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Titre :
Revue du Québec industriel /
Publiée par la compagnie Northern Electric de 1936 à 1941, la Revue du Québec industriel accorde une place centrale à la question de la production électrique et traite du développement industriel et commercial québécois sans pour autant négliger l'aspect historique du sujet.
Éditeur :
  • Montréal ; Québec :la Compagnie,1936-1940
Contenu spécifique :
Avril - Mai
Genre spécifique :
  • Revues
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Successeur :
  • Revue du Québec
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Revue du Québec industriel /, 1936, Collections de BAnQ.

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Revue du Les Cantons de l'Est lère partie Québec Industriel bu Avril-Mai 1936 No 3 Vis** > r —^jv" ViT-g-s-1» ^‘Bv >tMàr AVV -/ x." t r * Publiée par la Compagnie Northern Electric Limitée Montréal et Québec Photo Canad Airways La Compagnie Dominion Textile, à Magog.A gauche, la rtviere Magog; au fond, le mont Orford 9 *SrS-y U Ja ' : l Ü Ja mmip TgwpOTm.3rpauftütdu Les Cantons de l’Est forment l’une des parties les plus de Sherbrooke donne une excellente idée du développement Canadien fertiles de la province.Cette ferme magnifique des environs agricole et de la prospérité de cette région progressive.Avant-propos Droits réservés 1936.¦ Dans ce numéro de “La Revue”, nous présentons quelques aperçus touchant l’histoire et le développement industriel d’une partie des Cantons de l’Est.Nous nous sommes limités cette fois à la partie sud — à Sherbrooke et à la région environnante — laissant pour une autre livraison les villes situées plus au nord, telles que Drummondville, Thetford Mines et autres.Il convenait que nous parlions ce mois-ci des Cantons de l’Est, car au moment où nos lecteurs recevront ce numéro, notre succursale de Sherbrooke — la dernière addition à la famille Northern Electric — ouvrira ses portes au public.Avec la publication de ce troisième numéro, “La Revue” émerge de la période d’expérimentation.Il semble jusqu’ici qu’elle ait été bien accueillie dans tous les milieux.Si elle peut contribuer à faire mieux connaître et respecter l’œuvre admirable des pionniers qui ont posé les bases de notre grand Dominion; si elle peut aider à faire plus apprécier et peut-être mieux comprendre l’importance de la vaste structure industrielle que l’on doit à l’esprit d’initiative et au travail énergique de ceux qui vinrent par la suite; enfin, si elle peut contribuer à vous renseigner sur les activités de la Compagnie Northern Electric, “La Revue” aura plus que justifié sa publication.Nous accueillerons avec bienveillance tous commentaires que l’on voudra bien nous adresser à son sujet.X y ft * Présidai j REVUE DU QUÉBEC INDUSTRIEL Le grand district textile de la province D’autres industries, nombreuses et variées, se sont développées dans les Cantons de l’Est Par Yvon-R.Tassé, I.C.¦ Situés à l’extrémité sud-est de notre province, les Cantons de l'Est* forment l’une des régions les plus riches et les plus fertiles du Québec.Parsemés de lacs limpides, agrémentés de montagnes verdoyantes, traversés par de nombreux cours d’eau, dont le plus important est la rivière St-François, desservis par quatre chemins de fer, le Pacifique Canadien, le Canadien National, le Québec Central et le Boston & Maine, et alimentés d’énergie électrique par trois compagnies — la Southern Canada Power, la Shawinigan Water & Power et le service municipal de Sherbrooke — les Cantons de l’Est jouissent de facilités vraiment exceptionnelles et ils offrent à l’industrie des avantages que celle-ci n’a pas manqué d’apprécier et dont elle a su tirer parti.* Les Cantons de l'Est comprennent les comtés suivants: Arthabaska, Brome, Compton, Drummond, Frontenac, Mégantic, Mtssisquoi, Richmond, Shefford, Sherbrooke, Stanslead, Wolfe.Dans notre description des Cantons de l’Est au point de vue industriel, nous concentrerons surtout notre attention sur la ville de Sherbrooke, qui en est la métropole, et sur ses environs.Les conditions favorables auxquelles nous venons de faire allusion commencèrent de bonne heure à attirer à Sherbrooke des industries du groupe des textiles.Dès 1842, c’est-à-dire à peine quarante ans après la fondation de la ville, un pionnier de l’industrie de la laine, Adam Loomas & Son, s’établissait à Sherbrooke.Vers 1846, la première manufacture de coton au Canada s’installait dans le voisinage.Depuis lors, de nombreuses industries sont apparues, si bien qu’aujourd’hui la majeure partie de la population ouvrière de la ville trouve de l’emploi dans les grandes filatures et soieries sherbrookoi-ses.La plus considérable est sans contredit celle de la Julius Kayser & Co., qui fonctionne sans arrêt depuis 1915 et n’a pas même ralenti durant la crise.Près de 1000 personnes y trouvent actuellement de l’emploi.La Canadian Silk Products Co.fabrique les articles de la marque “Orient”, si avantageusement connus pour leur qualité.Exportés un peu partout dans le monde, ils ont contribué à la bonne renommée du Canada.Employant comme la précédente près de 400 ouvriers, la Paton Manufacturing Co., et une des succursales de la Dominion Textile Co., fabriquent toute une variété de produits fort estimés: la Paton Manufacturing Co., L’un des plus importants établissements industriels de Sherbrooke.C’est celui de la Julius Kayser & Co., fabricants de gants et de bas Cracicusetf i de soie, où près de 1,000 ouvriers des deux sexes trouvent de l’emploi.Pacifique Canadien 4 AVRIL-MAI, 19.Î6 ü IL ?*v met sur le marché un choix d’étoffes destinées surtout à la consommation domestique — worsteds, serges et velours; la succursale sherbrookoise de la Dominion Textile fabrique des draps, canevas, courroies, boyaux d’arrosage, etc.Il va sans dire que pareil groupe de producteurs de tissus fournit indirectement du travail à plusieurs fabriques de moindre importance, dans d’autres centres des Cantons de l’Est.A Upper Bedford, la Torrington & Co., produit des aiguilles à tisser auxquelles, dit-on, il faut attribuer la beauté et la qualité des étoffes manufacturées dans les grands établissements dont nous venons de parler.A Sherbrooke même et en plusieurs autres endroits importants, nombre de petites firmes confectionnent avec les tissus sherbrookois des vêtements masculins, des robes, sous-vêtements, Une carrière de granit à Beebe, P.Q.Les blocs de granit qui en sont extraits ont servi à la construction de plusieurs des plus beaux édifices que nous ayons au Canada.Gracieuseté du Pacifique Canadien etc., qui sont ensuite, livrés aux consommateurs.Un peu partout les industries textiles procurent de l’emploi à la population, tant et si bien que dans notre province de Québec, le nombre de leurs ouvriers atteint 28% de la main-d’œuvre industrielle totale.Sherbrooke, toutefois, ne, dépend pas exclusivement, pour son pain quotidien, de ce que la mode fait porter au genre humain; elle possède aussi plusieuis autres grands établissements industriels, où l’on fabrique des choses plus solides et d’un caractère moins versatile.he plus important est celui de la Canadian Ingersoll Rand Ltd, originairement connu sous le nom de Canadian Rand Drill & Co., qui produit, depuis 1889, une telle variété d’articles, que la firme-sœur, aux Etats-Unis, a dû les répartir entre sept établissements différents : compresseurs à air, pompes centrifuges, foreuses, machines à pulpe et à papier, concasseurs, etc., et en général toutes les pièces d’équipement lourdes en usage dans les mines.Tous ces articles sont fabriqués avec grand soin par quelque quatre cents employés.Cette compagnie, l’une des mieux connues dans cette branche de l’industrie, se pique en plus d’entraîner des étudiants ou jeunes ingénieurs diplômés, qui seront plus tard des experts dont dépendra sa bonne renommée.La E.& T.Fairbanks & Co.Ltd, une autre entreprise florissante, fabrique une variété de petits articles, tels que soupapes, camionnettes, ustensiles en aluminium, poêles en fonte, brûleurs à l’huile, etc.Mais sa renommée lui vient surtout de ses balances, machines à calculer et autres appareils qui rendent de grands services dans le commerce et l’industrie.Une autre firme dont les produits sont peu connus du grand public, mais hautement appréciés de leurs usagers, est la Superheater Co.Ltd, dont les surchauffeurs, employés dans la plupart des bouilloires, n’ont guère de rivaux au pays.B Sherbrooke, que l’on a surnommée “la reine des Cantons de l’Est”, est entourée de plusieurs petites villes dont l’activité industrielle est souvent étonnante.Plusieurs usines à papier ont été établies dans les environs, une à East Angus et une autre à Bromptonville, par la Brompton Pulp & Paper Co.A Windsor Mills, une partie considérable de la population est employée à l’usine de la Canada Paper Co.Ltd.Coaticook, à 21 milles de Sherbrooke, possède une des manufactures de la célèbre firme Penmans, tandis qu’à Beebe, petit centre situé près de la frontière, on exploite une carrière qui produit un granit de la meilleure qualité.L’industrie minière n’est pas non plus négligeable dans les Cantons de l’Est, et il n’y a pas que les mines d’amiante qui soient dignes de mention; on trouve à Eustis une mine de cuivre qui possède la distinction d’être la plus ancienne au Canada.Découvert en 1862, le gisement cuprifère est actuellement exploité par un groupe d’Américains.L’agriculture, l’horticulture et l’apiculture sont aussi d’importantes sources de richesse pour la population des Cantons de l’Est.Cette partie de la province produit des pommes (Suite d la page 7) La plus ancienne mine de cuivre du Canada est située à Eustis, P.Q.Découvert en 1862, le gisement cuprifère est exploité par la Eustis Mining Co.Photo A.S.N. REVUE DU QUÉBEC INDUSTRIEL 5 itiiiftifiiaiitMHii: Les Cantons de l’Est Marches du Canada et berceau d’un important mouvement littéraire Par Jean Limoges H Les Cantons de l’Est, qui embrassent douze comtés au sud-est de la province de Québec et constituent l’une de ses plus belles et de ses plus riches régions, fut pendant des siècles le pays de chasse des sauvages Abénaquis.Le premier blanc qui y pénétra fut le père jésuite Druillettes, lequel fit dans ce territoire trois grands voyages aventureux, de 1646 à 1651, et fonda sur la Kénébec une mission qui exista pendant quelques années.Quant aux administrateurs civils de la colonie, ils semblent ne s’en être préoccupés que très tard.En effet, ce n’est qu’en 1742 qu’un édit de Gilles Hocquart enjoignit à Noël Langlois et à Pierre Abraham de “se rendre dans le haut de la rivière Saint-François pour visiter les bois propres à la construction et à la mâture des vaisseaux du Roi.” Les premiers habitants de ces cantons furent donc les Abénaquis, guerriers intrépides qui étaient seuls capables de tenir tête aux Iroquois et dont l’attachement aux Français a quelque chose de noble et de touchant.Sans cette vaillante tribu, forte seulement de trois mille guerriers, les Français n’auraient pu se maintenir aussi longtemps au Canada.Dans le but de frapper les colonies anglaises sur trois fronts, le comte de Frontenac organisa en 1690 trois expéditions à travers l’immense territoire qu’occupent aujourd’hui les Cantons de l’Est.Ces trois expéditions furent des plus heureuses, encore que les résultats furent de courte durée, car les Anglais devaient, pendant la campagne de 1759, venger toutes ces défaites.C’est encore par la voie des Cantons de l’Est que s’introduisirent les troupes américaines, en 1775, au lendemain de la déclaration de l’Indépendance.Cette invasion échoua, ainsi que nous enseigne l’histoire, devant la résistance opiniâtre des Anglais et des Canadiens.Sherbrooke et les Cantons de l’Est ont toujours été, comme on voit, aux marches du Canada.La colonisation proprement dite des Cantons de l’Est date de la fin du Sherbrooke, vers 1840, alors que quelques maisons seulement, groupées au confluent des rivières Magog et St-François, formaient la petite colonie qui devait plus tard mériter le surnom de ‘‘reine des Cantons de l’Est”.Cette vieille gravure, par l’artiste anglais W.H.Bartlett, est tirée de l’ouvrage “Canadian Scenery”, si apprécié des bibliophiles. 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