Lectures, 1 septembre 1948, septembre
ares Revue mensuelle de bibliographie critique SOMMAIRE IDEAL ET PRINCIPES page Le “Catholicisme”.d’Henry de.Montherlant Théophile Bertrand 3 ETUDES CRITIQUES Une Nouvelle Histoire de la Littérature française A.Lemoine, Docteur ès Lettres D Les Conquérants d’André Malraux .Paul Gay, c.asp.13 Les Désirs et les Jours de Robert Charbon- neau .Théophile Bertrand 19 Histoire de la province de Québec de Robert Rumillv .Rodolphe Laplante 21 DOCUMENTS Revues, Magazines et Digestes canadiens- français .La Rédaction 25 Le dixième anniversaire de la Bonne Chanson .Eugène Lapierre 26 FAITS ET COMMENTAIRES Fides à l’étranger .Paul-A.Martin, c.s.c.28 Bonate .La Rédaction 30 Journée de Presse et de Cinéma.31 NOTICES BIBLIOGRAPHIQUES Volumes (Voir liste p.3 de la couverture).32 Revues .52 BIBLIOTHECA La vie de l’A.C.B.C.William Milette, secrétaire 57 La bibliothèque circulante en forêt de Baie- Comeau .Paul-A.Martin, c.s.c.58 Essai d’un code de classement en langue française (suite).Marie-Claire Daveluy 60 Tome V, no 1 SEPTEMBRE 1948 Montréol D Jüetnietâ ouvtageâ patuâ CONVERSION AU RÉEL GERMAIN-MARIE LALANDE, c.s.c.Un essai sur l’Action catholique.Expériences étudiantes.L'auteur, un pionnier de l’Action catholique au Canada, de la J.E.C.en particulier, ne prétend pas indiquer des techniques immuables.Il entend surtout exposer les principes fondamentaux des méthodes employées et leur valeur pédagogique.Bien que les expériences soient surtout étudiantes, cet ouvrage sera sûrement utile à tous ceux, prêtres, éducateurs et laïques, qui veulent saisir le sens profond de l’Action catholique.320 pages, format 5Vi x 8Va: $175 (par la poste: $1.85) MARIE-LOUISE-DES-CHAMPS PIERRE DE GRANDPRÉ Un roman frais comme les champs où il s'ébauche.entre un jeune avocat citadin et une petite campagnarde.L’intrigue?Y a-t-il une autre femme dans la vie du héros hésitant devant le pas définitif?Le brouhaha de la métropole est-il révélateur à l’âme de la fille des champs?Dans un style alerte et simple, l'auteur développe un thème cher à Pierre l'Ermite: Le Bonheur est Simple.175 pages: $1.00 (par la poste: $1.10) LE SANGLOT SOUS LES RIRES M.-A.GRÉGOIRE-COUPAL Trois nouvelles où l’ombre de l'épreuve l’emporte sur le soleil de la joie.comme il arrive souvent dans la vie.Dans la première, les héros, sous l’impulsion d’un dépit, résultat de passions contrariées, prennent des décisions fatales à leur bonheur.Le dénouement est tragique.Destin de Femme, illustre jusqu’à quel héroïsme peut aller la grande soeur a qui la Providence a confié la tâche ardue de re*nplacer la maman.Le Lien Brisé, où l’on voit qu’un amour maternel déformé peut tristement mettre obstacle au relèvement de vies brisées.127 pages: $0.80 (par la poste: $0.90) 2 Collections taxes et ties ptécieuses: Bibliotheca classica latina.Parisiis, Lemaire, 1822.142 volumes in-8, reliés demi-chagrin .$250.00 Fénélon, oeuvres complètes.Versailles, Lebel, 1820.38 volumes in-8, reliés demi-chagrin .% 80.00 -Magnifique aIbum-Souvenit : SAINTE-CROIX AU CANADA Sainte-Croix au Canada est un recueil d'articles, abondamment illustré, mettant en évidence les origines de Sainte-Croix en France et au Canada et donnant une idée nette de son développement en terre canadienne.608 pages, 9 x 11 Va, 800 ilustrations, couverture titrée or.$15.00 (par la poste: $16.00) FIDES - 25 est, rue Saint-Jacques - MONTRÉAL-1 - PL.*8335 LECTURES REVUE MENSUELLE DE BIBLIOGRAPHIE CRITIQUE publiée par le Service de Bibliographie et de Documentation de Fides Tome V Septembre 1948 — juin 1949 FIDES 25 est, rue Saint-Jacques, Montréal LECTURES REVUE MENSUELLE DE BIBLIOGRAPHIE CRITIQUE publiée par le Service de Bibliographie et de Documentation de FIDES Direction: Paul-A.MARTIN, c.s.c.Rédaction: Théophile BERTRAND Technique bibliographique: Cécile MARTIN COMITÉS CONSULTATIFS Doctrine et Droit canonique Valérien BELANGER, ptre.D.D.C., prof'-dseur à la Faculté de Droit canonique de l'Université Laval.Jean-Marie GABOURY.c.s.c., professeur de Philosophie au Collège de Saint-Laurent.Paul GAY.c.s.sp.professeur de Rhétorique au Collège Saint-Alexandre.Jacques TREMBLAY, s.j.professeur de Philosophie nu Collège Jean-de-Brébeuf.Technique bibliographique Roméo BOILEAU, c.s.c., Professeur d\ ne sont donc plus de mise.LA REDACTION.fournée de Pteââe et de Cinéma Sous la distinguée présidence de Son Excellence Mgr Alexandre Va-chon, l’Action catholique du diocèse d’Ottawa, aidée du Service de Presse et de Cinéma, organise une grande journée catholique de presse et de cinéma dans toutes les paroisses du diocèse, pour le dimanche 3 octobre prochain.Nous souhaitons à une entreprise si louable et si opportune le plus magnifique succès, et nous nous ferons un devoir d’en présenter, dans le numéro de Lectures qui suivra, un compte rendu approprié.1 Cet article se continue dans le no 44, celui du 1er juillet 1948, de la Semaine religieuse de Québec.M.le chanoine y rappelle le cas de Lou-blande, en poursuivant ses remarques judicieuses sur la sagesse et la prudence de l’Eglise.SEPTEMBRE 1948 31 NOTICES BIBLIOGRAPHIQUES Volumeâ PHILOSOPHIE Meinvielle (Jules).Correspondance avec le R.P.Garrigou-Lagrange à propos de Lamennais et Maritain.Trad, de l’espagnol.Buenos Ayres, Editions « Nuestro Tiempo » [1947].138p.21cm.I (Maritain) En novembre 1945, Jules Meinvielle publiait De Lamennais à Maritain.Je n’ai pas eu l’avantage de lire ces pages qui concluent que, depuis Religion et Culture (1930), Maritain tombe de façon toujours plus explicite dans les erreurs de Lamennais dans ïAvenir et de Marc Sangnier dans le Sillon.Le présent ouvrage met à la disposition du grand public la correspondance de l’auteur à ce sujet avec le R.P.Réginald Garrigou-Lagrange, o.p.D’autre part, Meinvielle nous annonce qu’il fera bientôt paraître le Personnalisme chrétien de Maritain.La position adoptée par Maritain dans l’affaire espagnole était-elle une erreur purement pratique, ou découlait-elle logiquement d’une erreur spéculative originelle ?Jules Meinvielle opte pour la deuxième alternative et tente de démontrer le bien-fondé de son jugement.Le « maritainisme » serait, d’après lui, une forme plus subtile de libéralisme catholique.Pour ma part, sans pouvoir donner ici une opinion suffisamment élaborée sur le problème puisque je n’ai pas en mains toutes les pièces nécessaires, il me semble cependant, tout comme au R.P.Garrigou-Lagrange, que cette attaque est « exagérée ».Je dirais même davantage : je me demande si les efforts de Maritain, avec des faiblesses inévitables à toute entreprise humaine, — ce que Maritain est le premier à reconnaître, — pour redonner au thomisme toute la jeunesse, l’actualité et le rayonnement auquel il a droit, ne sont pas infiniment précieux pour un renouveau de l’histoire auquel tout le monde aspire?je me demande si certaines façons (je dis bien : «certaines ») de réagir à ces efforts ne relèvent pas d’un formalisme, d’un orthodoxisme, et même d’une insuffisance à maîtriser des principes essentiels qui fait qu’on se réfugie dans des catégories de tout repos dans la mesure même où elles peuvent négliger la vie ?II ne faut pas confondre modernisme et saine modernité, et Jules Meinvielle me paraît interpréter inadéquatement ce que Maritain entend par « ambivalence de l’histoire ».Par ailleurs, ne peut-on trouver chez Maritain lui-même les raisons les plus décisives d’attitudes practico-pratiques souvent différentes des siennes propres ?32 LECTURES Quoi qu’il en soit de telles remarques, ces sortes de discussions, tant que l’autorité compétente ne les a pas tranchées, tant qu’elles savent se garder des attaques mesquines et demeurer d’abord soucieuses des exigences de la charité comme de la vérité, m’apparaissent éminemment fécondes.Comme le personnalisme de Maritain a déjà suscité quelques remous au Canada français, les ouvrages de Jules Meinvielle trouveront certainement ici des lecteurs fort intéressés.J’ajoute, avant de terminer, qu’après avoir parcouru ce livre de Meinvielle, j’ai pris la peine de relire Religion et culture ; loin d’y avoir rencontré des traces valables d’un libéralisme naissant chez Maritain, j’y ai retrouvé la pensée lumineuse et rayonnante d’un penseur vivant et nuancé.Serais-je dans l’illusion ?Par ailleurs, Maritain a fort écrit depuis 1930, et les faits comme les arguments qu’avance Meinvielle sont souvent troublants.Théophile BERTRAND Maritain (Jacques).La Personne et le Bien commun.Paris, Desclée de Brouwer [cl947], 93p.19.5cm.(Coll.Questions disputées) $1.00 ($1.10 par la poste).12 Cet ouvrage fait partie de la collection Questions disputées, dont la première publication fut Religion et culture (1930) à laquelle Jules Meinvielle fait remonter la déviation, dans un sens qui serait de plus en plus libéralisant, de la pensée de Maritain.Or, les demi responsables de cette collection, Jacques Maritain et Charles Journet, nous avertissent dès le début de la nature de leur si louable entreprise : Dans l’état présent de la culture et de la pensée, un grand nombre de problèmes nouveaux — ou renouvelés — se posent, qui ne pourront donner lieu à une systématisation scientifique complète que plus tard.En attendant il importe de les examiner, soit pour mettre en lumière les principes fondamentaux sans lesquels on ne saurait les aborder utilement, soit pour en proposer des solutions au moins partielles et sujettes à révision.La mise au point d’une problématique inspirée des principes d’une saine philosophie et appliquée aux questions difficiles ou controversées que le mouvement du temps fait surgir est, selon la méthode constamment pratiquée par Aristote lui-même, le seul moyen de préparer la solution scientifique de ces mêmes questions.(Religion et Culture, p.7.) Cette collection est une collection de recherches plutôt que d’enseignement.[.] (Ibid.) [.J Non seulement ils (les auteurs) accueilleront volontiers, mais ils sollicitent les observations et les critiques qui les aideront à perfectionner ou à corriger les résultats auxquels ils sont parvenus.(Ibid., p.8.) Après les attaques et les précisions qu’ont suscitées en Amérique le personnalisme de Maritain, l’on comprend qu’il publie dans la collection susdite ce bilan de ses positions, de même que SEPTEMBRE 1948 33 ses nouveaux efforts d’approfondissement des notions de personne et de bien commun.Il s’efforce d’y repenser ces notions, et il le fait avec la puissance de pensée et la souplesse d expression qu on doit lui reconnaître dans le traitement de ces questions.Qui ne serait retenu, par exemple, par la profondeur et la densité de cette phrase de substantifs : Le bien commun est commun parce qu’il est reçu dans des personnes, dont chacune est comme un miroir du tout.Je ne puis évidemment prétendre porter, dans une courte appréciation, un jugement, ou plutôt donner prudemment mon opinion sur de si difficiles problèmes.Il me semble cependant, malgré la lumière intensifiée de ces éclaircissements, leur charge condensée d’intelligibilité, que le joint spéculatif, les relations invo-lutives entre la primauté (il ne s’agit pas d’opposition, bien au contraire!) du bien commun et la dignité de la personne humaine, laissent encore subsister des objections très sérieuses.En tout cas, il reste de la marge pour une synthèse plus démonstrative, pour la réponse à des points d’interrogation capitaux, et des lecteurs ne pourront encore accepter comme thomiste l’interprétation analogique que Maritain présente du principe : Ratio partis contranatur personæ., Puissent ces discussions sur des problèmes métaphysiques d’une souveraine importance garder toujours la sérénité qu'on doit attendre des sages, assez amoureux de la vérité intégrale pour ne pas oublier les devoirs primordiaux de la charité.Maintenant que le Christ est venu, qu’il a établi Sa demeure parmi nous, la « Vérité » n’est-elle pas avant tout « Vie » ?Et le véritable contemplatif n’apprécie-t-il pas spontanément, dans son ordination plus éclairée au bien commun des intelligences, la vision plus intensive du vrai qu’il peut souvent devoir à l’intervention d’un contra- dlCteUr ?Théophile BERTRAND RELIGION Lemaistre de Sacy.La Sainte Bible, traduite en français par Lemaistre de Sacy.Nouvelle édition revue par M.l’abbé Jacquet.Paris, Librairie Garnier Frères [1935J.2v.19cm.22 05 Mauvais Trop de gens croient que l’Eglise défend de lire la Bible quand, en réalité, elle prohibe l’usage de celles qui n’ont pas son approbation, aussi est-il important pour les fidèles de reconnaître si telle édition n’est pas condamnée.Quatre critères principaux en assurent l’intégrité : 1 ) une approbation récente, au début ou a la fin ; 2 ) des notes doctrinales, au bas des pages ou a la fin des chapitres; 3) la traduction par un catholique; 4) un texte complet i.e.contenant 73 livres, dont 46 pour l’Ancien Testament et 27 pour le Nouveau.34 LECTURES Un simple examen de la Sainte Bible de Lemaistre de Sacy permet de reconnaître que cette édition est condamnée par l’Eglise, car elle ne contient aucune approbation officielle et ne possède aucun- note doctrinale.Ce livre tombe donc sous les règles générales de l’Index qui prohibent de plein droit tous les volumes dont il est question au canon 1391 : Les versions en langue moderne des Saintes Ecritures ne peu-vent etre imprimées, que si elles sont approuvées par le Siège apostolique, ou si elles sont éditées sous le contrôle des évêques et avec des notes extraites principalement des écrits des saints Pères de I Eglise et des ouvrages des écrivains savants et catholiques.Tous devront donc se rappeler qu’il est interdit d’éditer, de lire, de garder, de vendre, de traduire, de communiquer à d’autres un tel livre.Roland GERMAIN * * * « Faites ça.et vous vivrez/» Les Saints Evangiles.Vie de Notre-Seigneur Jésus-Christ.3e édition, avec introduction, trad, sur 1 original grec et annotations par M.l’abbé Marcel Collomb.Montreal, Fides et la Société Catholique de la Bible T19471.399n.ill.14cm.$0.25 ($0.30 par la poste).226 ^ En 1935, le R.P.Henri Roy, o.m.i., constatait la grande nécessité de répandre l’Evangile parmi le peuple ; à cette fin, il lançait la première édition de Faites ça.et vous vivrez! sous le patronage de la Propagande catholique romaine de la Bible.Depuis ce temps, cette société a changé de nom et est devenue la Société catholique de la Bible, officiellement reconnue par l’Episcopat de la Province de Québec.La 1ère édition, avec deux tirages de 250,000 exemplaires, et la 2e avec quatre tirages de 375,000 pour l’ensemble, présentaient le texte de M.Lepin, p.s.s.; l’édition actuelle nous offre celui de 1 abbe Collomb et compte présentement deux tirages de 50,000 exemplaires chacun.Il n’y a aucun doute que Faites ça.et vous vivrez! répond aux exigences de notre époque : les protestants, les Témoins de Jéhovah et d’autres associations répandent de plus en plus des versions non approuvées des Saints Livres et la meilleure manière de remédier à ce mal est de diffuser une telle édition des quatre Evangiles en un seul.Tous, et en particulier les prêtres, les éducateurs et les militants d Action catholique, y trouveront une source inépuisable d’enseignements et de zèle apostolique.Roland GERMAIN Paul (Saint).E pitre aux Galates.Epi très aux Thessaloniciens.Trad, et commentaire par François Amiot.Paris, Beauchesne, 1946.391p.SEPTEMBRE 1948 35 18.5cm.(Coll.Verbum Salutis, no 14).227.4 Les Galates subissent une crise religieuse : sur le point d’être infidèles à l’Evangile de Jésus-Christ, ils veulent revenir aux observances de la loi judaïque.L’Apôtre, après avoir fait sa propre apologie et celle de sa doctrine, s’insurge contre ce danger, dans un style direct et avec une véhémence toujours paulinienne : « O Galates insensés ! Qui vous a fascinés, vous aux yeux de qui a été tracée l’image de Jésus-Christ crucifié ?» Il termine l’épître en un ton plus calme, paternel même, sur la charité et la liberté chrétiennes.Les deux Epîtres aux Thessaloniciens ouvrent de larges perspectives sur la fin du monde et le retour du Christ.La première débute sur un ton d’intimité ; saint Paul y montre une belle sensibilité d’âme et un grand attachement pour ses convertis.Le retour au christianisme intégral, la fin du monde, le retour du Christ précédé par la venue de l’Antéchrist, voilà donc les sujets développés par saint Paul dans ces trois Epîtres.Sujets de première importance.Ces préoccupations de la primitive Eglise ne se retrouvent-elles pas encore aujourd’hui ?Monsieur Amiot a donc fait oeuvre très utile en éditant ces commentaires à l’usage de la majorité des lecteurs.Car, s’ils sont d’un maître, ils n’en trahissent pas moins un souci d’adaptation qui les rendent compréhensibles et attirants non seulement pour les professeurs et les élèves des séminaires, mais pour tous ceux, religieux ou laïques, qui cherchent l’intelligence des Ecritures.Adrien-Marie CIMICHELLA, o.s.m.Riquet (R.P.Michel).Le Chrétien face à Vargent.Paris, Spes [1947].243p.19cm.$1.75 ($1.85 par la poste).241.513 La plupart des gens, des chrétiens, des catholiques mêmes, s’imaginent que l’usure ne se trouve que dans le fait de prêter de l’argent à un taux exorbitant, ou encore qu’ils peuvent s’acquitter très facilement des responsabilités de la richesse.Le R.P.Michel Riquet, s.j., qui n’a pas besoin d'être présenté, nous offre ici le texte de conférences quadragésimales données à Notre-Dame de Paris.Le Révérend Père y aborde la question de l’argent de façon neuve, avec force et onction tout à la fois, en appuyant son enseignement sur les principes de l’Evangile, la pensée des Pères de l’Eglise, de saint Thomas d’Aquin et des Encycliques pontificales.Nous sommes donc à l’école de la plus pure tradition.Si, évidemment, l’auteur ne s’aventure pas sur le terrain de la technique, il ne se contente pas cependant de ressasser des lieux communs de la prédication et l’on trouve dans ces pages, sur la charité, sur la justice, sur la libéralité, sur l’usure, le rappel de 86 LECTURES la saine doctrine, des réflexions susceptibles de promouvoir la réforme des consciences et des institutions.Puisse la société chrétienne réapprendre que les riches ont une obligation grave « de mettre au service d’autrui tout leur superflu, c’est-à-dire ce qui dépasse le nécessaire absolu ou relatif » ! que, vis-à-vis des biens extérieurs, ils ont le droit de les posséder en propre pour les gérer et en disposer, mais non pas pour en jouir égoïstement, car leur destination est commune ! « Pourquoi es-tu dans l’abondance, et lui dans la misère, sinon pour que tu acquières les mérites du partage, et lui pour qu’il obtienne le prix de la patience ?» (S.Basile.) Il n’est guère surprenant que le R.P.Riquet nous mentionne l’étonnement de certains croyants à l’audition de tels propos.Théophile BERTRAND Viez (Jean).Des jeunes filles vous parlent.du mariage.Préf.du Baron Meyers.Trois hors-texte d’Yvonne Englebert.Gembloux, Duculot, 1943.144p.ill.19.5cm.265.5 Nous devons ce livre à un éducateur qui, à la fin d’une année scolaire, a voulu constater si ses leçons sur la vie du monde avaient porté des fruits.Il a demandé à ses « grandes » de dix-sept à vingt-deux ans de lui expliquer leurs idées sur le mariage.Avec spontanéité, elles ont laissé parler leur cœur et montré la grande soif d’idéal qui les animait.Les amateurs d’un style recherché ne trouveront peut-être pas ici un souci constant du langage châtié, ni beaucoup de fleurs de rhétorique ; mais les esprits sincères y découvriront la fraîcheur des âmes qui s’épanouissent devant les beautés du mariage chrétien.Intéressant pour tout le monde, ce livre fera particulièrement beaucoup de bien aux jeunes gens : ils y trouveront « une belle et sainte espérance pour l’avenir, un réconfort moral dans la lutte pour la maîtrise » d’eux-mêmes.Roland GERMAIN SCIENCES SOCIALES Tirtiaux (H.).Au carrefour de féconomie.Bruxelles, Editions Servir.247p.19cm.33.01 Cet ouvrage est d’un grand intérêt.L’auteur, un industriel belge, n’a pas prétendu faire œuvre de haute science ; son volume dénote cependant une culture très poussée, en profondeur aussi bien qu’en étendue.Au carrefour de l’économie démontre une fois de plus l’utopie de la prétention rationaliste de l’autonomie absolue des sciences vis-à-vis de la philosophie aussi bien que de la théologie et de la SEPTEMBRE 1948 37 Révélation.Le mal dont souffre le monde économique moderne, c’est bien en effet tout cet apport de postulats et de faux principes rationalistes introduits en lui par les fausses philosophies.Car, quoi qu’il fasse, l’être humain se spécifie par sa raison, qui vit d’abord de ses principes propres comme le corps vit de pain.Dans une première partie, l’auteur rappelle les véritables lois naturelles qui gouvernent l’économie politique : puissance du travail qui donne leur valeur humaine aux richesses naturelles mises à la disposition de l’homme par son Créateur ; primauté des forces spirituelles, du travail de la pensée qui invente et trace les plans de la production, de la circulation et de la distribution de la richesse économique ; plus-value et partage du profit ; variété de la production, qui démontre les inconvénients de la généralisation de la production massive pour tous les produits économiques; rendement maximum et récompense nécessaire.Il faudrait citer les pages (p.35-38) où l’auteur souligne le rôle nécessairement complémentaire de l’ingénieur-inventeur et de l’ouvrier : ces pages fournissent les principes d’une juste répartition du profit entre techniciens, travailleurs et capitalistes.Dans la deuxième partie, de beaucoup la plus longue et aussi la plus captivante, l’auteur étudie ce qu’il appelle justement « les cancers de la vie économique » : dévaluations monétaires, agiotage et spéculation, impôts excessifs, hypercapitalisme, trusts, mauvais usage du machinisme, machinisme et chômage, salaires et chômage, restrictions à l’échange, droits de douane, contingentement, néomalthusianisme, état-patron, capitalisme d’Etat et libertés sociales, capitalisme d’Etat et communauté familiale, prolétariat et personnalité humaine, etc.On admire ici la précision des nuances d’une critique toujours bien fondée, qui recherche, quand elle ne peut l’assigner d’emblée, le remède en même temps qu’elle découvre et diagnostique le mal.Cette centaine de pages est à lire, et il faut souhaiter que tous ceux qui se préoccupent d’action sociale les méditent : politiciens, sociologues, chefs ouvriers et apôtres sociaux.L’auteur dénonce ici tous ces artifices qui encombrent, paralysent et vicient la politique économique contemporaine.Car c’est bien là la rançon du rationalisme : l’économie, qui a voulu s’affranchir de la philosophie, de la morale et de la religion pour jouir de son autonomie, n’a gagné dans toute cette lutte que d’être asservie à de grossiers sophismes dans l’ordre théorique, et à la tyrannie politique de quelques forts à bras, sans intelligence et sans culture, qui réussissent à s’emparer du pouvoir ou à le contrôler par leur finance.La troisième partie vise à « restaurer les institutions » naturelles de la vie sociale, économique et politique.Savoir choisir, obéir en homme libre, promouvoir les associations professionnelles et l’industrie familiale, équilibrer les forces productives, favoriser l’accès de tous à la propriété, tels sont les principaux moyens de cette restauration.38 LECTURES En résumé, c’est là un excellent ouvrage de vulgarisation, qui étudie sérieusement le problème économique, dans un style direct, concret et imagé.Armand PERRIER, ptre-curé Cappe (Jeanne).Les Qualités et les Défauts des enfants.Questions pratiques et quotidiennes.2e édition.Tournai et Paris, Casterman, 1946.218p.18cm.37.01 Rien de livresque dans ce volume pratique et vivant.« Initiation à la vie » disent ordinairement les pédagogues, « admiration de la vie » corrige l’auteur : cet aperçu illustre les intéressantes idées de Jeanne Cappe, qui termine son ouvrage par quelques réflexions et propos très justes sur l’éducation.Une bibliographie critique, à la fin du livre, inspirera parents et éducateurs.Roland GERMAIN Bouchard (Georges).Vieilles choses, vieilles gens.Silhouettes campagnardes.Let-tre-préf.de l’Hon.Rodolphe Lemieux.Bois gravés de Edwin H.Holgate.5e édition.Montréal, Granger, 1943.184p.ill.21.5cm.$0.75 ($0.85 par la poste).39(71) Ceux qui visitent nos campagnes sont ordinairement frappés par l’aspect pittoresque de coutumes transmises de génération en génération.Le progrès fait disparaître, hélas, bien des traits caractéristiques de nos origines et nos petits-enfants se demanderont avec étonnement ce que signifient certains mots parvenus jusqu’à eux.Georges Bouchard n’a pas voulu laisser dans l’oubli ce patrimoine et il nous a tracé un portrait bien fidèle de « vieilles choses » et de « vieilles gens ».Tour à tour évoluent devant nous le curé, le maître-chantre, le bedeau, le crieur, la ménagère du presbytère, le forgeron, le cordonnier, la maîtresse d’école, le maquignon, le violonneux, le remmancheux.Parmi les « vieilles choses » dont on nous rappelle ici l’existence, signalons le vieux moulin, le vieux four, la maison condamnée, l’ancienne laiterie.N’oublions pas non plus la description des divers travaux des champs : le labour, les semailles, les foins, le fauchage à la faucille, la mise en gerbe et le battage au fléau.Il convient de féliciter particulièrement l’auteur pour toute la poésie dont il a su imprégner son livre et pour la majesté dont il a entouré la figure de ces artisans de la fécondité de notre sol : le laboureur et le semeur.Les bois gravés qui agrémentent le texte et qui illustrent si bien les différentes scènes de la vie campagnarde accroissent encore la valeur et le charme de ce savoureux recueil.Roland GERMAIN SEPTEMBRE 1948 39 BEAUX-ARTS Arma (Paul).Chantons au vent.111 chansons des 37 provinces françaises pour le plein air, la marche et le camp.111.de Marti Bas et de Marcel Montagnier.Paris, Susse.199p.ill.16cm.(Collection du Sextant) $0.50 ($0.55 par la poste).784.4 .Pour adultes Arma (Paul).Chantons le travail.Chants de métier.Paris, Susse [1943].3v.ill.15.5cm.(Collection du Sextant) $0.35 chacun ($0.40 par la poste).1.62 Chants de métier.111.de M.Bas et A.Clavé.2.49 Chants de métier.111.de Marcel Montagnier.3.50 Chants de métier.111.de M.Montagnier et Chenal.784.6 Pour adultes Les folkloristes, les musiciens, les chercheurs se régaleront dans le choix de ces vieilles chansons de France, très jolies et variées.Si parfois des réserves s’imposent à cause du ton grivois de quelques-unes, il reste que les quatre volumes pourront enrichir la collection des parents ou éducateurs désireux de constituer un chansonnier qui charmera les jeunes et égayera le foyer.Par la fraîcheur qui s’en dégage, Chantons au vent semble surpasser les brochures précédentes.Notons les illustrations vraiment artistiques qui rehaussent la valeur de chaque livre.Simone GERMAIN LITTÉRATURE Aimard (Gustave).Les Trappeurs de ïArkansas.Paris, Gautier-Languereau, 1947.255p.18cm.(Coll.Familia).84-3 Dorlys (Michel).Le Filet tendu.Paris, Gautier-Languereau, 1947.248p.18cm.(Coll.Familia).J84-3 Eisf.nberg (Frances).Une Famille comme tant d’autres (There Is One in Every Family).Trad, de l’anglais par Renée J.-T.Samat.Paris, Gautier-Languereau, 1948.250p.18cm.(Coll.Familia).82-3 Lemonnier (Stephen).La Bande de l’Oiseau sans tête.Paris, Gautier-Languereau, 1947.251p.18cm.(Coll.Familia).84-3 40 LECTURES Lornay (Guy).Le Secret de la toison d’or.Paris, Editions Gautier-Langue-reau, 1947.255p.18cm.(Coll.Familia).84-3 Margueritte (Eve Paul-).Le Mystère de l’Olivette.Paris, Gautier-Languereau, 1947.250p.18cm.(Coll.Familia).84-3 On ne saurait trop louer les éditions Gautier-Languereau de la publication de la Collection Familia.C’est à elles que nous devons déjà les aventures de Sir Jerry de la collection Bibliothèque de Suzette et les incomparables Brigitte de la Bibliothèque de ma fille.Familia, dans laquelle on trouve des livres appréciés déjà édités ailleurs, nous offre ainsi de nombreux ouvrages de Raoul de Navery et de Fenimore Cooper, de même que Fabiola du cardinal Wiseman et la Case de l’oncle Torn de Mrs.Beecher-Stowe.Outre ces histoires passionnantes et les six présentées ici, cette collection en comprend plusieurs autres, toutes également captivantes en dépit des légers reproches que l’on peut faire à quelques-unes d’entre elles quant à la facture.Tous passeront des moments fort agréables dans la lecture des récits de Gustave Aimard, de Michel Dorlys, de Stephen Lemonnier, de Guy Lornay, d’Eve Paul-Marguerite et de Frances Eisenberg.Les romans de ces auteurs, dont trois sont des policiers qui réunissent toutes les qualités du genre, sont de plus splendidement écrits et le lecteur cultivé prendra autant de plaisir à l’allure du style qu’au déroulement des intrigues.De ce point de vue, seul Une famille comme tant d’autres détonne quelque peu dans l’ensemble : c’est une traduction qui a gardé à de multiples endroits les traces de sa langue d’origine.Théophile BERTRAND Belcayre (Jean de).Mystères sous les cèdres.Roman.Paris, la Bonne Presse [1948].128p.18cm.(Coll, la Frégate, no 21).84-3 Le feuillet d’annonce nous dit : « Roman plein de charme et de mystère où les caractères bien dessinés sont attachants : l’action ne traîne pas, rebondit et prolonge l’intérêt jusqu’aux dernières pages.C’est là une lecture aussi saine que passionnante.» Cette présentation peut servir de jugement sur ce charmant petit livre de la collection la Frégate.Nous avons, dans cette collection, une illustration de la formule de publications populaires susceptibles de déclasser la camelote sentimeuse qui dépare depuis quelques années nos kiosques.On y apprend d’abord que les existences honnêtes et les nobles sentiments fournissent des thèmes nombreux à SEPTEMBRE 1948 41 des intrigues captivantes, nous plongent au fond dans la vraie vie et non seulement dans ses déviations.Puissent ceux qui cherchent des réalisations sérieuses en ce domaine s’intéresser à cette collection et s’en inspirer.Théophile BERTRAND Bernage (Berthe).Brigitte en ce temps-là.Paris, Gautier-Languereau, 1947.252p.19cm.(Bibliothèque de ma fille) $1.25 ($1.35 par la poste).84-3 Un nouveau Brigitte.L’on ne sait qui l’accueillera avec plus de joie, des lectrices et des lecteurs habituels de Berthe Bernage, ou de ceux qui désirent voir se multiplier sur le marché les livres qui élèvent et enrichissent.Ce nouveau volume nous fait vivre avec Brigitte, en pleine guerre, lors de la mobilisation de 1940 et au plus fort des dérangements de ce temps-là.Ce livre manquait dans la série de Brigitte.Dans le déroulement des faits, il prend place avant les deux derniers volumes de la série : Brigitte aux champs et Brigitte sous le ciel gris.C’est toujours dans le même milieu que nous sommes réintroduits : celui de Brigitte et du lieutenant Hauteville, celui de leurs enfants et des amis qui gravitent autour de cette vaillante petite famille.C’est toujours ce milieu où Brigitte s’épanouit et rayonne, réalisant le beau mot d’Elisabeth Leseur : « toute âme qui s’élève, élève le monde ».La différence, c’est que ce milieu est aux prises avec cette guerre dont nous n’avons perçu que des échos assez lointains.Il nous est donné, par ce livre, de sonder un peu cet « abîme de souffrance » que durent connaître les pays envahis, la France en particulier, et d’admirer l’héroïsme obscur, mais non moins grand et authentique, qui fut exigé de tant de familles.Volume de la même veine que les précédents.C’est toujours la manière de Berthe Bernage.Personnages bien vivants et caractérisés, proches de ceux que nous voyons chaque jour aux prises avec des difficultés qui sont celles de tout le monde.Chapitres où se dégage la poésie des choses et des âmes.Pages où s’incarne une forte et attrayante spiritualité.Une enquête menée il y a plus d’un an par la J.I.C.F.a révélé que les volumes de Brigitte étaient, de tous les livres actuellement sur le marché, de beaucoup les plus lus, les plus bienfaisants et les plus aimés.Le nouveau Brigitte n’infirmera pas la réputation de Berthe Bernage.Rita LECLERC Bourges (Pierre) et Hervet (Robert).L’Entraîneur.Roman.Paris, Bonne Presse [1948].125p.18cm.(Coll, la Frégate, 22).84-3 42 LECTURES A l’occasion d’un autre des petits livres de la collection la Frégate, j’ai déjà souligné la valeur de cette formule de romans populaires.La lecture de l’Entraîneur me confirme encore davantage dans cette opinion.C’est une histoire vivante, fort bien écrite, qui illustre les faiblesses et les dangers d’une conception matérialiste du sport.« Il ne faut pas que le sport soit la chose primordiale dans une vie de jeune homme et que le reste glisse au second plan.» T.B.Féli (Victor).Souviens-toi.Paris, Lethielleux [1947].221p.19cm.84-3 Victor Féli, qui a écrit d’excellents romans, est aussi un conteur remarquable.Elle doit être classée parmi ces écrivains dont l’œuvre contribue à l’équilibre et à la joie de la littérature, tout comme tant d’autres augmentent consciencieusement son potentiel nauséabond.Les contes de Souviens-toi rappelleront au lecteur « le charme profond et délicat qui caractérise Victor Féli ».T.B.Flouriot (Roger).Chant d’amour.[Paris] Editions Chantal [cl947].205p.18.5cm.84-3 Appelle des réserves L’amour est un thème qui a permis aux écrivains de donner libre cours à leur imagination et les a entraînés dans une débauche de descriptions de plus en plus sensuelles; il en est résulté une avalanche de littérature pornographique, depuis les petits romans à dix sous des kiosques à journaux jusqu’aux ouvrages extrêmement dangereux, tels ceux d’Henry de Montherlant.A l’inverse de ces livres qui laissent derrière eux les relents de la chair dont ils sont imprégnés, un autre courant d’idées transporte dans une atmosphère d’angélisme, de « miracle de sensualité éthérée, on devrait même dire éthérisée » selon l’expression d’André Rousseaux à propos de Sparkenbroke de Charles Morgan ; il s’agit d’une sorte d’amour platonique qui semble vouloir « sublimer le réel dans le surréel ».Chant d’amour de Roger Flouriot échappe-t-il à ce dernier danger et adopte-t-il le chemin du juste milieu ?Envisage-t-il le mariage comme la mise en commun de tout l’être, de la chair aussi bien que de l’esprit ?Il est certes bien difficile de se prononcer catégoriquement, mais l’ensemble de ce roman donne plutôt l’impression d’une évasion du réel, d’une ascension vers un idéal où « l’âme peut être troublée sans que les sens le soient » (Cf.André Rousseaux à propos du Grand Meaulnes d’Alain-Fournier).Pour mieux analyser ce cas, il est bon de connaître la trame du récit.Anne a été fiancée à la suite des instances de son père ; mais, après la rencontre d’un ami de la maison, naît entre lui et SEPTEMBRE 1948 43 elle un véritable sentiment d’amour.Tout se passe dans le domaine de l’esprit : c’est une compréhension très grande, une communion d’âmes qui les rapprochent.Résignée à son sort, elle repousse le jeune homme, mais promet de lui envoyer le manuscrit d’une histoire d’amour vécue il y a déjà presque cent ans.Nous abordons alors ce second roman qui sera sans doute une source d’inspiration pour le malheureux évincé.Un jeune militaire quitte sa garnison, fait connaissance d’une inconnue, s’en éprend à première vue, recherche les occasions de converser avec elle, bien quelle lui avoue être mariée.Les rencontres se multiplient jusqu’au jour où il apprend qu’elle est libre ; un obstacle se dresse cependant devant eux en la personne de son demi-frère, jeune écervelé qu’elle console dans ses égarements ; après quelques péripéties, elle décide finalement d’épouser ce demi-frère, abandonnant ainsi celui qu’elle aime et dont elle est aimée.Nous revenons alors aux premiers personnages : le fiancé d’Anne s’est retiré, le père est mort et les deux amoureux du début se retrouvent.Se marieront-ils ?Nous ne le savons pas, car le roman se termine ainsi.Que faut-il penser de ce livre ?Disons d’abord qu’il est écrit dans un style enchanteur, débordant de poésie.Les spectacles de la nature sont décrits avec une luminosité extraordinaire ; les dialogues sont embaumés de sentiments élevés ; les âmes des acteurs du drame vibrent à l’unisson et s’harmonisent avec le cadre où se situe l’action.C’est donc sans exagération que l’on peut regarder cette œuvre comme une grande réussite si l’on s’en tient à sa valeur littéraire.Cependant, au regard des idées, certaines restrictions s’imposent.Pourquoi faut-il que, pendant un assez grand nombre de pages, un amour d’apparence illégitime soit considéré comme normal ?Est-il logique qu’un homme et une femme se rencontrent souvent, seuls, à des endroits déserts, sans jamais sentir l’aiguillon de la chair?Le mariage est-il uniquement le résultat de l’union de deux âmes qui se comprennent et rêvent ensemble d’une intense compréhension réciproque ?Voilà certes des points d’interrogation qui exigent un jugement prudent.Le roman ne présente sans doute aucun danger pour tous ceux qui ont les deux pieds à terre et qui reconnaissent la dualité du corps et de l’âme en tout être humain ; mais pour un bon nombre de jeunes filles assoiffées d’idées romantiques, il contient un poison subtil qui peut les envelopper à leur insu et leur ménager un réveil brutal quand elles entreront en contact avec certaines réalités de la vie.Ces réalités, bien que très nobles, peuvent leur apporter désenchantement et déception, en raison même de tendances ultra-idéalistes contre lesquelles on ne les aura pas suffisamment prémunies.Roland GERMAIN Ellis (M.B.).Robert Charbonneau et la création romanesque.Une étude de textes.[Préf.de Benoît Lacroix, o.p.] Montréal, les Editions du 44 LECTURES Lévrier, 1948.62p.19.5cm.$0.60 ($0.65 par la poste).84-4 A la lumière de la théorie de la création romanesque élaborée par le romancier dans Connaissance du personnage, M.B.Ellis étudie les deux premiers romans de Robert Charbonneau.En dépit des prétentions de la préface au sujet de cette « critique créatrice », il s’agit d’une dissertation souvent fort fantaisiste, qui laisse même par endroit le lecteur sidéré d’un aveuglement qui prend la réfraction de ses schèmes idéologiques pour le substratum métaphysique des ouvrages analysés.L’auteur accepte comme postulats non seulement les idées de l’essayiste Charbonneau, mais encore leur nécessaire et infaillible illustration par les oeuvres du romancier.C’est presque de l’autosuggestion au carré.Rien de moins scientifique, ce me semble, et de plus vain qu’un tel décalque de caractères romanesques, dont tout l’actif authentique aurait pu se condenser avantageusement en quelques pages.Théophile BERTRAND Banning (Emile).Réflexions morales et politiques.Introduction du comte Louis de Lichtervelde.Bruxelles, Editions Universitaires [1946].244p.19.5cm.(Coll.Etudes et Essais politiques).84-8 Pour adultes Cette nouvelle collection Etudes et Essais politiques, lancée en Belgique sous la direction du baron Pierre Nothomb, présentera des ouvrages inédits.Le présent volume offre des réflexions d’ordre politique, moral, philosophique et religieux.Une préface de plus de trente pages, signée par le comte Louis de Lichtervelde corrige ce que la pensée de Banning, collaborateur de Léopold II de Belgique pendant plusieurs années, a de blessant ou d’irrespectueux pour l’Eglise, ses erreurs flagrantes.Les pages consacrées à la politique sont les meilleures ; celles écrites sur la morale sont intéressantes mais pas toujours sûres au point de vue doctrinal ; quant aux pensées philosophiques, elles sont lourdes, obscures, et d’une autre époque ; les considérations sur la religion n’ont rien d’un catholique qui accepte toute la doctrine de l’Eglise.Enfin l’ouvrage, qui est bien écrit, n’intéressera que les spécialistes.Colbert BOUCHER Du Fresne (Madeleine-F.).De l’enfer des hommes à la cité de Dieu.Paris, Spes [ 1947 j 315p.19cm.84-94 Appelle des réserves S’il est un livre poignant sur la guerre, c’est bien celui de Madeleine-F.du Fresne.L’auteur décrit l’évolution religieuse de son âme pendant l’effroyable crise sociale, patriotique et morale de son pays.Que de prêtres, que d’apôtres prendront une leçon de SEPTEMBRE 1948 45 purification personnelle à la lecture de ce livre et apporteront à leur ministère un plus grand sérieux, pour être en mesure de répondre aux besoins des âmes en tout temps et en toute circonstance ! Malheureusement, ce volume fait consister presque uniquement la religion en une recherche des inspirations divines au détriment de la Révélation authentique dont l'Eglise est la gardienne et la dispensatrice : il aboutit, en définitive, au sophisme généreux, mais malfaisant, de l’indifférentisme religieux.Madeleine-F.du Fresne affirme qu’elle a trouvé la voie, la certitude, la paix dans le mouvement de Réarmement moral, connu avant la guerre sous le nom d'Oxford Group.Il est bon de se rappeler ici la mise au point très sérieuse des évêques catholiques de Suisse et d’Angleterre au sujet de ce mouvement.Mgr François Charrière, évêque de Lausanne, craint que « par souci d’unanimité, ce mouvement n’aboutisse à ériger en méthode complète et en soi suffisante, ou en message chrétien intégral, un idéal de christianisme qui laisserait dans l’ombre des questions essentielles comme la foi en la Trinité, en la divinité du Christ, en l’Eglise fondée par Lui, aux sacrements» (3 oct.1947).«Catholics, dit la déclaration épiscopale anglaise, should be warned not to attend their meetings or gatherings, even as spectators» (oct.1946).On trouvera dans Relations de décembre 1947 une note du R.P.Ledit, s.j., commentant le texte de Mgr Charrière.L’évêque de Galway a également publié une brochure sur ce sujet.Paul GA Y, c.s.sp.Therriault (Sr Mary-Carmel), s.m.La Littérature irançaise de Nouvelle-Angleterre.Montréal, Fides [cl946].324p.21cm.(Les Publications de TUniversité Laval.Coll.l’Hermine) $2.25 ($2.40 par la poste).84.09 Elle est bien émouvante pour qui s’y arrête, la survie de nos frères des Etats-Unis.On ne connaît pas assez chez nous l’histoire de nos voisins du sud et surtout celle des Franco-Américains.Nos Canadiens, partis du Québec à la recherche d’un gain plus facile, ne trouvèrent pas toujours un terrain propre à leur survivance nationale.Et c’est l’histoire de leur vie française que nous présente la Révérende Sœur Mary-Carmel Therriault, s.m.Peut-on parler vraiment de littérature française en Nouvelle-Angleterre?la littérature est avant tout l’épanouissement d’une culture.Les Franco-Américains n’ont pas joui du terrain propice à cette éclosion.Leur existence encore jeune ne s’est passée qu’en luttes: luttes pour la vie, luttes pour la langue, la foi.Il leur manque toutes « ces réserves de travail, de pensée accumulées par de nombreuses générations ».Leur milieu les obligera toujours à la lutte, si toutefois ils consentent à la continuer héroïquement 46 LECTURES L’auteur n’essaye pas de donner le change.Elle avoue sincèrement que sur ses trois cents pages, à peine cent traitent de littérature.C’est plutôt un tableau de la vie française.Nous voyons d’abord la formation du peuple franco-américain, les groupements sociaux.Pu’s vient le journalisme.Ce mode d’expression donne la mesure de la vie des Canadiens aux Etats-Unis, qui comptent à l’heure actuelle pas moins de quatre quotidiens et une quinzaine d’hebdomadaires, dont le Travailleur, bien connu au Canada.L’auteur se plaît à nous retracer l’existence de tous les journaux parus depuis 1838.Et ils sont nombreux.Ils manifestent l’effort magnifique du peuple et de ses chefs.Certaines questions nationales et sociales d’importance vitale n’ont pas manqué d’attirer l’attention de ceux qui, parmi eux, savaient tenir une plume.Mais ce qui intéresse surtout le lecteur en quête d’une histoire littéraire est ce qui reste à traiter.Les écrivains n’ont guère abordé la grande histoire, la biographie.Us ont fréquenté davantage la poésie.Ici les œuvres sont plus solides.Qu’il suffise de nommer le Cofiret de Crusoé de Louis Dantin et les Oasis de Rosaire Dion.D’autres poètes retiennent l’attention de l’auteur, entre autres, Remi Tremblay.Le roman attend encore des maîtres.Les noms de Louis Dantin et de Henri d’Arles, critiques littéraires, nous sont déjà connus.Faut-il le dire, cet ouvrage se ressent de l’occasion qui lui a donné naissance.Ecrit comme thèse de doctorat, il est aussi bien un ouvrage de recherche que de critique.Il manque parfois de proportion.Ainsi, il consacre aux poètes Dantin et Dion à peine quatre pages, tandis que Rémi Tremblay couvre à lui seul trois pages du volume, et d’Arles, critique, six.Comme instrument de travail il est précieux.Il nous découvre tout ce qui s’est produit de quelque valeur, il recherche à l’occasion les sources littéraires où puisent les auteurs.L’importante bibliographie qui couvre les vingt dernières pages est une mine.Le critique chez l’auteur trouve son compte.Son regard est lucide, nullement déformé par le parti pris ou le désir de voir.Si la Révérende Sœur cite beaucoup de noms et d’œuvres, elle en met peu au sommet.Ce qui est juste d’ailleurs: la littérature française de la Nouvelle-Angleterre n’est pas encore riche, elle est à ses débuts.Poursuivra-t-elle son chemin?« La jeune fille dont les traits ne sont pas bien distingués » se perdra-t-elle dans la foule anonyme?On voudrait se défendre de perspectives pessimistes, et croire que l’auteur a fait autre chose que fixer par la plume une littérature en train de disparaître.Cette littérature a une tâche magnifique à remplir, celle de sauvegarder aux Etats-Unis la culture française.Puisse-t-elle la réussir et entraîner le peuple franco-américain dans son lumineux sillage! P.ETIENNE, o.f.m.cap.SEPTEMBRE 1948 47 Narrache (Jean).Bonjour les gars/ Vers ramanchés et pièces nouvelles.[Préf.par Alphonse Loiselle.] Montréal, Fernand Pilon [1948].202p.20.5cm.$1.25 ($1.35 par la poste).C84-1 Pour adultes On ne juge pas un livre de Jean Narrache avec les mêmes critères qu’un recueil de vers ordinaire : le plaisir et l’émotion qu’on éprouve à le lire sont d’autre qualité et je n’entends pas par là qu’ils soient moins rares et moins précieux.Faisant suite à la préface remarquable de M.Alphonse Loi-selle, on trouve une assez longue introduction par l’auteur.Cette introduction nous fait un peu sourciller, car nous craignons d’abord qu’elle retarde, de toute sa longueur, la délectation qu’on devine embusquée au fil des poèmes.Mais on se rassure vite.Sous une forme badine, en apparence seulement, il y a là — en plus d’un récit autobiographique dont l’intérêt n’est pas mince — un violent réquisitoire contre l’organisation de notre société et nos mœurs contemporaines.Et c’est ce même réquisitoire qui perce à travers toutes les poésies, sous la bigarrure des thèmes.Est-ce à dire qu’il s’agit d’une charge sans merci ?Non pas, Jean Narrache a trop le sens de la mesure et de l’équilibre, trop de santé et de robustesse pour donner dans le travers.C’était là un formidable écueil que l’auteur a su éviter.Et s’il est parfois piquant, il ne va jamais jusqu’à la satire mordante et impitoyable.Au contraire, à tout moment, il est tendre et ému, et cette tendresse et cette émotion ajoutent un attrait de plus à une manière d’écrire à la fois si vivante, si originale et si humaine.Pour ce qui est de dresser un palmarès, d’étiqueter des mentions sur telle ou telle pièce, je m’avoue impuissant à le faire.Car chaque morceau, presque chaque vers, participe au plaisir et à l’émotion — dont je parlais plus haut — qu’on éprouve à la lecture de Bonjour, les Gars! C’est là assez dire combien habilement Jean Narrache s’est tiré du danger de faire faux et chiqué, dans un genre qui s’y prêterait facilement.Le typographe, sans doute impressionné par la manière un peu spéciale de ce style, aura commis plusieurs fautes et coquilles, sûrement pas imputables à l’auteur.Au sortir de ces pages pittoresques et savoureuses, je n’ai donc qu’un seul regret à formuler : celui de ne pouvoir en déguster plus souvent de semblables.André JANOËL Charbonneau (Robert).Us posséderont la terre.Roman.Montréal, l’Arbre [1941].221p.20cm.(Coll, le Serpent d’airain, 2) $1.25 ($1.35 par la poste).C84-3 Appelle des réserves 48 LECTURES Ce fut là le premier roman de Robert Charbonneau et, sans contredit, le présage d une carrière de romancier féconde.Je l’avais déjà lu quelques fois ; je l’ai relu, de même que Fontile afin de tenter, à 1 occasion de la lecture de les Désirs et les jours, de mieux prendre les dimensions de l’univers romanesque qui s’édifie peu à peu sous nos yeux.J’ai constaté en même temps que ni Mes Fiches ni Lectures n’avaient parlé d’//s posséderont la terre et j’ai décidé de profiter de l’occasion pour combler une telle lacune.Un long prologue nous fait déjà connaître les principaux personnages du roman : André Laroudan, son ami Edward Wilding, et Ly.une vamp méprisable autour de laquelle se développe l’intrigue.Celle-ci apparaît, du moins au lecteur cultivé, assez secondaire par rapport à l'évolution ou, plus justement, à la stagnation intérieure d’André et d’Edward.Il s’agit, en effet, d’un roman psychologique et l’on comprend qu’on ait, en face de ces êtres trou-bles travaillés par le démon de la luxure, parlé d’inspiration mau-riacienne.Il y a cependant pour le moins une différence capitale entre le monde mauriacien et celui qui nous occupe présentement : devant les créatures de ce dernier on ne perçoit pas tant les effluves de la concupiscence que l’influx cérébral qui les maintient en vie et les guindé quelque peu dans leur repliement obstiné sur elles-mêmes ; c’est tout comme si le trop grand souci de respecter leur personnalité dégradait un peu cette personnalité même.Dois-je 1 avouer ?à chaque lecture, en dépit de la réussite de sa facture et de la qualité d’un style déjà mûr, ce roman me laisse insatisfait.Le titre lui-même m’apparaît déconcertant : à la fin, Ly et Edward partent ensemble vers l’Ouest, pour « un recommencement » ; or, il est bien à craindre que ce « recommencement » ne leur donne guère plus que le commencement, et devant des caractères aussi flasques, nous ne doutons pas qu’ils ne « posséderont » encore rien demain, pas davantage eux-mêmes.Ce sont en effet ces caractères, informes en quelque sorte, larvaires, qui déconcertent et dégoûtent.Le mérite de l’ouvrage est dans la réussite psychologique — car on peut réussir la psychologie de créatures veules — de personnages qui vivent d une vie intense en dépit de restrictions que je faisais plus haut à ce sujet.Leur créateur ne s’est sans doute pas proposé autre chose, ce qui ne peut empêcher bien des lecteurs de ne pas se contenter d’univers romanesques admirablement créés sans doute, mais peuplés d etres égoïstes et ternes dont la fréquentation est, dans les romans comme dans la vie, assez ennuyeuse et déprimante à la longue.L’auteur a cependant su procéder avec une grande discrétion ; c’est son sujet lui-même, la mentalité de ses personnages qui m’amènent à restreindre son livre aux gens vraiment formés.D’autre part, les passages qui rendent le son d’une pensée foncièrement chrétienne sont bien plus nombreux que quelques rares réflexions surprenantes de ce point de vue.Si bien que l’on se demande, lorsque l’on connaît les théories romanesques de SEPTEMMÏE 1948 49 Charbonneau, si ce n’est pas la crainte excessive de ne pas respecter 1’ « autonomie » de ses créatures qui l’empêche de leur donner toute la densité humaine qu’on attendrait d’elles.Ce serait là le signe d’une attitude trop cérébrale dans l’acte même de « création », attitude qui devra nécessairement s’assouplir chez cet écrivain méritant avec la maîtrise grandissante de son art.Théophile BERTRAND cdccuâéâ de réception Les publications mentionnées sous cette rubrique sont irréprochables au point de vue moral.Archambault (Joseph-P.), s.j.Le Problème de la jeunesse.Montréal, l’Ecole Sociale Populaire, novembre 1946.27p.20cm.(Tract no 394) $0.15 ($0.18 par la poste).Arma (Edmée) et Fauchon (Marthe).La Malle merveilleuse.[Paris, les Editions Ouvrières, cl946.] 16p.ill.21x27cm.(Coll, les Farfadets) $0.75 ($0.80 par la poste).Pour les jeunes Arma (Edmée) et Reitlinger (J.).Le Merveilleux Noël dans la forêt.Paris, les Editions Ouvrières, cl946.20p.ill.21cm.(Coll, les Farfadets) $0.50 ($0.55 par la poste).Pour les jeunes Arma (Edmée) et Villemot.Travaillons en chantant.[ Paris ] les Editions Ouvrières [cl946], 24p.ill.21x23cm.(Coll, les Farfadets) $0.75 ($0.80 par la poste).Pour les jeunes Arma (E.et P.), Jean-Lançois, Tranchant (M.).Chansons pour Miroka, imaginées par Edmée Arma, parolées par Jean-Lançois, mises en images par Maurice Tranchant, sur des musiques de Paul Arma.Paris, Editions Ouvrières [cl946].24p.ill.20.5x24cm.(Coll, les Farfadets) $0.90 ($1.00 par la poste).Pour les jeunes Braun (F.M.), o.p.Les Origines de la Messe.Paris, Albin Michel [cl946].46p.18cm.(Coll.Pages catholiques).50 LECTURES Breton (Valentin-M.).Saint François et le prêtre.Le Tiers-Ordre.Paris, aux Editions Franciscaines [1941].64p.18cm.(Etudes sur le Tiers-Ordre).Callenches (Jean des).Pour apprendre à observer les insectes.Tournai et Paris, Cas-terman, 1946.80p.ill.17cm.(Coll.Loisirs d’Etudiants.Bibliothèque des Estudiantines, no 5).* * * Camps ruraux pour les C.V.-A.V.préjacistes.Expériences vécues.Paris, Centre national des Cœurs vaillants et Ames vaillantes de France [1946].62p.h.-t.16cm.(Coll.Dirigeants, no 5).Claude (Robert), s.j.L’Education de l’adolescent.Conseils pratiques aux parents.3e édition.Tournai et Paris, Casterman, 1945.47p.Deman (Th.), o.p.La Spiritualité de la Messe.Paris, Albin Michel [cl946].46p.18cm.(Coll.Pages catholiques).Di Sales (Gaetano).Le Bienheureux Contardo Ferrini, 1859-1902.Montréal, l’Oeuvre des Tracts, avril 1947.16p.19cm.(Tract no 334) $0.10 ($0.12 par la poste).Gentilhomme (Abbé).Intimité confiante avec Dieu.Directoire spirituel de sainte Thérèse de l’Enfant-Jésus.[Paris, Lethielleux, 1946.] 72p.16.5cm.Gobin (Gabriel).Renais.Spectacle en un prologue, neuf tableaux et un épilogue.Paris, les Editions Ouvrières [1946].63p.17cm.Hermans (Abbé Francis).Le Livre de l’amitié.2e édition.Tournai et Paris, Casterman, 1946.74p.17.5cm.Hugo (Victor).La Préface de Cromwell.[Avant-propos du chan.Arthur Si-deleau.] Montréal, Pilon [1947].94p.24.5cm.(Collection Classique).Lavergne (Edouard-V.), ptre.Méthode facile pour entendre la messe.Québec, la Librairie Canadienne, 1946.74p.ill.17cm.$0.15 ($0.18 par la poste).Mialhe (Robert), ptre.Ce que le Baptême donne à l’enfant.Paris, Spes, 1946.31p.17.5cm.SEPTEMBRE 1948 51 Porter (Fernand), o.f.m.Essai bibliographique sur la vocation.Extrait de « la Vie des Communautés religieuses», novembre 1946.[Les Trois-Rivières, 1946.] 16p.22.5cm.Rétif (Abbé Louis).Catéchisme et Milieux de vie.Paris, Centre national du Mouvement chrétien de l’Enfance (C.V.-A.V.) [1946].37p.15.5cm.(Coll.Vitalis.no 23).Rifon (L.).Pour apprendre à aimer la belle musique.2e édition revue et corrigée.Casterman, 1945.71p.17cm.(Coll.Loisirs d’étudiant.Bibliothèque des Estudiantines, no 1).Salles (Antoine).Initiation à la vie chrétienne.Paris, Bonne Presse [1946].279p.20.5cm.Thomas de Jésus (Père).Souffrances de Notre-Seigneur Jésus-Christ.Montréal, l’Arbre [cl946].54p.19.5cm.(Coll.Textes spirituels) $0.25 ($0.30 par la poste).* * * Une Institution, un homme.Textes d’Henri, comte de Paris, et des Rois de France.Paris, Centre d’Etudes et de Documentation.29p.portr.18.5cm.Vincent-Fumet (O.).Sept Cadeaux précieux.Montréal, les Editions du Lévrier, 1947.16p.ill.26.5cm.Pour les jeunes J^evueJ REVUES FRANÇAISES * * * L’Anneau d’or.Cahiers de spiritualité conjugale et familiale [six cahiers par an].Paris (9, rue Gustave-Flaubert).56p.24cm.Directeur : Abbé Henri Caffarel.Abonnement au Canada : Benoit Baril, 777, av.Stuart, Outremont, Montréal-8.No 20, mars-avril 1948.Outre des articles particuliers toujours remarquables, l’Anneau d’or nous présente ses rubriques ordinaires : Portraits et témoignages, les Enfants et la vie spirituelle et Notes et chroniques.Signalons spécialement la Nature féminine par Eisa Steinmann, dé- 52 LECTURES dié « aux épouses pour qu’elles se comprennent, aux maris poux qu ils les comprennent ».Confession ou pénitence ?nous demande plus loin M.l’abbé André Vénard qui, dans un travail très au point, nous prouve combien la confession de nos fautes est inséparable de la pénitence expiatoire ; et, pour mieux démontrer ses avancés, il cite ce que disaient les Apôtres, ce que répétaient les Pères et ce qu’enseigne l’Eglise.Enfin, il convient d’attirer l’attention sur le compte rendu d’une enquête intéressante : la Famille et le dimanche, car c est là certainement une précieuse contribution à la solution d’un problème qui s’avère capital; les questions posées étaient si pertinentes qu il vaut la peine d’en citer quelques-unes : quels souvenirs gardez-vous de vos dimanches d’enfants?que fait-on maintenant des dimanches?que faire pour alléger la tâche de la mère de famille le dimanche?comment agir pour honorer ce jour-là ?Les réponses obtenues sont bien concrètes, réalistes et suggestives ; aussi souhaitons-nous que l’enquête se poursuive afin de connaître, comme on nous l’annonce, ce que l’on a fait pour le dimanche du prochain.Simone et Roland GERMAIN * * * Cahiers Laënnec.Revue du Centre de recherches et de déontologie médicales du Mouvement international des Intellectuels catholiques.Publication trimestrielle.Paris, Lethielleux (10, rue Cassette).48p.23cm.— En vente à « Lectures populaires », C.P.158, Station R, Montréal 10.) 6e année, no 2 ; juin 1946 : L’Insémination artificielle.$0.90.7e année, no 4 ; décembre 1947 : Le Code de Déontologie.$0.85 En vue d’élaborer en commun une réponse chrétienne aux problèmes posés par l’évolution de la biologie et de la médecine, le Centre parisien d’Etudes Laënnec continue la publication de ses Cahiers et de ses livres qui ont connu au Canada un grand succès.Un groupe de médecins, de chirurgiens, de philosophes, de juristes et de théologiens vient de rééditer l’ensemble de ses travaux (1946) sur 1 Insémination artificielle.Ce procédé, sous prétexte d’eugénisme, menace les bases mêmes de la famille.Le docteur Palmer traite l’aspect technique de ce problème délicat ; le professeur de droit Savatier montre les problèmes de jurisprudence qu’il implique; le philosophe Gabriel Marcel, examine d’une manière existentialiste, les conséquences d’un tel procédé; le R.P.Larère commente l’accueil de l’Angleterre à cette innovation.Enfin, deux théologiens, le Père Tesson et le Chanoine Tiberghien, tracent à la lumière des principes immuables de la saine doctrine, la ligne de conduite du chrétien en face de cette nouveauté.Une bibliographie internationale permet de pousser ces études à fond.Disons enfin qu’en 1949 se tiendra à Rome le congrès international des médecins catholiques.La fécondation SEPTEMBRE 1948 53 _ humaine artificielle sera un des principaux problèmes traités : c’est dire l’actualité de ce livre.Le même groupe de spécialistes vient également de publier le résultat de ses travaux sur le Code de déontologie.Quatre articles l’étudient.Le professeur Oberlin esquisse les règles de l’exercice de la médecine ; maître Jacques Doublet étudie l’évolution de la coutume au droit écrit ; le professeur Portes fait des commentaires importants sur l’application de ce code ; enfin le R.P.Larère montre le code, idéal de la profession médicale.Paul GAY, c.s.sp.* * * Notre Vie.Revue eudiste de spiritualité et d'information.Bimestrielle.Bains-s'-Oust (Ille-et-Vilaine) et Québec, Externat Saint-Jean-Eudes.20-8p.ill.27cm.Rédacteurs : Père G.de Bertier et Père Hubert.Tome 1, no 3 ; mai-juin 1948.Les fils spirituels de saint Jean Eudes nous offrent cette revue qui «permettra de faire plus intime connaissance avec l’esprit et les oeuvres» qui les caractérisent.Parmi les principaux articles, signalons un Tricentenaire marial (1648-1948) en souvenir de la première messe célébrée en l’honneur du Saint Cœur de Marie et le récit de M.le chanoine H.Massart sur les apparitions de Notre-Dame de Beauraing.Un reportage familial sur la Province eudiste canadienne est un supplément utile pour les lecteurs de notre pays.R.G.REVUES CANADIENNES * * * Marie [revue bimestrielle].Le Magazine marial du jour.Ni-colet, le Centre Marial canadien.64p.ill.26cm.Rédacteur : Roger Brien.Vol.2, no 1.Mai-juin 1948.Cette magnifique revue mariale inaugure la publication de son deuxième volume ; aussi faut-il féliciter ceux qui ont su vaincre les obstacles et qui ont permis d’obtenir ce résultat.Comme nous le lisons dans les notes du directeur, Marie est vraiment une revue internationale, puisque déjà tous les continents sont atteints et que des témoignages viennent de partout ; n’a-t-elle pas eu le grand honneur d’être signalée à Radio-Vatican ?Cette œuvre s’avère donc immense, universelle, et c’est à bon droit que l’on se propose de lancer bientôt une édition anglaise, peut-être même espagnole si l’on répond aux demandes qui ont été reçues.L’ambition du directeur est très grande : on dépasse actuellement un tirage de 4,000 ; c’est 50,000 qu’il faut atteindre et alors il sera possible de publier à 100 pages.Ce numéro, comme les précédents, contient des articles présentés avec un soin particulier par des écrivains très compétents, 54 LECTURES tels les RR.PP.Raoul Plus et François Charmot, s.j.; il nous fait aussi plaisir de constater que des laïcs sont venus se joindre à l’équipe des religieux, en particulier Maurice Vlobergh, si bien documenté dans l’histoire de l’art, Eugène Lapierre, le musicien canadien connu de tous, et Jeanne L’Arche vêque-Duguay, dont la Vierge dit à la jeune fille est une louange délicate de l’amour et de la maternité.Roland GERMAIN * * * L'Oeil [ revue mensuelle illustrée, politique et littéraire ].Montréal, Cie de Publicité et d’imprimerie de Montréal (934 est, rue Ste-Catherine).50p.29cm.Directeur : Pierre Viviers.Vol.8, no 10 ; 15 mai 1948.Vol.8, no 11 ; 15 juin 1948.Chacun de ces numéros aux articles variés et aux chroniques d’actualité choisies avec soin ne manquera pas d’intéresser le public.Le plan Vishinsky, dont la première partie fut donnée en avril, attire de nouveau l’attention.Le texte de la causerie de M.Esdras Minville, intitulée le Canada tend la main à l'Amérique latine témoigne judicieusement de la nécessité d’une collaboration basée sur la liberté et la solidarité.Le roman convient à tous les lecteurs.On ne peut malheureusement en dire autant des illustrations du mois de juin : il est en effet impossible d’approuver la photo de la page frontispice et surtout la présentation des maillots de bain de Paris à l’occasion d’un article sur les bains de soleil ; la morale est la même pour tous et, malgré le bon ton de la revue, il demeure inadmissible de présenter ces costumes deux-pièces, dont la plus élémentaire bienséance condamne le débraillé et l’audace effrontée.Germain LANGLOIS ?* * Revue de l'Université d'Ottawa [publiée tous les trois mois par les Oblats de Marie-Immaculée de l’Univ.d’Ottawa].Ottawa, Editions de l’Université d’Ottawa.128-76*p.26cm.Directeur : Rodrigue Normandin, o.m.i.Vol.18, no 2.Avril-juin 1948.Parmi les articles qui composent ce numéro, nous tenons à signaler celui du R.P.Rodrigue Normandin, o.m.i., intitulé Nos maîtres catholiques et l’éducation sexuelle : de façon lumineuse, l'auteur embrasse l’ensemble du problème et rend ainsi un grand service à tous les éducateurs désireux de connaître la doctrine de l’Eglise en cette matière délicate; son étude est basée sur l’encyclique de S.S.Pie XI traitant de l’éducation chrétienne de la jeunesse et sur une lettre collective des archevêques et évêques de la province civile de Québec, ce qui suffit à en indiquer la valeur SEPTEMBRE 1948 66 doctrinale.Dans l'Année littéraire 1947, Guy Sylvestre, tout en relevant certaines expressions « malheureuses », prend avec raison position pour Robert Charbonneau dans la querelle qui l’oppose à René Garneau, puis il nous donne un bref aperçu de la production littéraire de l’année 1947 pour conclure que « nos lettres évoluent lentement vers une certaine indépendance ».Roland GERMAIN ?* * Revue Dominicaine [revue mensuelle].Montréal, l’Oeuvre de Presse dominicaine (5375 av.Notre-Dame de Grâce).XVI-64p.26.5cm.Directeur : R.P.Antonin Lamarche, o.p.Vol.54, tome I ; juin 1948.Les numéros de la Revue Dominicaine se succèdent aussi substantiels les uns que les autres.Cécile Chabot nous offre ici, sous le titre Partir, trois pages de poésie moderne.Jeannine Bélanger, dans Dieu et les dieux, signale que l’homme a une soif inassouvie de la divinité.Un article du R.P.Richard Mignault, o.p., traite de l'Intériorité de la philosophie; belles pages de vie philosophique bien dans le ton de la revue.Michel Gauvin nous fait connaître la correspondance de Frank Pickersgill, victime de Buchenwald ; il s’agit d’un Canadien anglais protestant qui, apparemment, était en route vers la lumière.Suit une dissertation de Jean Bernier, Pour ou contre Catilina; Catilina aurait été noirci par l’histoire et aurait besoin d’une réhabilitation.Le R.P.F.Charbonneau, c.s.c., sous le titre Vous êtes artiste, 6 mon Dieu, termine son étude sur le Créateur envisagé en tant qu’Artiste.Puis viennent les rubriques habituelles : le Sens des faits et l'Esprit des livres.Cet intéressant numéro nous rappelle que la Revue Dominicaine devrait être l’aliment d’un plus grand nombre de nos intellectuels de toutes classes.R.L.Simplifiez vos affaires, économisez votre temps et votre argent! Confiez TOUS vos abonnements à TOUTES publications périodiques du CANADA et de TÉTRANGER au service général d'abonnement 777, avenue Stuart, Outremont, MONTRÉAL-8, Canada Listes adressées gratuitement sur demande.Seaoit ScvuC 56 LECTURES BIBLIOTHECA Section de l'Association Canadienne des Bibliothèques Catholiques Siège social: 25 est, St-Jacques, MontréaI-1 Membres du Conseil: PriJdent: R.P.Paul-A.Martin, c.s.c.; Vice-présidents: M.Raymond Tanghe et le R.P.P.-A.Trudeau, c.s.v.; secrétaire: M.Will am Milette; Conseillers: R.P.Rcméo Boileau, c.s.c., M.Irénée Sauvé, p.s.s., R.P.Fernand Guilbauit, c.s.v., Mlle Juliette Chabot, et Me Lucien Lortie.A titre de membres fondateurs, ont aussi voix consultative au Conseil: R.P.Paul-A.Martin, c.s.c., R.P.P.-A.Trudeau,c.s.v., R.P.G.Houle, s.j., Mlle Marie-Claire Daveluy et M.Benoit Baril.«(a vie de UcA.CÆ.C.Assemblée annuelle A la suite d’une récente décision du Conseil d’administration, l’A.C.B.C.tiendra cette année son assemblée annuelle au cours d’octobre.La date et le programme paraîtront dans le prochain numéro de Lectures.A cause de la préparation de plusieurs travaux qui seront présentés à différents comités d’étude, la réunion générale annuelle qui devait se tenir au printemps a donc été remise à l’automne.Parmi ces travaux qui seront soumis à l’attention des membres, mentionnons en premier lieu la refonte de la constitution, travail confié à un comité spécial, et qui a nécessité plusieurs séances d’étude.Cette refonte est devenue nécessaire à la suite du développement de notre association, et elle permettra à l’A.C.B.C.d’offrir à ses membres des services plus nombreux et plus efficaces.William MILETTE, secrétaire Offre d'emploi On demande un jeune homme ayant des connaissances en bibliothéconomie, pour établir un catalogue de bibliothèque.Ecrire au R.P.Bibliothécaire, Saint-Benoît-du-Lac, Cté Brome, P.Q.SEPTEMBRE 1948 57 jÇa (Bibliothèque circulante en forêt de Baie-Comeau Parmi les divers moyens de formation et de délassement que la civilisation moderne nous propose, la lecture est sans contredit l'un des plus puissants, l’un de ceux qui, par conséquent, doivent être mis à la portée de tous les membres de la communauté humaine.Nous disons tous les membres de la communauté humaine et nous nous gardons bien de nous limiter aux gens cultivés ou aux étudiants.Nous croyons que les travailleurs manuels, ceux qui peinent toute la journée sur une œuvre épuisante et sans horizons, ont droit eux aussi qu’à leurs moments de repos, un livre bien choisi, bien adapté, vienne leur donner cet aliment de l’esprit, ce repos spirituel qui est d’autant plus nécessaire que le reste du temps est employé à des labeurs bien différents.C'est dans cet esprit de mettre la lecture à la portée des travailleurs manuels, en l’occurrence des bûcherons, qu’a été organisée la Bibliothèque circulante en forêt de Baie-Comeau.Cette initiative que nous connaissons bien, puisqu’elle a été réalisée par le Service des Bibliothèques de Fides, nous tenons à la signaler d’une façon particulière, car elle constitue un précédent qui devrait s’imposer à l’attention de maints organismes de notre pays.* * * Il est des compagnies qui ont la sagesse de s’occuper du bien-être de leurs employés; la Quebec North Shore Paper Company semble être de celles-là.Durant l’été 1945, le R.P.Ls-Ph.Gagné, c.j.m., curé de Baie-Comeau, nous mettait en relations avec M.J.-E.Cantin, directeur du Service de la Prévention des Accidents de la Quebec North Shore Paper Company; celui-ci nous demanda notre collaboration pour l’établissement d’une bibliothèque circulante dans les camps de bûcherons de la Compagnie, à Baie-Comeau, Franklin et Shelter Bay.Dès le mois d’août de la même année, le préposé au Service des Bibliothèques de Fides, se rendait à Baie-Comeau pour étudier la situation sur place et présenter un projet qui fût adapté aux conditions locales et pût produire un résultat fécond.Quelques mois plus tard, le Service des Bibliothèques faisait parvenir à M.Cantin un plan de bibliothèque circulante en forêt.Voici les grandes lignes de ce plan: 1.Choix, reliure, classification (d’après Dewey, à trois chiffres seulement), cataloguement (catalogue-dictionnaire fait en double, et catalogue topographique) et préparation pour le prêt, d un certain nombre de volumes sur tous les sujets susceptibles d’intéresser les bûcherons.2.Aménagement d’un dépôt central de volumes à Baie-Comeau même.58 LECTURES 3.Division des volumes en cinq groupes dont le premier doit demeurer au dépôt central, et dont chacun des quatre autres doit être envoyé dans un camp de bûcherons.4.Répartition des volumes destinés aux divers camps dans des boîtes-bibliothèques très solides, sortes d'étagères hautes de 50 pouces; ces bibliothèques, grâce à un couvercle, constituent en même temps des caisses qui permettent le transport des livres d’un camp à l’autre; l’une d elles doit comporter au haut deux tiroirs, un pour le catalogue-dictionnaire des volumes du groupe, l’autre pour les fiches du système de prêt.5.Circulation des groupes de volumes d’un camp à l’autre, tous 1er.trois mois (les volumes du camp no 1 s’en vont au camp no 2; du camp no 2, au camp no 3; ceux du camp no 3, au camp no 4; ceu:: du camp no 4, au camp no 1).En un an, les quatre séries de livres ont donc pu passer entre les mains des bûcherons.Dans chaque camp, c’est le commis qui est en charge de ta bibliothèque: il conseille les lectures et tient le registre du prêt; la distribution des volumes est gratuite.Au bout d’un an, si rien de fâcheux n’est arrivé à aucun groupe (feu, vol, etc.), le groupe resté en dépôt central est mis en circulation et l’un des quatre qui ont servi toute l’année est retourné au dépôt pour réparation et examen.Après étude, les directeurs de la Quebec North Shore Paper Company acceptèrent en entier ce plan et demandèrent à Fides d’en assurer la mise à exécution.Choix des livres, reliure, classification, catalogue, répartition en divers groupes, tout fut accompli par notre Service de Bibliothèques ou sous sa direction; et lorsque les boîtes-bibliothèques arrivèrent à Baie-Comeau, elles étaient prêtes à être mises en circulation.Les hommes de chantier firent un accueil enthousiaste aux livres mis à leur disposition.La réussite était parfaite.La Compagnie décida d’augmenter les collections.Actuellement, elles comprennent vingt-cinq caisses-bibliothèques de soixante-quinze volumes chacune.Et il semble que prochainement l’organisation soit appelée à un développement encore plus vaste.Le succès de la Bibliothèque circulante en forêt de Baie-Comeau constitue une preuve de plus que la formule est souple et facilement adaptable.Diverses régions du Canada ont une organisation de la lecture publique basée sur la bibliothèque circulante.1 Il est à souhaiter que ce système se développe de plus en plus dans la province de Québec, et qu’il s’adresse, non pas seulement aux employés d’une Compagnie, comme c’est le cas à Baie-Comeau, mais à toute la population d’une région ou mieux d’un diocèse.Paul-A.MARTIN, c.s.c.1 Bateson (Nora) ; Livres pour aujourd’hui et denuiin.Le Conseil canadien des Bibliothèques [Ottawa] 1944.[12p.].SEPTEMBRE 1948 59, Cââai dun code de claââement en langue française Du classement des vedettes dans un catalogue, un index, etc.DEUXIÈME PARTIE Le classe nient alphabétique des vedettes (suite) Mots intervertis.Règle.1.Vedette de sujet.— Une vedette de sujet aux mots intervertis se classe à son ordre alphabétique rigoureux.2.Vedette de titre.— Classer un titre dont les mots sont intervertis à son ordre alphabétique rigoureux.Ignorer l’article initial et la virgule, quand il y a lieu.Exemple.Prière et poésie, (titre) Prière (La) sur VAcropole, (titre) Prières.Prières (Livres de).Prières vocales.Nobles.— Voir Prénoms.— Titres d’honneur, de noblesse, etc.Nombres.Règle.— Dans le cas de titres commençant par 3es nombres, des chiffres arabes ou romains, classer comme si les nombres et les chiffres étaient écrits dans la langue du titre (la langue parlée généralement).Les nombres au-dessus de 1000 s’écriront, par exemple, comme ils se prononcent dans le langage courant.Exemple.101 jeux pour garçonnets et fillettes.Deux mille ans.Dix-neuvième siècle.XIXe (Le) siècle.Dix-sept (Les) ans de Marthe.Louis XIII et le Paris du XVIle siècle.Louis vainc ou meurt.1814.Neuf contes de fées.60 LECTURES 1500 faits.Quinze-vingts (Les).60,000 milles à l’heure.XXe (Le) siècle.Noms corporatifs.— Voir Noms de lieux (pays, Etats, provinces, etc.)* Voir Noms de lieux divers, d’institutions, d’organisations diverses, de sociétés.Noms d’auteurs.— Voir Auteurs.—Noms de personnes.—Prénoms.Noms de famille ou patronymiques.— Voir Noms de personnes.Noms de lieux avec dates.Règle.— Dans le cas de certains pays où apparaissent des dates à la suite de leurs noms (vedettes d’auteurs ou de sujets), classer par ordre chronologique après les noms de ces pays qui figurent sans dates.Exemple (tiré des Filing Rules of the Public Library of Cin-cinnati).Allemagne.— Armée.Allemagne.— Auswartiges Amt.Allemagne.— Conditions sociales.Allemagne (1918- ) Auswartiges Amt.Allemagne (1918- ) Reichsdruckerei.Noms de lieux avec préfixes.Règle.— Classer les noms de lieux avec préfixes (articles ou autres), noms locaux ou d’origine étrangère, comme si le préfixe était soudé au nom, c’est-à-dire, classer pas lettres, non mots par mots.Dans cette catégorie de noms entrent donc ceux avec les préfixes De, Del, Des, Du, El, La, Las, Trans, etc.Les noms de lieux, en France, sont classés dans plusieurs bibliothèques, au mot qui suit le préfixe, et celui-ci est renvoyé à la suite du nom, entre parenthèses.Il faut adopter l’une ou l’autre de ces méthodes et s’y tenir avec fermeté.Exemple.Del Rio (Texas).El Dorado.Deschambault (Québec).Elora (India).Des Moines (Iowa).Lachevrotière (Québec).Détroit.La Haye.Dublin.L’Islet (Québec).Noms de lieux avec désignation particulière.Règle.— Dans le cas de lieux différents, mais ayant le même nom, classer en suivant l’ordre alphabétique de la désignation qui les accompagne.SEPTEMBRE 1948 61 Exemple (tiré, quant à l’exemple en langue anglaise, des Filing Rules of the Public Library of Cincinnati).Springfield (Eng.).Ballon (Bretagne).Springfield (III.).Ballon (Sarthe).Springfield (O.).Vienne (Autriche).Sfringfield (Vt.).Vienne (Haute-Vienne).Vienne (Isère).Noms de lieux composés.1.Noms de lieux composés d’un article ou autres préfixes.— Voir Noms de lieux avec préfixes.2.Noms de lieux composés de deux noms.Règle.— Classer comme des mots séparés (mots par mots), a) Avec Saint, Sainte, San, Santo.Exemple.Saïnt-Césaire.Saint-Charles.Saint-Faustin.St-Louis (Mi.).Sainte-Marguerite.Sainte-Odile.San Francisco.Santa Diego (Province).b) Les mots New, nouveau, nouvelle, nova, etc., détachés et suivis d’un nom, se classent avant les mots dont les premières lettres sont: new, nouveau, nouvelle, nova, etc.(que ce soient des noms de lieux, de personnes ou de choses).Exemple.New England Historical Nouvelle-France.Society.Nouvelle-Orléans.New (The) Goli.Nouvellement entré.Newark.Nova Francia.Nouveau-Brunswick.Nova Zembla.Nouveauté.Novare.Nouvelliste.3.Noms de lieux, en langue anglaise, dont l’article « The » fait partie intégrante du nom.Règle.— Ignorer cet article dans le classement.Exemple.Butterflies.The Buttes (Mont.).By What Authority.Noms de lieux, d'origine étrangère.— Voir Noms de lieux avec préfixes.Noms de lieux, de personnes, de sujets (ou matières), de titres, ayant un nom semblable.62 LECTURES Règle.— Quand le même nom entre dans la composition de diverses vedettes (auteur, matière, titre), il faut observer l’ordre suivant: 1.Nom de personne.2.Nom de lieu.3.Nom de sujet (qui ne soit ni une personne, ni un lieu).4.Nom de titre.Exemple.Richelieu (Armand-Jean du Plessis, cardinal-duc de), (personne ) Richelieu (Québec).Richelieu (Le), (bateau) (sujet) Richelieu (Le) héroïque.Noms de lieux (pays, Etats, provinces, comtés, districts, villes, etc.).Règle.— Voici deux des méthodes les plus généralement suivies dans le classement: Première méthode.— Classez en trois séries alphabétiques.1.Ouvrages ayant comme vedettes d’auteur un pays, une province, une ville, etc.(Y compris les fiches secondaires d’éd., de comp., etc.).2.Ouvrages ayant les mêmes noms de lieux comme vedettes de sujet.3.Associations, Institutions.Sociétés, et titres dont le nom commence par celui d’un pays, d’une province, d’une ville, etc.Exemple.1.Canada — Archives.Canada — Bureau fédéral de la statistique.Canada — Fermes expérimentales.Canada — Ministère de l’Agriculture.Canada — Ministère de l’Air.2.Canada — Archives — Histoire, (sujet) Canada — Ministère de la Marine — Propagande.Canada — Parlement — Histoire.3.Canada Cement Co.Ltd.(société) Canada (Le) agricole.(titre) Deuxième méthode.—Classer en deux séries alphabétiques.1.Auteurs et sujets en une seule série alphabétique.2.Associations, institutions, sociétés, titres.Exemple.I.Québec (Province de).Assemblée législative.SEPTEMBRE 1948 63 Québec (Province de).Bureau provincial d’hygiène.Québec (Province de).Descriptions et voyages, (sujet) Québec (Province de).Ministère de la Colonisation.(a*uteur).Québec (Province de).Ministère de la Colonisation (Histoire).Québec (Province de).Musée — Organisation.2.Québec, la doulce province, (titre) Quebec Library Association, (société) Quebec Ready Reference, (titre) N.B.— Une troisième méthode classerait dans une seule série alphabétique tous les auteurs, titres, sujets et autres inscriptions, qu’elles soient officielles ou non.Noms de familles ou patronymiques.— Voir Noms de personnes.Noms de personnes avec particules nobiliaires.Les particules nobiliaires: de en France, of en Grande-Bretagne, von en Allemagne, van en Hollande, deêli en Italie, etc., ne précèdent jamais les noms patronymiques des nobles dans les vedettes d auteurs et de sujets.Elles sont renvoyées entre parenthèses, à la suite des prénoms et des titres (quand il y a des titres).Du reste, de façon générale, les particules ne se placent jamais seules devant le nom.Il ne faut pas dire ni écrire de Montmorency, de Lorimier, d'Orléans, mais Montmorency, Lorimier, Orléans.Si l’on veut mentionner ces noms avec leurs particules, il faut écrire, ou dire: M.de Lorimier, ou Charles de Lorimier, etc.Exception.— Relativement aux noms naturalisés avec préfixes, il faut suivre les coutumes et les usages de chaque pays d'adoption.Exemple.Noms avec particules nobiliaires —Noms naturalisés.Goethe (J.W.von) De Foe (Daniel) (anglais) Montigny (Louvigny de) De Smet (R.P.) (belge) Orléans (Princesse Marie d’) Van den Boren (R.P.Dom) Teck (Arthur, prince of) (français) Van Vizin (allemand) (à suivre) Marie-Claire DAVELUY # # # 64 LECTURES TABLE ALPHABÉTIQUE des noms d’auteurs suivis du titre des ouvrages critiqués et de la cote morale AIMARD (G.), Les Trappeurs de l'Arkansas, 84-3, p.40.ARCHAMBAULT (J.P.), Le Problème de la jeunesse, *265.542 (cote de la coll.: 3(05), p.50.ARMA (E.) et FAUCHON (M.), La Malle merveilleuse, J391, p.50.ARMA (E.) et REITLIXGER (J.), Le Merveilleux Noël dans la forêt, J84-3, p.50.ARMA (E.) et VILLEMOT, Travaillons en chantant, J784.4, p.50.ARMA (E.), JEAN-FRANÇOIS, TRANCHANT (M.), Chansons pour Miroka, J 784.6, p.50.ARMA (P.), Chantons au vent, 784.4, B, p.40.ARMA (P.), Chantons le travail, 784.6, B, p.40.BANNING (E.), Réflexions morales et politiques, 84-8, B, p.45.BELCAYRE (J.de), Mystères sous les cèdres, 84-3, p.41.BERNAGE (B.), Brigitte en ce temps-là, 84-3, p.42.BOUCHARD (G.), Vieilles choses, vieilles gens, 39(71), p.39.BOURGES (P.) et HERVET (R.), L’Entraîneur, 84-3, p.42.BRAUN (F.M.), Les Origines de la Messe, *265.32 (cote de la coll.: 2(08), p.50.BRETON (V.-M.), Saint François et le prêtre, 271.3.04:254, p.51.CALLENCHES (J.des), Pour apprendre à observer les insectes, 595.7, p.51.* * * Camps ruraux, *266.62, p.51.CAPPE (J.), Les Qualités et les Défauts des enfants, 37.01, p.39.CHaRBONNEAU (R.), Les Désirs et les Jours, C84-3, Bf, p.19.CHARBONNEAU (R.), Ils posséderont la terre, C84-3, Bf, p.48.CLAUDE (R.), L'Education de l’adolescent, 37.01, p.51.DEMAN (Th.), La Spiritualité de la Messe, *265.32 (cote de la coll.: 2(08), p.51.1)1 SALES (G.), Le Bienheureux Con-tardo Ferrini, 92:2 (cote de la coll.: 3(05), p.51.DORLYS (M.), Le Filet tendu, J84-3, p.40.DU FRESNE (M.F.), De l’enfer des hommes à la cité de Dieu, 84-94, Bf, p.45.EISENBERG (F.), Une Famille comme tant d'autres, 82-3, p.40.ELLIS (M.B.), Robert Charbonneau et la création romanesque, 84-4, p.44.*** “Faites ça.et vous vivrez!” 226, p.35.FELI (V.), Souviens-toi.84-3, p.43.FLOURIOT (R.), Chant d’amour, 84-3, Bf, p.43.GENTILHOMME (Abbé), Intimité confiante avec Dieu, 248.1, p.51.GOBIN (G.), Renais, 84-2, p.51.HERMANS (F.), Le Livre de l’amitié, 248.154, p: 51.HUGO (V.), La Préface de Cromwell, 84.2.015.14, p.51.JASINSKI (R.), Histoire de la littérature française, 84.09, p.9.LAVERGNE (E.-V.), Méthode facile pour entendre la messe, *265.325, p.51.LEMAISTRE DE 8ACY, La 8ainte Bible, 22.05, M, p.34.LEMONNIER (S.), La Bande de l’Oiseau sans tête, 84-3, p.40.LORN A Y (G.), Le Secret de la toison d’or, 84-3, p.41.MALRAUX (A.), Les conquérants, 84-3, D, p.13. MARGUERITTE (E.P.), Le Mystère de l’Olivette, 84-3, p.41.MARITAIN (J.), La Personne et le Bien commun, 120, p.33.MEINVIELLE (J.), Correspondance avec le R.P.Garrigou-Lngrange à propos de Lamennais et Maritain, 1 (Maritain), p.32.MLALHE (R.), Ce que le Baptême donne à l’enfant, 265.1, p.51.MONTHERLANT (H.de), Le Maître de Santiago, 84-2, M, p.3.MONTHERLANT (H.de), Pages catholiques, 84-8, M, p.3.NARRACHE (J.), Bonjour, les gars! C84-1, B, p.48.PAUL (Saint), Epître aux Galates.Epîtres aux Thessaloniciens, 227.4, p.35.PORTER (F.), Essai bibliographique sur la vocation, 016, p.52.RETIF (L.), Catéchisme et Milieux de vie, *238.1, p.52.RIFON (L.), Pour apprendre à aimer la belle musique.78.01, p.52.RIQUET (M.), Le Chrétien face à l’argent, 33.012:26, p.36.RUMILLY (R.), Histoire de la province de Québec.T.19: “1914”; Tome 20: Philippe Landry; Tome 21: Courcelette, 9(714), p.21.SALLES (A.), Initiation à la vie chrétienne, 260.1, p.52.THERRIAULT (8r M.C.), La littérature française de Nouvelle-Angleterre, 84-09, p.46.THOMAS DE JESUS (P.), Souffrances de Notre-Seigneur Jésus-Christ, p.52.TIRTIAUX (H.), Au carrefour de l’économie, 33.01, p.37.*** Une Institution, un homme (Henri, comte de Paris), 342.36(44), p.52.VIEZ (J.), Des jeunes filles vous parlent.du mariage, 265.5, p.37.VINCENT-FUMET (O.), Sept Cadeaux précieux, J*265.23, p.52.LA MINUIT F.-A.SAVARD Cette oeuvre, qui ressemble aux deux précédents ouvrages, Menaud^ et I'Abatis, par le cadre et les personnages, traite un problème international.C’est en effet celui d’une philosophie matérialiste qui veut ébranler le bon sens des gens de la campagne, qui jusqu’ici avait sauvegardé les meilleures traditions de justice et de charité.L’une des grandes qualités de ce livre est son style imagé et poli.L’auteur sait également faire usage des plus heureuses expressions populaires.180 pages, format 5Vi~ x 8Va“: $1.50 (par la poste: $1.65) LES ARCHIVES DE FOLKLORE — No 3 SOMMAIRE: E.-Z.Massicotte, son oeuvre historique.— D’oà viens-tu bergère?François Brassard.— La petite Cendrillouse, Ernest F.Haden.Les Le Vasseur, Marius Barbeau.— Ethnobotanique et ethnozoologie gaspésiennes, Jacques Rousseau.— Contes populaires canadiens, Marie-Rose Turcot.— Noe vieilles façons de dire aux Iles de la Madeleine, Hector Carbonneau.— Comptines canadiennes, Luc Lacourcière.— Jeux, jouets et divertissements de la Beauce, Madeleine Doyon.— Le roi boit, Marius Barbeau.Le recueil: 212 pages, nombreux dessins et hors-texte: $3.00 ($3.15 par la poste).Il reste encore quelques exemplaires des recueils 1 et 2: $3.00 chacun.p,- hlpfc£ rrti esf rue Saint-Jacques, MONTRÉAL-1 - PL.*8335 * ^ ^ ^ ^ ¦»'"*— ^ Imprimé au Canada \ Ml 1S75 bibliothèque nationale
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