La vigie : journal de critique et d'opinion, 7 septembre 1912, samedi 7 septembre 1912
La Vigilance de tous les instants est le prix de la Liberté.“De quelque coté qu’elle arrive, la vé-rité vient toujours de Dieu.” About ement : $1.00 par an.1 cent le numéro.Terlf d'annonce* : 1ère Insort.15e.la ltg»e Sème Insert.10c.la ligne Vol 6—No.l57-8amedli'7 Septembre 1912 Publié tous les samedis par laÇi^ Vigie, 8 rue Colline, Haute-Ville ^ _ ~~ ^~— D’iiprès le rapport publié par la Gazette Officielle, les revenus de la province de Québec pour l’année fiscale terminée le 30 juin .1012, ont été à $8,797,337.08, et les dépenses, de $8,503,497.84, ce qui laisse dans la caisse un surplus de près de $300,000.00.Voilà un excellent résultat.Le gouvernement G ou in a la réputation, parmi les hommes d’affaires, d’administrer de manière à pourvoir à toutes les dépenses nécessaires, sans cependant épuiser ses revenus.Ni mesquinerie, ni gaspillages : voilà la règle.Jamais, croyons-nous, il n’est entré dans le trésor provincial une aussi forte recette ail cours d'une seule année fiscale ; jamais, non plus, gouvernement ne s’est plus efforcé de rendre justice aux contribuables, en ce qui concerne la distribution intelligente des deniers publics.Ce n’est pas une mince, affaire que de réussir non pas à contenter tout le monde, ce qui est matériellement impossible, mais à faire eu sorte que les exigences les plus impérieuses qui se font sentir dans les limites île la province reçoivent la considération (qu’elles méritent.C'est l’oeuvre accomplie par sir Lomer Gouin.Si l’on remarque que le premier ministre actuel a pris les rênes du pouvoir avec une dette fondéq dépassant vingt-cinq millions de piastres, il importe de se demander ce qu’il a fait à ce sujet, durant ses sept années d’administration.La dette est aujourd'hui de $24,830,001.19, ni plus ni moins, et il a fallu, pour faire face au paiement des intérêts sur cette dette et pourvoir au fonds d amortissement, débourser la somme énorme de $1,131,991.17.Cela a été fait à même le Revenu do l’année expirée.Ayant ainsi mis ordre aux finances en ce qui touche aux rapports entre débiteur et créancier, pour dettes contractées par ses Prédécesseurs en office à l'exception des honorables MM.Marchand et Parent—Sir Lo-mer Gouin a affecté la plus large part des dépeiiscs de l’année à l’instruction publique» qui a absorbé la somme de $1.177,233.00.Mettons-nous bien dans l’esprit que ce chiffre, le plus considérable qui ait jamais été entré dans les comptes d’une seule année pour fins d’instruction dans la province de Québec, ne correspond pas encore ni aux besoins de la population ni aux désirs de sir Lomer Gouin.Il faudrait plus d'argent pour obtenir un meilleur résultat, et le premier ministre, sans cesse préoccupé d’améliorer la situation matérielle et.intellectuelle des générations grandissantes dans notre province, affirme, chaque fois qu’il en a l’occasion, sa volonté de dépenser davantage, au fur et à mesure que les finances le lui permettront.En même temps, convaincu que l'argent seul ne suffit pas à résoudre le problème difficile de l’instruction judicieusement distribuée par des maîtres compétents è ceux qui en ont besoin, le premier ministre multiplie les moyens de faire cette distribution à l'avantage du plus grand nombre, en organisant, concurremment avec l’enseignement primaire, secondaire et universitaire, —enseignement qui dépend de l’Etat et auquel ce dernier contribue dans une large mesure—en organisant, disons-nous, des écoles techniques, des écoles professionnelles, des écoles ménagères, des écoles normales, des écoles de hautes études commerciales, etc., qui complètent la formation intellectuelle des élèves et les rendent aptes à se spécialiser avec avantage dans les arts et les métiers les» plus lucratifs pour eux-mêmes comme les plus avantageux au progrès général de la province.Les critiques qu'ont soulevées ces méthodes nouvelles n'ont pas arrêté le gouvernement dans sa croisade éducationnelle.L'o-pinion publique, d’habitude tissez lente à accepter les réformes qui entraînent une dépense ' d'argent, s’est rangée avec le gouvernement, et ce fut l'une des admirables leçons données par I électorat, lors de la consultation populaire du 15 mai 1912, aux obscurantistes et aux réactionnaires de l’opposition, y compris les castors-nationalistes répudiés, du reste, par la masse intelligente du LE BON MAITRE PAS D'EQUIVOQUES, S.V.P.62 62 VIGIE SAMEDI, 7 SEPT.1912 DU 24 AOUT AU 3 SEPTEMBRE 1912 Nous fûmes tie ceux qui rapide- versollc.Avec un personnel fort ment parcoururent le Palais de l'Industrie à la récente Exposition-de Québec.Plusieurs fois déjà nous avions eu l’occasion au cours de la semaine dernière de regarder avec admiration (fivers étalages qui liraient tout particulièrement lfoeil des visiteurs, mois lundi dernier, alors que dans l’imiuensc palais la foule se faisait moins dense, nous avons pu nous arrêter, tour à tour, (levant chaque exhibit, et prendre une note de ce qui provoquait souvent un témoignage de satisfaction.Lorsque nous fîmes cette visite, chaque exposant étalait avec fierté les récompenses qui avaient été décernées au cours de la semaine précédente, et chaque exposant également, sauf de très rares exceptions, se félicitait des succès obtenus.En outre des commandes prises, et pour la plupart eu nombre considérable, chacun s est rendu compte de I avantageuse .réclame que l’Exposition lui procurait.Ce fut.pour tous, une semaine d’abondance, et on ne saurait avoir .de meilleurs certificats de contentement (pie cette déclaration cueillie chez la plupart : “Nous reviendrons l’an prochain et.nous comptons faire encore mieux comme étalage.” vers k 1,1 est à remarquer, et tous lcsj|-on n,mar(|UC exposants à cet égard méritent des compliments,, de l’Industrie un aspect rations somme.coup supérieure à ce que ce fut à 1 Exposition de l kl l.Dans l’argot commercial, il conviendrait de dire que le Palais de I ndusl rie était d’au moins cent pour cent accueillant M.CHackmeyer a_étn-lé une variété de boites de chocolat.Son comptoir eu quadrilatère en était débordant, et l’on était tout étonné des multiples formes sous lesquelles les délicieux produits sont mis eu boîtes.La maison J.B."Renaud"cit Cie.marchand épicier en gros, est de celles qui occupaient les plus vastes espaces.Son étalage était do grande proportion et on y remur la médaille (l’or pour leurs ma-1 Et voilà que nous arrivons à gui tiques miroirs de dimensions ] Pexhibit de M.P.T.Lcga.ré.variant à l’infini et d’un très ("est tout un joyau, d’où sein- pur éclat ; celui de la Dust ha ne .\ff~ Co.Limited, d'Ottawa, représentée pap M.1.A.La franco et qui a obtenu la médaille d'argent pour cette fameuse poudre à balayer ; puis enfin comme couronnement de cette série, les riches exhibits de Holt, Renfrew.Co., où s’étalent avec magnificence les fourrures et sur- qlia il de belles séries de causer- |tout les manteaux de fourrures vos,' de produits alimentaires.|d un luxe incomparable Comme Celle maison obtint cinq mcdail- , i val à ce dernier exhibit au les ; une médaille d’or pour le ma-1 point de vue de la richesse est.gasin d’épicerie J.B.Renaud et','elui de M.T.Donohue et de Cio.une deuxième accordée à la M.|).Du hue dont les vitrines British Canadian Camicrs.pour fruits et légumes en conserves et une troisième médaille d’or accor- sont garnies de mannequins revel us de ravissantes toilettes pour dames.La maison Holt, dee a Olivers and Sons peur l{(.|il're\v m la maison Uubiu fruits sous verres, puis une me- ^ut obtenu respectivement la dnille d argent pour le thé Ridg- aiêdaille d'or.Plus loin il y a wa.v8 et enfin une médaille de ']’uxliil>it- de la Rock City To-bfronze pour la Dominion Match | |,aeco •'.'¦ e"!r : nil I ers rr uni' chus ur vomi ci cr lias qu'il vous fût fail.’"Et moi je vous dis Fui les aux aiilrts rr emr vous votttli'iiT t/ue les avives lissent pour vous".Je ero's one |ee< paroles lise il la liante uni «é.' pare la justice de la fraternité"’.Quand Bastiat décidait 1111 de si's adversaires à accepter le eom-jbat.corps à corps, il en venait j toujours à bout.C’est, dans un .journal' appelé lu Voir ilit "peuple que s'engagea entre lui et Proudhon un duel resté célèbre.Il s'agissait de la question de I intérêt.Proudhon réfuté successivement ilmsives de l’éc.oh et les vaste de 1 "école socialiste.Ces deux né-1 gâtions successives impliquaient I n.„ , les Ihirmo- LiIIels spéciaux '•'San pro utopies DU 24 AOUT AU 9 SEPTEMBRE une affirmation dont tioniiismc; il s’est s blessures et se porte 'V10 .iniiniis.Ceux qui en '"'lien,eut profit ne sont nlr.M0MI*'"'IIX: m,,‘s (,cux qui "n profiter le sont davan- rüiî 1 * s m,s los autres Client, de bonne foi.quand de criti-qui leur e leur procurer mitaines."A qui que c’est qu’ils prennent tiers'' ''«pondraient, vn- „r ,, '"''""e le financier des l(ll‘" 'I" ne pas le prenne leur viendra ja-Bs ont.su trouver th- '.'-'"'."eux mécanisme le l'invcs "„!l!.SIUlt .‘*p protection, “"lis permettons état de choses %'.'r" mi semh! S| 'lyréahles 1 ferait remarquer • lins poches • nui disent gens qui en font les volontiers merci à ,, l"'ulegent si l'ruct.u- '^ur'dc rpZ n'its rronninit/ues Uulnt 'expression éloquente.Dans ce beau livre, dédié à la jeunesse c'est-à-dire à 1 "avenir.Bastiat oppose à I"impuissance innée des organisations factices qui ont la contrainte pour hase 1 "heureuse fécondité d un état économique dans lequel l'équilibre des forces individuelles ou collectives résulte uniquement de leur libre et mutuelle pondération.C'est un hymne à la paix sociale que les II annuities et, à première vue.on peut s'étonner de rencontrer cet hymne sur les lèvres d’un batailleur comme Bastiat.La contradiction n'est qu "apparente et l’harmonie qu'il admirait dans le monde extérieur ne fait point défaut à son oeuvre.de Quebec retour à toronlo il n avait encore en affaire qtràj des raisonneurs de son espèce.Pour la première fois il allait trouver son niait ro.“ Vainement épuisa-t-il l’arsenal de sa dialectique contre le champion de l'économie : vainement cherehaA-il dans l'histoire, dans la casiiis-teiqucjdans la philologie et presque dans la tenue des livres.' des arguments contre I intérêt de l argent.Aucun île ses traits ne portait.Bastiat les ramassait un à un avec le sang-froid le plus ironique et le plus désesoérant du monde j puis il le; brisait en mille pièces.Notre soi liste, suant, s uHTunt et maugréant, en fut réduit à lui reprocher de les briser toujours de la même manière dissome; ts de la galerie "onvaui-j quirent Bastiat que cette minière-i(.f,,||o( là était la bonne.’’ Que répondre1 i homme est toujours en opposition avec l’intérêt d’un autre homme.” Montaigne l'a écrit, sans penser à mal ; “Le profit de l'un est le dommage de l’autre”.Malthus et Tîicajrdo s [inspirent du même point de vue.Bastiat ne le leur pardonnait pas.Opposer au prétendu antagonisme des intérêts leur perpétuel accord, leur intime solidarité, telle a toujours été chez lui l’idée mère.Plus il va, phig il réfléchit, plus il observe, et plus il se .pénètre des bienfaits de la liberté.11 veut que le travail soit libre parce que cela est .juste: mais il le veut aussi parce que cela est utile.Et quand ce fervent apôtre du laissct-fairr et Hinnd il s’écriait gaiement : “Prenez-garclq; je vous avertis que je me réserverai toujours le rôle du “Times".Au bout de dix ans.M.Rnlvnson revint en Angleterre et fut attaché défm’li-vement à la rédaction du “Times” dont il prend maintenant la direction.11 fut une époque—pas bien éloignée d” nous—où le changement de direction du Times eût été considéré comme un événement presque national.C'était au temps des Delano et des Chenery.Mais le temps, les développements des journaux et l’évolution du journalisme anglais ont changé tout cela.Depuis une vingtaine d'années, le “Times " a abandonné son rôle d’organe national pour devenir l'organe principal d'un parti, le parti unioniste.VIATOR.SI J’AVAIS SU î î C’est ce que diront dans une couple d’années ceux qui n’auront pas pris avantage de l’offre qui leur est faite aujourd’hui de se procurer un lot à bâtir au, -a* Parc Jacques-Cartier (VENISE À QUÉBEC) Il sera trop tard alors, car, avec les travaux qui se font actuellement dans cette partie de la ville, les prix des lots scront-beaucoup plus élevés.En effet, il est facile de prévoir l’importance que va prendre cette division quand le pont DROUIN sera terminé au mois d’août, quand les chars circuleront tout autour de notre terrain, quand les usines du Canadien Nord seront achevées ; (usines où l’on emploiera plus de 1000 hommes), quand le creusage de la rivière St-Charlcs sera commencé, etc.Mais pour pouvoir profiter des bas prix actuels, il ne faut pas attendre que tout le progrès soit accompli ; il faut prévoir— agir d’avance — agir tout de suite.Auriez-vous pensé il y a dix ans qu'une maison sur la rue St-Joscph qui valait alors de $1500 à S2000 se serait vendue l’an dernier pour $15,000?Non, n'est-ce pas ?Et c’est pourtant ce qui se produira dans quelques années pour les lots du Parc Jacques-Cartier.L'achat d’un lot au Parc Jacques-Cartier est un placement sûr et profitable, soit que vous vouliez vous y bâtir plus tard, soit que vous l’achetiez au prix actuel pour le revendre plus cher dans quelque temps.Ne soyez pas de ceux qui diront : AH ! SI J’AVAIS SU ! ! ! Agissez sans délai, jetez dès à présent les bases d’un avenir heureux.Remplissez le coupon ci dessous, envoyez-le nous et nous vous ferons donner tous les détails et descriptions, prix et, conditions de paiement de nos magnifiques lots.Adressez-vous - 88» RUE ST-PIERRE LA CIE I>V PARC JACQUES-CARTIER Je désire avoir des renseignements au sujet de vos I terrains.Il est entendu que ceci ne m’engage pas à faire aucun achat.< Nom .Adresse- Tous les soirs jusqu’à 9 heures à L.R.BEAUDRY, 263 rue St-Jcan, (coin St-Augustin).C.J.LOCKWELL, Président. Maison de Confiance, Indestructible, Incombustible, Imperméable Aucune dépense d’entretien, N:a jamais besoin de peinture, Ne fend, ni ne cracjue, ni ne pourrit, DEFIE L’œuvre du temps et des saisons, Les brusques changements de température, La durée des édifices et de tous les autres matériaux de toiture.L’UNIQUE Toiture qui S’AMELIORE en VIEILLISSANT PRIX TRES MODERES BOIS D’AMIANTE ONDULE ET PLAT Demandez nos pamphlets descriptifs ou venez nous voir.Asbestos Manufacturing Company, lid.7 - Lacüü AGENCE EXCLUSIVE pour L’EST CANADIEN : Casier postal 324.PHILIPPE PARADIS Edifice Morin, 1 11 Cote caractères morbides sont Fournis à la même loi.ainsi que le démolit runt de nombreux arbres généalogique, pour des maladies telles i|uu la surdi-mutité, les pa-rnlvdvs du l'enfance, etc.S'il , si une affection dont les caractères hévédilaires seml'ïent nrtlrmnnt établis, c’est I "épilepsie, mi mal caduc.Le docteur David Fairchild Weeks, de New-.Jersey (Etats-UnisL s'est efforcé d’ex-P"-.’r à quelles lois, si toutefois il eu existe, se conforme l’épilepsie dans si-s réapparitions aux géné-ratiuns successives.11 a montré le rapport évident de celt eterri-hlc inlirinité avec I "alcoolisme, la paralysie et les états migraineux.Le docteur Antonio •Alarm, directeur.de I"établissement d'aliènes d,.Turin, a fait ensuite connaître 1 iniicucc de l'âge des parents sur les caractères des enfants.|,c savant criminaliste a constaté que les enfants de parents jeunes, mais .qui se trouvaient dims des conditions anormales p.-ic suite d’intoxication ou 'i maladies.commettent surtout d's attentats contre la propriété.I,escrequeric est, au contraire, berime de l’âge mûre.„ Dans les crimes contre les per-w'niMs.les enfants de parents présentent' une supériorité FETES D AUTREFOIS les le rares IV- 1)011 iiiconlestal>lc.Les uses homicides par cxem- iigé?nuinériitu, SJISv'Llis l'b.mmt issus de pareil Is vaiieés agi 1, alcool esl également un ^fréteur d,- Criminalité, mais qui aujourd'hui à le constater?; l'-t l'-s familles nombreuses, où .h'cuve-t-oii le plus souvent ?, 'h Lucien March, l’éminent di-f'i-leiir de la statistique générale T.1« France, va nous le dire avec it* s il 1 al’Pui.En général, on iCi'iiiptc plus d’enfants par l'nmil-f.1’'dans les familles d'ouvriers «pic '.(ans les familles de patrons, et ¦V 'iescj en comptent plus que les jr *Iles d employés.D’autre part, /''si des industries où le nombre ."s '‘niants par famille patronale in Vl* l’l,N elevé que clic/, les ouvriers ||11 «litres industries.• La profession doit, donc aussi | Hitier en ligne de compte.C’est s «jiisi que la grande industrie sem-I !f.C L'ivorahle à l'éclosion des «nulles nombreuses, qu’il s’ngis ||' ° patrons ou d "ouvriers.L’agri-'11 turc, (pii, en France, notnm-' 'v-!'11 l'll|l,sl'l|te un contingent clc-'!¦ ('sl loin de présenter la catc-(l|te professionnelle la plus riche fit cillants.* ,1(" autre constatation faite d'" i ^Lireh.c’est que même .¦us les catégories ouvrières les .°1'1 *° rtain est.le plus 1 c ne sont pas ,-celle* où l’oiv | 5V'\1° D'us d'enfants.'diiff.* °1,1 v,îut uoncrctcr par des 1 v IVs recherches dont- nous 11 * rance le nombre des Aujourd’hui, jamais jouissances qui convient peuple ne se firent plus tandis qu'au dix-septième siècle.par exemple, même les fêtes royales et qui semblaient devoir être réservées à la seule cour, comportaient un publie va-te et absolument mêlé.11il trouve dans les lettres si intéressantes du marquis de -Vain.t-Maurice.ambassadeur du duc de Savoie à Paris (publiées par Al.-1 eau Lemoine, chez Hachette), un récit des fûtes qui eurent lieu à Versailles en juillet JtitiS, qui fait foi de ce caractère patriarchal et sans contrainte dont se marquaient ces réjouissances d’autrefois.Saint-AFaurice nous rapporte que 1 affluence du peuple" y lut aussi grande que le désordre et cela par la faute du peu d experience des officiers et gardes du corps ‘‘qui ne savent plus faire que la guerre”.eu bien qne les ministres étrangers furent poussés, rebutés, battus et mal placés et ne virent que la comédie et les jeux et t'oint la collation qui était dans les allées, ni les machines su -pci lies au lieu où le roi donna à souper et le bal aux dames.les croquants, eux, s'arrangèrent pour se pousser au premier rang et voir manger le Roi : ( était, nous le savons, un de leurs grands plaisirs.Mais ils ce virent pas la Reine qui mangeait dans un lieu à part pour éviter le monde et la chaleur car dans l'endroit où soupait le Roi la pressé était comme ailleurs.Cependant la Reine ne put faire ainsi la fi ère toute la srti-l'év et il fallut bien qu'elle se montrai et prit ovelotie pari à la fête.Elle se rendit donc à la comédie.mais ce ne fut pas une mince affaire : elle demeura debout pendant plus (l’une demi-heure avant que de pouvoir y entrer et il fallut que le Roi agit lui-même unir lui faire faire place et cela toujours par la failli» de ces gardes du corps “qui ne sont que des soldats, qui ont toujours été dans les troupes, ne connaissent person ne, ve savent rien de ce qu’il faut faire en semblables occasions.ne songent, qu'à faire entrer leurs parents, amis et corn mères." tandis que.les personnes de qualité “y perdent leurs plumes.’’ Bref, ce fut nu point que I"ambassadeur de Venise, découragé des poussées qu’il recevait bien qu’il fût conduit par le sieur de Bonneuil, introductcui des ambassadeurs, sc retira dans son eu rosse et y attendit, le joui pendant que quelque joyeuse commère, à l'abri d'une halle barde amie, regardait les feux d’artifice à sa place.Cette bonne e1 rude licence (lAtl-e franche -,liberté ’(Failures rannortée tnir l'ambassadeur sa yoyard qui en paraît lui-même un peu estomaqué, ne pas une prouve de la confiance Grâce à l’esprit d’initiative notre entreprenant concitoyen Théo.Leclere, courtier d’as-ct d’immeubles de la Québec va être blissement depuis longtemps désiré «t demandé par notre ville.Après bien des pourparlers et des démarches, AF, LeeJcrc à réussi à induire les soeurs de St-Fconçois d’Assises, à fonder Québec, une hôpital libre, c'est -à dire un hôpital où le malaih pourra avoir son propre médecin.Le site de cet hôpital est sur le bord de la rivière Loiret, dans le nouveau et prospère quartier de Limoilou, dont no tre ami est 1 un des principaux citoyens.Los travaux sont déjà en marche.Les plans qui ont été faits par AI.R.Leniay, architecte, ont été approuvés par nos principaux médecins de la ville.Nous n'avons pas besoin de faire l’éloge des Soeurs d'Assi-ses' comme garde-malades, elles sont bien connues.Nous félicitons AF.Lcelerc de F intérêt qu'il prend aux besoins et aux progrès de La transaction par devant L.C.i notre ville a été passée Jacques.X.jP.SPORT I è BASEBALL LIGUE ])E LA CITÉ AUTOMATIC vs ST.l'ATJtiüK le pour valider celui-ci, cepcn-nt il a eu touted a latitude voulue pour le faire, par conséquent il ne peut pas se plaindre; et dite que son protêt n’a pus été considéré.Si nous relevons l’entrefilet à ce sujet, paru dans le Quotidien de jeudi, c'eût pour montrer, ou la mauvaise' volonté du chroniqueur¦ du Quotidien, ou ses mauvais renseignements.Il est d’importance capitale, pour un journaliste, de se bien renseigner afin d’être en mesure de bien renseigner son public, et à notre avis le chroniqueur sportif du Quotidien a eu plusieurs manquements sous ce rnp-nnrt.durant la présente ,saison le baseball, dont en voici un exemple.Impressions de théâtre 1 "ut probablement le St.Patrick et I Automatic se rencontreront sur le terrain Wal'sh.U;tle partie lie manquera pas d'être intéressante, ear le publie sait quelle rivalité existe entre ces deux équipes.Cette joute aurait lieu au terrain W'alsh.— Voici la première représentation id ramai iq uc à laquelle j ai assisté.J’avais alors trois ou quatre ans, et jamais, jamais je ne retrouverai émotion pareille.Je ne l'ai point retrouvée depuis que j'exerce l’étrange métier de critique dramatique.Xi la franchise honnête d'Emile .Vugier, ni.la férocité mystique de Dumas fils, ni la magie blanche et rouge de AI.Surdon, ni memo I ironie déMc'jeuse Vv Al cil hac ne nie la rendront, car tous ensemble ils ne sauraient me rendre mes culottes courtes, ni mon ignorance, ni l’étonne, nient de mes yeux qui faisaient la découverte de la vie.‘‘F était au cirque Franeoni.pendant la foire du AI nil.Une écuyère qui me semblait infiniment belle, apparaissait delimit tir la selle d un cheval blanc, une selle large comme une terrasse.Cette femme était d'autant plus imposante qu'elle ( tait revêtue de cinq ou six cos- j tûmes superposés.Et tandis que le gros cheval blanc tour-1 liait autour de la piste, elle était d abord la bergère, qui entend les A’oix sons l’arbre des fées.Puis elle rejeté if la robe de luire et' la houlette.Elle était alors la guerrière1 et cl le brandissait I epee, J épée innocente qui guide, mais ne tue pas, et qui n est cpi un crucifix retourne.Puis, dépouillant la cuirasse et jetant loin l'épée, elle surgissait au sacre de Reims, toute blanche et toute flenrdclysée, te- nant haute et droite la bannière blanche brodée de fleurs de lis.“Et moi, comme je savais que c'étaient les fleurs de France, et que j’avais vu dans une histoire enfantine, leurs portraits en médaillon, y compris celui du roi Pliaramoud, ‘'qui n n peut-être jamais existé ”, je me réjouissais dans mon coeur, à peine éclos et j’étais vaguement fier de sentir derrière moi, tout petit enfant de quatre ans, tant dé siècles de gloire, de souffrance et de bonne • volonté.Cependant, Pécuyère dé pouillait.le vêtement du triomphe et ce n’était plus qu'une pauvre prisonnière, avec une jupe en loques, portant à ses poignets délicats une longue chaîne qui oscillait comme une guirlande.Alors je n'y tenait plus, mon nez se plissait, je pleurais d'attendrissement.‘'Enfin la belle dame, toujours de plus en plus milice, apparaissait dans le costume du martyre en robe blanche, ceinturée d une corde, les yeux au ciel, serrant sur sa poitrine une petite croix en lmis, ses cheveux déployés et flottant derrière elle comme une bannière, dans la rouge apothéose du feu de Bengale.au galop rythmique du cheval blanc, qui tournait.tournait, et j'aurais voulu que cela (Innil touimirs, toujours.JULES LEAIATTItE.I,AU PUBLIC Nous donnons ci-dessous une liste complète des dépôts où la Vigie est en vente : G.A.Grondin, 57-61 Buade.A, Lunglois, 24-26 Côte Lairion-tagne.T.Burns, 63-65 rue Buade.E.Langlois, 42 St-Jeau.J.E.G au vin et frère, 76 St-Jean, P.J.Evoy, 141 St-Jean.Auditorium.L.P.Lavergne, 212 St-Jean.T.II.O’Neil, 218 dt-Jcan.J.L.Dussault, 350 St-Jean.A.Julien, 436 St-Jean.N.Thibault, 171 D’Aiguillon, A.Vallières, 26 Côte d'Abraham.Morin et Emond, 142 Côte d’A-btaham.Gédéon Dussault.48-50 St-Jo-seph.A.Poliquin, 140-142 rue du Pont.A.Beaudoin, 70 1-2 St-Joseph.Jos.Côté, 179 St-Joseph.J.E.Giguère, 233 St-Joseph.A.Guay, 283 St-jçeèph.J.Paquot, 299 1-2 St-Joseph.j A.Crcpiu, 319 St-Joseph.> A.Lortie, 331 St-Joseph.G.Jobin.390-392 St-Joseph.Joe.Vézina 454 St- Joseph Mde E.Nicole, 1131 St-Vallier.A.Ferland et Oie, Dépôt du Québcc-Montmorency.Aussi sur les bateaux traver-siers, gares de chemin de fer, et sur les trains laissant Quél>ec et Lévis le matin.A, LEORRED lngénieuz Civil (owao.Laval et mco/ll) SPECIALITE : AQUEDUCS SJ » rue: ST-JEAN.OU lie eo r«L«r.HONi, n»n TABAC CHAMPLAIN A fumer et chiquer TABAC ROSE QUESNEL doux et naturel KING EDWARD HOTEL plan HOTEL _PLAN Américain Lu oaécn $2.0r‘par jour.$1.00 par joui.9-11 rue Desjardins Québec Prix spéciaux pour la saison de l'hiver.Pour d’autres informations s'adresser û l’office.Téléphone privée '.647.téléphone public 3422.JOS.LAPOINTE, Gérant, B la IDîgie O/V REMPLIT TOUT PRONiRTBMm&T, OUVRAOB RI RI, BT LIVR DMR3 LB PLU» BRRR OULAI a a 8 TRue Colltns.» » Le 1 igér ut lu ('.B.su rencontreront au lvenl House, Sanlt -Montmorency, dimanche après-midi.Cette jouir?sera une es attractions de dimanche au nuit Montmorency.s Teigne rev ni Napoléon, champion de la de la ci lé de Québec, cela visile du Cliénier.de la igue de la cité de Montréal à St-Romunld.C'esl la lèiy fois lue les amateurs verront nos n listes aux prises avec ceux de Montréal, et la comparaison qu'il y aura à faire vaut la peine nue les amateurs voient cette partie.en ('FM NIER vs X.\ L’OLEOX LTGVE 1)10 QUEBEC ROMVAl.n.ET ST.LAVAL vs ST-1'ATR1CK NOUS avons toujours en mains la meilleure marque de charbon dur Anthracite, Chesnut, Stove, Egg et pour fournaise.Nous avons aussi en stock le célèbre charbon à engin bien sassé de la mine Inverness.Ces charbons vous sont offerts à des prix défiants toute compétition.Une visite est sollicitée.DESJARDINS & OIE.209, rue St-Paul Marchands de Charbon Telephone Bureau - - 3533 Jetée Louise 4168 Le SI.Patrick II recevra la visite du Laval.Ces deux équipes se composent de bons joueurs qui savent faire les joutes intéressantes.La joute commencera à 10 h.a m.„ dimanche.Los arbitres seront tout probablement MAL-John Pruneau et-llarry Bowen.E.ROUM1LHAC 48, 50 Cote du Palais- A la suite des achats faits par E.Roumilhac lui-même pendant son séjour en France, la maison sera en mesure, pour la prochaine saison, de livrer h si clientèle Vins Français, Etrangers et Liqueurs les plus lines, à des conditions pouvant lutter avec les meilleurs Maisons.- ' '¦ Maison E.ROUMILHAC 48»50, Cote du Palais, QUEBEC J.U.IL vs ST.1$ OMIT ALI) Le J.F.B.joutera avec le St.ltomunM.avant la partie vdénier.Napoléon, à 1 li.p.m.jL-î.-iemblée de la lifjur de Québec Si-Il fini n nid.Fn,e assemblée de la ligue de Québec el SI-Romuald a eu lieu mercredi dernier, pour considérer un protêt que le Nl-Patrick 11 avait enregistré., .Thiuf un dc'scs onmétns'de 1 senurme.le chroniqueur sportif du Quotidien rapports des choses erronnées en parla ni d ’un protêt du .St-ltomuald.Le St pas une prcuyç oç la qpnniin.ee - F - h ., , qui régnait du haut en bas dans .Romuald n a pas envoyé de pro- une nation où de braves gardes têt par écrit, ni le montant von- C A VIGIE SAMEDI; 7 SEPT.1912 LE PREMIER MINISTRE DU CANADA Le tnïs honorable Tl.L.Borden, premier ministre du Canada, à l'instar de tous les personnages qui tiennent à faire les elioses convenablement, a choisi Québec pour lieu historique de son débarquement, le vendredi, donne à ses vétérans.L’Union pourvoit à dp vieillesse de ses membres qui voient ventpavec moins de terreur le grand âge.L’UniiWi Internationale a combattu pour avoir des chambres de composition propres, bien éclairées et bien ventilées et a fait tout en son pouvoir pour aider la lutte contre la tuberculose.?AI.Lynch rappelle sa première visite à Québec *lor$ que les typographes ne recevaient AI.-T.-A.Paradis est, depuis quelques jours, entré en fonctions dans le département du Trésor du gouvernement de la province de Québec, division du surintendant des assurances, en qualité de commis.C'est une nomination heureuse que le gouvernement vient de faire, car Al.Paradis est un homme actif, versé dans les affaires d "assurances, et, par dessus tout, un mutualiste averti et convaincu.Encore dans la vigueur de 1 âge et possédant une longue expérience, il sera un fonctionnaire capable de rendre justice à ses supérieurs et, en même Temps, de servir les intérêts des mutualistes, dont le nombre augmente sans cesse dans notre province.Voici quelques notes biographiques que nous publions avec plaisir.M.J.-A.Paradis est né à Saint-Sauveur de Québec, le 10 novembre 1873.Son père, Octave Paradis, était originaire de Saint-Pierre, Tie d’Orléans, et sa mère, née Anns-tnsie Létournenu, était de Sainte-Famille, narois.se voisine.Il a étudié au collège des Frères de la doctrine chrétienne, à Saint-Sauveur.Fils aine dans une famille de onze enfants, il a dû se.mettre de bonne heure à la besogne.Il a fait son apprentissage de relieur, et a travaillé durant huit ans dans .1 atelier de feu AI.G.A.Lafrance.Subséquemment, il s’est lancé dans l'assurance-de-vie, pour laque'le il se sentait une vocation particulière, et, durant dix ans, il a été agent de la compagnie Alétropolitnine et de la.compagnie du Sun.En même’ temps, il était t'organisateur et devenait l'inspecteur dé l’assurance mutuelle “L’Alliance nationale” dans le district de Québec.Durant trois ans, il fut président du Cercle Saint-Sauveur, No.128, puis il devint successivement substitut du président général dans le Cercle et dans tout le district de Québec.Il a été douze ans directeur de l’Union Saint^oseph de Saint-Sauveur, dont il a réfondu les règlements; il y a deux ans.En 1006.AI.Paradis entrait au service de la compagnie du Pont de Québec, et., en 1009, il devenait employé de la commission de construction du Transcontinental, charge 1.Ne renvoyez jamais à demain ce que ¦vous pouvez faire aujourd’hui.2.N’employez pas autrui pour ce que vous pouvez faire vous-même.3.Ne dépensez pas votre argent avant de l’avoir gagné.4.N’achetez jamais ce qui vous est inutile sous prétexte que c’est bon marché.5.La vanité et l’orgueil nous coûtent plus que la faim, la soif et le froid.6.Nous ne nous repentons jamais d'avoir mangé trop peu.7.Rien de fatiguant si c’est fait de bon Koeur.8.Que de chagrin nous ont donné des malheurs qui ne sont jauni is arrivés.9.Prenez toujours les choses par le bon bout.10.Si vous irrité, comptez jusqu'à dix avant de parler, et jusqu'à cent si voue êtes fort en colère.' WK Dette publique de la province de Québec.Voici, d'après la Gazette Officielle, la dette fondée de la province de Québec, a la date du 30 juin 1912.telle dette résulte des emprunts contractés de 1880 à 1897 : Date de ’émission.Montant.1 in il.1880.I jnil.1882.I janv-, 1888.I mars 1894.30 déc.1894.1 mai 1896.1 avril 1897.1 avril 1897.$ 1,001,073 33 .1,712,580 00 (193,000 00 .3,182,800 00 .2,530,666 67 .5,332,976 00 292.(000 00 .1,360,000 00 .9,236,061 48 Fonds d'amortissement pin- W • • • e • • $25,341,157 48 Dette fondée nette.« .$24,169,781 28 , Dépôts temporaires.Fonds de re traite des ins titutcurs.Comité proies tant du Conseil de V Instruction publique.Dépôts en garantie et fidéi-oomniis.$ 210,564 36 40,258 90 410,056 65 660,879 91 $24,830,661 19
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