Montréal qui chante, 1 août 1911, samedi 5 août 1911
4ème Année No.1 LE NUMERO 10 CTS Les anciens numéros 15 cts.5 AOUT 42E 43 S' 8^1 ELZEAR DAOUST Edlteur-rroprK taire - Bureau- 411 RUE AMHERST MONTREAL Téléphone Est 2808 ABONNEMENT : $1.00 POIIf 10 mmmmmm S O M M A IR OUBLIONS LE PASSÉ Mme BEBTHE BERTHALL LE CURÉ PRINTEMPS POURQUOI M'AVOIR MENTI ?CRAIGNEZ DE PERDRE UN JOUR LE SECRET DES LÈVRES POUR VOUS MESDEMOISELLES SUR UNE FLEUR DESSÉCHÉE THAT HORRID BOY WITH A PRETTY MAMMA NOTES THÉÂTRALES MARCEL COLLET Gcrautilu Journal SUCCURSALES pour les anciens numéros ARTHUR YON 94 Ste-Catherine Kst * A.L, A VOIE 5' rue Rachel ¦ «y r ¦-— ¦S r 1-y '—•* Chantée par JVC.T)escarts au Ouimetoscope J'oublirai le passé : reviens Ma douleur comprends le.fut extrême De t'avoir vu briser le lien D'un bonheur que tu disais suprême J'ai souffert, nul ne sait combien ! Je devrais te haïr.et.je t'aime Ainsi qu'aux premiers jours C'est toi mon seul amour Oublions le passé, reviens.Mimi reviens Afin d'effacer de mon âme en détresse.Le doux souvenir de tes folles caresses, j'ai chercher l'oubli dans le plaisir, Pour calmer mon désir Mais dans les bras d'autres maîtresses, Je pense à toi sans cesse Mimi reviens, reviens ! Oublions le Passé (suite) cher.cné l'on .Mi dans le plii .».—, sir, Poor cal.mer i—.-.-1-.mou dé _J.-.i , •' f ' J f f Cédez (Mais dans lés bras d'an.très mai .très .ses, ' M.n- i.1' |mt( uu d'au.tmft c» n- .te*.m 'Al ¦ , , , 1 ¦ Il i J> ., , *, ¦if ¦» .- L *i t ! r * i CODA 4 Mi.mi re .f «ai par .pi viens 3 b+ M.JEAN GOULET Chef d'orchestre «lu Thi'atre National * «t.D'une femme qui a de l'autorité et qui s'en sert, on dit : C'est "une maitresse femme".D'un écrivain dont 1 oeuvre restera classique, on dit : C'est "uu maître".Dans le même sens, la caractéristique de Mme.Berthe Berthall est d être une artiste en pleine maitrise, d'un talent fort et sûr dont l'autorité, au cours de sa carrière, s'est toujours péremptoirement affirmée.Bourguignonne ou Champenoise,—on ne sait au juste, à cause de la délimitation,—de l'Aube sûrement, Mme.Berthall est du pays des vignerons énergiques et du bon vin.Sa nature, son tempérament d'aitisle et son charme la prédisposaient au théâtre.Toute jeune, elle débuta—et d'une façon telle que le théâtre de Reims où, pour la première fois, elle vit le feu de la rampe, se l'attacha pour plusieurs saisons successives.Musicienne et agréable chanteuse elle se fit d'abord applaudir dans le répertoire bien français de l'opérette, même dans l'opéra comique.Mais bientôt son talent s'étant davantage spécialisé, Mme.Berthall suivit sa voie qui devait être une voie glorieuse.Elle s'affirma de suite une comédienne experte supportant avec aisance et menant au succès les rôles les plus écrasants.Aix-les-Bains, Tunis et Toulouse la possédèrent tour à tour.Dans cette dernière ville "Toulouse-Ih'eâtre" disait : "En elle tout vit, tout palpite, tout brûle, tout bondit— Les succès ne se comptent "plus.Le public toulousain a été de suite conquis par cette charmante attiste qui joint à un talent fort "apprécié, lagrâced'une femme exquise, superbe et remarquable par sa tenue et son élégance.Elle a "été fort goûtée dans tous ses rôles." Et le journal de Tunis ajoutait : "Mme.Berthall n'est pas seulement une jolie personne, c'est une excellente tragédienne." Reims, encore une fois, revoit Mme Berthall comédienne, après l'avoir choyée comme chanteuse, et Toulouse la rappelle.Bruxelles, durant cinq années consécutives l'applaudit avec le même enthousiasme que la France."Le succès personnel de Mme Berthall a été très grand et très mérité" écrivait l'Etoile Belge.Mais l'artiste fêtée voulait plus que les bravos du vieux monde, ceux du nouveaux l'attiraient irrésistiblement.Elle les connut à Montréal pendant deux saisons, l'une à l'Opéra Français, l'autre au Théâtre des Nouveautés De Montréal, la direction du Théâtre des Arts de Bordeaux l'appelait.Du Théâtre des Arts elle passa au Théâtre Français de la même ville, et, dans ces deux établissements, connut les succès que méritait son talent fort, sobre, puissant, son art véritable, son métier très sûr et ses créations marquées au coin de la meilleure des compositions.Pièces classiques, Molière ou Racine, théâtre moderne de Landeau à Bernstein en passant par Dounay et Hervieu, vaudeville, drame et comédie ; dans tous les genres, avec tous les auteurs, Mme Berthall fut elle même, c'est-à-dire parfaite.La presse bordelaise ne put qu'enregistrer les succès bien mérités qu'elle remporta sans relâche.Nous sommes heureux de revoir Mme Berthall parmi nous, et nous ne doutons pas qu'elle retrouve ses succès d'an tan.MADAME BERTHE BERTHALL A la sympathique artiste "Montréal qui Chante" offre ses plus^incères hommages Pourquoi m'avoir menti ?Quand mou cœur auprès du tien.Se contentait d'un doux sileuce, Pourquoi puisqu'il ne demandait rien Lui donnas-tu de l'espérance ?Un billet pris en chemin, Cela u'avait pas d'importance, Kt d'autant plus, que ta main Tu le brûlas le lendemain, Ah I Refrain Pourquoi m'avoir menti Le jour où tu m'as dit Que l'amour c'est l'ivresse ?Pourquoi m'avoir juré Que les folles caresses N'étaient pas un rêve doré ?Pourquoi m'avoir charmé Par des mots enflammés, D'ardeur et de promesses ?Dis-moi pourquoi cela puisque l'amour [s'envole, Et qu'il n'en reste plus que dea paroles.II Ne songeant qu'à nos désirs, Sans souci des peines ratures, Savions-nous ce qu'étaient nos soupirs?Ou des sanglots ou des murmures ?Le bonheur vite fleuri Pas plus que la rose ne dure ; Le nôtre s'est épanoui, Et s'est fané dans une nuit.Refrain Pourquoi m'avoir menti Le jour où ta m'as dit Que l'amour c'est l'ivresse?Pourquoi m'avoir juré Que les folles caresses N'étaient pas un rêve doré ?Pourquoi m'avoir donné Ton baiser passionné, Ta lèvre et tes tendresse*?Dis-moi pourquoi cela puisque de taut de [charmes, Il ne me reste pins qu'un peu de larmes.III Près de toi j'oubliais tout, Quand venait l'heure des folies, Tu disais : "Mon coeur te suit partout.Car je t'adore pour la vie." Lorsque tu disais cela, Ton âme était déjà partie, Ton corps était entre mes bras.Mais ta pensée n'était plus là 1 Refrain Pourquoi m'avoir menti.Le jour où tu m'as dit Que l'amour c'est l'ivresse ?Pourquoi m'avoir juré Que les folles caresses N'étaient pas un rêve doré ! Pourquoi tous ces sermeuts Que se font les amants.Et les douces maîtresses.Dis-moi pourquoi cela puisque c'était un [songe, Et qu'il n'en reste plus que des mensonges.IV Depuis lors, après l'adieu, Notre baiser vole à la ronde : Pourtant hier nous croyant tous deux.Notre tristesse était profonde, .Mais trop fiers pour avouer Notre regiet devant le mondr.Nous avons ri du temps pissé.Mais notre rire était glacé.Refrain Pourquoi s'être menti.Le jour où l'on s'est dit, Qae l'oubli c'est l'ivresse ?Pourquoi s être juré Que nos follet caresse» N'était plus qu'un rêve effacé?Pourquoi «'est-on quitté.Sans un mot de pitié, Sur les joies de jeunesse ?Dis-moi pourquoi cela pnisqu'au fond a« nous-mein«i.II est un souvenir qui dit : "Je t'aime." Mme.J.R.TREMBLAY Val», l'MÎSCI Le Curé Printemps Chantée par M.DELVILLE au Ouimetoscope LeCn .ré donolrevil.Ia.gr in - dulgrnlpourlesa.mours El In fil les duvoisi .na.ge a lui i eonfesseni tou .jours; Il ab_ soul l ou les lesfre .daine» S .loi qu'A.vril fleurit les champs; El ses -f—*= —m ~ — m ¦ - > *—3- : S—f M.DELVILLE du Ouimetoscope Le curé de notre village Est indulgent pour les amours, Et les filles du voisinage A lui se confessent toujours ; U absout toute les fredaines Si tôt qu'Avril fleurit les champs ; Et ses gentilles paroissiennes L'appellent le curé Printemps.Refrain Ah I le bon curé mes amis, Que celui de notre pays.De Chambertin nu de Chablis.Remplissez son verre, Car il adresse an Paradis Les péchés de tonte la terre De Chambertin ou de Chablis Remplissez, remplissez son verre.II L'autre soir, étant à confesse, Rose lui dit en toupiiaut : Hier, j'avais fait la promesse De donner un baiser à Jean, Or, ce matin, sous la charmille, J'ai payé ce qu'il réclamait.C'est très-bien, lui dit-il, ma fille, Il faut tenir ce qu'on promet.Au Refrain III Jean, le mari de la meunière.Le rencontrant, l'autre matin, A la porte du presbytère, Lui dit : L'abbé, j'en suis certain Malgré toutes vos patenôtres.Je suis.,, vous l'avez deviné — Il faut s'aider les uns les autres, Lui dit en riant, le curé.Au Refrain IV An dîner, à chaque baptême, Quand il entonne une chanson, C'est tonjours à peu près la même.En voici la péroraison : Sur terre il faut être logique, Jeunes époux qui vous aimez Mettez l'Bvangile en pratique ; Croissez donc et multipliez.Au Refrain Un vieux buveur de grand mérite Au printemps dernier trépassa ; Le curé voyant l'eau bénite Dit:—Mes amis, cette fois-là, Vous auriez dû remplir son verre Dn vieux Pomard qu'il aimait tant : Je suis certain que le cempère Serait parti bien plus content.Au Refrain gen .lill«paroi4.siennnEtlappellenlLecu.réPrintemps Ab! lebon eu _ re.mes a .mis.Que eeJiii Car il a.dresse auPa.ra .dis Les pécbes de lou .le la 3= re De chamber!.n ou decba.blis Kera-plisse* rcra.utis*?son ver m- ru AST l'UNO Val.se presto ji Tempo ^ ITT.Suivez.% a Tempo.Qui di .ra le chai me d'un baL Suiue;.P .1 I J le m - meHC'esljo - li comme un bruit de ehan.son,.û t ~ "-' 5>i p_—_ 1 — _ C'est 1er.rible.el r;i donne un Iris ¦S «tri Il fau- drait aux lè .vres, prendre (ou , le l'à .me! 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