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Titre :
Revue du Québec industriel /
Publiée par la compagnie Northern Electric de 1936 à 1941, la Revue du Québec industriel accorde une place centrale à la question de la production électrique et traite du développement industriel et commercial québécois sans pour autant négliger l'aspect historique du sujet.
Éditeur :
  • Montréal ; Québec :la Compagnie,1936-1940
Contenu spécifique :
décembre
Genre spécifique :
  • Revues
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Successeur :
  • Revue du Québec
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Revue du Québec industriel /, 1937, Collections de BAnQ.

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Vallée du Richelieu -«S*’*’* ﻣÆÈ.¦¦ Vol.II Décembre 1937 No 4 Gracieuseté du Pacifique Canadien.Ce vieux moulin à vent, près de Verchères, est un souvenir de Vépoque coloniale française au Canada.Cette relique du passé se dresse à peu de distance du poste de 50 kilowatts C.B.F., le plus nouveau mis en service par Radio-Canada.Publiée par la Compagnie Northern Electric Limitée Québec MONTRÉAL Sherbrooke Une belle vue de St-Jean et de la campagne environnante.On remarque, à droite de la gravure, le commencement du canal de Chambly, longeant la rive ouest du Richelieu.Photo Canadian Airways.«Wk'w I .TQ 1 *• Avant-propos ¦ La vallée du Richelieu, dont nous parlons dans ce numéro de La Revue, fut durant près de deux siècles, le théâtre de nombreux combats, non seulement entre les colons de la Nouvelle-France et les féroces Iroquois, mais aussi entre Français et Anglais, puis entre Canadiens et Américains.Mais depuis longtemps maintenant, comme d’ailleurs dans le reste du Canada, la paix règne sur cette terre fertile où se déroulèrent des événements si importants aux temps héroïques de la colonie.La paix est essentielle pour que puissent se développer normalement les industries et le commerce d’un pays; elle est essentielle non seulement entre les peuples, mais aussi à l’intérieur des pays eux-mêmes, entre les divers éléments des populations.Au moment où ces lignes sont écrites, des guerres et des révolutions déchirent certaines parties du monde.Tous ceux qui vivent de l’industrie et du commerce savent que la guerre ne profite en définitive à personne.Et ceux qui connurent les horreurs du dernier grand conflit mondial se rappellent les ruines qu’il laissa partout sur son passage, les deuils et les souffrances qu’il créa partout, les pertes incalculables dont il fut la cause et les bouleversements qui en résultèrent de par le monde.Espérons qu’une autre calamité semblable sera épargnée à l’humanité ! Droits réservés 19S7.Président.mm* i j "T.- ta —r—- vir* .s ¦ -* REVUE DU QUÉBEC INDUSTRIEL Deux villes importantes du Richelieu Si-Jean et Sorel ¦ Il y a longtemps que les avantages de la vallée du Richelieu ont été reconnus par les colons et par les industriels qui les ont suivis.Champlain, le premier, parcourt la région en 1609, et plus tard, quelques colons viennent s’installer, bientôt suivis de plusieurs autres, si bien que vers 1831, la population est suffisamment nombreuse dans la région pour décider le creusage du canal de Chambly.Les navires du Saint-Laurent peuvent alors se rendre au lac Champlain et, de là, par la rivière Hudson, aux ports d’Albany et de New-York.C’est la première importante voie de communication donnée à St-Jean.Plus tard, ce seront les chemins de fer qui se croiront presque obligés de passer à ses portes: Pacifique Canadien, Canadien National, Vermont Central, Rutland Railway.Nous avons nommé les chemins de fer: les routes ont fait de même et il n’y a guère de ville qui ait accès plus facile aux marchés montréalais et américains que St-Jean, sise à mi-chemin entre la métropole et l’état de New-York; il suffit d’une heure pour se rendre à l’une ou à l’autre.Le plus important aéroport du Canada, St-Hubert, est même venu s’installer à trente minutes seulement de St-Jean.De tels avantages ont attiré de nombreuses industries lorsque ces dernières ont cherché à s’établir.On en compte actuellement plus de 40 dans la ville, et la liste s’allonge chaque année.A tout seigneur, tout honneur.C’est par la Canadian Potteries Ltd, la plus ancienne industrie de St-Jean, que nous ouvrirons cette liste.Etablie en 1880, ce fut pendant longtemps la seule manufacture de poterie Vues intérieure et extérieure du vaste établissement de la Canadian Potteries Limited, une filiale de la compagnie Crane Limited.On y fabrique divers types d’appareils sanitaires en porcelaine.hygiénique au Canada; ses produits sont toujours restés au premier rang sur le marché canadien.Guère plus jeune, puisqu’elle date de 1884, est la Standard Clay Products Co.Ltd.Près de 200 personnes y fabriquent des tuyaux d’égout ou de cheminée, des briques ignifuges pour les cubilots ou les poêles, etc.En 1927, elle ajoute à cette liste de produits les conduites en béton faites par le procédé centrifuge, bien supérieures aux anciennes conduites coulées.Le nom de Singer est depuis longtemps connu dans toutes les familles Gracieuseté de Canadian Potteries Ltd.par Yvon-H.Tassé, I.C.canadiennes.C’est en 1906 que s’ouvre à St-Jean l’usine de machines à coudre de la Singer Mfg.Co., qui n’a cessé de se développer depuis ce jour, produisant pour le marché canadien et pour l’exportation, des machines de réputation universelle.Aujourd’hui, elle emploie plus de 1500 ouvriers dans ses seules usines de St-Jean.Située à proximité des Cantons de l’Est, il fallait à St-Jean, pour lui donner un air de famille, quelques v at raie électrique de la Montreal Wuht, Heat and Power Cons., à mbambly.sur la rivière Richelieu. ¦wwt .-4^-* '¦Æ£m: l*>» Gracieuseté de Schick Shaver Ltd.granit qu’elle taille pour servir à la construction des édifices et des monuments de la région.Dans toute la région, l’agriculture est florissante et les établissements de mise en conserve, nombreux.Nous avons tous goûté les produits de Clark, soupes, jus de tomates, viandes, etc.; c’est de St-Rémi que nous viennent ces bonnes choses.A Napierville, c’est la Cie de Conserves de Napierville, tandis qu’à Chambly, la Can.Canners Ltd a établi une de ses fabriques.Rougemont aussi possède sa compagnie de conserves.Est-il besoin de mentionner les pommes fameuses ?Elles se sont acquis une réputation mondiale dont tous les Québécois ont raison d’être fiers.Si maintenant nous descendons le Richelieu, nous pouvons arrêter à Chambly, visiter la Bennett Ltd, fabricants d’objets divers en papier, carton et cuir.Un peu à l’est nous trouvons Marieville, sur les frontières des Cantons de l’Est.Il est presque naturel de retrouver ici l’industrie textile, représentée cette fois par la Knitters Limited, qui fabrique des chandails, lainages épais, foulards, vêtements de golf, nouveautés, etc.La Rouville Knitting s’y est aussi installée et ses produits consistent surtout en costumes de bain, chaussettes et chandails.S Gracieuseté de Belding-Corticelli Ltd.Deux opérations importantes à la fabrique Belding-Corticelli, à St-Jean.En haut, l’atelier de teinture où la soie, la rayonne et les cotons mercerisés pour couture, tricot et broderie sont teints au moyen de machines perfectionnées.En bas, la soie brute en écheveaux est enroulée sur des bobines.Remarquez les tuyaux qui, automatiquement, assurent le degré d’humidité requis au-dessus des machines.firmes du groupe des textiles.La Belding-Corticelli Ltd est la plus considérable et cette fois ce sont les dames qui se rappelleront les marques “Belding” et “Corticelli” sur leurs rouleaux ou leurs écheveaux de soie, rayonne ou coton.Depuis 1892, les ouvriers de la Belding-Corticelli se transmettent de père en fils les procédés délicats qui permettent d’obtenir les produits parfaits que, maintenant, tout l’Empire britannique connaît et emploie.La Franco-Canadian Dyers Ltd ne date que de 1922, mais c’est la seule manufacture au Canada qui puisse teindre avec un succès toujours égal, aussi bien les épais lainages que les délicates soieries, toute la gamme des produits de l’industrie textile du Canada et même de l’Europe.¦ Des établissements plus récents compléteront cet aperçu.La J.B.Martin Co.Ltd s’est établie vers 1934 et fabrique surtout des velours de soie.La Schick Shaver Ltd vient de s’installer à St-Jean, mais il n’y a pas beaucoup d’hommes qui ne connaissent déjà ses fameux rasoirs électriques.Une sœur jumelle a été donnée à St-Jean, presque une sœur siamoise: c’est Iberville, située sur la rive est du Richelieu.Cette ville ne compte pas beaucoup d’industries, sauf la taille de la pierre pratiquée par quelques firmes, dont la principale est la Brodie’s Limited.Des carrières des environs, cette compagnie tire le Une industrie nouvelle et très intéressante, qui est probablement appelée à révolutionner une très ancienne habitude dans la toilette de l’homme.C’est l’usine de la Schick Shaver Ltd., à St-Jean, où l’on fabrique des rasoirs électriques qui rasent à sec, sans l’aide de savon ni de blaireau.¦ Une pointe vers l’ouest nous amène sur les rives du St-Laurent, à Laprairie, chez la plus importante briqueterie de la région, la St-Lawrence Brick Co.Ltd.Il y aurait beaucoup à dire de cette compagnie qui fournit la majeure partie des briques employées dans les villes environnantes et dont les produits se comparent très avantageusement avec ceux de ses rivales.C’est à Laprairie également qu’est préparé le malt qui sert à la fabrication de la levure Lallemand.Un peu plus loin, à Longueuil, nous trouvons la Canadian Pratt & Whitney Aircraft Co.Ltd, dont les amateurs d’aéronautique connaissent sans doute les superbes aéroplanes Wasp, Hornet ou Eagle.Revenons au Richelieu et descendons quelques milles encore.Nous arrivons à Belœil, siège d'une succursale de la Canadian Industries Ltd.Mais ici soyons prudents, car nous sommes au royaume des explosifs, dynamite, poudre et accessoires (Suite à la page 11 ) REVUE DU QUÉBEC INDUSTRIEL Saint-Jean et Richelieu la vallée du Établi sur la route stratégique du Richelieu, Saint-Jean a joué un rôle important dans notre histoire.par «lean Limoges Sfi UE R ES -'-T-* ' - SskVsJ» •>-.^aàîaagr ^MOHTCAIM uipi mam 1 M P P5®*: ; .-'ïâS mm, ¦ La rivière Richelieu n’a pas le pittoresque tourmenté du Saint-Maurice ni la profonde majesté du Saguenay; mais autant qu’eux elle est riche d’histoire et de ressources.Les récentes études sur son importance comme voie navigable n’ont fait que confirmer ce que Champlain — pour des raisons différentes ! — avait déjà constaté: le Richelieu est un “chemin” stratégique pour les relations de notre pays avec nos voisins du sud.Une esquisse histo- rique de cette grande voie d’eau fera donc mieux comprendre l’intérêt qui s’attache à la ville de Saint-Jean.L’historien américain Parkman n’a-t-il pas écrit que Saint-Jean fut, vers la fin du XVIle siècle, “la clé du Canada”! La Nouvelle-France venait à peine de naître qu’elle se trouva en face d’un ennemi puissant, acharné, vindicatif' l’Iroquois.En acceptant cette fameuse expédition de 1609 pour plaire à ses alliés Montagnais, Hurons et Algonquins, Champlain ne pouvait certes prévoir toutes les calamités qu’il préparait à sa colonie.En juillet 1609, le découvreur arrive à l’embouchure de la rivière des Iroquois ou Richelieu, qu il avait déjà reconnue en 1603.Tout en en remontant le cours, il note avec satisfaction la beauté des rives et des îles.C’était pour lui presque un voyage d’agrément, d’autant plus qu’aux dires de ses amis sauvages, les Agniers ne manqueraient pas d’être frappés de terreur par le “tonnerre des Français.” Mais sa facile victoire au lac Georges devait, par la suite, être payée bien cher.La rivière des Iroquois deviendra donc, dès sa découverte, une source de préoccupations constantes pour la Nouvelle-France; c’est par là que les guerriers des Cinq Cantons viendront harceler colons et défenseurs.Aussi, quand le marquis de Tracy voudra leur imposer le respect dés armes françaises, il n’aura rien de plus pressé que d’établir le long de cette rivière des relais fortifiés.Les quatre compagnies chargées de cette mission choisirent trois postes avantageux: le premier à l’embouchure de la rivière, le second, dix-sept lieues plus haut (fort “Saint-Louis devenu Chambly”), et le troisième, à environ trois lieues (fort- “Sainte-Thérèse”), achevé le 15 octobre 1665.A l’automne, pour prévenir le retour des massacres qui avaient tellement découragé les colons, il fit ériger le fort Saint-Jean, simple corps de logis entouré d’une palissade en bois et de tranchées.On voit encore, près de l’école militaire de Saint-Jean, Vieille gravure montrant le fort de Chambly tel qu’il apparaissait vers 1837.Un premier fort de pieux fut construit à Chambly, sous le nom de Fort St-Louis, en 1665.Le vaste quadrilatère de pierre dont il reste encore aujourd’hui une partie considérable, fut érigé en 170911.En haut, la porte principale du fort, restaurée il y a quelques années et autour de laquelle on a gravé les noms des militaires qui s'illustrèrent dans la vallée du Richelieu. 6 DÉCEMBRE 1937 les vestiges de ces premiers retranchements.On comprend qu’avant l’expédition du lieutenant-général de Tracy, toute colonisation s’avérait impossible au bord de la rivière des Iroquois.La paix de 1666 — qui dura dix-huit années -— favorisa quelque peu le défrichement.Autour du fort Richelieu se groupèrent quelques cabanes de “bois rond”, origine de la ville de Saurel ou Sorel.Puis des soldats du régiment de Carignan s’établirent sur le site du village actuel de Saint-Ours; dès 1675, il fallut y construire une chapelle en bois et, quelques années plus tard, une autre en pierre.Cependant, l’Iroquois effrayait encore tellement les colons, qu’en 1722, on ne comptait que 2500 habitants dans toutes les seigneuries du Richelieu.¦ En 1748, M.de la Galissonnière décide de restaurer le vieux fort de Saint-Jean, pour y établir une base de munitions et d’approvisionnement.Malheureusement, dix années après — soit le 29 août 1758 — Roquemaure prévoyant qu’il ne pourrait y résister à un assaut des Anglais, se voit forcé de le brûler.La position stratégique de Saint-Jean ne pouvait quand même être négligée.Les Français bâtirent de nouvelles fortifications, qu’ils durent bientôt abandonner.Aussitôt après la conquête, le gouvernement anglais s’occupa à reconstruire le fort de Saint-Jean.Composé, nous dit Arthur H.Moore, de deux redoutes autour de deux maisons en pierre, avec terrassements de palissade, ce fort était plus adapté aux armements de l’époque.C’était de bonne politique.En effet, lorsque les Américains envahirent le Canada, en 1775, ils adoptèrent tout naturellement la route du Richelieu qui les conduisait aux portes de Montréal.Mais ils rencontrèrent à Saint-Jean une résistance inattendue.Le 6 septembre, les sauvages Mohawks, commandés par Guy Johnson, et ceux de Caugh-nawaga, sous les ordres de M.de Lorimier, repoussèrent l’avant-garde de Montgomery.On a donné au mont Johnson le nom de ce soldat qui contribua plus que tout autre à rallier les Indiens à la cause de l’Angleterre.Quelques jours plus tard, l’armée du général Montgomery arriva à son tour devant Saint-Jean.Derrière les palissades hâtivement réparées, le major Preston, de Belestre et de Longueuil résistèrent à un siège de 46 jours, n’ayant que 700 hommes à opposer aux 3,000 soldats du Congrès.En une seule journée, les assiégeants avaient tiré 850 coups de canons! Durant leur rapide et pénible retraite, les Américains enlevèrent du fort tous les objets utiles et l’incendièrent.Les stratèges anglais avaient appris, au cours de cette brève campagne, que la rivière Richelieu était le point névralgique dans la défense du pays.On décida aussitôt d’y construire une flotte; à Saint-Jean et à l’Ile-aux-Noix, on mit en opération des chantiers maritimes qui, pendant plusieurs années, furent très actifs.En même temps, on transformait entièrement les fortifications de Saint-Jean, travaux qui durèrent jusqu’en 1784.Cependant, un chroniqueur fait remarquer qu’il n’en restait que peu de traces en 1804.¦ Au début du 19e siècle, la colonisation s’accélère quelque peu.Dès 1817, la population protestante de Saint-Jean élève une église.En 1826, fondation de la paroisse catholique, sous le patronage de Saint-Jean l’Evangéliste.Elle fut reconnue officiellement comme Saint-Jean l’Evangéliste-de-Dorchester, à cause iTTTÏÏÏÏPpSï mu «ici t du village de Dorchester situé aux environs du port; cette désignation n’est plus usitée aujourd’hui.Le commerce y prenait un essor considérable.La guerre de 1812-14 ayant démontré l’importance de communications directes entre Montréal et le lac Champlain — pour fins militaires et commerciales — on entreprit le creusage du canal Chambly-Saint-Jean.Depuis son inauguration en 1836, on a fait que le maintenir en bon état, sans l’améliorer notablement : il a encore sa profondeur initiale de six pieds et demi.Peu après — de 1844 à 1849 — on creusa à trente-deux milles plus bas le petit canal de Saint-Ours, ouvrant ainsi à la navigation tout le parcours du Richelieu; il y a quelques années, la profondeur de ce canal fut portée à douze pieds.Situé à mi-chemin entre Montréal et la frontière canado-américaine, Saint-Jean ne pouvait que profiter de l’accroissement des relations commerciales entre les deux pays.Vers ce village convergeaient de plus en plus les routes de diligences et voies de transport lourd.Aussi, on l’adopta tout naturellement comme terminus du premier chemin de fer canadien.Et quand, le 21 juillet 1836, le premier convoi roula sur les rails de bois, chargé d’honneurs et d’espoir, ce fut aux acclamations du pays tout entier.Ce jour-là, Saint-Jean devançait même la fière métropole canadienne.En 1851, le “ Champlain and St.Lawrence Railroad ” atteignait Rouse’s Point.De nos jours, quatre lignes importantes passent à Saint-Jean: celles du Pacifique Canadien, des chemins de fer Nationaux, du Vermont Central et du Rutland.D’un modeste village, Saint-Jean se transforma donc en un véritable centre, à la fois commercial et industriel.Incorporée en 1880, la ville de Saint-Jean a vu croître à ses côtés une agglomération moins active mais tout aussi intéressante : la ville d’Iberville.Elles sont reliées entre elles par trois ponts.Le vieux fort français de V Ile-aux-Noix, l’un des derniers piliers de la défense de la Nouvelle-France lors des guerres de la conquête, fut capturé par les Anglais en 1760 et occupé plus tard par les Américains, en 1775.La place fut de nouveau fortifiée de 1812 à 1820 et prit le nom de Fort Lennox.Les casernes actuelles datent de cette époque. •F « «VJ® - f-./JY.K .;»-¦ -•>¦ ç.iâfifLL Fwe du canal Chambly, ouvert à la navigation en 1836 et qui, depuis cette date, a permis aux bateaux de faible tonnage de communiquer entre le fleuve St-Laurent et le lac Champlain.Saint-Jean compte près d’une trentaine de grandes industries, dont quelques-unes y sont établies depuis un demi-siècle et plus.C’est le seul endroit au Canada où se fabriquent des poteries et autres objets en terre vitrifiée.A en juger par les rues larges et bien entretenues, par les belles maisons cachées dans la verdure, par les nombreuses activités sociales et artistiques de cette jolie ville, il semble que ses 13,000 habitants jouissent d’une confortable aisance.Il en résulte une atmosphère de paix et de sécurité qui impressionne véritablement l’étranger.Ce sentiment de sécurité se traduit par de beaux monuments d’ordre éducationnel et religieux.Saint-Jean s’enorgueillit d’être le siège d’un évêché et de posséder de fort belles maisons d’enseignement.Ajoutez à cela son hôpital, les casernes militaires, son club de yachting, son terrain de golf, ses sociétés littéraires, ses hôtels et son admirable esprit civique, Saint-Jean n’a donc rien à envier aux villes d’égale importance dans tout le Canada.¦ La route stratégique du Richelieu, qui fut autrefois, comme nous l’expliquions tout à l’heure, celle des invasions de la Nouvelle-France en Nouvelle-Angleterre, et inversement, se prolonge de Saint-Jean à Sorel où la rivière Richelieu se jette dans le Saint-Laurent.Tous les villages qui bordent le Richelieu, entre autres Saint-Mathias, Saint-Charles, Saint-Denis et Saint-Ours, évoquent quelques-unes des plus belles pages de notre histoire et c’est là que se déroulèrent les événements les plus importants de la rébellion de 1837, dont nous avons célébré, cette année, le centenaire.La paroisse de Saint-Mathias, autrefois “Pointe-à-Olivier” et “Saint-Olivier”, en l’honneur de Mgr Jean-Olivier Briand, était déjà fondée en 1739.C’est à Saint-Charles que fut proclamée la “Confédération des Six-Comtés”, au cours d’une assemblée célèbre tenue le 23 octobre 1837.Le lendemain, on faisait l’appel aux armes et, le 25 novembre, les troupes anglaises arrivaient devant le village où les attendaient quelques centaines d’insurgés mal armés qui ne purent résister à leur artillerie et s’enfuirent en désordre.Deux jours plus tôt, à Saint-Denis, les patriotes avaient remporté sur les troupes régulières leur première et unique victoire de cette campagne.La seigneurie de Saint-Denis, dont le premier seigneur fut Louis de Cannes, lui fut concédée par M.de Frontenac en 1694.Elle passa ensuite aux mains de Jacques Le Picart, de Pierre-Claude et de François-Antoine de Contrecœur, puis de Jeanne de Saint-Ours.A l’exception d’un seul, tous les premiers colons de Saint-Denis étaient des Français nés au Canada, c’est-à-dire des Canadiens.En 1770, le bourg de Saint-Denis comptait treize maisons; il en avait soixante-trois en 1801.C’était donc pour l’époque un centre d’une certaine importance.Comme Saint-Charles, le village eut beaucoup à souffrir de la rébellion de 1837.Quant à Saint-Ours, ce fut également à l’origine une seigneurie, laquelle avait été concédée à Pierre de Saint-Ours, officier du régiment de Carignan-Salières envoyé au Canada par Louis XIV, en 1665.Enfin Sorel, construit à l’embouchure du Richelieu sur l’emplacement d’un des plus vieux forts de la Nouvelle-France.En 1672, le sieur Pierre de Saurel (et non Sorel) obtint la propriété de toute cette région à laquelle il donna naturellement son nom.Après la conquête, cependant, le nom de Saurel fut remplacé, jusqu’en 1845, par celui du prince royal William Henry.Sous les deux régimes, Sorel fut une place forte et sa garnison, au lendemain de la conquête, fut même un moment de deux mille hommes.C’est aujourd’hui, comme on sait, une grande ville industrielle dont les chantiers maritimes sont justement célèbres.Pour que notre historique de la vallée du Richelieu soit complet, nous finirons par quelques mots sur Contrecœur, Verchères et Varennes, trois des plus vieilles paroisses de la province.Des trois, la plus connue est Verchères à cause de la jeune héroïne dont les exploits constituent l’une des plus belles pages de l’histoire de la Nouvelle-France.Madeleine de Verchères n’avait que quatorze ans quand, avec quelques serviteurs, (Suite à la page 11) H il DÉCEMBRE 1937 Ailniiiiistrateurs municipaux de la vallée du Richelieu 1/lion.T.II.lloiidiard.Maire de St-Hyacinthe ¦ L’hon.Télesphore-Damien Bouchard est maire de St-Hyacinthe, député du comté de St-Hyacinthe et chef de l’Opposition à l’Assemblée Législative de Québec.11 naquit à St-Hyacinthe en 1881 et lit ses études primaires et classiques à l’Académie Girouard et au séminaire de cette ville.Dès sa sortie du collège, T.-D.Bouchard embrassa la carrière de journaliste, entrant d’abord à titre, de rédacteur à D'Union", journal publié à St-Hyacinthe.En 1912, il fonda "Le Clairon”, dont il est encore le propriétaire et auquel il collabore régulièrement.M.Bouchard n’avait encore que 23 ans lorsqu’on 1905 il fut élu échevin du quartier commercial de St-Hyacinthe.Il fut ensuite greffier de la cité durant quatre ans, puis en 1912, il fut élu pour la première fois député de St-Hyacinthe à la Législature de Québec.En 1917, à la suite de certaines circonstances difficiles pour l’administration municipale de St-Hyacinthe, M.Bouchard fut prié par ses concitoyens d’accepter le poste de premier magistrat de sa ville.Il acquiesça et fut élu par acclamation à deux reprises.En 1919, à l’élection provinciale, il fut battu comme député.Aux élections à la mairie qui suivirent celles de 1921, quatre fois consécutives, M.Bouchard fut élu maire sans opposition.Battu à l’élection de 1930, il fut choisi par acclamation en 1932 et a toujours été réélu depuis.Elu député du comté de St-Hyacinthe pour la première fois en 1912, il n’a cessé de représenter ce comté à la Législature de Québec, sauf en 1919, alors qu’il fut défait par une faible majorité.Le 6 juin 1933, après avoir été Orateur de l’Assemblée Législative pendant un certain temps, l’hon.T.-D.Bouchard acceptait le portefeuille de ministre des Affaires Municipales, de l’Industrie et du Commerce dans le cabinet Taschereau.En juin 1936, il devenait ministre des Terres et Forêts dans le cabinet Godbout, poste qu’il occupa jusqu’aux dernières élections provinciales.Depuis le changement de gouvernement, il a dirigé avec beaucoup d’activité l’Opposition parlementaire à la Législature.L’Hon.T.-D.Bouchard a toujours porté beaucoup d’intérêt aux questions municipales.Il fut président de l’Union des Municipalités canadiennes durant un terme et, pendant plusieurs années, il occupa le poste de secrétaire-trésorier de cette organisation.La ville et le comté de St-Hyacinthe doivent beaucoup à l’hon.T.-D.Bouchard et ses concitoyens lui ont marqué leur appréciation en le réélisant continuellement aux postes de hautes responsabilités qu’il a su si bien remplir.M.Akilas Maynard L'hon.T.-D.Bouchard le maire était alors l’homme d’affaires canadien-français le plus averti de son temps, M.G.N.Ducharme.Cela n’empêcha pas M.Maynard de remporter la victoire.En 1931, soit à 41 ans, M.Maynard était élu maire de Chambly-Canton, et réélu en 1936.Il fut aussi président de la commission scolaire de sa municipalité.L’administration de M.Maynard témoigne de son jugement et des solides qualités qui lui ont valu ses succès dans les différents domaines où il a exercé son activité.Le maire de Chambly-Canton est marié à Mlle Aline Denault, de Chambly; de cette union est née une fille, Janine.M.J.F.>1 ayraml Maire de St-Jean B II y a trente-huit ans, un jeune homme industrieux de Montréal venait se fixer à St-Jean.Dans la métropole, il avait été, pendant plusieurs années, à l’emploi d’un entrepreneur en plomberie et chauffage.St-Jean, qui progressait rapidement, lui parut être un centre qui offrait de bonnes perspectives à un spécialiste dans ce métier.Les événements et les résultats qu’il obtint prouvèrent qu’il ne s’était pas trompé.M.Mayrand ne tarda pas à faire des affaires fructueuses et il s’acquit une réputation d’intégrité qui lui valut l’estime et la confiance de ses concitoyens.Parmi les contrats nombreux qui lui furent confiés, on peut mentionner surtout les suivants: la Schick Dry Shaver Co., la J.B.Martin Co., la Villa St-Jean, le collège de St-Jean, Fashion Craft, l’Orphelinat de St-Jean, etc.La plupart des institutions religieuses de St-Jean et des environs n’ont pas hésité à confier à M.Mayrand l’exécution de travaux importants.Malgré ses nombreuses occupations, M.Mayrand a trouvé du temps à consacrer à la question publique.Il servit d’abord comme échevin de sa ville et, en juin 1936, il était élu maire de St-Jean.Il a su, dans le domaine de l’administration municipale comme dans celui des affaires, faire preuve d’activité, d’ha-lité et de désintéressement.Il a surtout en vue la prospérité de St-Jean.M.Mayrand est originaire de Cap Rouge, près de Québec.11 avait résidé à Montréal durant vingt ans avant de venir s’établir à St-Jean, en 1898.M.Ovido IKobert Maire de Rougemont B Le village de Rougemont, renommé pour ses vergers et pour son site pittoresque, au centre du beau comté de Rouville, a à la tête de son administration municipale un homme qui a su par son M.Akilas Maynard Maire de Chambly-Canton B Par sa mère, née Fournier, M.Maynard appartient aux plus vieilles familles canadiennes d’origine française.Il compte parmi ses ancêtres le premier cultivateur-apothicaire, Louis Hébert.Né à Marieville en 1890, M.Maynard fit ses études à l’ancien collège de Sainte-Marie du Monnoir.Sans autres ressources que sa valeur personnelle, activée par la force de la jeunesse, dès l’âge de 23 ans, il fut élu conseiller municipal de Chambly-Canton.Il ne tarda pas à se faire remarquer dans une lutte serrée, où de forts intérêts municipaux étaient en jeu, entre Chambly-Canton et Chambly-Bassin, dont M.J.-F.Mayrand M.Ovide Robert REVUE DU QUÉBEC INDUSTRIEL 9 travail et son intégrité s’imposer à l’attention de ses concitoyens.C’est M.Ovide Robert, qui appartient à l’une de nos plus anciennes familles canadiennes-françaises.M.Robert naquit à St-Jean Baptiste de Rouville le 10 mars 1882.Après avoir fréquenté l’école de son village, il décida, lorsqu’il eut atteint l’âge de vingt ans, d’aller s’établir sur une ferme du Dakota-Nord, aux Etats-Unis.Il épousa là-bas une Canadienne-française, Mlle Blanche Casavant et, de ce mariage sont nés neuf enfants, tous vivants, cinq garçons et quatre filles.Après un séjour fructueux de dix-huit ans dans l’Ouest américain, M.Robert revint au pays natal et se fixa à Rougemont, où il fonda une entreprise de camionnage florissante.Elu conseiller municipal en 1932, il occupa ce poste durant deux termes consécutifs, après quoi il fut choisi comme maire.M.Robert fut aussi commissaire des écoles de sa paroisse; il a toujours porté un très vif intérêt aux questions qui concernent l’ensemble de la population de Rougemont.Dr J.A.Vian Maire de St-Rémi B Le Dr J.-A.Viau, M.V., est né le 16 octobre 1890 à St-Chrysostôme, comté de Chateauguay, P.Q.Il fit ses études à l’Académie Commerciale de son village natal et il les termina à l’International Business College, à Montréal.En 1909, il entra à l’Université Laval de Montréal pour suivre les cours de médecine vétérinaire et il obtint en 1912 son doctorat.Il s’établit à St-Rémi, où une belle clientèle l’attendait.On ne tarda pas à reconnaître en lui un travailleur énergique et un homme dévoué à ses concitoyens.Les diverses questions de politique fédérale, provinciale et municipale sont l’objet de ses attentions, ainsi que toutes les questions sociales.D’abord élu conseiller municipal, puis commissaire d’écoles, il est, depuis plusieurs années, le premier magistrat du village de St-Rémi.Ce dernier, sous sa direction, connaît des années de prospérité et d’améliorations.Le Dr J.-A.Viau est, en plus, le représentant de la Brasserie Molson à St-Rémi et à St-Jean, et directeur du Frontier Inn, hôtel fashionable, situé à Hemmingford, près de la frontière des Etats-Unis.St-Rémi est un centre industriel important; ses deux principales industries sont la W.Clark Co.Ltd.et la Cambridge Rubber Co.Ltd.Dr Joseph -Willie Robidoux Maire de Sorel B Le Dr J.-W.Robidoux naquit à Sorel, le 4 septembre 1884; il est.le fils de feu Jean-Baptiste Robidoux, capitaine de vaisseau, et d’Elmire Latra verse.11 fréquenta d'abord les écoles primaires de sa ville natale, étudia ensuite chez les Frères des Ecoles Chrétiennes, à Saint-Grégoire de Nicolet, puis au séminaire de Nicolet où il termina ses études classiques en 1906.Il fit sa médecine à l’Université Laval de Montréal et fut admis à la profession médicale en mai 1910.11 pratique à Sorel depuis 1911.Le Dr Robidoux fut une première fois élu au conseil municipal de Sorel, en février 1918.En avril, il démissionna avec le maire Lafrenière, pour protester contre l’obstruction systématique de certains de ses collègues.En janvier 1922, il se porta candidat à la mairie et l’emporta sur son adversaire.Il fut réélu à ce poste à chacune des élections subséquentes.11 fut président de la commission scolaire de Sorel, de 1928 à 1935.Il est membre du conseil (1132) des Chevaliers de Colomb de Sorel, dont il est un exdéputé-grand-chevalier.Orateur très éloquent et fécond, il a, depuis 1917, pris une part fort active à toutes les luttes, tant fédérales que provinciales, en faveur du parti libéral et du député fédéral de Richelieu, l’honorable P.-J.-A.Cardin, ministre actuel des Travaux Publics.Il épousa en novembre 1911, à Saint-Grégoire de Nicolet, Mlle Auréa Descôtaux, dont il eut une fille, Fabienne.En juillet 1922, il a épousé en secondes noces Mlle Lucienne Pitt, de Sorel.De ce dernier mariage sont nés quatre enfants, dont trois survivent: Gilles, Lucille et Isabelle.r > Le Dr J.-A.Viau M.Paul Pratt Maire de Longueuil g M.Paul Pratt, le maire actuel de la jolie petite ville de Longueuil, naquit le 25 novembre 1894.Il est le fils du Dr Chs-A.Pratt et le petit-fils de John Pratt, homme d’affaires très avantageusement connu dans son temps et fondateur de plusieurs industries.M.Paul Pratt fit ses études au Collège des Frères des Ecoles Chrétiennes de Longueuil.Depuis quelques années, il s’est surtout occupé d’affaires d’administration et de finance et s’est acquis l’estime et la confiance de ses concitoyens.Elu maire de Longueuil une première fois le 1er février 1935, il a été réélu par acclamation à ce poste le 1er février 1937.M.Pratt est membre de la Chambre de Commerce de Montréal, président de la Société St-Jean-Baptiste de Longueuil, président de l’Association Libérale du Comté Chambly-Rouville, directeur de l’Union des Municipalités de la Province de Québec, membre actif de la Société des Concerts Symphoniques de Montréal et membre du South Shore Board of Trade.Dr J.M.Longliu Maire de Laprairie | C’est à Laprairie que naquit le docteur J.-M.Longtin, du mariage de Siméon Abraham Longtin, lui-même médecin, et d’Emma Bourassa.Après avoir terminé son cours classique au collège de Ste-Marie de Monnoir, il entra à l’Université de Montréal, pour y faire ses études médicales et, en 1905, il était admis avec la plus grande distinction à la pratique de sa profession.11 se rendit ensuite à Paris où, durant trois ans, il poursuivit ses études dans les grands hôpitaux et sous les maîtres les plus fameux de la science médicale.Il revint au Canada en 1908 et s’établit à Laprairie où il n’a cessé d’exercer sa profession avec le plus grand succès.Le Dr Longtin est maire de la ville de Laprairie depuis au delà de 25 ans, ayant été élu pour la première fois en 1912.Sous sa longue administration ont été municipalisés nombre de services très importants qui font de cette ville, l’une des plus coquettes de la province.Se consacrant tout entier au soin de sa nombreuse clientèle, le docteur Longtin a toujours refusé de se laisser porter candidat, soit au fédéral, soit au provincial.11 fut pendant plusieurs années président de la commission scolaire de Laprairie et aussi marguillier de la paroisse de Laprairie.Le Dr Longtin est Chevalier de Colomb et membre du Cercle Universitaire de Montréal.Il est célibataire et libéral en politique.Le Dr Joseph-Willie Robidoux M.Paul Pratt mm Le Dr J.-M.Longtin 10 DÉCEMBRE 1937 I/or g ne électrique orthern-Hammond Une nouveauté dans le domaine des appareils électro-sonores.une révolution dans la construction d’un ¦ Au cours des dernières cinquante-cinq années, la compagnie Northern Electric s’est adroitement ingéniée à répandre et à perfectionner toute une variété d’appareils et d’installations destinés à la transmission ou à la reproduction des sons.Citons entre autres: le téléphone, la transmission radiophonique, les installations de haut-parleurs, le cinéma parlant, la radio-police, la radio-avion, les postes de réception.Et voici le dernier venu de cette famille d’instruments sonores: c’est l’orgue N orthern-Hammond.Instrument tout à fait nouveau dans le domaine de la musique contemporaine, l’orgue Northern-Hammond est fabriqué à Montréal, aux usines de la compagnie.Il présente extérieurement les mêmes pièces que l’orgue à vent ordinaire.Ainsi le Northern-Hammond possède-t-il les touches, les jeux, le clavier et le pédalier de l’orgue à vent traditionnel et il se joue suivant la même technique.Comme timbre les deux instruments sont absolument semblables et leurs possibilités dans ce domaine sont également riches.Toutefois, il y a une différence absolue dans la production de ces timbres ainsi que de leurs tons et dans la façon de les transmettre.Dans l’orgue à vent, ceux-ci sont produits par la pression de l’air vibrant à l’intérieur des tuyaux, des anches ou par d’autres médiums vibratoires.Dans le Northern-Hammond, ce sont des impulsions électriques qui les créent.C’est ce M.Paul Doyon, de Montréal, organiste aveugle d’une grande réputation, à la console d’un Orgue Northern-Hammond.M.Doyon a donné il y a quelque temps, sur un Orgue Northern-Hammond, dans l’église de la paroisse de Saint-Bruno, un récital qui a réuni un très vaste auditoire.des plus anciens instruments de musique.qui explique que l’orgue Northern-Hammond soit libéré de ces énormes structures qui d’ordinaire accompagnent tous les orgues.Il n’occupe pas plus d’espace qu’un de ces petits pianos modernes, genre clavecin et il est d’installation presque aussi simple, ce qui permet aujourd’hui l’audition de la musique d’orgue à la maison.Il ne comporte qu’un clavier simple ou multiple ainsi qu’un buffet sonore, le clavier pesant à peine 300 livres et le buffet présentant l’apparence d’une simple pièce d’ameublement.Par l’addition d’amplificateurs et de cabinets de tonalité appropriés, le volume du son peut-être accru indéfiniment, sans préjudice à la qualité tonale.C’est ainsi qu’on a pu utiliser cet instrument avec succès dans de vastes réunions religieuses.D’autre part, son isolement étant très simple, il peut servir à des récitals d’orgue, en toutes sortes d’endroits et à quelques instants d’avis.Ses [dimensions, cependant, n’ont aucune influence sur ses possibilités.La puissance de son crescendo, par exemple, est à peu près équivalente à trois fois celle de tout autre orgue et, inversement, son decrescendo peut produire un murmure si faible qu’il est à peine perceptible, bien plus doux que ne le pourrait donner un autre orgue.Son échelle de tons est pratiquement illimitée, en tout cas, de beaucoup supérieure à celle de n’importe quel orgue.¦ La création de sons musicaux par l’électricité n’offre en soi rien de nouveau, mais ce que l’orgue Northern - Hammond présente de nouveau, c’est la façon dont ces sons sont produits, et c’est là l’œuvre intégrale de son inventeur, Laurens Hammond.Une fois accomplie, la découverte paraît toute simple.Cette découverte de Hammond a été saluée comme la plus importante contribution dans le domaine de la REVUE DU QUÉBEC INDUSTRIEL musique depuis cent ans, non pas tant à cause du procédé de production des divers timbres, qu’à cause de la façon avec laquelle elle permet de créer différentes qualités de tons.Dans tout autre instrument de musique, ce qui détermine la qualité du ton, ce sont ses dimensions, sa forme, le matériel dont il est fabriqué.Le problème d’importance qui occupe le facteur d’un instrument, c’est l’élimination des harmoniques discordants.Ce qui fait la beauté du son d’un Stradivarius, par exemple, est l’absence quasi complète de ces sons accessoires et indésirables, cela, dû à un secret de construction aujourd’hui perdu.Dans l’orgue Northern-Hammond, l’organiste peut maîtriser à son gré ces harmoniques et les faire servir à la création de presque tous les tons et nuances qu’il désire, en même temps qu’il peut faire ressortir ceux qu’il trouve particulièrement agréables.Ce sont justement et les différences et les ressemblances que présente vis-à-vis de l’orgue ordinaire à vent, l’orgue Northern-Hammond, qui l’ont rendu si rapidement populaire.Les musiciens et les compositeurs y voient des possibilités d’explorer tout un champ nouveau de la musique, grâce à l’obtention de tons et de nuances jamais rendus auparavant.Pour les églises, c’est enfin la solution du problème de pouvoir avoir de la musique d’orgue à prix modique.La modicité du coût, jointe aux facilités de transport et d’installation, permet aussi de faire entrer, pour la première fois, l’orgue dans une maison de moyennes dimensions.D’autre part, à cause de la possibilité qu’il offre au musicien d’exprimer sa personnalité, de créer des tons nouveaux au lieu de se voir astreint au manque de souplesse du piano, par exemple, les professeurs de musique estiment que, comme instrument de famille, il permettra une plus grande compréhension, un savoir plus approfondi et une meilleure appréciation de la musique.Ils prévoient un retour du goût pour la musique d’orgue à la maison et à l’église, ces deux facteurs d’importance dans la vie du peuple canadien-français.il M.O.Edouard Sarault, le jeune ingénieur canadien-français qui a conçu et réalisé les amplificateurs spéciaux employés avec l’Orgue Northern-Hammond, a d’abord étudié au Mont St-Louis, puis a gradué à l’Université McGill avec le titre de “bachelor of engineering”.Il entra au service de la Compagnie Northern Electric en 1934, comme ingénieur pour la section des Produits spéciaux, où il s’occupa toujours très activement de travaux de développement.Il vient maintenant d’être nommé, par la Société Radio-Canada, ingénieur en charge du nouveau poste émetteur de 50 kilowatts que celle-ci a fait construire à Verchères, P.Q., et incidemment un produit Northern Electric.M.G.E.Sarault, Northern Electric Co.Ltd.Doux villes importantes «lu ltielielieu — St-Jean et Sorel (Suite de la page J,) pour dynamiter.Les engrais chimiques, superphosphates et autres nous viennent également de cette usine de Belœil.Descendons encore le Richelieu et' nous voilà bientôt à Sorel, jolie ville de 11,000 habitants, située au confluent du Richelieu et du St-Laurent.Datant des premiers temps de la Nouvelle-France, Sorel s’est toujours intéressée aux industries maritimes et celles-ci y tiennent encore le premier rang.Les Consolidated Marine Companies, développement de ce qui était d’abord les Chantiers Manseau Ltée, sont un groupe d’industries des plus importantes au pays.Capables d’entreprendre et de mener à bonne fin toute une variété de travaux de draguage et de construction maritime dans toutes les parties du monde, elles réunissent sous leur égide les Chantiers Manseau Ltée, les Ateliers Mécaniques de Sorel Ltée, les Fonderies d’Acier de Sorel et la General Dredging Contractors Ltd.Ce groupe d’industries a fait de par le pays et même à l’étranger, des travaux d’importance considérable, tels le creusage du St-Laurent, des ports de Montréal, Trois-Rivières, etc., et même l’érection de barrages, l’installation d’équipement minier, etc.Et c’est tout à l’honneur d’un de nos compatriotes, M.Jos.Simard, d’avoir su développer et diriger avec autant de succès, une entreprise de cette envergure.La vallée du Richelieu est en somme fort bien partagée.A une extrémité, la ville de St-Jean avec ses 13,000 habitants, peut être fière du grand nombre et de la diversité de ses industries.C’est une preuve éloquente de la confiance que les industriels ont dans les ouvriers de St-Jean.A l’autre extrémité c’est Sorel, port important avec élévateur à grain et chantiers navals de premier rang.Toutes deux établies en des sites très accessibles, avec la moitié de la population de la province à moins de 50 milles de leurs portes, soutenues par la politique généreuse de leurs administrateurs à l’égard des industriels, elles ne peuvent manquer de continuer à se développer.Saint-Jean et la vallée flu ltielielieu (Suite de la page 7) elle eut à défendre le fort de Verchères pendant huit jours contre les Iroquois.Un monument du sculpteur Philippe Hébert commémore ce fait d’armes.Verchères est aussi la patrie de Ludger Duvernay, fondateur de la Société Saint-Jean-Baptiste, et de Calixa Lavallée, auteur de l’hymne national “O Canada”. CONVIENT POUR TOUTES LES EGLISES À *• mm PRIX À COMPTER DE M995 À MONTRÉAL Plus de 1000 églises ont déjà l’Orgue Hammond .Ce serait une belle acquisition pour la vôtre.L'église paroissiale de Si-Bruno où, le 24 octobre 1937, Sa Grandeur l'évêque de Sl-Jean, bénit un nouvel Orgue Northern-HammoncT noRTHERn-Hnmmono Un dignitaire ecclésiastique dit : Je veux que vous sachiez que les archevêques ont été enchantés.” Rachmaninoff dit : "Il faut que j'écrive de la musique pour cet instrument.” L’Orgue Northern-Hammond assure déjà à plus de 1000 églises, dont plusieurs au Canada, une musique religieuse plus belle et plus édifiante.Ses accents merveilleux proviennent d’impulsions électriques et non pas d’anches ni de tuyaux.C’est l’orgue pratique pour grandes et petites paroisses.N’étant pas affecté par I humidité, la chaleur ou le froid, il ne peut se désaccorder.Demandez des renseignements plus complets.LA C O M PAG N I E Northern ¦ Electric IIM ITEE UN SERVICE NATIONAL ELECTRIQUE ST.JEAN HALIFAX QUEBEC SHERBROOKE MONTREAL OTTAWA TORONTO HAMILTON LONDON KIRKLAND LAKE PORT ARTHUR REGINA EDMONTON VANCOUVER WINDSOR SUDBURY WINNIPEG CALGARY VERNON VICTORIA
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