Revue du Québec industriel /, 1 janvier 1938, Printemps
I Revue du Montréal 3ème partie Québec Industriel Vol.ill Numéro du printemps NORTHERN ELECTRIC COMPANY LIMITED No 1 Photo C.P.R.S’il revenait aujourd’hui sur le Mont Royal, Jacques Cartier verrait un spectacle bien différent de celui qu’il aperçut il y a quatre siècles.Une cité immense a remplacé la forêt qui couvrait alors les rives du grand fleuve.-T*, ^ éæjfi v ¦ — ' rftj,jAfefjj lÉ If Publiée par la Compagnie Northern Electric Limitée Québec MONTRÉAL Sherbrooke NUMÉRO DU PRINTEMPS tCMC r* ** •*Sr * #» '\yt& * s* ^ Photo C.P.R Au printemps, /es pelouses de Vile Ste-Hélène se couvrent de fleurs, comme au temps où Maisonneuve dirigeait les destinées de Ville-Marie.Avant-propos ¦ Dans ce numéro, le premier de l’année 1938, nous traitons de nouveau de la ville dont l’histoire et le développement industriel pourraient fort bien faire le sujet de plusieurs livraisons de cette publication.Déjà, dans deux numéros de La Revue, nous avons parlé de Montréal, métropole du Canada et deuxième ville française du monde.Nous avons traité des industries qui écoulent surtout leurs produits au Droits réservés 1938.pays et de celles dont les affaires d’exportation sont liées au développement du vaste port de Montréal.Nous parlerons maintenant du groupe très important des industries textiles.Comme par le passé, nous n’insistons guère dans ces pages sur le rôle joué par la Northern Electric; sur ses progrès, qui ont marché de pair avec ceux de Montréal et de la province tout entière.Toutefois, nous croyons que l’appréciation du public pour l’œuvre de la Northern Electric démontre amplement que nous sommes reconnus comme une importante organisation provinciale et que notre histoire s’identifie avec celle du développement industriel du Québec.£ Président. REVUE DU QUÉBEC INDUSTRIEL 3 1/Industrie du Vêtement à Montréal Elle procure du travail à plus de 25,000 personnes par Yvon-K.Tassé.I.C.¦ Il n’y a pas d’industrie plus importante à Montréal que celle du vêtement.Tant pour la valeur de la production que pour le nombre d’employés ou pour la quantité d’établissements, elle occupe la première place et bien haut la main.Plus du quart des personnes employées dans les usines de la ville le sont dans celles du vêtement, plus du quart de la production manufacturière de la cité vient de ces établissements et plus du tiers des manufactures de la ville se rangent sous la classification: industrie du vêtement.Bien plus, elle occupe plus de 60% des femmes de la ville travaillant dans l’industrie.Répartis de par toute la ville, les quelque 1000 établissements qui la composent donnent de l’emploi à près de 25000 personnes, nombre qui n’a pas diminué proportionnellement aux autres industries pendant la dépression, mais qui s’en est tiré sensiblement augmenté.L’industrie du vêtement, on se l’imagine facilement, se divise en de nombreuses sections.On pourrait Photo C.P.R.la décrire en suivant le processus de fabrication des vêtements, c’est-à-dire depuis le moulin qui file le coton, la laine ou la soie, passant par celui qui les tisse, puis les nettoie, les teint, les taille et eD fait les divers vêtements que nous portons, jusqu’à ceux qui laveront ou nettoieront ces vêtements pour les garder en aussi bonne condition qu’au début.Ce serait certes une classification intéressante mais où manqueraient certains chaînons qu’on ne trouve pas à Montréal et qui ne ferait pas ressortir si bien l’importance de chaque groupe parmi les industries montréalaises.Nous adopterons plutôt une division par produits et nous les classifierons par ordre d’importance à Montréal.Au premier plan, et ce, au premier plan de toutes les industries de Montréal, vient la confection pour femmes et enfants.Répartie entre 305 établissements, elle emploie plus de dix mille personnes et la valeur brute de ses produits touche les $32 millions.C’est pratiquement toute la production de la province de Québec pour femmes et enfants, et elle représente les 3/5 de la production du Canada.Le rival le plus proche de Montréal est Toronto mais cette ville devrait doubler sa production avant d’égaler celle de Montréal.Les produits de ce groupe sont avant tout des manteaux avec ou sans fourrures puis des robes de soie ou autre matériel.Exemple de support mutuel, ce groupe emploie surtout des femmes dans ses ateliers.La grande majorité des établissements sont petits, occupant moins de 50 personnes chacun, mais on rencontre quelques grandes usines employant plusieurs centaines de personnes, entre autres, D’Allaird Mfg.Co.sur la rue Laurier, Canadian Waist Co.Ltd sur la rue de l’Hôtel de Ville, Ideal Dress Co.Ltd sur la rue St-Laurent et quelques autres.La deuxième place parmi les industries du vêtement doit naturellement appartenir aux messieurs.La con- Vueprise d’un avion et montrant le quartier le plus important de la métropole du Canada.sssmi 4 NUMÉRO DU PRINTEMPS £a rue Ste-Catherine en regardant vers l’ouest.C’est l’artère principale de Montréal, le long de laquelle sont établis les plus grands magasins.fection pour hommes occupe le quatrième rang parmi les industries de la cité et ses quelque trois mille deux cents employés produisent pour plus de six millions de dollars d’habits de laine et de manteaux.Là encore, Montréal est à l’avant-scène, produisant près de la moitié du Canada.Toute la province produit plus de 60% du Canada.Dans ce groupe, les établissements sont moins nombreux, près d’une centaine, mais plus importants.Nous ne mentionnerons que Crown Pant & Sportwear Co., rue Ste-Catherine ouest, The T.Eaton Co.Ltd, rue Bleury, The Freedman Co., rue Ste-Catherine ouest et Society Brand Clothes, rue Atlantic à Outremont.C’est avec plaisir que nous voyons les deux groupes ci-dessus, aidés par les établissements des autres provinces, suffire pratiquement à la consommation canadienne.Il y a en effet très peu d’importation de vêtements tout faits pour hommes ou pour femmes.Un seul item déroge à cette loi, les mouchoirs.Pourquoi?Nous ne pouvons le comprendre, mais c’est un fait que presque tous les mouchoirs dont se servent les Canadiens viennent de l’étranger.En troisième place, la 12ème parmi les industries de la ville, viennent les filés et tissus de coton.Cette fois la production est concentrée dans quatre établissements, ceux de la Dominion Textile Co.Ltd, appelés Colonial Branch, rue St-Ambroise, Hochelaga Branch, rue Notre-Dame est, Merchants Branch, rue St-Ambroise et Mount Royal Branch, rue St-Patrick.C’est la plus grosse entreprise du genre au Canada et nous sommes heureux de constater que plus de 90% de ses actions sont détenues au Canada.Fondée en 1905 par le merger de plusieurs compagnies, elle produit toute une variété de tissus de coton écru ou teint qu’elle vend aux manufacturiers de chemises, salopettes, etc.De nombreuses autres usines du groupe filés et tissus de coton sont situées dans la province de Québec et leur production arrive au joli total de $42 millions, soit 70% de la production canadienne.La quatrième place est occupée par la mercerie pour hommes.Ce sont des manufactures de chemises, salopettes et cravates.Encore là Montréal et la province de Québec sont à l’avant, cette dernière produisant près de la moitié du Canada tandis que Montréal fournit plus du quart.Les établissements sont assez considérables et emploient plusieurs centaines d’ouvriers.En tête viennent Canadian Converters Co.Ltd., rue Lagauchetière, Tooke Bros.Ltd., rue De Courcelles et Union Overall Mfg.Reg., rue Papineau.A nouveau dans ce groupe d’industries, la production canadienne suffit à la consommation et les importations sont insignifiantes.Suit le groupe des objets en fourrure.On sera sans doute étonné d'apprendre que sa production dans tout le Canada ne dépasse pas $12 millions par année après avoir souvent lu que le Canada était une importante source d’approvisionnement de fourrure pour l’univers.L’explication vient du fait que notre production de manteaux de fourrures est pour la consommation domestique et que la grande majorité de nos exportations de fourrures consiste en peaux vertes ou traitées mais non finies sous forme de manteaux ou autre vêtement.Ces peaux sont vendues à l’encan de fourrures qui se tient chaque année, à Montréal depuis 1920, donnant ainsi à notre ville une importance internationale comme centre de fourrures.Une autre surprise nous est réservée.Sait-on quel est l’animal dont la fourrure est la plus employée au Canada?C’est le lapin.Traitée et teinte, elle prendra sans doute toutes sortes de noms mais il n’en demeure pas moins que la moitié des peaux tannées au Canada sont des peaux de lapin.{Suite à la page 9) REVUE DU QUÉBEC INDUSTRIEL 5 Montréal 1938 La bourgade fondée par Maisonneuve est devenue la métropole du Canada et la deuxième ville française du monde par «loan Limoges ¦ A son deuxième voyage au Canada, Jacques Cartier remonta le fleuve Saint-Laurent jusqu’à la bourgade de Hochelaga, bâtie au pied d’une montagne qu’il nomma mont Royal, après s’y être rendu en compagnie de ses gens et d’un grand concours de sauvages.De cette montagne, Cartier ne vit que le village indien, une cinquantaine de maisons entourées d’une triple palissade en bois et, tout autour, des prairies et des champs de maïs.Cela se passait en 1535.Quand, soixante-quinze ans plus tard, Champlain vint à Montréal, ce village sauvage qui comptait plusieurs milliers d’habitants avait complètement disparu.Au mois de janvier 1643, huit mois après qu’il eût fondé Villemarie, M.de Maisonneuve se rendit à la montagne, accompagné des colons de la ville nouvelle, pour y ériger une Haut: Le Château de Ramezay, qui servit de résidence aux gouverneurs de Montréal sous le régime français, est aujourd’hui un musée où ont été réunies de précieuses reliques du passé.Bas: Le Marché Bonsecours présente un spectacle pittoresque et varié les jours de marché, alors que les cultivateurs des environs viennent offrir leurs produits à la population de la ville.Photos c.p.R.ï mm v ¦ • yjatSM* BÜ* ii grande croix de bois qui devait, nous apprend l’historien Camille Bertrand, marquer un lieu de pèlerinage.Non loin de la haute croix métallique construite voici quelques années, à l’endroit où le fondateur de Montréal planta la sienne, s’arrondit en hémicycle le belvédère du mont Royal.Est-il permis d’imaginer à cet endroit la rencontre de Cartier et de Maisonneuve et de se les représenter, appuyés côte à côte, au parapet du rond-point, par un beau dimanche après-midi de l’an 1938, sous un ciel de bleue porcelaine.Derrière eux se presse la foule des promeneurs du dimanche.Devant eux, c’est la ville que l’un a découverte et que l’autre a fondée et que tous deux regardent avec des yeux émerveillés.Se peut-il que, du grain de senevé ait germé pareille moisson?Buste de Jacques Cartier érigé sur le pont gigantesque qui relie Montréal à la rive sud du Saint-Le urent.Il fut offert par la France pour honorer la mémoire du découvreur du Canada.Photo C.P.R.JACOUES CARTIER 1534 C#*Cltosrj ?rrtPT FRANCE SIPTEMMt 1934 .ENTE MAIRE ¦vwci V 6 NUMÉRO DU PRINTEMPS Comment, du village indigène, cette ville industrielle, commerciale et chrétienne est-elle sortie?On peut, en donnant libre cours à son imagination, mais sans perdre pour cela de vue la vérité historique, ni la psychologie des deux célèbres interlocuteurs, supposer que Cartier s’intéresse davantage au progrès industriel et en particulier au spectacle vraiment impressionnant qu’offre à certaines époques de l’année le port de Montréal, tandis que Maisonneuve, le mystique chevalier de la Vierge, entreprend le calcul fantastique du nombre de clochers qui se dressent sous le ciel bleu.Cartier, en effet, était un homme pratique qui tout en plantant des croix et en évangélisant les sauvages, ne négligeait pas la traite des pelleteries.Mais, c’était surtout et pardessus tout un marin de grande envergure, versé dans tous les secrets de la navigation.Au temps de Cartier, les goélettes seules étaient en usage.Il a accompli à bord de minuscules voiliers de longs et périlleux voyages.On peut facilement se figurer l’admiration que lui inspire le port de Montréal avec ses dimensions spacieuses, ses élévateurs à grains et surtout ses innombrables paquebots.On a quelquefois surnommé Montréal la ville des églises.Si l’on doit juger de la piété de ses habitants au nombre prodigieux des clochers et des dômes qui surmontent ses églises catholiques et protestantes, des croix qui dominent ses chapelles, ses oratoires, ses collèges, ses couvents et ses institutions de charité, M.de Haut: Notre - Dame de Bonsecours, la petite église des marins à Montréal.Du haut de la tour, une statue de la Vierge tend les bras vers le port et semble bénir les navires qui partent pour les océans lointains.Centre: Intérieur de la petite chapelle située dans la partie supérieure de l’église.Bas: Intérieur de l’église Notre-Dame de Bonsecours.On remarque, suspendus dans la nef, de petits bateaux présentés comme ex-voto par des marins de différentes nationalités.Photos C.P.R.iUIMIIIIi iiiimim LM '.¦ - P ¦ , ,_._ .J g JJB* * **+ REVUE DU QUÉBEC INDUSTRIEL 7 Maisonneuve peut se déclarer satisfait.Il n’est donc pas téméraire de supposer que cette conversation échangée entre deux personnages, si intimement liés aux débuts de la métropole canadienne, se termine par des félicitations réciproques et bien méritées.Comme nous avons déjà publié deux articles* dans notre revue sur le Montréal d’autrefois, il est bien temps que nous nous occupions de celui d’aujourd’hui, du Montréal qui, dans quatre ans, célébrera le tricentenaire de sa fondation.Au recensement de 1929, sa population se chiffrait à 1,071,057 habitants, dont 695,069 de langue française.Montréal est par conséquent la deuxième ville française du monde.C’est aussi une ville cosmopolite.Quelques statistiques en donneront une idée plus précise.Le diocèse de Montréal comprend 114 paroisses et 4 dessertes, ces dernières ne servant que durant l’été.Sur ces paroisses il y en a 18 pour les catholiques de langue anglaise et deux pour les Italiens.Mais les Hongrois, les Syriens, les Ukraniens, les Tchécoslovaques, les Lithuaniens, les Polo- nais, les Allemands et les Chinois ont aussi la leur.Huit confessions protestantes y ont une ou plusieurs églises dont les adeptes sont d’origine anglaise, écossaise, allemande ou Scandinave.Les Juifs sont très nombreux.Ils ont leurs synagogues, leur hôpital et leurs institutions de charité.On compte à Montréal trois Corn* Revue du Québec Industriel — Juin — Juillet 1936, Vol.I, No 4.Janvier — Février 1937, Vol.II, No 1.Le Forum, centre sportif fameux où se les membres de la célèbre équipe de ) missions scolaires: catholique, protestante et juive.La Commission scolaire catholique a sous sa juridiction 226 écoles où 121,467 élèves se sont inscrits durant l’année scolaire 1934-1935.Les collèges classiques sont au nombre de sept.L’enseignement secondaire non-catholique se donne au Lower Canada College et dans les High Schools.L’Université de Montréal, indépendante de l’Université Laval de Québec depuis 1920, comprend sept Facultés et deux Ecoles, sans compter les écoles affiliées ou annexées.L’Université McGill a six Facultés et quatre Ecoles affiliées.Si Montréal est une ville industrielle, c’est davantage, et surtout grâce à son port, une cité commerciale.“Montréal, écrit M.Raymond Tanghe, détient le record d’être le port de mer le plus éloigné de la mer; en le quittant, il faut naviguer 1,000 milles avant d’atteindre l’Océan, et cette distance constitue à la fois un avantage et un désavantage.L’avantage découle du fait qu’il est à l’intérieur des terres le point le plus avancé où la navigation océanique reste un mode de transport économique.” Parmi les plus sérieux désavantages, mentionnons le fait que la navigation n’est possible que sept mois par année et l’existence des chenaux qui rendent plus grands les dangers d’échouage ou de collision que si le navire prenait la haute mer en quittant le port.Il va sans dire, d’ailleurs, que toutes les précautions possibles sont prises pour éviter de semblables accidents.Le port a huit milles et demi de longueur.Il t illustrés maintes fois key, “Les Canadiens” Photo C.P.R.peut abriter en même temps 125 vaisseaux, c’est-à-dire toute une flotte.Le port n’étant ouvert qu’une partie de l’année, un outillage perfectionné s’efforce de compenser à la brièveté de la saison de navigation.C’est pourquoi on a installé trois grands élévateurs à grains.Lorsqu’ils fonctionnent ensemble, ils peuvent charger 265,000 boisseaux à l’heure et recevoir, en même temps, 140,000 boisseaux.Montréal offre aussi toutes les facilités qu’on puisse désirer pour l’approvisionnement du charbon.Selon M.Tanghe, “deux obstacles influèrent sur l’orientation des rues: la Montagne et l’étendue marécageuse entre Verdun et Lachine, où passent le Canal de Lachine ainsi que diverses lignes de chemin de fer.La Montagne est maintenant encerclée par l’agglomération.Outremont, Notre-Dame de Grâce, s’agrippent à ses flancs jusqu’à l'extrême limite permise par les; règlements municipaux.Quant au second obstacle, après avoir longtemps refoulé les habitations vers le fleuve, il a été petit à petit surmonté et s’est couvert de grandes usines, fonderies, chantiers de constructions métallurgiques auxquels le bon marché d’un terrain difficilement utilisable pour d’autres fins permet de s’installer.” Le quartier où s’installèrent jadis les premiers colons de Ville-Marie est encore le plus peuplé, mais seulement durant le jour.Ce n’est plus un quartier de résidence.C’est là qu’on tfouve l’Hôtel - de - Ville, le Palais de Justice, l’Hôtel des Postes, le siège social des banques, les magasins de gros, les bureaux des avocats et des financiers.L’urbanisme n’a guère fait de progrès et on a eu tort de ne pas suivre m inn Il 1ÏIÏÏ m mu » ¦«! s; ; liHÜiilij -SB* s NUMÉRO DU PRINTEMPS quelques-unes des excellentes suggestions faites, voilà maintenant un quart de siècle, par l’honorable J.-A.Nantel dans son livre intitulé: la Métropole de demain.Cependant, la Commission Métropolitaine ne reste pas inactive de sorte que, de ce côté aussi, il y a de l’espoir.La nouvelle architecture en faveur pour nos édifices publics, tend à donner à Montréal l’aspect d’une cité américaine.Par ailleurs, la construction et l’alignement des cités-jardins qui s’échelonnent depuis le fleuve jusqu’aux flancs du Mont-Royal, rappellent plutôt la meilleure tradition anglaise.Les villas escaladent la montagne, les autos s’en rapprochent de plus en plus et le tramway du chemin Shakespeare nous conduit à son sommet sur lequel un immense chalet-restaurant a été construit.L’on regrette cette invasion tout en se l’expliquant, car le Mont-Royal est pour la population de Montréal un lieu de promenade unique au monde, surtout à cause de sa proximité.En outre, ne craignons pas de le dire, de l’Observatoire du Mont-Royal et de celui de Westmount on a, par un Cette grosse pierre, que l’on voit rue Sherbrooke, près de la rue Metcalfe, marque le site du village indien d’Ho-chelaga visité par Jacques Cartier en 1535.Il comptait 50 grandes maisons logeant chacune plusieurs familles qui vivaient de la culture et de la pêche.Photo C.P.R.tL m r mm * HR SMBkj - temps clair, une vue qui, pour la beauté, ne le cède en rien à celle que l’on peut contempler de la colline de Fiesole et qui s’étend sur Florence et toute la vallée de l’Arno, pas plus qu’à celle de Grenade admirée des hauteurs de 1’Alhambra.On peut alors apercevoir les ponts nombreux qui joignent l’île de Montréal au reste de la province de Québec.Ces ponts sont au nombre de treize.Rs mériteraient une étude spéciale, car quelques-uns sont fort beaux.Contentons-nous de dire que huit d’entre eux sont à la disposition du public voyageur et que les cinq autres appartiennent aux compagnies de chemins de fer.Ce sont les ponts: Charlemagne, Victoria, Jacques - Cartier, Caughnawaga, Honoré-Mercier, île Bizard, Sainte-Geneviève, Viau, Car-tierville, les trois ponts de Sainte-Anne de Bellevue et celui qui franchît la rivière des Prairies entre Bordeaux et Laval-des-Rapides.Au point de vue administratif la ville de Montréal est régie par un Conseil composé du maire et des trente-cinq conseillers ou échevins qui représentent les trente-cinq quartiers de la métropole.Depuis le début du XXe siècle, nous assistons à un mouvement de concentration.Entre le début du siècle et l’année de la crise, on a beaucoup construit à Montréal et nous ne pouvons espérer tout nommer en un si court espace.Parmi les plus heureuses initiatives signalons: l’Institut du Radium, l’Institut Neurologique de McGill, l’organisation du Jardin Botanique de Maisonneuve, la construction d’églises (au premier rang desquelles il faut placer l’Oratoire Saint-Joseph), d’hôpitaux, de maisons d’éducation, de marchés, de tunnels, de viaducs, d’un second Palais de Justice, d’hôtels, de banques, de l’immeuble de la Compagnie du Téléphone, de la gare Jean-Talon et l’installation de la centrale des avertisseurs d’incendie qui fonctionne au parc Jeanne-Mance.En voilà assez, il nous semble pour donner de Montréal, ville cosmopolite, port de mer, cité commerçante et industrielle, une idée suffisante de son importance actuelle.LA TERRA DE HOCHEIAGA NELLA NOVA FRANCIA- y »r h A* fomAcOiTerriMochrbri.• hniifiafipiIt.tWiiilbpau D 064,1 Kl 1b4iii.E.Lukeev Aelli uû Jel FU .4 JAw b» F.V nj 4rl!e 4*0 Atfcfe 4ctU t.lli cimiAcQ* ani ,
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