La musique, 1 janvier 1919, décembre
Décembre 1919 Ko 12 La Musique Revue mensuelle mil liWiC'i! MH KM Madame Adinc Fafard-Drolet dans le rôle de Mélisande Sop • n ' lyrique- Étudia à Péri» *ou* Mathilde Marchesi.A fondé en 1911 une École de ehant à C^jébec, SOMMAIRE : A nos lecteurs.Musique et musiciens à Québec N.LeVaswut Causerie musicale (X) Blanche Gagnon Un astre dispmi (Adelina Patti) N.LeV»sicur Musique d’Église .C.-H.LrieW, S.J.Classement et pose de la voix .Des différente* pédales du piano .-.S.VL fie S.M.Les Chanteurs romains et la culture vocale .Octavo Bourdon Lettre de Montréal Jacques Thibaud Variétés.— Concerts.— Echos et nouvelles.Abonnement : $1.00 par année Le numéro, 10 sous Parait le 15 de chaque mois LA MUSIQUE Revue mensuelle Publiée sous la direction de Orner Létourneau et Hector Faber COLLABORATEURS : M.J.-Arthur Bernier R.P.Louis Bonvin, s.j.Mademoiselle Victoria Cartier M.Louis-Joseph Doucet R.P.Emile Fontaine, s.j.Mademoiselle Blanche Gagnon MM.Henri Gagnon J.-A.Gilbert Madame Marta Lagacé-Girard R.P.C.-H.Lefebvre, s.j.M.Arthur Letondal M.N.LeVasseur M.l’abbé Olivier Maurault, p.s.s.M.Xavier Mercier M.le docteur J.-G.Paradis M.le chanoine J.-R.Pelletier M.Fréd.Pelletier Madame Berthe Roy (S'.M.de S.M.MM.E.Stiévenard Edm.-J.Trudel Adm nistration : 20, Côte de la Montagne, Québec Téléphone 6349 A lre-^er toute cjrrespondance à l’administration.ABONNEMENTS : Canada, un an.$1.00 Etranger, un an .1.50 L'abonnement part de janvier et est payable d’avance.Les numéros parus sont envoyés aussitôt inscription.Prière de faire remise par mandat-poste ou chèque payable au pair A yuébec.LA MUSIQUE est en vente chez les marchands de mûsique et dans les principaux dépôts de journaux.Le Magasin de l’Homme lünomteurs lüicrnciés Chapeaux Confection dernier Merceries, style pour Hommes Mmmx&Ms FL'fL] 406, rue St-Jean Jctptllnu Québec '—- V J jjRarcfjaubs be Jlfteitblt’6 288, rue j§>t-3|useplj, - (Québec.'(Ürlrplniiic 2453 AAAAAaAAAAAAO AAAAAAAAÀAAAAAAAAO jHatsmt ÿïL jWjamkmli La maison ARCHAMBAULT, sise au centre de la métropole, est l’endroit tout indiqué pour vos achats de musique vocale et instrumentale.Vous y trouverez un choix complet des œuvres des maîtres classiques et des compositeurs modernes.Cette maison fait en outre un commerce considérable de pianos et de phonographes les plus recherchés des artistes et des amateurs de musique.C’est également dans cette maison qu’est établi le comptoir de musique religieuse du BUREAU D’ÉDITION de la SCHOLA CANTORUM de Montréal, rendez-vous habituel des organistes et des maîtres de chapelle.312 a 316-est, rue Ste-tCathcrinc jHoniratl* 'téléphone £*t 3299 et 18-12 avywWVWVWVWWVWVWWWWVVWWVWWWVVTVVTVWVWWVWWWWVVVWWO Hermann dpitrcljesne 3l.-,Alliert (Smubln (fatiftht Sc dlmtrdjL'site Pianos — Orgues — Violons — Musique en Feuilles Victor-Victrolas — Disques “Victor” Musique Classique et Populaire* — Musique Religieuse Editions Européennes et Américaines 252, rue Jèt-^lasepli Tel.4626 QUEBEC.142, rue JSi-3fean Tel.4345 Em.Larochelle J.-A.Larochelle Au Quincy e»,.CHAUSSURES de luxe et de fantaisie Toujours en magasin les plus récents modèles pour hommes, femmes et enfants PRIX RAISONNABLES 246, rue St-Joseph.(Edifice de l’Hôtel St-Roch) Prière en faisant vos achats de mentionner l’annonce lue dans “ La Musique 1ère année — No 12 LA MUSIQUE Décembre 1919 VMMIiMIllPi A NOS LECTEURS Et donc avec ce douzième numéro, notre revue achève sa première étape.Le long de la route, elle a rencontré de de précieuses sympathies et des adhésions réconfortantes, dont elle veut rester digne.Le bon accueil de la première heure, grâce auquel La Musique a pu prendre et garder sa place au soleil, vous allez le lui continuer, amis lecteurs, afin qu’elle puisse, elle, continuer l’oeuvre entreprise et remplir sans défaillance et jusqu’au bout le programme qu’elle annonçait dès le premier numéro.En examinant le chemin parcouru et la besogne accomplie par ses vaillants et très dévoués collaborateurs, notre modeste revue se tient absolument satisfaite des résultats déjà obtenus.Sans rien sacrifier de ses nobles visées du début, La Musique a vu s’accroître de jour en jour le nombre et la qualité de ses abonnés et s’allonger la liste de ses collaborateurs.C’est pour elle un motif de plus qui la stimule à faire davantage et mieux à l’avenir.Déjà, dans le présent numéro, elle parait à vingt pages, donnant ainsi plus d’espace aux écrivains et plus de variété pour les lecteurs.Aux sujets déjà traités, ou actuellement en cours, s’ajoutent de nouvelles rubriques destinées à répandre les véritables notions de l’art musical, et à aider les bonnes volontés désireuses de s’éclairer, mais privées de toute facilité.Tour à tour le chant et le solfège, la musique instrumentale sous ses formes si diverses, piano, violon, orgue, etc., auront des articles à leur intention.De courtes monographies'd’artistes seront publiées.Une étude des plus remarquables de Michel Brenet, intitulée « Gounod et la musique sacrée », sera donnée sous peu, qù’il faut lire et faire lire à tout musicien de nos amis.Pour réaliser tout le bien que nous entrevoyons de la diffusion des connaissances musicales, il faut que nos lecteurs nous donnent leur concours le plus actif.Aucun mercantilisme n’inspire cet appel, mais uniquement le désir de propager les saines doctrines dans le domaine de l’art musical.Que pour l’année qui s’en vient, nul d’entre eux n’ait de repos qu’il ne nous ait trouvé un nouvel abonné, et du coup la circulation de La Musique sera doublée, en même temps qu’agrandie sa sphère d’influence.Tout musicien, surtout le musicien d’église, organiste ou directeur, devrait recevoir une revue musicale.La fabrique paroissiale se chargera volontiers, sans doute, de subvenir aùx frais si modestes d’un abonnement.Pareillement dans nos maisons d’éducation, les directeurs ou directrices de chant et de musique instrumentale simplifieraient énormément leur tâche, ardue parfois, et la rendrait fructueuse en invitant leurs élèves à s’abonner.Les influences pernicieuses au bon goût qui nous proviennent d’outre quarante-cinquième doivent être énergiquement combattues : elles ne le seront avec efficacité que par l’appoint de revues du genre de celle-ci.A toüs ses abonnés et lecteurs, avec ses remerciements pour l’an passé, les meilleurs souhaits de La Musique pour le nouvel an. 142 LA MUSIQUE Musique et Musiciens à Québec Souvenirs d'un amateur N.LeVA.SSEUR ( fruit e) De Goritz, course des troubadours à Gratz, où ils furent reçus chez la duchesse de Berry, qui non seulement honora Antoine Dessane de même manière que la duchesse d’Angou-lème, mais aussi pria Dessane père, de vouloir bien lui laisser son fils à la cour pour l’éducation musicale des enfants de la résidence ducale.Ce ne fut pas Antoine, mais son frère cadet qui accepta l’invitation de la duchesse de Berry et remplit le poste deux années durant.De Gratz, les voyageurs se rendirent à Vienne et visitèrent Ulm, Munich, Carlsruhe, Stuttgart et Darmstadt.Au cours de cette tournée, ils eurent des réceptions chez plusieurs princes allemands, entre autres chez le prince de Polignac.Ce fut au concert que les artistes donnèrent au grand théâtre de Darmstadt que Dessane eut le courage de donner une leçon de bienséance.La famille ducale de Darmstadt assistait au concert.Il y avait foule.Dès le commencement du concert, Dessane avait remarqué une loge d’avant-scène où l’on causait un peu bruyamment.Au moment où il interprétait sur le violoncelle la romance de Guido, de l’opéra Gido et Ginevra, romance que l’on écoutait en religieux silence dans toute la salle, excepté dans la loge susdite, il s’interrompit au beau milieu d’une phrase, à la surprise générale, inutile dele dire, et se mit à fixer des deux yeux la loge où l’on bavardait si fort.Tous les regards suivirent ce mouvement.Il fut compris.Le bavardage s’arrêta, et il put reprendre sa romance Collige fragmenta ne pereant ! au milieu d’un parfait silence.Les aplaudissements enthousiastes qui saluèrent l’artiste à la dernière mesure de la romance, s’adressèrent autant à la hardiesse de son geste, qu’à sa maîtrise dans l’interprétation de la pièce.L'incident défraya la la chronique de tous les journaux de la ville, le lendemain.Antoine Dessane quitta son père à Darmstadt.Celui-ci continua sa route sur Frankfort, et lui-même retourna à Carlsruhe et à Stuttgart, où il fut reçu par la grande duchesse de Wurtemberg.De là, il revint en France par Strasbourg, Nancy, Verdun, Meziè-re et Sedan.Fatigué de voyager, il alla rejoindre sa mère à Pontlevoy, près de Blois.Son frère aîné dirigeait la musique du célèbre collège de ce nom, et, pendant un an, il fut avec celui-ci professeur de musique dans la maison.Son père, qui venait de rentrer en France, le fit venir auprès de lui à Billon, en Auvergne, comme professeur de musique dans le même collège des Jésuites où, en 1828, quittant son pays natal, il avait fait lui-même du professorat.Dessane commença sa carrière de professeur à l’âge de 1 7 ans et exerça sa profession avec son père pendant un an.Il alla ensuite se fixer à Clermont-Ferrand, chef-lieu du département du Puy-de-Dôme, à cinq lieues de Billon, en Auvergne.Clermont-Ferrand n’avait alors qu’une population de quarante-cinq milles âmes, mais offrait au jeune artiste de très grands avantages.Un célèbre compositeur y demeurait encore.C’était LA MUSIQUE 143 un ancien ami de la famille Dessa-ne.Avant de partir pour Paris, le père d’Antoine Dessane avait demeuré deux ans à Clermont-Ferrand et s’était lié avec cet artiste, très bon violoniste, qui avait eu l'idée de former un quatuor avec les membres de la famille Dessane et y avait réussi.Parfois même ce quatuor devenait quintette.Georges Onslow, tel était le nom du vieil artiste rencontré jadis à Clermont-Ferrand, était bien connu en France ; mais sa réputation était beaucoup plus grande en Allemagne, oil les clubs d’artistes étudiaient et exécutaient ses œuvres.C’était un musicien et un compositeur de grand talent et de haute distinction.Chez le père d’Antoine, Onslow était un visiteur fréquent et régulier.Il y apportait bien souvent de ses compositions, tout fraîchement écrites, que tantôt le quatuor ou le quintette, suivant le cas, lisait à première vue.Et Onslow, trop vieux pour y faire une partie, écoutait tout ravi.Onslow n’était pas un professeur, mais un amateur, comme le fut plus tard le célèbre pianiste Planté.Nul besoin pour lui de s’occuper s’il y avait du pain dans la huche, il était l’un des plus grands et des plus riches propriétaires de l’Auvergne.Il avait la passion de la musique.Ses compositions,au sortir de chez lui, allaient d’abord au quatuor ou quintette, qui en avait la primeur, puis prenait le chemin de l'Allemagne d’où elles revenaient en France et où elles recevaient leur consécration finale.On peut retrouver quelques-une des œuvres d'Onslow dans la bibliothèque du Septuor Haydn, à l’Université Laval.Onslow, comme génie musical, était regardé comme l’égal de Cherubini.Tel était le musicien, l’homme d’é- lite qu’Antoine Dessane retrouva en 1845 à Clermont-Ferrand.Les années n’avaient pas affaibli son intense passion pour la musique.En réponse à ces multiples invitations, Antoine Dessane l’alla voir régulièrement deux fois la semaine.Onslow lui demandait des compositions et se faisait grand plaisir de les lire sur son violon.Il lui donnait de paternels conseils, bref il le traitait comme son fils.en musique.Avec son expérience de vieil artiste et une inaltérable modestie, il donnait à Dessane de ses brouillons à lire au piano.Dessane lisait ces manuscrits et les répétait jusqu’à ce que leur auteur se déclarât satisfait de leur interprétation.Ces soirées impromptu durèrent deux ans.Dessane compléta ses études musicales en se familiarisant avec la composition dans l’intimité de l’homme vénérable qui, à l’instar des Mozart, des Beethoven, des Gluck, et des Haydn, chez les anciens, des Mendelsohn, des Chopin, des Meyerbeer, des Schumann, des Rossini, des Félicien David, des Gounod, des Camile Saint-Saëns, des César Franck, parmi les contemporains, traitait la musique comme une inspiration sacrée, divine, faisant œuvre ici-bas, pour atteindre sa magistrale et glorieuse révélation dans l’impénétrable au-delà.C’est à Clermont-Ferrand qu’Antoine Dessane rencontra celle qui devait être la compagne de sa vie.Mademoiselle Irma Trunel, tel était son nom, appartenait à 1 une des meilleures familles de l’Auvergne.Son père était receveur en retraite de l’enregistrement.Elle était cousine germaine de l’abbé Grivel, chanoine de Saint-Denis et aumônier de Louis-Philippe, de Mgr Caour et de l’abbé Salis.De l'avis des grandes dames du chef-lieu, mademoiselle Trunel était l’une des plus ravissantes blondes de Clermont-Ferrand, et plus d’une des 144 LA MUSIQUE plus honorables familles de la ville eut été flattée do la voir entrer dans son giron.Musicienne, elle avait une voix magnifiquement timbrée et chantait à ravir.Antoine Dessane épousa la jeune fille en 1817, quelques mois avant la révolution de 1848, qui vit la chute de Louis-Philippe-Égalité, roi des Français de 1830 à 1848, qui mourut en 1850 à Glaireaiont, en Angleterre.Cette révolution causa un grand tort aux artistes.Le gouvernement de Paris vota une somme considérable d’argent pour venir en aide à ceux de la capitale.La confiance publique manquait un peu partout; la rareté des vivres se mit de la partie, empirant ainsi la situation.Force fut à tout le monde de mettre de côté toutes les choses décrétées de luxe, et chacun dut boucler plus étroitement sa ceinture.Naturellement, les artistes à Clermont-Ferrand eurent, comme bien d autres, à souffrir de ce malheureux état de choses.Tout professeur qu’il fût dans la haute société de la ville et dans plusieurs institutions, Dessane eut à subir la pénurie de l’existence engendrée par la politique.Ce fut justement dans ces circonstances que la place d’organiste et de maître-de-chapelle de la cathédrale de Notre-Dame de Québec lui fut offerte par l’intermédiaire d’une intime amie de Madame Dessane, Madame Ducroix, sœur de Monsieur du Mirai, célèbre avocat de Ryon et, en dernier lieu, du conseil privé de l’empereur Napoléon III.Comme on l’a vu, les honoraires du poste étaient de cent louis, $400.Ç’a n’était pas millionnaire; mais à cette époque le coût de la vie était bien minime, si on le compare à l’ascension qu’il a opérée aujourd’hui (1910), par suite des exigences de la guerre et des honteuses exactions des profiteurs et dans l’industrie et dans le commerce.L'avarice s’est hideusement affichée de nos jours du haut au bas de l’échelle sociale.L’homme, déposant dans un coin son petit fanal, la raison, a lâché sa bête dans l’arène.Inutile de dire que l’offre que l’on venait de faire à Antoine Dessane provoqua une grêle d’objections de la part des parents et amis des deux familles.On n’avait entendu parler du Canada que par certains livres et quelques brochures arrivées en France, et dont quelques exemplaires étaient parvenus jusqu’à Clermont-Ferrand.Les objections des deux familles sont faciles à énumérer.Il y avait un long et rude voyage à entreprendre à travers l’Atlantique.Madame Dessane, de fine et délicate constitution quelle était, n’en pouvait certainement supporter les fatigues.Et ce départ !.que pouvait-il en résulter ?Une séparation éternelle tout probablement.Et le Canada !.quel pays était-ce?A demi civilisé !.des sauvages !.Il y en avait qui étaient armés de flèches et de tomahawks, aux portes même de la ville de Québec ! Cette légende que les Canadiens n’étaient autres que des sauvages, ou issus de sauvages, était encore prise au sérieux en France, il y a à peine vingt ans.Je me rappelle d’un fait que me racontait un jour feu L.-J.Demers, ancien éditeur-propriétaire de VEvénement de Québec.Deniers était allé à Paris faire l’achat d’une presse Marinoni.Un jour, celui-ci le pria de venir déjeuner chez lui où il annonça la venue d’un Canadien.L.-J.Demers arriva à l’heure précise, en tenue règlementaire.Il y avait déjà quelque temps qu’il était là, lorsque tout à coup une des fillettes de Marinoni dit à sa mère : LA MUSIQUE 145 — Le Canadien, maman, il ne viendra pas ?— Le Canadien, fit madame Mari-noni, mais le Canadien, ma chère, le voici ! — Ça !.le Canadien?dit la fillette, mais il n’a pas de plumes! Antoine Dessane eut fort à faire pour rassurer tout le monde et sur la traversée et sur le pays.Tout est à faire au Canada comme musique, plaida-t-il, et il peut être très facile de s’y créer une position enviable et comme influence et comme revenu, et, de cette façon, procurer le bien-être à ma famille naissante.(à suivre) n.Levasseur VARIETES Lettre d’un maître de chapelle pour le nouvel a n •J* Cher monsieur et ami, Je profite du renouvellement de l’année pour vous réitérer l’expression de ma vive gratitude pour vos précieux services; i’espère les voir se continuer et doubler d’efficacité.A cet effet, je désire attirer votre attention sur un point important, et que nous devons avoir tous à cœur: vous devinez qu’il s’agit de la conduite, à la tribune des chantres.La tenue y est généralement bonne, je me plais à le reconnaître, parfois même excellen-te;toutefois, elle pourrait s’améliorer et, dans ces derniers temps, il y a eu plutôt déclin, en dépit.des avis affichés bien en vue.Les quelques considérations suivantes vous auront vite convaincu, si besoin en était, que ma présente démarche n’est inspirée par aucune boutade d’humeur et ne provient pas du caprice, mais bien plutôt de solides raisons d’ordre religieux, musical et social, que je soumets à votre appréciation.Motif de religion.Le chantre d’église remplit un office liturgique, tout comme les ministres et les servants au sanctuaire, — comme celui-ci, en effet, la tribune de l’orgue fait partie de l'église.Or.on exige an sanctuaire une tenue meilleure encore (pie dans la nef.Ainsi doit-il en être, à l’orgue, où les distractions, le défaut d’attention peuvent avoir des conséquences fâcheuses et une regrettable répercussion sur l’interprétation et l’exécution des œuvres mises à l’étude.En effet, et c’est le deuxième motif, pris cett ¦ fois de l’ordre musical, il est fort difficile, impossible même d’obtenir une exécution parfaite, voire satisfaisante, sans une attention soutenue, un grand sérieux et le recueillement qu'exige la vraie musique sacrée.Or, le fait de causer, ne fût-ce que par in- tervalles, détourne l’attention de ce qu’il faut chanter, des indications données et des recommandations faites.Vienne le moment de commencer, l’on n’a pas l’endroit, parfois la bonne copie; de là, des retards, des attaques indécises, molles, les voix entrentles unes après les autres ; on n’est pas en train ni dans ).Comme ces chanteurs sont en même temps lecteurs, la tâche est singulièrement facilitée dans la préparation du chant, surtout dans le chant d’église, où les parties supérieures doivent être tenues par des sopranos et altos enfants.Et c’est une deuxième leçon à tirer du passage ici des chanteurs de Rome.Schumann a dit quelque part «Une belle voix «est un des dons les plus précieux que le Ciel «puisse départir.» Sous ce rapport, ainsi que sous plusieurs autres, on peut affirmer que le Canadien français est richement doué.Malheureusement l’absence de toute culture et de toute éducation soignée de la voix empêche de tirer de ce capital tous les revenus qu’il pourrait rendre, non seulement en espèces tonnantes, mais en pièces résonnantes.Les chanteurs romains ont récolté ou fait récolter à (4) Il y a quelques années, un jeune montréalais du nom do Normandin chanta, en soprano, dans plusieurs églises et aussi au parc Sohmer.Sa voix d’homme tenait du.baryton.(5) Par une sorte de timidité on de fausse honte, beaucoup de sujets capables de manier cette voix refusent de l’utiliser, et laissent en friche un terrain très productif.leurs impresarii, dans leur présente tournée, environ cinq cent mille piastres ($500,000.00) (8).C’est un côté de la question; et non le plus important.Au point de vue artistique, leur tournée a été un grand succès et, pour la plupart des auditoires, une révélation, tant pour le genre de musique vraiment d’église et non de concert, que pour le fini d’exécution.Or, n’est-ce pas une aubaine, un trésor, une richesse pour une population de pouvoir entendre souventes fois, sans frais, de pareilles oeuvres interprétées de pareille façon ?L’homme ne vit pas seulement de pain.Nul élément plus que la musique, la bonne assurément, ne contribue davantage à embellir la vie, à l’égayer, à l’élever au-dessus des mille tracasseries quotidiennes, qu’elle seule peut réussir à faire oublier un instant.Ce privilège à lui seul devrait assurer aux études musicales une place à part dans l’éducation universelle, afin de permettre aux sujets bien doués de se faire entendre avec agrément, aux autres d’apprécier et de goûter les chefs-d’œuvre de cette partie admirable des beaux-arts.Ainsi pourrait-on en tirer les jouissances que le Créateur y a mises pour un légitime plaisir, en un dessein touchant d’harmonieuse miséricorde et de miséricordieuse harmonie.Octave BOURDON.(6) Leurs derniers concerts (deux ou trois), à New-York, ont rapporté le joli chiffre de $36,1X10 ! Au « Musical » CONCERTS Le Ladies' Morning Munirai Club a repris ses séances de musique le mercredi 19 novembre.Comme l’an dernier, on organisera cette année huit concerts, lesquels seront donnés à la Salle Colomb de quinzaine en quinzaine.Au programme de ce premier concert : Mademoiselle Annette Lasalle, la toute jeune violoniste montréalaise (Concerto en sol mineur, de Max Bruch ; Poto/aise et Romance, de Wieniaw-ski ; Hercensi, de Fauré ; Prélude et Allegro, de Pugnani-Kreisler), avec, au piano, Madame Placide Morency.M.Edmond Trudel, pianiste, très en progrès, fit valoir son jeu brillant et sûr dans les Variations sérieuses de Mendelsohn et des pièces de Debussy et d’Albeniz.Le deuxième concert, donné le 3 décembre, réservait une primeur : la belle Sonate en mi mineur, pour violon et piano, de sir Edward Elgar, l’éminent compositeur anglais, chef d’orchestre de la London Philharmonie Society.Madame Goodday et M.Edmond Trudel en furent les interprètes.Dans des mélodies de Lalo et d’Holmès, Madame Renaud-Lavergne, d’Arthabaska, fit admirer la richesse d’un mezzo au timbre prenant et charmeur.LTne élève de Madame Berthe Roy, mademoiselle Messenie, a donné trois pièces d’auteurs russes : L'Alouette, A u Jardin de Belakirew, et un Allegro agitato, de Moskowski. 158 LA MUSIQUE Lettre de Montréal E menu musical du mois- de novembre comprend : au concert, le baryton Pas-mra quale Amato, le pianiste Josef Hoffman, la musique des Grenadiers, dont le chef “ est M.J.-J.Gagnier, l'orchestre Dam' rosch et un récital d’orgue par un Américain ; au théâtre, une représentation de Mignon, par l’Association Canadienne d’Opéra, une représentation de Werther par un groupe d’amateurs qu’organisa M.Victor Desautels.Deux artistes promis ne sont pas venus: Adamo Didur, parce qu’on l’a dit malade, Serge Rachmaninoff, parce qu’il l’est réellement.Amato, chanteur exquis, perd de plus en plus sa voix qui fut autrefois admirable, dit-on.Et cependant combien de chanteurs réputés, en pleine possession d’un instrument parfait, pourraient se vanter de faire ce qu’il fait avec un mauvais instrument?Hoffman a été, comme toujours, le magnifique pianiste dont les interprétations sont des leçons.La musique des Grenadiers, entre les mains de M.J.-J.Gagnier, s’est affirmée bel orchestre de concert, dont le travail perfectionnera l’homogénéité.Bien stylé par un travail intense, dirigé par un musicien énergique qui sait ce qu’il veut obtenir et qui l’exprime en des gestes peut-être exhubérants, mais sûrement expressifs, il a donné un programme assez audacieux avec une belle sonorité qui ne demandait qu’une salle plus spacieuse que celle de l’Orpheum pour obtenir toute sa valeur.L’orchestre de Damrosch, le New York Symphony Orchestra, a donne à onze heures du soir, — Montréal n’ayant pas une salle convenable, —un programme de composition un peu terne et beaucoup trop succinte.Il est de mode en certains quartiers, où d’ailleurs on serait peut-être incapable de distinguer, sans aller se renseigner dans les coulisses, un saxophone d’une clarinette-basse, de chiner ce musicien de réelle valeur.On peut certes ne pas priser certaines de ses interprétations, mais comme il n’y a que les incapables de rien faire qui ne se trompent jamais, on peut trouver, sans passer pour un bon bourgeois, que Damrosch a du mérite comme chef d’orchestre.Le récital d’orgue a été donné, à l’église de Maisonneuve, à l’occasion de la Sainte-Cécile, par un nommé Baldwin, je crois.Je n’y suis pas allé, et l’on m’a dit que je n’avais rien perdu.Tant mieux ! Mignon et Werther ont été joués par nos amateurs, l’œuvre de Massenet ayant en plus le concours d’un parfait artiste, M.John O’Sullivan.La première œuvre était dirigée par M.Delcel-lier, la seconde par M.Gagnier.Dans les deux cas, les amateurs se sont très honorablement acquittés de leur tâche, et les orchestres ont été faibles par manque de préparation.C’est là un défaut auquel il nous est bien difficile de remédier, à Montréal, faute d’un orchestre existant.Nous sommes obligés de monter, avec le moins de répétitions possibles à cause des frais, des oeuvres qui exigeraient sinon un travail nombreux, du moins des instrumentistes entraînés à jouer ensemble.L’orchestration de Mignon est facile, on a peut-être fait une couple de répétitions; celle de Werther présente des difficultés, on en a fait cinq ou six.Le résultat a été le même: dans le premier cas, il semblequ’on n’avait pas même eu le temps de corriger les copies; dans le second, les instrumentistes ne savaient pas assez leurs parties par coeur pour ne pas être obligés de loucher, un oeil sur la clef et l’autre sur les notes.Ce n’est pas une gymnastique bien favorable à la perfection de l’exécution.Avec les mêmes instrumentistes cependant, des chefs comme Delcellier et Gagnier pourrait donner de fort belles interprétations s’ils avaient le temps de les rompre à un travail d’ensemble continu.Vous avez en cela l’avantage sur nous puisque votre Orchestre Symphonique, formant un bloc permanent, le chef qui l’engagerait occasionnellement en trouverait son travail simplifié de moitié.La cause qui a empêché la basse Didur de chanter au Monument National, —officiellement une indisposition, — n’est pas encore bien défini, d’une façon officielle du moins, et le temps qui s’est écoulé depuis a fait perdre beaucoup d’actualité à cette affaire.Nous y avons perdu toutes nos chances d'entendre cet excellent chanteur, en concert du moins, et probablement pour longtemps, car M.Didur qui n’était pas plus malade que vous et moi et à qui ce fiasco n’est aucunement attri- LA MUSIQUE 159 buable, ne s’exposera plus sans doute à pareille aventure.Quand au pianiste Rachmaninoff nous l’entendrons sans doute avant la fin de la saison, sans son Prélude en ut dièze mineur, espérons-le.Le mois de décembre nous amènera M.Jacques Thibaud et quelques autres artistes et l’on annonce pour la première semaine une reprise de Werther et une représentation de Mireille.Fréd.PELLETIER JACQUES THIBAUD ACQUES THIBAUD, le violoniste français bien nommé, nous est revenu plus intéressant que la première fois.Sa nature d’artiste très sympathique s’est montré sous un meilleur jour ; le son chaud et velouté, l’élégance dans les grandes lignes de ses pièces, le phrasé très prenant ont laissé des traces profondes d’émotion chaque fois que Thibaud est sorti de scène, émotion insuffisamment manifestée par le public cependant.Thibaud est l’heureux propriétaire d’un «Stradivarius» remarquablement conservé, lequel violon lui a été donné en cadeau par sa femme le matin du mariage.(Les noces se suivent et ne se ressemblent pas).La maison «Lyon & Healey»a offert à Thibaud $30.000 pour son violon.«Pour rien au monde» a répondu Thibaud.On peut affirmer sans crainte que ce violon a une voix d’or.Le programme, sérieux à son début, a fini par le toujours intéressant Rondo cnpriciono de Saint-Saëns que Thibaud interprète légèrement et brillamment, c’est spirituel et charmant; en cela il diffère complètement d’Isaye qui, lui, le joueplus lentement et plus lourdement; la dentelle que Thibaud en fait est peut-être plus dans la note, toute la pièce étant, malgré sa belle facture, d une extrême légèreté.Les deux morceaux qui précèdent sur le programme ont été remplacés par Havanaise, aussi de Saint-Saëns ; quoique intéressante par la virtuosité que Thibaud y a mis, cette pièce est loin de valoir la précédente comme facture et comme distinction.Dans le groupe No III du programme, le Prélude en mi (violon seul) de Bach, très bien joué, une Intrada {17e siècle) par Desplanes-Nachez, phrase qui peut faire l'envie de bien des compositeurs modernes, et le Prélude et Allegro de Pu-gnani-Kreisler dont l’Allegro ressemblait un peu trop à un petit «Marathon» à mon sens.La plus belle partie du programme était certainement la Pané aime de Schumann, qui n’est pas violonistique mais très intéressante musicalement, et le Concerto de Lalo dont le premier mouvement est une des belles pages du répertoire moderne.Il est vraiment reposant d’entendre un concerto moderne joué avec largeur par un artiste ayant suffisamment de force et d’haleine pour ne pas paraître écrasé par une déclamation au-dessus de ses moyens.Combien de jeunes instrumentistes qui s’attaquent à des pièces au-dessus de leurs forces ! Il n’y a qu’à citer comme exemple le Concerto en sol mineur de Max Bruch, qui est une montagne à lever et contre lequel s'attaquent toutes les jeunes filles et les jeunes garçons tout au plus développés suffisamment pour jouer une Berceuse ou une Romance en public ; il n’y a là bénéfice pour personne, pas même pour ces téméraires.En rappel, Thibaud a joué l’Aria de Bach avec un grand son et une expression d’un calme très émotionnant, une pièce de Couperin très finement détaillé et une «Saltarelle» de Winiawski, tiré des études pour deux violons.Cette dernière pièce a été joué avec sourdine dans un mouvement vertigieux — sans autres commentaires.Il est vraiment dommage que nous n'ayons pas à Québec une salle de concert pour recevoir les artistes de cette trempe, l’art et le public y gagnerait.J.-A.GILBERT 160 LA MUSIQUE ECHOS ET NOUVELLES En souvenir de Chopin Les admirateurs du grand compositeur polonais ont célébré le soixante-dixième anniversaire de sa mort en apposant une plaque commémorative au square d’Orléans, à Paris, qu’il avait habité de 1842 à 1849.L’appartement de Chopin, raconte M.Edouard Ganche, son biographe, comprenait plusieurs pièces très élégamment meublées.Le salon était orné d’un tableau de Jules Coigniet, placé au-dessus du piano; on y remarquait un fauteuil recouvert de broderies faites par la princesse Czartoryska, la meilleure élève du maître, ainsi qu’un coussin brodé et offert par Maie de Kothschilds.Chopin, ajoute M.Ganche, adorait les fleurs, les hi belots, le luxe et savait orner son intérieur avec goût.C’est là que Chopin recevait ses amis, le peintre Delacroix et le violoniste Franchom-me, H.Heine, Lamennais, Arago, Meyerbeer, George Sand, Pleyel et sa fille, la princesse Sapieka, Mlle de Noailles, la comtesse Potoeka, etc.On y discutait littérature, peinture et musique ; puis le grand artiste se mettait au piano, et ces soirées semblaient ne jamais devoir prendre fin, car lorsque Chopin était au piano, il jouait jusqu’à épuisement.Théâtre incendié L historique édifice de l’opéra français de la Nouvelle-Orléans a été détruit par le feu le 4 décembre.Ce théâtre fut ouvert au public en 1859.Adelina Patti et d’autres artistes célèbres y avaient chanté.En 1866, le paquebot qui transportait le directeur et les artistes de la troupe, venant de France, fit naufrage et tous périrent.Fermé depuis près de cinq ans, l’opéra de la Nouvelle-Orléans venait d’inaugurer sa saison, avec Samson et Dalila.Les principaux artistes de la troupe étaient Mmes Lucas, Vogel, MM.Milhaut, Paullus.Conrad, Weldon.M.Louis Vérande en était le directeur.La Société Symphonique La Société Symphonique de Québec vient de s affilier à l’acti ve Société des Arts, Sciences e* Lettres.Par suite de cette affiliation, le grand orchestre prendra part, trois fois l’an, aux séances publiques organisées par la Société des Arts, Sciences et Lettres.L’orchestre conserve cependant son autonomie et donnera, chaque année, ses deux outroisgrands concerts symphoniques, mais, à l’avenir, avec le concours et sous les auspices de la Société des Arts, Sciences et Lettres.Ces concerts auront lieu dans la spacieuse sall“ du nouvel édifice de l’Académie Commerciale, avenue Chauveau.Paul Vidal Après avoir rempli brillamment pendant de longues années le poste de chef d’orchestre à l’Opéra, M.Vidal vient de résilier ses fonctions.L’éminent compositeur veut désormais consacrer tout son temps à la création d’œuvres nouvelles et à son enseignement.qui forma déjà tant d’élèves distingués.Les nôtres à Paris M.J.-I.Plamondon, le jeune violoniste québécois, reçoit là-bas les leçons du célèbre maître Marsick,—lequel, soit dit en passant, est un abonné de La Musique.Pour l’harmonie, M.Plamondon étudie sous la direction de M.Félix Fourdrain.L’Union Chorale Gounod Cette association chorale vient d’être réorganisée sous la présidence de M.J.-H.Chouinard M.Emile Larochelle, maître de chapelle au Sacré-Cœur, a été nommé directeur en remplacement de M.Edmond Trudel, démissionnaire.Les répétitions sont commencées.On amis à l’étude des extraits de Crux, l’admirable oratorio de F.de la Tombelle, et Les Bohémiens, de Schumann.La chorale accepterait encore quelques membres, hommes et femmes, désireux de faire du chant d’ensemble.S’adresser au No 53, rue Boisseau, le lundi soir.Informations — Les amis de M.Orner Létourneau apprendront avec plaisir qu’il s’est heureusement rendu à Paris.La traversée, fort mauvaise, a durée douze jours.— M.Rolland Gingras, organiste à Saint-Raymond, a été nommé organiste intérimaire à Saint-Sauveur.M.Edouard Ouellet, élève de M.Arthur Bernier, remplace M.Gin-gras à Saint-Raymond.— Mademoiselle Bernadette Létourneau et M.Louis Gravel ont donné un récital piano-chant pour le personnel et les malades de l’hôpital Laval.— Charmante soirée de musique le jeudi 27 novembre, sons les auspices du Cercle Montcalm de l’A.C.J.C., au cours de laquelle se firent entendre tour à tour Mllcs Marie-Sylvie Belleau, Marie Chouinard, MM.J.de Belleval, J.-A.bavard et Alfred Poulin.— La fanfare des Cadets de Saint-Jean-Baptiste a donné une soirée musicale, le jeudi 11 décembre, pour célébrer le dixième anniversaire de sa fondation.— Le lieutenant Chas.O’Neil, le distingue chef de musique «le l’Artillerie Royale, vient d’être promu capitaine.— M.Jules Moreau, l’excellent chanteur, a épousé le 29 novembre «lernier Mademoiselle Aline Chalifoux, autrefois de Montréal . A la demande du bon nombre de nos lecteurs nous publierons une TABLE DES MATIÈRES du premier volume de La Musique.On pourra se la procurer moyennant dix sous.Ceux de nos abonnés qui nous ferons parvenir le montant de leur réabonnement AVANT LE 10 JANVIER 1920 recevront gratuitement cette table des matières encartée dans le numéro du 15 janvier.les personnes qui possèdent en double les numéros 2 et 3 de “U MUSIQUE ” — ou qui ne tiennent pas à conserver ia collection, — rendraient un réel service à l’administration en lui retournant ces numéros.; A LIRE DANS LE PROCHAIN NUMÉRO : Adélard Boucher (1835-1912), par M.l’abbé Olivier Maurault, p.s.s.De la sonorité du piano, par S.M.de S.M.« Notes grégoriennes», nouvelle rubrique à l'intention des musiciens d’église.Sous la signature de Jean Aubois, nous commencerons en janvier la publication d’un série de chroniques mensuelles spécialement écrites pour les lecteurs de la «LA MUSIQUE».Prochainement : Calixa Lavallée, par M.Arthur Letondal Un article du R.P.Louis Bonvin, s.j.“LA MUSIQUE” ne rendra compte que de concerts pour lesques elle reço t le service de presse.Programmes de Concerts Pancartes, etc.demandez nos prit.L’Imprimerie Modèle Impressions en tous genres Travail rapide et soigné 2D, Cote de la Montagne Téléphone 6343 — ABONNEZ-VOUS AU CANADA FRANÇAIS Deuxième série du PARLER FRANÇAIS (Courotmé par l'Académie française) Publication de l’Université Laval de Québec, M.l’abbé Camilla Roy, Directeur Le Célèbre PHONOGRAPHE Reproduit à la perfectly LES DISQUES TOUS Grâce â son Merveilleux Reproducteur vïànmâivick 11 "“P’UtfQnoW SEULS REPRÉSENTANTS mm all phonographs /none ‘S- ^ Zanm MARCEAU & FILS 288, RUE ST-JOSEPH QUÉBEC.RICHARD FRÈRES DEMANDEZ — LKS — Agents de Manufactures Enr-et Marchands de Matériaux de Construction Ginger Ale,1 Cream Soda, Ginger Beer, Cidre Champagne.Iron Brew, Lemon Soda, etc.Toujours en magasin Neponsct Walt'Board, Papier ; à couverture et a lambris, Bois à plancher et portes.SPÉCIALITÉS: Plancher en tuile, en marbre et terrazo.Tableaux d'ardoise pour écoles, Feuillurd en cuivre pour portes et chassis contre le fi*oid, la poussière et l’eau, Etc.Echantillons et prix sur demande MARQUE Ed.Coulombe # 553, RUE ST-VALIER, QUÉBEC.Tel.4928 Tel.2768 54-5B *rue Morin, Québec.Jos.Paquot BANQUE D’HOCHEIABA LIBRAIRE ET IMPORTATEUR Capital payé $1,(XK),000 Fonds de réserve .3,800,000 Tabac Cigares, Cigarettes, Articles pour fumeurs, Livres de lectures.Cartes postales illustrées.Parfums, Articles de fantaisie, Chocolats, etc.OPÉRATIONS GÉNÉRALES DE BANQUE Mévcloppemcnt et Impression des Filme.Notre service de correspondants étrangers nous permet démettre, ! aux meilleurs taux, des chèques et mandats payables dans tous les pays.Caisse d’épargne à toutes les Succursales 2991, rue St-Joseph, Québec (Vis-à-vis du Palais Impérial) Tel, 3378 Prière en faisant vos achats de mentionner l’annonce lue dans “La Musique”. 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