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Titre :
La musique
Éditeur :
  • Québec :[La musique],1919-1924
Contenu spécifique :
décembre
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
chaque mois
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La musique, 1921, Collections de BAnQ.

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Année — No 36 Décembre 1921 La Musique Revue mensuelle \ivn/v.SOMMAIRE mmm mmm A nos lecteurs Vincent d’indy.J.-Robert TALBOT Les oeuvres d’Alfredo Casella Musique et Musiciens à Québec : Napoléon Crépault .N.LeVASSEUR Le Piano La Sainte-Cécile à S.Jean-Baptiste, Octave BOURDON Musique d'église : La rénovation La Vie musicale à Paris.J.DE VALDOR Lettre de Montréal —Gustave COMTE Une école de Musique Echos et Nouvelles.— Concerts.Variétés.Abonnement : $2.00 par annte Vasa Prihoda G.DUCHAMP du chant grégorien.Louis LALOY Jos.F.de BELLEVAL Le numéro, 12 sous Parait le IS de chaque mois LA MUSIQUE Revue mensuelle Publiée sous la direction de Orner Létourneau et Hector Faber Secrétaire de la rédaction : Jos F.de Bellei/al COLLABORATEURS : M.Jean Aubois M.J.-Arthur Bernier R.P.Louis Bonvin, s.j.M.Octave Bourdon R.P.J.Bérioot, s.m.m.Mademoiselle Victoria Cartier M.Gustave Comte M.Auguste Descarries M.l’abbé Joseph Desmet Mademoiselle Blanche Gagnon M.Henri Gagnon M.l’abbé Placide Gagnon.M.J.-A.Gilbert Madame Maria Lagacé-Girard R.P.C.-H.Lefebvre, s.j.M.Arthur Letondal M.N.LeVasseur M.l’abbé Olivier Maurault, p.s.s.M.Xavier Mercier M.le docteur J.-G.Paradis M.le chanoine J.-R.Pelletier M.Fréd.Pelletier M.Alfred Poulin Rév.Fr.Raymondien, e.c.S.M.de S.M.M E.Stiévenard M.Robert Talbot M.Edm.-J.Trudel Administration : 20, Côte de la Montagne, Québec Téléphone 6349 Adresser toute correspondance à l’administration.ABONNEMENTS : Un an .$2.00 (Canada, Etats-Unis et Union Postale) L’abonnement part de janvier et est payable d'avance.Les numéros parus sont envoyés aussitôt inscription.La collection des années 1919 et 1920 se vend $1.50 (par la poste, $1.60) chacune.Prière de faire remise par mandat-poste ou chèque.payable au pair à Québec.LA MUSIQUE est en vente chez les marchands de musique et dans les principaux dépôts de journaux.Vient de paraître: “SOUHAIT NUPTIAL” Cantique pour messe de mariage par Auguste Schuller PRIX: $1.00 En vente chez C.Robitaille, Err., 320, rue St-Joneph, Québec.SOLFEGE-MANUEL DE CHANT GREGORIEN par Fr.Raymondien, E.C.«Je souhaite que votre superbe ouvrage répande largement sa bonne doctrine».Dom J.Pothier, abbé de Saint-Wandrille.« Vos principes sont clairs et simples.présentés avec une rigueur pédagogique absolue.Votre enseignement est intuitif et bien « agissant ».Dom Lucien David, prieur de Saint-Wandrilie.En vente à la «Procure».44, rue Côté, Montréal.Prix : 50 sous, la douz., 83.00 iAAAAAAAOi ******* ^UJU>**rtfltion COMPLETE, texte français ou texte anglais SEULE editipn permise au Canada.s' " U î.r, 642, rue St-Denis, Montréal RAOUL VENNAT - Tel.Est 3065 Je prends les abonnements au Monde Musical, Courier Musical, Tribune de St-Verrai» I „ l Chambre et TOUTES les publications françaises à lu cents le Franc.M u."I"' a n Pour le choix de votre instrument de musique Vous trouverez toujours, si vous avez recours à nos vendeurs, l’assistance dont vous avez besoin pour faire un choix judicieux.Q.^vous ayez besoin d’un piano, d’un piano automatique, même d’un gr&innphone, à moins a être connaisseur émérite, vous ne pouvez jugez d’un seul coup d’œil de la valeur a un instrument du point de vue de la durée, qualité pourtant bien essentielle.Il y a chez .JULIEN a votre disposition, un personnel expérimenté, des marques d ins t.ruments les mienx réputées, avec abondance de choix dans les styles et finis.PRIX ET CONDITIONS POLIR CONVENIR A TOUS NOS LIGNES: PIANOS : Bell, Martin-Orme, Pratt, Rossini, Wiseman et Dominion.GRAMOPHONES : Piionola, Columbia, Casavant, Julien Spécial.RUSIÇUE EN FEUILLES RELIGIEUSE ET PROFANE 197, rue St-Josepb, St-Roch Québec 4 -J.BOUCHER, 28-Est, rue Notre-Dame MONTRÉAL.EDITEUR DE L’Accompagnement du PLAIN-CHANT, Ernest Gagnon.L’Abécédaire, Gustave Smith.Aussi un grand choix de musique de piano.Romances, Cantates, Saynètes, Cantiques, Chants latins, etc.Spécialité pour maisons d’éducation.mm WmÊÈÊÉÈM.fâgpSS&SSiaumaÆjç- MUSIQUE EN FEUILLES |Ice (Drgucs (Casa£ia\tt SONT CÉLÈBRES et de quelques amateurs distingués de Québec.' A vingt-trois ans, une sérieuse affection des genoux le força de quit- 194 LA MUSIQUE ter l’orgue et il pria M.N.LeVasseur de le remplacer temporairement et, aussi, il dut renoncer à un voyage en Europe qu'il projetait déjà depuis quelque temps.Le mal empirant, il dut donner sa démission comme organiste de Notre-Dame à Lévis et son successeur fut M.Georges McNeil, qui était déjà professeur de musique à Lévis.Il continua son professorat tout en se livrant à la composition.Malgré son infirmité, en automne 1876 il revint à Québec où il s’établit dans le faubourg Saint-Roch comme professeur.L’année suivante il recouvra 1 usage de ses jambes à un tel point qu’il crut à une guérison miraculeuse.Dans l’hiver de 187$, il prit part à plusieurs concerts donnés par Calixa Lavallée et Madame Dessane.En 1879, il épousa Madame Vve P.Lapierre.De cette union naquirent huit enfants dont deux seule-m nt survivent : M.Léonce Crépault eteMadame J.A.Beaubien.En 1881, H remplaça M.N.LeVasseur comme organiste à l’église St-Roch, poste qu’il n’occupa que pendant deux ans faute de santé.Il écrivit alors une Messe en soi qu’il fit exécuter le 8 décembre 1882, et quelques semaines après il était encore forcé au repos, lequel dura six ans.La guérison lui sembla bien lente à venir, mais armé de courage, il se surpassa en énergie.Il donna des concerts avec ses élèves et l’aide d’amateurs et écrivit plusieurs autres compositions.Lors du retour d’Europe de l’abbé Bélanger, curé de St-Roch, il donna en grand concert une cantate (paroles de Pamphile Le may) qu’il avait composé pour la circonstance.En 1892, M.le curé Bélanger le pria de vouloir bien reprendre l’orgue de Saint-Roch, mais Napoléon Crépault dut refuser, craignant une rechute de son affection aux genoux Cependant il accepta la position de maître de chapelle, qu’il occupa jusqu’à la nomination de son fi|s Léonce, âgé de 19 ans, comme organiste en remplacement de M Philéas Roy qui partait pour les Etats-Unis.Il continua pendant plusieurs années à donner ses services à la Fabrique de Saint-Roch sans rémunération, et, de concert avec son fils, il fit la réorganisation complète du choeur de l’orgue, qui donna des messes en musique avec orchestre à toutes les grandes fêtes religieuses et maints concerts avec grands succès.Napoléon Crépault fut un travailleur infatigable et consciencieux.La maladie dont il souffrit pendant bien des années et qui le força d’abandonner des positions avantageuses, dut tout naturellement gêner chez lui, comme compositeur, la verve, l’élan, l’inspiration et l’originalité qu’il eut sans doute déployés s’il eut eu le bienfait d’une santé parfaite.Dans ses oeuvres, il reproduit la note dominante de son tempérament; sa muse avait le caractère plutôt religieux que profane.Sous le titre île La Ruch° Harmonieuse, Napoléon Crépault a publié environ une quarantaine de compositions pour chant dont quelques-unes avec accompagnement d’orgue et d’orchestre ; et sous le titre de Les joies du foyer, environ une tren taine de pièces pour piano.C est en 1900 qu’il composa Les voir du soir.Il écrivit alors aussi une oeuvre qu’il considérait comme l’une de ses plus importantes, un oratorio intitulé Communion des Saints.La mort est venue le surprendre le 28 septembre 1906 avant qu’il puisse le faire exécuter.Il avait 57 ans et dix mois.(à suivre) N.LeVASSEUR. LA MUSIQUE 195 LE PIANO TES-VOUS de ceux qui ont horreur des pianos ?S’il en est ainsi, vous êtes bien sévère ! Le piano a ses mérites.D'abord, c’est solide, c’est « meublant».Cela ne se renverse pas au passage d’une fourrure.Et puis c’est décoratif.Cela fait un honorable piédestal à une suggestive corbeille de bonbons, ou à une coupe élégante de cartes de visites.Cela supporte gentiment les bibelots qu’on ne peut caser ailleurs.Les vases s’y tiennent très bien et les fleurs s’y trouvent plus haut perchées que sur les guéridons.Bref le piano est un meuble qui supporte, excellent titre à faire valoir quand il s’agira pour lui d’être supporté ! La supériorité du piano sur les autres instruments — au point de vue de la diffusion et du succès — vient justement de ce que le piano est un meuble.Comme meuble, le piano est doué ¦ d’ubiquité, de sorte que le pianiste peut exercer en tout lieu son talent sans avoir à remorquer l’attirail de sa gloire.Tel n’est pas, par exemple, le cas du harpiste, ou du violoncelliste, ou du basson.Le harpiste n’existent que chez lui.Chez autrui il n'a d’existence que s’il prend la peine de faire transporter sa harpe.Au contraire, le pianiste est toujours sûr de rencontrer des pianos, comme 1 automobiliste est sûr de trouver du pétrole.Le piano y a gagné d’être l’instrument universel, celui que toute fillette est tenue d’apprendre, alors que si elle émettait la prétention d’étudier la clarinette, cette velléité subversive risquerait de produire autour d’elle un effarement bien senti.On sait que l’usage s’est introduit, depuis quelque temps, de le camper obliquement, face escarpée au public, en ménageant du côté du clavier, un triangle vide.Ce triangle c’est la forteresse, le réduit imprenable.Là peuvent s’abriter au cours d’une sonatine suavement exécutée, la timidité et l’innocence.Tout accès, en théorie du moins, est fermé au trac.Il est vrai que l’excellence de ces retranchements, aux dires des experts, n'empêchent pas les massacres, mais c’est le compositeur seul qui est massacré ! « Piano » signifie « doucement ».Combien de claviers, martelés à tour de bras, auraient droit de trouver le mot légèrement ironique ! Mais on leur expliquerait que le terme est une abréviation de piano-forte.La désignation primitive enveloppait à la fois la force et la douceur.Ce qui prouve la force du piano, c’est la tendance que l’on a, dans certains immeubles, de le transformer en engin de guerre, tantôt offensif, tantôt défensif.Car le piano, pour les esprits vindicatifs, est un instrument de représailles. 106 LA MUSIQUE Les gens grincheux trouvent qu'un bruit en vaut un autre.De là des gammes éperdues et des ritournelles interminables.On cite des obtinés qui ont loué des pianistes professionnels à l’heure.pour mieux soutenir les hostilités avec leurs voisins ! Mais sous les doigts d'artistes délicats la voix du piano devient légère, aérienne.* * Le piano favorise la rêverie, le recueillement, mais à une condition : C’est qu’après avoir supplié M.X., ou Mme Y., ou Mlle Z., de «jouer quelque chose », et d’avoir mis dans ses supplications le ton le plus empressé, on ne profite pas de l’exécution du dit morceau pour engager une multitude de conversations particulières.On nous dira que le piano, là encore, rend un service, celui d’étouffer les voix et d’empêcher votre voisin de droite d’en-ce que vous raconter de si intéressant à votre voisin de gauche.Mais peut-être les savants luthiers qui .jadis perfectionnèrent le clavier pensaient-ils, par ce travail, rendre à la postérité de plus artistiques services ! Le piano à queue est aristocrate, non seulement parce qu’il est cher, mais parce qu’il exige de la place, et la place, Dame ! ce n’est pas ce qu’il y a toujours de plus brillant dans les salons.Certains appartements de notre connaissance plongeraient la location mélomane dans cette anxieuse alternative, ou de loger l’instrument sans pouvoir caser les auditeurs, ou de placer les auditeurs, mais à condition de déménager l’instrument.Il est vrai qu’il aurait toujours la ressource de faire asseoir les visiteurs sur son piano, ce qui élargirait évidemment l’horizon ! G.d’Azambuja Variétés •5» Sousa et ses gants — On dit que Sousa ne porte jamais à deux concerts la même paire de gants.('ette précaution lui parait une garantie de succès pour le corps de musique qu’il dirige avec tant d’autorité.Les Musiciens et l'alphabet — En dehors de la trinité fameuse, Bach.Beethoven et Brahms, les musiciens sont nombreux dont le nom commence par un B ; ceux dont le nom commence par un S sont, parait-il, p us nombreux encore.Par un X, il n’en est guère qu’un.Xanrof.Aussi bien, ce nom n’est qu’un pseudonyme : c’est l’anagramme du met latin Fornax, lequel n’est lui-même que la tra- duction du nom propre que portait le spiritue humoriste.Succès rentré Un t>nor, qui s’était gobé corara; tel, tenait naturellement à se faire sacrer artiste à Paris même, la Ville-lumière.Il réussit finalement à se faire inscrire pour une ou deux p èces au programme d’un concert dans un petit théâtre de la capitale.Arrivé en scène notre ténor entonne d’une voix tonitruante et quelque peu éraillée un morceau favori : Arrivé depuis ce matin Dans cette ville immense ! .Vrai !.lui cria du paradis un titi aux jambes pendantes.Eh ben ! mon bon, tu n’y restera pas longtemps !. LA MUSIQUE 205 La Sainte-Cécile à S.-Jean-Baptiste L'inauguration solennelle des grandes orgues à l’église Saint Jean-Baptiste a donné lieu, comme il convenait, à un grand déploiment musical.Dans un cadre aussi somptueux que cette vaste église, richement restaurée en ces derniers temps, il fallait une toile aux couleurs éclatantes et variées.Le maître qu’est M.Arthur Bernier à l’orgue, ne pouvait manquer de la fournir, assisté de son jeune fils Conrad, et de l’Union Musicale.Je passe sous silence le préambule obliyato : “Une foule compacte se pressait silencieuse, etc.” C’est entendu ! Une réserve s’imposerait pourtant : silencieuse ?Que non pas ! Et pourtant dans une église, à un concert religieux, il semblerait bien que.• Mais pourquoi donc avoir renvoyé à la toute dernière ligne du programme le précieux avis : “le silence est de rigueur” ?A dix pieds à la ronde autour de moi, sept ou huit personnes ont intarissablement jasé : un jeune muscadin flanqué de deux tourterelles ; tout auprès sur la même rangée une ancienne jeune colombe à demi renversée sur sa chaise f lisait d’interminablesconfidencesà un rienxheau qui l'écoutait en papillotant des yeux.Tout derrière mon siège on causait ferme et dru chiffons, mariages, th âtre, etc.Mais pour l’intéressant programme qui se déroulait, peu d'yeux etpoi .t d’oreilles.Alors, dans quel but ces gens s’en viennent-ils là.sinon pour faire toucher du doigt la justesse de l’axiome : l’attention silencieuse au concert est l'indice de l’intelligence artistique.Mais trêve à ces remontrances et, la conscience une fois soulagée et satisfaite la justice, abordons le concert.Un mot des orgues.Elles sont dignes de nos incomparables facteurs, les frères Casavant.une des gloires incontestables de notre Canada-français.Sonorités éclatantes dans les forte, moëlleuses et capitonnées dans les jeux doux, mécanisme rapide, facile et sûr, dispos:tion commode des registres, variété des combinaisons gr&ce aux multiples accouplements sur les différents claviers, ce puissant in trument remplit à merveille l’im-me se nef de l'église Saint-Jean-Baptiste, dont les conditions d’acoustique ne sont pas des plus favorables.Dès les premiers accords du prélude d’un moot de Th Dubois.Tu ex Peirim, les vagues sono- res déferlèrent irrésistibles dans tous les recoins du vaste édifice et le firent vibrer de la base au sommet.En même temps, le superbe autel en marbre, en s’irradiant, semblait rayonner sous l’effet magique de ces étincelantes sonorités.Ce fut un moment de splendeur unique ! Puis le concert commença.Impossible de donner une appréciation détaillée de chacun des numéros nombreux et substantiels d’un programme de plus de deux heures Au premier plan s’étalait la superbe pièce de Liszt sur le nom de Bach (1).pièce hérissée de difficultés et bien propre à mettre en relief les qualités d’un instrument et la virtuosité d’un organiste.M.Arthur Bernier y fit merveille et donna du coup sa mesure : régistration soignée, interprétation artistique, opposition des timbres et des nuances, aisance à travers les casse-cou que le grand pianiste y a semés à plaisir, voilà qui contribuait à rendre intéressante cette exécution d’une oeuvre que bien peu songeraient à aborder.Dans le “Prélude et fugue” en ré, de Bach, M.Conrad Bernier se montra le digne fils d’un virtuose, en faisant preuve à son tour des mêmes qualités.Deux pièces de caractère plus léger donnèrent occasion à M Arthur Bernier de faire valoir les ressources quasi in finies du bel instrument dont il est l'heureux titulaire.L’Union Musicale avait exécuté entre temps une belle cantate de F de la Tombelle ; puis elle donna un extrait d’une oeuvre canadienne inédite “Jean le Précurseur”, de feu Guillaume Couture.Au salut, furent remarquésun OSaluta-rle à 4 voix mixtes, de M.A.Bernier, et un Tantum ere/o à 8 voix par le choeur et la maîtrise.Les voix d’enfants, d'un fort joli timbre, y firent merveille.Les voix d’hommes ne se fusionnaient pas suffisamment, quelques choristes forçant leur émission.La pratiaue du grégorien assouplirait ces organes et briderait fort à propos leur fougue.M.Roméo Faguv chanta dans un excellent style un “Are Mario” de La Tombelle.Quant au “Gloria” on peut lui appliquer le mot de l’évangile au sujet du scandale : « Mieux vaudrait pour lui qu'il ne fût jamais né.» Ce genre est démodé, difficile et fatigant à chanter parce que d'une tessiture élevée, farci de répétitions et d’un caractère religieux nul.C’est de l’opéra travesti en musique sacrée.Du reste, l’auteur de Miynon et du Caïd n’a jamais brillé dans le genre religieux.A tout estimer, ce fut un brillant concert surtout sous le rapport instrumental, et il convient d’en remercier les organisateurs.Octave BOURDON il) I,es lettres qui forment le nom de Bneh fournissent li' motif suivant: m bémol (R), la (A), do (Cl.si naturel IH'.sur lequel Liszt a composé cette admira blo fugue. 198 LA MUSIQUE MUSIQUE D’ÉOLISE 7ZI H s® L'espace réservé à la musique d’église sera, pour terminer Vannée présente, admirablement rempli par la reproduction d’un article de Louis Laluy, publié dans le Ménestrel du 25 novembre dernier.Le distingué critique y commente la récente « Lettre Pastorale » du Cardinal Dubois, archevêque de Paris, ordonnant par tout le diocèse, la restauration du chant grégorien.Nous ne citons, faute d'espace, que les passages les plus intéressants pour nos lecteurs.Ils remarqueront que l'éminent Cardinal affirme hautement ses préférences pour l'édition rhytmée ; preuve de la latitude laissé par l’Eglise en ce point.L'important à ses yenx, étant de se mettre à l'œuvre au plus tôt dans l’exécution des directions suprêmes.• Depuis deux semaines, les maîtrises du diocèse de Paris sont en émoi ; 8on Eminence le Cardinal Dubois vient en effet de promulguer une Lettre Pastorale, aussi remarquable par l’élévation du ton que par la sûreté de la doctrine, dont voici les conclusions : < Article premier.— Sont et demeurent publiés et doivent être seuls mis en usage dans le diocèse, à l’exclusion de tous autres livres de plain-chant, les Graduel et Anti-phoriaire de l’édition vaticane, édités par ordre de Sa Sainteté le Pape Pie X.» Article deuxième.— On adoptera, pour la prononciation des textes liturgiques, récités ou chantés, la prononciation romaine du latin .Cette réfoi me devra être réalisée dans les paroisses et.communautés pour la fête de Noël de la présente année.» Article troisième.— Des cours de chant liturgique devront être organisés, les uns plus pratiques pour les maîtrises ou Scholœ paroissiales, les autres plus techniques pour leurs directeurs.> Article quatrième.— Une commission diocésaine de musique sacrée sera constituée, qui aura pour mission de promouvoir l’exacte observation, dans le diocèse de Paris, des prescriptions du Motuproprio du 22 novembre 1903.» On ne pouvait moins attendre d’un prélat qui, déjà, dans les diocèses de Verdun et de Bourges, s’était signalé par son zèle à mettre en vigueur l’instruction pontificale citée en ce dernier paragraphe et avait reçu en récompense, le 10 juillet 1912, les félicitations et la bénédiction apostolique du Pape Pie X qui en était l’auteur.8a Lettre Pastorale, datée du 9 octobre 1921, en la fête de saint Denis, premier évêque de Paris, a été insérée dans la Semaine religieuse du 5 et du 12 novembre.Le chant grégorien doit son nom au Pape Grégoire le Grand qui, sur la fin du fie siècle de Père chrétienne, lui a donné sa constitution régulière en même temps qu'il établissait à Rome, sous le nom de Schola Caniorum, École des Chanteurs, la premièie des maîtrises.Le chant grégorien est purement mélodique ; d’où une liberté de rythme et une variété de modes que la musique harmonique des âges suivants ne devrait plus connaître : il faut en effet, pour que plusieurs indépendantes forment à point nommé des accords, les assujettir à une musique commune qui les fasse tomber d’aplomb ; et ces accords soumis eux-mêmes dans leur succès sion aux lois de la cadence, incitent le compositeur à introduire dans torts les modes la note sensible, qui caractérise le majeur.Les mélodies grégoriennes étaient notées par le moyen des neumes, signes mnémotechniques qui n’indiquent pas la hauteur absolue des sons, mais seulement le mouvements de la voix.A partir du xe siècle, on commença d’écrire les neumes sur une ligne, puis sur deux, trois et quatre lignes, en même temps qu’on leur donnait des acceptions plus précises La portée à cinq lignes de la musique moderne est le dernier ter me de ce progrès.Tl est à peine besoin de faire observer que, depuis le xe siècle, la musique religieuse s’est enr ichie de nombreux chefs d’œuvre.Il n’est jamais entré dans la pensée d’aucun des chefs de l’Eglise de n’admettre aux honneurs du service divin que les mélodies grégoriennes et de mettre en interdit Josquin LA MUSIQUE 199 Its Prés, Palestrina, Vittoria, Roland de Lassus, ' Carissimi, Dumont, Pergolèse, Stiadeila, Bach, Beethoven, non plus que Gounod, César Franck, ou M.M.Widor et 1 (abois Afin de prévenir toute confusion sur , e point, Sa Sainteté Pie X a pris soin de spécifier, en son Motu proprio de 1903, que «,’»lise a toujours reconnu et favorisé les progrès de l’art», et qu’en conséquence, < kunusiqne la plus moderne est aussi repue dans les églises, quand elle offre dans ses compositions une bonté, un sérieux et une rrravité qui ne la rendent pas indigne de l’office religieux ».Mais si toute espèce de musique peut être religieuse, seufle chant grégorien est liturgique.Une messe en musique n’est considérée pour la liturgie que comme une messe basse.Une messe chantée se chante en chant grégorien.Or, il était arrivé que le chant grégorien s’était altéré au contact de la musique poly-e, puis harmonique, qui avait la prédilection des compositeurs.« Trop de notes », lui disait-on, comme plus tard l’empereur d'Autriche à Mozart.C’est surtout le chant responsorial dont on s'efforcait de réduire les soli.Les délicates inflexions des Graduels, les effusions joyeuses des Alleluia furent alors émondées, la vocalise parut intolérable, le syllabisme devint la règle.Les quelques traits ou passages dont on ne put se débarrasser furent accumulés sur la syllabe accentuée afin de marquer mieux le temps fort.Toutes les notes devinrent égales, et le chant grégorien, jusque-là d'une légèreté ailée, m it la démarche cadencée du choral protestant.Enfin, pour en faciliter l’accompagnement à l’orgue, on se permit d’introduire dans tel de ses modes un bémol, dans un autre un dièse, qui achevèrent de le défigurer.Ces erreurs furent consignées dans l'édition dit t médicéenne, publiée en I “ hp sais vraiment, pas si je dois vous parler du plus grand et du plus étrange concert que nous ayons jamais vu à Montréal, attendu que vous avez dû en avoir un semblable à Québec, en même temps.Mais cela fais un tel bien au cœur de parler des heures d’enthousiasme et de délire qu’on a passé ensemble, qn’ou ne m’en voudra pas d’y’ revenir un peu.Donc ce formidable concert, qui fut un succès sans précédent dans les annales de l’harmonie et de l’ensemble, était d’allure si moderne qu’il eut pu faire se pâmer d'aise tous les bruiteurs du monde.C’était un vacarme assourdissant, dans l’air sec et sous les étoiles, de cris, de vociférations, d’acclamations, de hululements, de rires, de tambours, de cuivres, de mirlitons, de cornes d'autos de cloches et clochettes, de gongs des tramways, etc .etc.Et, cependant, cette cacapho-nie dont un peuple entier était l’exécutant avait, je le répète, une beauté et une harmonie que plus d’un génie musical créateur eut voulu roter.Te sais bien que le compositeur qui voudrait plus tard écrire un opéra patriotique canadien ne saurait trouver ailleurs une plus belle source d’inspiration, pour une scène d’effervescence populaire, que dans les manifestations de la soirée du 6 décembre alors que tous les Canadiens célébraient la victoire libérale et chantaient à leur manière la délivrance des griffes de l’usurpateur.Et, politique à part, on m’accordera bien que ce fut un grand, beau, noble et formidable conceit d’unanimité et d’harmonie de sentiments.Vous l’avez eu comme nous, â Québec, donc inutile d’insister.* • * * Et, à propos d’accord et d’harmonie, on dirait que le retour au pouvoir îles libéraux fait cesser comme par enchantement tontes les jalousies de clocher, si fréquentes et si traditionnelles, chez les musiciens surtout.C’est ainsi que l’autre soir, j’étais invité à une fête charmante, donnée par la musique des Grenadiers, en l’honneur de.Devinez?- Vous ne voulez pas?eh ! bien, en l’honneur de l’Alliance musicale, un autre corps de musique, composé aussi d’excellents instru- mentistes.Voir deux chefs de musique tous deux compétants comme le sont MM 1 ] Gagnier et J.J.Goulet, fraterniser et faire sympathiser leurs instrumentistes eu des agapes mémorables, voilà qui est certes nouveau, si nouveau que c’est à se demander où nous allons.Ne nous plaignons pas toutefois et espérons que c’est chez les musiciens qu’on finira par trouver toujours la véritable harmonie et l’ensemble le plus exemplaire.J’écris à bâtons rompus, et comme on me demande ma copie un pen plus lût, à cause de la visite du maréchal Foch et de Vincent d’Indy, je me contente de simples notes sans lien et sans suite, et je m’excuse.D’ailleurs, sauf les concerts de Chaliapins et de la Symphonie de Boston, qui n'ont pas encore eu lieu, vous avez eu à peu près les mêmes concerts que nous, et j’aurais mauvaise grâce d’insister.Il y a cependant chez nous un réel artiste dont les succès d'n if iraient de plus en plus, et qui, fort souvent, rend justice aux compositions de MM.Gagnon, de Québec.C’est le folkloriste Charles Marchand.Lorsqu’il est allé à Québec, ce n’était plus la saison et cela explique les salles peu considérables qu'il a faites.Il y retournera peut-être, et je vous le recommande sincèrement.Comme interprète delà bonne chanson française, comme conférencier et folkloriste, c’est un apôtre et un véritable artiste.Il n’a rien des "bluffeurs" qui ont essayé de nous en imposer, dernièrement.On sait de qui je veux parler.Passons.Marchand est.mon ami, mais cela ne l’empêche pas d’être artiste véritable, j'espère.* # # Si ce n’était déjà le dernier délai et l’heure du courier, j'aimerais à continuer ma causerie avec vous, plus sér ieusement.Je tâcherai de vous surprendre un de ces jours.Un att endant , je compte d’autant plus sur votre indulgence que voici venir le jour de l’an., c’est-à-dire le temps des souhaits et des embrassades, le temps ou l’on si- pardonne LA MUSIQUE 196 un ta* de petites imperfections.Et puis, je veux V aller d'une petite conficence.Il y a IU8 je vingt ans que je n’ai pas embrassé de uébécoise.Je nie souviens tout de même ' ne c'était rudement bon.J’avais alors une , blende » québécoise, mais elle s'est mariée, vit maintenant dans notre ville, a sans doute beaucoup d'onfants, et a dû m’oublier.On a t iré chacun * dp son bord ».Tout de même c’était fanieusement bon, je vous le répète, un baiser de québécoise ! Donc, bonne année, jolies québécoises, et., embrassons-nous, comme dans le bon vieux temps et comme.toujours Et, merci bien, et « à la revoyure ».Gustave COMTE.8 décembre 1921.Concert des Fonctionnaires (Salle Colomb, 28 novembre) M.Antonio Piché, ténor, était l'organisateur de ce concert et, quoique soutirant de la gorge, il remporta néanmoins un succès bien mérité- Son interprétation de Trahison, de Chaminade, fut tout spécialement applaudie.Les honneurs de la soirée vont à Mlle Yvette Lamontagne, la jeune violoncelliste montréalaise.Mlle Lamontagne possède une belle technique joint» à une souplesse d’archet et à une sensibilité des plus exquises.Son style est expressif et nuancé, et c’est ave¦¦ plaisir que nous l'entendrons de nou- veau, dans quelques semaines, au Club Musical des Dames.M.William Ross remporta lui aussi un bon succès.Nous avons constaté avec plaisir que ce jeune pîauiste avait fait beaucoup de pro-giès.Sa technique s’est encore développée et affermie, ainsi que sa culture musicale, et sa sonorité, même dans la force, est très agréable.Mlle Thérèse Bernier, une élève de Mme Berthe Roy, s’acquitta habilement de sa tâche d’accompagnatrice.G.Duchamp Les concerts Duguay M Camille Duguay, baryton, s’est fait entendre à Waterloo le 18 novembre.Le concert, donné sous les auspices des Chevaliers de Colomb, a obtenu le plus franc succès.M.Duguay s’était assuré le concours de Madame A.Lari-vière, soprano, de Montréal et de M.Rolland Gingras, pianiste, de Québec.Le programme était composé d’œuvres de Pugno, Massé.Puccini, Eontenailles, Debussy, Fourdrain, Chaminade, Hue, Gounod.Madame Larivière est très connue dans notre province et aux Etats-Unis où elle a remporté de nombreux succès.Elle a bien soutenu sa réputa-ùon.M.Duguay est toujours le chanteur délicat et agréable que nous connaissions.M.Gingras a été un accompagnateur discret en même temps qu’un pianiste de talent comme il l’a démontré dans les pièces exécutées comme soliste ; les journaux de Waterloo et de Sherbrooke en font de beaux éloges.* * * .Après le concert, les artistes furent reçus chez le maire Jodoin, madame la mairesse faisant les honneurs de son salon.* * * Le 30 novembre, les trois artistes donnèrent à peu près le même programme à Lévis pour les Chevaliers de Colomb.Ils obtinrent un autre succès. 204 LA MUSIQUE m— — __ LA VIE MUSICALE EN EUROPE ü— —- — == Allemagne — Le Musée musical de Francfort consacre une exposition au compositeur Engelbert Humperdinck, récemment décédé.— On vient de retrouver une œuvre inconnue de Gustave Mahler avec laquelle celui-ci avait vainement concouru en 18S2 pour le prix Beethoven.— Vladislav Suk, le compositeur tehèqut, a dirigé des concerts à Berlin.— Fritz Kreislers’est fait acclamé à Berlin où il a joué avec la Philharmonique.— La dernière oçuvre de Hans Pfitzner, l’auteur du Paleetrina crée l’an dernier, est intitulée Sur l’Orne allemande.Elle est écrite pour chœurs, orgue et orchestre.— Le Quatuor Weending de Stuttgart est en tournée dans l’Amérique du Sud.— On annonce le décès de cantatrice Thérèse Vogl, qui obtint de grand succès à Bayreuth dans les œuvres wagnériennes.Elle était née à Berlin en 1846.Angleterre — Kubelik vient de reparaître à Londres où il n’avait pas joué depuis 1910.— Le Prince’s Theatre a fait une reprise de l’opéra de Gilbert et Sullivan, Le* Pirat**.— Une revue londonnienne déplore que la musique anglaise soit peu connue aux Etat-LTnis, surtout les œuvres vocales.Elle se plaint des droits d’importations excessifs qui en empêche la diffusion.— L’Iriande possède maintenant les deux plus modernes carillons du monde.Il y a deux ans, une belle série de quarante deux cloches était installée dans la cathédrale de Queenstown et> le 6 novembre dernier, une autre séri - de cloches était inaugurée à la cathédrale catholique St-Patrice, à Armagh.Ce carillon est compose de trente-neuf cloches avec clavier de trois octaves chromatiques.Un autre carillon sera placé à I.oughbrough où l’on est à construire un campanile qui coûtera 10,000 livres sterling.Il contiendra une série de quarante-cinq cloches avec clavier.La grosse cloche pèsera quatre tonnes.Belgique — Plusieurs nouveaux artistes ont débuté au Théâtre de la Monnaie : le ténor Terret, M.Carrié, baryton, Mlle Berthrand, soprano, et la basse Arnal.— Le Théâtre de la Monnaie a fait une reprise du Chant de la Cloche de V.d’Indy, sous la direction de l’auteur.Espagne — La Société des Auteurs espagnols a érige à Madrid un monument à Ruperts Charpi.C'est la première fois que l’on perpétue ainsi la mémoire d’un musicien en Espagne.— Mengelberg, le grand chef d'orchestre hollandais, dirige des concerts en Espagne.Italie — Le théâtre de la “Scala” dp Milan a subi, comme on le sait déjà, une transformation complète durant l'été.Entre autres innovations il a été pourvu d’une plateau mobile pour les musiciens.L’orchestre descend ainsi dans sa fosse ou s'élève à la hauteur de la scène selon l’effet à obtenir.— Une compagni - de Films vient de mettre à l’écran Rii/oletto.Le film a été tourné à Torino avec le concours des meilleurs acteurs d'Italie.Roumanie — George Enesco travaille à un opéra.Oedipe, sur un livret d’Edmond Fled.— L’Opéra de Bucarest ouvre sa saison avec Lohtntjrin, qui sera dirigé par G.Enesco.- Le jeune compositeur roumain Filip Lazar vient d’écrire une Suite pour orchestre symphonique qui sera exécuté cet hiver par l'Orchestre Philharmonique que dirige M.Geor ;esco.Tchéco-Slovaquie — M.Rhené-Baton a dirigé à Pra ne deux concerts de musique française avec la Philharmonie Tchèque.— Josef Suk a terminé un poème symphonique intitulé Maturité.— Parmi les jeunes compositeurs tchèques les plus en vue on sign-i-c v ,,macka ctTomas k, deux élèves de Novak, et B.lirak, élève du chef d’orchestre Foerster. LA MUSIQUE 205 AUX ETATS - UNIS Boston _ La saison d’opéras chantés en anglais s’est ouverte avec Faust.Une association nouvelle, qui s’intitule Boston Society of Singers, a été fondée avec l’appui d’un groupe de riches citoyens de Boston.Durant trente semaines elle jouera l’opéra dans cette ville.Beaucoup d’œuvres françaises au répertoire : Manon, Thaï», Lalcnié, Carmen, les Huguenots, les Contes d'Hoffmann, Roméo et Juliette.Chicago — C'est en russe que seront donnés à l’Opéra le SnegourotMa de Rimdcy-Korsakoff et l’opéra de Prokofieff Y Amour pour les trois orange».— Parmi les reprises, signalons : Pelléas et Mélisande, la Salomé de Strauss et Y Heure, espagnole de Ravel.Le répertoire courant se compose de vingt-quatre ouvrages.N ew-Vork — Tita Ruffo a chante au Metropolitan pour la première fois le jeudi 8 décembre.Le renom mé baryton italien tenait le principal rôle dans Emaux.— Chaliapine fera son début à l’Opéra de New -York le 14 décembre dans « Boris Godunoff ».— La troisième semaine du '‘Metropolitan" s'ouvre avec Tristan et Isolde.On fait aussi une reprise de La Namrrniee avec Gerald'ne Farrar.C’est la première lois que cette artiste chante le rôle de Santuzza.Au cours de la quatrième semaine seront donné Lohengrin, avec Margaret Matzenauer ; Mefistofeie, auec Gigli et Mme Easton, La To»ea avec Farrar et Scotti.On fera aussi une reprise de lu Pille morte a ’ec les artistes de la création.— Un groupe d’artistes du Metropolitan ont donné un ’Memorial Concert” en souvenir de Caruso, au bénéfice de la Maison de retraite des musiciens fondée par Verdi à Milan.— Le New York Symphony a donné la première audition en Amérique de la nouvelle Symphonie en ré hénwl de Szymanowski.— Le Carnegie Hall verra le 21 décembre le plus fameux groupe de pianistes qu’il soit possible de réunir dans une même soirée, à l’occasion d’un concert au bénéfice du Fonds de secours pour Moszkowski, malade et dans la misère.Ont promis leurs concours : Harold Bauer, Fannie Bloom-Field, Zeisler, Ignace Friedman, Ossip Gabrilowitsch.Rudolph Ganz,% Leopold Godowski, Percy Grainger, Joseph Hofmann, Ernest Hutchison, Joseph Lhevinne.Yolanda Mero, Serge Rachmaninoff, Arthur Rubinstein, Ernest Shelling et Germaine Schnitzer.— Le New York Symphony Orchestra a donné poùr la première fois le 4 de ce mois la nouvelle ouverture de John Powell In Old Virginia.—- Joseph Press, violoncelliste russe, a fait son apparition à New York.Press était titulaire d’une classe de violoncelle au Conservatoire de Petrograde ; il a fondé le Trio Russe, qui donna pendant plusieurs années des concerts de musique de chambre.— Après une absence de deux ans, Jascha Heifetz a repris contact avec le public new-yorkais.— Rachmaninoff a donné son premier récital de la saison à New York le 4 décembre.— Kathleen Parlow.la célèbre violoniste, a joué à l’Aolian Hall le 7 décembre.— Le baryton américain Werrenrath a été vivement critiqué pour avoir chanté des mélodies allemandes dans leur langue originale à un concert donné le jour de l'armistice.— La veuve de Caruso a fait don au “Metropolitan ’ d'un buste de l’illustre chanteur, œuvre du sculpteur italien Ruotulo.Ce buste a été plac«; au foyer des artistes de l’opéra.Washington — Edmond Clément a chanté devant le corps diplomatique le 20 novembre.C’était le dernier concert donné en Amérique par le célèbre ténor avant son départ pour la France.M.Clément a fait la traversée à bord du “Paris", en même temps que M.Aristide Briand. 216 LA.MUS I QU K ÉCHOS ET NOUVELLES Christine Nilsson La célèbre cantatrice, que l’on avait surnommé le « rossignol suédois >, vient de mourir.Elle était née en 1843.Compatriote de Jenny Lind, Christine Nilsson possédait une voix d’une extraordinaire étendue et d’une merveilleuse limpidité.Elle fut une des plus brillantes cantatrices de son époque — qui en compta pourtant tant d'autres ! Si sa carrière fut éblouissante, Christine Nilsson eut de fort modestes débuts.Issue d’une pauvre famille de paysans du Sud de la Suède, son enfance fut misérable.Elle chanta par les rues et dans les fêtes foraines, jusqu’à ce qu’un connaisseur,ayant remarqué l’éclat extraordinaire de son organe, s’occupa de son éducation musicale et la confia à de bons professeurs de chant.Sa première apparition au théâtre eut lieu à Stockolm en 1860 dans La Trariala.Elle obtint un succès foudroyant.En 1864, elle parut au théâtre Lyrique, à Paris, et, en 1868, elle créait Ophélie dans Hamlet de Thomas, puis Marguerite dans é’rtMjrf lorsque l’œuvre de Gounod passa au répertoire de l’Opéra Elle chanta à Londres puis passa en Amérique en 1870 et y demeura deux ans ; elle parcourut ensuite les pays d’Europe.Elle revint à New York et débuta au "Metropolitan” en compagnie de Campanini etdeMau rel.le 22 octobre 1883 dans Faust.C’est Nilsson qui créa en Amérique La Qioconda de Ponchelli (20 déc.1873) et Hamlet.Ses meilleurs rôles furent ceux de Valentine des Huguenots, KUa dans Lohengrin, Marguerite dans Faust.Christine Nilsson vint à Montréal en juin 1884 aux plus beaux jours d sa carrière.La brillante cantatrice renonça de bonne heure à la scène.Après son mariage au Comte de Miranda, chambellan du roi d’Espagne, en 1887, elle ne reparut plus en public, sauf pour quelques rares concerts de charité.Christine Nilsson avait un excellent caractère et était, dit-on, très affectueuse.Elle était fort lié d’amitie avec Marcella Sambrich, que le public considérait sa rivale au théâtre.Mort de Ih Lack — Les journaux de France nous apportent la nouvelle de la mort de Théodore Lack, le pianiste et compositeur français bien connu.A la Société Symphonique La Société Symphonique, qui a tant fait jusqu’ici pour favoriser le mouvement mudcal dans notre ville, vient d’élire un nouveau bureau de direction.Ont été élus : Président, M.Paul Robitaille ; vice-président.Dr.Alexandre Lemieux ; secrétaire, M.Henri Talbot, trésorier M.J.-A.Bouchard.M.Joseph Vézina reste directeur avec M.J.-A.Gilbert comme assistant.Mlle Victoria Cartier Mlle Victoria Crrtier est de retour au pa\s après avoir passé en France une année, au cour.-de laquelle, tout en bénéficiant, d'un repos nécessaire, elle s'est occupée des intérêts des étu diants canadiens en général et du développement de l’Ecole de Piano Paris-Montréal qu'elle a fondée, et dont on va bientôt célébrer le vingt-cinquième anniversaire.Nous apprenons avec plaisir que Mlle Cartier a reçu l'accueil le plus aimable auprès des auto rites musicales de la Ville Lumière, et quelcrs des récents concours de la Ville de Paris, elle a été invitée à faire partie du jury d’examen pour les classes de Piano et de Pédagogie musicale.Cet hommage délicat de la France envers l’une des nôtres nous touche infiniment.Informations — La musique des Scots Guards’ viendra au Canada au mois de mai Ce beau corps de musique, que dirige le lieutenant F Woods, s’était fait entendre ici en 1912, après une série de concerts à l’exposition de Toronto.— Mlle Lucille Dompierre.pianiste, Mme Blanche Gonthier, soprano, et M.A.Paradis, violoniste, ont donné un concert pour le Conseil de Québec des (Chevaliers de Colomb, en leur salle de Grande-Allée, le 8 décembre.- M.Henri Talbot vient d'épouser Mademoiselle Marguerite Dorion, fille de l'honorable Juge de la Cour supérieure.M.Talbot devient ainsi le b au-frère de M.Henri Gagnon, titulaire de l’orgue de la Basilique.Toutes nos félicitations et tous nos vieux.[I nous fait plaisir de souligner le très vif succès obtenu par M.Xavier Mercier et Madame Jeynevald à Falls River, où ils ont chanté le 29 du mois dernier. LA MUSIQUE 207 CONCERTS Augustc Des carries Le jeune prix d’Europe de la présente année nous a donné, le 22 novembre au soir, un fort beau récital de piano.Dès le début, dans la musique profonde du trafique Beethoven, le tempérament très person-nej du jeune artiste s’est affirm par sa maturité.Ce sont en effet les deux qualités distinctives de ce musicien : une interprétation à lui, résultant d'une étude approfondie et raisonnée de l’œuvre a rendre.Sous ce double rapport, fondamental au point de vue du grand art, M.Descarries donne les plus riches espérances.D’autres ont plus de technique, de virtuosité, de doigts peut-être; encore qu’en ce dernier point le toucher du musicien, la sonorité virile et pleine d’ampleur qu’il tire de l’instrument soient des plus remarquables, - bien peu ont cet ensemble superbe des qualités qui font l’interprète éminent, transcendant même, des grands chefs-d’œuvre.A la culture classique intellectuelle, — car M.Descarries a fait un cours d’études classiques complet — le prix d’Europe de 1921, joint une expérience musicale assez rare, acquise au feu de l’action, durant ses études, étant organiste, pianiste accompagnateur, et de plus, ayant eu tour à tour comme professeurs Hector Dansereau, Arthur Letondal et Laliberté.Nullement nerveux, ignorant le trac, possesseur d’une belle mémoire, — il a joué par cœur un programme très varié, avec en plus les rappels, — M.Descarries conquerra facilement l’ascendant sur la masse que ne manque pas de conférer la notoriété, et le tête à tête avec le grand public.Nous suivrons avec intérêt dans ses études d’outremer ce jeune compatriote, doué comme peu se rencontrent, désireux d'émerger aux sommets pour revenir ensuite au pays faire bénéficier sa patrie de la superb effloraison de talent qu’un verdict impartial lui a permis de développer davantage en le couronnant prix d’Europe.M.Louis Gravel, l’excellent baryton que Québec aime à entendre, partageait les honneurs du piogramue avec la soeur de M.Descarries, Mlle Marie-Rose, soprano lyrique, à ses débuts, dont la voix pleine dt promesses a de belles résmanc.s dans le registre aigu.M.Gravel excell dans la demi-teinte et dans l’interprétation des choses gracieuses, mérite auquel les voix graves ne nous ont pas accoutumé.M.Renaud, à l’accompagnement, fit preuve de rythme, avec une sonorité plutôt grêle et un peu sèche.La Ste-Cécile à Limoilou Le soir du 22 novembre, la patronne de la musique était honorée par une belle manifestation de musique religieuse d'un caractère foncièrement liturgique.La paroisse Saint-Charles de Limoilou célé.brait le 25e anniversaire de sa fondation.Ce fut l’occasion d’un récital d’orgue suivi d’un Salut Solennel du Saint-Sacrement, de très haute valeur instrumentale et vocale.M.Arthur Bernier et son jeune fils Conrad firent alternativement résonner le superbe temple des vibrantes voix du magnifique instrument que nos infatigables Casavant y ont installé depuis une couple d’années.Au programme brillaient les noms de Bach, l’inoubliable ancêtre, Guilmant, Widor, Dethier et un délicieux groupe LeBègue - Martini - Clé-rambault d’une si rafraîchissante naïveté.Ce menu musical était entremêlé d’œuvres vocales d'une valeur bien au-dessus de l’ordinaire.Une cantate à Ste Cécile,musique de Georges Renard, à trois voix égales et soli, exécutée avec un grand fini par le choeur des hommes; -O Gloriosa Virginum, à deux voix de femmes et orgue, de la Tombelle, un véritable bijou délicatement < iseh , par le choeur des Enfants de Marie, puis le Psaume 150, à 4 voix mixtes, du génial César Franck, dont les fiers accents enthousiastes et les chatoyantes harmonies tenaient l’assistance en suspens, se partagèrent l’admiration des auditeur;,.Le finale de la Ville symphonie de Widor, brillamment enlevé par M Arthur Bernier, posait un digne couronnement à cette étincelante partiedubeau programme de concert, que devait terminer un salut solennel du T.S.Sacrement.Suivant les bonnes traditions de la vraie musique d’église, il y fut exécuté deux pièces u capelta ; un An l'i-rum à deux voix égales du vieux maître Josquin des Prés, et, du grand Palestrina, un Tantum à 4 voix mixtes Puis une pièce, couronnée au concours de composition pour le Congrès de Tourcoing.Renedicta et W nt iahih.c-' à H voix mixtes et solo de basse, ayant pour auteur Paul Delnatte, organiste français, mit en relief, ainsi que le l.anddt en faux-bourdons d‘- Perruchot.les solides qualités et le beau travail des choristes et de leur habile et très actif directeur A'.Alfred Poulin, à qui la musique sacrée doit plusV urs initiatives du meilleur aloi dans ces derniers temps M.J.E.Chapleau, titulaire de l’orgue à Limoilou, accompagna les chanteurs avec goût et discrétion Ce fut une belle et grande fête de Ste Cécib.dont la patron e d?la musique dut être aussi fière que les paroissiens de Limoilou. 208 LA MUSIQUE Une Ecole de Musique =3“ Nous sommes heureux d'annoncer aujourd’hui à nos lecteurs l’ouverture d’une Ecole de Musique à Québec.A la demande de quelques professeurs et de musiciens de cette ville, M.J.-Robert Talbot, qui nous revient du Conservatoire de New-York, a consenti à demeurer à Québec pour travailler à l’organisation des études musicales.Nos professeurs, pour la plupart, n’ont pas le temps de s’occuper des études du musicien, car l’enseignement les oblige à s’occuper surtout de l’instrument.Afin d’aider nos artistes amateurs ou professionnels à se développer musicalement, M.Talbot s’occupera spécialement d’établir, à mesure que le besoin s’en fera sentir, les cours que doivent connaître ceux qui veulent être de vrais musiciens.Ainsi, cette année s’ouvriront les cours suivants : U Dictée musicale et solfège.2 Théorie , 3 Harmonie.Le cours de théorie est d’une année, celui d’harmonie de trois ans ; quand au cours de solfège et de dictée musicale, ce cours est une application pratique de l’acquis théorique.A mesure qu’un harmoniste acquiert la connaissance des lois de l’écriture, en même temps l'on s’occupe de développer son oreille et son esprit, afin qu’il suive, à l’audition, ce que sa plume sait écrire.Plus tard s’ouvriront des cours de contrepoint et fugue, composition, etc.Assez tôt cependant, un cours d’histoire des musiciens, et un peu plus tard, oour .es élèves plus avancés, un cours d’histoire de la musique ; c’est-à-dire, cours d’analyse et d’interprétation générale.Une organisation semblable exige un énorme travail, mais nous connaissons l’esprit méthodique et l’énergie de M .Talbot.Nous savons que chaque chose s’organisera en temps et lieu.Si ses concitoyens veulent bien appuyer son idée, dans sept ou huit ans nous aurons une école de musique qui nous fera honneur.M.Talbot est né à Montmagny.Il fit son cours classique au séminaire de Québec où il obtint le degré de Bacnelier-ès- sciences.Il suivit ensuite les cours de l’Ecole de Droit de Lava! durant deux ans, mais sentant l’appel irrésistible de son art, il se consacra définitivement à l’étude de la musique.Après de sérieuses études musicales sous la direction de M.J.-A.Gilbert, M.Talbot remporta à Québec de beaux succès, se classant bon premier dans les concours de l’Académie de Musique, et remportant des diplômes “Supérieur” (1017) et “Lauréat” (1018).En 1010, il fut le premier violoniste qui tentât avec succès de remporter le diplôme tant recherché du “Brevet d’enseignement” de la même Académie.Durant deux ans.M.Talbot poursuivit ses hautes études musicales au Conservatoire de New-York : "Institute of Musical Art”.En juin 1920.il est premier à un concours d’harmonie, avec la mention d’examen “Exceedingly good”.Il est aussi bon premier au concours d’Histoire de la Musique (Fév.1921).Pour le violon, il eut comme professeur M.A.Stoessel qui lui donna à son départ de rapport suivant : "Very good talent and sincere, mind exceedingly serious.” L’école, selon le désir de M.Talbot, devrait, après quatre années d’études, correspondre à un examen pour le titre de Bachelier-ès-Musique et après sept ans, à celui de Licencié-ès-Musi-que.Point n’est besoin de croire qu’une telle école n'est que pour les professionnels.Un amateur peut suivre un ou deux cours, le nombre d’année qu’il veut.Mais seuls, ceux qui feront les études complètes pourront arriver à ces examens lorsqu’ils seront organisés.Le but d’une telle école est d’aider au développement de nombreux talents.Espérons que Québec comprendra cette initiative et alors, peut-être, dans une dizaine d’années, aurons nous une école complète : musique religieuse et profane, chant et instrument ; philosophie, histoire, et, que sais-je encore ?Jos F.de Belleval Au « Musical » Le mardi 23 novembre a eu lieu le deuxième concert du "Ladies’ Musical Club".On a eu le plaisir de revoir et d’applaudir Madame Eva Plouffe-Stopes, la distinguée pianiste montréalaise dont le succès a été si vif au concert qui clôtura la saison l’hiver dernier.Mme Plouffe-Stopes avait mis à son programme trois pièces de Debussy (Prélude, Sarabande.Toccjte), Gavotte et variations de Rameau, un Sherzo de Mendelssohn l’Etude hongroise de Mac Dowell et, pour finir, elle joua un groupe de pièce de York Bowen.Madame Goodday, l’excellente violoniste québécoise, fit entendre la Mélodie romantique de Reed, Le* Fi\eu»e* de Hubay et une pièce de F.Yast. BULLETIN DE SOUSCRIPTION Valablc^jusgulaiiJ^déccmbpcJMI^culcincnt LA MUSIQUE Revue mensuelle Administration : 20, Côte de la Montagne, Québec.192 Veuillez renouveler pour un an mon abonnement à “ LA MUSIQUE”, pour lequel je vous envoie le montant de $1.50.Signature .Adresse .N.B.— Le ter )anvier 1922 le prix d'abonnement à " LA MUSIQUE." sera port»* à $2.00 Avis A nos lecteurs Pour 1922, le prix d'abonnement à LA MUSIQUE sera porté à $2.00.Cependant, notre revue, qui ne peut donner de prime cette année, tient à offrir à ses fidèles lecteurs de renouveller leur abonnement à un prix de faveur : $ 1.50 pour toüs ceux qui nous en feront parvenir le montant avant le 31 décembre prochain.Connaissant la fidélité de ses abonnés, LA MUSIQUE, au cours des difficultés de ces dernières années, a tenu à leur faire supporter le moins possible l’augmentation énorme des frais d’impression.En face de difficultés croissantes, notre revue, qui s’adresse à un public spécial et forcément restrint, se voit forcée de hausser son prix d’abonnement ou de cesser de paraître.On veut bien nous dire que LA MUSIQUE fait œuvre utile et que sa disparition serait regrettable.Forte de l’appui de ses abonnés, elle tentera de maintenir sa publication, en la rendant aussi intéressante que possible.Prière de prendre note que dorénavant LA MUSIQUE ne se vendra plus au numéro.' " \ A lire dans le prochain numéro : On article de M.Fréd.Pelletier.La musique dans l’Enseignement supérieur par M.le chanoine F.-X.Mathias.“LA MUSIQUE” ne fendra, compte que des concerts pour lesquels elle reçoit le service de presse.Œuvres de XAVIER MERCIER France.40c.O Canada, mon pays, mes amours.40c.Le Saint-Laurent.30c.Ce que je chante.25c.Mdurir c'est partir un peu.35c.Si l'heure qui sonne.25c.Musique de ISA JEYNEVALD En vente chez tous les marchands de musique VIENT DK PARAITRE: Recueil d’Eiercices sur la Théorie Musicale (complète) de jS.M de S.if.Format 7 x 1, 64 pages.Ce nouvel ouvrage complète la série des devoirs théoriques faisant suite au 1er Recueil d’ex, qui est celui du « Précis» du même auteur.Il comprend 200 questions de revision théorique et 30 exercices préparés sur la mesure, la tonalité, les intervalles, les armements, etc., etc.Prix : $0.40.S'adresser chez les principaux libraires et mar chands de musique de Québec et de Montréal.L’Harmonie de Québec (35 musiciens) i»«.J.-ROBERT TALBOT, Directeur Accepte engagements pour concerts, réceptions, parades, etc.S'adresser A: 81, rue d’Artigny.Tél.1834 COURS ET LEÇOHS * INSTITUT DE L’ART XAVIER MERCIER de TOpéra-Comique de Paris et du Covent Garden de Londres.13, RUE STE-URSULE - Tél 4341 VOCAL DE QUÉBEC Mme ISA JEYNEVALD 1er prix de Chant et d’Opéra du Conservatoire de Lyon, France, des grands théâtres, Lyon, Toulouse, et des Concerts Colonne de Paris.J.-A.GILBERT PROFESSEUR DE VIOLON 334, rue St-Jean Tel.3156 LOUIS GRAVEL i£x-Élève du Conservatoire de New-York “Institute of Musical Art-CHANT studio : 3ti0, rue St-Joscph Tél.6608 (Rés 6302-j) J.-ARTHUR BERNIER Ex-élève de Alexandre Guilmant et F.Fourdrain Membre de la Société des Auteurs et Compositeurs de Paris.PIANO-ORGUE —HARMONIE 14, rue de Salaberry Tel.2134 HENRI GAGNON Organiste de la Basilique Studio : 8, rue St-Flavien Tél.103.1 GEORGES E.CHOUINARD Organiste et Professeur de Musique Enseignement théorique, méthode Danhauscr 174, rue Ste-Famille Tél.844 A.PARADIS Lauréat de l'Académie de Musique de Québec.LEÇONS DE VIOLON Studio : 163, rue d'Aigulllon Tél.6205 J T TERMINE IT U D O N Soprano lyrique Opéra — Concerts.— (Français, anglais, italien.) 59, rue Ste-Ursulc Tél.7346 Germaine Lavigne Élève de Mme Berthe Roy.Lauréat de l'Académie de Musique Prendra un nombre limité d'élèves i\ son domicile et en dehors, pour Renseignement du piano et de la théorie musicale.Tél.T241 Résidence : *272, rue St-Cyrille.J.- ANDRÉ JACQUES Organiste à l'église St-Patrice PROFESSEUR DE PIANO, CHANT, ORGUE S3, rue St-Luc Tél.1298 J.-Edouard OUELLET Lauréat de Piano et d'Orgue à l'Académie de Musique de Québec.Old Lake Road Co.Témiscouatn.LES PAPILLONS, ipélodie, musique de Orner Létourneau.— Prix : aO sous.J.-ROBERT TALBOT, Violoniste-compositeur Brevet d’enseignement de l’Académie de Musique.Ex-élève du Conservatoire de New-York : Institute of Musical Art.VIOLON, SOLFEGE, HARMONIE et COMPOSITION Tél.1834 Studio: 81, rue d'Artigny.uUCILLE DOMP1ERRE, pianiste Prix d’Europe de 1919 Elève de Georges de Laus ey et Félix Fourdrain, Paris PIANO, SOLFEGE, HARMONIE ET CONTREPOINT Studio : 141V2* rue Crémazie Tél.255 lj Pour les taux d’annouce, s’adressera ^/Imprimerie Modèle, ‘.20, Côte de la Montagu* LES INSTRUMENTS sont les favoris des artistes français sont les favoris des artistes français Les phonographes PRATTE, COLUMBIA et WINDSOR sont les meilleurs et les moins dispendieux.Une visite à notre studio vous convaincra Studio Musical limitée 106, rue St-Jean, Québec.Le Célèbre PHONOGRAPHE &runjuic/i Reproduit à la perfection TOUS LES DISQUES Grâce à son Merveilleux Reproducteur SEULS REPRÉSENTANTS ^rtmâwic/^ lj fisssr- MARCEAU & FILS 121, RUE ST-JOSEPH QUEBEC.QUEBEC FRUIT & FISH EXCHANGE Itée IMPORTATION — EXPORTATION Vente en gros: Fruits, Jcégumes, Poissons frais, gelé, salé, fumé, Huîtres, Tabac, Amandes, etc.Fabrique de Limonades gazeuses 116, rue Dalhousie Québec. OSCAR HAMEL Rod.-K.MaoKAY ETUDE DE HAMEL «fc MACK AV NOTAIRES ' Représentants de Versaili.ks, Vidrioaire, Boulais, Ltee, pour la vente dos Obligations municipale.Bureaux : 198, rue St-Jean, Québec.— Téléphone 4455 — Echange privé.PAUL DROUIN, c.r.AVOCAT Edifice Quebec Railway Tél.466 OSCAR BEAULÉ ARCHITECTE 21, rue d Aiguillon Tél.1681 HENRI POULIOT NOTAIRE Edifice Quebec Railway Tél.992 ADRIEN FALARDEAU ' AVOCAT Edifice Quebec Railway Tél.2307 Les Prévoyants du Canada ASSURANCE FONDS DE PENSION Capital autorisé .* 500,000.00 Actif du Fonds de Pension le 31 mars 1921 •••¦ 2,131,986.33 $2,131, 986.33 Progression de la Compagnie jusqu’au 31 mars 1921 Années Sections Sociétaires actifs Pensions Actif 31 déc.1909 45 1,880 5,205 16,461.94 31 “ 1912 294 19,326 39,211 284.355.82 31 “ 1915 455 32,155 61,468 772,698.99 31 “ 1918 560 41,259 77,419 1,463,440.43 31 mars 1921 623 55,408 104,431 2,131,986.33 » # , Continuez cette progression pendant vingt ans, vous aurez une idée des sommes énormes dont disposeront les Prévoyants du Canada, lorsque le temps de payer les rentes sera venu.ANTONI LESAGE, Gérant-Général Siègfe social : Edifice «Dominion», 126, rue St-Pierre, Québec.Bureau à Montréal : Ch.22.Edifice "La Patrie", X.Leaage, Gérant Téléphone 1163j Maison fondée 182.' ROCH LYONNAIS Fils 11 , rue des Fossés, LUTHIER Réparation d'instruments de musique en bois et en cuivre OUVRAGE GARANTI St-Roch, Québec- rfxtt D//|^ “CANDIAC” Bonbons Canadiens pour les Canadiens d’une pureté et d’une supériorité incontestables.La Compagnie de Bonbons Candiac Canada, Limitée, a été fondée par des capitalistes de Québec, dans le but d’introduire dans la fabrication et le commerce du chocolat et des bonbons en général des réformes et des perfectionnements depuis longtemps désirés; elle a voulu fournir aux Canadiens des chocolats et des sucreries d'un goût exquis, d’une saveur incomparable tout en leur conservant toutes les propriétés bienfaisantes dont ces précieux aliments sont susceptibles.Les Chocolats Candiac composés seulement de cacao pur et de sucre d'extraits purs de fruits, de vanille, de menthe, de fruits et de noix, et sont ce qu’il y a de plus savoureux et de plus sain sur le marché.Les Bonbons Candiac au sucre et aux extraits de fruits, sont incomparables quant à la saveur, à l’arome et à l’apparence appétissante et attrayante.Les Bonbons Candiac de Luxe représentent en un mot la perfection dans l’art du confiseur.Tout, d’ailleurs, contribue à cette perfection: un édifice spacieux et moderne spécialement construit pour cette fabrication, où pénètrent en abondance l’air pur :t la lumière du jour, le choix des matières premières des meilleures provenances, autant d'éléments essentiels à la production de bonbons réellement délicieux.Goutez-y, exigez-les de votre fournisseur.S’il ne les a pas en magasin il se fera un plaisir de vous les procurer.Bonbons Candiac (Canada) Limitée Québec, Qué. Ô||t IQI >l]C=ZIIOI )1|C=IOrrD][Ô1|(-TÔÏ 0 ILS SI ï JL LE PIANO 1 I f 1 f X \ t ¦f J, \ C.ROBITAILLE En,.30 KNABE 320, rue t-Joseph Québec.Téléphone 2291 )1l
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