Montréal qui chante, 1 novembre 1909, mercredi 10 novembre 1909
2me Année 10 Novembre 1909 No 10 JULIETTE BELIVEAU—EMILE CORBEIL dans "Les Romanesques" au Monument National Cliché Giroux Soirées de Famille de la Compagnie d'Art Dramatique Tïcuuc illustrée Pnrais«.aut le 10, le 20 et le 30 de chaque molt.RAOUL COLLET Editeur-Propriétaire Î03 rue St-Chriitopltc Montr* Al Téléphone Bell Est 5781 ABONNEMENTS: PAR I.A MAI.I.K 1 An - - - $3.50 6 Mois • - - 1.75 3 Mois - - - 1.00 NO IO SOMMAIRE : La Valse Merry Widow La Chanson des Lilas Ça coûte un baiser Au revoir et merci Ma Thérèse Il faut aimer Pierrot se meurt Un Prologue La Valse Royale Ce que tu as fait de ma lettre Veux-tu Mignonne Montréal sur Scène ma PAROLES DE RAOUL COLLET Sur Vair de "(J f K LQ IP U N M'AIME' herese Chanson interprétée par AIME CHART1ER au Ouimetoscope C H â NT PtàNO RAOUL COLLET I Lorsque je vis tes grands yeux d'Andalouse Lorsque je vi< ton regard enjôleur Sitôt en mon âme ja ouse Je ressentis une douleui Je ressentis une douleur Vois-tu, j'eus peur qu'un autre te plaise Qu'il se fut déjà déclaré Oh ! oui j'eus peur qu'un autre te plaise Qu'il M fut déjà déclaré Tu m'as juré que non, ma Thérèse Cela m'a rassuré vis tes grands yeux «l'An • «la - lou - se LOM «lue je II Quand j'entendis ta douce voix charmante Quand je sentis ta main blanche en ma main Tout enivré d'une valse troublante* D'un frisson je fus pris soudain D'un frisson je (us pris soudain Quad en valsant ta taille, chérie, S'appuyait tendrement sur moi Quand en valsant ta taille, chérie, S'appuyait tendrement sur moi Oh ! j'aurai donné toute ma vie Pour être aimé de toi ton re - garil en - jo - leur III Quand un beau soir, fou d'amour et d'ivresse Sur ta lèvre un doux baiser, je rolals, Tout simplement, me rendant ma caresse Tu m'avouas que tu m'aimais Tu m'avoaas que tu m'aimais Crois moi donc, que ton âme s'apaise Aimons nous chérie, ne crains ri?n Crois-moi donc, que ton âme s'apaise Aimohs-nous chérie, ne crain;, rien Ton coeur sera si bien, ms Thérèse Pressé contre le mien J J ft - me ja - - lou - se Je res - seu- MA THERESE (Suite) 1$/* " I'm «ni mal» (ii jVii» jinir (pl'llll tr«- tt- plai - se qu'il se fut ilé - jà Tu m'asiu- • 1 t m ' —i m— :=».-;— .9 m 0 - -p- l'iu Ifiiln Oll.lll'l J'cii-tcn Un Prologue DE THEODORE DE BANVILLE Interprété par ALICE ROB1TAILLE au Monument National Un prologue ! Pourquoi?—Pour excuser en vers Notre décor unique et nos voix enrhumées, Pour nous plaindre des froids hivers El des fenêtres mal ferméts Qui, dans nos gosùrs impuissants, Ont éteint notre souille et brisé nos accents.Vous entendrez, hélas ! des discours lamentablas Tantôt trop haut, tantôt trop bas d'un demi-ton, Des couplets chevrotants, des notes comparables Aux doux accords du mirliton — Kh ! bonnes gens, nous dira-ton, Kenttez vite dans la coulisse, Prenez un bâton de réglisse, Quand vous tousserez moins, on vous écoutera.—Que répondre?Ma foi, rien de bien raisonnable.Le plus sage est de laisser là Prologue, excuse, et caetera J'aime mieux vous dire une fable: Un grillon, dans le coin de Pâtre hospitalier, Chantait vers la fin de l'automne; Un rossignol lui dit:—Pourquoi t'égosiller ?Qui penses-tu charmer par ton cti monotone?Ou garde le silence, ou chante comme moi, —Mon Dieu, title grillon, je chante en ma cachette Quand toute harmonie est muette ; Je n'entends pas lutter avec vous, ô poète ! Chantez vous-même, et je me tiendrai coi.Oh ! pour livrer aux nuits ma chanson enflammée.Je veux le chaud printemps et le ciel radieux, Il faut que le zéphyr, sous sa branche embaumée, Caresse comme un luth mon sein mélodieux ; Quand je donne un concert, je veux Que la nature soit en fête ; Je veux que mes soupirs se mêlent avec ceux Qu'échangent les amants danr leur doux tête-à-tête.L'hiver me glace, et des bocages morts La dernière feuille qui tombe Emporte mes derniers accords ; Je ne chante pas pour la tombe Eh bien, reprit alors le grillon, laissez-moi Chanter pendant l'hiver, au milieu des familles A moi l'âtre, à vous les charmilles, Chacun de nous suivra sa loi Le laboureur et sa femme et ses filles, L'aïeule et le petit garçon Avec plaisir écoutant ma chanson Ma voix stridente n'a qu'un son Et ne peut déployer ni roulades ni trilles, Mais je fais souvenir des blés et des faucilles En m'écoutant chanter, on rêve la moisson C'est ainsi que parla le grillon ; moi de même, Je vous direz : Rêvez, sans trop nous regarder, Sans trop nous écouter.Ce spectacle est un thème Que votre fantaisie à son gté peut broder.Semez sur lui les pierreries, Les dentelles et les féeries, Les fleurs et les étoiles d'or Dont l'inépuisable trésor Est au fond de nos rêveries, Imaginez un splendide décor, Rêvez en nos faussets une harmonie céleste ; Imaginez que notre toux, Présent de ce séjour agreste, Donne l'illusion des accents les plus doux; Bref, s'il vous est donné d'être assis à votre aise Rêvez un grand poëte avec un grand acteur.Qu'est ce que notre vie ?Un rêve, une hypothèse Rêvez donc et tâchez de trouver une chaise Si vous n'en trouvez point, si la place est mauvaise Si vous êtes debout aux environs du seuil Tant de gens lèvent un fauteuil Qu'on peut bien rêver une chahe.Avez-vous pensé à votr* pardessus d'Hiver?Voyez pour cela J.A.Cusson rue Amherst, coin Dorchester / DORCY Ma Colombine que j'adore Je viens te faire nies adieux A peine ai je la force encore D'écrire.je fais de mon mieux Ce matin j'ai entendu dire Que mon mal atteignait le cœur Je sens que c'est fini de rire Colombine, Pierrot se meurt II Je crois avoir toute ma vie Eté bon pour tout mon prochain Je t'ai bien aimée ma chérie Ainsi que mon p'tit chérubin Pauvre petiot le v'Ia sans père P'ais-en surtout un homm' de cœur Il n'a plus que toi, sois bonn' mère Colomoiue, Pierrot se meurt III N'écout' pas les tendres histoires D'Arlequin ce mauvais ami C'est ton argent qu'il veut pour boira Tu sais, serr' le pour le petit Ton p'tiot sera ta sauvegarde L'amour maternel est plus fort Adieu ma femme, adieu prends garde Colombine, Pierrot est mort Pierrot i g* -fe^f-H meurt Paroles de Raoul Collet Sur l'air de 1 Rire et Pleurer" Chanson interprétée par LUCIENNE DORCY au National et THERESE DORGEVAL au Nationoscope Ni* ii Ma t'li-loui-lii'iir- i|iie j'a.ilu • re Ji liai _ ser n Croyant que l'on se fâchait Jeanne prise au trébuchet Promit ce qu'on exigeait Et ne donna qu'un sourire Mais un sourire si fin, Si perfide, si câlin Qae tout penaud le voisin Ne songea plus à lui dire III Se peut-il que deux beaux yeux, Aient des tmits sidangereux Pierre un garçon si joyeux Maintenant rêve et soupir Et Jeanne soir, et matin De son petit pied mutin Foule le pré du voisin Qui voudrait et n'ose dire Au Refrain Au Refrain IV Enfin Pierre un beau matin Droit, son bonnet i la main Fit au milieu du chemin Sa demande en n aria^e P^t maintenant chaque jour Madame Pierre à son tour Se fait au nom de l'amour Payer un droit de passage 2ième Refrain Halte là.Halte-là Hé là ! Monsieur Pierre On ne passe pas Ainsi sur ma terre Ou bien dans ce cas Vous savez l'usage C'est qu'il faut payer Un droit de passage Ça coûte un baiser (bisj LA CHANSON DES 1*1 LA S (Suite) Aux bosquets verts le lilas vient d'éclore Du gai printemps voici le premier jour Chère Ninon si tu m'aimes encore Viens avec moi cueillir la fleurd'amour Nous redirons les éternelles choses Que l'on murmure avec un doux frisson Et le zéphir parmi let grappes roses Du frais lilas chantera la chanson Reerain Près du tien mon cceur tremble Ma main presse ta main Allons rêver ensemble Par le même chemin Sous la voûte fleurie Allons du même pas Ecouter ma chérie La chanson des lilas II Mais tu te tais, mon amour, ma tendresse Ne trouvent p'us le chemin de ton coeur Celle qui fut ma si chère maitresse D'un autre amant fait-elle le bonheur Oui je le vois tout l'amour de ma brune S'est envoie séduit par un peu d'or Va-t-en Ninon, Va chercher la fortune Tout en pleurant seul je veux dire encore Au Refrain III Mes les lilas se faneront bien vite Mon cœur blessé comme eux se flétrira Kt dans la tomb., ô ma chère petite Ton triste amant bientôt s - couchera Mais non.des fleurs que mon baiser déplore Mouillant tes yeux, tu me dis ne meurs pas Ninon 1 Ninon ! Ah tu m'aimes encore Je puis te dire en te tendant les bras.Au Refiain La Valse Royale (Royal Waltz) 3 0 Grande Valse pour Piano &.Violon It'i de VALSE.Violon r L
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