Montréal qui chante, 1 mai 1919, mai
llème ANNEE —No 6.REVUE MUSICALE ILLUSTREE Mai, 1919.Adresse : "MONTREAL QUI CHANTE" Casier postal 643.Tel : LaSalle 1899.Le numéro .A l'étranger .10c 15c ABONNEMENT : Un an.$2.00 Six mois.$1.25 ANITA STEWART, une étoile de la Cie Select rttlttttatVp * L'immortel 22ème.MaP'titeMargot Le retour iUUUUlUl ?du 22ème.La prise de Courcelette.Le sentier des amoureux.Le retour au pays.Le rêve passe.Chargez!! Pantin d'amour.Chanson du printemps. eu .rtl le El qui.biro qu'ç.n'ful pu fi .ci .le.Vi.r.i.nl tni.inl.l.m «1do.nul Ni l'un ni l'.ulr'n'.vtu E>- let'uctiLyiiljlii mê .«« .g.El lui faisait tout', sorti dfci.t.go Sus nul t-gif-.ni mend.Qumd nuit US.infMirgut.ri.tr CVUil le seul nom do-A* p'ti.te ê i -.r- hi 1 Jr J' -—' m r w Ma P'tite Margot — i — Elle et lui c'étaient deux enfants Poussés sur le pavé d'Bell'ville, Et qui, bien qu'ça n'fut pas facile, Vivaient ensemble en s'adorant.Ni l'un ni l'autr' n'ayant d'métier Elle s'occupait du ménage Et lui faisait tout's sortes d'ouvrage Sans mal agir ni mendier.Quand venait la Saint' Marguerite, C'était le seul nom de la p'tite, Il ach'tait un bouquet d'deux sous, Puis, à genoux, Disait très doux : 1er REFRAIN Petite Margot, je t'aim' bien, Mais, tu le sais, moi, je n'ai rien Et je n'peux t'donner pour ta fête Que ce bouquet de violettes, Je n'sais pas trouver des grands mots, Mais ces fleurs te diront : J'espère Que t'es mon seul bien sur la terre Et que je t'ador,' ma petit' Margot ! — 2 — Un grand hasard vint tout changer.Comme elle avait un' voix d'fauvette, Quelqu'un, par un vrai coup d'baguette Au théâtre la fit engager.Heureuse, elle délaissa l'gamin, Dame on change avec la fortune !.Et lui, sans en garder d'rancune, Resta seul avec son chagrin.Mais quand rev'nait l'anniversaire, Il ach'tait, malgré la misère, Quelques roses qu'il envoyait Plus un billet Lequel disait : 2ème REFRAIN Petite Margot, je t'aim' bien, Mais, tu le sais, moi, je n'ai rien Et je n'peux t'envoyer qu'ees roses Et te souhaitant bien des chose.Je n't'en veux pas, oh non ! plutôt, Malgré ton départ et ma peine, J'te désire heureus' comme un' reine Et j't'aim'rai toujours, ma petit' Margot.— 3 — Mais le sort est parfois trompeur ! Et l'artiste adulée, fêtée, En quelques jours fut emportée Par la faucheuse du bonheur.Comme ell' n'avait pas de parents, EU' s'en alla, la mignonne, Sous de somptueuses couronnes Données par des indifférents.Mais, la cérémonie bâclée, Un homme', la figur' désolée, Venait mettre un humble bouquet, S'agenouillait Et murmurait : 3ème REFRAIN Petite Margot, j't'aimais bien, Mais, tu l'savais, moi je n'ai rien.Alors, maint'nant, je n'peux quand mémo T'apporter que ces chrysanthèmes.J'te voyais plus.t'étais trop haut ! Mais d'toi ma jeunesse est emplie.Ton souv'nir embaum'ra ma vie.Dors !.j't'oublierai pas ma p'tit' [Margot ich'fnH un bouquet dnVui Que t'es mon seul bien sur la terre El il I 1 I I 1 I ! I Le Rove Passe M.H.GERMAIN Theatre Arcade Et dans un pays clair, où la moisson se dore, L'âme du petit bleu revoit un vieux clocher, Voici la maisonnette où celle qu'il adore Attendant le retour, tient son regard penché.Mais tout à coup douleur ! il la voit plus lointaine Un voile de terreur a couvert ses yeux bleus ! Encor les casques noirs ! l'incendie et la haine ! Les voilà : ce sont eux !.Les voyez-vous Leurs hussards, leurs dragons, leur Garde Sombres hiboux Entraînant la vierge hagarde ! Le vieux Strasbourg Frémit sous ses cheveux de neige ! Mourez tambours Voici le sanglant cortège 1 Bientôt le jour vermeil A l'horizon se lève.On sonne le réveil Et c'est encor le rêve t Les géants de l'an deux Sont remplacés par d'autres Et ces soldats joyeux, France, ce sont les nôtres.Blondes aimées il faut sécher vos yeux ! Ecoutez ! Regardez ! Vos amis 1 Les voici ! De la ra.•« Beaaei aux ebaiopa I Le Rê- ve pas - go 1- Les vVyez-vous Les hussards, les dragons, l'armée ?Ils mourront tous Pour la nouvelle épopée ! Fiers enfants De la race Sonnez aux champs ! Le rêve passe ! •>!'.v»#w,^ Théâtre ARCADE Elzéar DAOUST, Dir.-Prop.TEL.BELL EST 2132.J.LEO, Dir.-art.SEMAINE: Drame et Comédie Tous les dimanches — Magnifique programme de vues et de chant.LE PLUS CHIC THEATRE DE L'EST Un Triomphe au Théâtre Arcade Nous devons des félicitations à M.Elzéar Daoust pour la façon dont il a monté le beau drame de Dennery, "Le supplice d'une femme".Ce drame empoignant a été mis en scène d'une façon impeccable.De plus il a été parfaitement rendu par les artistes de la troupe qui se sont attiré les applaudissements de toute l'assistance et ce à maintes reprises.Le théâtre Arcade possède, assurément, l'une des meilleures troupes de notre ville.Nous voulons, dans ces quelques lignes, dire un mot des deux représentations de dimanche dernier.Mme Lucy Marsoll faisait des adieux à son public montréalais.Les deux représentations à son bénéfice ont été deux triomphes pour l'artiste et ses camarades de tous les théâtres de Montréal qui avaient gracieusement offert leur concours.L'assistance était très nombreuse.Elle voulait rendre un dernier hommage au talent d'artiste et d'écrivain de Mme Marsoll, qui retourne dans son pays natal, la France.C'est avec regret que les amateurs de théâtre la voient partir.SALON DE MODES MARIE - ANTOINETTE Voui trouverez certainement de très joli* chapeaux, En vous rendant directement chez Iea demoiselle* Thibodeau 912, rue Sainte-Catherine Est Montréal S1GNDR F.MANETTA Ténor d'Opéra Studio vocal: King's Hall 581, Ste-Catiierine Ouest Up.3630 Montréal 'M y Af^ai Hfer* m ir fwrfiflJll §111 1* 1 , ¦ m *Hb9' Le meilleur témoignage de sympathies que vous pouvez offrir, c'est d'envoyer des fleurs.Ordonnez donc vos bouquets mortuaires et vos bouquets de noces chez MADAME J.-A.BRULE, Fleuriste du Thé&tre National, 628, RUE SAINTE-CATHERINE EST, Montréal.Spécialité y Gerbes de noces, tributs floraux, etc.Vous trouverez toujours des fleurs fraîchement coupées tous les jours.TEL : EST 8516.Residence : Teï.E.t 6273.Pour le grand format des chansons de ce numéro, s'adresser chez M.Raoul Vennat, négociant, 642 rue Saint-Denis.shmmmmimmmm^rrwi^mm^ i Chanson du Printemps SUITE ET FIN 1 Le Retour au Pays — 2 — J'ai parcouru le monde En des pays nombreux Sur la terre et sur l'onde J'ai vu des jours heureux Mais aujourd'hui qu'importe Je revois mon chemin Ouvrez vite la porte Et tendez-moi la main Oui c'est moi, c'est votr' gas sans dégât.— Refrain.— 3 — Et ma douce Germaine Je vais donc la revoir, J'ai souffert bien des peines Dans mon unique espoir, Quand viendront les semailles Le temps n'en est pas long, Nous f'rons les accordailies Au son du violon.On rira, on chantera, on dansera.Bonjour les vieux, bonjour la compagnie Vlà votr' fiston qui revient d'I'étranger Mariez-le puisque sa tendre amie Lui garde au front sa couronne d'oranger, Et vous aurez pour charmer votr1 [vieillesse, Des petits bambins frais et beaux comme [le Jour Qui voua donneront avec leur gentillesse La joei et les amours.P/ANOs JrT-pdf* le.Profegfeur Le coeur plein d'e^-rance U>t »iatimte pF/w-tumpf Vtrf wioY) pays d'en-Jance 3e c\]im\y\i\\{iaT-wc-nft pw-fvt$9kt de- s m 3É im P lia» qui Is sVorït heureu* Us vieux a.près bdnf d'^er- — 4 — O papa ! O maman ! et tout bas, Bonjour les vieux, bonjour la compagnie, Mais on m'ouvre la porte, j'arrive et l'on V'ià votr' fiston qui revient d'I'étranger [me dit, Le voilà seul à présent dans la vie Ta fiancée est morte, les pauvres vieux A quoi qu'ça sert d'avoir tant voyagé, [aussi, Adieu mes vieux puisqu'il faut qu'on Ils sont au cimetière depuis déjà [succombe, [longtemps.Et toi ma mie, adieu, car pour toujours A genoux sur la pirere je dis en Vous emportez avec vous dans la tombe, [sanglotant : Ma joie et mes amours. M.PAUL RAVENNES du Théâtre Arcade.— 1 — Honneur à vous, preux Canadiens-français.Gloire au vaillant 22ème, A lui la palme du vainqueur : De la valeur il est l'emblème Et du Boche il fut la terreur ; Toujours au sein de la bataille, Toujours faisant fi de la mort, Il brave le fer, la mitraille, Dans de terribles corps à corps.REFRAIN Vaillants soldats, vos noms dans notre histoire, En lettres d'or, sont gravés pour jamais.Du Canada vous rehaussez la gloire, — 2 — A Festubert, à Courcelette, Le 22ème Régiment, Bravant l'ouragan, la tempête, Goutte à goutte versa son sang.Le Boche, au comble de la rage, Fait la culbute à Gerisy, Et du Canadien, le courage, Le vainc encore devant Vimy.— Refrain.L'Immortel 22ème Canadien-français Paroles de Léon CHEVALIER.Musique de Paul RAVENNES.11 J.V EPS - \ S ' ^ T-rr A 1 J» _^ E w—* P=i=î 0 1 0 1 «AXA.• r S; : *it %\û.(«t -lt -W H WÀ- -Ajuùi .A.W ru.-lie/» c**^ 5 T e- I SEE* =1- Mme Nozières Théâtre ARCADE — 3 — Héros, tombés dans la fournaise, En défendant l'Humanité, Vrais géants, morts à la française, A vous tous l'immortalité !.La France a reconnu sa race, Et, se joignant au Canada, Elle a proclamé votre audace, Intrépides, nobles soldats ! — Refrain.— 4 — A ceux, plus heureux que leurs frères, Qui sont de retour au foyer ; A ces sublimes volontaires, Une couronne de laurier.A toi, beau régiment la gloire, Et que l'érable, désormais, Couronne à jamais la mémoire Des héros Canadiens-Français.— Refrain. L Pay (Suite) i Le Sentier des A moureux Le Sentier des Amoureux (SUITE) é é é 2.Le sen-tier a son his - toi - re 2.This fair walk its re-cord owns, 3.Oui ! J'Amour est bien îe me - me, 3.Cu - pid's art is still-the same, 4.Si ja-muis le ma - ri - age.4.Should you e'er the word to wed Gaie et tris - te, tour à tour,.Sad by turns and glad-ly gay, Ja - dis, au - jour-d'hui, tou - jours ; Changeless through the changing years; Vous at - trape en ce sen - tier,.Ut-ter in the Lovers' Walk, On en gar - de la mé In mournful, in ligh ¦ ter A - vant de di - re: "je Ere a heart con -fess its Les ba-vards et leur ta ¦ Loudly will the go's-sips 3 '91 moi-re, On la re - dit cha - que jour.tones 'Tis re-pea-ted day and day.t'ai - me ! " On fait mille et un dé - tours.flame, What a strife of hopes and fears I pa-ge Re - mue-rontle monde en - tier! spread Through the world their idle talk : I - ci, les guer-riers fi-ffere the de - vo - tees of Mais, par ces sen - fiers ai-But at times what treasons Lais - sez - les dire à leur Let the envious do their naient at - ten - dre leurs bel their faithful souls to prove de tra - hi - sons pen - da - ken o'er the tryst-ing place.que le Ciel vous con - dui - se may Heaven guide you still.les, blesl 1 Dans le Che- In the Dans le Che- In the Dans le Che- In the * PANTIN D AMOUR PIANO.lr , J 1 v * J Je j ¦5 -1 r rJ _C -« _ —- -f-^F— =f=M= f -f— A-vec un peu d'or je croyais ma mi.c A_ciieler loo corps ta bouchejoJi .e A_vec des bi.joux majoré la .deur Je croyais en.fin pos.séder ton cœur En me reJu_sant tu m'as fait comprendreQue l'amour chez toi n'étail>as a * V ^ 1 ?ve»-eVeElmoiqulcroyaJs ne l'aimer qu'un jour J'ai peur maintenant de l'armer tou - jours J'ai — 2 — Malgré te» baisers, malgré ta tendresse Tu as refusé d'être ma maîtresse Et pour bien prouver ma sincérité Je t'offre mon nom veux-tu l'accepter ?Mais non je le vois c'est de la folie Ton amour hélas n'est que comédie Amant ou époux tu te ris de moi Prends garde ! J'ai peur.oui, j'ai peur pour — Au refrain.[toi I m.— 3 — Bref dans un élan de bête sauvage J'ai meurtri les traits de ton doux visage De ton joli corps j'ai pu j'en suis fier Sentir près de moi tressaillir la chair Et depuis ce jour mêlant nos caresses Nous avons connu toutes les ivresses Mais de s'aimer tant, c'est trop de bonheur, Aussi malgré tout, je le sens j'ai peur ! — Au refrain.11 PANTIN D'AMOUR (suite) a fa' M.ALEX.DESMARTEAU du Théâtre Impérial.Dans un profond ravin, massés en escadrons Retenant leurs chevaux, piaffant d'impatience, Des dragons, l'oeil en feu, s'élèvent en jurons Contre une inaction qui pèse à leur vaillance, C'est que depuis le jour, gronde au loin le canon.Ils voudraient eux aussi, prendre part à la lutte.Enfin, le garde à vous sonne, ivresse sans nom ! Les chefs lancent ces mots que l'écho répercute : Chargez ! ! • —Au refrain.— 2 — S'élançant aussitôt, plus vite que l'éclair Ventre à terre, ils s'en vont franchissant monts, [rivières, Sous leur poids le sol tremble, on entend plus dans [Pair Que le bruit des fourreaux, heurtant les étrivières.Nul obstacle ne peut arrêter les efforts ; Jamais combat ne vit une charge pareille, Tous savent bien pourtant qu'ils volent vers la mort Mais la voix du devoir leur murmure à l'oreille : Chargez ! ! REFRAIN Chargez, sabre au poing, bride aux dents, Vaillants dragons, fils des tempêtes.Entendez les appels stridents Que font retentir les trompettes.Sabrez sans pitié, sans quartier, Narguant les balles, la mitraille Cet ennemi, qui, trop altier, Derrière ses canons nous raille ! CHARGEZ ! ! Chantée avec succès par M.A.Desmarteau A .' ' ' -a^ ¦ - w ¦ -«| » • ^ ¦ ay $OMa U^.jpH6-/^À.fCO."V^V-, tWJU-^3 M*- SiO- Co- ju^J Jij.J'ij jyj u s qjjX fa.-
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