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Titre :
Montréal musical
Revue qui présente chansons à la mode, variétés, retranscription de monologues, potins sur la vie artistique et photographies. Son contenu ne transgresse pas la morale chrétienne de l'époque.
Éditeur :
  • Montréal :Guénette et Senécal,1912-[1913?]
Contenu spécifique :
jeudi 21 novembre 1912
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
chaque semaine
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Montréal qui chante (1908)
  • Successeur :
  • Montréal qui chante (1914)
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Références

Montréal musical, 1912-11, Collections de BAnQ.

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1ère Année No.27 LE NUMERO 10c 21 Novembre 1912 PER M-397 CON ^^flttfefe Abonnements: I an $4.—6 mois $2 ï(ontréal Ancien "Montréal qui Chante" Revue Musicale, Artistique, Théâtrale et Littéraire, Hebdomadaire.Propriétaires : MM.SENECAL & MARTINEAU TEL.EST 697 Rédaction et Administration : A.ROBI et P.CHRISTE.TEL.EST 1185 GT 5831 PARAIT TOUS LES JEUDIS.(F Un Maitre du Rire Monsieur ©arcp, des Nouveautés SOMMAIRE Novembre La Chanson du Rayon de Lune.Vieilles Chansons Canadiennes.Extase [Valse] La Page du Rire.Si J'ai Rêvé! Graziella.[Roman] La Semaine Théâtrale.11 J LIRE DANS CE NUMERO: EXTASE, valse pour mandoline 1 < r ^ Senécal & Martineau Costumiers Perruques, Armes, Articles de Grimage -•- 126, RUE ST-DENIS TEL.EST 697 - - - MONTREAL.1 1 r "\ Le Concours de Valse flEBjpOUS avons commencé à recevoir de la part de nos lecteurs quelques g||p|| valses, et parmi elles, certaines sont vraiment très jolies.Néanmoins nous avertissons l'auteur de l'une d'elles portant comme titre: "Les Vagues' comme devise: "Te morituri salutant" et comme numéro d'ordre 1893, que quoique très harmonieuse et pouvant avoir des chances au classement, elle ne peut prendre part au concours, car elle est écrite en ré bémol.Notre concours exige, comme tonalité le mi bémol.Nous conseillons vivement à son auteur de nous la renvoyer, avec une autre devise et un autre numéro d'ordre, et de la mettre au ton exigé, ce sera là, une simple transposition qui donnera peu de travail.Nous rappelons aux concurrents que la cloture du concours devait avoir lieu le 25 Novembre.Le bon du présent numéro est donc le dernier que ïon aura à envoyer.Néanmoins, pour permettre à ceux qui n habitent pas Montréal, de prendre part au concours nous avons "décidé de prolonger la date de cloture de 5 jours, elle aura donc lieu le 30 Novembre 1912".LA DIRECTION. Petite Chronique NOVEMBRE Si novembre est l'agonie de la belle saison, des feuilles et des fleurs, le mois des souvenirs, des regrets et des larmes, c'est aussi le mois où la ville reprend ses droits et se prépare aux triomphes; les hommes s'attardent dans leurs demeures; ils aiment les murs clos, la lampe allumée, la chaleur réconfortante du foyer; ils s'enveloppent chaudement, ils luttent contre la nature qui leur refuse les nuits claires et les longs jours tièdes et ensoleillés, riches de fleurs, de fruits, de parfums.Us ont besoin de se grouper, de se défendre et selon leur culture et leur milieu social de goûter aux joies factices du monde.Ils aiment les tapis, les beaux meubles et les objets d'art, les rideaux abaissés sur les vitres et sur la pluie et les brouillards de novembre; ils aiment Beethoven et Mozart, la musique dans les salons anime, les romances aux lèvres des femmes et ils ont le coeur déchiré en entendant certain Novembre de Trémisot qui, l'été, leur eût paru moins ¦pathétique parce qu'il y avait trop de bonheur sur la terre.Novembre !.•.et c'est déjà le triomphe de la ville qui a reconquis ses milliers ou ses millions d'âmes.Elle ne craint plus l'enchantement des jardins et des paysages ; elle a ses palais de pierre, ses statues de bronze et de marbre, ses étalages de bijoux rares de bibelots, de fleurs de serre, ses théâtres et leurs décors, ses muses, ses bibliothèques, ses écoles ; elle prépare ses bals et ses grands diners, ses spectacles et ses concerts; les femmes vont chez le couturier et le fourreur; elles pensent à leur thé, aux visites1, aux coquetteries.Novembre pleure.Est-ce autre chose que le thème d'une romance pour l'élégante qu'emporte son auto bien chauffée dans le miroitement des feux électriques, pour la petite ouvrière penchée sur son travail, et pour l'étudiant acharné à son labeur?Les bateaux se perdent au loin dans la mer brumeuse et tragique, la détresse, l'abandon régnent dans les champs et les bois, la mélancolie erre, pensive, dans les vergers et les parcs, les chrysanthèmes fanés pourrissent dans la boue dej cimetières délaissés, novembre, au coeur des villes, finit en apothéose.Dans l'antiquité païenne ne marquait-il pas des heures glorieuses ?.Si l'homme n'avait l'expérience des saisons et de l'inévitable renouveau, il -pourrait devant les ramures dépouillées et le ciel gris de novembre conclure à l'épuisement, à la mort de la nature.Mais il sait que la terre ressuscitera.Ce grand mystère lui paraît simple parce qu'il lui fut révélé.Tant d'autres lui demeurent obscurs parce ou'il n'a ni le temps ni la capacité de les approfondir.-.Alors il préfère nier au nom de la raison et de la philosophie transcendante .Mais comme le dit Hamlet : "Il y a plus de choses sur la terre et dans le ciel, Horatio, Que n'en peut rêver toute votre philosophie." Et "comme le bruit du jour rend le silence de la nuit plus touchant", tout n'est que contraste.Mai ne paraît si beau et ne deviendra si cher à nos coeurs que parce que nous aurons connu novembre, ses frimas et ses branches dénudées.POESIE La Chanson du Rayon de Lune Sais-tu qui je suis ?— Le Rayon de Lune Sais-tu d'où je viens ?— Regarde là-haut.Ma mère est brillante, et la nuit est brune.Je rampe sous l'arbre et glisse sur l'eau ; Je m'étends sur l'herbe et cours sur la dune ; Je grimpe au mur noir, au tronc du bouleau, Comme un maraudeur qui cherche fortune.Je n'ai jamais froid, je n'ai jamais chaud.Je suis si petit que je passe Où nul autre ne passerait, Aux vitres je colle ma face, Et j'ai surpris plut d'un secret.Je me couche de place en place : Et les bêtes de la forêt, Les amoureux au pied distrait, Pour mieux s'aimer suivent ma trace, Puis, quand je me perds dans l'espace, Je laisse au coeur un long regret.Rossignol et fauvette Pour moi chantent au faîte Des ormes ou des pins.J'aime à mettre ma tête Au terrier des lapins; Lors, quittant sa retraite Avec des bonds soudains, Chacun part et se jette A travers les chemins.Au fond des creux ravins Je réveille les daims Et la biche inquiète.Elle évente, muette, Le chasseur qui la guette La mort entre les mains, Ou les appels lointains Du grand cerf qui s'apprête Aux amours clandestins.Ma mère soulève Les flots écumeux; Alors je me lève, Et sur chaque grève J'agite mes feux.Puis j'endors la sève Par le bois ombreux; Et ma clarté brève, Dans les chemins creux, Parfois semble un glaive Au passant peureux.Je donne le rêve Aux esprits joyeux, Un instant cle trêve Aux coeurs malheiircux.Sais-tu qui je suis?— Le Rayon de Lune.Et sais-tu pourquoi je viens de là-haut ?Sous les arbres noirs la nuit était brune ; Tu pouvais te perdre et glisser dans l'eau, Errer par les bois, vaguer sur la dune, Te heurter, clans l'ombre, au tronc du bouleau Je veux te montrer la route opportune; Et voilà pourquoi je viens de là-haut.Guy de MAUPASSANT. Les Vieilles Chansons Canadiennes Pascaro c'est un boni vieux 1 Pas - ca - ro c'est un bon vieux, Sa femm' fait des souil-liers d'bœuf; Quand il va clier-cb.tr ses vaches, Sts souilliers font la gri REFRAIN.m——- mace.Ah! ah ! ah ! les fill's du Fau-bourg f*-s Ont du poil aux ¦en* patt'scom' des gross'mèr's d'ours.Ah! ah! ah! 5 5: les fill's du Fau *—t*-F bourg Ont du poil aux patt's com' des gross'mèr's d'ours.La soir au soleil couchant, Il ran en' ses vsch's du i hamp, Les plus p'tites passent les premier's leb plus gross's suivent par derrière Refrain.En avant ! la Romantine ; Passe derrière! la Bédardine.Les f arçons de (h que cô*é, Pour les empêvh r d'manger.Refrain.Ell's mont'nt la rue d'ia Couronne Et suivent les p'tits chirs en run.Puis prenant l'escalier d'fer Ell's font un tapage d'enfer.Refrain.R m antine a les patt's blarches, Bédardine à la queue noire E l'a se promèn't les dimarches Du grand parc au patinoir.Rt frain.Bécassine esl Parisienne Bédardine pur' Canaguenne Romantine a du croisage Et bien bonne pour l'élevage.Ref ain.Bédardine et Romantine Sont deux excellente laitières: La première donne sa chopine, La deux:èm8 plein la chaudière.Refrain.Paecaro avec ses vaches T.tusi s nus f it deux c=mts piastres Sms compter lout l'p'iit lait Pour détremper se3 engrais.REFRAIN AL i Ah ! Ah! les fill's du Fauboug On1, du poil anx pattes comm' dee [gros's naèt's d'ours.Ah ! Ah ! Ah ! les fill's du Faubourg Ont du poil aux pattes et n'auront [toujours.I €i0 Les Vieilles Chansons Canadiennes—Suite Petit Jean s' | / * .* >-*r-fc-fc— >- >- ¦"i-Nf maïs-Pt~N-«7 ta» —0- -0-0 -5*-] 0-t li li lil, li.Quand j'é-tais chez mon —t— 0- 9 pè - re, Garçon à rail molto.ma - ri - er;.Gar - çon à 4—-• *- — o- 9—0- 1 —0— ma - ri - rr-cr - er, Gar-çon à ma - ri Je n'avais rien à faire, LU, li, li, etc.Je n'avais rien à faire Qu'une femme à chercher.(ter) A présent j'en ai-1 une Lil, li, li, etc.A présent j'en ait-une Qui me fait enrager, (ter) Ell' m'envoi'-t à l'ouvrage Lil, li, li, etc.EU' m'envoi'-t-à i'ouvrage Sans boir'ni sans manger.(Jer) Quand je reviens d'I'ouvrage, Lil, h, li, etc.Quand je reviens d'I'ouvrage, Tout mouillé, tout glacé.(ter) Je m'asseois sur la porte, Lil, li, li, etc.Je m'asseois sur la porte —Rentre petit Jean, rentre, Lil, li, ii, etc.Rentre, petit Jean, rentre, Rentre te réchauffer I (ter) Poupe, petit Jean, soupe, Lil, li, li, etc.Soupe, petit Jean, soupe ! Pour moi j'ai bien soupe, (ter) J'ai mangé deux oies grasses, Lil, li, li, etc.J'ai mangé deux oies grasses Et trois pigeons lardés, (ter) Les os sont sous la table, Lil, li, li, etc.Les os sont sous la table, Si tu veux les ronger, (ter) P'tit Jean baisse la tête, Lil, li, li, etc.P'tii Jean baisse la tête Comme un pauvre étranger, (ter) Et se met à brailler, (ter) Braille, petit Jean, braille I Lil, li li lil, li li lil, lil, lil, li, Braille, p tit Jean, braille, Et moi je vais chanter 1 Et moi je vais chanter-er-er, Et moi je vais chanter 1 Mme 110NCEVAUX, du Nationoscope EXT Valse pour Mandoline ASE Le Fumeur d'Opium —¦ "Eh bien, oui, me dit Sam Degoutt, c'est encore de Mac'Ha wan que je viens vous parler." Je me résignai à entendre l'histoire, car Sam me tenait par un bouton de mon pardessus qu'il tortillait nerveusement entre ses doigts et je savais que je ne serais libre que lorsque tous mes boutons auraient sauté.—" Mac' était un homme énergique.Il avait commencé sa fortune à la sueur des autres, étant propriétaire d'un bain turc.Puis il se fit commis voyageur et importa le choléra et la peste pour le compte d'une maison de cercueils de la rue «Ste-Catherine." Caractère bizarre que ce Mac'.Un peu naïf.Il fallait toujours lui mettre les points sur les i, mais malheur à qui les lui aurait mis sur la figure.Arrivé à l'âge où les poires commencent à devenir blètes, il se retira des affaires et se mit à fumer l'opium."Lorsque je le connus il y avait déjà 9 ans, 11 mois et 4 jours qu'il avait contracté cette passion généralement funeste.Je dis funeste, car un fumeur d'opium finit toujours par mourir un jour où l'autre." Mac', cependant, était toujours gras, sanguin et sa santé eut pu paraître parfaite sans une certaine affection qu'il avait.Il adorait une femme.Ceci dit en passant." Oui, dit-il, nous étions quatre amis qui nous mîmes ensemble à fumer l'opium et seul je suis resté.A vrai dire Bill ne fumait pas, il prisait.N'ayant plus d'argent pour satisfaire sa passion, il tua une vieille femme pour la voler.Il fut con ¦ damné à avoir la tête coupée.Dans une dernier?prise, il alla éternuer dans le panier." Tom, lui chiquait.Un beau jour, sans rien dire, il posa là sa chique et vous ne le revîm»' plus." Harry Caver, fumait dans une pipe en bois.Il eut l'idée d'en acheter une en terre.Ce qui devait arriver arriva.Il cassa sa pipe et tout fut dit." Mac pour la quatrième fois ralluma sa pipe.Instinctivement, je la lui pris des mains et la portai à mes lèvres.Et je compris soudain pourquoi Mac' ne ressentait rien des atteintes de l'opium.La pipe était bouchée, bouchée depuis des années sans doute.Bouchée comme vous et moi, quoi ! Claude GILLE.Une Piqûre Mortelle Comme je voyageais en Ecosse, je fie connaissance d'un certain Mac' Hawan, dont l'unique métier consistait à faire enrager le monde.Il était même si sincère qu'il parvint, rien que par des paroles mordantes et insinueuses, à faire éclater 3 pneus d'automobile et 2 volcans.Nous fîmes connaissance en parlant d'une locomotive de train local, qu'un feu de cheminée venait de détruire.Tout-à-coup un moustique s'élança sur moi et me piqua au cou.Mac' Hawan avec la patience d'un jardinier plantant des radis sur un trottoir en bitume, me frotta avec du papier de verre et m'ayant donné l'assurance de sa parfaite considération, la conversation reprit."C'est un bien terrible fléau que ces moustiques.Mais ceux d'Europe ne sont encore rien.En Afrique, il piquent avec une telle rapidité que les ménagères les emploient souvent pour piquer leur linge, en ayant soin de leur adapter une bobine de fil à l'endroit où la poule à l'oeuf." Ayant dit, il ôta ses bas et me fit voir sur ses gros mollets de larges cloques.—¦ "C'est un moustique qui vous a fait cela ?lui demandai-je." —¦ "Non, c'est moi-même, pour étonner mes amis et leur faire croire que j'ai passé l'été à la campagne.Les piqûres de moustiques, vous le savez ne sont généralement pas mortelles, cependant la présence d'une femme suffit à les envenimer complètement." Il cracha en l'air, sur un oiseau qui passait et reprit : —-"J'ai pourtant vu un cas -.C'était en Espagne, dans une place ensoleillée, entourés d'une foule immense.Un homme se trouvait, au milieu.Tout à coup il fut piqué.Il perdit tout son sang et mourut quelques instants après.—" Jamais vous ne me ferez croire qu'un petit insecte ait pu pomper tout le sang d'un homme.— "Eh ! qui vous parle d'insecte ?s'exclama Mac' Hawan furieux.La victime était un toreador qui se fit piquer par un taureau échappé, je ne sais d'où et muni d'une sacrée paire de corne, moins exhubérantes cependant que celles que vous avez coutume de porter; ceci soit dit sans vous froisser.Claude GILLE. f Si J'ai Rêvé if Moderato.Piano Dis-moi si j'ai rêvé, ma mie?Le jour où mon être amoureux Crut deviner en tes beaux yeux La flamme d'amour qui nous lie, Dis-moi si j'ai rêvé, ma mie?II Dis-moi si j'ai rêvé, ma mie ?Lorsque ta menotte soudain me serra tendrement la main D'un geste de câlinerie Dis-moi si j'ai rêvé, ma mie?III Dis-moi si j'ai rêvé, ma mie?Quand tu m'as fait le simple aveu Que tu pensais m'aimer.• un peu, Moi, qui t'aimais à la folie! Dis-moi si j'ai rêvé, ma mie?IV Dis-moi si j'ai rêvé, ma mie?Lorsqu'il me semble deviner L'indifférence d'un baiser, Même si c'est vrai, je t'en prie Dis-moi que j'ai rêvé, ma mie. A quelque distance de Villetri, nous rencontrâmes la voiture du courrier de Rome à Naples renversée sur les bords du chemin et criblée de balles.Le courrier, un postillon et deux chevaux avaient été tués.On venait d'emporter les hommes dans une masure voisine.Les dépêches déchirées et les lambeaux de lettres flottaient au vent.Les brigands avaient repris la route des Abruzzes.Des détachements de cavalerie et d'infanterie française, dont les corps étaient campés à Terraeine, les poursuivaient parmi les rochers.On entendait le feu des tirailleurs, et on voyait sur tout le flanc de la montagne les petites fumées des coups de fusil.De distance en distance nous rencontrions des postes de troupes françaises et napolitaines échelonnées sur la route.C'est ainsi qu'on entrait alors dans le royaume de Naples.Ce brigadier avait un caractère politique.Murât régnait.Les Calabres résistaient encore; le roi Ferdinand, retiré en Sicile, soutenait de ses subsides les chefs de .guérillas dans les montagnes.Le fameux Fra Diavolo combattait à la tête de ces bandes.Leurs exploits étaient des assassinats.Nous ne trouvâmes l'ordre et la sécurité qu'aux environs de Naples.J'y arrivai le 1er avril.J'y fus rejoint quelques jours plus tard par un jeune homme de mon âge, avec qui je m'étais lié au collège d'une amitié vraiment fraternelle.Il s'appelait Aymon de Vi-rieu.Sa vie et la mienne ont été tellement mêlées depuis son enfance jusqu'à sa mort que no* deux existences font comme partie l'une de l'autre, et que j'ai parlé de lui presque partout où j'ai eu à parler de moi.EPISODE I Je menais à Naples à peu près la même vie contemplative qu'à Rome chez le vieux peintre de la place d'Espagne; seulement, au lieu de passer mes journées à errer parmi les débris de l'antiquité, je les passais à errer ou sur les.bords ou sur les flots du golfe de Naples.Je revenais le soir au vieux couvent où, grâce à l'hospitalité du parent de ma mère, j'habitais une petite cellule qui touchait aux toits, et dont le balcon, festonné de pots ide fleurs et de plantes grimpantes, ouvrait sur la mer, sur le Vésuve, sur Castellamare et sur Sorrente.Quand l'horizon du matin était limpide, je voyais briller la maison blanche du Tasse, suspendue comme un nid de cygne au sommet d'une falaise de rocher jaune, coupé à pic par les flots.¦Cette vue me ravissait.La lueur de cette maison brillait jusqu'au fond de mon âme.C'était comme un éclair de gloire qui étincelait de loin sur ma jeunesse et dans mon obscurité.Je me souvenais de cette scène homérique de la vie de ce grand homme, quand, soriji Ide prison, poursuivi par l'envie des petits et par la calomnie des grands, bafoué jusque dans son génie, sa seule richesse, il revient à Sorrente chercher un peu de repos, de tendresse ou de pitié, et que, déguisé en mendiant, il se présente à sa soeur pour tenter son coeur et voir si elle, au moins, reconnaîtra celui qu'elle a tant aimé."Elle le reconnaît à l'instant, dit le biographe aiaïf, malgré sa pâleur maladive, sa barbe blanchis- (Suite) santé et son manteau déchiré.Elle se jette dans ses bras avec plus de tendresse et de miséricorde que si.elle eût reconnu son frère sous les habits d'or des courtisans de Ferrare.Sa voix est étouffée longtemps par les- sanglots; elle presse son frère contre son coeur.Elle lui lave les pieds, elle lui apporte le manteau de son père, elle lui fait préparer un repas de fête.Mais ni l'un ni l'autre ne purent toucher aux mets qu'on avait servis, tant leurs coeurs étaient pleins de larmes ; et ils passèrent le jour à pleurer, sans se rien dire, en regardant la mer et en se souvenant de leur enfance." II Un jour, c'était au commencement de l'été, au moment où le golfe de Naples, bordé de ses collines, de ses maisons blanches, ide ses rochers tapissés de vignes grimpantes et entourant sa mer plus bleue que son ciel, ressemble à une coupe de vert antique qui blanchit d'écume, et dont le lierre et le pampre festonnent les anses et les bords; c'était la saison où les pêcheurs du Pausilippe, qui suspendent leur cabane à ses rochers et qui étendent leurs filets sur ses petites plages de sable fin, s'éloignent de la terre avec confiance et vont pêcher la nuit à deux ou trois lieues en ,mer, jusque sous les falaises de Capri, de Procida, d'Ischia, et au milieu du golfe de G-aëte.Quelques-uns portent avec eux des torches ' de •résine, qu'ils allument pour tromper le poisson.Le poisson monte à la lueur, croyant que c'est le crépuscule, du' jour.Un enfant, accroupi sur la proue de la barque, penche en silence la torche inclinée sur la vague, pendant que le pêcheur, ¦plongeant de l'oeil au fond de l'eau, cherche à apercevoir sa .proie et à l'envelopper de son filet.Ces feux, rouges comme des foyers de fournaise, ¦se reflètent en longs sillons ondoyants sur la nappe de la mer, comme les longues traînées de lueurs qu'y projette le globe de la lune.L'ondoiement des vagues les fait osciller et en prolonge l'ébloui s-sement de lame en lame aussi loin que la première vague les reflète aux vagues qui la suivent.III Nous passions souvent, mon ami et moi, des heures entières, assis sur un écueil ou .sur les ruines humides du palais de la reine Jeanne, à regarder ces lueurs fantastiques et à envier la vie errante et insouciante de ces pauvres pêcheurs.Quelques mois de séjour à Naples, la fréquentation habituelle des hommes du peuple pendant nos courses de tous les jours dans la campagne et sur la mer, nous avaient familiarisés avec leur langue accentuée et sonore, où le (reste et le regard tiennent plus de place que le mot.Philosophes par pressentiment et fatigués des agitations vaines de la vie avant de les avoir connues, nous portions souvent envie à ces heureux lazzaroni dont la plage et les quais de Naples étaient alors couverts, qui passaient leurs jours à dormir, à l'ombre de leur petite barque, sur le sable, à entendre les vers improvisés de leurs poëtes ambulants, et à danser la iarenlela avec les jeunes filles de leur caste, le soir, sous quelque treille au bord de la mer.Nous connaissions leurs habitudes, leur caractère et leurs moeurs, beaucoup mieux que celles du monde élégant, où nous n'allions ja- mais.Cette vie nous plaisait et endormait en nous ces mouvements fiévreux de l'âme, qui usent inutilement l'imagination des jeunes hommes avant l'heure où leur destinée les appelle à agir ou à penser.Mon ami avait vingt ans; j'en avais dix-huit: nous étions donc tous deux à cet âge où il est permis de confondre les rêvés avec les réalités.Nous résolûmes de lier connaissance avec ces pêcheurs et de nous embarquer avec eux pour mener quelques jours la même vis.Ces nuits tièdes et lumineuses passées sous la voile, dans ce berceau ondoyant des lames et sous le ciel profond et étoile, nous semblaient une des plus mystérieuses voluptés de la nature, qu'il fallait surprendre et connaître, ne fût-ce que pour la raconter.Libres et sans avoir de compte à rendre de nos actions et de nos absences à personne, le lendemain nous exécutâmes ce que nous avions rêvé.En parcourant la plage de la Margellina, qui s'étend sous le tombeau de Virgile, au pied du mont Pausilippe, et où les pêcheurs de Naples tirent leurs barques sur le sable et raccommodent leurs filets, nous vîmes un vieillard encore robuste.U embarquait ses ustensiles de pêche dans son caï-que peint de couleurs éclatantes et surmonté à la poupe d'une petite image sculptée de saint François.Un enfant de douze ans.son seul rameur, apportait en ce moment dans la barque deux pains, un fromage de buffle dur, luisant et doré comme les cailloux de la plage, quelques figues et une cruche de terre qui contenait l'eau.La figure du vieillard et celle de l'enfant nous attirèrent.Nous liâmes conversation.Le pêcheur se prit à sourire quand nous lui proposâmes de nous recevoir pour rameurs et de nous mener en mer avec lui.—"Vous n'avez pas les mains calleuses qu'il faut pour toucher le manche de la rame, nous dit-il.Vos mains blanches sont faites pour toucher des plumes et non du bois : ce serait dommage de les durcir à la mer.—Nous sommes jeunes, répondit mon ami, et nous voulons essayer de tous les métiers avant d'en choisir un.Le vôtre nous plaît parce qu'il se fait sur la mer et sous le ciel.—Vous avez raison, répliqua le vieux batelier, c'est un métier qui rend le coeur content et l'esprit confiant dans la protection des saints.Le pêcheur est sous la garde immédiate du ciel.L'homme ne sait pas d'où viennent le vent et la vague.Le rabot et la lime sont dans la main de l'ouvrier, la richesse ou la faveur sont dans la main du roi, mais la barque est dans la main de Dieu/' Cette pieuse philosophie du barcarole nous attacha davantage à l'idée de nous embarquer avec lui.Après une longue résistance il y consentit.Nous eonvîmes de lui donner chacun deux carlins par jour pour lui payer notre apprentissage et notre nourriture.Ces conventions faites, il envoya l'enfant chercher à la Margellina un surcroît de provisions de pain, de vin, de fromage secs et de fruits.A la tombée du jour, nous l'aidâmes à mettre sa barque à flot et nous partîmes.de LAMARTINE.(A suivre) LA SEMAINE THEATRALE Théâtre National Semaine du 18 novembre 1912 "LA COURSE AU FLAMBEAU" Pièce en 4 actes de Paul Hjervieu C'est une pièce douloureuse et déchirante que représente cette semaine le National, c'est une tragédie angoissante dans son action, et terrible dans sa conclusion; elle est inspirée par des sentiments élevés et est d'une tenue littéraire qui en accentue la valeur.C'est une de ces oeuvres qui ne périssent pas, leur premier succès passé, mais qui affrontent sans faiblesse l'épreuve du temps et conservent après bien des années, leur puissant intérêt de la première heure et leur force du début.Si ce titre n'avait l'air trop mélo, on pourrait appeler cette pièce "L'amour d'une mère", car c'est là tout le sujet de ces quatre actes qui voient se dérouler la plus navrante histoire qu'on puisse imaginer.Sabine, encore jeune et belle, est restée veuve après un mariage sans joie, ayant reporté sur sa fille qu'elle adore toute la tendresse qu'elle n'avait pu dépenser pour son époux.De fait, c'est une véritable adoration qu'elle a pour cet enfant de sa chair et ce sentiment qu'elle éprouve n'est pas un vain mot, puisqu'elle va en donner toutes les preuves qu'une créature humaine puisse en donner et au delà.U n'est pas de sacrifice auxquel elle ne consente pour assurer le bonheur de sa fille.Et d'abord, avant que celle-ci ait songé à se marier, la maman refuse d'épouser un homme qu'elle chérissait et qui le lui rendait bien, cle crainte de frustrer sa petite matériellement au cas où quelque enfant naîtrait de cette seconde union.Elle essaye de temporiser, mais sommée de choisir entre une acceptation immédiate ou la rupture définitive, elle s'arrête par amour pour sa fille à cette dernière décision, malgré l'immense chagrin qu'elle en éprouve.Cet acte de renoncement n'est que le prélude de la souffrance qui se prépare pour cette pauvre "sacrifiée" volontaire.Marie Jeanne, sa fille, épouser Didier Moravon qui voit ses affaires péricliter quelque temps après le mariage et se trouve acculé à la faillite.Une seule personne peut éviter cette chute déshonorante, c'est la grande-mère, qui possède quelques moyens et qui pourrait en conséquence fournir la somme nécessaire au relèvement du -malheureux.Mais, elle refuse implacablement.Larmes et prières de Sabine qui implore à genoux ne peuvent la fléchir.La faillite est déclarée et la petite Marie Jeanne, bouleversée par cet incident, tombe dangereusement malade.La pauvre mère éplorée se tient auprès du lit de son enfant, essayant pai tous les moyens de la disputer à la mort, et, lors-qu'elle comprend que seule la pensée d'une réhabilitation du failli peut la sauver et la guérir, elle n'hésite pas à tenter n'importe quoi pour se procurer l'argent.nécessaire à l'obtention du concordat.Elle va jusqu'à faire des faux et voler des titres de rente à sa mère.L'homme d'affaires qui s'était interposé pour négocier les titres découvre la fraude et l'on conçoit toute la confession et la honte de cette pauvre affolée qui n'a eu qu'un but en faisant cette vilaine action : sauver la vie de son enfant.Bah ! que lui importent à présent sa fierté, sa dignité, son honneur, il n'est rien qu'elle ne foule au pied si ce geste sacrilège doit lui assurer la guérison de Marie-Jeanne.N'ayant pu réussir par cette tentative de vol à se procurer l'argent nécessaire à la réhabilitation de son gendre, elle se laisse persuader d'écrire à l'ami qui autrefois avait sollicité la faveur d'être son mari et qu'elle avait écarté pour ne pas porter ombrage à sa fille en se remariant.Comme ce lui est pénible, après plusieurs années de silence, de revenir à celui qu'elle aima et dont elle brisa le coeur, de revenir à lui à l'occasion d'une demande d'argent.Enfin ! si c'est le salut de sa fille ! cependant la maladie s'aggrave, le médecin ordonne le transfert immédiat à la montagne, tout en recommandant de ne pas emmener la grand'-mère, auquel l'air vif pourrait être fatal.Mais celle-ci, avec un entêtement de vieillard vent que sa fille Sabine reste auprès d'elle, si elle ne demeure pas à Paris, elle la suivra à la montagne.D'un autre côté, Sabine ne peut se séparer de sa Marie-Jeanne dont l'état est si critique.Elle ira donc à la montagne en emmenant sa mère malgré la défense formelle du médecin.C'est pendant cette villégiature que Stangy, l'amoureux évincé de jadis accourt pour aider la jeune Didier, en souvenir de l'amour qu'il eut autrefois pour sa mère; d'un geste généreux il propose de régler la situation et de faire au jeune homme une position dans ses vastes entreprises de la Louisiane, mais non sans avoir laissé tomber dans la conversation la nouvelle de son mariage accompli qui vient tuer dans la pauvre Sabine le petit espoir qui y veillait encore.Mais là ne devait pas s'arrêter son calvaire.En voulant s'interposer au départ de sa fille pour un pays si lointain, elle supplie, elle menace, elle en vient aux injures, et MarieJeanne blessée dans l'amour qu'elle porte à son Didier, quitte la pauvre femme pour ne plus jamais la revoir.Enfin suprême douleur.La prédiction du médecin s'accomplit, l'air violent de la montagne tue la grand-maman et la misérable Sabine se trouve toute seule sur la terre après avoir abdiqué ses plus légitimes fiertés et avoir provoqué la mort de sa propre mère pour sauver sa fille.Mme Yhéry dans le rôle de Sabine a été toute la douleur, toute la tendresse maternelle, tout le chagrin personnifiés.U faudrait toujours et toujours se répéter pour dire son admiration pour cette merveilleuse artiste, et cependant si les mots nous manquent pour traduire ce qui s'ajoute à notre sentiment chaque fois que nous la voyons dans un rôle nouveau, nous ne pouvons nous empêcher de sentir s'élever en nous à son adresse unie louange toujours plus méritée et qui, si elle ne se manifeste pas par des mots colorés et claironnants n'en est pas moins sincère.Mme Demons a été une Marie-Jeanne amoureuse et dévouée pour son mari veule qui ne mérite guère un tel attachement ; elle a été aussi avec une inconscience parfaite, l'égoïste sans pitié qui sacrifie tout à son propre bonheur.Mme Devoyod.à tenu comme il convenait le rôle de la Grand-mère irrascible.Mme Briant né fait que passer dans un froufroutement et un bout de conversation banale.M.Brain a été un raisonneur de belle allure; M.Scheler un type sympathique ; M.Pelletier un docteur courtois.Quant à M.Robi qui remplissait le rôle ingrat de Didier, il a traduit avec justesse, l'accablement qui pèse sur cet être sans énergie, qui confie le soin de sauver son honneur aux femmes qui l'entourent, au lieu de lutter vaillamment de ses deux poings tendus vers l'adversité; il a rendu ce pâle jeune homme hésitant et sans initiative avec une vérité méritoire.Enfin, pour terminer, félicitons en bloc tous les interprètes de cette pièce aux phrases tourmentées et au texte précieux qui dut exiger de chacun un gros effort cle mémoire.Un franc succès les a récompensés de leur travail, c'est là une petite satisfaction dont ils ne font pas fi, croyez le bien.P.CURISTE.Théâtre des Nouveautés Cette semaine aux Nouveautés, l'on joue : "Colette s'amuse".U n'y a pas qu'elle, car le public s'amuse aussi, et beaucoup plus qu'elle.Car enfin je ne comprends pas très bien pourquoi ce titre de "Colette s'amuse".U fait peut-être bien sur une affiche, mais n'a qu'un rapport très sup-perficiel avec l'action; oui, c'est entendu, Colette trompe son mari.Mais s'amuse-t-elle pour cela?c'est une question à laquelle ma qualité d'homme m'interdit de répondre.Cela ne veut pas dire pour cela que la pièce ne soit pas drôle ! Ah ! mais non, c'est qu'elle est très amusante au contraire.Elle touche par moment à la grosse farce, mais reste toujours et toujours comique.Dire que la consciencieuse troupe des Nouveautés l'a jouée à la perfection serait une redite banale.Palmiéri, y fut d'un comique achevé.Et puis l'on a vraiment plaisir à l'entendre.U sait toujours si parfaitement ses rôles; sans aucune hésitation, aucune faiblesse de mémoire, cet artiste mérite cle plaire au public, et d'ailleurs, il n'a rien à envier à qui que oe soit, à ce point de vue.Darcy à son ordinaire, par son jeu sobre, sans charge, fait toujours rire, et c'est justice.Labry, est un Boisanfray du meilleur style.Encore le même compliment qu'à Palmiéri à lui adresser: il sait toujours, et dans le travail hâtif que l'on doit demander à nos artistes à Montréal, ceux qui sont vraiment consciencieux s'élèvent vite au-dessus du niveau de leurs camarades.Quand, par dessus le marché ils ont de grandes qualités, ceci pour ne pas employer le mot "talent", ils arrivent rapidement à se faire une jolie place dans l'estime du public.C'est le cas: Renavant est jeune, mais promet.Qu'il tienne, surtout.Et qu'il ne se gâte pas, en voulant trop en faire.Son anglais est silhouetté d'une amusante façon.Bien à leur place, Grasset et Mirai complètent fort heureusement la distribution masculine.Mme de Luys Robi, Colette, qui décidément et quoiqu'en dise le programme, n'a pas trop l'air de s'amuser, amuse en revanche le public.Cette agréable artiste ajoute chaque fois un fleuron à la couronne.des succès des Nouveautés.Mme Rhéa-Harmant, ne s'amuse pas non plus, mais amuse l'auditoire; elle est gracieuse et dit joliment.U y a des moments où l'on envie ce coquin de Palmiéri, de posséder cle si charmantes amies.Mlle Taldy, elle aussi ne s'amuse pas.Quant, aux spectateurs, ils s'amuseraient encore davantage si son rôle était plus long.C'est je crois le meilleur compliment qu'on puisse lui faire.Mlle Parizel, s'amuse elle ! ! ! mais n'arrive pas à amuser; néanmoins elle est si jolie.• A suivre.si l'on veut.Interim.Au Nationoscope "Félix Poutre", la jolie pièce de Louis Frechette à reçu cette semaine les feux de la rampe, au Nationoscope.Le patriotisme de tous nos compatriotes s'est ému et a été revoir cette oeuvre qui fait vibrer la petite corde d'émotivite, qui dans un coin de notre coeur chante quand on l'effleure.Aussi, le public n'a-t-il pas ménagé ses applaudissements aux personnages du drame.Convenablement joué, il a attiré au Nationoscope un public nombreux, heureux d'applaudir aux succès du héros qui donne son nom à la pièce.Intérim. Theatre National Français SEMAINE DU 25 NOVEMBRE 1912 L'Etrangère Pièce en 5 actes d'Alexandre Dumas, Fils Début de Melle BARNY Théâtre des Nouveautés Semaine du 25 Novembre Le Contrôleur des Wagons-Lits Le Gros Succès de Rire NATIONOSCOPE Semaine du 25 Novembre Concours de Valse de " Montreal Musical " BON r> Marie-Jeanne Drame en 5 actes
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