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Titre :
Revue du Québec industriel /
Publiée par la compagnie Northern Electric de 1936 à 1941, la Revue du Québec industriel accorde une place centrale à la question de la production électrique et traite du développement industriel et commercial québécois sans pour autant négliger l'aspect historique du sujet.
Éditeur :
  • Montréal ; Québec :la Compagnie,1936-1940
Contenu spécifique :
Août - Septembre
Genre spécifique :
  • Revues
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Successeur :
  • Revue du Québec
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Références

Revue du Québec industriel /, 1936, Collections de BAnQ.

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Revue du Trois- Rivières Québec Industriel ¦¦ Août-Septembre 1936 Indian Airways Vue d’une partie des Trois-Rivières, P.Q.Au premier plan, les usines de la Canadian International Paper Co.ïnàÊts&z: r -.- y' ** Publiée Korthertt Electric Limitée Compagnie Montréal et Québec «s - * ' '¦ - •-7*-.' w r ;¦*»?**: • - i « r a ^ T^3?isUS.-— X*^i.-.''ËÏri.t N^i v .•->?‘-ire - ~'~ r->?e?G V* %cs^ mm.* „ .m?” JTT'.JÈ Gracieuseté du Pacifique Canadien Etablissement de la St.Lawrence Pulp and Paper Co.On voit sur l'une des photos deux des énormes machines qui servent à la fabrication du papier.Droits réservés, 1936 Avant-propos ¦ J’ai l’impression, en présentant ce cinquième numéro de la Revue du Québec Industriel à nos lecteurs, de m’adresser à des amis, car les relations que nous avons établies depuis la fondation de cette publication ont, je l’espère, contribué à nous faire nous mieux connaître mutuellement.La Revue, comme je l’ai déjà fait remarquer, a traversé avec succès la période d’expérimenta- tion et, avec chaque livraison successive, elle forme partie plus intime de notre organisation, occupant une place qui a son importance parmi les multiples entreprises de toutes proportions qui constituent l’ensemble de ce vaste service électrique canadien.Nous osons espérer que l’intérêt suscité chez nos lecteurs est en quelque sorte proportionné au plaisir que nous procure la préparation de ce modeste périodique.Vous trouverez aux pages qui suivent des textes se rapportant à l’histoire et aux industries des Trois-Rivières.Dans ces deux domaines, la cité trifluvienne offre un intérêt exceptionnel, bien qu’au point de vue industriel son développement soit de date relativement récente.La Northern Electric est heureuse de rendre hommage aux Trois -Rivières ! Nous aimons à croire qu’en fournissant une grande partie du matériel électrique requis pour ses vastes établissements industriels, nous avons contribué dans une certaine mesure à son développement.Président REVUE DU QUÉBEC INDUSTRIEL 3 Trois-Rivières Le plus grand rentre ilu papier an monde par Yvoii-K.Tassé.I.t\ | ¦ L’industrie du papier, qui occupe actuellement la majeure I partie des citoyens de Trois-Rivières, et qui fait de cette ville la plus grande : productrice de papier au monde, n’y figure que depuis relativement peu I d’années.Trois-Rivières ne fut tout d’abord qu’un petit poste de traite | où les sauvages venaient échanger leurs magnifiques fourrures pour la pacotille européenne, mais son commerce s’étant développé graduellement, il devint, vers 1665, le plus important poste du Canada.Ce fut pour peu de temps, car Montréal 1 s’étant mis de la partie, étendit rapidement son influence, et Trois -¦:4 Rivières dut se résigner à demeurer pendant plus de deux siècles une simple petite ville dont la population n’atteignait même pas dix mille âmes en 1900.A cette époque, divers essais I avaient été faits de côté et d’autre | pour fabriquer du papier.La pre-: mière manufacture au Canada, ins-\ tallée en 1803 à Saint-André, près de ’ Lachute, se servait de chiffons, mais i on voulut faire mieux et employer le bois comme matière première.Valley-field vit la première meule à bois en Amérique, vers 1866, et Windsor Mills j fut choisi comme site du premier moulin à pâte chimique au Canada, la même année.Les expériences se poursuivent alors de côté et d’autre, on tâtonne, et il semble qu’on ait voulu préparer la voie au formidable développement qui devait prendre place peu de temps après à Trois-Rivières.Le réveil de la cité trifluvienne fut brusque et son développement se fit Une des puissantes tours de suspension de la Shawinigan Hâter and Paper Uo., près des Trois-Rivières, photographiée durant sa construction.à vive allure.L’immense forêt qui couvre le bassin du Saint-Maurice était à peine touchée en 1900 et on venait d’installer les premières turbines à Shawinigan, quand on réalisa qu’il ne pouvait y avoir de meilleur site pour l’installation de moulins à papier que les environs de Trois-Rivières.Tous les facteurs importants s’y trouvaient : le bois nécessaire était abondant et facilement accessible par la voie du Saint-Maurice; l’énergie électrique était produite à proximité avec d’immenses possibilités de développements hydroélec- triques, et le Saint-Laurent offrait la voie la plus directe pour l’exportation vers tous les pays du monde.Un peu d’activité avait été créé dans la région par le développement des usines Laurentide Pulp and Paper à Grand’Mère, vers 1897, par la construction des moulins de la Belgo Canadian Paper et de la Shawinigan Water and Power Co.à Shawinigan, vers 1900, et de la Brown Corporation à La Tuque, en 1908, mais c’est de 1910 que date la véritable poussée pour Trois-Rivières.La Wayagamack Pulp and Paper édifie ses énormes 4 AOÛT-SEPTEMBRE, 193i’.ffffF.EÇX’fiX Èfp.Wîrr La Wabasso Cotton Co.Ltd., emploie plus du tiers des Triflu-viens qui gagnent leur vie dans l’industrie.La TebbuttShoe and Leather Co., qui représente l’une des industries d'ordre secondaire aux Trois - Rivières.La Maison Girard et Godin est la plus grande organisation manufacturière d'appareils funéraires dans l’Empire.usines sur une des îles qui divisent le Saint-Maurice et donne de l’emploi à des centaines d’ouvriers.Vers 1922, c’est l’usine de la Canadian International Pulp and Paper qui ouvre ses portes et qui devient par la suite la plus considérable et la mieux aménagée du monde.Elle peut actuellement produire 750 tonnes de papier à journal par jour et elle est complètement mue à l’électricité.Peu après, la St.Maurice Pulp and Paper Co.s’installe de l’autre côté de la rivière, dans la ville du Cap de la Madeleine, et, en 1923, la St.Lawrence Pulp and Paper Co.construit la troisième usine à papier de Trois-Rivières.B En moins de 15 ans on avait donc installé, dans les limites de la ville, des usines valant plus de quarante millions et dont la capacité de production atteint actuellement plus de deux mille tonnes de papier à journal par jour, pouvant ainsi suffire à la consommation de plus du huitième de notre globe.C’est un chiffre formidable si l’on y songe, et il suffira de quelques statistiques pour montrer en outre quelle place le papier à journal occupe dans notre économie nationale, et combien importante est sa production.L’industrie de la pulpe et du papier occupe dans notre pays le premier rang comme valeur nette ou brute de ses produits et le second pour la valeur du capital immobilisé.Les produits qu’elle exporte: papier à journal, pulpe, papier d’emballage Kraft, etc, constituent près du quart de toutes nos exportations et contribuent grandement à rendre notre balance commerciale favorable.Elle donne à notre pays la première place dans le monde comme producteur et comme exportateur de papier à journal, distançant de beaucoup son plus proche rival, puisque la province de Québec, à elle seule, avec une production égale à la moitié de celle du Canada entier, produit cependant plus que tous les Etats-Unis, le second pays dans le classement de la production.Le Canada manufacture actuellement le tiers du papier à journal utilisé dans le monde entier, soit six millions et demi de tonnes par année, et ses usines, travaillant à pleine capacité, pourraient fournir plus de la moitié du chiffre mentionné.Les opérations en forêt, préliminaires à la fabrication du papier ou de la pulpe, occupent en outre un grand nombre d’hommes à une époque de l’année où l’embauche industrielle est à son minimum.C’est dire l’importance de cette industrie et le soin qu’il faut prendre de sa matière première, la forêt.¦ Les compagnies productrices de papier, malgré leur très rapide développement et leur multiplication soudaine, n’ont cependant pas tout d’abord souffert de surproduction.Ce n’est que vers 1931 que les effets des troubles économiques se sont fait sentir, surtout par un abaissement des prix du papier.Il en a résulté nombre de faillites qui eurent leur dénouement dans l’amalgamation de plusieurs compagnies.A Trois-Rivières, la Wayagamack et la St.Maurice Valley notamment firent cause commune et se joignirent au grand trust de la Consolidated Paper Corp.Ltd.Trois-Rivières compte également parmi ses industries, une très considérable manufacture de tissus de coton.La Wabasso Cotton Co.Ltd.est connue de par le monde par ses produits de qualité à la marque du “lapin”, et les citoyens de Trois-Rivières la connaissent également bien parce qu’elle occupe plus du tiers des personnes employées dans les industries de la ville.Ce fut un facteur important de stabilisation durant la période de crise, que cette usine employant près de deux mille personnes, dont les effectifs furent peu réduits en comparaison avec les autres classes de travailleurs.La Canada Iron Foundries Ltd.habite également Trois-Rivières et ce sont ses quelque cinq cents employés qui produisent toutes sortes de pièces coulées, depuis les plus petites jusqu’à une de trente-cinq (Suite à la page 7) 2802 BEVUE DU QUÉBEC INDUSTRIEL 5 Les Trois-Rivières Foyer des plus grands explorateurs et des plus grands découvreurs du continent américain.par Vi**tor-C.Soumisse ¦ Un monument non terminé — un bloc de granit sale, mal entretenu, perdu dans le coin d’une cour d’école, près de ma ville natale, Winnipeg,.voilà mon premier contact avec les Trois-Rivières.Ce morceau de pierre était vraiment, au début du siècle, un monument à l’insouciance et au manque d’estime d’une race entière à l’égard de ses propres héros, géants parmi un peuple de surhommes par leur vision, leur audace et leurs œuvres.Prenez de La Salle, par exemple.Ses exploits frappèrent à un tel point l’imagination du Marquis de Mirabeau, qu’il écrivait: “Je doute que l’histoire, ancienne ou moderne, mentionne un exemple de ténacité, d’audace et de constance qui puisse être comparé à la découverte et aux voyages poursuivis à l’intérieur de ce monde qui s’étend du Saint-Laurent, dans le Nord, à l’embouchure du Mississippi, dans le Sud.“Si le culte des arts délicats nous a engourdis au point que la nation refuse un monument au célèbre Cavelier de La Salle, laissons au moins l’histoire transmettre son nom à la postérité comme un des bienfaiteurs les plus renommés de l’humanité.” Je me demande si le monument de La Vérendrye, un des plus grands fils des Trois-Rivières, a jamais été terminé.Le vieux bloc de granit est-il encore muet et sans voix dans la cour de l’Académie Provencher à Saint-Boniface, la vieille cité cathédrale de l’Ouest?J’espère que non.Raconter l’histoire primitive des Trois-Rivières en quelques colonnes est chose impossible.Après avoir composé, d’un style alerte, un volume de 158 pages qui est présentement la meilleure histoire des Trois-Rivières, l’abbé Tessier écrivait dans la préface de son livre Les Trois-Rivières, quatre siècles d’histoire: “L’histoire des Trois-Rivières est toute à faire ! Il y faudra encore des années de recherches.L’élan est donné.que d’autres le continuent!” Un relevé rapide de noms et de dates montrera pourquoi il faudra plusieurs volumes pour donner pleine justice aux pionniers des Trois-Rivières.L’inscription sur ce monument érigé aux Trois-Rivières se lit comme suit: “En cet endroit était située la maison où naquit, le 17 novembre 1685, le plus illustre des Trifluviens, Pierre Gaultier de Varennes, Sieur de Lavérendrye, découvreur des Montagnes Rocheuses et de l’Ouest canadien’’.RAOISSON ET DESCROSEILLERS NICOLAS PERROT OUFROST DE LA JEMMERAIS JEAN NICOLET PIERRE PEPIN AOÛT-SE PT I*:MB R E, 193c.Le 7 octobre 1535, première visite de Jacques Cartier.En 1599, Dupont-Gravé lui donne le nom de Trois-Rivières.En 1603, visite de Champlain.Le dimanche, 25 juillet 1615, le Père Denys Jarnet célèbre la première messe.En 1633, Capitanal, grand chef indien, y fait serment de loyauté, devant Champlain, aux Français et à leurs alliés.Le 4 juillet 1634, La violette jette les bases de la ville.Pendant ia même année, les grands missionnaires et martyrs Brébeuf et Daniel commencent leurs travaux d’apostolat.En 1634 également, la première expédition pour l’intérieur du Canada quitte cette place sous la direction de Jean Nicolet.Celui-ci conduisit ses intrépides compagnons jusqu’à la terre des Hurons, à la Baie Verte — un voyage de plus de douze cents milles à travers lacs et rivières.Pendant ce voyage, Nicolet remplit le rôle d’envoyé extraordinaire de Champlain aux tribus mystérieuses et redoutables connues sous le nom de “Peuplades près de la mer”.“C’est le prestige de la France, raffinée et puissante, écrit l’abbé Tessier, que Jean Nicolet veut affirmer en pleine forêt, face aux maîtres des eaux et des bois d’Amérique.” La mission de Jean Nicolet réussit pleinement.Les tribus promirent de coopérer avec les Indiens alliés aux Français.H L’année 1634 vit encore l’arrivée de deux des plus éminents Jésuites de toutes les missions canadiennes: les Pères Paul Lejeune et Jacques Buteux.Nous avons déjà rencontré ce dernier dans notre courte étude historique sur la vallée du Saint-Maurice.De 1637 à 1665, les Trois-Rivières passèrent par une période d’angoisses et d’incertitudes.Les Iroquois, descendant le Richelieu et le lac Saint-Pierre, bloquèrent les voies de communication avec l’Ouest et paralysèrent le commerce nécessaire à la colonie pour sa subsistance.Quelle était, pensez-vous, la population des Trois-Rivières à cette époque ?A peu près 70 habitants — un tiers de la population totale de la colonie.Comment n’ont-ils pas été mangés d’une seule bouchée par les milliers d’Iroquois qui parcouraient le pays en tous sens ?En octobre 1661, Pierre Boucher fut délégué en France et fut reçu par le Roi Soleil lui-même.Louis XIV, alors jeune et prompt à la décision, le renvoya dans la Nouvelle-France avec deux cents nouveaux colons.Le régiment de Carignan arriva bientôt après dans la colonie et les Iroquois disparurent comme la neige au printemps.Dans l’une des incursions faites au cours de l’année 1652, les Iroquois capturèrent un homme dont la carrière peut fournir de quoi écrire un volume intéressant: Pierre-Esprit.Radisson, qui devait devenir l’un des fondateurs de la Compagnie de la Baie d’Hudson.Comme le nom de La Salle est lié à celui de Tonti, ainsi celui de Radisson doit être rattaché à celui de son beau-frère, Médard Couillard des Groseilliers.La carrière météorique de ces deux hommes — partant de la Baie d’Hudson dont ils furent les premiers blancs à atteindre le rivage, pour se c * -m T SA’ rendre à Québec, de là, à Paris et à Londres — sera racontée plus tard dans cette revue.Les données historiques que nous détenons sont trop nombreuses pour qu'on puisse les faire valoir dans deux ou trois articles comme ceux-ci.On doit comprendre que nous ne présentons que de faibles esquisses sur un plan vaste et brillamment coloré.¦ Quel était ce La Vérendrye dont les exploits incitèrent l’érection d’un monument près de la “capitale” de l’Ouest ?Pierre Gaultier de La Vérendrye naquit aux Trois-Rivières, le 7 novembre 1686.Son père était gouverneur du district et sa mère était la fille de Pierre Boucher, un ancien gouverneur du même district.A l’âge de douze ans, Pierre entrait dans l’armée comme cadet.A 19 ans, il prit part à une expédition contre Deerfield, sur la frontière de la colonie du Massachusetts.Le trajet parcouru en raquettes, sur les chemins d’hiver, atteignait les trois cents milles.L’année suivante, La Vérendrye prenait part à une expédition contre Saint-Jean de Terre-Neuve.En 1706, il quittait le Canada, comme enseigne dans le régiment des gardes, et prenait part, à la guerre de la Succession d’Espagne.Le duc de Malborough avait charge des armées anglaises.La Vérendrye se distingua à la bataille de Malplaquet et fut promu au rang de lieutenant.A cette bataille, il reçut pas moins de neuf blessures et fut laissé pour mort sur le champ de bataille.¦ De retour au Canada, il se maria et resta à la maison assez longtemps pour s’enrichir de quatre fils dont les noms sont inséparables du sien à cause de la part qu’ils prirent aux mêmes découvertes.Cette vieille maison est l'une des reliques historiques les plus intéressantes que nous trouvions aujourd'hui aux Trois - Rivières.Longtemps connue sous le nom de "la maison du gouverneur”, elle fut construite vers 1680 par Etienne Seigneuret.dont la hile, Marguerite, épousa Louis Godefroy de Normanville.Le hls de ce dernier, René Godefroy de Tonnancour, en hérita ensuite.En 1795, elle devint propriété du juge Pierre-Louis Brassard des Chenaux puis, en 1802, les autorités militaires en hrent une caserne.En 1822, la fabrique des Trois-Rivières l'acheta pour la transformer en évêché.En 1903, la fabrique, qui est toujours propriétaire du vieil immeuble, construisit le nouvel évêché et la maison passa aux mains des Filles de Jésus, qui en hrent un jardin de l’enfance.Mgr Thomas Cook, premier évêque desTrois-Rivières, habita longtemps la vieille maison vers le milieu du siècle dernier. REVUE DU QUÉBEC INDUSTRIEL 7 M.L’ABBÉ ALBERT TESSIER Préfet des Etudes au Séminaire des Trois-Rivières Né à Sainte-Anne de la Pérade, le 6 mars 1895, d’une famille de cultivateurs, l’abbé Albert Tessier fit ses études classiques et théologiques au Séminaire des Trois-Rivières, de 1910 à 1920.Ordonné prêtre le 29 juin 1920, il alla poursuivre des études complémentaires de théologie et de littérature à Rome et à Paris (1921-1924).Tour à tour professeur d’histoire et de littérature dans les classes de Belles-Lettres et de Rhétorique, il occupe depuis 1927 le poste de Préfet des Etudes au Séminaire des Trois - Rivières.Passionné pour l’histoire, l'abbé Tessier a créé un mouvement régionaliste qui, selon Robert Rumilly, “par son dévouement et son influence, entre dans l’histoire contemporaine de notre pays de Québec”.La série des “Cahiers d’histoire contemporaine de notre pays de Québec”, la série des “Cahiers d’histoire régionale” et celle des “Pages trifluviennes”, dirigées par l'abbé Tessier, forment un total actuel de trente-sept volumes, tous consacrés à l'histoire de la région trifluvienne.En 1726, le gouverneur lui offrit le commandement du poste du lac Nipigon, situé au nord du lac Supérieur.Pendant quatre ans, il conserva ce poste tout en faisant la traite des fourrures avec succès.Mais il était toujours tenté par le désir de trouver un chemin vers les mers de l’Ouest.En 1731, il obtint du roi de France le droit exclusif du commerce des fourrures dans tout le pays à l’Ouest des Grands Lacs, mais il ne reçut aucun argent et aucun homme pour l’aider.Il obtint l’un et l’autre des marchands de Montréal à des condi- tions qui firent le malheur du reste de ses jours.La Vérendrye fut suivi par trois de ses fils, Pierre, Jean-Baptiste et François, et par son neveu, La Jemmeraye.Le Père Messager, un missionnaire jésuite, se joignit à ce groupe au fort Michilimakinac, sur une île du détroit qui relie les lacs Huron et Michigan.L’espace ne nous permet que de rapporter brièvement leurs exploits.Ils passèrent le premier hiver à l’endroit où se trouve aujourd’hui Fort William, à l’extrémité nord-ouest du lac Supérieur.Ils construisirent un fort à l’embouchure de la rivière Rainy, sur le lac du même nom, un autre, le fort Saint-Charles, sur le lac des Bois, et un troisième, le fort Maurepas, sur le lac Winnipeg.La mort de La Jemmeraye, littéralement fauché debout, fut le premier tribut de ce gigantesque effort.Nullement intimidés, les La Vérendrye continuèrent leur travail de découvertes et de construction de forts.La deuxième victime de cette exploration vers la mer de l’Ouest fut Jean-Baptiste La Vérendrye, massacré par les Indiens Sioux, sur le lac des Bois, avec tous les hommes qui l’accompagnaient.En 1783, La Vérendrye partit de nouveau, accompagné de deux de ses fils, François et Pierre.S’arrêtant d’abord à l’endroit où s’élève aujourd’hui la ville de Winnipeg, ils y construisirent un fort qu’ils nommèrent Fort Rouge, puis ils se rendirent jeter les bases du fort de la Reine sur l’emplacement actuel du Portage-Laprairie.L’exploration vers l’ouest se poursuivit pendant cinq années consécutives, et c’est le 1er janvier de l’année 1743 que le versant oriental des Rocheuses s’offrit pour la première fois aux regards des Blancs.Douze jours plus tard, les deux fils de La Vérendrye étaient encore les premiers Blancs à fouler de leurs pieds les contreforts majestueux de la chaîne puissante.Pierre de La Vérendrye l’aîné mourut en 1749, alors qu’il se préparait à tenter un dernier effort pour traverser les Rocheuses et atteindre la mer de l'Ouest.Ses fils continuèrent son œuvre, mais les marchands de Montréal demandaient de gros dividendes et non de grandes découvertes.Le droit exclusif de la traite de pelleteries fut enlevé aux La Vérendrye et transmise à un individu qui échoua misérablement.Les La Vérendrye moururent ruinés, inconnus et oubliés par les Canadiens de ce temps.Si le reste du Canada a négligé de rendre justice de façon tangible à la mémoire de La Vérendrye, la ville de Trois-Rivières s’honore depuis 1934 du monument qu’elle a élevé à la gloire de ce héros, qui fut l’un des plus grands explorateurs du continent américain.Le plus grand rentre «lu papier au monde (Suite de la page 4) tonnes, qui fut le plus gros moulage jamais exécuté.L’usine est la seule au Canada qui soit spécialement outillée pour produire les gros tuyaux de fonte allant jusqu’à 48 pouces de diamètre.Ce sont ces quelques importantes entreprises qui contribuent en majeure partie à la vie de Trois-Rivières et qui en font actuellement la ville de la province dont le capital immobilisé dans les industries est le plus élevé, après Montréal.Avec ses cinquante sept millions de dollars immobilisés, elle dépasse assez facilement les autres villes plus peuplées qu’elle, Québec, Verdun, mais qui ne comptent pas d’industries aussi considérables.¦ À côté de ces entreprises géantes, à peine quelques industries de moyenne grandeur: la Tebbutt Shoe and Leather Co., qui occupe une centaine d’employés; Girard et Godin, la plus grande institution de l’Empire produisant des appareils funéraires et qui, malgré l’originalité de ses produits, est fort connue à l’extérieur sous le nom de Dominion Manufacturers Ltd.; Balcer Glove Mfg.Co., qui revendique l’honneur d’être la doyenne des industries de la ville, et, au Cap de la Madeleine, la Canadian T.S.R.of Lyons, productrice de soie artificielle, et Aboud et Frères, manufacturiers de chemises.C’est cette pénurie de petite industrie qui fait le plus défaut à Trois-Rivières.La plupart des familles dépendent directement ou indirectement d'une des grandes entreprises, et, advienne quelque trouble, les contre-coups s’en font durement sentir sur l’économie familiale.L’arrivée subite des grandes compagnies fut sans doute cause de cette anomalie, mais l’équilibre se rétablira avant longtemps, car Trois-Rivières, qui vient en quelque sorte de naître à l’industrie et qui occupe déjà un rang si enviable, se développe continuellement.Et ce développement ne pourra se faire que dans le bon sens, car on se plaît à louer la main-d’œuvre, à vanter son habileté et à proclamer que dans cette ville de 36,000 habitants, les grèves sont chose pratiquement inconnue. AOÛT-SEPTEMBRE, 1930 MMB ussem ",.'¦ ’i-, .è : - ¦MvW llÜÜ ?.: -v: k'ÿ'-o-: ¦ ¦¦••'; ?:• v v ,/,A .mm- L’honorable Maurice Duplessis REVUE DU QUÉBEC INDUSTRIEL y L’honorable Maurice Duplessis Premier ministre de la Province de Québec.¦ Notre nouveau premier ministre est né aux Trois-Rivières, le 20 avril 1890.Son père, le juge Nérée L.Duplessis, avait été député du comté de Saint-Maurice pendant de nombreuses années.Le fils naquit pendant une des campagnes électorales de son père et c’est en l’honneur du comté que celui-ci représentait à l’Assemblée législative qu’on lui donna le nom de Maurice.Avocat éminent, le père de l’honorable Maurice Duplessis fut nommé juge à l’époque où son fils venait d’être admis à la pratique du droit.Son grand-père était greffier de la Cour des sessions de la paix.Le nouveau premier ministre appartient donc à une famille de robe.Il compte même un autre juge dans sa famille, un oncle maternel, le juge R.S.Cooke.Après des études primaires au collège de la Côte-des-Neiges, Maurice Duplessis entra au séminaire des Trois-Rivières où il fit tout son cours classique.Licencié en droit à l’Université Laval de Montréal et reconnu bientôt l’un des maîtres du Barreau de la Mauricie, il exerça d’abord avec son père puis, ensuite, avec son beau-frère, Me Edouard Langlois.Il fut élu député du comté des Trois-Rivières en 1927.En 1933, M.Duplessis fut nommé chef du parti conservateur à la convention de Sherbrooke.A la dissolution des Chambres, le 30 octobre 1935, son groupe ne comptait que dix députés.C’est alors qu’il joignit ses forces à celles de Me Paul Gouin, chef de l’Action libérale nationale.Le 25 novembre 1935, les deux groupes venaient bien près de renverser le régime libéral.Aux dernières élections, l’Union nationale, dirigée par M.Duplessis, écrasait le parti libéral et s’installait à Québec.Notre nouveau premier ministre demeure avec une sœur, dans une maison des Trois-Rivières qui a été habitée par plusieurs générations de Duplessis.Au lendemain de la victoire du 17 août, plusieurs journaux ont publié des articles sur la vie de “Maurice”, comme disent ses intimes et tous les Trifluviens.Mais le plus intéressant, et le plus complet, est certes celui de M.Louis Francœur.Maurice Duplessis a vécu sa jeunesse dans une ambiance où la politique était l’air que l’on respirait.De son père, il apprit l’histoire de la province.Il se passionna pour elle.Il se prépara à l’action.Il a une mémoire parfaite, photographique.Et il sait se débrouiller dans le fatras de la législation québécoise comme personne ne sait le faire.C’est ce qui lui permet, à chaque fois qu’il intervient, d’avoir sur la pointe des doigts tous les précédents, tous les chiffres de comparaison, l’histoire de chaque pièce législative, le pédigri des particuliers dont le nom ou les activités viennent au cours du débat.Chose rare en notre temps, ce n’est pas un homme d’argent.Il donne tout ce qu’il a, tient table ouverte, reçoit de grande façon.Comme il ¦ Le progrès des Trois-Rivières, centre géographique et économique de la région du St-Maurice, a été considérablement accéléré par l’esprit de clairvoyance et le dévouement de ses hommes publics.M.G.-H.Robichon qui, depuis 1931, occupe le poste important de maire de la cité trifluvienne, est un de ceux-là.M.Robichon est connu pour sa puissance de travail extraordinaire, combiné à une connaissance pratique du rouage des affaires.Par ses relations professionnelles, il a pu venir en contact avec les chefs d’industrie .(Suite à la page U) ne peut faire ses largesses que de ses indemnités parlementaires, — puisqu’il a dû sacrifier une belle partie de sa clientèle juridique — il n’a rien de l'homme riche.Mais cela, à ses yeux, est tout à fait accessoire.Tel est, brièvement esquissé dans quelques-uns de ses traits intimes, le célibataire trifluvien qui préside désormais aux destinées du peuple de la province.Au premier abord, le plus actif des hommes d’action.Car c’est un homme d’action, qui sacrifie allègrement ses loisirs à sa besogne quand la besogne attend.De son travail inlassable à la Chambre, on a tout dit depuis des années.Il est le plus laborieux de tous les députés, le premier arrivé et le dernier parti.A chaque fin de session, il est au bout de ses forces.Et comme les circonstances l’ont éloigné des sports extérieurs, il se repose en changeant de fatigue.Du reste, pourrait-il rester tranquille longtemps?Il fait, sous ce rapport, le désespoir de ses amis.L’inaction le brûle, mais on ne l’a jamais vu inactif, et c’est souvent presque de force qu’on réussit à lui faire prendre un peu de sommeil.M.(leorges-Uonri Hobielion.C.H.O.ll.E.Maire des Trois-Rivières 10 AOÛT-SEPTEMBRE, 1936 Qu’est-ce «111*1111 système «le liaiit-|»arieurs?par ViHor-C.SoiM'iKNo ¦ Jusqu’à quel diapason un appareil téléphonique peut-il reproduire et transmettre le son?Nous connaissons assez bien les limites acoustiques de notre téléphone domestique pour savoir que, s’il résonne trop fort, c’est tout simplement que notre interlocuteur nous parle sur un ton trop élevé.C’est ce qui arrive à chacun de nous quand l’épouse, lassée d’attendre, nous téléphone au bureau pour nous rappeler l’heure et nous prévenir, sur un ton qui n’a rien de doucereux, qu’on se met à table dans cinq minutes.Réjouissons-nous, en ces occasions-là, que l’appareil téléphonique ordinaire ne comporte pas ce que les techniciens appellent un “renforcement du son’’ ! Qu’arriverait-il, en effet, si nous pouvions, moyennant un léger supplément mensuel, convertir notre téléphone en un système de haut-parleurs ?Pour vous en faire une idée, qu’il vous suffise de savoir que le plus puissant reproducteur du son acoustique du monde entier, celui du Convention Hall d’Atlantic City, peut transmettre le son à une distance de plus de dix milles ! Des installations de ce genre amplifient à tel point la voix humaine que celle-ci peut être entendue par des foules considérables.Ainsi, par exemple, lors du Congrès eucharistique de Chicago, 300,000 fidèles purent entendre distinctement la voix du prêtre qui célébrait le saint office de la messe.Beaucoup de nos églises, d’une architecture par ailleurs remarquable, pèchent par l’acoustique.Les douze ou treize mille fidèles qui se pressent sous la voûte de Notre-Dame de Montréal, pendant la saison quadra-gésimale, entendent bien les sermons des grands prédicateurs de France, parce que cette église est de forme rectangulaire.Mais il est loin d’en être ainsi des églises construites sur le principe de la croix de Latran, comme la cathédrale de Saint-Jacques, à Montréal.Ceux d’entre vous qui ont vu l’ancien Hippodrome de New-York où se donnaient, devant 6,000 personnes, des spectacles gigantesques et dont la scène était si vaste qu’on en faisait, certains soirs, une patinoire de glace artificielle sur laquelle évoluait un ballet de cinquante à soixante-quinze danseurs et danseuses montés sur patins, se souviennent sans doute que les meilleurs solistes devaient crier pour se faire entendre au delà de la trentième rangée et que la voix des soprani lyriques ne dépassait guère les premiers fauteuils de l’orchestre.Au point de vue acoustique, c’était absolument raté.Pensez un peu au rôle qu’eussent, pu jouer nos amplificateurs du son dans cet immense hippodrome ! Mais la science ne nous avait pas encore dotés, en 1917, des modes de renforcement du son dont nous disposons aujourd’hui.Le système d’amplification et de distribution sonore par haut-parleurs, connu en anglais sous le nom de “Public Address System”, ne fut en effet inventé et vulgarisé que quelques années plus tard.Aujourd’hui, nombre d’églises, de théâtres et de stadiums en sont pourvus.Vous vous êtes sans doute maintes fois demandé, si vous ne le savez déjà, en quoi consiste exactement un haut-parleur.Tout le monde pensa d’abord qu’il ne s’agissait là que d’une sorte de cornet ou de trompe électrique muni d’un vibrateur.On sait fort bien aujourd’hui que le haut-parleur est quelque chose de beaucoup plus savant, mais sans qu’on puisse dire, en règle générale, ce qui exactement le fait fonctionner.Ayant voulu moi-même en avoir le cœur net, je décidai de partir du principe du téléphone pour remonter ensuite à celui du haut-parleur.Je trouvai dans un catalogue technique publié par la Northern Electric, la définition même que je cherchais.La voici: “Le haut-parleur n’est rien autre qu’un énorme téléphone auquel peuvent écouter à la fois des milliers de personnes.” Ce catalogue nous enseigne également que l’outillage du haut-parleur “peut se définir ainsi: groupement d’appareils qui comporte un microphone d’annonceur ou plus, l’outillage d’amplification et de contrôle voulu et un téléphone ou plus à diffusion sonore renforcée.” Retenez ces derniers mots: téléphone à diffusion sonore renforcée, chaque cornet d’un I- ¦ vfK - "% ' • • ; Jpfc •______________________• Le système de haut-parleurs Northern Electric en usage au Forum, à Montréal — où se sont illustrés si souvent “les Canadiens”— est la plus considérable installation du genre dans l’Empire. REVUE DU QUÉBEC INDUSTRIEL faisceau de haut-parleurs constitue en effet un téléphone: le récepteur, tandis que le microphone correspond à Vem-bouchure.Entre les deux se tient l’invention nouvelle, l’invention merveilleuse, dont le rôle est d’amplifier le son.Dans les grandes salles, les hôtels, les églises et les vastes immeubles comme le Forum de Montréal, où le fameux club des “Canadiens” s’est illustré si souvent au hockey, l’outillage de contrôle et d’amplification est installé à demeure.Un grand nombre de théâtres canadiens ont aussi ajouté un système d’amplification à leur installation de cinéma parlant, pour usage quand des représentations sont données sur la scène.Mais le téléphone et les systèmes de haut - parleurs ne constituent qu’une partie de la production des appareils électriques qui ont valu à la Northern Electric sa “suprématie dans le domaine du son”.Une grande partie de l’outillage (commercial et de police) servant aujourd’hui à la radiodiffusion au Canada, a été fabriquée sous le même toit que votre téléphone.Les postes CKAC, le plus puissant de la province de Québec; CHLP, dont les studios figurent parmi les plus modernes du Dominion; CVR, le poste de police de 11 Montréal et nombre d’autres installations radiophoniques du Canada sont de fabrication Northern Electric.Presque tous les appareils de cinéma parlant dans cette province et plus de la moitié de ceux qui sont en usage dans le Dominion, furent fabriqués par cette Compagnie.Il en est de même d’un grand nombre d’appareils scientifiques et d’instruments à l’usage des médecins.Il faut mentionner tout spécialement parmi ces derniers Y audiphone, qui aide aux sourds à mieux entendre et le stéthoscope électrique, un appareil qui rend de précieux services en médecine.La Compagnie fabrique aussi toute une série de nouveaux récepteurs radiophoniques toutes-ondes qui s’imposent par leur rendement supérieur et leurs exceptionnelles qualités.Comme on peut le constater par la diversité et l’importance de sa production, la Compagnie Northern Electric — une organisation de notre province — a su rendre au pays des services signalés comme résultat de ses cinquante-quatre années d’expérience dans la fabrication des appareils de téléphone.Nous parlerons, dans notre prochaine livraison, de quelques-uns des autres produits fabriqués par cette Compagnie.M.Beorges-Henri K«bi«*lioii.C.K.O.B.E.(Suite de la page 9) du Canada et des Etats-Unis, et il a utilisé cette source précieuse pour promouvoir le développement de sa ville.Ses initiatives discrètes, mais effectives, comptent pour une bonne part dans l’établissement des nombreuses industries que le chômage n’a que partiellement affectées, mais qui déjà sont sorties de leur inaction relative.Sa distinction, son honorabilité, ses manières de parfait gentilhomme ont jeté un lustre sur ses concitoyens, car dans tous les événements sociaux où il eut à représenter les siens, ses précieuses qualités furent admirées à leur juste valeur par les étrangers.Elles reçurent d’ailleurs une reconnaissance officielle, et la République française honora le maire Robichon en lui accordant la croix de la Légion d'Honneur.L’Angleterre, pareillement, se montra Aère de l’attitude d'un de ses sujets, et Sa Majesté le Roi Georges conféra au maire Robichon, en janvier 1935, le titre l Officier de l’Empire Britannique.Ce n’était d’ailleurs qu’une récompense méritée, pour tout le dévouement qu’il avait apporté à promouvoir tous les mouvements civiques destinés à faire progresser les institutions trifluviennes.M.Robichon possède une grande expérience des affaires et est réputé pour ses initiatives et ses connaissances pratiques.Avocat par profession, il fut, en 1927 et 1928, élu bâtonnier du Barreau des Trois-Rivières.En 1928 il était créé Conseil du Roi.M.Robichon est directeur de l’Ecole Technique des Trois-Rivières, directeur de l’hôpital Cooke, membre de la Chambre de Commerce et des Chevaliers de Colomb.En 1934, il fut un des animateurs des grandes fêtes qui marquèrent le trois centième anniversaire de la fondation des Trois-Rivières.Ces célébrations eurent un retentissement considérable, dont l’écho se prolongea jusqu’aux Etats-Unis et même en Europe.M.Robichon est marié, et père de six enfants.Il est né aux Trois-Rivières, il y a 52 ans.M.Charles Lortie et ses deux fils: à gauche, Charles, jeune; à droite, Gérald.I La Northern Electric compte dans son personnel un ancien employé canadien-français qui, à de longues années de fidèles services, joint la distinction d’avoir autrefois brillé dans le domaine du sport à Montréal.C’est M.Charles Lortie qui, le mois dernier, célébrait sa trente-deuxième année à l’emploi de la Northern Electric.M.Lortie, dont le grand-père émigra de France au Canada en 1840, naquit à Montréal.Il appartient à une famille de douze enfants.Son père, qui vit aussi le jour dans la métropole, a fourni, dans le commerce du papier, une intéressante carrière dont l’origine remonte à soixante années en arrière et qui se poursuit encore.C’est en 1904 que M.Charles Lortie entra au service de la Northern Electric and Manufacturing Company, la compagnie qui précéda l’organisation actuelle.Il fut d’abord mis en charge du département des travaux de ferronnerie mais, deux ans plus tard, il passa à la direction des services de réception et d’expédition, ayant en même temps la surveillance des stocks de marchandises de la compagnie.M.Lortie fut dans sa jeunesse une vedette dans le monde du sport local.Il fit partie de divers clubs de crosse, de hockey et de baseball et s’illustra dans maintes joutes de championnat.Aujourd’hui, deux de ses fils sont avec lui à l’emploi de la Compagnie: l’un, Gérald, depuis 1926, et l’autre, Charles, depuis cette année.Le nom de Lortie semble donc devoir figurer longtemps encore sur la liste des employés de la Northern Electric. MA:! d’horizons nouveaux le RADIO avec Ne restez pas confiné dans les limites restreintes du rayon nement d'un appareil de radio vieux genre.Allez à l'aventure de par le monde avec un Radio Toutes-Ondes Northern Electric .écoutez des accents nouveaux, captez les intéressants programmes des grandes capitales étrangères.Fabriqué par l'organisation reconnue pour sa "suprématie dans le domaine du son", le Radio Northern Electric BBJ est en quelque sorte le "tapis magique" j moderne qui vous permet de parcourir le fl BS-j.monde sans effort.Appareils pour tou-Gn R, tes les bourses chez les dépositaires WJ BfV Northern Electric.vq mk, .Ski Ru.Compagnie Northern Electric - jlvI Km Limitée Un modèle console toutes-ondes, C.A.à 6 lampes et 3 bandes, avec haut-parleur dynamique de 12" et indicateur de syntonisation nouveau genre.Plus sélectif que tout autre appareil précédent utilisant jusqu'à 8 lampes.Syntonisation par double démultiplication.Double pointeau.Suppression automatique SÛQ-50 des bruits .Modèle console toutes - ondes, C.A.à 8 lampes et 3 bandes.r+m.No 610 Toutes - ond C.A.à 6 1 Pi 'Æf mm %» V! IMPRIMÉ PAR LA PRESSE.'
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