Revue du Québec industriel /, 1 janvier 1936, Octobre - Novembre-Décembre
Revue du Valleyfield Beauharnois Québec Industriel Vol.1 Octobre-Novembre-Décembre No 6 Canadian Vue remarquable des opérations de dragage dans le canal de Beauharnois, à l’extrémité donnant sur le lac St-Louis.e-rwfTrf Publiée par la Compagnie HOfthQftlEtQCtftC Limitée Montréal et Québec Photo Canadian Airways Partie nord de la ville de Valley field, vue d’un avion.On aperçoit au centre le vaste établissement de la Montreal Cottons Ltd.,,, w *?.* ‘ .¦ I,.#- • ¦ !Jütt '*• t& ¦fl • r___ "X.^ r t- f K S:, «3% JS&: Avant-propos | Avec le présent numéro se termine le premier volume de La' Revue du Québec Industriel.Il y a douze mois, lorsque nous travaillions à la préparation de notre premier numéro, nous n’étions pas sans entretenir certaines inquiétudes sur l’accueil que le public réservait à nos efforts.L’expérience acquise au cours de cette première année de l’existence de La Revue nous confirme dans notre décision d’en continuer la publica- tion sous cette forme, car tout semble indiquer qu’elle a su plaire et intéresser.Si elle a pu contribuer dans une certaine mesure à faire mieux connaître l’histoire de notre province, en même temps qu’apprécier son remarquable développement industriel, elle aura atteint son but et nous aurons lieu d’être satisfaits.De toute façon, la publication de ce modeste périodique a permis à la Northern Electric de mieux apprécier le riche patrimoine du Québec et les ressources illimitées qu’il offre à sa population.En terminant, je me permettrai d’exprimer à tous nos lecteurs mes souhaits les plus sincères et de formuler le désir que l’année qui approche verra se dissiper les derniers nuages de la crise économique, laissant de nouveau reluire pour chacun d’eux le soleil de la prospérité.Président Droits réservés 1936. REVUE DU QUÉBEC INDUSTRIEL .3 Valleyfield Beau lia mois Par Yvon-IK.Tassé, IX.\ y Une région où les industries ne manqueront pas d'être attirées par l’énorme réserve d'électricité ¦ C’est une configuration pour le moins originale que celle de la région de Valleyfield.Bordée au nord par le St-Laurent, aucun pont ne la relie à la rive opposée; au sud c’est la frontière américaine; l’ouest se termine en pointe; seul l’est donne directement sur le reste de la province.Ce ne sont pas précisément les conditions les plus avantageuses, à première vue, pour le développement du commerce et de l’industrie.Heureusement, des canaux ont été creusés qui évitent les rapides du St-Laurent.Ils donnent aux industries de Valleyfield et de Beauharnois un moyen de communication facile avec les principaux marchés du pays, un débouché fluvial que bien d’autres localités leur envient.Valleyfield doit la majeure partie de son développement à la Montreal Cottons Ltd.Lorsque le premier moulin fut construit, ce n’était encore qu’un village de 2000 habitants; aujourd’hui, c’est une ville de plus de 12,000 âmes et parmi les 2,810 personnes employées dans ses manufactures, près de 2,600 travaillent à la Montreal Cottons.C’est dire l’importance de cette fabrique dans la vie de chaque famille.L’histoire de la Montreal Cottons nous fait un peu constater les difficultés des pionniers de l’industrie dans notre pays.C’est vers 1875 que Sir Hugh Allan décida d’établir une fabrique de cotonnades.Le choix du site était de toute première importance et c’est grâce aux rapides du - - > '¦ ‘ V, v- v St-Laurent et au canal de Beauharnois que Valleyfield dut d’être choisie.Il n’était pas question d’électricité en ces jours, et la transmission d’énergie en quantité quelque peu considérable à une distance quelconque, par courroie ou arbre de couche, n’était pas chose facile à réaliser; on préféra construire le moulin dans le fleuve même, entre l’île Salaberry et la rive sud ; le problème de la construction devenait plus difficile mais il était possible de tirer profit de l’énergie hydraulique.Des agrandissements furent apportés plus tard, toujours dans le lit de la rivière, jusqu’à ce qu’on décidât d’installer une centrale hydroélectrique; on érigea alors sur la terre ferme, avec beaucoup plus de facilité, plusieurs bâtisses imposantes, mais les vieux moulins furent conservés et sont encore en activité.La Montreal Cottons, la plus grande fabrique de cotonnades du Dominion, produit aussi une variété d’autres tissus: satins, étoffes à tentures, marquisettes, rayons, taffetas, crêpes, ne sont que quelques-uns des produits que la Dominion Textile met sur le marché canadien et qui proviennent de la Montreal Cottons.L’importance primordiale de cette grande firme ne doit cependant pas nous faire oublier d’autres établissements qui occupent aussi une place appréciable dans l’activité industrielle de la ville.Les Valleyfield Coated Paper Mills, comme leur nom l’indique, produisent un choix de papiers glacés ou enduits qui servent aux éditions de luxe de catalogues, annonces, etc.Un des plus vieux établissements de la ville est le moulin à farine de McDonald & Robb.Les marques Après avoir commencé son travail au lac St-François, une drague d'un type spécial creusa dans le sol la gigantesque tranchée qui devait former le canal de Beauharnois.Les morceaux de roc et la terre, mélangés à l’eau, étaient enlevés au moyen de puissants conduits à débit ininterrompu. OCT.-NOV.-DÉC., 1936 Gracieuseté de Howard Smith Paper Mills.Ltd.SB as flFfe 9 as s an m l*S»»g5iï£S?'?T55B « U " 1 H 4 i, H r ( .U U E U H!S»l«8^5îita Ü3-S SP 3 t.jt________V mmwr t)f -%.Èk*É&*'ïï> L’un des ingénieux batteurs qui préparent la pâte pour les machines à papier de l’usine de Howard Smith Paper Mills, Ltd., à Beauharnois.Il faut pour cette opération un approvisionnement constant d’eau pure et fraîche.La Canadian Bronze Powder Co., établie à Valley field, met chaque année sur le marché près de 2,000,000 de livres de poudre d’or et d’aluminium.La centrale d’énergie électrique de la Beauharnois Light, Heat & Power Co.mesure 1,100 pieds de longueur.Quand tous les générateurs et turbines auront été installés, elle aura une capacité totale de 750,000 chevaux-vapeur.partie de ses machines.Quelques matières premières à acheter, et elle peut mettre sur le marché près de 2 millions de livres de poudre d’or et d’aluminium par an.Signe des temps, août 1935 voyait une nouvelle industrie ouvrir ses portes à Valleyfield.La Asten Hill Ltd.commençait à produire ses feutres sécheurs en amiante, pour les moulins à papier.¦ Le canal de Beauharnois a son entrée près de Valleyfield; il débouche nécessairement à Beauharnois.Voilà un village dont le nom a été prononcé bien souvent depuis quelques années, grâce surtout à la Beauharnois Light, Heat & Power Co.Le développement hydroélectrique que cette compagnie a entrepris est destiné à devenir le plus grand du pays et il aurait déjà atteint des proportions imposantes si des difficultés de toutes sortes n’étaient “Bon Ami”, “Magician”, “Our Best”, sont non seulement vendues sur le marché canadien, mais encore exportées en quelques pays.La Canadian Bronze Powder Co.possède sa propre fonderie dans la Valleyfield Iron Works Co.et est outillée pour produire la majeure pas survenues.Il n’en a pas moins fourni de l’emploi à quelque 2,500 hommes pendant une période où l’embauchage n’était pas précisément à son maximum; il offre maintenant à l’industriel avisé une réserve d’énergie électrique qu’il ne peut trouver nulle part ailleurs.Dans la section du St-Laurent parallèle au canal de Beauharnois, quatre autres centrales sont en activité: la Cedars Rapid Mfg.& Power Co.produit près de 200,000 HP aux rapides des Cèdres; la Canadian Light & Power Co.utilise le vieux canal de Beauharnois pour produire 28,800 HP; le canal de Soulanges fournit à la Provincial Light & Power quelque 16,000 HP, et enfin, à Valleyfield, la Montreal Cottons Ltd possède des générateurs d’une capacité de 9,860 HP.La centrale actuelle du canal de Beauharnois, avec les générateurs installés, peut développer 400,000 HP et son maximum est de 750,000 HP lorsque toutes les machines prévues seront en place, mais les plans ont été établis de façon à permettre la construction facile de deux autres centrales semblables à la première.Lorsque complétées, les trois bâtisses auront une longueur totale de plus d’un demi-mille, et les 52 générateurs de 50,000 HP chacun qu’elles abriteront formeront un ensemble fort imposant.Le nom Howard Smith Paper Mills est associé à celui de Beauharnois depuis plus longtemps.Depuis 1912, cette firme n’a cessé de produire la meilleure qualité de papiers pour correspondance et imprimerie.Ses produits, qui portent en filigrane un castor et l’initiale “S”, sont vendus de par tout le pays et exportés en quantités considérables en Grande-Bretagne, Afrique du Sud, Nouvelle Zélande, Australie et Amérique du Sud.A Beauharnois est également située la fabrique de meubles de J.W.Kilgour & Bros., Ltd.Cette firme met sur le marché canadien et étranger une variété d'ameublements de chambre à coucher, salle à manger, vivoir, etc.Les environs de Valleyfield sont peu industrialisés, mais plutôt réputés pour leur industrie laitière et leur développement agricole.Deux firmes tirent profit de ces ressources: la Beaumert Co.Ltd, produit à Huntingdon les fromages bien connus qui portent son nom; à St-Rémi est située la firme avantageusement connue pour ses soupes et légumes en boîtes, la W.Clark Ltd.A Huntingdon sont également établies deux filatures: la Leach Textiles Ltd, qui produit depuis 1930 une variété de serges, worsteds de fantaisie, étoffes pour complets d’hommes, et la Windsor Silk Mills Ltd, (Suite à la page 7) REVUE DU QUÉBEC INDUSTRIEL 5 Salaherry île Valleyfieltl Par *l4*aii Uinogos En moins d'un siècle, l'ancienne Pointe-du-Lac est devenue une ville prospère Vf v* ***'-y.lieues de profondeur.Cette seigneurie devait passer en 1765 aux mains de Madame d’Youville, fondatrice des Sœurs Grises de Montréal.Mais tous ces efforts n’aboutirent qu’à la formation de modestes groupements de défricheurs.La seigneurie de Beauharnois ne fut guère plus heureuse sous le rapport de la colonisation.Concédée une première fois, en 1729, au marquis de Beauharnois, gouverneur de la Nouvelle-France, et à son frère, le sieur Claude de Beauharnois de Beaumont, elle resta en friche jusqu’à la fin du siècle, bien que reconcédée en 1750 aux mêmes propriétaires.Comme le note un historien, “les seigneurs de Beauharnois ressemblaient à beaucoup de nobles de ce temps-là; ils jouissaient des droits de haute et basse justice, mais ils ne possédaient que des fiefs habités par des ours et des orignaux”.A qui ou à quoi faut-il attribuer de tels retards dans la colonisation?A la crainte des Iroquois, à la guerre de Sept Ans qui va bientôt commencer et à l’éloignement de la route des forts.De plus, la seigneurie de Beauharnois changea plusieurs fois de propriétaires, ce qui n’était pas de nature à assurer la continuité indispensable à une bonne politique de colonisation.Ce n’est qu’au XIXe siècle que la partie occidentale de la grande plaine laurentienne acquerra un développement marqué.En 1795, la seigneurie de Beauharnois compte environ soixante colons, dont pas un n’estétabli à l’ouest de Valleyfield actuel.En 1795, la seigneurie de Beauharnois passa aux mains d’Alexander Ellice, qui l’avait acquise de l’honorable Alain Chartier de Lotbinière.B Venons-en maintenant à l’histoire même de Valleyfield.A l’époque dont nous parlons, c’est-à-dire peu après 1800, on n’y signale que deux habitants, d’origine hollandaise, g Quand, le 3 octobre 1535, Jacques Cartier atteignit le sommet du Mont-Royal, il s’émerveilla de la beauté du pays environnant.Vers l’ouest, il vit une plaine immense parsemée de cours d’eau et de lacs, qui lui parut très propice à la culture.“On nous montra et nous dit par signes”, ajoute-t-il, “qu’il y avait trois autres sauts d’eau sur ce fleuve, comme celui où étaient nos barques; mais nous ne pûmes savoir quelle distance il y avait entre l'un et l’autre, faute de langage.Puis ils nous montraient par signes que, passé ces sauts, l’on pouvait naviguer pendant plus de trois lunes sur le fleuve.” Le grand découvreur fut donc le premier Européen qui connût la topographie de la grande plaine laurentienne.Pendant les premières décades de la domination française, ces riches terres restèrent presque désertes, en raison surtout des fréquentes incursions des Iroquois.Mais à mesure que la paix s’affermissait, les explorateurs et coureurs de bois devenaient plus familiers avec la forêt et les “chemins en marche.” C’est en 1673 qu’eut lieu la première tentative d’établissement dans la région où s’élève aujourd’hui Valleyfield.Le 29 septembre de cette année-là, Charles Lemoyne de Longueuil reçut du roi la seigneurie de Châteauguay, située en bordure du lac Saint-Louis et mesurant deux lieues de rivage et trois Cette vieille gravure, qui date de 1838, représente la première église de Beauharnois.Il est intéressant de remarquer que le clocher avait été érigé à côté du temple lui-même.(Extrait de l'ouvrage “Beauharnois.Paroisse Saint-Clément.1819-1919” Par le R.P.Augustin Leduc). 6 ( K T( )BRE-NOV EMBRK-DÉCEMBRE, 1930 — V.i Vf BStpi a 2* r.«s L%*Ç‘C • ÎAV .- - A*.1 inNH ¦W Bien qu’elle soit quelque peu isolée géographiquement, Valley field, grâce à ses pouvoirs d’eau et aux ressources en énergie électrique dont elle dispose, est une ville qui se développe rapidement.Knight et Dunn, vivant dans un isolement complet.Mais à la Grande-Ile, quelques Canadiens - français fondaient un établissement de colons qui devint plus tard la paroisse Sainte-Cécile.Un événement imprévu contribua alors à donner une vive impulsion au défrichement de ces excellentes terres.La guerre canado-américaine décida en effet le colonel de Lotbinière à construire une route qui traverse l’île Salaberry dans sa largeur.La construction d’une redoute contribua aussi à amener quelques familles qui s’y établirent à demeure.En 1822, un recensement donne quatre-vingts âmes pour cet endroit; de bons lots sont défrichés et mis en culture, et déjà l’on prévoit la construction d’une chapelle.(Pointe-du-Lac est desservie par le curé des Cèdres avant 1828 et par le curé de Saint-Timothée après 1828).Mais le lieu dénommé Pointe-du-Lac par les voyageurs semblait voué à une longue vie végétative, si l’on peut dire, quand les progrès de l’industrie et de la navigation canadienne vinrent tout transformer.On entreprit la construction du canal de Beauharnois, et ces travaux, gigantesques pour l’époque, amenèrent à la Pointe-du-Lac un grand nombre de manœuvres, la plupart venus de Beauharnois et de Saint-Timothée.On devine avec quelle hâte furent érigés les habita- tions, magasins et hôtelleries de cette ville champignon.Commencé en 1842, le canal de Beauharnois fut inauguré en 1845.Il avait neuf pieds de profondeur et onze milles et quart de longueur, et comptait huit écluses, plus une écluse protectrice.On construisit aussi deux barrages, au cours des années subséquentes, l’un de la terre ferme à la Grande-Ile, en 1849, l’autre de la Grande-Ile à l’Ile-aux-Chats, en 1850.Ce premier canal de Beauharnois sera remplacé, en 1899, par le canal de Soulanges, creusé sur la rive nord du fleuve, à quinze pieds de profondeur.Quant à la jetée de la Baie de la Faim (Hungry Bay), construite pour combattre l’inondation occasionnée par les deux barrages, elle datait déjà de 1856.En quelle année fut érigée la première chapelle de la Pointe-du-Lac?Nous l’ignorons.En tout cas, on sait de façon certaine que rien ne fut entrepris avant 1853 puisque, cette année-là, le curé de Saint-Timothée proposait à son évêque la construction d’une chapelle à la Pointe-du-Lac.Après bien des tergiversations, Mgr Bourget permit la construction d’une église, en 1855, dans un endroit éloigné des usines et des hôtels.La nouvelle paroisse reçut le nom de Sainte-Cécile dans un acte daté du 1er mai 1855.Six jours plus tard, les francs-tenanciers se réunissaient au presbytère de Saint-Timothée pour procéder à l’élection des membres de la fabrique.Les premiers marguillers furent François Pitre dit Lajambe, Jean Bougie et Antoine Hainault.La construction de l’église et du presbytère, sur l’emplacement de la cathédrale actuelle, fut commencée en 1858.Le premier curé résident, M.Amable Thibault, arriva le 20 janvier de cette année.La Pointe-du-Lac progressa ensuite rapidement, grâce à l’établissement de plusieurs industries.En 1854, un M.Miller y installe une fabrique de papier, puis, trois ans plus tard, une importante société y construit trois moulins.Vers 1875, le transport se fait surtout par le canal, les routes étant encore impropres au roulage.En 1876, M.Pease inaugure un traversier hippomobile entre la Grande-Ile et Saint-Dominique, puis un autre service entre Valleyfield et Coteau est établi en 1877 par M.Anderson, et le “Canada Atlantique” relie Coteau à Valleyfield par le bateau à vapeur qui transporte ses wagons.g En 1874, la Pointe-du-Lac a une population de plus de trois mille âmes.On demande son incorporation en municipalité urbaine.Mais le choix du nom provoque de violentes discussions.Tandis que la population tout entière désirait lui REVUE DU QUÉBEC INDUSTRIEL 7 donner le nom de Salaberry, en l’honneur du héros de Châteauguay, M.Buntin, propriétaire de l’usine Buntin, voulait imposer celui de Valleyfield qui lui rappelait les Valleyfield Paper Mills, près d’Edimbourg, en Ecosse.Et c’est ainsi que, pour contenter tout le monde, la ville reçut le nom de Salaberry de Valleyfield.Son premier maire fut Moïse Plante.C’est vers cette époque que fut fondé Le Progrès de Valleyfield, hebdomadaire qui paraît encore.La ville nouvelle eut bientôt une école, un collège (1878) et un couvent, fondé en 1870 par les Sœurs de Jésus-Marie.A l’abbé Alexis Pelletier, curé de la paroisse, on doit la reconstruction de l’église (1882-1884) et du presbytère (1886), ainsi que la construction, grâce aux legs de Lambert Tessier et de Félix Cardinal, d’un orphelinat confié aux Sœurs de la Providence (1883).Faute d’instituteurs laïques, M.Pelletier fait appel aux religieux de Sainte-Croix.En années suivantes, elle s’éleva jusqu’à douze mille.Si la population de Valleyfield ne s’est pas beaucoup accrue depuis vingt-cinq ans, l’aspect de la ville s’est en revanche sensiblement embelli.Situé à trente-cinq milles de Montréal, à proximité de centrales électriques formidables, Valleyfield est appelé à devenir un très grand centre industriel et commercial.La ville possède aujourd’hui trois églises catholiques, dont une magnifique cathédrale construite sur l’emplacement de celle qui fut incendiée en septembre 19(13, un collège classique et commercial et sept écoles; trois églises protestantes, un High School, une Ecole Normale bilingue, un hôpital des plus modernes et un Jardin de l’Enfance.Ce bref travail historique et descriptif, que nous avons voulu aussi complet que possible, nous a fait regretter l’absence d’une grande monographie sur Salaberry de Valley- Une belle étude photographique de la rivière Châteauguay, près de Huntingdon,P.Q.Cette vue donne une idée de la beauté de cette région prospère de notre province.» SUPRÊME DANS LE DOMAINE DU SON JAMAIS ENCORE pareille fidélité à si has prix Le modèle 71.3 illustré ci-dessus assure une reproduction d'une fidélité extraordinaire, comme jamais encore a pu en offrir un appareil à 7 lampes.En assurant un rendement parfait sur les hautes et basses fréquences, l'“Empress of Canada” reproduit les programmes avec une fidélité comparable à l’audition des artistes eux-mêmes aux studios.Un dispositif de contrôle permet une haute sélectivité dans la syntonisation des postes éloignés.CONSTRUCTION Centr -O - matic veut dire moins de fils.moins de causes de trouble.et réception supérieure.Le vendeur vous fera constater la différence.jm- jw*.»v > ^ * **l.^“^UELLE surprise agréable pour tous les membres /.• de la famille, le matin de Noël ou du Jour de l’An! 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