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Titre :
Montréal qui chante
Revue qui présente chansons à la mode, variétés, retranscription de monologues, potins sur la vie artistique et photographies. Son contenu ne transgresse pas la morale chrétienne de l'époque.
Éditeur :
  • Montréal :Raoul Collet,1908-1912
Contenu spécifique :
mardi 30 novembre 1909
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
chaque semaine
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Successeur :
  • Montréal musical
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Références

Montréal qui chante, 1909-11, Collections de BAnQ.

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2me Année 30 Novembre 1909 No 12 Le Numéro 10 cts ïïcuue 3IIustr*t* Paraissant le 10, le 20 tt le 30 (lecliaciue moi*.RAOUL COLLET Editeur-Propriétaire 303 rueSl-Chrintoph* Montréal Téléphone Bell Est S/8i ABONNEMENTS : PAR LA MAI.I.K i An - - - $3.50 I Mois - - - 1.75 3 Mois - - - 1.00 Voyez dans ce Numéro: De sa mère on se souvient toujours Les Jaloux Elle était souriante Midi à la Ferme La Neige Le Testament de Pierrot La jolie boiteuse Les mémoires de Sarah Profession de foi d'un député sortant Montréal sur Scène gj h Le Testament de Pierrot Chanson interprétée par FLEURY-DELVILLE au Ouimetoscope et Melle DUCANGE au Theatre National I'lASO TViup» di Mazurka • Laevrat w I'm .put Ea m.m .I" .Ia4«, (*rt m>.mmJ dm .UdV.Rim in-nt l« DUCANGE I Le corps et l'esprit Kn capilotade Gravement malade Pieirot tient le lit Bt.d«ns sa demeure Colombine pieure Lamentablement Bt prie humblement Du u d'être clement Pour que son amant Ne meure II Lors, un rayon blanc De lune blafarde Jette en la mansarde Un éclat troublant Et Pierrot «jn'excite L'albe trait, s'irrite D'être en l'impouvoir De mieux recevoir Tanit qui, ce soir, Lui fait par devoir Visite III Et pauvre Pierrot Que la mort tourmente Dicte à son amante Cet ultime mot Je, Pierrot, rétracte Par le présent acte Autre testament Ce seul document De mes vœux fermant La teneur vraiment Exacte lil.Il, dins sa de.meure.Co.lon.hl , ne pleure I .amen .Il .M*.BH ni tt prie hum.ble .nnul Dieu dé .lie « le .inciil l'niir que Min .i .in.i ni Ne men .re IV A mes créanciers Je lègue me» dettes Avec les sonnettes De pas mal d'huisders Aux gens de justice Ma très protectrice Farine de choix Qui pourra, je crois Blanchir, maintes fois L'âme de ces rois Du vice Aux gens de bon ton Et haute noblesse A ma mort, je laisse En précieux dons Masque de croyance Masques d'indulgence Et d'humanité tiens de qualité N'ont en vérité D'aucune bonté L'essence VI Aux rimeurs errants Je lègue et confie Mon arme : ironie Pour cingler les grands Au frère qui traîne Kt misère et peine Par villes et champs Je donne mes chants Dont les airs touchants C ilment des méchants La haine DELVILLE VIII Lors, des rayons blancs Jetés par Lucine Krôlent Colombine En zigzags tremblants Et la gente brune En son infortune Levant ses doux yeux Voit l'âme du gueux Monter vers les cieux Sur des rais neigeux De lun- VII Je laisse mon coeur A Colorohinette Tant que la pauvretre N'aura coeur meilleur J'approuve et je signe Pierrot, Et, très digne Le mourant pâlot A ce dernier mot Renvoie au Très Haut Son âme et son lot De guigne oucanqb \ '«'J/!./.: r.^L .« « - 1 •tS, t=f=\ To.li% MM pour Lu Ii 31 inrr >— ji* f- — 1.IWMl doil lou jour» »eil Y nour.cTOu v—r—t -*-r— LES JALOUX Chansonnette interprêtée par Melle VERTEUIL au Nationoscope Melle DERICOURT an Theatre National et Melle DKLORMEL au Theatre Empire DELORMEL VKKTEU1I.Retrain Plaignons les jalcux Ce sont les plus fous Leurs méchants propos font pleu- CelP que l'on doit adorer [rtr Profitantdes jours Bt des nuits d'ivresse Je crois toujours A ma maitresse Et n'en suis pas jaloux I Ma Ninette aux yeux si doux Tu vtux me rendre jaloux Tes épreuves En font preuves Tu dis que pour bien s'aimer L'amant doit toujours veiller En amour, crois bien ma chère Pour moi c'est le contraire Voilà pourquoi J'ai confiance en toi Au Refrain ii Souvent au bal je te vois Te laisser presser les doigts Et l'on frôle Ton épaule Que t'importe aue chacun Se grise de ton parfum Si sur ta lèvre mi-close Je peux cueillir la rose Voilà pourquoi J'ai confiance en toi Au Refrain III Hier en rentrant tu me dis J'ai soigné pendant deux nuits Notre amie Amélie Je ne t'ai p=s reproché D'avoir aimi décou hé Car ces deux nuits là ma belle J'ai pensé à elle Voilà pourquoi J ai confiance en toi Au Refrain IV Ce matin à ton bonnet Je fis un nœud très coquet La n sett* Est défaite Sans en chercher la raison Je bénis c.-tte occasion Qui devance l'heure giisante De te voir charmante Voilà pourquoi J'ai confiance en toi Au Refrain V Pourquoi me méfi*r de toi Puisque le soir près de moi Tu demeures Quelques heures Quand tu pars les yeux grisés Sous le feu de mes baisers Je ne puis songer que d'autres Soient meilleurs que les nôtres Voilà pourquoi J'ai confiance en toi Au Refrain Avez-vous pensé à votre Pardessui d'Hiver?Voyez pour cela J.A.Cusson rue Amherst coin Dorchester Elle était souriante Chansonnette Comique Un joui un' petit' châtelaine Knl'vée par des roman'chels l'ut mis' dans un'ebambre malsaine Tout en haut d'ia rue Saint Michel L'.o'tite au caractèr' rieur Prit joyeusement son malheur Refrain L,- lendemain elle était souriante A sa fenêtre fleurie chaque soir Elle arrosait ses petit's fleurs grimpantes Avec de l'eau de son arroseoir II Les brigands furieux d'ia voir rire Lui attachèrent les mains, les pieds Puis par ses cheveux la pendirent Au plafond en face du plancher Puis la laissant là, les voyous Allèrent chez l'bistro boire un coup Au Refrain MALLET B«ji Moderato III Les bandits jaloux d'son courage La prennent comme un diplodocus La jettent du vingt-troisième étage Son corps tomba d'vant l'autobus L'autobus qui n'attendait qu'çà Sur la belle aussitôt passa Au Refrain PI A KO IV Mais les assassins s'acharnèrent Sur elle à coups d'pieds, à coups d'poings De mill' coups d'poignards !a lardèrent Pour lui fair' passer l'goût du pain El pour en finir les ch'napans Us la noyèrent dans l'Océan Au Refrain Au moment OÙ la pauvre fille Allait remonter sur les fl >ts Un sous-marin avec »a quille Coupa son corps en deux morceaux Puis une torpill' qui éclata Pit voler le reste en éclats Au Refrain ELLE ETAIT SOURIANTE (Suite) _chels Fut nus' duir- iiiriiiKii'.hrrmal .sai.dl.ne Tout éti haut d'Ut ru S.nut Ml.VI La tempête le vent, et l'orage Soulèv'nt les vagues de l'océan La petit' lutte avec courage lira vaut le terrible ouragan Mais le tonnerre à ce-moment Tombe et foudroie la pauvr' enfant! .1?Au Refrain ad bb ^ REFRAIN .pan.au.au.tes_ Avec de l'eau_ desonaiirose.soir r MftLLET b .VII KU' disparut dans l'eau profonde Un' balein' lui bouffa les mains Sa jolie chevelure blonde Fut arrachée par les requins Un p'tit cochon qui s'balladait Lui barbotta son port'monnaie Au Refrain VIII Vous croyez p't'être qu'elle en est [morte Et cependant il n'en est rien Après cett' secousse un peu forte La p'tite ne se sentait pas bien Pour se remettr' d'aplomb ell' prit Un p'tit cachet d'vert de Paris Au Refrain 3L a Monologue interprêté par LECLERCQ aux Nouveautés et DESIR au National LECLERCQ J'ai des sonverirs peu piécis Ou jour sacré où je naquis Pourtant je crois me rapj eler Que je commençai par crier Bt tout le momie fut d'accord Pour dir' que j'avais un' voix d'or Ki devinant mon goût de Part On m'appela Sarah Bernhardt A >'âg' de cinq ans et trois mois J'm'étais empoissonnée dnii fois J'm'étais flanqué deux coups d'couteau J'm'étais aussi fichue àl'iau Mais mon endurance montra Que pour le tl'éâtre déjà J'étais d'une si bonne trempe Qu'je n'pouvais pas lâcher la rampe Quinze ans—j'entre à la Comédie Pour., voir jouer Iphigénie Et mon cerveai fu< I troublé Que mes deux bras en sont tombés Pour m' r'mettr' fallut m m d'un chien Qu'on nt venir un chirurgien Je pus échapper a la mort Doytn n'exerçait pas encor A vingt ans j'débute et mon nom Devient célébrée POdéon Et ce théâtre alors cessa D'être le déseit de Sarah J'entre au Fiarçais et puis j'en sors Emportant toujour* ma voix d'or Et je parcourus PUnU-ers Qui fut ainsi rongé de vers A quaiante ans, au Niagara Je jouais la "Dame aux Camélias" A Cliquante ans.au Canada Je jouais la "Dame aux Camélias A soixante ans, au Kamchatka Je jouai» la "Dame aux Camélias" A quatre-vingts ans, au tara Jé jouais !a "D^me aux Camélias" Mes Memoir's s'arrêtent ici Maisj'espère encore, Dieu merci Jouer la "Dame aux Camélias" A cent ans au Théâtr' Sarah I Prenez, prenez donc mes mémoires C'n'tst pas d'la legend', c'est l'histoire J'vous donn'rai par-dessus l'marché Les memoir's de mon tapissier DESIR Profession de foi d'un député sortant MONOLOGUE COMIQUE Interprête par VILLKRAIE au Théâtre Populaire (Québec) Midi à la Ferme [Nouvelle Danse pour Piano] To il 'iaved ri«»T Tire c*l» OANCE.Ini rodvction?1 ¦ f ¦ » w 0 0" ^ ^ ^ frrrr > Jr — * LJ J ~- Citoyens, je m'représente à vos suffrages, De nouveau je suis candidat, Plus fort de l'indépendance et du courage Déployés pendant mon mandat Consultez mes vot's je fus irréductible ! J'ai toujours fait bien attention A voter dans le sens le plus susceptible Ce qui me distingue et marque la distance Entre mes concurrents et moi C'est la grande solidité, la constance De mes opinions, de ma foi 1 Je vous fis, depuis quatre années que j'vous De superbes promesses; or, [aime Citoyens, ce sont exactement les mêmes Qu'aujourd'hui je vous fais encor' Ces promess's on dit que je ne les tiens guère Je ne les tiens pas !—soyons francs— Mais il n'en est pas moins vrai qu'à vous les Je m'esquinte depuis quatre ans ! [faire Vous s'rez donc plus avancés dans vosaffai-De quatre ans!—de qua-rant'huit mois [res En votant pour moi, puisque mes adversaires Vous les font pour la premier' fois J'en ajout'rai même au besoin pour me faire Plus sûr'ment renouv'ler mon bail Oh! c'est dur!.Mais vous apprécierez, La difficulté du travail !.[j'espère Eh bien, vous ferez une fortune ronde!.Vous mourrez de longévité!.Vous hérit'rez!.vous s'rez aimé d'une femme [blonde Votre rêve sera réaiisé Enfin je résous ce problem' difficile Contenter les plus exigeants Voter contre moi ce serait donc imbécile; Or, vous êies intelligents Vous êt's beaux, vous êtes spirituels vous [êtes.L'éloquenc' mêm' de mes discours! Je peux tranquillement dir les chos's les Car vous comprenez toujours ! [plus bêtes LA NEIGE Chanson interprétée par Melle BELLA OUELLETTE au Populaire, Québec M.GRANIER au Nationoscope Melle MEURVILLE au National 1er Refrain La ntige comme un duvet Fine, fine, fine, fine Tombe et couvre le pavé D'un manteau d'hermine Que chacun piétine Et toul en rentrant chez soi On dit en sourdine : Ah 1 qu'il fait froid ! Ah ! qu'il fait froid 1 Brrr! Qu'il fait froid 1 En capuchonné, Bien emmitouflé.Le piéton piétine, De son pas cuquet, Tout le long du quai Le trottin trottine, Quand un vieux monsieur D'un air malicieux, Entre deux œillades Olire galamment Sun bras un moment, Crainte des glissades, Le froid est si fort Qu'on accepte alors, Sans trop de manière D'entrer près du feu Se chauffer un peu Dans la karçonr,icre Et voilà comment Pienant méchamment Des formes trompeuses Le Sialic verglas Fait faire un faux pas Aux vierges frileuses Au Refrain II Mais voici bientôt Un autre tableau Véritable siège De futurs soldats Lancent à pleins bras Des boules de neige Pif, paf, garez-vous Et les jeunes fous Sans respect pour Page Visent pour le mieux Le nez d'un bon vieux Qu'on guette au passage Le monsieur fâché Bien vile à cherché Un sergent de ville Pour mettre en prison Chaque polisson Démarche inutile Comme des moineaux Les jeunes marmots Sans une réplique Prenant b ur es-or En riant bien fort De loin font la nique Au Refrain MEURVILLE GRANIER III Là snr le pavé Un liacre embouibé Vire vire vire, Grinchant et touillant Un vieux cheval blanc Tire tire tire Le cocher moulu Dit:—Je n'maiche plus Vous pouvez descendre —Ciel ! dit une voix ! C'en en fait de moi On peut nous surprendre !.— Non, fait l'amoureux D'un air langoureux Vous restez en face On grimpe et là haut, Pour calmer l'assaut Gaiement on s'embrasse Puis l'on entend : —Nan, Finissez Gaston.Çà fait froid .je tremble." Lui, répond vainqueur ; —Çà fait chaud au coeur Quand on est ensemble Heme Refrain La neige comme un duvet Fine, line, fine Tombe et couvre le pavé D'un manteau d'hermine Que chacun piétine Et dans un sourire adroit Elle dit, câline —Ah! qu'il fait froid !'" (ter) IV Mais il est encor Un triste décor Oh douleur amère 1 Deux pauvres enfants Sont 1*.grelottant Couchés sur la pierre ! Ils di>ent :—j'ai faim ! Mais leur cri s'éteint Car le vent l'emporte, Le père est parti, Vagabond maudit Et la mère est morte C'est fête pourtant Là-bas on entend, Noël carillonne Mais hélas piès d'eux, Pauvres malheureux Il ne vient personne Alors les petits D froid engourdis Pleurent leur souffrance Pendant que gaiement Les riches vraiment Vont faire bombance Illeme Rifrain La neige comme un duvet Pine fine fine Tombe et couvre le pavé D'un manteau d'hermine En criant famine, Ceux qui n'ont pas de chez soi Disent en sourdine : —Ah I qu'il fait fioid ! " (ter) M' de polka AXO i ' f |_» nu Krcomiiwiindii i»l W .r".fi .n» fi .»•• fi.al f' n'uniMNil'tvdlier.mi.«e Qa*eaaeaa »h*j i j# El in«i aat^at raaleaettai, On dit m *uiir.di .r." Ahr qu'il fail froid' Ah: qu'il fuil froid- hrrrj_ qu'il fail froid' |0i| ui|'|.||41 .,,.*,.| -, |nOj ' | .i: l-¦ i ¦ -.'I u.,| λM" "IJ • «iJllOpld »1 ¦.•IjnojHUIIIJ ujiy ' jaO0U,3POL»»'»J laiantv» A LA NEIGE (Suite) BELLA OUELLETTE De sa mere on se souvient toujours Chanson interprêtée par DUBUISSON aux Nouveautés n Le frêle enfant qui vient de naître Vers elle tend déjà ses bras Et bientô: le cher petit être Sous ses yeux, fait ses premiers pas, Lorsque pour les bancs d'école, Il voit qu'il lui faut la quitter Il p!e re et sa peine s'envole Sous la chaleur d'un bon baiser Au Refrain DUBUISSON III L'amour nous cause des morsures Nous bioyant et l'âme et le coeur Qui donc panseia bsblesrurrs Que nous lit un minois moqueur C'estelle, encore 1 c'est notre mère A qui nous venons sanglotant Fleurons tous les deux ta chimère Dit-elle, viens mon enfant Au Refrain IV Dans le cour de notre existence Q .and nous visitent les douleurs C'est son nom que dans la souilrance Nous répétons, avec des pleurs Combien sur les champs de bataille Sont tombés d'hommes vaillamment Frappés par l'horrible mit i .til c En murmurant : "Adieu.Maman." Au Refrain 1_7 Model alo couplet 1g) 4 ' J'p l Il est an sen.timent vi _ .va .ce.Plus doux qu'un su.tr il d»» prin_temps, lu s'ni.venir que rien nef .fa .rr,Pas me me la mar.che du temp'.[lw\> les p.«*.sa.ges de la vi .e, Ou % ' -».I J '.I ' .L-.J» • 1 » s*a.çi.tt* !
de

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