insertion, lOc.la ligne Publié tous le» matins par laC1^ Vigie, 8 rue Collins, Haute-Ville “J’espère que la province de Québec montrera dans cette lutte-ci, de l’indépendance et suivra l’exemple d’Ontario qui pendant trente ans, a maintenus un gouvernement libéral au pouvoir, alors que les conservateurs tenaient le haut du pavé à Ottawa.SIR LOMER GOUIN.Plans Nouveaux et perte de temps Les tireurs de ficelles â l'oeuvre T/aot'ion officielle prise par les ministres fédéraux et.leurs aides en ce qui concerne leur tournée d'inspection à Québec, pour y situe! les voies terminales du Transcontinental, est indiquée au complet dans le rapport, qu'on fait le Quebec/ Chronicle, organe reconnu du gouvernement, dans son édition du •! mai 1!)1~ C'est ce rapport que nous allons suivre pour Analyser l'afltitkidc actuelle du cabinet Borden à l'égard de la cité de Québec.Nous remarquons d'abord que, l'honorable M.(,'uchranc, ministre des chemins de fer et des canaux, avait dans sou entourage officiel, M.McNicoll.viqe-présideiït du ('.1\ 11.M.AV.1).Barclay, gérant général du (.'.N.H., M.T.1\ Brady, surintendant général île I I.0.R.M.F.M.Spiclai, surintendant du Q.& L.St-.1.11.: mais nous ne 'voyops ])(is que la Compagnie du Gr.ifid Tronc-Rioifjqqe, qui est la principale intéressée, fût représentée par l'un quelconque de ses directeurs ou de ses officiers, et nous attribuons uRtç absence soit au fait que cette compagnie n'avait pas été invitée, ou que.l'ayant été, elle a refusé de prendre part à cette tournée officielle, afin de résumer tombes droits.déjeuner Marsh.« Nous notons également qu'au offert aux visiteurs par M.AA*.A.président de la Chambre de Commerce de Québec, le toast “A nos hôtes" a provoouc des réponses de la part de l’lion.M.Cochrane, de AI.11.AA .Leonard, président de la Commission de Construction du Transcontinental, et de M.I).McNicoll.vice-président du ('.P.11.C'est d’autant, plus étrange que ce dernier a consacré la plus grande partie de ses remarques “à réfuter, dit-il.certains malentendu: allant à faire croire que sa compagnie n étai pas disposée à agir de concert avec les autre, nuinpagnics de chemins de fer dans un plai commun relatif aux voies terminales.Il es évident que le Grand Troue Pacifique et li Canadien Pacifique ont des intérêts contradictoires, et que le gouvernement fédéral ta \ nri.se ce dernier.COMPLOT MINISTERIEL ET INSULTE AUX CITOYENS DE QUEBEC MENSONGE MANIFESTE fait Quoiqu'il en soit, il est- un pvni tout le monde, et que nous spécialement à l'attention de nos La déclaration officielle tics ministres, publiée par le Chronicle, débute eu ces qui frap-signalon: lecteurs.ter- nies "L'importante déclaration suivante a été faite hier par les deux ministres (les bon.Cochrane et Pelletier) après qu ils curent fait une inspection complète des sites avoisi-nant la ville, et confère accc leu autorités, eu ce qui concerne le grand avenir de la ville.11 y a là-dedans un mensonge manifeste.Les maire et les représentants de Québec ont été incités à accuin/niffnc.r les ministres et leurs représentants, mais il n’y a ou aucune conférence entre les uns et les autres, et c’est vraiment tromper le public que d’assumer, comme le fait le Chronicle, que les ministres ont conféré avec les autorités de Québec.La vérité est que toute cette question des voies terminales dit Transcontinental à Québec a été discutée à Ottawa, avec les autorités du Pacifique, hors la connaissance et sans la participation des autorités du Grand Tronc Pacifique, et que les décisions prises ne valent rien, aussi longtemps que le Grand Tronc Pacifique n’y aura pas acquiescé, en vertu des clauses du statut qui autorise la construction du Transcontinental.Ainsi, nous n’hésitons pas à dire que les ministres fédéraux sont venus jouer une indigne comédie à Québec, dans le but d’influencer indûment les électeurs, et que leur tournée d'inspection est une insulte faite parle gouvernement Borden aux citoyens de Québec, puisque toutes leurs décisions étaient prises d’avance à Ottawa et qu elles avaient même été ratifiées par un arrêté du Conseil.Nous lisons, en effet, dans la déclaration ifficielle : ].Que le Transcontinental entrera dans Québec par un tunnel perce de l’Anse de AVolfe à Saint-Malo, et qu’il y aura une gare union pour voyageurs au Palais.2.Que le marché Champlain sera utilisé pour le fret local.•L Que le gouvernement a acheté deux cents acres de terre à Saint-Malo pour y établir la cour du Transcontinental.-t.Que l’ouvrage commencera quand les plans seront terminés.Tout cela a été décidé à Ottawa et forme initie de la politique du gouvernement.DORCHESTER ET LE DOCTEUR M0R1SSET Ce qu'en dit l'Eclaireur, de Beauceville Victoire certaine pour le candidat libéral ENCORE DU TEMPS PERDU Il n'y n pas lieu île faire la critique du dan ministériel, nui nous parait avoir de l’envergure et qui, s'il était promptement ¦xécuté, créerait de l'activité dans Québec.Malheureusement.il n’en sera pas ainsi, je rapport du Chronicle dit ce qui suit : “ Les membres présents de la Chambre le commerce et de la Commission du havre taient anxieux de voir les travaux eominen-•er sans délai, mais ils ont bientôt appris du uinistre et des ingénieurs qu'il y avait toute une légion de travaux préliminaires à accomplir avant que le gouvernement fût en position d’inaugurer les travaux de construc- ("est l'uninion universellement admise, dans Dorchester, que notre ami le.docteur Morisset sera élu par une grosse majorité.Et la chose s'explique aisément.Le Docteur Morisset, depuis huit ans qu’il représente le comté de Dorchester, à la Législature provinciale, a sans cesse défendu les intérêts de ses électeurs, mieux que les siens propres.C’est un enfant du comté qui connaît les besoins de son comté, qui jouit de l’estime général de tous les bons et honnêtes citoyens, et des braves cultivateurs de Dorchester, c’est l’homme du comté, enfin.Tout le monde commit et salue Morisset parce que Morisset commit, et salue tout le monde.Ce n'est pas un aristocrate.Et sa cordiale amitié et sa franchise sont les seuls l'acteur.s de sa grande popularité.L avocat llainel s'élance contre le docteur, dans Dorchester.Il y fera de grands discours, toujours on trois points, Truc grossier des bleus M.Sévigny n'est pas généreux que cela si Saint-Benjamin, comté de Dorchester, t d n pays.Condoléances Notre distingué concitoyen, Ai.-I.B.La liberté, vient d’éprouver un deuil sensible par le décès de sa vénérable mère, qui vient de mourir à I age de quat re-vingt-qua toi ze ans.Nous nous associons a son chagrin et lui offrons l’homuiage de nos respectueuses condoléances.Les funérailles ont lieu lundi matin,, a neuf heures, à l’église de Saint-Tîoch.les électeurs 1 écouteront omme 011 écoute une machine à parler et puis.voteront pour le Dr Alorisset, travailleur dont les oeuvres utiles sont déjà nombreuses.AL lia met sera battu puis après il sera nommé juge.Il gagne ses épaulettes.Al.Daniel, qui ne connaît rien aux affaires publiques et qui s’est fait choisir candidat pour mousser sa place de juge va peut-être parler du "pôvrc colon", aux braves électeurs de Dorchester.Eh ! bien, Al.Daniel, veuillez vous donner la peine de consulter le petit dossier suivant : Du temps de I bon.L.1*.Pelletier, (oui, mes amis, le même L.1'.Pelletier qui a trahi nos frères de l'Ouest, à Ottawa, l’hiver dernier, et qui va nous donner une grosse marine), il s'était concédé, aux colons, de 1802 à 100-4.'357 lots.Or, le docteur Alorisset est arrivé en Chambre, et.de mai 1905 à mars .1909, -Ml lots étaient concédés.Du 1er janvier 1908 au 1er janvier 1912, •'115 lots, et depuis cette date, 50 nouveaux lots.De janvier 1909.au 15 avril, 1912, 871 lettres patentes ont été émises.Donc, en 12 ANS, Pelletier ne concédait que .'157 lots aux colons.En 7 ans Alorisset en concède 805.Qui des deux, AL Daniel, a le plus encouragé la colonisation, dans son comté ?L’évidence èst là, pleine d enseignements et bourrée des travaux sans nombre, du dévouement que le Dr.Alorisset a dépense pour son comté.Le Dr Alorisset -appartient au comté de Dorchester, il en commit tous les besoins.11 est aimé de tous.Coeur généreux, caractère affable, c’est l'homme de tout le monde, la main largement ouverte.Et le 15 mai prochain, son comté de Dorchester lui donnera une nouvelle prouve d’estime et de reconnaissance en l’élisant par une grosse majorité.La clique de 1 Evénement Veut tenter un corp de lorcc dans Sl-Sauvcur Nous lisons dans l’Evénement : " Il y aura une .candiadture conservatrice dans la division de Saint-Sauveur et notre candidat, entrera dans la mêlée pour en sortir vainqueur.Nous demandons nos amis conservateurs, nationalistes raux anti-ministériels de ne point s à voter pour les candidats qui sont les rangs.La convention opposition!!iste aura lieu dimanche prochain et nous promettons de donner aux électeurs de Saint-Sauveur ! occasion de voter pour un homme digne de AI.Tellier, de Al.Lavergne et de leur programme.” Il nous semble que les électeurs de Saint-Sauveur devraient ressentir profondément l’insulte que comporte ce paragraphe de 1 E-vénement.Il y a eu, jusqu'à présent, un désir sincère.de la part des chefs du parti libéral, de laisser les électeurs ouvriers de Saint-Sauveur régler leurs affaires eux-mêmes et choisir le député qui leur conviendrait le mieux C'était le seul moyen de rendre Justice à tout le monde.Voilà qu'au dernier moment les blensilât buralistes, qui prétendent faire la pluie et le beau temps, vont partir en procession du bureau de l’Evénement, à la Ifaute-Ville, pour aller dicter leurs ordres dans Saint-Sauveur.indignité.Les citoyens de n’entendent pas se laisser coin Louis-L'hilippo Pelletier, qui de cette organisation, et plu-0111 téléphoné pour nous dire recevoir les.aristocrates de la Haute-Ville avec une brique et un fanal.Si l’Evénement croit qu'il lui suffit présenter un bleu dans Saint-Sauveur pour le faire accepter, il s’apercevra qu’il s’y trouve des hommes de coeur pour remettre les choses dans l’ordre.Le gouvernement Gouin est prêt à accepter le verdict du peuple, dans Saint-Sauveur comme ailleurs, car il s’est efforcé de rendre justice à la classe ouvrière, et il croit, y avoir réussi.ça peut se comme parfois certaines valeurs du Peut-être, mais seulement, il faut lion compte et convenir que ce n’est pas avec Al.Tel lier, le chef G.ilimuthias, que ça se monte aisément.* * * L'Evénement prétend qu'il y avait à l’assemblée 8,000 personnes 1—8,000 personnes ! s’écriait tout étonné, hier, un lecteur do j ' Evénement qui Se trouvait à l’assemblée.Où étaient-elles ?Au plafond ?sut son bulletin, faisait dire à un plutôt les rires qui sont à Québec, il y a des dé- " Triomphe éclatant hier, le confrère.Ce qui donc à j passant.—Ce sont et libé- éclatants.Quand, engager monstrations libérales, ce sont des assemblées sur ! de dix mille, vingt mille, trente mille personnes et les bleus se contentent de 8.000, qui est discutable, pour en faire un "triomphe éclatant.’’ C’est une Saint-Sauveur duire.par un est au-desso.us sieurs nous qu'ils allaient que cité “ On a nu constater, hier soir, le libéralisme se meurt dans la de Champlain.” N 'est-ce pas que c'est évident ?dit-il.vieille ".et les acclamations qui se sont.élcvées de toutes parts (sic) prouvent que AL Tel lier peut compter sur une belle victoire le 15 mai prochain, même dans la libérale ville de Québec.” Et oui ! c’est clair.T1 y avait 8,01)0 personnes, à ce qu’il prétend, et au nombre desouelles quelques libéraux, sans doute, ou ouniques nouveaux convertis puisque le nom de sir T,orner Gouin fut salué d'applaudissements.0 0 6 ‘‘AL Tellivr, dit-il.aneumpacné d'un brillant et naissant état-major " —N'est-ce pas que vous avez la frousse, rien qu’à la perspective de lire bientôt ceux qui com unseat ce "brillant et puissant état-major Il bsî à remarquer que pas un seul comté du district de Québec n est en retard sur les autres parties du Dominion.Au con^ traire, ils ont presque; tous progresse dans une proportion considérable.Voilà une constatation oui n’est pas pour nous 2 LA V I Q I E SAMEDI, 4 MAI 1912 LA CAISSE D’ECONOMIE DE NOTRE-DAME DE QUEBEC Offre a : louer des COFFRETS DE SURETE pour la garde de debentures, certificats d’actions, documents importants, bijoux et autres valeurs.a son Bureau Principal et a sa Succursale de St-Roch.L’activité libérale et le sarroi conservateur dé- M, LAVERGNE AUX PRISES AVEC LES BLEUS A peine quinze jours nous sé- jcoûtent _si cher pendaiit une lut-]nirent île lu journée qui ilévi- J taille électorale.11 mécontente dera du sort du gouvernement i I s uationalistics, qu il Tfcll'gue Gouin et dès ce moment on peut j au second ])lan—ce qui ne leur juger, à l'attitude des combat-;a jamais été agréable—et imputants, du degré de confiance 1 sc des hommes de son choix, qu’ils ont en l’issue de la lutte, isans se soucier de l'opinion de Nos amis sont partout pleins quelques-uns des plus chauds de confiance: mais ils ne se lais- ^conservateurs, sent pas endormir dans une sé curité qui pourrait être (lange reuse.ils sont partout solide- ! 10,11 du drapeau conservateur ment organisés et ils l'ont avec t ' (‘s 1 cernes exaspérées d u\oii succès l’éducation des électeurs.dupées par leurs alliés, eut issem Idées publiques' I :i L:t besogne trè s'est chargé de difficile dont retenir au- tant en qu'en des réunions plus intimes.__ Dans la ville de Montréal, c'est un travail de comité ; les assemblées sont plus rares que dans les campagnes, mais les Journaux parlent aux électeurs avec plus de fruit et plus de chances de convaincre.A Québec et dans le district de Québec, nos amis vont à ht bataille avec enthousiasme et sont sûrs d'une éclatante victoire.Si nous portons nos regards du côté de nos adversaires, nous remarquons un désaitroi général, que quelques personnalités remuantes s’efforcent en vain de cacher sous tl apparentes fanfaronnades.Dans le district de Québec.M.Armand La vergue, qui avait été sacré premier lieutenant de M.Tel lier et organisateur en chef vient d'être dégommé.Los vieux bleus n'en veulent plus et il a dû remettre la nlits grosse part de l'organisation à M.Thomas T'hapais.1 "homme au couteau et à la ficelle.Dans le district de Montréal.M.C.P.Beau bien continue à commettre de ces erreurs qui été trop lourde pour de plus déliés diplomates : et, non seulement il n'y réussit pus, mais il ne peut pas même réchauffer le zclc des vieux bleus, dégoûtés le la veulerie, de l'hypocrisie, de la trahison des Monk et des Pelletier.Ti ut paraît, donc en bonne , vole pour assurer un triomphe, j le j5 mai, à Sir Lomcr Gouin et ! à ses partisans.Il n'y aurait qu’un danger à craindre, c’est une trop grande sécurité.Que nos amis n’oublient pas ou ils ont affaire à des adversaires absolument dépourvus de scrupules et à qui l'argent est 1 oui ni en abondance par 1 "organisation fédérale : ils doivent s •:‘tenlire a ce que les conservateurs, appuyés par le gouvernement d'Ottawa, met fa ni fout en oeuvre : argent.influence, patronage, promesses d’emploi, de travaux publies, etc.Et ils doivent, s'ils veulent être sûrs de la victoire, se tenir constamment prêts à déjouer les ruses, les plans, les manoeuvres et l’argent des bleus.Qu ils n’y manquent donc point, qu ils soient vigilants et actifs, qu ils travaillent comme ils ont ira va il h obtiendront les t-il candidat.?Oui, s’il a toujours l'ambition d’aller à l’Elysée; 11011, s’il a renoncé à ce beau rêve.Si M.Etienne est candidat, il e stélii d’avance.Mais le sera-t-il?Acceptera-t-il de renoncer à la présidence des grosses entreprises financières et industrielles qui lui fou tune vie très dorée, lui qui n’est pas.qui ne sera pas candidat à la présidence de la république.Quelques confrères ont lancé le nom de M.Briaiul.qui a dû bien aire de cette fantaisie.Le ministre de la justice n’est candidat qu’à la présdence du conseil.En résumé, s’il n'était pas irré-ivére.ndcicux d’assimiler l’élection du président de la chambre à une course de chevaux, on dirait que l'on voit M.Delcassé “gagnant”, MM;.Etienne et Delcham‘1 “placés”.et comme “outsiders” MM.Raymond et Clémente!.AVIS PUBLIC PROMESSES ELECTORALES autrefois et ils mêmes succès.LA SUCCESSION DE M.BUISSON déjà de lu impor- de M.Urissou, le pré-la chambre, des députés.La mort sident de a surpris le monde politique l'nnn-i eu is et.en part ieiilier.les radi-l eaux.Ceux-ci n'avaient pas voulu j chagriner leur vieux chef, qui s'obstinait, malgré la vieillesse el les infirmités, à occuper le fauteuil Ces deux raisons donnent a 1 "élection du président chambre une particulière tance.Mais il y en a une autre non moins sérieule: nous sommes à moins d'un an du choix du président île la république.11 n'est pas douteux que les deux personnages les plus en vue pour la suprême magistrature sont les présidents des deux chambres.El d abord, une première re- La promesse de patronage et de Il avaux publies est une îles formes de corruption' électorale que les conservateurs ont le plus constamment et le plus violemment dénoncée pendant leur long exil dans I "opposition, et il faut bien avouer qu’ils imitaient la sincérité à s'y méprendre.Nous connaissons une foule de jeunes gens dont l’attention n'a été arrêtée aux choses politiques qu'après 189l>.et qui ont cru à cette indignation vigoureuse.Ces jeunes gens ne font que comprendre aujourd’hui qu’on a abusé de leur, naïve simplicité.Ils se rendent enfin compte que leurs leaders ne dénonçaient avec tant de vigueur 1 "exploitation du patronage en temps électoral que parce que cette exploitation leur était à eux-mêmes interdite.Ils se souviennent du renard de La fontaine qui trouvait Lmp vert les raisins hors de son atteinte.L'abstinence est une vertu facile à celui qui est assis devant une table vide.Non seulement, les conservateurs, aujourd’hui qu'ils ont reconquis le pouvoir, tombent dans les mêmes errements qu’ils reprochent à leurs prédécesseurs, mais ils font pire encore, ils vont jusqu'au cynisme.V a-t-il rien de plus scandaleux par exemple que 1 intervention ouverte du pouvoir fédéral dans la présente élect ion provinciale.' l.'omlitivionnellcnicnl.les ministres fédéraux n’ont rien a \uir dans les affaires • m-—Samedi seulement pour Roberval, Chicoutimi, etc.Char dortoir pour Chicoutimi.Pour autres informations s’adresser F.S.Stocking, 32 rue St-Louis ; Hnno et Rivet, 22 rue Ruade ; au bureau de chemin de fer, rue St-André et au Château Frontenac.Réparations d’autotnobiloti exé-tées avec soin.Toutes machines pour manufactures, réparées ou améliorées suivant les règles de l’art.QUEEN’S HOTEL Jos.Tremblay, Prop.Plan américain et européen Repas à toute heure Table d’hote et à la carte Liqueurs et vins supérieurs Coin des rues du Pont et DesFosses T L L E H HON C L»3tiO EMPLOYEZ LE 8/Ü1DEAII " SECULAIRE " *ÏE Indestructible, Incombustible, Imperméable Aucune dépense d’entretien, N’a jamais besoin de pointure, Ne lend, ni ne craque, ni ne pourrit, DEFIE L’œuvre du temps et des saisons, Les brusques changements de température, La durée des édifices et de tous les autres matériaux de toiture.L’UNIQUE Toiture qui S’AMELIORE en VIEILLISSANT PltlX TRES MODERES BOIS D’AMIANTE ONDULE ET PLAT Demandez nos pamphlets descriptifs ou venez nous voir.Asbestos Manufacturing Company, Ltd,, - 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Et «fûVc/ai çsmxB* Xo ew czacœcq ipnwm Mnasg *OKS3t| AOB32Ca XsBeca z: frs"H # CJe MMbMI |»W»i l B.WM—MW V) > 0 1 o z V) z o c U) o o z z > H 73 m ;Vr.ÆÊ • v-T«w*^o>y I \ ' S4%.•rv.t ?H?Sî?m am ¦ : ÀSiS! m ¦ ‘Ji; V'.V?1 :%miEi: -V.-j.i,-.-ri*- u.» *r I «MllumHMHMHMHa jmmwwmwff uu.— LA VIGIE SAMEDI, 4.MAI 1010 Dans 1 Assomption LET CONSERVATEURS r COURT de CANDIDAT « Le Desaistre du 66Titanic” BRUCE ISMAY SERA-T-IL ARRETE?Montréal, 3.—Los conservateurs a court de candidat dans l/,\^ somption, font, hâtivement signer des requêtes en faveur de M.!•„.pineau Mathieu, avocat, de Montréal.On dit M.Papineau Ma-thicu décide à se sacrifier pour |;, cause libérale, en rponrra-t-on ap.peler autrement que sacrifice |L.fait de se paésentcr avec la certitude d'etre battu par quelques centaines de voix, par .M.Walter Reid, le candidat libéral.LES PREMIERS TEMOINS ENTENDUS A L’ENQUETE LA FOLIE S'EMPARE des VISITEURS qui ATTENDENT L’IDENTIFICATION des CADAVRES il y a deux jours.Lyd'ia Fox.se disant belle-soeur du défunt, vint à Halifax réclamer la dé pouille mortelle de Stanley Fox.déclarant qu'elle venait de la part de la veuve, Mme Fora Fox.de Rochester, malade chez elle.Le coroner et les agents de la compagnie While Star étaient tellement convaincus du la bonne foi de M me Fox, qu'ils ne firent aucune difficulté de lui accorder ce qu'elle demandait.Les effets personnels de Stanley Fox.consistaient, en $70 et deux montres.Lu télégramme de M me Cora Fox était à l'elfct de ne pas laisser le cadavre aux soins de Mme Lydia Fox.' et de retenir l'argent et les montres.-On comprend que ces ordres ont contrarié beaucoup Mme Lydia Fox : elle a attendu à la morgue.jusqu'à la dernière minute, avant le départ du train.Les autorités décidèrent de ne pas retenir le cadravc.mais du garder les effets : à vc moment vint l'ordre de retenir le corps de Fox à Tru- mU.'CF IS.MA V /BERA-T-il ARRETE ?Washington.3.— La première poursuite pour (loinmages-intérêts en rapport avec le désastre du "Titanic" a été prise hier, par Mine Louise Robins, femme du valet de chambre de John Jacob As-tor.victime du naufrage.I ne des conséquences premières de cette action serait I"arrestation de Uruec Ismay pour) mépris dé cour.Celui-ci aurait fait fi de la sommation qui lui a été servie et aurait parti pour New-York.Js-may nie h- fait.A Rindsay.Ont, llnlitnx.5.—Les épreuves «lu ceux qui.espérant contre tout es-poiit.sont venus à Halifax pour voir les cadavres rapportés par le Mackay Bennett sont horribles Des boulines forts sont à la veille de la prostration nerveuse complète après des journées passées dans la morgue improvisée du rink de Mayflower, à examiner les affreux cadavres qui y sont exposés.Ceux qui attendent I "arrivé du “Minia", après avoir perdu tout espoir de retrouver ceux qu'ils cherchaient parmi, les corps rapportés pan le "Mackay Bennett ".ne sont pas moins démoralisés et abatl us."Si le navire n"arrive pas bientôt.a déclaré un policeman, plusieurs de ces pauvres gens deviendront complètement fous." 1 ii grand nombre de personnes ont été obligé de quitter la ville, ne pouvant plus supporter la torture d'y vivre et reprendront quand le "Miinin sera arrivé.L’INHUMATION DES CAD A VUES EST UEOENTE Le jeune bandit surpris dans sa chambre ne fait, aucune résistance I a ris, "J’d avril au soir.— Canner, le principal acolyte de Bonnot, lu chef de l’épouvantable cohorte du bandits, vient d’être arrêté vers ta fin de la s ,iréc.Saisi à l’improviste dan?sa chambre, il s’est rendu sans résistance.Cette arrestation rend inutiles les préparatifs de la police en vue de faire sauter à la dynaiiiyte le repaire anarchiste où (damier s’était retranche.ce qui aurait amené probablement une répétition des scène qui ont agité la journée d’hier à Clioisy-lc-Iîoi.Paris, *2!l avril.— I nc guerre implacable dirigé contre les anarchistes de France sera une des conséquences des crimes de la bande des bandits en automobiles dont Bonnot et Garnier étaient les chefs.La sûreté générale est étonnée du résultats de ses récentes récherches, Elle a découvert qu’une masse d’anarchistes se sont réfugiés à Paris, venant de tous les pays d’Europe.Ils vont être arrêtes ci expulsés de France comme ennemis de l’ordre si ci al.Les funérailles de M.Jouin, le soosclidf de la sûreté, tué lors d’une perquisition, dont lu but étaet l’arrestation de Bon not.au Petit Lvry, le "21 courant, ont eu lieu aujourd’hui.La céiémonie fut des plus imposantes.M.Lepine.le préfet de police, debout au bord de la tombe, prononça un discours très remarquable, au sujet de l’augmentation croissant?de la criminalité et de la repression nécessaire.— Une tendance générale existe,a dit M.Lepine,dans le monde entier, qui pousse à traiter avec trop de clémence les jeunes criminels, sous le Totiiii x.3(>.05fi.7.'i9 59,875.097 Production (Valent) Provinces I 900 11)10 Alherta.< RU.GOO $ 5:50,422 Colombie Ang .105,81)0 -120.'>83 Manitoba '______ 292,247 211.1172 Non v-Bruns.58,589 212,20b Nouv.-Ecosse .(8.GS*: 88,481 ( >n ta ri >.l,527,D3ô .‘5,482,17! Ile du P.-K.118,102 15*5.178 Québec.1.910,75*5 9.895,1440 Saskatchewan.70,037 381,809 Totaux.S 7,240.972 15,782.504 En l'nce île ees chiffres, qui donc osern prétendre qui- le gouvernement île la province do Québec n'a pas suffisamment encouragé I industrie laitière?HISTOIRE MACARRI' M.Fortune de Winnipeg, qui est venu ici dans l’espoir de retrouver le corps de son père.Mark Fortune, et de son frère, qui ont péri dans le naufrage du "Titanic".a raconté l’horreur macabre qu'il a éprouvée eu visitant la morgue de Mayflower.M.Fortune dit qu'au cours de sa lente promenade le long des allées de la morgue, bordées de cercueils, il lui arriva souvent d apercevoir un cadavre, qui par certains détails, semblait être celui de son père OU de SOU frère.Il se bâtait, mais après un examen attentif du cadavre il devait constater qu'il s’était trompé et.désappointé.aller recommencer son horrible examen plus loin.Mj.Fortune a déclaré que son dégoût dépasse, tout m ou peut imaginer, et que même il ne lient plus supporter le séjour à Halifax.George D.Widencr.le magnat de chemin de fer bien connu de Philadelphie, l'une des victimes du “Titanic".OVER 66 ^ EXPERIENCE iEm.il Brandus, d'Ümcaha, l’une dus victihes du désastre.Durant I après midi, avant la réception des télégrammes.Mme I.ydia Fox avait parlé librement du sa mission.Elle avait dit à quelques-uns que le défunt était son beau-frère et qu'elle était venue.à ses frais, qu'elle estimait à quarante dollars.Quand les télégrammes furent reçus, Mme Fox n’offrit aucune explication.Les autorités sont convaincues que la femme qui se douait pour la belle-soeur de Stanley Fox, n’avait aucun droit, au cadavre.On ne prit cependant aucune mesure pour la retenir.('ADA V Ki- ll y a i]h trouille autour du cadavre de Stanley II.Fox.en son •vivant, de la me Gregory.Rochester.N.G.Le coroner Finn avait émis ou permis il 'inhumer, eerl i-,liant que le défunt était commis-voyageur.Le cadavre avait été remis aux soins de la Boston Express.hier soir, une heure plus tard, les autorités de I'Intercolonial, recevaient des ordres de retenir le cadavre ft Truro, à soixante milles d'ici.HOMMAGE Al' CAl’lTA INI ROSTROM.New-York.d.— E idée de présenter une bourse de » 10,000 au capitaine Rostrom.du " Carpa-tliia”.fait son chemin.Ee comité chargé de recevoir les souscriptions a déjà en caisse $4.125.Mme George D.AVidener.de Philadelphie, une rescapée du "Titanic”, tient la tête de la liste avec tm don de $2,500.Résidence : 6 Colline.lionel cannon Scientific American NOTA IRK Bloc Bant et dans le district de Mout-magny.Sir bouter (ionin est littéralement enchanté du succès de la campagne de propagande politique qu'il a laite au cours de la semaine.Il s'y ma li i leste des présages assurés d éclatantes victoires.I! considère que le grand triomphe du district de Montréal au point de vue libéral sera I élection de "M.l'utbei tord.candidat ministériel dans lu nouvelle division tory de West mou ni oit sir bonier, hier soir, pénétrait au sein du château-fort et ou il lit de nombreux prosélytes j au libéralisme provincial.SLeijbrooke sera i fidèle ii ~oii nouveau drapeau et She! lord i pourrait bien changer d'allégeance.l.honorable premier ministre qui passe- j la journée à Québec ira demain faite vi-i- ] ii quelques-uns de > élecietiis dit comté I l'ottnvut' oi| il tiendra des assemblées.•ra Montreal.>—be s lutte, dans le district plus riantes couleurs, d 11 oi lede.>ra.où les avoir quelque- ebane Séverin la otn iieau.fi.Monlbriant va s» le' M.Bernier, du lié vis, constatait, it l‘assemblée du Manège, qu'il y avait beaucoup plus de conservateurs après le 21 septembre qu'il 11 "y eu avait avant cette date.M.But nier aurait du ajouter qu'il y avait beaucoup plus de nationalistes avant le 21 septembre qu'après.Comme le disait sir Borner Gottin.1 é-leciion du 21 septembre a eu le bon effet de faire tomber les masques.Et il en est tombé des douzaines.Et derrière ces masques, il y avait des' bouches affamées et des regards chargés d'appétits.» $ » M.bavergue a prétendu que le nationaliste n'était pas mort.Qu'en reste-t-il Y Où sont les débris île Cette armée Y Bouiassa se dandine dans les rues de Paris.La vergue a été ! organisateur dus bleus, jusqu'il ce qu'il fût dégommé.Monk est rivé, boulonné, cadenassé à son siège de ministre.Pelletier est le plus grand ‘"chaugeux" de la terre, au dire même d'Armand La vergue.fiainville est bleu comme la poule à Ci mon.Oui.que reste-t-il du nationalisme ?Il y a à peine deux ans, Bouiassa disait aux.fidèles qui Pécoutaient : “Si j'avance, suivez-moi : -i je tombe dans la mêlee, vengez-moi : si je recule, tuez-moi .'Et il recule si loin qu'il est impossible "atteindre.l u autre brave à quatre Montréal, •'».—On dit dans les cercles^ bien informés que l'indépendance politique, qu exige de M.lean Dumont le directeur du Devoir, commence à lui peser et que l’ex-rédacteur de VEvénement songerait à passer au "‘Canada.'* Dernière heure : ("est pas vrai.libéraux envisagent la, de Montréal, sons les! l'e , , l.e" nouveau comité j P"il- .conservateurs qioyaient j ." •S.sera solide pour >l.j Avant de .revenir au ( allait A IS.VI.Dans Si-Jacques, M.!.J Sévjgny a rencontré M.BonrassA 1S et lui a retirer et il est probable ; J j t : “Vous ne venez t > A 1S livier le bon coin- u uc M.t lenient Kohi Hard sera Tel lie! !.• vaincre le diet île 1 opposition.Af.j Le député di* Iton Lester a répliqué Cam brou ne, v AIS ! M, Louis Letourneau t.'amb lions; (’être conseiller législatif IL VEUT BATTRE LE NOTAIRE HUARD Pourquoi AI.L'a vergue n'a-t-il pas demandé à son ami.AI.itoblin.les raisons pour lesquelles il a tardé jusqu'il l'année PU2 de rendre justice partielle à la minorité catholique du Manitoba Y || n v ;i rien de liai dans la rumeur que AI.Louis Letourneau -e retirerait de la lutte dans (Québec-list pour aciopter une place de conseiller législatif.| Les amis de Al.le notaire Uuard, qui font courir cette rumeur, rendent hommage .aux talents et a la dignité de AI.LetoUl'UeuU | qui, en eff-t.a toutes les qualités nécessaires pour siègei a la c hambre haute.Seulement.i Al.Létonrneau n'a pas fini sa besogne, quaud il eut reprend une chose, il veut voir le bout, tout le monde sait cela.Quand il a résolu de débarrasser Que- j bcc-Jvst du Dr -tobin, qui avait été élu d'a- | li id comme libéral, qui - était ensuite trails- | formé en nationaliste, et qui est aujotird but | u n bleu ii tous cri n-, AI.Letourneau s est mis j à l'oeuvre et a infligé à ce transfuge politi-| oui une humiliante défaite.( 'est maintenant le tout de Al.le notaire .Al.I,:i\ngnc ilii : “I'n ministre : i l,iique le nationalisme était murt.-le u i prouver riiez lui qu il ne AI.(’Lapais applaudit a i >e fendre ipplaudit la buuohe dévais l’est tour de jusqu’aux et rll allel pas.’’ Et bra- et rit LU à (.Loi tes.Al.La vergue ajoute : " .le n’ai pas voulu supporter le joug rouge : je ne supporterai pas davantage le joug bleu.de lie suis pas tiu conservateur : je suis un libéral, ou plutôt un nationaliste.Et Al.Thomas Cbapais se fourre les mains dans les poches .jusqu’aux coud res.S c AI.Humée J-anglais, candidat bouche-trou dans Québec-centre.disait au Alunège : “Ire gouvernèmeut de AI.llorden est sur le point de réaliser de gianeds choses, des cho- Afonsieur A.Eavergue a déclaré au Ala-nège que sir J,outer (donm était intervenu auprès des conseillers législatifs pour faire tuer le bill relatif à la langue française dans les services d’utilité publique, dont il était le parrain.AI.La vergue a menti.Il a menti sans rougir.Il a menti en élevant les yeux et les mains vers le ciel comme un martyr.ou un Tartuffe.Le parti libéral et son chef, sir I-orner Gouin, étaient on faveur de cette loi.Al.Alla ni.représentant le gouvernement au Conseil.a fait, en faveur de la langue française, un plaidoyer que Al.La vergue n’a pas oublié.“ de crois peu de bien du jeune homme qui entre dans la vie l’injure à la bouche,’’ avait dit Renan, et Al.La vergue, après être rentré dans la vie publique l’injure à la bouche.poursuit son chemin en utilisant le mensonge pour se grandir et rapetisser ses adver-|-aires.La fin ou la faim justifie les moyens.L Evénement annonce que Al.Lavergnc parlera aux côtés de AI.Pelletier et La vergue à la -Jeune Lurette, demain.Et pourquoi pas Y Le fossé, qui a Semblé les séparer dans ces derniers temps, a été vite comblé ! L) ailleurs.AI.Pelletier n’est jws un fossoyeur ordinaire.C’est lui qui i enterre ça une promesse et un princifie ! De son côté.AI.I-avergue n’est pas aussi scrupuleux qu’on le dit.UNE GRANDE ASSEMBLEE EN FAVEUR DE M.LS.LETOURNEAU Candidat Libéral Aura lieu à Limoilou DIMANCHE, LE 5 MAI France, ou eut aboli les eour-Tartarin exprima sa mauvaise ami cl confident Bompart : je ne suis pas content de la Quand, en ses de boeufs, humeur à son “Té.mon bon.France.Nos gouvernements nous de 1: font de tout (.' c>t à peu priés dans vos termes que s exprima M.Roméo I-anglais à la grande assem- blée conservatrice : lie suis pas content de N os gouvernements no é.mes lions, dit-il, je la province de Québec.< font de tout.Apres la messe, près de l’Eglise Monsieur Létourneau Sera accompagné DE Plusieurs orateurs distingués A trois endroits en même temps M.Lavcrgnc s aprctc à faire de la voltige Elle franchi la frontière L/IMPOSANTE DELEGATION FRANÇAISE EST ARRIVEE A MONTREAL HIER SOIR' i Spéciale Montiéul.; envoyée par la la Vigie) M.Armand La vergue a besoin de graces d’état extraordinaires pour faire face à la situation difficile qui l’attend demain, dimanche.Selon les annonces qu’on peut voir dans un même numéro de ! Evénement, il faudra que.dans l’après-midi de dimanche, 0 mai HH2, M.La vergue assiste en même temps à l’assemblée du notaire H nard, à Saint-ltocli.à la convention conservatrice de la Jeune Loretta.et à la réunion contradictoire de Sainte-Anue-de-Beaupré, dans le comté de Montmorency.Voilà donc un tour de force peu ordinal- Point, état de New York, pour présenter litre.et nous doutons que le sous-chef bleu-nu- — L imposante délégation France aux Etats-Unis et au Canada sous la conduite de M.Gabriel Ha nu-taux.ancien ministre, est arrivé à Montréal, ce soir.Dans lu journée, ces messieurs, une vingtaine en tout, s’étaient rendus à Crown s vieux lampions du parti conser-se sont emparés des meilleures places a 11 ua i d.cet autre vire-yen t-vire-poebe qui eu un jour la chance de >e faire un nom parmi les citoyens de Quebec, mais qui u n pas su se montrer à la hauteur de sa position, j Uull Après avoir été ou s être dit tour-à-toui libéral, conservateur et nationaliste, il s est .de lui-même intitulé faussement le candidat .llvv du peuple, n’ayant plus de place dans aucun ¦ pani.M.Louis Létourneau a résolu de lui prouver que le peuple de Québec-Est u aime pa< le- caméléons politiques et que le sentiment libéral domine toujours dans cette belle circonscription.Avec l’énergie qui le distingue, M.Létourneau continue sa campagne et tout indique que sa majorité triplera celle qu’il a obtenue contre le docteur -Tobin.Ce que veut M.Létourneau.c’est de non voir encore représenter Québec-Est dans la novel le législature, où il ton ti mira à être utile à ses amis, les électeurs libéraux qui lui accordent leur confiance et leur appui.ses J in tueuse! pour lu cité de Québec." Cela pue lu phrase de AI.Chapais à l'assemblée des Trois-Rivières, eu I91.17 : "Quand sommes tombés du pouvoir eu 1897, nous étions su t le point de, réaliser de grau luises." Les la bus -out toujours sur le point du taire quelques merveilles.Al al heureusement pour eux.il y a toujours des bois dans les rom-.- au moment propice.Ainsi.AI.Langlais est sur le point de remporter une victoire conservatrice dans Québec-ceutre.Afalheureusement pour lui et heureusement pqur la division, il y aura un gros candidat dans ses roues le 15 mai pro- i.lmii.».A T 1A.' T .T.Tou valeur sur I estrade oil devaient pérorer AI AI.I cl 11 ici et La vergue."Que de revenants !" aurait dit AI.Bouiassa.lit eu attendant AI AI.(.'lia pais et Flynn, .Jules Fournier se serait écrié : "Ce sont des voix d'outre-touibe I ! Que voulez-vous Y du racole ce que l'on peut I * At U> AI.Flynn a pillé.Nous avons entendu sa iui.v nasillarde et pleurnicheuse.Le temps lui a manqué pour nous parler des emprunts qu'il avait contractés à 77 cents dans la piastre, pour nous expliquer la con-ver-ion de la dette et pour nous dire un mot de I industrie laitière.Quand nous parlons de I industrie laitière.AI.Flynn suit toujours.comme nu veau, disait, en substance, AI.La vergue à la j dernière session.tionaliste puisse l'accomplir.("est encore une preuve de l'inconcevable légèreté de ce bavard sans cervelle, qui a soif de notoriété et qui pose constamment au grand homme.N'est-ce pas que son devoir serait d’être dans son comté de Montmugny où il n’a pas encore mis le pied Y Mais allez donc demander a ce fanfaron de se conduire avec bon sens et de respecter au moins les électeurs qui l’ont constamment soutenu jusqu’à présent.Il préfère qu'on dise de lui que sa presence est indispensable à tous les endroits ficielleinent le buste oeu\He du sculpteur Etats-Unis.en bronze de la*‘France” Rodin, aux citoveiis des Loisquiïs’ eurent franchi la frontière, ils furent, accueillis, à Si-Jean par une foule enthousiaste d’un millier de personnes, fanfare en tète.Le sénateur Dauduraitd était venu les rencontrer de Al un tirai.fois.C’est Et sa manie d enfant gâté chain : c'est notre ami.AI.Eugène Loclcrc.s * ¦* A 1 assemblée du Alanège.le président.AI.Thomas (.'Lapais, était assis sur un rouleau de ficelles.C'a tient le fonds chaud.AI.Chapais se jette dans la mêlée pour ment.AI.Chapa.is se jette dans la mêlée j>our de bon.C’est un excellent angitre ]>our les libéraux.Ue monsieur a été avocat, politicien et jilurntiliste’, mais il fut avant tout, homme de lettres.Il a écrit plusieurs lettres dans su 'Vie.Les lecteurs de la A’igie aimeraient peut-être à relire quelques petits bleus de l'honorable AI.Chapa i'*.Nous en publierons pour les mettre en mesure de constater que AI.C lia pais fut un grand homme.de coulisse et qu’il fut l’ami et le cpnfideul de tous les metteurs en scène qui ont été, autrefois, les supports du parti conservateur.voilà l’état major qui a paradé, jeudi soir, au manège, aux lieu et place du 9e Voltigeurs.Figurez-vous quelles acclama lions il reçut ! Nous voudrions bien connaître les gens sérieux qui “assistaient à cette assemblée et qui sont unanimes! à dire que c’est une des plus belles réunions politiques qui se soient tenues à Québec" h moins que ce ne soit de ces Vieux bleus, castors encroûtés, qui capitonnent les murs de leurs habitations, ,-u bouchent hermétiquement toutes les ouvertures pour que l’écho des acclamations aux chefs libéraux, à Québeq.tt'y pénètrent point ou encore à moins que ce ne soit les deux de Sl-Roch, cabaleurs politiques “éternels", terreur des sacristains de la paroisse, qui se barricadent et se ouatent les oreilles quand il s’agit de démonstrations lib raies mais qui trouvent le tour, comme hier soir, de veiller au manège jusqu'à II h.15 pour applaudir les bleus.I, la n litre juuii la “Alarseillaiise ”.après quai la foule chanta en choeur “0 Canada et “Jadis la France sur nos bonis".Aux acclamations de la foule.M.le sénateur Damlu-ranil présenta tour à tour M.Gabriel liane-aux.ancien ministre des affaires étrangères M'.Fous Iî:irtlimi.ancien ministre de la just lice, le baron Destournclios de Constant, sénateur.Al.René Bazin et Etienne Lamy, de l'Acfdémie française.Vidal de Fa Blaclic, membre de F Institut.Fouis Blériot, aviateur, le duc de Vhoisvtil, le Comte de Ruuhambeuu, etc.Cette démonstration si enthousiaste, si spontanée, lira cette exclamation à plusieurs délégués—: “Magnifique ! magnifique !" AI.Gabriel flanoteaux résuma ainsi devant les.journalistes les impressions de son voyage: “Que.vous dirai-je Y Sur mon •tour au Canii-a Y puisque j'y arrive, en passant à Saint-Jean, je me suis cru dans une ville de France; même enthousiasme, même électricité, même •tiucellc, quoi ! Fcs américains nous ont clin-eureusenicnt reçus, c’est entendu, mais ici nous nous sentons en famille.Je serai tout milieux, de me.réveiller demain, dans la ville de Montréal, et d’aller plus tard à tjué-bec.U nos terrains miniers.Il a relevé le taux de la rente foncière et des droits de coupe payables pat les consescionnaires de limites à bois.”
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