Lectures, 1 octobre 1948, octobre
lires Revue mensuelle de bibliographie critique SOMMA IRE IDEAL ET PRINCIPES page Lecteurs et libraires du R.P.Paul Gay, C*8-8P.Théophile Bertrand 6f> Nos jeunes liront de M.et Mme Guy Bou- lizoQ .Roland Germain 68 ETUDES CRITIQUES La Petite Sainte Thérèse de Maxenee Van der Meersch .T.B.69 Paul Claudel missionnaire de G.Dumont et B.Amoudru .Roland Gern.ain 70 “Sexual Behavior in the Human Mule" Théophile Bertrand 74 DOCUMENTS Valeur morale des répertoires Paul Gay, c.s.sp.78 FAITS ET COMMENTAIRES A travers les diocèses .80 “La revue des lectures” à Radio-Collège Théophile Bertrand 83 Amitié française.Le voyage de La Capricieuse au Canada .83 Les lectures à l’ordre du jour.86 La Morale amie de l’art du R.P.E.Lefebvre, c.88.r.A.de Parvillez, s.j.87 NOTICES BIBLIOGRAPHIQUES Volumes (Voir liste p.3 de la couverture) 89 Revues .118 BIBLIOTHECA La vie de l’A.C.B.C.121 Miscellanécs .]«2 Essai d’un code de classement en langue française (suite) .Marie-Claire Daveltiv 124 FIDtS Tome V, no 2 OCTOBRE 1948 Montréal lectures REVUE MENSUELLE DE BIBLIOGRAPHIE CRITIQUE publiée par le Service de Bibliographie et de Documentation de FIDES Direction: Paul-A.MARTIN, c.s.c.Rédaction: Théophile BERTRAND Technique bibliographique: Cécile MARTIN COMITÉS Doctrine et Droit canonique Valérien BELANGER, pire, D.D.C., nne TeV*TTà- '* dc Droit canoni- que de I Université Laval.Jean-Marie GABOURY, c*.c PhM0“phi' *“ O»»» * Paul GAY, c.s.sp., professeur de Rhétorique Smnt- Alexandre.Jacques TREMBLAY, g.j., professeur de Philosophie J en n-do-B ré beu f.CONSULTATIFS Technique bibliographique au Collège au Collège Roméo BOILEAU, c.s.c., frotteur de Classification systématiqw a I Ecole de Bibliothécaires de l’Univfni.te de Montréal.Marie-Claire DAVELUY, Kg-ff» de Bibliographie à l'Ecole * Bibliothécaires.Laiirettc TOUPIN et G.KARCH professeurs de Catalogmphie à l'Ecole* nibliothecaircH.Publication autorisée par l'Ordinaire.Les dix livraison! NOTES: I.La revue est publiée mensuellement, de septembre à juin de 1 annee constituent un tome.2' SwiDvrdû°rh,?T" " couv,r,ure (">Vble *s noms dis tl,r€ oavragw recenses Lu dernier numéro du rome (soi ,'bl ab X ioCu°,T'“ ' ' m.',hodiue dité de leurs spéculations ; trop de poètes violent la beauté, prostituent dans des fantaisies vaines ou malsaines leur soif d’idéal t d’infini.Jeanne Grisé-Allard nous repose de tous ces faiseurs : elle I moissonne en pleine vie, dans les réalités fondamentales de l’exis | tence, dans la succession des grandes heures qui étoilent le foyer.Les mamans surtout, en compagnie de cette mère accomplie I qui exprime très simplement les sentiments de son cœur, revivront ' et comprendront mieux la grandeur incomparable, la beauté mys-l térieuse de leur vocation et de leurs devoirs.Les instants les plus solennels de leur vie d’épouses et de mères chanteront délicieusement en elles, car Jeanne Grisé-Allard exprime avec grâce, dans une parlure tout ordinaire, des vérités très hautes.Elle a le sens j du rythme et des mots qui font image.Heureux les petits dont la mère vit avec cet enthousiasme ss vocation et peut, par surcroît, exprimer en beauté ses pensées ü ses sentiments.Théophile BERTRAND Choquette (Adrienne).La Coupe vide.Roman.Montréal, Editions Fernand Pilon [1948].204p.19cm.C84-3 Mauvais Si l’homme est tout naturellement porté à matérialiser l’amour, il semble bien que la femme le soit d’ordinaire à l’idéaliser ou à le sentimentaliser de façon aussi vicieuse.Cette réflexion dichotomique, qui relève de la banalité de lieux communs fort élimés et servis à tout propos de façon simpliste comme le nec plus ultra de la psychologie amoureuse, me vient à l’esprit au sortir du roman d’Adrienne Choquette : la Ccupe vide.Serait-ce la conséquence de l’appel logique des contradictoires ?Nous sommes en effet, avec ce roman, aux antipodes de l'angélisme auquel je faisais allusion, à l’instant.L’intrigue de la Coupe vide nous emmure dans un univers psychologique décidément matérialiste.Une jeune femme américaine vient passer des vacances avec son époux trop mûr dans une de nos petites villes.Pour quatre étudiants de l’endroit, c’est le coup de foudre dès la première rencontre.Patricia se prête au jeu avec un art consommé et en même temps une désinvolture qui obligera les deux touristes à écourter leur séjour.Mais les jouvenceaux sont pour jamais envoûtés.Comme une obsession, ils subiront toute leur vie le souvenir, que dis-je, l’emprise de l’enjôleuse, leur destinée en sera à jamais bouleversée.Bref, il s’agit de quatre mâles irrésistiblement subornés par l’apparition d’une toute-puissante femelle.Nous sommes en plein déterminisme passionnel et le plus dégourdi des quatre pantins, celui qui descend jusqu’au dernier échelon du vice, tente, des années plus tard, d’assassiner la flamboyante Patricia devenue son amante.La coupe vide.Coupe 102 LECTURES vide de jeunesses manquées ?de folles passions ?ou même simplement de l’amour toujours trompeur ?Tout cela à la fois.Comme on le voit, l’auteur ne nous sert pas de la petite bière.Il le fait, par ailleurs, avec un talent exceptionnel.Oui, il est d’autant plus regrettable qu’Adrienne Choquette ait choisi un sujet si osé qu’elle se classe d’emblée, par ce premier roman, parmi nos meilleurs romanciers.Par endroits, la sensualité de son style nous rappelle Colette et, d’autre part, son art de peindre un lieu moderne de plaisirs vulgaires fait songer par exemple à un Carco.Le chapitre où elle nous décrit l’orgie de la « faune connue, banale, d’un club de nuit « avancé » en 1930 », peut se comparer avec avantage à n’importe quelle peinture du genre des meilleurs écrivains français.A une langue qui, à part quelques rares faiblesses, est maniée avec une maîtrise remarquable, elle joint un sens de la conduite de l’intrigue tout aussi frappant.Une fois acceptée l’invraisemblance psychologique qui soumet tyranniquement quatre vies d’homme entières à l’attrait durable d’une pucelle prolongée et savante, une fois toléré ce fatalisme quasi physiologique, l’action est conduite avec aisance et vigueur jusqu’à la fin.On déplore davantage que Mlle Choquette n’applique pas une telle maestria à des thèmes appropriés, au lieu de se prendre aux subtilités vaines et dangereuses d’un passionnel morbide.Sur cette pente, l’issue est certaine : le véritable sens esthétique ne peut que se diluer dans la volupté cérébrale, naufrage si commun de nos jours.L’on comprend, apres de tels éloges que j’ai pourtant voulus bien mesurés, que je souhaite à l’auteur d’autres héros que ces êtres sans râble qui peuvent s’estimer « fous d’ériger leur vie comme une citadelle, fous de s’armer de logique, de science et même d’égoïsme puisqu’il suffit d’une odeur jaillie du passé pour faire crouler toute cette fausse sagesse» (p.201).Oui, je lui souhaite des héros à la taille de son talent, qui se révèle de façon si péremptoire.Non seulement l’amour ne s’adresse pas, de soi, en dépit de nos singeries tragiques, à un amas de cellules et de viscères, à un bric-à-brac d’attraits sensibles, mais il ne se contente même pas d’un ensemble des plus brillantes qualités.Non ! L’amour s’adresse à la personne, à cet univers de liberté et de mystère promis à d’impérissables destins.Le comprendre, c’est s’ouvrir la voie à la psychologie humaine la plus fondamentale, c’est se rendre disponible à la création d’oeuvres romanesques universellement acceptables.Hélas, la Coupe vide demeure une œuvre très perverse, en dépit sans doute des intentions de l’auteur, et l’on peut craindre que les écluses ne soient ouvertes chez nous aux flots dévastateurs de la littérature de la subconscience et du néant.Théophile BERTRAND Goulet (Elie).Ombre et lumière des jours.[Québec, les Editions du Forum] cl948.167p.23cm.C84-^ OCTOBRE 1948 103 Ombre et lumière des jours, c’est « la vie de l’auteur » nous disent les éditeurs au début du volume.Nous faisons connaissance d’un jeune homme que la maladie a marqué de son poids inexorable et qui, par sa volonté tenace et son enthousiasme débordant, a su remporter une victoire éclatante sur ses souffrances.A son insu cependant, une sensibilité extrême s’est emparée de son cœur et l’a affligé d’une émotivité dont son œuvre est imprégnée.Amant passionné de la littérature, Elie Goulet fait preuve d’une belle érudition.Malheureusement ses maîtres n’ont pas toujours été choisis parmi ceux qui laissent derrière eux l’empreinte de la virilité : le romantisme a pénétré son être tout entier pour se refléter dans ses pensées ; toute autobiographie comporte un certain danger et l’auteur n’a pas su l’éviter : la manifestation d’un égocentrisme à la longue souverainement déplaisant.Espérons qu’avec le temps, Jacques d’Arnoux, dont il a lu les Sept colonnes de l'héroïsme, lui aidera à se retremper.Grand amateur des spectacles de la nature et favorisé d’une claire vision des couleurs, la plume de l’auteur est devenue un pinceau dont il a malheureusement abusé : des épithètes multiples s’accolent continuellement à tous les substantifs et fatiguent à la longue le lecteur.Au point de vue langue, une plus grande maîtrise est indispensable : ne trouve-t-on pas bailler aux corneilles au lieu de bayer et cette curieuse construction grammaticale : « la statue sculptée dans le bois de l’Enfant-Jésus » ?On peut relever également des accrocs multiples à la simplicité Pour conclure, il convient de reconnaître que ce livre a été travaillé avec amour ; malheureusement c'est une œuvre prématurée et il serait nécessaire que l’auteur prenne davantage conscience de ses tendances romantiques pour s’astreindre alors à une discipline rigoureuse, en tenant compte des conseils désintéressés de ceux qui désirent l’épanouissement de son talent.Roland GERMAIN Longpré (Lyse).Le Destin s’amuse.Roman.Montréal, Beauchemin, 1948.347p.19cm.$1.50 ($1.60 par la poste).C84-3 Pour adultes Si « le Destin s’amuse », le lecteur ne le fait guère en lisant le roman de Lyse Longpré.Ce n’est pas que le thème — les ardeurs et les épreuves d’un premier amour — manque par lui-même d’intérêt, mais on s’englue dès le début dans un sentimentalisme on ne peut plus rose, fade et asphyxiant.Au cours de vacances dans les Laurentides, Claire Bertrand s’éprend de Jacques Dumais, un pianiste.Celui-ci lui rend son amour et, lorsqu’il part pour poursuivre ses études musicales à Paris, les deux tourtereaux sont promis l’un à l’autre.Jacques s’amourache là-bas de Michèle Rournier et ce sont de nouveau des transports passionnés et des serments éternels.De retour au pays, 104 LECTURES il en vient à regretter sa trahison et épousera Claire au comble de ses vœux.Ce sujet, qui aurait pu être l’occasion d’une œuvre acceptable, est ici complètement gâché par l’inexpérience et la présomption de l’auteur.Rien de plus horripilant que ces mamours et cette prose ultra-sentimentale ! La mièvrerie du style, aux phrases difficiles et lourdes qui charroient continuellement des termes impropres, des figures forcées ou déconcertantes, des pléonasmes vicieux, des mots-verrues, une surabondance d’épithètes souvent très fantaisistes et jusqu’à des fautes d’orthographe, suffit à elle seule pour indisposer le lecteur le plus bienveillant.Je crois pourtant que Lyse Longpré a de l’étoffe et qu’elle peut, si elle trime assidûment, nous ménager des surprises.Pour cela, elle doit d’abord mûrir sa pensée et, tout en préservant la fine sensibilité qu’on devine et qui est le plus bel apanage du cœur féminin, s’ouvrir des horizons intellectuels qui assureront à cette sensibilité l'équilibre humain indispensable : l’amour ne consiste pas principalement dans les caresses imprudentes, les baisers répétés, les enlacements au clair de lune, les pâmoisons roucoulantes.D’autre part, il lui faut se mettre à travailler durement son style, à le tremper, en lui faisant subir une ascèse rigoureuse mais féconde.Enfin, j’y reviens toujours : pourquoi les écrivains incertains de leurs moyens ne choisiraient-ils pas un censeur auquel ils pourraient faire confiance et qui les guideraient dans leurs premiers essais?Après tout, la critique n’est pas cette vieille dame grincheuse que d’aucuns se plaisent à imaginer ! Et puis, que diable ! alors qu’il y a tant d’imprimés sur le marché, pourquoi ne pas se décider à publier seulement après avoir « vingt fois sur le métier » remis son œuvre, après l’avoir ciselée le plus amoureusement possible ?Il faut se passionner de « la belle ouvrage » ! Théophile BERTRAND Mabit (Jacqueline).Les Hommes ont passé.Roman.Montréal, Beauchemin, 1948.225p.19.5cm.$1.25 ($1.35 par la poste).C84-3 Pour adultes Hélène Barras a vraiment été bien peu heureuse avec les hommes mêlés à sa vie : son père, son époux et son fils.« En somme, trois hommes qu’elle avait fuis : son père, par pudeur, son mari par maladresse et son fils par faiblesse » (p.220).Le premier l’a tenue dans l’isolement au pensionnat d’abord et ensuite dans la solitude froide et fermée de son domaine de Normandie ; le deuxième, un peintre parisien, l’abandonne après lui avoir donné un fils ; ce dernier ne lui montre qu’indifférence, pour ne pas dire davantage.Mme Barras cherche un dérivatif dans l’amour des enfants et elle trouverait enfin le bonheur dans l’adoption de fillettes auxquelles elle se donne tout entière.OCTOBRE 1918 105 L'égoïsme masculin serait-il la seule cause, ou même simplement la cause principale des déceptions de cette provinciale à la sentimentalité assez déconcertante ?On en peut douter quand on a subi l’agacerie de ses pointes répétées et décidément sarcastiques contre « les hommes ».Dans tous les cas, elle souffre évidemment d’une androphobie à la fois subtile et aiguë.Cette andropho-bie perce dans des allusions qui reviennent en sourdine mais continûment tout le long du récit, comme une vague de fond irrépressible : «[.] et surtout l’on ouvrait grandes les verrières pour chasser au-dessus de Paris toutes ces fumées d’hommes » (p.172); « les hommes, les hommes !.» (p.222), etc., etc.Hélène serait-elle la réplique féminine des misogynes qui le sont surtout à cause de leur inconduite, pour avoir regardé la femme comme un simple instrument de plaisir ?En aucune façon Entrerait-elle alors dans la catégorie des grandes insatisfaites de la littérature, dont Madame Bovary serait un type ?Non plus.Elle souffrirait plutôt, ce me semble, d’un complexe fréquent chez les jeunes filles, dont on relève de multiples exemples dans les lettres et qui réduit l’amour à l’idéalisme romanesque de tendresses sentimentales, désincarnées, éthérées.« Pour elle, l’amour n’avait pas dépassé le stade romanesque, celui du fiancé rêvé ! Immédiatement il était devenu maternel » (p.220).Cependant, je doute même de la justesse de cette dernière hypothèse, tant 1’ « héroïne » présente un caractère trouble et même énigmatique.Il y a quelque chose de manqué, d'informe dans sa psychologie.Elle semble croire qu’il y a incompatibilité entre l’amour maternel et l’amour conjugal et, dans son amour exclusif des filles (amour de fait, sinon formulé), perce un soupçon de saphisme sentimental, qui l’apparenterait, moins les touches sensuelles, à la Danielle de la Fin de la joie.Ce qui ne signifie en aucune façon qu’il s’agisse vraiment d’amours proprement lesbiennes dans l’un ou l’autre cas.Quoi qu’il en soit, il m’apparaît que les Hommes ont passé ne peut entrer dans aucune des catégories où l’on peut d’ordinaire classer tout roman d’après son esprit : chrétien, humain ou matérialiste.De ce point de vue, il est en quelque sorte hybride, en ce sens qu’il n’est ni purement humain ni vraiment chrétien : on y parle — occasionnellement — de Dieu, de prière ; mais l’épouse se résigne bien facilement à l’abandon de son mari, à la séparation; sa charité, ou plus justement ses poussées de tendresse ne paraissent que la manifestation d’un déséquilibre affectif.Pour tout dire, la soif d’absolu d’Hélène manque du terrain propice à une sublimation enrichissante, elle n’a pas ce qu’il faut pour évoluer normalement vers la maturité d’une vie spirituelle réfléchie, qui comprend que l’amour est don, qu’il n’est pas fermé sur soi ni clos sur le couple, qu’il s’ordonne à la personne et non simplement à ses qualités, qu’il intègre le charnel car la personnalité est une.106 LECTURES L’univers de ces héroïnes, Danielle et Hélène, est il définitivement bloqué dans cette impasse ?Non sans doute, car on y trouve une générosité qui reste perméable au rayonnement du véritable amour, soumission à un ordre transcendant, dépassement de soi.Malgré les insuffisances de ces remarques, elles jettent déjà quelque lumière sur la psychologie de l’œuvre, sur ses faiblesses et sur ses mérites.Quant à la conduite même de l’intrigue et au style qui la porte, ils attestent un écrivain de race.Que l’auteur, que nous nous honorons de compter parmi nos romanciers les plus remarquables, parvienne à pénétrer les vérités fondamentales d’une philosophie de l’amour vraiment et sainement réaliste, et nous sommes assurés de lui devoir un jour des romans de première valeur, se déroulant dans un monde moins léger, moins superficiel, d’une densité humaine et chrétienne plus authentique.Théophile BERTRAND Maillet (Adrienne).La Vie tourmentée de Michelle Rôbal.Montréal, 1946.239p.19cm.$1.25 ($1.35 par la poste).C84-3 Appelle des réserves Dès sa première enfance Michelle est privée de la tendresse de sa mère, qui la trouve laide et lui préfère ses aînés.A quarante ans, Madame Rôbal, sa mère, ne peut résister au démon de midi, qui se présente en la personne de Conrad Herville, un séduisant jeune homme de trente ans.Pour mieux cacher sa liaison, elle forme le projet de donner sa benjamine en mariage à son amant.Tout va bien jusqu’au jour où Michelle découvre l’infâme intrigue et se confie à un ami, Serge Monreuil.Celui-ci avertit Monsieur Rôbal, qui pardonne à sa femme et force Herville à déguerpir.Alors s’ébauche, entre Michelle et Serge, une charmante amitié qui se transforme bientôt en un sentiment plus doux; Serge est fiancé, mais il promet de rompre; il n’en a cependant pas le courage et finalement se marie.Les deux jeunes gens continuent de se voir et même décident de fuir ensemble, sans cependant donner suite à leur projet.Michelle, étudiante garde-malade à Montréal, n’a pas une santé solide; elle est bientôt transportée dans un sanatorium, y perd la foi et, même au seuil du tombeau, ne veut pas se convertir; mais la grâce trouve le chemin de son cœur et elle entre dans une communauté religieuse.Au bout de quelques années, la mort vient mettre un terme à son existence tourmentée.L’auteur conduit bien son récit et écrit avec facilité.Malgré la prudence qu’elle apporte à traiter un sujet aussi délicat, son livre doit être réservé aux gens formés.Claudette FRANCE Roquebrune (Robert de).Les Habits rouges.Roman.Montréal, Fides, 1948.170p.19.5cm.$1.00 ($1.10 par la poste).C84-3 OCTOBRE 1918 107 L’histoire du Canada offre un grand nombre d’épisodes qui se prêtent facilement à l’élaboration d’intrigues romanesques, entre autres, l’insurrection des Patriotes de 1837-38: aussi Robert de Roquebrune s’est-il laissé tenter par ce dernier sujet et il a su tirer de cette époque agitée un récit attachant.Comme il nous en avertit dans son avant-propos, il faut voir dans ces pages une œuvre d’imagination inspirée des événements et tenir compte de son avertissement : « Je n’ai fait agir ici les personnages vrais que d’après l’histoire, et, si je leur ai prêté des sentiments, c’est que j’avais besoin que mes personnages eussent une âme et un cœur, fussent des hommes ».D’autre part, il se borne en effet à nous exposer les aventures des héros de son roman et nous laisse le soin de prendre parti pour l’un ou l’autre groupe des belligérants.Au point de vue littéraire, les lecteurs sont bien servis car cet ouvrage est de bonne facture.N’est-ce pas Mgr Camille Roy qui, lors de la première édition en France en 1923, disait: Ce style est fort juste, proportionné aux choses, délicat, souvent très fin, paré d’une élégance aisée, naturelle; les scènes sont nettes, les intrigues amoureuses sont bien nouées, elles sont d’une rare discrétion et de haute tenue.Il faut donc nous réjouir de la réédition de ce trop court roman, qui a déjà remporté bien des suffrages et qui a même été couronné du Prix David.Roland GERMAIN HISTOIRE, GÉOGRAPHIE, BIOGRAPHIES Van den Bruwaene (Martin).Le Miracle grec.L’Orient préclassique et la Grèce jusqu’à l’époque de Démosthène.Bruxelles, l’Edition Universelle.394p.ill.h.-t.23cm.(Série: La Société et les Institutions de l’Antiquité classique, tome 1).9(38) Cote de la série: 9(3) Une très intelligente initiation à l’hellénisme, rehaussée par la sobre magnificence de la présentation.Le lecteur saisira sans peine la valeur de cette synthèse qui se veut, sinon fouillée, du moins complète dans ses lignes essentielles.Il y trouvera moins une histoire politique de la Grèce qu’un exposé de tout ce que comporte le terme « institutions ».Un merveilleux complément des humanités de l’enseignement secondaire.Lefèvre (Joseph).L’Angleterre et la Beléique à travers les cinq derniers siècles.Bruxelles, Editions Universitaires [cl946].306p.h.-t.25.5cm.(Bibliothèque Historique).9(42:493) 108 LECTURES Pourquoi le Royaume-Uni a-t-il été depuis cinq siècles le plus puissant et le plus fidèle des protecteurs de la Belgique ?Comment le tricolore belge se trouve-t-il lié à l’Union Jack ?Cette sollicitude ne procède pas de raisons d’ordre sentimental : M.Lefèvre ne manque pas de la signaler.Il ne s’énerve pas, par contre, à souligner l’égoïsme de la politique britannique.Avec le réalisme héréditaire du Belge, l’historien reconnaît que la conduite des peuples n’admet d’autre déterminante que l’intérêt propre.« Les tendances de solidarité internationale que les auteurs de la paix de Versailles ont voulu affermir et dont la Société des Nations devait être l’expression spectaculaire, ne sont, en fin de compte, qu’une tentative de conjuguer les intérêts individuels des diverses nations.» La nature de ces intérêts individuels, dont le fondement doit être cherché dans la géographie, M.Lefèvre l’expose dans un livre fortement documenté, où il est parfois plaisant de rencontrer l’opinion d’un étranger sur certaines périodes de l’histoire de France.Y.L.* * * Centenaire de l’Histoire du Canada de François-Xavier Gar-neau.Deuxième semaine d’histoire, à l’Université de Montréal (23-27 avril 1945).[Montréal] Société historique de Montréal, 1945.460p.front.25cm.9(71) Ce volume est un magnifique hommage de la Société historique de Montréal à la mémoire de François-Xavier Garneau à l’occasion du centenaire de la parution du premier volume de son Histoire du Canada.On y trouvera un compte rendu complet de la vie et de l’œuvre de ce grand historien : son enfance, ses études, son labeur quotidien, ses voyages et enfin son travail d’écrivain ; on connaîtra aussi davantage tout ce que l’on doit à Marc Lescar-bot, à Jacques Cartier, au Frère Sagard, à Champlain, au Père Charlevoix, à Michel Bibaud et aux Jésuites.Pendar (Kenneth).Le Dilemme France - Etats-Unis.Une aventure diplomatique.Tr.de l’anglais par E.-Ch.Hamel.Montréal, Beauchemin, 1946.543p.21cm.$2.50 ($2.75 par la poste).9(73)“1940-1944” Ouvrage sincère et généreux.Le lecteur canadien y retrempera sa foi dans les grands principes, il y raffermira sa confiance dans la France éternelle, il repassera avec fierté les raisons de se refuser à accepter la propagande anti-française et anti-latine.Toutes les opinions de l’auteur ne seront sans doute pas également agréées; mais ces appréciations différentes ou ces divergences de vues inévitables n’enlèvent rien à l’intérêt de cette tranche d’histoire contemporaine.Léopold SAINT-AMOUR OCTOBRE 1918 109 Dumas (Alexandre).Pittoresques Aventures d’un voyage en Russie.Paris, le Cercle d’or [1946].126p.19.5cm.(Coll.Histoires et Histoire).91(47) Quand Alexandre Dumas voyage, il n’oublie pas chez lui son imagination et cela nous vaut des récits remplis de verve.Nous assistons à des chasses aux loups et aux ours, nous descendons dans les oubliettes de la forteresse de Saint-Petersbourg, nous pénétrons chez un Tatar et faisons connaissance avec les quatre femmes légitimes que lui permet Mahomet, nous apprenons la recette des Arméniens pour préparer des confitures de roses, de potiron, de noix ou d’asperges.Claudette FRANCE Breynat (Mgr Gabriel), o.m.i.Cinquante Ans au pays des neiges.T.II : Voyageur du Christ.Montréal, Fides, 1947.372p.h.-t.20.5cm.$1.50 ($1.60 par la poste).92:2 Il est des héros en vedette, chamarrés de décorations ; cependant, ils ne sont pas les seuls ni toujours les plus authentiques : pour s’en convaincre, il suffit de lire les souvenirs de S.Exc.Mgr Breynat.Dans Voyageur du Christ, on ne sait trop qu’admirer le plus : de la simplicité voulue du style ou de l’art consommé du narrateur qui réussit à se faire oublier tout en se racontant.Ce livre est captivant, rempli de faits vivants et d’anecdotes, et, ce qui n’est pas pour déplaire, il fourmille d’un grand nombre de traits humoristiques finement rapportés et disséminés avec bonheur par tout le volume.Le récit s’échelonne de 1902 jusqu’aux environs de 1920 : c’est l’époque particulièrement héroïque non pas de la fondation, mais de la consolidation et de l’établissement stable.L’auteur ne manque jamais une occasion de féliciter et louanger ceux qui ont payé de leurs fatigues — on ne saurait parler de sueurs aux Glaces Polaires ! — le développement de ces missions ; toutefois il oublie de nous dire que toutes ces initiatives étaient généreusement secondées par le dynamique évêque qu’il est.L’ensemble est abondamment illustré de photos en hors-texte si favorables à l’intérêt.En somme, un ouvrage qui entre sans conteste dans la série des documents magnifiques sur notre « épopée missionnaire ».André JANOEL Achard (Eugène).Rois sans couronne.Montréal, Librairie Générale Canadienne [1946].127p.ill.20.5cm.92:3 110 LECTURES L’auteur brosse à larges traits la carrière étonnante de Staline et de Mussolini.Les pages consacrées à ce dernier comptent parmi les meilleures qu’Eugène Achard ait écrites et le chapitre Le Grand conseil fasciste, qui rapporte la séance mémorable où l’on vota la démission du Duce, est fort bien réussi.Des photographies avivent l’intérêt.Schneider (Edouard).Eleonora Duse.Souvenirs, notes et documents.Paris, Grasset, 1927.268p.portr.19cm.92:7 Appelle des réserves L’évocation enthousiaste d’une grande artiste, qui fut aussi une noble femme, invinciblement attirée par le spirituel, quoique sa sensibilité trop frémissante ait orienté ses sympathies vers l’hérésie moderniste.Moreau (Pierre).Victor Giraud.[Paris] Bonne Presse [1945].177p.19cm.(Coll, la Noble France).92:8 Voilà un ouvrage faisant partie d'une belle série et que l’on peut recommander à tous indistinctement.C'est de la littérature.C’est moral, pas mièvre et d’une orthodoxie parfaite.L’auteur nous présente pertinemment Victor Giraud, écrivain catholique de forte trempe, d’une rectitude de pensée sans égale.Giraud subit l’influence de Taine, comme Bourget d’ailleurs.Victor Giraud, nous apprend son biographe Pierre Moreau, fréquenta Jean Brunhes et Georges Goyau.Brunetière disait de lui qu il n’était pas seulement un professeur mais qu’il était un maître.Giraud surgit dans le firmament catholique au temps d’Albert de Mun, du christianisme social de Léon XIII.Il sut marquer 1 évolution de la pensée d’un Bourget, d’un Brunetière, d’un Jules Lemaître, d'un Faguet.Il scruta l’œuvre, l’évolution doctrinale de ces maîtres et, plus tard, l’enseignement de Barrés au profit des jeunes qui au travers des enquêtes, des expériences, cherchaient leur voie et souvent leur foi.Son biographe écrit : Ne lui demandez pas de s’attarder longuement, en compagnie de Pierre Loti, dans les îles bleues peuplées de songes, ni de s’égarer.en compagnie d’Anatole France, dans les allées du jardin d'Epicure.11 sait le vrai secret de Loti et de France, et que, sous les phrases et les arabesques, celui-ci est un ennemi de l’esprit chrétien, celui-là.l’inconscient allié de cet esprit.Il déclare volontiers que toute œuvre littéraire, qu’elle le veuille ou non, pose le problème religieux, et que l’histoire de la littérature française est un long débat où s’affrontent la postérité de Pascal et la race de Voltaire.Le petit volume qui nous occupe est composé d’extraits de 1 oeuvre solide et durable de Giraud.Tout d’abord les grandes fi- OCTOBRE 1918 111 gures religieuses : le drame intérieur de Jeanne d’Arc, douceur ei force de saint François de Sales, le rôle et l’œuvre de saint Vincent de Paul, Pascal et le mystère de Jésus, la foi de Bossuet.Un deuxième chapitre traite des Portraits d’âmes.On nous y donne entre autres, un avant-goût de Montaigne, quelques extraits sur Jacqueline Pascal, sœur de Biaise, Madame de Sévigné et sa fille Madame de Grignan nous livrent un peu de leur pensée.Puis on passe au XIXe siècle : Chateaubriand, Lamennais, Lamennais dont Giraud écrivait : Contrairement à la généralité des prêtres, Lamennais n’a pas fait d’études ecclésiastiques régulières, et les qualités et les défauts de l’autodidacte se retrouvent en lui: ses critiques n’ont pas eu beaucoup de peine à reconnaître et à signaler quelques lacunes, ou quelques ignorances, dans sa culture théologique; mais, en revanche, à ne pas passer par l’école, sa pensée et son style ont gagné quelque chose de moins conventionnel, de plus hardi, de moins abstrait, de plus direct et de plus personnel.Cependant, Pascal autodidacte lui inspire la réflexion suivante: L’exemple de Pascal, un autodidacte lui aussi, est là pour nous prouver que les non-professionnels ne sont pas toujours les plus mauvais apologistes.Pierre Moreau continue la dissection de l’œuvre de Victor Giraud, le place en face de Renan, de Taine qui eut une si grande influence sur Giraud et surtout sur Paul Bourget.Il y a, en raccourci, un portrait de Taine à lire.Puis les dernières pages sont consacrées au drame contemporain, à la génération de 1870, à celle qui suit Brunetière et qui s’engage derrière Bourget.Emile Faguet l’esthète, Maurice Barrés l’écrivain de la terre et des morts, Georges Goyau l’intrépide défenseur des communautés religieuses défilent devant nous.L’auteur, pour être écrivain catholique ayant ses préférences, écoutera ou lira aussi, par conviction et par tempérament, les poètes et les dilettantes qui ont nom Sully Prudhom-me, Pierre Loti et autres.Puis de belles pages suivent, consacrées à la France, à sa vie, à son rôle, aux lettres.La bibliographie de Victor Giraud commence en 1898 avec Pascal: l’homme, l’œuvre, l’influence, et se termine en 1945 par plusieurs ouvrages dont l’un consacré à Eugène Fromentin, un autre à saint Vincent de Paul, etc.Vie pleine, droite que la plus haute sérénité domine, dont la conscience est le phare et le désir de servir la note dominante.Nos lecteurs devraient posséder cet ouvrage consacré à Victor Giraud.Commentaires, extraits, références, tout cela est à propos et sollicite de nombreux lecteurs.Rodolphe LAPLANTE Truc (Gonzague).Montaigne.Paris, Aux Armes de France [1945].212p.19cm.92:8 112 LECTURES La rencontre heureuse d’un grand écrivain et d’un grand critique, remarquables tous deux par la finesse de l’intelligence et la parfaite sobriété du style.On remarquera avec plaisir la mise en pièces d’une formule injustement célèbre : « l’incroyance » de Montaigne.A VICE (Robert).Péguy, pèlerin d’espérance.Bruges, Beyaert [cl947].190p.front.20.5cm.92:8 Un de plus.Utilisons la formule sans mépris.Le puissant dynamisme de Péguy éveillera ou maintiendra encore longtemps dans la vraie jeunesse les forces vives de l’enthousiasme.Dans un petit livre d’une charmante simplicité, Robert Avice a su marquer la vocation de l’espérance qui seule peut empêcher le christianisme « de s’endormir dans le présent en lui montrant toujours un avenir à réaliser ».Rolland (Romain).Péguy.Buenos Aires, Viau-Feugere, 1946.2 vol.hors-texte 20.5cm.$5.00 ($5.20 par la poste).92:8 Appelle des réserves « C’est un drôle d’être » disait de l’homme le Dieu de Péguy, « car en lui joue cette liberté qui est le mystère des mystères ».Moins que personne n’échappe Péguy lui-même à cette singularité.L’amour et le jeu de la liberté chez lui ont formé un personnage qui dément encore les esquisses trop nettes et les simplifications commodes.De nombreux mouvements ont profité de la complexité de cette âme généreuse pour en tenter l’annexion.Qui a eu raison, et dans quelle mesure ?L’avenir le dira peut-être.D’ici là, toute étude d’intention honnête, appuyée sur des faits et textes non déformés par une interprétation partiale, contribue par position et opposition à la révélation de l’homme réel et mérite la reconnaissance de ceux qui aiment la vérité.Malgré les quelques inévitables divergences d’opinion, nous devons savoir gré à Romain Rolland d’avoir puisé dans son amitié, ses souvenirs, son ample documentation, d’avoir écrit ces deux superbes volumes à la mémoire du tribun socialiste et chrétien.Y.L.LIVRES POUR LES JEUNES Deulin (Charles).Contes du roi Cambrinus.Préf.d’Adrien Plouffe.111.de Léonie Gervais.Montréal, Lumen [1947].193p.ill.19.5cm.$1.00 ($1.10 par la poste).J84-3 Recueil de contes variés et féeriques, beau livre récréatif adapté aux exigences de l’adolescence.Dans chaque conte, après OCTOBRE 1918 113 une courte présentation des personnages, l’action commence, se développe et passe bientôt au tragique, jusqu’à ce qu’une bonne fée vienne brusquer la trame de tant de malheurs et amener une conclusion sans ombre.Des mots anciens teintent les récits d’archaïsme et ajoutent au mystère ; la localisation en France et en Belgique donne une certaine vraisemblance aux vieilles légendes populaires et aux contes de grand-mères racontés près du foyer.Pierre de SEBASTE Froehlich (Jeanne).Le Parizot.111.de Ruddy.Toulouse, Apostolat de la Prière [1947].159p.ill.19cm.J84-3 Les romans pour la jeunesse risquent souvent de tomber dans la mièvrerie à cause du désir parfois trop évident de donner continuellement des leçons ; il est heureusement des auteurs qui comprennent les dangers du genre et qui s’appliquent à récréer tout en laissant aux intelligences enfantines le soin de tirer elles-mêmes des conclusions.Le Parigot de Jeanne Froehlich est un roman qui s’inspire de cette formule.L’action se passe à la fin de l’occupation de la France, lors de la dernière grande guerre; le héros est un enfant de douze ans.devenu orphelin à la suite d’un bombardement ; il a été élevé dans un milieu athée mais, au contact d’une brave famille catholique, il reconnaît peu à peu ses erreurs et met au service de Dieu et de la patrie toute la fougue de son tempérament nerveux et frondeur de gamin de Paris.Son idéal devient même tellement grand qu’il décide d’assurer la relève du sympathique curé de son village, en se destinant à la prêtrise.C’est donc là un récit qu’il convient de répandre non seulement comme une saine distraction mais aussi pour sa valeur morale.» Roland GERMAIN Achard (Eugène).La Douloureuse Aventure d’Evangéline.1.En Acadie.Adapté de Longfellow.Dessins de Dan.Montréal, Librairie Générale Canadienne.47p.ill.25.5cm.$0.40 ($0.45 par la poste).JC84-3 Adaptation en une prose poétique et imagée du célèbre poème de Longfellow.Les amours malheureuses d’Evangéline Bellefon-taine et de Gabriel Lajeunesse, qui ont eu pour décor la trahison infâme, la déportation, les incendies, sauront toujours émouvoir les cœurs bien nés.Les délicates estampes bleues qui ornent ce livre tranchent trop en regard des illustrations de Dan, d’un goût plus ou moins heureux.Jacques d’ORLEANS 114 LECTURES Achard (Eugène).Sur les chemins de VAcadie (Récits et nouvelles).Montréal, Librairie Générale Canadienne.127p.ill.21cm.$0.25 ($0.30 par la poste).JC84-3 Trois magnifiques récits qui ont pour décor l’Acadie, terre de héros et de martyrs.C’est d’abord le Petit soldat de Grand-Pré.Au soir du 18 janvier 1748, un messager se présente au fort Beau-séjour et apporte la nouvelle de la présence de 300 Bostonnais à Grand-Pré ; il accepte une récompense de cent louis d’or pour guider les troupes françaises jusqu’au cantonnement ennemi.Arrivé à Melançon le 10 février, le messager, qui n’est autre que le « petit soldat », épouse Madeleine Leblanc et regagne aussitôt le champ de bataille de Grand-Pré où il trouve une mort glorieuse.La Croix du sacrifice raconte la fuite tragique à travers les bois, des habitants du petit village de la Pree-Ronde, en 1755, sous la direction de Pierre Melançon, qui donnera sa vie pour sauver ses malheureux compatriotes.Un dernier récit évoque la vie aventureuse et féconde en hauts faits du Baron de Saint-Castin.Les amateurs de ces récits historiques savoureront ces pages bien écrites et bien illustrées.Achard (Eugène).travers le Canada.Nouvelle édition revue et complétée.Montréal, Librairie Générale Canadienne [19461.127p.ill.21cm.$0.25 ($0.30 par la poste).J91(71) Onze récits racontés avec verve et copieusement illustrés.Us nous renseignent sur la famille gardienne du phare du Cap Race, le développement de l’île d’Anticosti, la douloureuse épopée colonisatrice des Bois-Francs, de même que sur quelques réalisations techniques au Canada.cdccuâêâ de léceptlon Les publications mentionnées sous cette rubrique sont irréprochables au point de vue moral.Ars (Jacques d’).Donoso Cortès.Préf.de François Veuillot.Paris, Lethielleux [1946].31p.18cm.(Coll.Publicistes chrétiens).Bénédictines de Poitiers.Les Complies.L’Office exposé par les Bénédictines de Sainte-Croix à Poitiers.[Paris, Procure générale du Clergé, 1947.] 47p.17.5cm.(Coll, les Belles Prières).OCTOBRE 1948 116 Boyer (Chanoine).Le Bon Jésus.Paris, Lethielleux [1946].2v.parus 15.5cm.1.Sa vie.2.Les miracles.Pour les jeunes Buet (Patrice).Charles Buet, 1846-1946.Paris, Lethielleux [1946].29p.18cm.(Coll.Publicistes chrétiens).Calvet (Mgr J.).Pourquoi les Instituts catholiques ?Paris, Bonne Presse [1946].29p.16cm.(Coll.Pourquoi.?).* * * La Confédération internationale des Syndicats chrétiens fête ses vingt-cinq ans.Amsterdam, 1946.Utrecht, Huis van den Arbeid.186p.ill.21cm.* * * Les Conférences pédagogiques, vol.3.Montréal, le Centre de Psychologie et de Pédagogie, 1946-47.10 tracts 23.5cm.$1.00 ($1.10 par la poste).1.L’enseignement individualisé, par A.de Bray.2.Enseignement des problèmes raisonnés, par le Fr.Gervais.3.L’esprit du nouveau programme, par R.Vinette.4.L’enseignement du français et le nouveau programme, par J.-M.Laurence.5.Langue et rédaction, par B.Paré.6.L’arithmétique dans les trois premières années du cours primaire, par G.Beaudry.7 et 8.Nos jeunes, par B.Laurier.9.La pratique de l’orientation scolaire, par le Fr.Gédéon.10.Philosophie de l’école active, par B.Laurier.Germain (Dom), o.s.b.Petite Introduction à la lecture de la Bible.Bruges, Beyaert [1946].28p.17cm.$0.35 ($0.40 par la poste).Gervais (Emile), s.j.Les Fondateurs se penchent sur notre misère.La cause de nos Fondateurs.Les faveurs de nos Fondateurs.Montréal, Bureau de Propagande [1947].40p.20cm.(Coll.Textes, no 6).Grenade (Louis de), o.p.La Voie d’amour.[Montréal, Fides] septembre 1947.30p.17cm.(Coll, les Grands Auteurs spirituels, no 27) $0.10 ($0.12 par la poste).Harvey (Patrick), s.j.Quelle est la bonne Eglise ?.Trad, de l’anglais par le P.Henri Béchard, s.j.Montréal, l’Oeuvre des Tracts, septembre 1947.16p.19cm.(Tract no 339) $0.10 ($0.12 par la poste).116 LECTURES * * * Jeunesse ouvrière! Ce que demande la J.O.C.— Lettre de Pie XII.Montréal, l’Ecole Sociale Populaire, août 1947.32p.20cm.(Tract no 403) $0.15 ($0.18 par la poste).Lekeux (P.Martial).Les Saints du mariage.Paris, Albin Michel [cl947].46p.18cm.(Coll.Pages catholiques).Lesage (Chan.).Le Logement ouvrier.L’expérience du Comité interprofessionnel du Logement de Roubaix-Tourcoing.Montréal, l’Oeuvre des Tracts, août 1947.16p.19cm.(Tract no 338) $0.10 ($0.12 par la poste).Mahias (Pierre).Les Grands Systèmes politiques français.Paris, les Editions Ouvrières [1946].53p.18cm.(Institut de culture ouvrière.Coll.Ico, «la Cité des hommes»).Malo (Adrien), franciscain.Le Cinquième Centenaire de Saint Bernardin de Sienne.Rappel de la perpétuelle vitalité du Christ.Montréal, 1944.57p.ill.17cm.M.-L.de S.(M.).Tableaux de la vie cachée.2' édition.Paris, Lethielleux [1946].62p.13.5cm.* * * Paulo au Mexique.[Paris] Bonne Presse [1946].68p.ill.23x2 7cm.Pour les jeunes Pauvres Claires Colettines de Tournai.Qu’est-ce qu’un monastère de Pauvres Claires?Préf.de S.Exc.Mgr Carton de Wiart.[Tournai] Casterman [1946].46p.18.5cm.(Coll.Pax et Bonum).Suarnet (André).Café de la Gare.Comédie dramatique en 1 acte, pour comités d’Aide aux sinistrés.Paris, Editions théâtrales Billaudot, 1947.31p.18.5cm.* * * * Vade-Mecum de l’Union missionnaire du Clergé.Nouvelle édition revue et augmentée.Québec, le Conseil national de 1TJ.M.C., 1946.80p.15.5cm.(Nova Francia Missionaria, 1).Vinette (Roland).Pour réaliser l’esprit du nouveau programme.[Montréal, le Centre de Psychologie et de Pédagogie.] 16p.23.5cm.(Les Conférences pédagogiques, vol.4, no T; 1947-48) $0.15 ($0.18 par la poste).OCTOBRE 1948 117 de la Légende dorée présenté par 70p.16.5cm.Bruxelles, Editions du Chant d’oi- 46.Reprinted from The University of no 3, avril 1947.P.246-340, 24cm.dont le prix est indiqué dans les réfé-e librairie.îe.Revue trimestrielle.Montréal, Ecole nerciales (535, avenue Viger).224p.ille.uillet 1948.¦ des écrits des Papes touchant la ques-x des croyants qui, tel le groupe d’Eco-ent une oeuvre solide et dynamique de ue, on se sent rempli d’enthousiasme et nest pas qu’une géhenne, cette jungle e jamais « l’homme est un loup pour ont possibles, et efficaces, qui rendront eptable, qui lui redonneront l’équilibre eux aussi sont les travaux d’économistes : à l’évidence un esprit nouveau et qui gaiement iront jusqu’au bout de leur n face du chaos actuel, t inspirées par un article de l’Actualité ier : Peut-on payer le salaire minimum and-F.Goudreau, licencié en sciences >rait, d’après M.François-Albert Angers, Voragine (Jacques de).Saint Dominique.Extrait de la Légende dorée présenté par Jean Cattal.Paris, Spes [1947].70p.16.5cm.Weyergans (Franz).Lettres à un jeune vivant.Bruxelles, Editions du Chant d’oiseau [1944].106p.16cm.Woodhouse (A.S.P.).Letters in Canada, 1946.Reprinted from The University of Toronto Quarterly, vol.16, no 3, avril 1947.P.246-340, 24cm.N.B.— Seuls les livres dont le prix est indiqué dans les références sont en vente à notre librairie.REVUES CANADIENNES * * * L’Actualité Economique.Revue trimestrielle.Montréal, Ecole W des Hautes Etudes Commerciales (535, avenue Viger).224p.» 25.5cm.Dir.: Esdras Minville.XXIVe année, no 2.Juillet 1948.Au sortir de la lecture des écrits des Papes touchant la ques- I tion sociale, et aussi de ceux des croyants qui, tel le groupe d’Eco-nomie et Humanisme, édifient une œuvre solide et dynamique de \ pensée sociale et économique, on se sent rempli d’enthousiasme et d’espérance.Non, la terre nest pas qu’une géhenne, cette jungle I contemporaine où plus que jamais « l’homme est un loup pour l’homme ».Des réformes sont possibles, et efficaces, qui rendront de nouveau le monde acceptable, qui lui redonneront l’équilibre dont il a besoin.De plus en plus nombreux aussi sont les travaux d’économistes de profession, qui attestent à l’évidence un esprit nouveau et qui laissent présager qu’eux également iront jusqu’au bout de leur « examen de conscience » en face du chaos actuel.Ces réflexions me sont inspirées par un article de l’Actualité Economique de juillet dernier : Peut-on payer le salaire minimum vital au Canada par Armand-F.Goudreau, licencié en sciences commerciales.Cet article serait, d’après M.François-Albert Angers, « peut-être le texte le plus important qui soit jamais paru » dans la revue; il est en effet non seulement une pièce d’analyse statistique remarquable, mais encore un magnifique rappel des exigences positives et organiques du salaire familial vrai.118 LECTURES Puissent de pareilles démonstrations être pour tous un stimulant à l’étude et à l’action et, même si on y trouve à contredire, donner le souci d’un réalisme qui mette en garde contre l’improvisation et l’aventure.Théophile BERTRAND * * * L’Oeil [revue mensuelle illustrée, politique et littéraire].Montréal, Cie de Publicité et d’imprimerie de Montréal (934 est, rue Sce-Catherine).50p.29cm.Directeur : Pierre Viviers.Vol.8, no 12 ; 15 juillet 1948.Vol.9, no 1 ; 15 août 1948.L’Oeil est une revue qui continue de nous présenter des articles fort variés et intéressants.Dans le numéro de juillet, Roland-Hérard Charlebois nous explique, dans le Drapeau du Québec est parlait, ce qu’est la science héraldique et nous montre que notre nouveau drapeau est conforme à ses lois ; l’Ecole et le don de Rina Lasnier donne un bref aperçu des succès qui attendent les deux enfants, Gilles et Langis Breton, respectivement pianiste et violoniste.En août, l’article de Louis Lambert intitulé le Centenaire du français officiel attire particulièrement l’attention.Quant aux romans, le premier s’adresse à tous, tandis que celui du 15 août convient plutôt aux adultes à cause de certaines légèretés et libertés qu’on pourrait facilement éliminer.Germain LANGLOIS * * * Revue de TUniversité d’Ottawa [publiée tous les trois mois par les Oblats de Marie-Immaculée de l’Univ.d’Ottawa].Ottawa, Editions de l’Université d’Ottawa.128-76*p.26cm.Directeur : Rodrigue Normand in, o.m.i.Vol.18, no 3.Juillet-septembre 1948.Ce numéro nous fournit deux excellents articles relatifs à la littérature et nous tenons à les signaler à nos lecteurs.Le Roman régionaliste du Sud-Ouest nous donne un aperçu bien complet du roman dans les Etats de l’Oklahoma, du Texas, du Nouveau-Mexique et de l’Arizona : c’est la thèse présentée par M.Harry Bernard pour l’obtention de son doctorat ès lettres.Mme Fulgence Charpentier, dans son étude intitulée Marcel Dugas, nous fait connaître un écrivain canadien trop ignoré.Roland GERMAIN * # * Vie Française.Revue mensuelle du Comité de la Survivance française en Amérique.Québec, Université Laval.54p.19.5cm.Directeur : Abbé Paul-E.Gosselin.Vol.2, no 9 ; mai 1948.Vol.2, no 10 ; juin-juillet 1948.OCTOBRE 1948 119 Vie Française s’ouvre par un parallèle entre deux victoires: il y a cent ans, la reconnaissance, par le Parlement impérial, du français comme langue officielle au Canada ; aujourd’hui, la recommandation, par les gouverneurs de Radio-Canada, d’un permis pour un poste radiophonique français à Edmonton.Maurice Lebel consacre sa chronique du livre du mois à l’analyse de l’ouvrage d’André Siegfried : le Canada, puissance internationale.Le R.F.Antoine Bernard, c.s.v., évoque l’étonnante personnalité de Julien Dubuque (1762-1810), fondateur de la ville de Dubuque, sur les bords du Mississipi.Georges-Henri Dagneau offre la suite de sa solide conférence sur le Patriotisme à l’écran, au micro et dans la presse.Guy Laviolette dédie aux Mamans de chez nous des pages émues.Plusieurs autres chroniques complètent ce numéro.Le numéro de juin est d'un non moindre intérêt.Parmi de nombreux articles qui nous renseignent sur la vie française en Amérique, sur son actif incontestable, sur ses progrès, sur les luttes nécessaires à son maintien et à son rayonnement, signalons la présentation que nous fait Maurice Lebel du Centre du Canada fiançais de Raoul Blanchard et la dernière partie de la conférence de Georges-Henri Dagneau.Monsieur Dagneau décrit ici la situation particulièrement difficile de la presse canadienne-française et signale judicieusement les dangers qui la menacent.Quant au livre de Raoul Blanchard, qui nous présente le deuxième volet du triptyque que formeront les trois ouvrages : l’Est du Canada français, le Centre du Canada français et l’Ouest de la Province, l’appréciation qu’en donne Monsieur Lebel nous incite encore davantage à ne pas négliger cette œuvre magistrale.Jacques D’ORLEANS 120 LECTURES BIBLIOTHECA Section de l'Association Canadienne des Bibliothèques Catholiques Siège social: 25 est, St-Jacques, Montréal-1 Membres du Conseil: Président: R.P.Paul-A.Martin, c.s.c.; Vice-présidents: M.Raymond Tanghe et le R.P.P.-A.Trudeau, c.s.v.; secrétaire: M.William Milette; Conseillers: R.P.Roméo Boileau, c.s.c., M.Irénée Sauvé, p.s.s., R.P.Fernand Guilbault, c.s.v., Mlle Juliette Chabot, et Me Lucien Lortie.A titre de membres fondateurs, ont aussi voix consultative au Conseil: R.P.Paul-A.Martin, c.s c., R.P.P.-A.Trudeau,c.s.v., R.P.G.Houle, s.j., Mlle Marie-Claire Daveluy et M.Benoit Baril.vie de l’ed.C.S.C.Congrès d’Educateurs Les 27, 28, 29 août dernier se tenait au Château Laurier, à Ottawa, le premier congrès de l’Association Canadienne des Educateurs de langue française.Au cours des conférences et des discussions, il fut question à plusieurs reprises de la lecture et des bibliothèques comme instruments d’éducation.L’A.C.B.C était représentée, à ce Congrès, par son président, le R.P.Paul-A.Martin, c.s.c.Assemblée annuelle Lors de sa dernière réunion, le Conseil de l’A.C.B.C.a décidé ce qui suit : L’assemblée annuelle, annoncée pour octobre, subira encore un léger retard.Elle aura lieu les 12 et 13 novembre prochain, à l’Université de Montréal.L’ouverture se fera le vendredi soir, 12 novembre, à 8 heures.Après les inscriptions, une conférence publique sera donnée à l’Université.Le lendemain, il y aura messe à 8 h.15, suivie du petit déjeuner.La matinée sera consacrée à des sessions d’étude en comités ; l’après-midi, il y aura séance plénière, élections, vœux et résolutions.A 7 h.30, grand dîner de clôture au Cercle Universitaire, avec causerie par un personnage de marque.Les membres de l’A.C.B.C.recevront sous peu une invitation leur fournissant les noms des conférenciers et le programme définitif.Nous comptons sur la présence de tous les membres et amis de l’Association à ces journées ; il faut faire de ce congrès un succès, et contribuer ainsi à donner un nouvel essor à la cause des bibliothèques.OCTOBRE 1948 121 Jiiâcellanéeâ Déléguée en Angleterre Mlle Juliette Chabot, de la Bibliothèque Municipale de Montréal, est allée suivre en Angleterre le cours international d’été organisé par l’U.N.E.S.C.O., pour les bibliothécaires.Le thème central de ces cours est le suivant : les bibliothèques publiques et les services qu’elles peuvent rendre, notamment à l’éducation populaire et à la compréhension internationale.Mlle Chabot est la seule Canadienne française désignée pour assister à ces cours.Les trois autres bibliothécaires qui l’accompagnent viennent de l’Ontario, de la Colombie, et de la Saskatchewan.* * * « Voyage-éclair » M.Jean-Jacques Lefebvre, président de l’Association des Bibliothécaires du Québec, qui fut durant l’été 1947 délégué par cette société pour assister aux congrès des bibliothécaires canadiens et américains tenus à Vancouver et à San Francisco, publiait, il y a quelques mois, ses souvenirs de voyage en une plaquette intitulée : « Voyage-éclair ».Tout en intéressant le lecteur par ses fines descriptions de sites et de moeurs, cette brochure constitue une bonne source de documentation sur les bibliothèques de l’Ouest canadien et américain.La comparaison qui s’établit entre nos voisins et nous, est loin de nous être favorable et devrait nous stimuler à un développement intensif de nos bibliothèques.* * * Nomination A la fin du mois d’août dernier, le R.P.Paul-Albert Trudeau, c.s.v., était nommé aumônier et directeur spirituel du Collège Commercial et de l’Ecole d’Agriculture de Saint-Remi de Napierville.Le R.P.Trudeau, qui est un des fondateurs de l’Association Canadienne des Bibliothèques Catholiques et qui fut dans la suite directeur de la « Revue des Bibliothèques », résidait jusqu’à ces derniers temps, à la Maison provinciale des Clercs de Saint-Viateur.* * * Le gouvernement provincial et les bibliothèques Nous tenons à mentionner, quoique tardivement, l’adoption à l’Assemblée législative de la motion de M.le député Guy Roberge, relativement à l’établissement de bibliothèques publiques, surtout dans les milieux ruraux.Après avoir démontré combien nos bibliothèques du Québec sont en état d’infériorité comparativement à celles de l’Ontario, M.Roberge réclame l’organisation d’un « service des bibliothèques avec un directeur soumis à l’autorité compétente », le tout en conformité avec le manifeste présenté par 122 LECTURES l’Ecole des Bibliothécaires de l’Université de Montréal.Réjouissons-nous que cette motion ait été adoptée à l’unanimité en mars, et espérons qu’elle aura des suites prochaines.* * * Cataloêue d’œuvres musicales La Bibliothèque du Congrès annonce la publication d’un catalogue qui rendra service à tous ceux qu’intéresse la musique.Il s’agit d’une liste de toutes les pièces de musique publiées et enregistrées aux Etats-Unis au cours de chaque année, depuis 1946.On a adopté l’ordre alphabétique des compositeurs.Ce catalogue pourra être consulté avec profit comme instrument de référence par les bibliothécaires et les critiques, comme aide bibliographique par l’étudiant, et constitue une liste utile particulièrement pour les postes de radio et les acquéreurs de musique.* * * Une ville modèle La ville de Baie Comeau qui célébrait en août dernier le 10e anniversaire de sa fondation, mérite d’être citée en exemple à nos autres villes du Québec pour son souci du progrès intellectuel de ses citoyens.Malgré son très jeune âge et sa petite population de 3,500 âmes, cette municipalité est déjà dotée d’une bibliothèque de 12,000 volumes : la Bibliothèque George-M.Wisner Memorial.Cette bibliothèque a son propre conservateur lequel, avec ses aides, travaille présentement à la création d’une section historique pour la Côte Nord.-Nouveauté4 poux bibliothèque* Aldrich (Ella V.).Using Books and Libraries.New York, Prentice-Hall, Inc., 1916.VII-88p.$1.25.Cet ouvrage a pour but surtout d aider les étudiants à tirer le meilleur parti possible des livres et des bibliothèques de collège.Herd man (Margaret M.).Classification.An Introductory Manual.(Nouv.édition) Chicago, American Library Association, 1917.50p.$0.35 Bref aperçu des systèmes Dewey, Cutter, de la classification du Congrès et de Bruxelles.Jenkins (Elmer), ed.Guide to America.Washington, Public Affairs Press, cl947-48.705p.$5.00 Ce guide donne un aperçu de l’histoire, de la géographie, de l’agriculture, des industries, etc.de chaque Etat américain, et une bibliographie des livres à consulter sur ces régions.Kapsner (Oliver L.).Catholic Subject Headings ; 2e édition.Collcgeville (Minn.), St.John’s Abbey Press, 1947.426p.$4.65 Predeek (Albert).A History of Libraries in Great Britain and North America.Tr.par Lawrence S.Thompson.Chicago, American Library Association, 1947.177p.$3.25 OCTOBRE 1948 123 Cââai d’un code de claââement en langue française Du classement des vedettes dans un catalogue, un index, etc.DEUXIÈME PARTIE Le classement alphabétique des vedettes (suite) Noms de personnes avec préfixes.Règle.• — Classer comme s’ils s’écrivaient en un seul mot, lettres par lettres.Exemple.Des Gâchons Desjardins Des Marez Dubech Du Bois Dubois de Lestournière La Rochefoucauld Laroque Lescarbot Van Bever (Adolphe) Van der Meersch Vanderpoel Vandervelde Van Horne Vanier Van Vizin Zur Mulh Zu Tavern (Asa Bushnell) Noms de personnes avec surnoms.— Voir Epithètes.Noms de personnes avec titres d’honneur, de bienséance, de nobles• se, etc Voir Titres d’honneur, de bienséance, etc.Noms de personnes ayant le même nom de famille.1.Mêmes noms de famille, mêmes prénoms.Règle.— Classer par ordre chronologique, si les dates sont inscrites.Si aucune date ne s’y trouve, tenir compte du titre d honneur, du surnom, ou de toute autre désignation (expressions distinctives).Exemple (tiré des Rules lor Filing Cards de la Carnegie Library of Pittsburgh).Scott (Walter).M.A.Scott (Sir Walter).Scott (Walter) 1854-1896.Scott (Walter) b.1876.2.Mêmes noms de famille, mais sans prénom.Règle.— Un nom de famille sans prénom précède un nom de famille avec prénom.Exemple.Moreau 124 LECTURES Moreau (Eugène) Moreau (François-Charles).3.Mêmes noms de famille, sans prénom, mais accompagnés de certains titres ou termes, tels: Révérende Mère, Frère, Révérend Père, Major, Professeur, Sœur, etc.Règle.— Classer avant les noms de famille avec prénoms, à la suite des mêmes noms classés en qualité de prénoms.Exemple.Elie, prophète Elie (Frère) Elie (Joseph) Elie (Général J.-J.) 4.Mêmes noms de famille, sauf la lettre finale.Règle.— Classer séparément, tout comme les noms de personnes où il existe de légères différences dans l’épellation.Exemple.Julien (André) Jullian (Camille) Jullien (André) Lalemant (R.P.Jérôme) Lallemand (Charles) Lallemant (Abbé Louis) Philip (Robert) Philipp (Herbert) Philippe (Saint) Philippe (Charles-Louis) Philipps (Martin) Philips (Ambrose) Noms de personnes composés de deux noms et plus.1.Ordre de classement.Règle.— Dans le cas de noms composés, l’ordre du rangement s’établit comme suit: a/ Noms de famille (avec un seul nom) b/ Clan (avec un seul nom) c/ Famille (avec un seul nom) d/ Noms de famille (deux noms et plus) e/ Clan (deux noms et plus) f/ Famille (deux noms et plus) g/ Sujets h/ Titres Exemple (tiré des Filing Rules de la Public Library of Cincinnati).Campbell (Thomas) Campbell-Bannerman (Sir Henry) Campbell (Clan) Campbell-Walker (Arthur).Campbell of Argyle (Clan) Campbell (O.) (sujet) Campbell (Family) Campbell of Kilmhor (titre) 2.Noms de famille composés de deux noms et plus, avec ou sans traits d’union.OCTOBRE 1948 125 Règle.— Classer à la suite des noms en un seul mot, classer comme des mots séparés.Exemple.Dubois Dubois de la Villerabel La Ferté La Ferté-Senectève Grace (Joaquim José da) Graça Aranha (José Pereira da) Schulze-Delitzsh (Hermann).Watts-Dunton (Théodore).Noms de personnes d'origine étrangère.Règle.— La forme française d’un nom étranger sera préférée à la forme dans la langue originale, sauf lorsque les noms ne peuvent être identifiés dans la langue du compilateur.Du reste, les compilateurs d’un catalogue, en quelque langue que ce soit, trouvent sage d’en agir ainsi, afin de ne pas déconcerter les usagers.Voici les règles à suivre concernant les noms en langues étrangères.Elles tiennent compte également de certaines particularités orthographiques qu’on y rencontre.N.B.— Au Canada, pays bilingue, il va sans dire que les noms anglais conservent leur forme originale pour les Canadiens français, tout comme les noms français, pour les Canadiens anglais.1.Noms allemands.Règle particulière.Le « Umlaut ».a) Si deux noms de personnes sont exactement semblables, sauf en ce qui concerne le umlaut, classer en suivant l’ordre des prénoms.Muller (J.W.).Müller (William James).b) Si les umlaut oe, ae, ou ue, sont ainsi écrits dans le corps d’un nom, et s’il se trouve des noms, dans la même liste, où au contraire le umlaut est représenté par le tréma, classer les uns et les autres à leur ordre alphabétique respectif, sans rien changer dans la forme des noms.Exemple.Hübner (Emil) Hudson’s Bay Co.Hudig Huebner (Grove Gerhard) 2.Noms arabes.Règle.— Les noms arabes avec le préfixe Abu, Abu’l (on ignore l’apostrophe), Abul, Ibn, se classent comme des mots séparés, et avant les noms en un seul mot commençant par les mêmes lettres.N.B.— Dans les noms arabes, se rappeler que l’article al et ses formes similaires, sont ignorés au commencement d’un nom, mais qu’on en tient compte, lorsqu’il est placé après le premier mot du nom.Exemple (tiré des Filing Rules de la Library of Cincinnati).Abu-al-Fida Abu-ali Hasan Abuaki Indians Abud (Charles-J.) Abu-Fazl, mirza Abu’l Hazan Nizami’d Diu Ahmad Ibn-al-Athir Ibn-Verga (Salomon) 126 LECTURES 3.Noms espagnols.Règle.— Les noms composés dans la langue espagnole qui renferment la lettre « y » se classent en tenant compte du « y » dans le classement.Exemple (Idem).Ortega (José de) Ortega y Gasset (José) Ortega-Martinez (José Maria) Ortega y Rubio (Juan) Ortega Reyes (Manuel) Ortega Zegarra (Joaquin) Ortega y Fréas (Ramon) 4.Noms grecs et latins.a) Règle.— Classer, quand il y a lieu, par leurs noms patronymiques ou par leurs surnoms.Exemple.Denis (Saint) Denis le Jeune Denis (Saint) l’Aréopagite Denis d’Halicamasse Denis l’Ancien N.B.— Adopter la forme française dans la mesure du possible en ce qui concerne les noms grecs et latins : Aristote, non Aristoteles ; Eschyle, non Aeschylus ; Platon, non Plato, etc.b) Noms grecs et latins dont la littérature est abondante.— Ordre de classement.N.B.— Cet ordre servira d’exemple pour tous les classiques, en quelque littérature que ce soit, dont la littérature demeure considérable, tels un Balzac et un Hugo, en France, un Shakespeare en Angleterre, etc.Règle.— Classer les œuvres des classiques dans l’ordre qui suit et qui est adopté en tout ou en partie, par les codificateurs de la Vaticane, des bibliothèques publiques de Cincinnati, de la Carnegie de Pittsburgh, et aussi par la maison H.W.Wilson de New York (Voir son Style Book, revised ed., N.Y., 1936).Ordre de classement 1.Oeuvres complètes rangées par ordre alphabétique de titre.2.Commentaires et critiques sur les œuvres complètes par ordre alphabétique d’auteur.3.Oeuvres collectives groupées par genre (drames, romans, etc.) par ordre alphabétique de titre.4.Commentaires et critiques sur les œuvres collectives groupées par genre, par ordre alphabétique d’auteur.5.Oeuvres choisies.6.Dictionnaires et glossaires.Concordances.7.Oeuvres séparées dans une seule série alphabétique par ordre alphabétique de titre.Le classement s’établit ainsi: a) Textes en langue originale.b) Textes bilingues (original et autre).c) Textes en anglais.OCTOBRE 1948 127 d) Textes en français.e) Critiques (ordre d’auteur).8.Oeuvres sur l’auteur.9.Titres, vedettes de sujet, associations, sociétés, etc., commençant par le nom de Shakespeare, de Hugo, etc.10.Oeuvres adaptées pour la jeunesse.Classement modèle des classiques Homère Opera Gracco-latina.Homère Oeuvres.Homère Giguet (P.) Les beautés d’Homère.Homère Theil (N.) Dictionnaire complet d’Homère et des Homérides.Homère Combat (Le) des rats et des grenouilles.(Texte) Homère Combat (Le) des rats et des grenouilles.(Critique) Homère Hymnes.(Texte) Homère Hignard (H.) Hymnes (Des) homériques.(Critique) Homère L’Iliade.(Texte) Homère Budé L’Iliade.(Critique) Homère Odyssée.(Texte) Homère Scheler (Auguste) Odyssée.(Commentaire) Homère Widal (Auguste) Scènes tirées de l’Iliade.Homère Giguet (P.).L’Iliade et l’Odyssée (Bibliothèque rose illustrée), (à suivre) Marie-Claire DAVELUY 128 LECTURES TABLE ALPHABÉTIQUE des noms d'auteurs suivis du titre des ouvrages critiqués et de la cote morale ACHARI) (E.), A travers le Canada, J, p.115.ACHARI) (E.), La Douloureuse Aventure d’Evangéliue.1: En Acadie, J, p.114.ACHARI) (E.), Rois sans couronne, p.110.ACHARI) (E.), Sur les chemins de l’Acadie, J, p.114.*** Annuaire pontifical catholique.41e vol.[1948], p.93.ARS (J.d’), Donoso Cortès, p.115.AUBERT (R.), Le Saint-Siège et Tl nion des Eglises, p.93.A VICE (R.), Péguy, pèlerin d’espérance, p.113.BLALI)R\ (G.), L'arithmétique dans les trois premières années du cours primaire, p.116.Bénédictines do Poitiers, Les Complies, p.115.BERNANOS (G.), Le Chemin de la Croix des-A mes, B! p.101.BOUCHET (H.), Psychologie du scoutisme, p.93.BOLLIZON (G.et J.), Nos Jeunes liront., p.68.BO\ ER (Chan.), Le Bon Jésus, J, p.116.BRA\ (A.de), L’enseignement individualisé, p.116.BREYNAT (Mgr G.), Cinquante ans au pays des neiges.T.II : Voyageur du Christ, p.110.BUET (P.), Charles Buet, p.116.OALVET (Mgr J.), Pourquoi les Instituts catholiques! p.116.CARRIERE (G.), Vers le travail et le succès, p.96.*" Centenaire de l’Histoire du Canada de François-Xavier Garneau, p.109.CHOQUETTE (A.), La Coupe vide, M, p.102.*** La Confédération internationale des Syndicats chrétiens fête ses 25 ans, p.116.*** Les Conférences péd;igogiques, p.116.COULET (P.), Libération nationale et redressement moral, p.95.DANIEL (E.), Serait-ce vraiment la fin des temps! 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