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Titre :
La musique
Éditeur :
  • Québec :[La musique],1919-1924
Contenu spécifique :
mai
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
chaque mois
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La musique, 1919, Collections de BAnQ.

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No 5 — Mai 1919 La Musique Revue mensuelle ÜSL M.JOSEPH VÉZIXA COMPOSITEUR KT CHEF R'ORrHESTRE SOMMAIRE No're portrait : M.Joseph Vézina Musique et musiciens à Québec.N.LeVasseur Musique d’Êglise.R.P.H.Lefebvre, S.J.Causerie musicale (III) .Blanche Gagnon Un Concert sacré.Octave Bourdon Echos et nouvelles.— Concerts.Abonnement : $1*00 par année Le numéro, lO sons Pa.rs.it le IS ]t chaque mo s.LA MUSIQUE Administration : 20, Côte de la Montagne, QUÉBEC Administrateur: Hector Faber COLLABORATEURS : M.J.-Arthur Bernier Mademoiselle Victoria Cartier M.Louis-Joseph Douoet R.P.Emile Fontaine, S.J.Mademoiselle Blanche Gagnon MM.Henri Gagnon J.-A.Gilbert Madame Maria Lagacé-Girard R.P.H.Lefebvre, S.J.LA MUSIQUE est en vente chez : Gauvin & Courchesne, Auditorium.Beaudry, 203, rue St-Jeun.Robitaille, 261, rue St-Joseph.Julien, 197, rue St-Joseph.Gosselin, 283, rue St-Joseph.(dépositaire pour la ville de Québec) et chez les principaux m irchands de journaux.M.N.LeVasseur M.l’abbé Olivier Maurault, p.s.s.M.Xavier Mercier M.le docteur J.-G.Paradis Madame Berthe Roy M.Léo Roy S.M.de S.M.MM.E.Stiévenard Edm.-J.Trudel ABONNEMENTS : Canada, un an.$1.00 Etranger, un an.1.50 L’abonnement part de janvier et est payable d’avance.Les numéros parus sont envoyés aussitôt inscription.Prière de faire remise par mandat-poste ou chèque payable au pair il Québec.^Momteur au Jfils be ^teu Superbe chant de réparation pour le premier Vendredi et les manifestations publiques au Sacré-Coeur.Texte substantiel, mélodie très facile, refrain populaire et entraînant, cantique à connaître et à répandre partout.Conditions de vente : Paroles notées.2 copies pour osons 12 “ “ 25 sous “ “ 25 “ “ 50 sons Accompagnement.1 “ “ 25 sous 40 paroles et un accompagnement.JUKI EN VENTE: 1° Aux bureaux de la Schola, 312, rue Ste-Catherine Est, Montréal.2° Au “Ohez-Nous” du Soldat, 31, rue d’Autcuil, Québec.N.R.— Par la poste, ajouter timbre de 5 srus.Le Magasin de l’Homme Chapeaux, Merceries.Confection dernier style pour Hommes 406, rue St-Jean Québec BANQUE D’HOCHELAGA Capital payé.$1,000,000 Fonds de réserve .3,801),000 OPÉRATIONS GÉNÉRALES DK BANQl R Notre service do correspondants étrangers nous permet d’émettre, aux meilleurs taux, des chèques et mandats payables dans tous les pavs.Caisse d’épargnz à toutes les Succursales n*AAA*** 1 JJ-» » * 'lAAAftAfti'.iWi* *1 » » « » « * » m*ÜAAAAÀAAAAAA*AAA*AA J cljola (Canto rum he JHontréat 312-est, rue Sainte-Catherine MONTREAL J.-N.CHARBONHEAU, directeur.Téléphone : Est 3299 ^Ca j^cljola (Eantarum école de musique d’église, fondée le 19 mars 191o et affiliée à la Faculté des arts de l’Université Laval en décembre 1917, a pour objet : 1° de vulgariser l’étude du solfège et de l’harmonie, celle du chant grégorien et de la liturgie musicale, celle de la prononciation romaine du latin et de la pratique de l’orgue ; 2° de former, par tous ces moyens, des organistes, des maîtres de chapelle, des chantres, et de développer chez eux le sentiment de la dignité professionnelle ainsi que l’esprit d union : 3° de donner des conférences et auditions, d établir des concours et de favoriser l’éclosion d'œuvres religieuses de composition canadienne j 4° d'organiser des cercles affiliés.PERSONNEL ENSEIGNANT Chant grégorien—J.N.Charbonneau, abbé Albert I ineai i,t.Orgue - Arthur Letondal, Elie Savaria, Ernest Langlois.Les cours de l’Ecole sont à trois degrés : élémentaire, intermédiaire et-supérieur.Les leçons se donnent à l’Université Laval et au pensionnat Saint-Louis de Gonzague., L’Ecole se rend compte, par des examens annuels, du progrès de ses élèves._ , A ceux qui ont conservé les deux-tiers des points elle décerne, après l’examen des cours élémentaire et intermédiaire, un certificat, après l’examen du coûrs supérieur, le diplôme de l’Ecole et le titre de Lauréat de la Schoi.a Cantorum. Musique et Broderie Française Nous avons tout ce qui est joli en musique Française, tous les opéras qui se chantent A Montreal : Mireille, Ali (pi on, Le Caïd, Carmen, Jean de Nivelle, etc.Nous faisons toutes les broderies pour Robes, Chemisettes, Linge de Maison, Trousseau* Layettes, Rideaux, etc.’ Broderie Religieuse et pour Uniformes civils et militaires.• Cadeaux de Fête utiles et agréauleb RAOUL VENNAT 642, rue St-Denis, Montréal.- Tel.Est 3065 - Agent pour le Canada du Courrier Musical de Paris.ICes (irgucs (üasafrattt SONT CÉLÈBRES Au delà de 800 ont été construites par la MAISON CASAVANT FRÈRES, dont 65 à quatre claviers, 197 à trois claviers, 538 à deux claviers, etc.V Y .““ “.M CASAVANT FRÈRES FACTEURS D'ORGUES SAINT-HYACINTHE, Qué.- VOUS TROUVEREZ CHEZ JOS.PAQUOT- Tel.3378 LIBRAIRE ET IMPORTATEUR 2994, rue St-Joseph, Québec (Vin-à-vis (lu Calais Impérial) Tabacs, Cigares.Cigarettes et articles pour fumeurs Livres de lectures.Romans, Voyages.Aventures, Chansons Le plus grand choix de Cartes Postales Illustrées Cameras, films et articles pour photographie d’amateurs Parfums, Lotions et articles de toilette pour Hommes et pour Dames Albums, Livres de Messes, Articles Religieux Atelier Spécial pour Développement et Impression des Films Chocolats, Liqueurs Douces, Jeux de Cartes, Articles de fantaisie, etc., etc.Pour les taux d’annonce, s’adresser à L’Imprimerie Modèle, 20, Côte de la Montagne. 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JCerntamt ©mirtljcsne J.-jAlbcrt 0&aitf»ta (iauûttt Sc (Ëmtrcljcsne Pianos — Orgues — Violons — Musique en Feuilles Victor-Victrolas — Disques “Victor’’ Musique Classique et Populaire -— Musique Religieuse Editions Européennes et Américaines 252, rue J§t- Toujours en magasin les plus récents modèles pour hommes, femmes et enfants PRIX RAISONNABLES 246, rue St-Joscph.(Edifice de l’Hôtel St-Roch) Prière en faisant vos achats de mentionner l’annonce lue dans “ La Musique La Musique Revue paraissant le 15 de chaque mois Directeur : Orner Létourneau Administration ; 20, Côte de la Montagne, Québec.Abon Adresser toute correspondance à l’Administration.nement i $1.00 par année Les manuscrits non insérés ne sont pas rendus première année — No 5 Québec, Mai 1919 M.Joseph Vézina Monsieur Joseph Vézina est né à Québec le 9 juin 1849.Il a fait une bonne partie de ses études au Petit Séminaire ; il les a achevées à l’Ecole Militaire.Son père, entrepreneur-architecte, était dans ses moments de loisir un chef de musique distingué ; et sa mère (née Petitclerc) possédait, dit-on, un goût très vif pour les lettres.Rien d étonnant alors si nous rencontrons chez notre cher compatriote à la fois les dons du commandement et de la sensibilité ; rien d’étonnant si, à cette imagination féconde, à cette âme vibrante et délicate, se joint la dignité qui impose, la fermeté qui commande.Aussi bien, à peine sorti de l’Ecole Militaire, le voyons-nous remplacer déjà le chef de musique du 9ième Voltigeurs de Québec et, l'année suivante, prendre officiellement la direction de cette même fanfare.Tour à tour à la tête des Hussards Canadiens de la Reine, du Sème Carabiniers Royaux et de la Garnison Royale Canadienne, il devient en 1878 chef de la Musique de Beauport qui, au grand concours tenu à Montréal, remporta glorieu-sernent le premier prix.En 1902, il prend en main la responsabilité d’organiser la partie musicale pour les fêtes du 50ème anniversaire do la fondation de l’Université Laval ; un peu plus tard, en 1908, nous le voyons encore en tête de la direction musicale pour les fêtes non moins magnifiques du Illème Centenaire de la fondation de Québec ; enfin, tout récemment, il obtenait le plus vif succès en dirigeant le grand concert sacré de la Basilique.Compositeur plein de verve, écrivain extrêmement savoureux, M.Vézina laisse un nombre considérables de pièces, soit pour piano, soit pour inusiquemilitaire,dont La Brise, et sa fameuse mosaïque sur les Airs Canadiens qui valut à son auteur une véritable ovation à Spencer-Wood.Il donna au théâtre tour à tour : Le Lauréat, écrit sur un libretto de feu l'honorable M.Marchand (Auditorium, 1906), Le Fétiche., puis, en 1912, Le Rajah, opéra-bouffe en deux actes, livret de M.B.Michaud.La musique de M.Vézina est volontiers légère, gaie, pimpante ; elle plait avaut tout.Fondateur et directeur de la Société Symphonique de Québec, qui en 1907 remportait le trophée du Gouverneur-Général, professeur de musique au Séminaire, membre du bureau de direction de l’Académie de Musique, M.Vézina reste en dépit de son âge l’un de nos musiciens les plus actifs, et sa vie brûlante, toute pleine d’unité, cette véritable vie de patriote ont rendu désormais son nom attaché à tout ce qui touche de près nos gloires nationales, puisque, au milieu des fêtes qui les ont célébrés, il a été l’un des ouvriers les plus habiles, les plus dévoués.P.L. 50 LA MUSIQUE Musique et Musiciens à Québec Souvenirs d’un amateur - PAR - N.LeVASSEUR (suite) Ensemble, les virtuoses faisaient de l’unisson, sans accompagnement de piano, pour la bonne raison que le piano était fort rare à cette époque ; jusqu’en 18G5, on pouvait compter sur ses doigts les maisons de la ville oil il y en avait un.Et encore ces pianos, dont plusieurs étaient des B road wood, c’est-à-dire de fabrique anglaise, et à caisse verticale, n’avaient-ils que six octaves, et les marteaux étaient-ils mincement étoffés.Donc la clarinette était en honneur, et parmi les virtuoses de cet instrument, citons Benjamin Sauva-geau, Antoine Masse, Gendron qui, outre la clairinette, pinçait de la guitare, Moreau, D.Dasilva, Siouï, etc.Mais les violoneux et les clarinettes n’étaient pas seuls à parader.Les chansonniers, les beaux-chanteux qui composaient une chanson, faisaient filer leur voix, étaient encore plus nombreux que les violoneux ; cependant, il faut le dire, que de timbres d’une glorieuse sonorité parmi eux ! Que de Lablache, de Capoul, de Caruso, de Stradella, au point de vue de la r ichesse de la voix, restés inconnus, faute de culture ! Dans leurs refrains, en prose ri-mée au petit bonheur et bardée d’élisions que l’instinct de la mesure leur commandait, ils faisaient, ils font, la plupart du temps, la satire d’un événement politique, d’un acte ridicule ou d’un incident d’intérêt local.Pamphile Lemay, décédé il y a à peine un an, à Sainte-Emilie de Lotbinière, a coirsacré, sinon un Collige fragmenta ne pereaul ' poème, du moins une conférence aux bardes campagnards du comté de Lotbinière.Simple affaire de curiosité, j'ai recueilli de temps à autre quelques-unes de ces chansons du peuple.L’une d'elles sortit un jour d’un camp annuel du 9e bataillon de Voltigeurs à St-Michel de Belleclias-se, en 1875 ou 1870.Les cuistots du camp s’étaient permis d’entamer, à la pincée, les rations de beurre, de sucre et de thé, des hommes, et allaient en faire l’échange au village contre une bouteille de rye-whisky.Ils furent découverts; il y eut enquête devant le lieutenant-colonel Eugène Panet, et les cuisiniers eurent ce qu’ils méritaient, mais dans la chanson on se garde bien de le dire.Durant la nuit suivant le jugement de la cour martiale, quelques troupiers du bataillon, dont le principal était un nommé Alfred Cloutier, passèrent le temps à jouer aux sous et à composer une chanson sur l’incident, à la lueur d’un fanal, dont ils masquaient la lumière an moyen d’un vieux chapeau de castor, chaque fois qu’ils entendaient venir l’officier de service faisant sa ronde.Le lendemain, chaleur étouffante.Ordre était donné à la.mimique de ne pas aller prendre la tête du bataillon.Sur le coup de midi, à la fin de la parade de la matinée, le ba taillon revint au camp, sans musique, mais sur l’air de la chanson suivante, chanson d’homme de cage, issue tout probablement de quelque chantier du Saint-Maurice ou d’ailleurs. LA MUSIQUE 51 iUii*fliisg uia¦ ifeifeëiÉÉ f w A Saint-Michel, Saint-Michel quai Le neuvièm’ était ben cam-pé.*pé ! Se fit vo- 1er le beu :#gr?r»rP:0 rthé ! Laribon ! Bombardez! Laissez passer les raffman! Bombardez! Bin?! Bang! L J m » I A U I .r~ I/t — 2 — Ah c’est le conque Deslauriers (bis) Il a voulu inécommcrcer Laribon! Bombardez! Laissez passer les raftman ! Bombardez ! Bing ! Bang ! — 3 — Sergent-major fait la tournée (bis) Il a r trouv.* bcurr’, sucre et thé Laribon ! etc.— 4 — Il a pincé les cuisiniers (bis) Les cinq doigts dans le sucrier ! Laribon ! etc.— 5 — On trouva le sucre et le thé (bis) Partout yous' qu'ils l’avaient peddlé Laribon ! etc.— 6 — A leu' grand'hont' l‘za renvoyés (bis) K‘portcr d l’argent si mal gagné Laribon ! etc.— 7 - L’gros Deslauriers «‘mit à «’fâcher (bis) l)e voir qu’il était prisonnier ; Laribon ! etc.— 8 — Couteau tiré, prè-z-à darder (bis) Sergent-major et officiers ! Laribon ! etc.— 9 — Le' musiciens ont trompetté (bis) Les p’tits peddleurs de sucre et d'thé Laribon ! etc.— 10 — D’vant l'colonel y sont ram nés.,, (bis) Q i‘ l’vou-i fait du sucre et du thé i Laribon ! etc.— 11 — Le sucre et l'thé, on l‘za pcddlés., (bis) On 1‘fera pu, dit Deslauriers! Laribon ! etc.— 12 — Le colonel les a clairés (bis) L’sergent-major a remercié.Laribon ! etc.— 13 — Qui s’qu'en a don* fait la chanson : (bis) Alfred Cloutier du bataillon.Laribon! Bombardez! Laissez passer les raftman ! Bombardez! Bing! Bang! Mais, de chansons du terroir, issues du sol même du Canada français, il n’en existe pas encore de recueil, et, pourtant, ce n’est pas la matière qui manque.Qui va entreprendre de parcourir les villes et les campagnes du pays pour les faire chanter et les écrire, paroles et musique ?Souhaitons qu’un jour il surgisse du sein de nos populations quelque Botrel ou Mistral, qui fasse une collection bien étendue et bien soignée de ces chants populaires ! L’œuvre ne pourra faire que mettre en relief la mentalité, la psychologie de toute une race, au fond, soit dit sans faux orgueil, de bien noble souche.En résumé, dans les pages qui précèdent, j’ai simplement tenu à rendre hommage à tous ces tempéraments de poètes et d'artistes, chansonniers, chanteurs ou instrumentistes, dignes fils d’Euterpe.On ne peut faire que regretter qu’ils aient manqué de culture, tout comme ces radieuses fleurs sauvages qui naissent, croissent et s’épanouissent, seules, isolées, à la lisière du bois, le long d'une sente perdue de la forêt.I Que d’autres refrains du terroir qui n’ont pas encore eu l’honneur de 1 impression.Cependant notre littérature musicale a déjà un magnifique recueil de chansons que nos ancêtres ont apportées de France, que Monsieur Ernest Gagnon a eu 1 heureuse et patriotique idée de reproduire en volume, du Foyer Canadien oii elles furent d’abord publiées.Pes chansons sont restées nôtres.• *** Entamons maintenant le chapitre des musiciens qui eurent l’avantage d’études complètes, les uns, sinon complètes, du moins notablement étendues.Il en parut à Québec d’abord, depuis les dernières années du 18é siècle, vers 1790, et durant la première moitié du 19e siècle, que je me permettrai d’étendre jusqu’en 1800.Ils 52 LA MUSIQUE étaient surtout violonistes, clarinettistes, flûtistes, violoncellistes, contrebassistes, chefs de musique et même compositeurs.Quant aux pianistes et organistes, pendant bien des années ils furent plutôt rares : ils nous venaient d'Europe.Les premiers d’entre eux, furent Frédérick Glackemeyer, violoniste, violoncelliste, pianiste et chanteur, François L’Ecuyer, organiste, J.Bentley, organiste, Théodore Molt, organiste et professeur, l’abbé Pierre-Antoine Thabeau, organiste et maître de chapelle, et, plus tard, Edouard Glackemeyer, notaire, fils de Frédérick, flûtiste, Charles et Benjamin Sauvageau, instrumentistes et chefs de musique, Séraphin Vachon, violoniste et chef d’orchestre, L.-S.Pfeiffer, violoniste et professeur, Damis Paul, pianiste, organiste, violoniste et professeur, Célestin Lavigueur, violoniste et compositeur, Antoine Dessane, pianiste, organiste, violoncelliste et compositeur, C.-W.Sabatier, pianiste et compositeur, Emmanuel Blain de Saint-Aubin, chanteur, poète et compositeur, Alfred Paré, violoniste, les Belleau et les Thibault, instrumentistes et chefs de musique, Narcisse Hamel, violoniste et violoncelliste, Octave Chavigny de Lachevrotière, flûtiste, Arthur Lavigne, violoniste, éditeur de musique et impressario, et que d’autres avant lSfiO, comme François Vézina, les Lyonnais, les Joseph et David Parant.Fin du 18e siècle et au début du 19e siècle, il importe de tenir compte du fait qu’il n’en mesurait pas large le champ ouvert à la manifestation des talents et des connaissances des disciples de la Muse, de même que leur répertoire, malgré une instruction classique, ne dépassait guère, à peu d’exceptions, celui de la musique légère, surtout chorégraphique.Il se faisait peu d’importation, pour le commerce, de partitions de musique en feuilles ; on donnait la préférence aux commandes d'ins.truments de musique.Les profes.seurs fournissaient eux-mêmes aux élèves les morceaux de musique qu’ils croyaient devoir leur renom, mander, et ceux-ci à leur tour en faisaient assez souvent des copies manuscrites.Que de manuscrits de cette nature n’ai-je pas trouvés entre les mains de vieilles dames ou de jeunes filles, dont le répertoire consistait principalement en menuets, cotillons, quadrilles, quelques rares polkas, mazurkas, et d’innocentes valses que l’on ne dansait pas et que l’on nVn-soignait pas dans certains couvents, parce que c’était interdit.C’étaient des danses à deux et non en rond, et la mesure à trois temps était considérée comme lascive.Supprimer la courbe des figures géométriques eut été aussi logique.Le premier connu sur la liste des musiciens fut Henri-Frédériclt Glackemeyer.Allemand, comme son nom l’indique, à l’instar de nombre de ses compatriotes il appartenait à la religion luthérienne.Né à Hanovre, tout probablement dans la ville du même nom, capitale du ci-devant duché du Hanovre, il fut dès sa plus tendre enfance voué à l’étude de l’art musical.Il n avait que cinq ans lorsque son père lui mit une viole entre les mains.Doué d’une remarquable finesse d’oreille et d’une merveilleuse mémoire du son, en peu de temps il fut en état d’exécuter sur sa viole tous les airs qu’il lui arrivait-d’entendre ou de déchiffrer.Sa famille occupant une enviable position dans les rangs de la société hanovrienne, il conquit vite une réputation d’enfant prodige comme musicien.De droite et de gauche, les invitations à son adresse pouvaient.Princes, nobles, hobereaux. LA MUSIQUE 53 RIÜS voulaient l'entendre, et l’enfant-irtiste se multipliait pour répondre I,1X désirs de tous.I Comme le jeune Frederick n’était Ls liant de taille, même lorsqu’il entama son troisième lustre, on le f.lisait monter sur une table.Le p tit bonhomme, qui ne manquait Ras d'aplomb, donnait alors vigou-rmsement de l’archet.Il étonnait cl autant plus ses auditeurs qu’il exécutait sans hésiter, de mémoire ou à première vue, le morceau qu'on lui indiquait: mélodie, valse ou caprice.MM us que cela, il poussait sa verve de Violoniste jusqu'à improviser sur un thème donné.I C’est ainsi qu’il passa ses premières années, jusqu’à l’adolescence.Un Jour, cependant, ayant entendu parler du Canada, l’idée lui vint d'aller visiter ce pays-là ! On crut d’abord À une fantaisie passagère et, par conséquent, on n’y porta aucune attention.Mais lorsque l’on constata que c'était chez lui une idée bien arrêtée, pu tenta de le dissuader; on lui représenta le Canada comme un pays s,uivage, avec des habitants sans culture ni civilisation.Ce fut en fvain.Le jeune Glackemeyer se montra déterminé à tenter une aventure qu’on n’était pas absolument injustifiable de trouver risquée.I “C’est possible, disait le jeune virtuose, qu’il en soit comme vous le prétendez, mais ma viole leur adoucira le caractère ; je leur apprendrai que peut faire la musique.” M uni de hautes recommandations, dont il n’eut jamais besoin, un jour, disant adieu à sa famille, ses proches et ses amis, il partit pour le grand voyage d’outre-mer, vers le Canada.I Naturellement, il s’embarqua à R°rd d’un voilier.La traversée fut Bieureuse, et, d’après la chronique, rarement équipage et passagers eu-¦¦ent plus gai voyage.Le voilier passa tout droit à Québec et alla jeter l’ancre devant Trois-Rivières.L’arrivée d’un navire d’outre-mer, à Trois-Rivières comme ailleurs dans la colonie, était un événement et l’on attendait les nouveaux arrivants avec la plus sympathique curiosité.Le jeune Frédérick se rendit à terre eu chaloupeavectous ses bagages et ses instruments de musique, dont il avait apporté toute une collection, et qu'il était en mesure d'enseigner.Un noble français, le Sieur de Tonnancour, ne fut pas lent à distinguer le jeune Glackemeyer parmi les autres passagers, à son arrivée à terre.En apprenant d’oii il venait et ce qu’il était, il fit de suite sa connaissance et ne lui permit pas d’aller loger ailleurs que chez lui.Après un certain séjour à Trois-Rivières, où il fut choyé, il prit congé de son hôte pour descendre à Québec, alors le grand centre du Canada.Sa réputation l’y avait d’ailleurs devancé.A son arrivée dans la capitale la meilleure société québécoise lui fit le plus cordial accueil.Cependant, il ne perdit pas de temps et se livra sans retard à l’enseignement.A part la viole et la basse de viole, Frédérick Glackemeyer enseignait aussi le piano, mais en jouait rarement.Les élèves affluèrent chez lui et il était très occupé ; le jour il donnait ses leçons surtout aux dames et jeunes filles ; le soir, trois fois par semaine, il le consacrait aux leçons de viole et de basse de viole aux jeunes gens.(à suivre) n.Levasseur, 54 LA MUSIQUE MUSIQUE D’EOLISE Instruction de S.S.Pie X sur la musique sacrée (SUITE) 3.— Ces qualités se rencontrent au suprême degré dans le chant grégorien qui est, par conséquent, le chant propre de l’Eglise Romaine, le seul qu’elle ait hérité des anciens, qu’elle a soigneusement conservé depuis des siècles dans ses manuscrits liturgiques, qu’elle présente aux fidèles comme sien, qu’elle prescrit exclusivement en certaines parties de la liturgie et que les études récentes ont si heureusement rétabli en son intégrité et sa pureté.COMMENTAIRE Dans ce paragraphe sont énumérés tous les titres du chant grégorien à l’estime, au respect et à l’étude des fidèles.C’est le chanttraditionnelde l’Eglise, l’anneau sonore qui relie entre elles, non seulement les générations actuelles, mais aussi celles d’autrefois.Ce chant qu’elle mettait à ses débuts sur les lèvres purifiées de ses prêtres et de ses clercs, elle l’y a gardé jalousement et n’en tolère pas d’autre dans la bouche de ses célébrants.Toujours elle a réclamé pour lui la révérence et l’étude assidue.Et quand des travaux récents l’ont enfin remise en possession de traditions perdues, l’Eglise s’est empressée, par la voix de ses Pontifes, d’autoriser et d’ordonner le retour universel à cette salutaire restauration.3 (mite).— Pour ces motifs, le chant grégorien fut toujours considéré comme le modèle suprême delà musique sacrée, et l’on peut, en toute raison, établir la règle générale suivante: une composition musicale ecclésiastique est d’autant plus sacrée et liturgique que dans sa marche, dans son inspiration et sa saveur, elle se rapproche davantage de la mélodie grégorienne ; elle est d’au- tant moins digne du temple quelle s’éloigne davantage de ce souverain modèle.COM MENTAIHE Les principes une fois posés, il faut en tirer une leçon.Etant donné que le chant grégorien réunit au suprême degré les qua lités de la musique sacrée, il en ressort qu'il doit être proposé et accepté comme type et modèle de toute musique qui est destinée aux offices de la liturgie catholique.Dans un décret du 16 avril 1857h* (près de cinquante ans avant le Motu proprin), l’évêque de Ratisbonne disait : “ Le “ plain-chant doit l’ester, pour tous les “ temps, la source et la base de la musique “d’église et constitue, par conséquent, l’uni-“que règle pour la juger sainement.” Et il poursuit ainsi : “ une musique peut d'autant “ moins servir à l’église qu’elle s'éloigne “ davantage du plain-chant et qu’elle se rap-“ proche du genre de musique qui est aussi “en usage dans les fêtes et les réjouissan-“ces profanes.” Chacune de ces lignes est à méditer.Elles ne font qu’énoncer sous une autre forme ce que nous venions de transcrire du Motu proprio.Pie X n’a rien innové ! Ici se pose naturellement une question importante : De quelle manière le chant grégorien peut-il être le fondement, la source et le modèle de compositions musicales d’un autre genre 1 Les trois règles suivantes sei aient une réponse satisfaisante, bien que donnant une direction plutôt générale : En premier lieu, il montre comment le texte liturgique doit être rendu tout entier, sans omission.La messe la plus belle artistiquement doit être écartée, s’il y manque les paroles exigées par la liturgie Parfois, au contraire, le compositeur met trop de paroles.Les intonations du Gloria et du (1) Ce décret célèbre eut une grande influence sur U restauration de la musique d*église, bien dégénérée dans toute l'Allemagne il ce temps-lé. LA MUSIQUE 55 Credo, le Pater, le Domine non sum diynus, sont réservées au célébrant et interdites au chœur et aux solistes ,2), toute œuvre qui les fait chanter est fautive et doit être corrigée par simple amputation, ou sinon mise au rebut.Une deuxième règle, capitale aussi celle-là : “ chanter le texte sacré de façon intelligente et intelligible.” Sur ce point, deux excès sont également à éviter : enchevêtrer les textes, comme, par exemple, faire chanter le Kyrie aux choristes alors que le soliste chanterait Chnste.,3) En troisième lieu, la structure mélodique et l'inspiration grégorienne.Le chant grégorien aime les intervalles naturels ; il emploie les sons de préférence dans l’ordre de la gamme et s’abstient des écarts de voix qui dépassent la quinte.Aussi les cantilènes grégoriennes sont-elles coulantes, faciles à apprendre et à chanter, simples d’une simplicité de bon aloi.En plus, son rhytme libie et souple peut se plier aisément aux textes en prose.En étudiant le mécanisme des chants grégoriens, le compositeur s’ouvrirait des sources mélodiques intarissables, d'une grande fraîcheur et d’une vraie saveur liturgique.(2) Pour les chantres, le Gloria commence à Et in U n a pux et le Credo à Patron omnipotentem.— Le Pater ne doit pas se chanter à la messe, ni le Domine non sum dignus.(3) Dans un Gloria d'une messe de Riga, le soliste chante q ui.toll is, pendant que le choeur répète miserere, a la II Trovatore.3 (.mite).—- L'ancien chant traditionnel devra donc être largement rétabli dans les fonctions du culte, chacun demeurant persuadé qu’un office religieux ne perd rien de sa solennité quand il n'est accompagné d'aucune autre musique.COM MENTAIRE Cette recommandation bat en brèche un préjugé fort enraciné en certains esprits férus de musique moderne, qui, pour la moindre fonction religieuse, se croient obligés de tout saupoudrer de solos en musique, même et surtout les funérailles.,41 Lavis de l’Eglise en ce point vaut d'être considéré et surtout mis en pratique.La dévotion y gagnera, sans que l’art y perde.il) Il serait grand temps de réagir contre cct abus.Tout service est littéralement farcis de solos prétentieux ou insignifiants, quand ils ne sont pas déplacés.On est allé jusqu’à chanter un pompeux Ave Maria entre la messe et le Libéra ! 3 (mite).— Que l’on s’efforce en particulier de ramener le peuple à l’usage du chant grégorien, afin que les fidèles prennent de nouveau, comme autrefois, une part active aux cérémonies de l'Eglise.COMMENTAIRE On ne semble pas soupçonner les avantages inappréciables et les fruits de piété que produirait la mise en œuvre de cette ordonnance.Et que l’on ne crie pas trop vite à l’impossible.Ce qui s’est fait, et qui se fait encore, est réalisable.Or, sans parler de ce qui s’est réalisé en pleine guerre, en pleines régions dévastées au Nord de la France où les populations répétaient sous la pluie — pai fois une pluie d’obus, — les chants grégoriens qu’ils exécutaient à quatre ou à cinq cents voix, ici même au Canada, à Lévis, récemment les élèves du collège ont chanté la messe vaticane de requiem avec un élan et un ensemble admirable, la chorale alternant avec une masse de six cents voix.Il n’y a qu’à s’y mettre.Pour bien rendre le chant liturgique, il n’est pas besoin de tant d’apprêts ; il suffit : 1° de bien lire, c’est-à-dire de prononcer distinctement, et d’accentuer correctement ; 2° de bien chanter, c’est-à-dire d’émettre purement les sons, sans crier ni foicer sa voix ; 3° d’avoir entre les mains de bons manuels bien imprimés, en caractères forts, avec l’accentuation bien indiquée; 4° de trouper les notes (non pas de les égrainer une à une), et d’imprimer au chant de l’élan par le rhytme voulu ; 5° de donner l’expression de la prière, non pas celle de la passion.Il faut absolument éviter l’affection, les manières et viser au naturel.Là est toute la difficulté ! Elle n’est pas mince, le naturel étant si rare I Elle n’est pas insurmontable, loin de là.(à suiire) C.-H.Lefebvre, S.J. 56 LA MUSIQUE Un Concert sacré Décidément le monde musical est en effervescence : les concerts se suivent et.se ressemblent.Après la Vierge, de Massenet, à St-Jean-Baptiste le 14 avril, la Messe dite de la Pentecôte, de Paladilhe, à la Basilique le 30 du même mois.Sans examiner ici, — La Musique n’ayant pour le faire qualité ni mission, —si pareille transformation, même passagère, du lieu saint n'a pas ses inconvénients, bornons-nous pour l’instant à donner sur cette manifestation d’art musical une appréciation aussi justement motivée que possible.Au programme, que Pon avait visiblement soigné connut enfin, après plu sieurs déboires, le succès avec Patrie, un grand opéra.Toutefois, il arrivait en retard dans le monde musical, où déjà Berlioz et Wagner allaient opérer leur trouée, sui vis de César Franck.Un malin prétendit de Patrie qu’il était le dernier spécimen de la “ ferblanterie meyerbeerienne”.La boutade portait, car Meyerbeer était déjà démonétisé.Elle aurait son application à la Messe, où l’on ne trouve même pas cet élément nouveau que Gounod et Th.Dubois, dans leurs dernières œuvres, ont su puiser au contact des chefs-d’œuvres du répertoire ecclésiastique ancien et moderme.Dans les bons passages de la messe de la Pentecôte, l’influence de Gounod est visible ; dans les autres, l’auteur a sacrifié à l’écriture moderne et tourmentée.Le désir louable d’éviter la banalité, l’excès dans les modulations, l’abus des cadences rompues, un tour mélodique plutôt maniéré, tout donne à l’ensemble un je ne sais quoi de kaléidoscopique et de chatoyant, qui n’est guère en harmonie avec le calme et la sérénité que requiert la prière liturgique.Une analyse de chacune des parties de l’œuvre mettrait en lumière le bien fondé de ces assertions, mais nous entraînerait hors cadre.Un mot suffit à bien orienter : le texte sacré doit être traité comme une prière officielle, et non comme un prétexte à des descriptions musicales réussies parfois, déplacées toujours.Abordons à présent un point délicat : l’exécution.Elle était confiée, non pas à une association régulière et permanente, dont on puisse exiger une certaine excellence acquise déjà, mais bien à un personnel de fortune assemblé de partout et manquant de cette cohésion nécessaire à toute interprétation qui vise à être artistique L’élément féminin, supérieur et) nombre et de beaucoup qui désire percer, même en chœur, rendent difficile le problème d’obtenir de chacune des parties du quatuor classique un timbre homogène et spécial, sans quoi l'intérêt est notablement diminué.Tant que ce principe fondamental ne sera pas admis et surtout pratiqué par tous les choristes, tant que chacun d’eux n’aura pas compris que pour réussir un bel ensemble, il faut renoncer à mettre en relief sa personnalité, nous ne devons guère espérer de succès artistiques réels, mais bien nous contenter d’à peu près.Les solistes, assez nombreux, car la messe contient un bon contingent de solos, se sont convenablement acquittés de leur fonction.Quelques-uns devront surveiller leur émission vocale et leur prononciation.A signaler le mot Christa prononcé trop ouvert, “Christens”, Kêriê, au lieu de “Kyrie” “ benedictoss’’ pour “benedictous ”.A part le chevrotement agaçant d’une voix dans le Benedictus, les chants étaient d’une justesse remarquable.Etant admis le genre, qui n’est pas d'église, la messe a des parties agréables, bien que ne renfermant rien de neuf soit comme forme, soit comme inspiration.Le Kyrie sonne bien ; le Gloria vise à l’effet et devient tapageur en la dernière partie.Le Credo, descriptif et grandiloquent, n’est vraiment intéressant qu’aux jolies harmonies en faux bourdon de Y Et incarnatus est.L’ombre de Gounod, à qui la messe est dédiée, plane visiblement sur ces quelques lignes.Le Sanctus n’est pas trop développé, mais le texte en est mal divisé, à l’instar de bien d’autres.Le Benedictus est très long, trop peut-être, au prix de maintes répétitions.L’Agnus üei est une suite de solos que termine un ensemble des voix de belle venue.Pourquoi faut-il qu’un pareil effort ait été appliqué à une oeuvre qu'on ne peut guère utiliser à l’avenir ; qui ne fournit à la science musicale aucun nouvel appoint, et qui retarde le progrès au point de vue musique d’église I Bien des auditeurs ont peut-être, hélas ! regretté les oignons d’E- (5) Que l‘on persiste A nourrir par des comptes-rendus où sont énumérés les moindres solos et solistes! gypte qui venaient de leur être présentés, et dont leur palais avait conservé la saveur.Consolons-nous à l’idée que ce concert est un coup d’essai, qui permettra, s’il doit être renouvelé, de mieux mesurer et utiliser les ressources, mieux choisir l’œuvre à faire entendre en vue d'élever le public à une compréhension plus grande des belles et nobles œuvres que fournit le répertoire considérable de musique religieuse.L’organisateur du concert, M.Vézina, qui dirigeait, a su tirer un bon parti des éléments dont il disposait ; il faut l’en féliciter et lui en donner crédit.Sa tâche n'était pas des plus faciles, mais ses attributions sont multiples.Il est à la fois directeur de fanfare, maître de chapelle et chef d’orchestre : trinité musicale, où il arrive parfois que la première personne soit prépondérante et la deuxième un peu sacrifiée.Qu’il y veille ! A l’orgue, M.Henri Gagnon, toujours consciencieux et soigné, s’est acquitté superbement de sa double et redoutable fonction d’accompagnateur et de soliste.Il a su donner de la finale de C.Franck une interprétation toute à l’honneur de l’auteur et de l’exécutant.Cette pièce, dont le thème offre en soi peu d’intérêt, finit par captiver grâce aux développements d’une merveilleuse puissance que le vieux maître à su lui donner et que M.Gagnon réussit à dégager et à faire valoir.L'œuvre de Guilmant, orchestrée par lui-même, ne semble pas avoir gagné à cette addition ; l’orchestre n’avait pas assez, les cordes surtout, du legato propre à ce genre d’écriture, et sabrait trop au lieu de jouer la partie qui leur était dévolue.Un jeune avait les honneurs du programme en une courte pièce de musique descriptive, qui autorise les plus beaux espoirs sur l’avenir du compositeur.Si la première partie fut compromise assez fâcheusement par le hautbois qui détonnait, la dernière nous apporta des vagues de belles sonorités bien soutenues qui dénotent à la fois le métier joint à l'inspiration.L'harmonie en est bien conduite et d’une poussée vigoureuse.Nous suivrons le jeune auteur avec un réel intérêt.Octave BOURDON 58 LA MUSIQUE Causerie musicale in La musique d’aujourd’hui ne plaît pas à tout le monde, et se ressent — avouons-le — de l’esprit du siècle et de la mode du jour.Un écrivain moderne, Pierre Lasserre, conclut par ces lignes son récent ouvrage sur YExprit de la musique française : “ L art est fils de son temps.Le temps que terminent les terribles événements actuels fut pour notre pays un temps de dépression morale et civile, peu favorable à la forte et abondante vie de l’âme, à l’énergie de 1 imagination.Ces événements nous en font espérer un meilleur.La race française a prouvé, sur les champs de bataille et dans la tranchée, qu au milieu des longues et lentes épreuves d’avant la guerre et sous l’apparente atonie, elle n’avait pas, au moins, laissé dégénérer son cœur.L’expérience de tant de sang et de tant de ruines ramènera (à quel prix !) dans le bon chemin sa raison distraite.La force conservée du cœur, l’équilibre retrouvé de la raison, le contentement qu’apportera la victoire lui rendront sa vieille joie.Et avec sa joie elle retrouvera sa musique.” Je crois que c’est le même auteur qui écrivait, en plaisantant sur l'engouement des wagnériens : ” Us aiment Wagner plus qu’ils n’aiment la musique." C’est un mot qui pourrait s’appliquer à bien d’autres ! Il est sage de ne pas être trop exclusif dans ses prédilections ; plus sage encore de ne pas être inflexible et intolérant dans ses jugements, sans y faire place aux égards et aux concessions raisonnables.Il ne faut pas oublier que les artistes de toutes les époques ainsi que leurs chefs-d’œuvre, que la musique de tous les siècles, avec ses différents genres et ses évolutions, font partie de l’histoire de l’art.Or, dans l’histoire, le présent ne peut effacer le passé, pas plus que le passé ne peut abolir le présent.Le musicien qui a une vue d’ensemble dans le vaste domaine de son art, qui sait adapter son talent à l’interprétation des œuvres do diverses écoles — sans abdiquer pour cela ses légitimes préférences et son genre personnel — ressemble au savant qui s’adonne à une spécialité sans négliger les sciences générales, et n’en possède que plus de maîtrise et plus d’autorité.Les artistes qui ont l’esprit de varier agréablement les programmes de leurs concerts font preuve d'un éclectisme intelligent, en même temps que d’une juste et courtoise condescendance envers le public.Si vous voulez, maintenant, faire de la psychologie sur la diversité des goûts et des appréciations, je vous laisse à méditer cette pensée d'un esprit subtil : “ Il n’y a pas deux personnes qui lisent le même livre et voient le même tableau.” Peut-être songerez-vous qu’il n’y en a pas deux non plus qui entendent la même musique.(à suivre) Blanche GAGNON Les passions violentes ne doivent jamais être exprimées jusqu’à provoquer le dégoût ; même dans les situations horribles, la musique ne doit jamais blesser les oreilles, ni cesser d’être la musique.Mozart. LA musiqup: 59 Concert Dufault Paul Dufault.adonné un récital intéressant î à la salle des Chevaliers de Colomb, le 5 mai passé.H avait le concours de Madame Joseph Saucier, pianiste, et de M.Taranto, violoniste.Le programme, très fourni, U) comportait quatre groupes de mélodies,—dont un en anglais, pour l’élément saxon qui n’y était guère représenté.Trois groupes de pièces confiées au violon étaient intercalés entre les mélodies.Du violoniste Taranto disons, dès l’abord, qu'il a de la technique et même de la virtuosité, mais un son menu, peu d’âmeetde sentiment.Il est plutôt acrobate qu'interprète, et dans les pièces classiques comme le Menuet de Mozart son jeu manquait de fini, de finesse et de distinction.La distinction, voilà par où Paul Dufault, sait plaire au public et ravir ses suffrages.Un physique agréable, une belle prestance,' des attitudes toujours nobles, une aisance exempte de pose et de familiarité, voilà pour l’extérieur.Quand à l’organe, il n’est pas très aisé de le classer Dans certaines mélodies, à quelques passages, heureusement fort rares, le timbre, — était-ce voulu?— prenait une teinte de vulgarité déniaisante qui tranchait sur le reste de l’exécution.Paul Dufault est-il franc ténor?n’est-il pas un baryton ténorisant ?Peu importe la réponse à des questions qu’on peut indéfiniment discuter.Ce qui est incontestable, c’est le charme prenant qui se dégage de la moindre Muette qu’il détaille avec art.Sa (1) Et d'une ré fiction fort négligée, pour le dire en p iss mt.t.es chiffres romains les groupes 6 et 7 étaient a l'envers, et surtout le "Parisian French" s’étalait outrageusement nu bis de la dernière liage.diction est vraiment remarquable, cette diction que nos chanteurs et chanteuses les mieux doués négligent trop parfois et qui comprend, outre la netteté d’articulation, un phraser intelligent.Eu plus de l’intérêt qui en résulte, l’artiste ménage d’autant, son organe, et c’est une autre leçon que noqs a donnée Dufault.L’autre soir, dans une salle plutôt ingrate en sonorité, il réussit en chantant pianissimo k se faire entendre et comprendre jusqu’aux derniers bancs.Il a imposé à l’assistance une attention silencieuse ; et c’est tout à son crédit à lui, quand on sait le nombre d’amateur arriérés qui en sont encore à croire de bon ton d’énoncer à mi-voix, au beau milieu d’une pièce, les opinions les plus saugrenues.Est-ce à dire que tout était impeccable?Nous croyons aeceentuer la valpuretia franchise de nos éloges en signalant quelques inexactitudes de prononciation.— En premier lieu, une faute assez commune et qui consiste à faire de l’e muet, un eu dans les Hu iles surtout.Ainsi “ gardé-eu ” pour gardé-e : je t’aime (jeu t’aimeu) pour je t’aime, où l’e doit se prononcer comme œu dans œuvre.D’autres négligences qu’un pareil exemple venu de haut pourrait autoriser : désir, qu’il ne faut pas prononcer "d’aise-ire"; elle art pour elle a mit ; matin-ué-soir, quand il faut dire, sans liaison, matin-et soir ; tous les trois (fou-les-troiset non touss-les-trois).En résumé, beau concert, légal d'art exquis, excellente leçon.Madame Saucier, au piano d’accompagnement, dut être toujours sur la brèche.Outre l’endurance, elle a fait preuve de grande adresse ; elle mérite des remerciements et des félicitations.Jean-Charles FISET.Concert Berthe Roy Madam ¦ Roy, notre grande virtuose, a eu la bonne inspiration de se faire entendre en concert.Les pianistes s’étant faits rares en cette saisbn musicale, le public se devait de leur faire bon accueil ; il n’y a pas manqué et s’est porté en foule, attiré par la renommée de Madame Roy, l'éclectisme de sjon programme et la valeur de son partenaire.M P.-A.Asselin, le fameux ténor montréalais, d’origine québécoise.La coquette salle Loyola a vu ses cinq cents sièges inondés à bonne heure.Une piécette de Courteline en lever de rideau, et.le concert commence par un groupe de pièces «le ( 'hopin.L’artiste lait chanter son instrument et sait en tirer les plus chatoyantes sonorités ; tantôt la mélodie se dessine, claire et chantante au-dessus «les dessins délicats «le l'accompagnement, tantôt elle émerge à.travers l«'s arabes(|ues ranidés «pii l’enguirlandent.Qui donc prétendait que le piano est sans âme et, sans chaleur?M.Asselin, merveilleusement accompagné par M.Arthur Bernier, a chanté «leux grou- pes: le premier, de pièces légères; l’autre, plus dans ses cordes, d’extraits d’opéras.Dans la Uavatine de Faust, la dernière du groupe, il donna «le poitrine avec une aisance étonnante en dépit «le la chaleur, le do naturel «pie tant de ténors réputés escamotent en voix «le tête.M.Asselin nous a paru en progrès.et s’est, assuré une place enviable dans dans'la faveur du publie.Madame Roy, dans le dernier groupe, Debussy.Mac Dowell et Liszt, a donné sa mesure de pianiste incomparable.11 est souverainement à désirer «pie notre éminente compatriote puisse apparaître en public plus souvent.Elle aurait une tournée triomphale en < ’auada, croyons-nous, une fois sa valeur appréciée.Elle se joue «les difficultés, qui semble ne pas exister pour elle, et sait en même temps donner à chaque œuvre sa physionomie propre.On a voulu faire des comparaisons à son sujet, avec des intentions d’ostracisme.N'allons pas donner dans ces travers : la blancheur des lys ne doit pas nuire à la splendeur «les roses.J.-Ch.F. 60 LA MUSIQUE ÉCHOS ET NOUVELLES Camille Erlanger Le compositeur Camille Erlanger est décédé le 24 avril.Il était né à Paris en 1863 et reçut son éducation musicale au Conservatoire, où il eut comme professeur Decoin-bes et Mathias pour le piano et Emile Durand pour l’harmonie.Léo Delibes lui enseigna le contrepoint, la fugue et la composition.Premier grand prix de Rome en 1888, l’Opéra-Comique représenta de lui, en 1897, Kermaria, idylle bretonne, Le Juif polonais, en 1901, d'après le célèbre roman d'Erck-mann-Chatrian, Aphrodite, en 1906, pièce musicale en 6 tableaux, tirée du roman de Pierre Louys, L'Aube rouge, en 1911, La Sorcière, en 1912, drame musical en quatre actes d’après la pièce de V.Sardou.En 1904, l’Opéra lui jouait un drame lyrique, Le Fils de V Etoile.Ses derniers ouvrages, Faublas, qui vient d’être reçu à l’Opéra, et Forfaiture sont encore inédits.En 1910, C.Erlanger a fait représenter à Bordeaux, dans un immense théâtre de plein air édifié à l’antique, Bacchus triomphant, drame lyrique en 3 actes à la gloire du vin.Il a aussi écrit un remarquable poème symphonique, La Légende de Saint-Julien V Hospitalier, donné au Conservatoire en 1894 et aux Concerts de l’Opéra l’année suivante, Sérénade carnavalesque, pour orchestre, diverses pièces de musique instrumentale et plusieurs mélodies parmi lesquelles: La nuit dans l’Isba, Recueillement, Le Tsar des deux, Poèmes russes.C’est Camille Erlanger qui avait été chargé d’organiser la partie musicale des grandes fêtes, qu’on donnera à Versailles pour célébrer la signature du traité de paix.Il devait préparer, pour cette circonstance, des représentations d'Orphée (Gluck), de Joseph (Méhul), de Sapho (Gounod), du Petit Duc (Lecocq).La Société des Concerts En remplacement de M.André Messager, démissionnaire, c’est M.Philippe Gaubert, second chef, qui dirige les dix séances que l’orchestre donnera cette saison.Les Concerts Colonne-Lamoureux Les Associations Colonne et Lamoureux, qui s’était fusionnés pendant la guerre, re prendront leur indépendance au mois d'octobre M.Gabriel Pierné vient d’être réélu chef d’orchestre des Concerts Colonne pour une durée de sept ans.Madeleine Brard La jeune pianiste française continue aux Etats-Unis une tournée quasi-triomphale, commencée avec la Société des Concerts du Conservatoire.On s’étonne de trouver autre chose qu’une virtuose dans cette petite fille de quinze ans.Madeleine Brard, prix d’honneur du Conservatoire de Paris en 1917, est déjà une grande artiste.“Si on ne la voyait pas, disait un pianiste connu, on croirait, pour sa vigueur, entendre jouer un homme de quarante ans.” De plus, ses piani sont prodigieux de finesse et de légèreté, sa musicalité est merveilleuse.Informations — M.Joseph Bonnet, le grand organiste français, donnera un concer t à la Basilique de Québec le 4 juin prochain.— L’Institut de l’Art Vocal prépare son 4e concert annuel.Il sera donné à la salle Colomb dans les premiers jours de juin.Nécrologie — Nous avons le regret d'apprendre le décès de Madame E nest Gagnon, la veuve du regretté musicien.— M.Wilfrid Beaudry, pianiste, est décédé.Il était âgé de 31 ans.Au L.1*1.C.Le Ladies' Musical Club a terminé sa saison le 22 avril.Brillant concert avec le concours de Mlle Blanche Gonthier, soprano il la voix fraîche et bien chantante; Mlle Yvette Lamontagne, excellente violoncelliste ; M.Emile Gonr, le ténor montréalais.M.Arthur Paradis a joué la sonate en fa de Beethoven, fort bien soutenu au piano par Mlle Lucile Dompierre. Dans son prochain numéro — qui sera porté à 16 pages — LA MUSIQUE publiera un important trava il de M.l'abbé Olivier Maurault, p.s.s.sur Albani.- -— LA MUSIQUE est en mesure d’annoncer dès maintenant, comptant en cela sur l'accueil bienveillant que lui font abonnés et lecteurs, qu'elle gardera ce format de 16 pages pour sa deuxième année.¦ ' ¦ QUINZE JOURS •f* C'est le dernier délai qui reste à ceux de nos lecteurs qui désirent se prévaloir de notre offre de prime.Cette prime peut s’obtenir aux conditions suivantes : - ¦¦ ¦ ' D’ici à la fin du mois, quiconque nous fera parvenir le pri^x de cinq abonnements nouveaux recevra, par la poste, 25 copies et 2 accompagnements du superbe can tique “ Honneur au Fils de Dieu”, que nous annonçons ailleurs.¦- —.- - Ce chant de toute beauté, paroles et musique, emporte tous les suffrages partout où il est entendu.¦ ¦¦ - ¦ .-—• ?« COURS ET LEÇONS INSTITUT DE L’ART VOCAL DE QUÉBEC XAVIER MERCIER de l’Opéra-Comique de Paris et du Covent Gardon de Londres.3, RUE STE-URSULE - Tél 4341 Mme ISA JEYNEVALD 1er prix de Chant et d’Opéra du Conservatoire de Lyon, France, des grands théâtres, Lyon.Toulouse, et dos Concerts Colonne de Paws.J.-A.GILBERT LÉON-J.DESSANE PROFESSEUR DK VIOLON PIANO CHANT ORGUE 134, rue St-Jean Tel.3156 128.rue d’Aiguillon > Tél.826 J.-ARTHUR BERNIER Ex-élève de Alexandre Guilmant et F.Fourdrain Membre de la Société des Auteurs et Compositeurs de Paris.PIANO - ORGUE - HARMONIE U, rue de Salaberry t\h.2134 HENRI GAGNON Organiste de la Basilique (Ex-élève de MM.Philipp, Gigout et Widor du Conservatoire de Paris PIANO, ORGUE, HARMONIE Studio : 8, rue St-Flavien Tél.1035 EDMOND-J.TRUDEL PIANO —HARMONIE —COMPOSITION INSTRUMENTATION 131, Avenue Cartier Tél.6610 OMER LÉTOURNEAU Prix d'Europe Elève de Louis Vierno et F.Fourdrain Organiste à .Saint-Sauveur 55, rue Boisseau Tél.1461 v BERTHE ROY LÉO ROY PROFESSEUR PE PIANO ET DE CHANT Elève de Marmontel.Paris, de Joseffy et Dethier, New-York.Compositeur, Virtuose, critique et directeur musical.Cours d’harinonic.de composition, d’instrumentation, etc.Studio : 47, rue Ste-Ursule TéL 7396 .Studio : 47, rue Ste-Ursule Tél.^386 GEORGES E.CHOUINARD A.PARADIS Organiste et Professeurde Musique Lauréat de l’Académie do Musique de Québec.Enseignement théorique, méthode Danhauser LEÇONS DE VIOLON 17*, rue Stc-Famille Tél.844 Studio : 163, rue d Aiguillon Tél.6^20 Bernadette Letourneau Mlle MAY LEGARÉ ORGANISTE PROFESSSEUR DE PIANO 183?, rue Dorchester Tél.140 6(13.rue St-Valier Tél.3452 BERTHE JOBIN Mlle B.ST-PIERRE PROFESSEUR I)E PIANO PROFESSEUR DK PIANO 380, rue du Roi.43, rue Morin Tél.3298 Ouvrage recommandé : Traité des Principes de la Musique par E.StiÉVKNARD.Pour les taux d’annonce, s’adresser à L’ImprimeRie Modèle, 20, Côte de la Montagne. COURS EX LEÇONS J.- ANDRÉ JACQUES Organiste à l'église St-Patrice.PROFESSEUR UE PIANO, CHANT, ORGUE 87, me St-Luc Tél.1298 Œuvres de XAVIER MERCIER France .: X 40c.0 Canada, mon pays, mc6 amours .40c.Le Saint-Laurent Ce que je chante 25c.Mourir c’est partir un peu 35c.Si l'heure qui sonne 25c.Musique de ISA JEYNEVALU En vente chez tous les marchands de musique Mlle Louisette Frenette Licenciée du Dominion College PROFESSEUR DE PIANO 6, rue Racine Tél.3833 IiOCH LYONNAIS père École de Musique Elémentaire pour tous les instrumenta (piano, or*rue et harpe exceptés) 110-112.rue des Fossés, Québec Tél.0090 Perruques, costumes et accessoires à louer.Théorie Musicale Spécialement dédiée aux jeunes pianistes par S.M.de S.M.En vente chez tous les marchands de musique pureau : 936, rue St-Bcnis, JHontréal Cmtscrfratatre Bayai avons commencé, en 1915, à faire subir des examens pour 1 obtention des diplômes de musique, et chaque année, malgré les circonstances difficiles que nous traversions, le nombre des candidats s’est accru notablement.Notre programme a toujours eu l’approbation de tous les musiciens seneux, et c'est pour nous une preuve qu’il répond aux désirs des professeurs voulant donner une formation méthodique et pratique.Nous aurons tous les ans des examens à Québec, vers le milieu de juin.M.Orner Létourneau, organiste à St-Sauveur, fait partie de notre institution, et les examinateurs sont, pour la majorité, choisis à Québec, pour les eleves du district.Si vous n avez pas encore reçu notre prospectus, nous vous en enverrons un sur demande, et vous constaterez que notre programme est des plus intéressants.Toutes les informations désirés vous seront fournies par M.Orner o f^Urneau rue B°iS8«UR Québec), ou par le secrétaire : M.R.Belleau, -Oo, rue Hutchison, Montréal. 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