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Titre :
Revue du Québec industriel /
Publiée par la compagnie Northern Electric de 1936 à 1941, la Revue du Québec industriel accorde une place centrale à la question de la production électrique et traite du développement industriel et commercial québécois sans pour autant négliger l'aspect historique du sujet.
Éditeur :
  • Montréal ; Québec :la Compagnie,1936-1940
Contenu spécifique :
Régiments du Canada français
Genre spécifique :
  • Revues
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Successeur :
  • Revue du Québec
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Références

Revue du Québec industriel /, 1941, Collections de BAnQ.

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.« ***** "• Régiments du Canada français NORTHERN ELECTRIC COMPANY LIMITED Vol.VI No.1 i ^’•rT ** - r- ^ ^v- * ' ” n mim.• un ¦«»»»* i i- • III »> v ni mm * *.' «I ¦¦ ; i wt > v.'¦ ».V, t1 Le Royal 22ème Régiment fut chargé, en avril 1940, de garder le palais de Buckingham, résidence officielle de nos souverains à Londres.On voit ici le détachement des gardes pénétrant dans la cour spacieuse du palais.** COMPAGNIE NORTHERN ELECTRIC LIMITÉE Avant- propos Ce numéro de La Revue du Quebec est l’un de ceux dont la présentation nous inspire le plus de fierté.Nous y esquissons la glorieuse histoire militaire des Canadiens français, depuis la venue des premiers colons sur les bords du St-Laurent; nous signalons la part considérable qu’ils prennent dans la lutte qui se livre en ce moment pour la liberté et Vhumanité et nous faisons l’historique de quelques-uns de nos régiments les plus en vue.Nous désirons remercier ici les autorités militaires de cette province pour les renseignements indispensables qu’elles ont bien voulu nous fournir en vue de la préparation de ce numéro.Non seulement nous ont-elles accordé sans hésiter la permission de publier celui-ci, mais elles ont mis à notre disposition une documentation que nous n’aurions pu obtenir d’aucune autre source.1 ceux qui nous ont accordé si aimablement leur coopération, nous exprimons nos remerciements les plus sincères.Nous osons croire que le lecteur voudra conserver ces quelques pages, qui rappellent le passé glorieux de notre province et qui signalent la participation libre et généreuse de ses fils à la défense de l’Empire.Depuis son organisation en 1882, la Compagnie Northern Electric Limitée a toujours été bien représentée, par ceux de ses employés qui ont volontairement offert leurs services, dans les différentes campagnes militaires auxquelles le Canada a pris part.La Compagnie s’est toujours engagée à réintégrer ces employés dans leurs positions, à leur retour de la guerre, et elle n’a jamais hésité à secourir financièrement les dépendants de ceux qui s’enrôlent dans l’armée.A l’heure actuelle, plus de 800 employés de la Compagnie font partie de différentes unités de l’armée active canadienne, tandis qu’un grand nombre d’autres appartiennent à la réserve, servent dans le C.P.C.ou s’occupent d’autre travail de guerre.Nous comptons parmi les membres de notre personnel au Canada plus de 400 employés qui sont membres de la Légion canadienne, Ligue du Service Impérial Britannique, ayant servi dans la Grande Guerre 1914-18.A Montréal seulement, il y en a plus de 200 qui forment la section Northern Electric No 37 de cette organisation de vétérans.D’autre part, vu le caractère même de son commerce, notre compagnie a pu, au cours de toute son histoire, coopérer étroitement avec le Canada dans son effort militaire.- ft Président Le lieutenant d'aviation Jean-Paul Desloges, qui s’est distingué dans plusieurs engagements avec les raiders allemands, est revenu au Canada après avoir été blessé outre-mer.Il est ici photographié au moment où il porte la parole à Montréal, devant un auditoire de plus de 1500 personnes, la plupart étudiants de l’Université de Montréal.Il a déclaré que les Canadiens français avaient toutes les qualités pour faire les meilleurs pilotes du monde.H*#* A iSkWfc mi.14 Le* photos Qui paraissent dan* ce numéro nous ont été gracieusement fournies par les autorités des districts militaires no 4 et no 5, le “Miller Services”.“La Patrie”, Blank and Stoller, S.Stanley.Droits réservés, 1941. REVUE DU QUÉBEC INDUSTRIEL 3 L’histoire militaire Robert de Rot/uobrunc des Lanadiens-français Des troupes canadiennes-françaises, commandées par le vaillant de Salaberry, s’immortalisèrent par leur bravoure à la mémorable bataille de Châteauguay livrée aux Américains en 1812 jKSfcf Jt • '* % /m* s.Les Canadiens-français sont un vieux peuple militaire.Ils ont tous des soldats parmi leurs ancêtres.La colonie fut peuplée jadis par des régiments venus de France.Et le fameux régiment de Carignan, envoyé par Louis XIV en 1665, reste le plus célèbre exemple de ce peuplement guerrier.La valeur des Canadiens comme soldats était si bien reconnue par les officiers français que l’un d’eux, M.de Surlaville, disait: “Au Canada, tout le monde est militaire”.L’esprit de la colonie était, en effet, tout militaire.Les prêtres eux-mêmes avaient souvent été soldats, comme le supérieur des Sulpiciens, Dollier de Cas-son, qui avait été officier sous le maréchal de Turenne.L’abbé Le Loutre fit la guerre en Acadie comme un véritable soldat.En 1690, le curé de la Rivière-Ouelle, à la tête de ses paroissiens, fit.le coup de feu contre les troupes de l’amiral Phipps et empêcha un débarquement.En 1759, l’abbé Robineau de Portneuf combattit également à la tête de ses paroissiens et fut tué en défendant le village de Saint-Joachim.Les Canadiens étaient soldats dès leur enfance.Il n’est pas rare de voir leurs états de services commencer à douze ans comme Hertel, à treize ans comme Dagneau d’Ouville.L’esprit militaire de la colonie était si général que les femmes elles-N ¦' mêmes se conduisirent souvent • |\'; en bons soldats comme Made- / ' lpine de Verchères, Catherine V4W' Primot ct Mme de Drucourt.f'M Les familles canadiennes n’é- y taient composées que de sol- dats comme les LeMoyne, les Hertel, les Ailleboust, les Le Gardeur, les Marin et tant d’autres plus obscures.Leurs actions sont plus ou moins oubliées, mais ces noms qui représentent le Canada militaire de jadis, symbolisent un extraordinaire passé d’héroïsme.La guerre a commencé pour les Canadiens-français avec les débuts de leur histoire.Guerre contre les Indiens et guerre contre les colonies anglaises.Et cette incessante guerre a duré cent cinquante ans, de 1608 à 1759.La guerre contre les Sauvages fut une lutte épique.Les premiers colons avaient un fusil accroché à leur charrue et, la nuit, des hommes veillaient derrière la palissade de fort.Et il arrivait parfois qu’un village fut surpris par les Indiens et que tous ses habitants fussent massacrés, comme à Lachine en 1689.Les plus célèbres combats des Canadiens contre les Indiens furent ceux des premiers habitants de Montréal.Et on ne saurait faire une histoire militaire des Canadiens-français sans mentionner des héros comme Maisonneuve, Lambert Closse, Dollard des Ormeaux, Charles LeMoyne.Les Canadiens étaient d’invétérés coureurs des bois et ils allaient faire la traite avec les plus lointaines tribus sauvages.Ces aventuriers ont ouvert un monde inconnu à la civilisation chrétienne et française.La Salle, Joliet, Saint-Lusson, Duluth, La Vérendrye furent de grands explorateurs.Il était naturel que la rivalité des deux colonies française et anglaise conduisît les deux peuples à se faire la guerre.Ils se la firent souvent, mais toujours avec honneur et loyauté.Et le comte de Frontenac, qui fut le plus constant ennemi des colonies anglaises, a été surnommé par un historien anglais: “The great, fighting governor”.Il encourageait les explorateurs et, sous son gouvernement, le Canada s’agrandit beaucoup.La Nouvelle-France encerclait.la Nouvelle-Angleterre.Cet impérialisme français était inquiétant pour les voisins.Mais lorsque l’ami- ral Phipps alla mettre le siège devant.Québec en 1690, il était trop tard pour empêcher une expansion que l’esprit, militaire de la population canadienne ne cessait de pousser.Si le roi de France avait alors compris la valeur du Canada, l’Amérique du Nord eut été française en cinquante ans.Frontenac repoussa les assauts des soldats de Phipps et.celui-ci dut abandonner ses projets de conquête.A cette occasion, tous les hommes de la colonie s’étaient réunis derrière les murs de la capitale menacée.L’attaque de sir William Phipps contre Québec fut vengée par les fréquentes et victorieuses expéditions des Canadiens contre les villes de frontière.A la tête de cinquante Canadiens, Hertel emporta d’assaut, en 1690, la place de Salmon-Falls, et son fils Hertel de Rouville fit de terribles incursions en Nouvelle-Angleterre en 1704.Cette existence avait, fait des Canadiens de merveilleux soldats.Aussi, étaient-ils partout.Lorsque LeMoyne de Bienville fonda la colonie de la Louisiane, il demanda des Canadiens.Iberville faisait des levées de Canadiens pour ses combats et ses conquêtes de la Baie d’Hudson, de Terre-Neuve et des 4 COMPAGNIE NORTHERN ELECTRIC LIMITÉE Antilles.Et le courage des Canadiens était si bien reconnu en France que le gouverneur marquis de La Galis-sonnière redoutait qu’ils n’entreprissent un jour une guerre d’indépendance.La création de Louisbourg fut un prétexte à combats sur terre et sur mer pour les Canadiens.Tout en cédant l’Acadie en 1713, le vieux Louis XIV s’était obstiné à conserver les rochers de File Royale qui gardaient l’entrée du golfe Saint-Laurent.Et sur ces rochers, il fit construire une ville forteresse qui coûta trente millions à la France.Le Roi-Soleil déclinant avait joué là un très mauvais tour aux Anglais et le gouverneur de New-York s’en rendit compte car il écrivit au duc de Newcastle: “Louisbourg est une épine au flanc de l’Angleterre”.Cette épine, les Anglais ne l’arrachèrent qu’après quarante-six ans de combats, deux sièges et une démolition totale de la forteresse canadienne.Ce que l’on appela en Europe “La Guerre de Sept Ans”, fut une guerre de vie ou de mort pour les Canadiens.Aussi leur bravoure et leur ingéniosité furent-elles magnifiques durant cette dramatique période.Mais le marquis de Montcalm et les officiers envoyés de France par Louis XV méprisaient ce qu’ils appelaient “la guerre à la canadienne”.Seul le chevalier de Lévis, grand capitaine et qui devait mourir maréchal de France, reconnaissait les qualités militaires des Canadiens-français.Et, à Carillon, il les appela à son secours.Au cours de cette défense du Canada, le régiment de la Colonie se fit toujours remarquer par son mordant au combat, sa tenue au feu et son ardeur à l’attaque.Composé uniquement de Canadiens-français, commandé par des officiers du Canada, le régiment de la Colonie combattit glorieusement avec les régiments de Béarn, de Languedoc, de Guyenne, de La Sarre, de la Reine, de Royal Roussillon.Des Canadiens tombèrent alors, nombreux, pour la défense de la patrie.Et à la dernière bataille, celle des Plaines d’Abraham, le 13 septembre 1759, alors que Montcalm était blessé mortellement, que Sennezer-gues et une foule d’officiers et de soldats de France étaient tués, Saint-Ours et un grand nombre de Canadiens-français donnaient aussi leur vie pour le Canada.Et plus tard, le dernier gouverneur français du Canada, le marquis de Vaudreuil, devait rendre un magnifique hommage à la bravoure des Canadiens-français en disant au roi: “Je les connais, il n’y a pas de peuple plus brave et plus loyal”.Cette bravoure et cette loyauté, les Canadiens-français allaient les mettre au service de l’Angleterre.Ils furent fidèles au roi George comme ils l’avaient été au roi Louis.“Sers le roi d’Angleterre comme j’ai servi le roi de France”, disait un vieil officier canadien à son fils.Cette parole est l’expression même du loyalisme canadien-français, loyalisme tout militaire qui repose sur le respect de la parole donnée et de la foi jurée.Pendant la Guerre d’indépendance Américaine, les Anglais allaient mesurer cette loyauté.Le gouverneur Carleton fit appel aux Canadiens-français pour défendre le pays.Et, sauf un très petit nombre de partisans de la cause américaine, ils furent una- HP 1 Le Moyne d’Iberville est considéré à juste titre comme l’un des plus grands héros canadiens sous le régime français nimes dans leur loyalisme.Les appels de La Fayette ne réussirent même pas à l’entamer, et lorsque l’armée américaine mit le siège devant Québec, elle fut vaincue par les Canadiens-français.Les “habitants” décrochèrent leurs fusils et redevinrent soldats sous la conduite de chefs canadiens-français.Picoté de Beles-tre, à la’tête de quatre-vingts hommes de Montréal, reprit le fort Saint-Jean.Mais Montréal tomba aux mains des Américains.Le gouverneur sir Guy Carleton put s’enfuir grâce à trois Canadiens-français : Bou- chette, Tarieu de Lanau-dière et le chevalier de Niverville, et aller prendre la direction de la défense de Québec.Le 31 décembre 1775, Montgomery tenta de prendre la capitale d’assaut.Cinquante Canadiens-français, sous le commandement du capitaine Chabot et du lieutenant Picard, repoussèrent cette attaque pendant qu’un autre groupe de Canadiens-français s’opposaient aux troupes du colonel Arnold à Saint-Roch.Un soldat nommé Charland, véritable géant, se conduisit alors héroïquement.Les capitaines Marcoux et Dumas furent aussi parmi les héros de ce siège où le général Montgomery fut tué.Les Américains avaient perdu le Canada en ne prenant pas Québec.Par leur bravoure, les Canadiens-français venaient de conserver le pays au roi d’Angleterre.Et la capitale du Canada avait été défendue par les Canadiens-français sous Carleton en 1775 comme elle l’avait été sous Frontenac en 1690.En 1763, les milices avaient été maintenues, officiers et soldats recevant leur paye.Murray établit un Conseil Militaire.Cugnet et LaFontaine de Belcourt en furent nommés commissaire et procureur.Et la conspiration du chef indien Pontiac montra dès 1763 que les Canadiens-français entendaient être fidèles à leur nouvelle allégeance.Ils allèrent servir contre Pontiac, commandés par le major Desbergères de Rigau-ville, Juchereau Duchesnay, Saint-Ange de Bellerive et Godefroy Baby.Après la guerre américaine, les Canadiens-français s’enrôlèrent dans la milice, ou servirent dans les troupes anglaises.La Corne de Saint-Luc qui avait été officier sous Montcalm et Lévis, fut colonel sous Carleton et Burgoyne.Fleury d’Eschambault fut nommé par lord Dorchester commandant de bataillons levés parmi les Canadiens-français et qui allèrent servir aux Antilles puis à Jersey.Pendant la Révolution française, des émissaires de la République tentèrent de créer des difficultés au Canada.Mais deux régiments furent levés, l'un composé d’Anglais et l’autre de Canadiens-Français.En 1807, le gouverneur Thomas Dunn fit appel aux Canadiens-français qui s’enrôlèrent “promptement et cordialement”, dit un document anglais.Ainsi les Canadiens-français faisaient-ils preuve du plus complet loyalisme depuis deux générations.Mais ils allaient donner un nouveau témoignage de leurs qualités militaires pendant la guerre de 1812.Les Américains avaient toujours considéré le Canada comme destiné à tomber un jour sous leur domination.L’Angleterre, engagée dans sa lutte contre Napoléon, leur parut négliger la défense de sa colonie.Et Thomas Jefferson déclare qu’une expédition contre le Canada ne serait qu’une marche militaire jusqu’à Québec.Le gouverneur sir George Prévost demanda à un Canadien-français qui REVUE DU QUÉBEC INDUSTRIEL £> avait servi dans l’armée anglaise, le major de Salaberry, de lever un régiment parmi ses compatriotes.Cette formation appelée “Les Voltigeurs” allait jouer le rôle le plus héroïque et, du point de vue militaire, le plus décisif.Il y a eu bien des combats durant cette guerre de 1812, mais aucun n’a eu l’importance de la bataille de Châteauguay.Car Salaberry et ses 900 Canadiens-français battirent complètement et repoussèrent le général américain Hampton et ses six mille hommes.La victoire de Châteauguay fut une victoire canadienne-française.Et ce brillant fait d’armes démontra que les Français du Canada n’avaient, ni perdu leurs qualités militaires ni oublié leur fidélité britannique.Au cours du XIXe siècle, les Canadiens-français n’eurent plus guère à intervenir pour défendre le drapeau anglais.Mais la guerre du Transvaal allait leur en donner l’occasion.Des Canadiens-français firent partie des premiers contingents commandés par le colonel Otter, et la première victime canadienne de la guerre Sud-Africaine fut le soldat Deslauriers qui mourut à bord du “Sardinian”.Des Canadiens-français allaient se distinguer durant cette campagne, notamment le colonel Lessard, plus tard major-général, comme commandant du 1er bataillon des Royal _____ Canadian Dragoons, le major J.A.G.Hudon et le capitaine H.A.Panet, officiers d’artillerie.A Mafeking, le 16 avril 1900, le major Hudon et le capitaine Panet manœuvrèrent si habilement que la bravoure et l’intelligence de ces deux officiers contribuèrent magnifiquement à battre les Boërs.L’Allemagne avait suivi la guerre du Transvaal avec grand intérêt et l’empereur Guillaume envoyait des télégrammes de sympathie au président Kruger.Mais c’est en 1914 que l’Angleterre allait faire connaissance avec la haine allemande dans toute sa profondeur.1914 fut la guerre pour le Canada comme pour l’Angleterre.Et l’histoire de l’armée canadienne au cours de ce conflit gigantesque est une des plus glorieuses pages de nos annales.Lorsque, en automne de 1914, la population de Saint-Nazaire, en Bretagne, assista au débarquement de deux mille soldats britanniques qui chantaient : “A la claire fontaine”, ce fut pour ces Français une surprise et une émotion incroyables.Ces soldats anglais, c’étaient les Canadiens-français.En combattant pour la France et l’Angleterre, ils se montraient dignes de leurs ancêtres de Carillon, des Plaines d’Abraham, de Québec et de Châteauguay.p-—'-oMJJs*.Wff Des Canadiens-français firent partie de beaucoup de formations, mais les 22e, 41e, 69e, 150e, 163e sont les noms historiques de régiments du Canada français.Et les noms de Gaudet, Tremblay, DesRosiers, Archambault, Barré, Dansereau, Vanier, Dubuc, LaFlèche, de Serres, Asselin, etc., méritent de passer à la postérité.Des officiers et de nombreux soldats appartinrent aussi à d’autres régiments où l’on rencontre les noms si français de Trudeau, Fiset, de Salaberry, Daigle, etc.Enfin il faut se Le capitaine J.4.Hudon, un des héros canadien-français de la guerre du Transvaal souvenir que les noms de A.V.Roy, Laviolette, de Varennes, Le Royer, Talbot Papineau, etc., sont ceux de glorieux morts.Tous ces Canadiens-français se sont magnifiquement battus pour la France et l’Angleterre.C’est que ceux qui s’engagèrent avaient la conviction d’aller défendre la civilisation contre la barbarie.LTn jeune intellectuel, Gustave Lanctôt, officier dans le 163e puis chargé de missions importantes, écrivit, du front, de magnifiques articles où il expliquait la position et le devoir des Canadiens-français.De même, Talbot Papineau, officier dans le Princesse Patricia, exposa son point de vue dans une “Lettre Ouverte”, demeurée célèbre.Ainsi, pour certains Canadiens-français, cette guerre fut une véritable croisade.On vit un jeune journaliste, Jean Chauvin, refusé à l’examen médical, s’en aller en France où il s’engagea dans la Légion étrangère.Blessé deux fois, il reçut la croix de guerre.A Courcelette, en 1916, à Vimy, en 1918, les Canadiens se sont conduits en chevaliers héroïques.Le 22e bataillon, sous le commandement du général Tremblay, se couvrit de gloire au mois d’août 1918 entre Arras et Cambrai, dans la bataille de la rivière Sensée.A Boiry-Becquerelle, le glorieux 22e soutint de terribles combats.A la défense d’Ypres et surtout à la bataille de Lengemarck-Saint-Julien, les Canadiens-français du 14e bataillon se battirent admirablement.A Lens, le 22e était de la bataille et aussi dans la grande offensive de Champagne.Tous les officiers de cet admirable régiment canadien-français furent tués ou blessés.Leurs exploits furent innombrables.Le 22 janvier 1915, le capitaine Georges Vanier et le soldat Rancourt rampaient jusqu’à un nid de mitrailleuses ennemies et les faisaient sauter.Glorieux mutilé, le capitaine Vanier est aujourd’hui lieutenant-colonel et a été ministre du Canada en France.Le major Talbot Papineau, les lieutenants Browne et Laviolette, les soldats Brunelle, Léger, de Blois, Lebrun se conduisirent en héros de légende.A Ypres, au premier contact avec l’ennemi, le commandant du 14e bataillon demanda des volontaires pour aller détruire un poste ennemi, et les cinq premiers hommes qui se présentèrent pour la dangereuse mission se nommaient Victor Hardy, T.Martin, Valin, A.Lacroix, E.de Long-champ, tous soldats canadiens-français.Enfin, ce sont des noms incontestablement canadiens-français que ceux du colonel J.E.de Hertel, commandant du 130e bataillon, et du général Panet.Et, lorsque le 11 novembre 1918, le clairon de l’armistice annonçait le long des tranchées de France que l’Allemagne était vaincue, les Canadiens-français pouvaient se dire avec un légitime orgueil qu’ils avaient glorieusement contribué à cette victoire.Aujourd’hui, la guerre a recommencé pour les Canadiens-français contre le même ennemi qu’il y a vingt-cinq ans.Beaucoup sont en Angleterre, prêts à la lutte contre l’adversaire de tous les sujets britanniques.La devise de la province de Québec est: “Je me souviens”.Cette fidélité du souvenir chez les Canadiens-français signifie qu’ils se rappellent le grand passé militaire de leur pays.Et elle signifie également qu’ils se souviennent que si la France leur a donné la vie, l’Angleterre leur a donné la liberté. C7 - il o l’Armée Active il 11 C a n a il a Les Canadiens-français ont amassé sous leurs drapeaux, au cours de quelques siècles d’histoire, une abondante moisson de lauriers, ainsi que le rappelle l’article précédent.Ils ont raison d’être fiers de leurs antécédents militaires, et ils savent s’en montrer dignes chaque fois que l’occasion de le faire se présente.Ils continuent de marcher sur les traces de leurs ancêtres et les régiments de notre Province se sont chargés, au cours de la guerre 1914-1918, d’ajouter de nouveaux fleurons à l’étendard du passé.Dès le début du présent conflit, les unités canadiennes-françaises étaient à leur poste, et la diligence avec laquelle elles ont répondu à l’appel qu’on leur a lancé n’est en somme qu’une nouvelle manifestation de l’esprit qui les anime.Plusieurs de ces unités jouissent déjà d’une juste célébrité et leurs noms figurent dans nos annales comme des symboles de dévouement, de courage et de patriotisme.Le Royal 22e, les Fusiliers Mont-Royal, le Régiment de Maisonneuve, les Fusiliers de Sherbrooke, le Régiment de Trois-Rivières et celui de la Chaudière méritent une mention spéciale.Chacune de ces unités de l’armée active canadienne a son histoire et ses titres de noblesse.Nous nous efforcerons de les rappeler dans les lignes qui suivent.Le “Royal 22e Régiment” n’est certes pas la plus ancienne des unités canadiennes-françaises, mais pour manifester sa valeur, il n’a pas attendu le nombre des années.Il s’est gagné au cours de la dernière grande guerre, le titre de “Glorieux Vingt-deuxième”, et les combattants de langue anglaise le désignaient sous le nom de “Fighting Twenty-Second”.C’est en effet au cours de l’automne de 1914 que cette unité prenait naissance.Le 22e Bataillon, ainsi qu’on l’appelait alors, fut organisé à Montréal, sous la direction du colonel Gaudet.Aussitôt que l’appel aux armes eut été lancé à travers le pays, des milliers de jeunes gens, issus de tous les milieux québécois, se présentèrent à son bureau de recrutement.Tout marcha si bien que les cadres furent bientôt remplis et que le bataillon dut se transporter au camp de Saint-Jean pour y commencer son instruction.L’entraînement dura tout l’hiver, enfin, juste le temps qu’il faut pour développer chez les hommes, le goût de la vie en commun et la vigueur physique nécessaire aux troupes de choix.Vers le milieu du mois de mars, les autorités décidèrent d’envoyer le bataillon terminer son entraînement au camp d’Amherst, en Nouvelle- Le glorieii Ecosse.Quelques jours avant le départ, une imposante cérémonie religieuse rassembla l’unité au complet en l’église du Saint-Sacrement qui avait été spécialement décorée pour la circonstance.Avant la bénédiction du Saint-Sacrement, l’aumônier du régiment prononça au nom de tous la formule solennelle de consécration qui plaçait le Vingt-deuxième sous la protection du Sacré-Cœur, puis il confia aux jeunes soldats leur drapeau, symbole émouvant de la patrie, du devoir et du sacrifice L’entraînement se termina à Amherst vers le milieu du mois de mars 1915, et, le matin du 20, l’unité défila fièrement par les rues de la petite ville avant de monter dans le convoi de chemin de fer qui devait l’amener à Halifax.A six heures du soir, le bataillon était installé à bord du Saxonia.La traversée fut dépourvue d’incidents sérieux et s’acheva le 30 mai, à Westenhargar, sur la côte anglaise.Le même soir, le bataillon se dirigeait vers le camp de East Sandling où les hommes se familiarisèrent sans tarder avec les dernières difficultés Des soldats du 22ème Régiment écoutent les dernières instructions avant de prendre leur poste de sentinelles devant le palais royal de Buckingham, à Londres, en avril 1940 -r * Vingt- du rude métier de la guerre.Le 22e fera désormais partie de la cinquième brigade d’infanterie de la deuxième division, avec le 24e, le 25e et le 26e bataillons.Quelques mois plus tard, le soir du 15 septembre 1915, le 22e s’embarquait pour Boulogne, où un convoi de chemin de fer français les amena vers Saint-Omer.De là, le bataillon se rendit à pied dans la région de Locre-Sherpenberg, à peu de distance de la ligne de feu du Mont-Kemmel.L’ennemi se trouvait là, tout près, et le 22e fut lancé dans la sanglante mêlée.Et puis, les événements se précipitèrent.Il serait trop long d’énumérer tous les endroits capturés et tous les engagements auxquels le 22e Bataillon prit part durant cette période.Les pertes très lourdes qu’il eut à subir ne lui enlevèrent pas son élan; par des efforts surhumains, il parvint à Mons avec le Corps canadien encore prêt à combattre.Entre bien d’autres, le régiment s’est surtout distingué dans les combats mémorables dont les noms suivent, et il a obtenu la permission d’inscrire sur ses drapeaux les noms de ceux qui sont indiqués en majuscules: “MONT SOREL”, “SOMME, 1916 - 1918”, “FLERS - COURGE -LETTE”, “Thiepval”, “Ancre -Heights”, “ARRAS, 1917-1918”, “VIMY, 1917”, “Arleux”, “Scarpe, 1917-1918”, “Cote 70”, “Ypres, “1917” “PASSCHENDALE”, “AMIENS”, “Ligne Hindenburg”, “Canal du Nord”, “CAMBRAI, 1918”, “Poursuite à Mons”, “FRANCE ET FLANDRES, 1915-1918”.Après l’armistice, le bataillon se rendit par étapes jusqu’au Rhin et arriva à Bonn, le 5 décembre 1918, où il passa quatre mois avec les troupes d’occupation au milieu de la population allemande. REVUE DU QUÉBEC INDUSTRIEL Le retour du 22e à Québec, le 17 mai, a soulevé un grand mouvement d’enthousiasme.Le lendemain, le “Glorieux” bataillon était licencié à Montréal.A travers les heures difficiles qu’il a traversées, plusieurs officiers ont assumé les lourdes responsabilités de la direction de l’unité; rappelons seulement les noms suivants: le colonel F.-M.Gaudet (1914), C.M.G., le brig.gén.P.-L.Tremblay, C.M.G., D.S.O., A.D.C., le col.A.-E.Dubuc, D.S.O., A.D.C., le lieut.-col.H.DesRosiers, D.S.O., A.D.C.Sous ces commandants, le régiment avait reçu, à la fin de la guerre, un total de 342 décorations, dont deux “Victoria Cross”, deux C.M.G., sept D.S.O., trente-sept M.C., vingt-six D.C.M., 7 belles de l’histoire du Royal 22e Régiment.Le maréchal Fayolle en fait un éloge magnifique en lui remettant le drapeau que lui envoie son colonel-honoraire, le maréchal Foch.Enfin, suprême honneur, le Roi consentit à être le colonel-en-chef du Régiment.Depuis 1927, le Régiment est affilié aux Royal Welch Fusiliers de l’Armée régulière anglaise.Après la mort du maréchal Foch, le général Tremblay devint le colonel-honoraire du régiment.Les lieutenants-colonels G.-P.Vanier, D.S.O., M.C., J.-P.-U.Archambault, D.S.O., M.C., G.-E.-A.Dupuis, M.C., se succédèrent tour à tour au commandement.A la déclaration de la guerre, le Le Royal 22ème Régiment, en service en Angleterre, est passé en revue par leurs Majestés, le Roi et la Reine, en juin 1940 tmm ' iti- V ‘HH \ ï cent soixante et onze M.M., ainsi que plusieurs autres décorations de pays étrangers.Dès le retour du 22e Bataillon au Canada, les Canadiens-français et surtout ceux qui avaient servi sous les drapeaux du bataillon en France, rêvèrent de l’organisation d’un nouveau 22e qui ferait partie de la milice permanente du Canada et qui servirait à continuer les belles traditions du 22e Bataillon.Leur vœu fut exaucé: un ordre-en-conseil, passé le 21 février 1920 et promulgué le 1er avril 1920 (G.O.37), créa le 22e Régiment d’infanterie et en fit une unité de la milice permanente du Canada.Le 8 avril, le lieutenant-colonel H.Chassé, M.C., est nommé commandant du Régiment et le recrutement des officiers et des hommes commence immédiatement.En 1921, le maréchal Foch, maréchal de Grande-Bretagne et de France, accepta de devenir le colonel-honoraire du régiment et lui donna un drapeau.Le 1er juin 1921, il a plu à Sa Majesté le Roi d’accorder le titre “Royal” au 22e Régiment qui sera désormais désigné sous le titre de Royal 22e Régiment.La journée du 27 juin, 1921 est une des plus Royal 22e Régiment, commandé par le lieutenant-colonel Percy Flynn, A.D.C., recruta rapidement ses effectifs.Les Canadiens de langue française vinrent des différents points de la Province se ranger de nouveau sous les drapeaux, comme l’avaient fait leurs prédécesseurs.Plusieurs anciens, anxieux de faire leur part encore une fois, reprirent l’uniforme, tels le major Blais, le capitaine LaFontaine, M.C., et nombre de vieux troupiers, heureux de montrer aux nouveaux qu’ils n’avaient pas trop oublié le métier des armes.Malheureusement, on n’est plus aussi jeune qu’autrefois, et plusieurs ont dû retourner chez eux un peu tristes, après avoir entendu prononcer la fatidique lettre “E” à l’examen des médecins.Us y sont de cœur, tout de même.Les différents éléments prirent corps et, en peu de temps, le régiment eut une excellente tenue.Il prit sa place dans une division et traversa au commencement de décembre 19^9.Rendu en Angleterre, le régiment se mit aussitôt à l’entraînement intensif.Il eut l’insigne honneur de monter la garde auprès de son roi au palais de Buckingham, C’était le Le lieutenant-colonel Percy Flynn, commandant du Royal 22ème Régiment, actuellement en service actif outre-mer premier régiment, en dehors de l’Angleterre, à remplir ce devoir.Des milliers de spectateurs assistèrent à la cérémonie de la relève de la garde et, une fois ce devoir accompli, le roi fit parvenir au général Mc-Naughton ses compliments à l’adresse du Royal 22e.Le régiment, soucieux de continuer la tradition établie par ses devanciers, poursuit son entraînement et est prêt à prendre sa place aux côtés de ceux qui sont venus, de toutes les parties de l’Empire, servir leur roi et leur patrie en donnant le meilleur d’eux-mêmes.Depuis, une trentaine d’officiers et un nombre considérable d’hommes de troupe sont allés joindre le régiment, en Angleterre.La fanfare du régiment, qu’on a laissée au pays, continue à faire entendre les airs familiers qui ont retenti depuis tant d’années dans les vieux murs de la Citadelle.Ainsi, l’histoire se répète.Le Royal 22e qui est le prolongement du 22e, marchera tête haute et maintiendra les belles traditions établies par celui-ci.Lorsque le Royal 22ème Régiment fut de garde au Palais de Buckingham, à Londres, Pan dernier, il attira l’attention par sa belle tenue.On aperçoit ici un jeune admirateur londonien venu prêter main forte à la sentinelle 8 9 Avec les Fusiliers Mont-Royal, le Régiment de Maisonneuve est une autre unité de Montréal qui se compose exclusivement de Canadiens français.Tout comme les Voltigeurs de Québec et le Régiment de Château-guay, cette unité a pris naissance sur la rive sud du Saint-Laurent qui semble avoir été, avec la vallée du Richelieu, un véritable réservoir de soldats.Issu du 21e d’infanterie légère du Richelieu, c’est en effet à Laprairie, en 1880, que fut formé le 85e, ainsi qu’on appelait alors le Régiment de Maisonneuve, par le lieutenant-colonel Julien Brosseau, père du lieutenant-colonel Charles-Auguste Brosseau, V.D., Croix de guerre, et du lieutenant-colonel Paul Brosseau, E.D., officier commandant du bataillon actuellement en service outremer.Quoique ses quartiers généraux fussent à Montréal, le 85e fut d’abord un régiment rural: il comptait, à cette époque, une compagnie à Maisonneuve, une autre à Saint-Jean-Baptiste, une à la Côte Saint-Paul, une à Sainte-Cunégonde, une à Ville Saint-Louis et une dernière à Delo-rimier.Ses camps d’entraînement se trouvaient alors à Laprairie et aux Trois-Rivières.Dès 1900, le 85e, commandé par le lieut-col.P.-A.des Trois-Maisons, gagnait la coupe d’efficacité des corps ruraux du district de Montréal, coupe qui lui fut présentée par M.Donald Smith, plus tard Lord Strathcona.C’était là, pour une unité qui venait à peine de se former, un succès remarquable et qui n’était en somme qu’une première manifestation extérieure de la discipline qui le caractérise.D’autres succès, de cette nature, furent remportés par la suite, notamment par l’équipe de tir de l'unité, et le 85e fut appelé, en 1908, à participer aux fêtes grandioses du troisième centenaire de la ville de Québec.Le régiment s’était ainsi préparé à jouer un rôle actif dans notre vie militaire lorsque la première grande guerre éclata.Mobilisé dès le début de l’année 1914, le 85e a fourni à la défense de la civilisation, en cette occasion, soixante-dix officiers et plus de quatre mille hommes qui furent versés dans un grand nombre d’unités canadiennes, mais qui ont principalement servi à grossir les rangs de l’héroïque 22e Bataillon.Dix de ces officiers sont morts au champ d’honneur et trente ont été blessés.Quelques armées après la guerre, en 1920, on confia au lieut-col.N.-A.Millette la tâche de réorganiser l’unité, et ainsi, le 15 mars 1921, le 85e était reconstitué au complet et adoptait définitivement le nom de Régiment de Maisonneuve, parce COMPAGNIE NORTHERN ELECTRIC LIMITEE REVUE DU QUÉBEC INDUSTRIEL Le Régiment i J f f A Le lieutenant-colonel J.J.Chouinard, commandant du Régiment de la Chaudière 14 On dit dans la Beauce que Charles-Antoine Taschereau servit sous les ordres de Montcalm en 1758, et que Gabriel-Elzéar Taschereau combattit Wolfe en 1759.Lors de l’invasion américaine, en 1775, Gabriel-Elzéar fut nommé colonel de son bataillon de milice par Guy Carleton, poste qu’il occupa jusqu’à sa mort.Thomas-Pierre-Joseph Taschereau entra en qualité de cadet dans le Royal Canadien ou “Royal Canadian Volunteers”, régiment levé au Canada pour remplacer les troupes anglaises dont on avait besoin ailleurs.En 1797, il était lieutenant et en garnison à Niagara.En 1802, le Royal Canadien fut licencié et Thomas-Pierre-Joseph Taschereau, mis à demi-solde, s’en vint résider à Sainte-Marie-de-Beauce.Dès le 6 février 1869, un certain nombre de compagnies indépendantes étaient autorisées dans le district No 7 qui comprenait alors la ville de Québec et ses alentours.Il y avait deux compagnies indépendantes à St-Vital-de-Lambton, une autre à St-François, à Aylmer, à Ste-Marie-de-Beauce, à Ste-Claire, Ste-Justine C’est alors qu’est créée une compagnie de signaleurs, la première dans le district de Québec.Les membres de cette compagnie sont choisis dans la classe des finissants du Collège de Ste-Marie-de-Beauce, tenue par les Frères des Ecoles Chrétiennes.Les résultats furent magnifiques et une mention spéciale lui fut accordée parmi les signaleurs de tout le Dominion.En 1900, le colonel Th.-J.de Mon-tarville Taschereau est transféré au 3e Régiment de la force permanente stationnée à Halifax, durant la guerre du Transvaal.Le major Gustave Taschereau lui succède, mais le 23e disparait.Ce chiffre est donné au “Northern Ontario Regiment”, et les officiers passent avec leurs hommes au 92e Régiment, l’ancien de Dorchester.Le 92e avait eu comme commandants le major Louis Fortier, 18691875; le lieutenant-colonel Louis Ge-nest, 1875-1896; le lieutenant-colonel Achille Chabot, 1896-1902.A son retour de la guerre du Transvaal, T.-J.de Montarville Taschereau reprend le commandement de 1902 à Le Régiment de la Chaiitlière AF Les origines du Régiment de la Chaudière remontent à l’ancienne milice canadienne-française, à la milice du Seigneur Taschereau, durant la domination française.C’est le sang de cette vieille milice qui s’est conservé dans le Régiment provisoire de Beauce du 9 avril 1869; dans le 23e Bataillon d’infanterie, en 1871; le 92e en 1900; le Régiment de Beauce, le 15 mars 1921; le Régiment de Beauce et Dorchester, le 18 février 1932; et le Régiment de la Chaudière, mitrailleurs, le 15 décembre 1936, en service actif en septembre 1939, comme mitrailleurs d’abord dans une division de l’active et, ensuite, dans une Brigade d’infanterie d’une autre division.Ce régiment.changeait de nom mais demeurait le même en méritant la devise qu’il porte, “Aéra perennius” — “Plus solide que l’airain”.La Seigneurie Taschereau fut établie en 1736 sur les bords de la rivière Chaudière, à 30 milles de Québec.Elle avait 20 milles de longueur et 6 milles de largeur de chaque côté de la rivière.Le manoir était bâti sur la rive nord, à la sortie du village de Sainte-Marie-de-Beauce.Le prestige qu’ont donné les Taschereau à la vie militaire a attaché plusieurs générations de la Beauce et de Dorchester à la milice rurale.et St-Anselme, dans Dorchester.Il y avait déjà assez de compagnies pour former deux bataillons.L’ordre général qui crée les deux bataillons est en date du 9 avril 1869.Le bataillon provisoire de Beauce est composé de cinq compagnies, avec ses quartiers-généraux à Ste-Marie-de-Beauce, et commandé par Charles-Antoine Taschereau, qui est remplacé presque aussitôt par le colonel Henri Duchesnay.Le bataillon provisoire de Dorchester, composé de quatre compagnies, est commandé par le capitaine Louis Fortier, commandant de la compagnie localisée à Ste-Claire.Les quartiers-généraux sont à St-Anselme.Ces deux régiments vécurent ainsi l’un près de l’autre jusque vers 1900.Vers 1871, le Provisoire de Beauce devient le 23e bataillon et le Provisoire de Dorchester, le 92e.Le lt.-colonel H.J.J.Duchesnay commande le 23e de 1869 à ’71 et de 1880 à '87.De 1871 à 1880, le régiment fut commandé par le lieutenant-colonel Laurent Bernier.A la mort du lt.-colonel H.J.J.Duchesnay, le commandement passe entre les mains du lt.-colonel J.G.Bignell de Lambton, 1887 à 1898.En 1898, succède Thomas-Jacques de Montarville Taschereau.Le bataillon est organisé en huit compagnies.1904 ponr le passer au lieutenant-colonel G.-A.Taschereau, ancien officier du 23e, qui l’exerce de 1904-1906 pour le reprendre de nouveau de 1906 à 1908.Le lieutenant-colonel E.-S.Bois du 9e Voltigeurs de Québec lui succède de 1908 à 1917.C’est durant cette période, en 1912, que les numéros des compagnies sont remplacés par des lettres.C’est en 1917 que le senior des officiers, le major E.Chabot, prend charge du régiment et établit les quartiers-généraux à St-Isidore de Dorchester.A la fin de la guerre, en 1919, le régiment prend le nom de Régiment de Dorchester.En 1921, le régiment devient le Régiment de Beauce et est commandé par le lieutenant-colonel J.-A.Gilbert (19211927).En 1922, l’écusson du Régiment de Beauce est autorisé: “Une couronne de feuilles d’érables; un cercle portant les mots “Régiment de Beauce, Québec”; au centre du cercle, une grande fleur-de-lis ; au bas du cercle, la devise “Dieu, Roi, Patrie”; au centre du cercle, un castor surmonté de la couronne impériale.Les quartiers - généraux sont à Beauceville avec quatre compagnies: une à St-Georges, une à St-Isidore, une à St-Joseph, une à Ste-Claire.(Suite à la page 16) REVUE DU QUÉBEC INDUSTRIEL 15 Unités canadiennes «le langue française District Militaire No 4 A-19th Field Company, Royal Canadian Engineers, Drummondville, P.Q.A-4th Army Troops Company, Royal Canadian Engs., Victoria-ville, P.Q.A-Université de Montréal, C.E.O.C., Montréal, P.Q.A-Collège Jean de Brébeuf, C.E.O.C., Montréal, P.Q.A-Collège Mont-St.Louis, C.E.O.C., Montréal, P.Q, A-Fusiliers de Sherbrooke, Sherbrooke, P.Q.A-Sherbrooke Fusiliers Regiment, Sherbrooke,^P.Q.A-Régiment de St-Hyacinthe, St-Hvacinthe, P.Q.A-A -Three Rivers Regiment (T), Trois-Rivières, P.Q.A-Régiment, de Châteauguay (Mit), Montréal, P.Q.A-A-Fusiliers de Mont-Royal, Montréal, P.Q.A-Régiment de Joliette, Joliette, P.Q.A-A-Régiment de Maisonneuve, Montréal, P.Q.A-No.20 Field Ambulance, R.C.A.M.C., Montréal, P.Q.4-Active.R- Réserve.A-/?-Active et Réserve.District Militaire No 5 Unités de l’armée active (Canadiennes-françaises) 57th Medium Battery, R.C.A.Royal 22e Régiment.Le Régiment de la Chaudière.2nd Divisional Ammunition Company, R.C.A.S.C.18th Field Ambulance, R.C.A.M.C.Détachements des unités suivantes appelés sous les drapeaux au début de la guerre 3rd Anti-Aircraft Battery, R.C.A.59th Heavy Battery, R.C.A.Les Voltigeurs de Québec.Le Régiment de Lévis.No.5 District Signals, R.C.C.S.Les Fusiliers du St-Laurent.Le Régiment de Québec (Mitrailleuses).19th Field Ambulance, R.C.A.M.C.Unités de réserve (Canadiennes-françaises) 6th (Quebec & Levis) Medium Brigade, R.C.A.No.5 Detachment, Royal Canadian Corps of Signals.Le Contingent de l’Université Laval, C.E.O.C.13e Brigade d’infanterie 15e Brigade d’infanterie Le Régiment de Montmagny.Les Voltigeurs de Québec.Le Régiment du Saguenay.Le Régiment de Lévis.Les Fusiliers du St-Laurent.Le Régiment de Québec (Mitrailleuses) 19e Ambulance de Campagne, R.C.A.M.C.No.5 District Stores Sections, R.C.O.C.Paroles mémorables de deux Canadiens-français éminents: le eardinal Villeneuve et l'honorable Ernest Lapointe.Extraits d’un discours prononcé à Toronto le 17 avril 1941, par Son Eminence le cardinal Rodrigue Villeneuve.On me permettra de citer d’abord les paroles prophétiques de feu Sa Sainteté Pie XI, qui, prévoyant tous les périls épouvantables qui menaçaient le monde, a prié tous les chrétiens d’unir leurs forces contre les puissances du mal, ennemies de Dieu non moins que de l'humanité, car dans ce conflit vital le problème fondamental du monde est en jeu.Pour Dieu, contre Dieu, voilà la terrible option qui décidera du destin de l’humanité.Aussi le Pape priait-il les particuliers et les nations de renoncer à un individualisme étroit, à un vil égoïsme, et de s’unir pour repousser le péril effroyable qui menace la chrétienté.Un pays après l’autre tomba aux mains de nos formidables ennemis.Aujourd’hui, l’Empire britannique et les Etats-Unis restent presque seuls pour sauver la civilisation chrétienne et la démocratie.Les raids meurtriers sur l’Angleterre et l’Ecosse ont révélé des héroïsmes cachés et un courage sans égal dans les luttes du passé.Leurs Majestés le roi et la reine ont donné un magnifique exemple à leur peuple en partageant constamment les dangers qui l’assiégeaient, et par leur sérénité et leur sympathie ont inspiré à tous un courage nouveau.Le magnifique exemple de courage donné par le peuple britannique nous a exaltés et a réveillé le patriotisme de chaque nation de l'Empire britannique.Le Commonwealth des nations britanniques n’est pas un simple concours de peuples liés par des relations plus ou moins intimes, par des relations d'affaires, par la communauté d’intérêts matériels.Il est beaucoup plus que cela, il est une association de nations libres, unies non par la contrainte, mais par la communauté d’idéaux identiques en substance de justice sociale et internationale, d’honneur et, de dignité humaine.Extraits d’une allocution prononcée à la radio le 15 mai 1941, par l'honorable Ernest Lapointe, ministre de la Justice du Canada.Ne l’oublions jamais: notre dette de reconnaissance envers la Grande-Bretagne est infinie.Depuis juin dernier, nous avons perdu beaucoup de folles illusions et appris bien des choses utiles.Le rôle de chacun de nous est clair: dans notre propre intérêt, nous devons faire taire de part et d’autres tous ceux qui expriment des opinions tendant à nous diviser.La vérité, c’est que nous avons le choix entre la ruine et l’esclavage certains ou la lutte à fond pour sauvegarder notre foi, nos biens et notre liberté.Je dis donc au jeune homme canadien français: ton devoir est de répondre à l’appel qui vient d’être lancé pour grossir les rangs de notre armée.Je dis cela en toute tranquillité de conscience parce que je suis convaincu à la fois de la nécessité de ce geste et des conséquences fatales d’une abstention.On connaît mes sentiments sur ce point: je ne les ai jamais cachés et ils n’ont pas changés.Je suis toujours pour l’enrôlement volontaire pour service en dehors du Canada.Pour moi comme pour tous ceux qui se donnent la peine de suivre ce qui se passe en Europe et de réfléchir, le danger existe.Et ce danger, j’ai le devoir d’y parer en invitant tous ceux de mes compatriotes aptes au service à se présenter volontairement, le plus tôt possible, aux bureaux de recrutement des trois armes: marine, armée, aviation.Si les tièdes et les agitateurs ne se rangent pas avec les autres bons citoyens pour la défense commune, mais au contraire.s’efforcent de la paralyser, ou même de lui nuire, ils devront être considérés comme dangereux et traités en conséquence. Le Régiment de la Chaudière en entrainement à Sussex, Nouveau-Brunswick, en 1940 C* /J ' Le Régiment de la Chaudière AF ensuite, au Lac Mégantic.Cette nouvelle désignation exigeait un nouvel écusson qui fut accepté par Sa Majesté le 1er juillet 1938.En voici la description : deux mitrailleuses supportées par deux feuilles d’érable, le tout surmonté d’un castor portant une fleur de lis, et, pour devise, ce vers d'Horace “Aere peren-nius”, “Plus durable que l’airain’’.11 est intéressant de noter que le Régiment de la Chaudière est composé exclusivement de ruraux.Le Régiment de Trois-Rivières {Suite de la page H) {Suite de la page 13) Les commandants du Régiment de Beauce: Lieutenant-colonel J.A.Gilbert — 1921-1927.Lieutenant-colonel G.T.Taschereau — 1927-1929.Lieutenant-colonel E.Chabot — 1929- 1930.Lieutenant-colonel J.Turgeon — 1930- 1932.Le Régiment de Beauce change encore de nom et devient le Régiment de Dorchester et Beauce en 1932.Les commandants furent : le lieutenant-colonel J.Turgeon (1932-35), et le lieutenant-colonel L.F.Gignac (1935-36)., Quand les deux vieilles unités furent d’égales forces, et d un zèle égal, elles s’unirent avec une troisième plus moderne, le 5th Machine Gun, un régiment de mitrailleurs.Toutes trois adoptent un nom qui les conduira désormais jusqu’à la gloire: Le Régiment de la Chaudière.Les commandants: Lieutenant-colonel J.-L.Reiman (1936-39).Lieutenant-colonel G.-R.Bouchard (1939-41).Lieutenant-colonel J.-J.Chouinard (depuis 1941).Aujourd’hui, le Régiment de la Chaudière est embrigadé comme régiment d’infanterie, dans une division affectée au service outre-mer.Pendant son entraînement, le Régiment de la Chaudière a été remarqué surtout en deux circonstances : il fournit la garde d’honneur lors de l’ouverture du Parlement provincial de Québec, en janvier 1940, alors qu’il fut passé en revue par le lieutenant-gouverneur, le major-général Sir Eugène Fiset.Il fournit aussi la garde d’honneur lors de l’arrivée à Québec de Son Excellence le gouverneur général du Canada, Lord Athlone.Le 5e bataillon C.M.G.C.est une unité organisée au lendemain de la guerre, avec ses quartiers-généraux à Québec.Lors de l’organisation du Régiment de la Chaudière, le quartier-général fut d’abord établi à Ste-Claire et, d’un excellent esprit, d’un moral solide et d’une bonne volonté évidente.Il vient d’être autorisé à continuer le recrutement de façon à remplir ses cadres conformément à l’effectif d’un bataillon sur pied de guerre.Le Régiment de Trois-Rivières est maintenant le “12th Army lank Battalion” (Three Rivers Regiment).Il a pour devise: “Adsum’ -Présent.Les deux bataillons du Régiment de Trois-Rivières se tiennent prêts.Dès que l’appel sonnera, fidèles à leur devise, chacun d’eux répondra fièrement “Présent”, où que ce soit.Les armes qu’ofüciers et soldats arborent sur leur uniforme sont celles de la cité de Trois-Rivières: “Partie au chef de gueules et d’or; les gueules à la gerbe de blé au naturel; l’or à la pioche et à la massue de sable, posées en sautoir; au chevron d’argent chargé de trois poissons au naturel, dont deux se dirigent à senestre et un à destre; à la pointe d’azur chargée de pin de sinople, accompagné de deux haches de sable posées en sautoir”.- A droite: — Lord Athlone, gouverneur-généra du Canada, pansant en reçue, à son arrivée a Québec, la garde d'honneur fournie par le Régiment de la Chaudière
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