Montréal qui chante, 1 octobre 1909, samedi 30 octobre 1909
2me Année 30 Octobre '09 No 9 Bcuuc 3Uu$tr*t Paraissant le 10, le 20 tt le 30 ilccliaque mois.RAOUL COLLET Editeur-Propriétaire 203 rue St-Chr)sloph« Montréal AliONNEMKNTS: l'A R I.A MAI.I.K i An - -.- $3.50 'i Mois - - - 1.75 3 Mois - 1.00 NO 9 SOMMAIRE Les premiers serments Voici la neige Aimons-nous mignon nette La marche des Raquetteurs Je t'ai donné mon cœur Au théâtre Les vieux aiment le vent Petite Indienne Les quatre saisons J'aime la nuit Montréal sur Scène Melle CLAUDE RITTTER du Théâtre de la Comédie Française h m PAULE MAIOUE Aimons-nous Mignonnette Chanson interprêtée par Melle MALOUE au Nationoscope M.GEORGES LECLERCQ au National M.FRANCEN à la Comédie Française i Pour être heureux il faut aimer C'est pourquoi je veux t'adorer Ma mignonnette Mais je désire qu'à ton tour Tu me dises tout ton amour Me le répète II Laisse-moi lire dans tes yeux Laisse donc mon coeur amoureux Dire je t'aime Et je voudrais qu'à mes aveux Ton coeur devenu moins peureux Répond de même FRANGïN III ('eux qui médisent de l'amour Enivrant la nuit et le jour N'ont dans leur âme Jam lis connu le doux frisson Ni senti du Dieu Cupidon La douce flamme IV Aimons-nous de tout notre coeur Et sachons trouver le honheur En tète à tête Car sur terre pour être heureux Il nous suffit d'être amoureux Ma mignonnette mm ru »o I'our Ctre lieirreux il l'a ut ai - mer C'est pourquoi je veux t'a-rio - rer Ma mi -gBOU- leclercq DARCY Lorsqu'on est amant et maltresse Ah qu'ils sont beaux, 1« s iremierstenips Le coeur est tout à son ivresse Aux plauirs «le tous les in>Unts On se câline l'on s'embrasse On vit dans un charme infini Kt quoiqu'on dise ou bien qu'on fasse Pour toujours on se croit unis Rekrain Les premiers serments Qu'on fait entre amants Sont pleins de promesses Par l'amour charmé On jure «l'aimer Toujours et sans cesse Mais quand le baiser Cesse de griser Le coeur devient lâche Dans un entretien Pour un mot, un lien On se fâche II L'un et l'autre on se croit volage Le coi-urest toiit plein» 'le pio-nie- far l'a-uiour chut-iué «lu ju-re d'aï - mer tou- jours et sans ces • se! Mais quand le l>a:-*er «.'eu -se de iji i-scr Le cicur de-vitiit lâ- che Duns uu eu - tre-tieii l'our un mol.un rien Ou se fA che! Je t'ai donne mon coeur Chanson interprétée par LAURE SUREAU au Français.Val,r nioaV T PI A KO LAURE 8UREAU Lorsque tu m'as donné ton âme Moi je t'ai donné tout mon coeur Tu m'as dit je serai "ta femme" Ces doux mots tirent mon bonheur Tu m'as promis tant de tendresse J'ai cru lire en tes yeux moqueurs Tant d : bonheur et tant d'ivresse Aussi je t'ai donné mon coeur Rl.lRAIN Oh 1 ma chérie Toute la vie Aimons-nous bien toujours, toujours, Moi qui t'adore Je veux encore Tes beaux grands yeux brillant d'à- [mour Ta douce lèvre Brûlant de hèvre Frissonnant la nuit et le jour Ma petit' reine Jolie Sirène Dis-moi "ja t'aime " BECHET au Théâtre National.HAIAY a la Comédie Française M.J': I.ors-ime lu m'a» iluu né ton a • nie Moi je t'ai >l»u-né toul mou eienr Tu mas dit j< cru lire en tts veux ino-cmeur» Tant de txiti-lieur tt tant d'i-vres • se Aus-si je t'ai donné mon TT ¦ .n «h—.a—r—b—IU- Moi qui l'a- lo - re Je veux en - eo • re Tes beaux grand* yeux bril-lant d'amour QA8T0N BECHET II Ta doucelè - vre Hru-lant de fié - vrc friis-soii-iiant la nuit et le jour Qu'as tu fait vilaine méchante Du coeur que je t'avais donné De ton petit pied qui m'enchante Tu l'as fouillé meuriri, brisé Peux-tu mépriser ainsi l'homme Prêt à tout commettre pour toi Mais va je t'excuse et pardonne Ne m'en veux plus reviens à moi Au Refrain Ma petit' rei - ne Jolie si • rô - ne Dis-moi "je t'ai HAIMAY l Maritale PI 4M» A tra-ver*la plai - ue At-tor - tr I.eu ra-ipitt t.iir* pas-eut Kai- t'n chant il'al-Iu re guer-ri-è - re De leur cor-tè • M monte en clueur C'eut r®—Fl-1 3 K o L 1 .1 - HJ.J .U n n j : i j 4-' ï__?_J ril O Kii-fauu la terre ca-na • «lien • ne I.'hl-ver Man chit pour vous une loi* l'an Irrt ur Pour (pie la ra-quel-lc re - vieil - ne Dieu lait tom-bcr c • Bais le jour où jr u- P * i- Jo - lie pe-tite lu - «lien Du n sou-vent Pau-rre cow • hoy jo - ae le - ver les yeux Sur toi pa - ti te Toi la hl - le «lu grand chef va - leu • reux Tu re - pou* - ses 111:1 prl • e AIMÉ CHARTIKR 1 — =F=: f m - J f 1—*— Les vieux aiment le vent POESIE DE GASTON DUMESTRE DU NATIONAL Interprétée par FARNES aux Nouveautés et SCHULLER à la Comédie Française PAKNKS DANS I.'A Ici on Les vieux aiment le vent frd'ant leurs lëtes blanches, Alors qu'ils vont, courbés, par les beaux soirs d'été, Sous les aibres feuillus, entrechoquant leuis branches.Marchant tristes et las, le cœur désenchanté.Les vieux aiment le vent, c'e>t encor de la vie Ht lorsque dans le bois, le long des chemins creux Ils songent tout émus * la route suivie Les vieux vo.ent le pas-é qui s'exhume pour eux La lune, d'-rgnt pur, moire le lac limpide____ Une barque sans bruit pas-e dans le rayon.Uhe feuille, soudain, dans sa chute rapide Sur le Ilot qui s'endort trace nn léger sillon Une ét 'Ha la haut scintille entre les feuilles .Les vieux rêvent toujours, caressés par le vent."Oh ! livre du pass*, nos doigts tremblant t'effeuilles, Rn vous, éveille encor, les souvenirs d'antan, Ah ! le ch?is souvenirs des heures en allées, Les doux mots murmurés, les lèves d'autrefois l,e temps où l'on allait a deux par les allées Enlacé*, le temps les aveux dits à mi-voix." Et le vent, ramenant les souvenirs, en gerbes, A ces vieux, éperdus, évoque leurs vingt ans ; Ce sont de gais frfdons, des courses dans les herbes, Des baisers, et des vers qu on clamait au printemps, Et c'est tout le passé qui revit a cette heure.L'ancien toit c ù l'aïeul est mort.que c'est lointain.Où la mère a vécu.et le pauvre vieux pleure Où l'amour éveilla son coeur un gai matin; Et puis, il se souvient du jour des fiançailles Lorsqu'au doigt de l'aimée, il mit l'anneau d'or pur.Un mois après c'était joyeuses épousailles .Puis.l'enfant.joyau rose aux grands yeux pleinsd'azur, Et puis.tout est parti, l'enfant avec ses rires, La femme, le foyer, l'amour s'est effacé, SCHUI.LKR Rancœurs et désespoirs, tendresses et sourire».Tout se fond en néant,"et e'*st tout le Passé .Et la brise de nuit, sur les tètes chenues Glissant ttès doucement, dans le soir aprilin Semble le frôlement des lèvres dispaïues Sur le front blanchissant de l'homme à son déclin L'étoile, enchevêtrée aux feuilles, est une àme, Qui regarde les vieux errants par le chemin C'est Pâme de la mère ou celle de la femme C'est l'âme du Passé, les guidant vers demain Demain____c'est tout et rien, ressort qui se déclanche C'est l'apre et doux jadis, glissant dans l'infini.Un regret____un soupir.et puis tout est fini .Les vieux aiment le vent frôlant leurs têtes blanches. Mk-iP'Hto low* Les quatre saisons Chanson interprétée par GODEAU et PALMIERI i Vois la Nature se réveille Knnevraiit le c mignonne c'est le piintemps! I .'âme remplit de joi^ extrême L'on se dit amoureusement: "Veux-tu in'aimer, car moi je t'aime' 1 e printemps Fait élcoie bien dis romans II Malgré la thaleur et l'orage Malgré tout l'amour est chanté Partout tendreu eut sous l'ombrage Pendant 11 saison de l'été Quand le< pinson> disent "'je t'aime" l«n roucoulant sous l-s bosquets Ça donne envie de fiir' de même Oh ! l'éié C'est la saison de volup:é PALMIERI GODEAU III mu.ir.d vient la saison
Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.
Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.