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Titre :
Lectures
Grâce à ses critiques littéraires, Lectures souhaite faire connaître la valeur intellectuelle et morale des nouvelles parutions tout en créant un barrage efficace contre les « mauvaises lectures ».
Éditeur :
  • Montréal :Service de bibliographie et de documentation de Fides,1946-1966
Contenu spécifique :
décembre
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
chaque mois
Notice détaillée :
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    Prédécesseur :
  • Lectures et bibliothèques
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Lectures, 1949-12, Collections de BAnQ.

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ares prp> Revue mensuelle Je hiMiograpluc eriticjue SOMMAIRE Page IDÉAL ET PRINCIPES Editions canadiennes de propagande des Livres Saints.Paul-A.Martin, c.s.c.193 Les Jeunes et la lecture Les Ecrivains pour la Jeunesse La Semaine du Livre pour la jeunesse ca- nadienne.Théophile Bertrand 198 ETUDES CRITIQUES Canada.Réalités d’hier el d’aujourd’hui, de Jean Bruchési.Théophile Bertrand 201 Mathieu, de Françoise Loranger J.-P.Beausoleil 298 L’Europe médiane, de Lucien Jottrand Rodolphe Laplante 213 I,a Bibliographie internationale de philosophie.Gaston Carrière, o.m.i.216 DOCUMENTS A propos de publications communistes Moïse Roy, s.s.s.218 Et tes témoins de Jéhovah ?Moïse Roy, s.s.s.220 FAITS ET COMMENTAIRES Le Congrès diocésain de l'A.C.de Montréal Théophile Bertrand 221 NOTICES BIBLIOGRAPHIQUES Choix d’ouvrages.223 Ouvrages (Voir liste des auteurs, p.2 de la couverture).224 Revues.246 BIBLIOTHECA La cinquième assemblée annuelle de l'Association.Cécile Lavoie 249 L’œuvre de l’A.C.B.F.en 1948-1949 Raymond Tanghe 252 Vœux adoptés lors de l’assemblée annuelle 254 Nos membres nous écrivent.Irénée Sauvé 256 Tome VI - no 4 DÉCEMBRE 1949 Montréal LECTURES REVUE MENSUELLE DE BIBLIOGRAPHIE CRITIQUE publiée par le Service de Bibliographie et de Documentation de FIDES organe du Service des Lectures de l’Action catholique du diocèse de Montréal Direction : Paul-A.MARTIN, c.s.c., aumônier du Service des Lectures Rédaction : Théophile BERTRAND, président du Service des Lectures Technique bibliographique : Cécile MARTIN NOTES : 1.La revue est publiée mensuellement, de septembre à juin.Les dix livraisons de l'année constituent un tome.Le dernier numéro du tome (soit celui de juin), comprend une table méthodique des sujets traités ainsi qu’une table alphabétique des ouvrages recensés pendant l’année.2.Les références bibliographiques sont rédigées d’après les règles de la catalo-graphie.Les cotes morales en usage sont les suivantes : M Mauvais Dangereux Appelle des réserves plus ou moins graves, c’est-à-dire à défendre d’une façon générale aux gens non formés (intellectuellement et moralement).Pour adultes.Un ouvrage dont le titre n’est suivi d’aucune de ces quatre mentions est irréprochable et peut être lu par tous.D B?B Publication autorisée par l’Ordinaire CANADA : ÉTRANGER : le numéro.$0.35 abonnement annuel.$3.75 abonnement annuel.$3.50 FIDES — 25 est, rue Saint-Jacques, Montréal-1 — *PLateau 8335 FRANCE : Abonnement annuel.500 fr.C.C.P.PARIS 7262.50 Société FIDES, 58, Notre-Dame-des-Champs — Paris (Vie) — Odéon 4922 TABLE ALPHABÉTIQUE DES NOMS D'AUTEURS AGRAIVES (J.d’), 23Q.*** A l’aventure, 243.*** Amusons-nous, 237.APPELL (C.), 237.ARCHAMBAULT (J.-P.), 243.*** Au cirque, 237.*** Au service de ta Jamille ouvrière, 243.BARBIER (J.), 243.BARRERE-AFFRE (M.), 238.*** Bêtes amies, 237.BOYER (Chan.), 243.BRINK (C.R.), 238.BRUCHESI (J.), 201.BUZANÇAIS (J.), 237.CAMPBELL BART (G.), 238.*** C’est vous.qu’ils attendent, 243.CHRISTOPHE (JA, 230.COITEUX (F.), 225.COORNAERT (E.), 243.COURTOIS (G.), 243.D’APOLLONIA (L.), 243.DE FOË (D ), 238.DELLE (R ), 236.DEULIN (C.), 239.DROIT (J.), 239.DUBOIS (G.), 244.FABRE (Père), 244.FOUDRAS (Marquis de), 240.FRANÇOIS (Saint), 244.GABRIEL DE STEM-MADELEINE (P.), 244.GERAUD (J.), 244.GOENS fAbbé), 244.GOENS (D.), 244.GOFFAERTS ().), 236.G’SELL (P.), 244.HEDOIN (R.-A.), 238.HERGE, 240.HOYOIS (G.), 244.INSTITUT INTERNATIONAL DE PHILOSOPHIE, 216.JACQUES (J.), 244.JARRY (E.), 234.*** Jeannot lapin, 238.JOTTRAND (L.), 213.LATIL (P.de), 237.LECLERCQ (Chan.J.), 224 LORANGER (F.), 208.MAGNAUD (Chan.P.), 245.*** Maman tigre, 237._ *** Manuel de la Société Réparatrice du Cœur immaculé de Marie, 245.MARION (S.), 229.MAURICE (P.), 232.MAY (C.), 241.MAZ1N (P.), 234.McGEE (J.-C.), 235.| *** Les Mésaventures de 1| Miaou, 241.MIL1IAN (A.), 245.MORIN (G.), 245.MORISSET (G.), 233.J MOUSSET (P.), 233.O’N EVES, 238.PARE (S.), 245.PETREQUIN (M.),245.n PICALAUSA (L.-C.), 241.PIE XII (S.S.), 245.PIERRE DE LA NATIVITÉ (R.P.), 236.PINARD DE LA BOUL-j LAYE (H.), 226.*** Printemps, 238.RICHARD (A ), 245.*** Riri peint, 237.*** Riri voyage, 238.ROSAT (À.-L), 245.ROUET DE JOURNEL (M.-J.), 227.-*** Sacerdoce : lumière, joie, 245.(sui'eà 'apa eScou\) Autorisé comme envoi postal de la deuxième classe.Ministère des Postes, Ottawa.s IDEAL ET PRINCIPES Editions canadiennes de propagande des Livres saints Faisant écho à la voix des Pontifes romains, Léon XIII, Benoît XV et Pie XII, qui de leurs exhortations pressèrent les catholiques « au respect en même temps, qu’à la lecture pieuse et à la méditation assidue de la Sainte Ecriture », les évêques canadiens ont toujours engagé leurs ouailles à chercher dans ces pages la nourriture qui alimente la vie spirituelle et l’oriente vers la perfection.Déjà en 1850, dans ses mandements et lettres pastorales aux fidèles de son diocèse, S.E.Mgr Ignace Bourget exprimait le vœu que ses diocésains lisent quotidiennement quelques pages du Nouveau Testament et s'en inspirent pour la conduite de leur vie.Le 13 août 1908, une circulaire de S.E.Mgr Paul Bruchési ordonnait aux prêtres : « Tâchez d’amener les familles à avoir un exemplaire du Saint Evangile, si elles ne l’ont déjà, à le placer dans l’endroit le plus honorable de la maison, à le traiter avec le plus grand respect, à le lire en commun, comme faisaient nos ancêtres, comme faisaient les premiers chrétiens1.)> Pourquoi ces exhortations dans un pavs jeune où la foi encore neuve anime les âmes et les garde de tout esprit chrétien frelaté ?Pourquoi ces instances réitérées sinon parce que l'âme qui ignore les Ecritures ignore le Christ, selon la pensée de saint Jerome ?Puisque à chacun incombe le devoir de renouveler le monde dans le Verbe incarné, la directive de S.S.Pie X au Cardinal Cassetta exprime bien l’apport de l’Evangile dans cette œuvre rédemptrice et justifie le zèle constant des évêques à promouvoir la diffusion des Livres saints : « Puisque nous voulons tout restaurer dans le Christ, ce qui nous tient le plus au cœur, c’est que nos enfants aient habituellement à leur portée des exemplaires des Evangiles pour les lire, non pas souvent, mais journellement.C'est par eux, en effet, que l'on peut apprendre comment tout peut et doit être renouvelé dans le Christ* *.» S'il faut noter que l'épiscopat canadien manifeste de vieille 1 Bruchési (S.E.Mgr Paul) ; Jlandements, Lettres pastorales, Circulaires et Autres Documents.Montréal, Arbour et Dupont, 1914.630p.; p.234.* Lettre de S.S.Pie X à S.E.le Cardinal Cassetta.(Dans Actes de Pie A’.Paris, Bonne Presse.20.5cm.; t.III, 352p., p.42.) DÉCEMBRE 1949 193 date aux fidèles un ardent désir de les voir se pencher avec ferveur et assiduité sur les pages des Livres inspirés et en particulier sur celles du Nouveau Testament, il faut signaler aussi que certains de nos évêques les plus zélés ont voulu, il y a déjà longtemps, doter notre pays d’éditions populaires des textes sacrés.La chose ne se fit pas sans difficultés et des projets pleins de promesses avortèrent avant qu'une réalisation décisive fût enregistrée.Pour sa part, S.E.Mgr Plessis résolut « de fortifier la foi de son peuple par la lecture de l'Ecriture sainte »s.Mais il savait que la parole divine, en dépit d'une vérité et d’une sublimité intrinsèques, ne doit être mise entre les mains du peuple qu'avec prudence et accompagnée de notes destinées à en éclairer les obscurités et à en faciliter l’intelligence.Mû par un zèle averti, le Çrélat entreprit donc de préparer une traduction du Nouveau estament, mais la mort l'empêcha de conduire à terme un ouvrage commencé sous les plus heureux auspices.Le besoin urgent d'une édition adaptée allait s'imposer de plus en plus impérieusement et, enfin, décida S.E.Mgr Signay à publier, en 1846, « le Nouveau Testament de Notre-Seigneur Jesus-Christ », édition pourvue de nombreuses notes morales et dogmatiques et d'un commentaire littéral du R.P.De Carrières* * * 4.On ne tarda pas à s'apercevoir que ce complément un peu savant avait le désavantage de grever le texte et d'en rendre la lecture onéreuse pour le profane qui y cherchait le « pain quotidien ».La nécessité de favoriser le peuple d'une édition sienne était toujours aussi grande.Cet état de choses incita S.E.Mgr C.-P.Baillargeon, evêque administrateur de l’archidiocèse de Québec, à assumer le labeur d’une nouvelle traduction du Nouveau Testament.L'ouvrage parut en 1865.4 L'année suivante, il était l’objet d’un Bref élogieux de S.S.Pie IX.« Comme toute Ecriture inspirée de Dieu, écrivait le Pontife, est utile pour enseigner, pour reprendre, pour corriger, pour former à la justice, vous avez pourvu, par votre traduction, à la nourriture spirituelle de votre peuple, vous lui avez fourni des armes puissantes contre l’erreur et un élément très propre à nourrir sa piété.* » Ces mots révélaient en termes non equivoques la bienvenue et là-propos d’une telle publication.Mais avec les années le Nouveau Testament de S.E.Mgr Baillargeon devint moins adapté et on se mit à propager chez nos gens surtout des éditions scripturaires imprimées en France, notamment celles du Chanoine Alfred Weber.* Cf.le Nouveau Testament de Notre-Seigneur Jésus-Christ traduit (.) par S.E.Mgr Charles-François Baillargeon.Québec, Léger Brousscau, 1865.XlV- 817p.17.5cm.; p.VIII.4 Cf.S.E.Mgr C.-F.Baillargeon, l.c., p.IX.4 Le Nouveau Testament de Notre-Seigneur Jésus-Christ, traduit de la Vul- !;ate en français, avec des notes explicatives, morales et dogmatiques, pour en aciliter l'intelligence, par Monseigneur Charles-François Baillargeon, évêque de Thoa, administrateur de l'archidioccse de Québec, etc.Québec, Léger Brous-seau, 1865.XIV-817p.17.5cm.• Cf.S.E.Mgr C.-F.Baillargeon, l.c., p.I-II.194 LECTURES r» La naissance des mouvements spécialisés, en ce .domaine comme en tant d'autres, devait conduire à des réalisations fécondes.C'est à la Centrale jociste de Montréal, en effet, que s'organisait en 1935 un service de propagande biblique appelé « la Propagande catholique romaine de la Bible ».Fondé dans le but de contribuer de toutes manières à la diffusion du Saint Evangile, ce service ambitionna de restituer aux classes de plus en plus appauvries par une idéologie matérialiste et par la perte progressive du sens de la Rédemption, la parole de Dieu intégrale et si éternellement actuelle.En 1940, le service avait pris une telle extension qu'on jugea plus pratique de le constituer en corporation distincte, sous le nom de « la Société catholique de la Bible ».Cet épanouissement attestait la vitalité de l'entreprise.En mai 1946, une déclaration officielle des archevêques et évêques de la Province civile de Québec apportait à l'œuvre un sceau d'approbation définitive* * * 7.Nos pasteurs y louaient le travail accompli et formaient des vœux pour une action encore plus intense, plus efficace et plus profonde.Ce témoignage collectif et unanime apportait aux membres de la Société l'expression du sens providentiel de leur apostolat biblique et favorisait l'élaboration de leurs méthodes.Cercles d'études spécialisés, publications choisies, causeries radiophoniques, articles et brochures se multiplièrent afin d'apporter au désir des Evêques une prompte réponse.Mais nous voulons, ici, nous limiter à l'œuvre de la Société dans le domaine des éditions populaires des Saints Evangiles7*.Cette œuvre est considérable.La Société a préparé une édition 7 Résolution des archevêques et évêques de la Province civile de Québec au sujet de la Société catholique de la Bible.(Dans la Semaine Religieuse de Québec, 58e année, no 40 ; 6 juin 1946, p.626-628.) 7» Parmi les autres publications éditées par la Société, mentionnons d'une façon spéciale : Un beau mariage.Le livre de Tobte.T raduction d’après les versions grecques et latines par [S.E.Algr] Georges-Léon Pelletier.[Montréal, Propagande catholique romaine de la Bible, 1937.[64p.16cm] Durant la guerre, sous la direction de la Société, Fides a réédité le Nouveau Testament du R.P.Buzy.{Les Saints Evangiles.Les Actes des Apôtres.Tr.sur le texte grec et annotés par le T.R.Père Buzy.Paris, Librairie l'Ecole, [1937].(Réimpr.par Fides.) 322p.15cm.Les E pitres et /’Apocalypse.Tr.sur le texte grec et annotés par le T.R.Père Buzy.Paris, Librairie l'École, [1937] (Réimpr.par Fides.) 264p.15cm.) Durant la guerre également, la Librairie Granger Frères a réimprimé la Bible de Crampon {La Sainte Bible.Traduction d'après les textes originaux par le Chanoine A.Crampon.Tournai, Desclée et Cie, [1938] (Réimpr.par Granger.) 1479 — 370p.20cm.) ainsi que le Nouveau Testament du même auteur (Le Nouveau Testament de Notre-Setgneur Jésus-Christ traduit sur le texte original avec introduction, notes, divisions logiques et commentaires.Nouvelle édition revisée Par des Professeurs d’Ecriture Sainte de la Cie de Jésus, de S.-Sulpice et de Institut Catholique de Paris.Tournai, Desclée et Cie, 1940.750p.17cm.) Comme édition originale faite au Canada par un autre organisme que la Société catholique de la Bible, notons une traduction des Actes des Apôtres par le R.P.Laval Laurent, o.f.m.{Aventures apostoliques.Les Actes des Apôtres.Traduction nouvelle et annotée par Laval Laurent, o.f.m.Montréal, Editions Saint-Louis, 1943.127p.14.5cm.) DÉCEMBRE 1949 195 des quatre Evangiles en un seul à laquelle on a donné le titre de l'ailej ça.et voua vivrez l Le premier tirage parut en 1935*.Grâce à une présentation jeune et à un prix de vente modique, Failee ça.et vouo vivrez l connut un succès exceptionnel.Désormais accessible à tous, le texte évangélique s'avéra une fois de plus selon le mot de S.S.Pie XII « une source très abondante où puiser la pureté de la morale et de la doctrine ».En l’espace de deux ans, 250,000 exemplaires étaient épuisés.Les demandes affluant de partout nécessitèrent en 1937 une seconde édition*.Afin de concilier aux Saints Evangiles la faveur d'un public de {dus en plus vaste, de grandes améliorations furent apportées à 'édition originale ; rien ne fut épargné pour offrir au public une brochure typiquement populaire.Une mise en page aérée, des illustrations appropriées, des notes brèves et denses s'imposaient à l’attention des lecteurs, tout en leur assurant un contact des {)lus féconds avec la pensée chrétienne.Plusieurs fois réimprimée, a nouvelle édition porta à 625,000 le nombre des exemplaires propagés dans le public.On vit toute une génération de militants d’Action catholique se pencher sur ce texte pour en extraire la moelle doctrinale nécessaire pour alimenter leur apostolat naissant.Mais Failed ça.et voud vivrez l devait connaître une troisième édition8 * 10.En dépit d'un mérite reconnu, la traduction de M.M.Lepin, p.s.s., utilisée jusque là n’assurait pas le maximum d’efficacité désiré car sa fidélité rigoureuse à l’oriçinal grec charge parfois le texte de difficultés vraiment énigmatiques pour le profane.Des évêques, des éducateurs et des aumôniers d'Action catholique nous soulignèrent cette lacune et nous déterminèrent à choisir une traduction plus adaptée.Sur le conseil de l’Association catholique d'Etudes bibliques au Canada, la Société adopta pour la troisième édition de Failed ça.et voud vivrez l la traduction 8 Faites ça.et vous vivrezt L’Evangile de Notre-Scigneur Jésus-Christ [traduit] par M.Lepin, p.s.s.Montréal, Propagande catholique romaine de la Bible [1935].302p.ill.16cm.1er tirage, févr.1935, 50,000 ex.2e tirage, mars 1935, 200,000 ex.* Faites ça.et vous vivrez! 2e éd.L’Evangile de Notre-Seigneur Jésus-Christ [traduit] par M.M.Lepin, p.s.s.Montréal, Propagande catholique romaine de la Bible [1937].350p.ill.15cm.1er tirage, avril 1937, 150,000 ex.2e tirage, avril 1938, 10,000 ex.3e tirage, sept.1959, 100,000 ex.4e tirage, juillet 1940, 115,000 ex.10 Faites ça.et vous vivrez! 3c éd.Les Saints Evangiles.Vie de Notre-Scigneur Jésus-Christ.Avec introduction, traduction sur l’original grec et annotations par M.l'abbé Marcel Collomb.(Publ.sous la dir.de la] Société catholique de la Bible.Montréal, Fidcs [1947] 399p.ill.14cm.1er tirage, sept.1947, 50,000 ex.2e tirage, févr.1948, 50,000 ex.3e tirage, oct.1949, 10,000 ex.4e tirage, paraîtra en janv.1950, 50,000 ex.196 LECTURES de M.l'abbé Marcel Collomb, du Grand Séminaire de Versailles, éminent professeur d'Ecriture Sainte et auteur de manuels très réputés.Cette traduction joint à son objectivité l'avantage précieux, pour une édition populaire, d’une clarté, d’une précision et d'une simplicité remarquables.M.Collomb présente des Saints Evangiles une version où les quatre textes fondus en un seul offrent une narration des faits plus circonstanciée et plus caractéristique.Lorsque plusieurs évangélistes racontent le même événement, M.l’abbé Collomb a choisi le récit le plus typique et le plus complet.La troisième edition de L'ailea ça.el voua vivrez ! s’enrichit de notes précieuses et brèves qui exploitent la richesse doctrinale des textes ou en éclaircissent les obscurités.Une introduction sur les Evangiles en général et sur chacun des quatre en particulier, une table des Evangiles du Dimanche et des Fêtes, une liste des miracles et des paraboles, une table des textes choisis sur le dogme, la morale et la spiritualité sont d’une grande utilité pour la prédication et la meditation.Des trois éditions de F aile a ça.el voua vivrez l, à date 735,000 exemplaires ont été propagés.Un nouveau tirage de 50,000 exemplaires sortira sous peu des presses.Un tel succès indique qu’ils sont de plus en plus nombreux les Canadiens qui veulent s’approcher de l’œuvre divine qu'est l'Evangile, œuvre merveilleuse dont le potentiel d'efficience embrasse le monde entier.Le Dimanche de la Bible est une occasion pour tout catholique de reviser son attitude en face des Livres saints.De tous ces Livres, la bonne nouvelle de Jésus constitue le centre ; elle se dresse comme une cime altière et brillante.Donnée aux hommes pour les former à la piété, à la justice et à toutes sortes de bonnes œuvres, elle confirme la foi, soutient l’espérance et enflamme la charité.« Si quelqu'un m'aime, il gardera ma parole." » Nous qui la possédons dans son intégrité, apprenons à la lire avec un saint désir de Dieu, une prudente défiance de nous-mêmes et une parfaite soumission d'esprit et de cœur à l’autorité ecclésiastique.Apprenons aussi à en favoriser la lecture autour de nous et à en propager avec un zèle sans cesse accru des éditions appropriées.C'est ainsi que l'Evangile sera pour nous et pour tous le livre de la consolation, de la redemption et de la joie.Paul-A.MARTIN, c.s.c., préeident de la Société catholique de ta Bible.En ce dimanche de la Bible, 13 novembre 1949.“ Jn, XIV, 23.DÉCEMBRE 1949 197 Les Jeunes et la lecture On ne saurait trop se féliciter du fait que les lectures des enfants et des adolescents retiennent aujourd'hui l'attention et la sollicitude non seulement des spécialistes, mais encore d'une élite de plus en plus nombreuse.C’est, en effet, à l’âge le plus tendre, au moment où les facultés s'éveillent vraiment au spectacle des êtres et des choses, que se gravent les impressions de toutes sortes, que se prennent et se développent facilement les bonnes ou les mauvaises habitudes, que les imprimés peuvent exercer une influence aux répercussions incalculables.L'adolescence garde cette plasticité, alors que les esprits et les cœurs s'ouvrent peu à peu à tous les problèmes de la vie et les abordent avec ferveur et enthousiasme.C'est davantage même à cette époque, entre la bienheureuse insouciance de l'enfance et les responsabilités à venir de l'âge mûr, que les lectures nous semblent prendre une importance capitale.L'imagination et la sensibilité sont alors dans toute leur vigueur ; les facultés maîtresses, intelligence et volonté, font graduellement l'apprentissage de leur rôle de régulateurs et de coryphées de l'épanouissement humain complet ; l’adulte de demain emerge peu à peu des misères et des joies, des crises et des espoirs de ces heures de transition.Qui appréciera justement l’influence décisive alors de lectures sagement choisies par des éducateurs avertis ?Cette délicatesse, cette fraîcheur et cette fragilité des impressions, des sentiments et des pensées de l'enfance et de la jeunesse, n'ont jamais été mieux exprimées que par ces vers de Musset : Le cœur de l’homme vierge est un vase profond ; Lorsque la première eau qu’on y verse est impure, La mer y passerait sans laver la souillure.Car l'ahime est immense et la tache est au fond.Le jour ne peut tenir que les promesses de l'aurore ; l’été est en germe dans les indécisions du printemps.C'est la rencontre récente de la présidente des Ecrivaine pour la Jeûneur, Mlle Béatrice Clément, et la tenue de la Semaine du livre pour la jeuneeee canadienne, du 12 au 19 novembre dernier, qui ont suscité en moi les réflexions précédentes.Il me semble donc à propos de dire ici quelques mots de l'une et de l'autre.Léo Ecrivains pour la Jeuneeee Ce groupement est né, en septembre 1948, sous le nom : /’Aeeociahon dee écrivaine pour enfante ; j'ai alors mentionné le fait et loué les promoteurs dans Lecturee de mai dernier (p.536).A cause du laconisme de ces premiers commentaires et de l'importance d'une telle organisation, il me semble nécessaire de revenir sur le sujet.198 LECTURES Lee Ecrivaine pour la Jeuneeee ont un double objectif : 1) multiplier les livres écrits spécialement pour la jeunesse canadienne ; 2) encourager et aicîer de façon pratique les écrivains canadiens de livres pour les jeunes.Ces objectifs, on ne peut plus louables, justifient la naissance d’un tel organisme, qui répond à un besoin évident.La littérature pour les jeunes est un genre bien particulier, avec ses qualités, son inspiration et sa technique propres ; il a aujourd'hui pleinement pris conscience de ses caractéristiques et ses fidèles ne peuvent que grandement profiter de leur collaboration et de leur expérience réciproques.D'autre part, si l’on tient compte de ceux de nos écrivains qui, sans se vouer entièrement à cette tâche, ont cependant écrit occasionnellement pour les jeunes, nous avons sûrement au delà d'une soixantaine d'auteurs dont les ouvrages figurent honorablement dans les bibliothèques pour enfants.Par ailleurs, nos écrivains spécialisés dans ce rayon sont plus d'une bonne trentaine, parmi fesquels se trouvent des maîtres du genre comme Eugène Achard, Béatrice Clément, Jeanne Daigle, Marie-Claire Daveluy, Marcelle Gauvreau, Maxine, Claucie Mélançon.La plupart de ces auteurs font déjà partie du groupe des Ecrivaine pour la Jeuneeee.L'association compte déjà plusieurs réalisations à son actif.Elle a publié son premier catalogue, intitulé I.ivree canadiene pour la jeuneeee canadienne et daté de mars 1949.Malgré que ce catalogue soit bien incomplet, car il se limite sans doute normalement aux membres du groupe, il offre un ensemble d’œuvres (plus d'une centaine) fort appréciable.De plus, l'association voit à ce que les livres de ses membres figurent en bonne place dans toutes les expositions ; les caisses 3ui servent à cette lin étaient envoyées à la Bibliothèque publique 'Ottawa lors de la dernière Semaine du livre pour la jeuneeee canadienne.Cet automne, fut inauguré également une série de cours de stylistique pratique (12 cours) pour les membres, cours donnés par M.Richard Bergeron, professeur à l’Ecole Normale et à l’Université de Montréal.D'autres activités et d'autres services méritent d'être signalés : visites dans les maisons d'éducation, qui favorisent les contacts entre les jeunes et les auteurs ; recueil de matériaux et d'une documentation pouvant servir à des œuvres intéressantes ; réunion mensuelle où l'on peut profiter de la causerie d'un conférencier qui traite de l'art d'écrire pour les petits et les jeunes ; concours de toutes sortes pour les enfants, tels ceux de vocabulaire publiés dans le Fronl Ouvrier, qui a aussi présenté, à la demande de l’association, la biographie de plusieurs écrivains et une analyse succincte de leurs œuvres.N'allons pas oublier non plus ies Edilione Jeuneeee, certainement la plus belle initiative de l’association depuis ses débuts.Les Edilione Jeuneeee sont une véritable coopérative d'écrivains qui éditent eux-mêmes leurs livres.Son champ d'action se limite DÉCEMBRE 1949 199 présentement à la région de Montréal.Son but est de publier et de répandre des œuvres de haute qualité pour les jeunes de 6 à 20 ans.A cette lin, ce syndicat coopératif dispose d'un comité de lecture des plus sérieux qui, dans ses choix, veille particulièrement à ce que les manuscrits présentés répondent a toutes les exigences de la littérature de jeunes, du point de vue de l’inspiration, de l’adaptation, de la langue et des illustrations.Il va sans dire que cette corporation sans but lucratif est munie de tous les moyens nécessaires à la poursuite de ses objectifs : pouvoir d’achats et de ventes, services de recherches en littérature et psychologie.Elle comprend en outre des membres réguliers, des membres auxiliaires et des membres honoraires ; elle est munie d’un conseil d’administration et d'un conseil de surveillance.Les initiateurs d'une telle œuvre, car c’en est une, fervents de la poésie, de la féerie, de l’allégorie et du symbole, prouvent que le rêve n’est pas la rêvasserie et que le sens pratique s’allie fort bien aux préoccupations supérieures : ils n’ont même pas oublié la ristourne.C'est là enfin une entreprise d’un genre unique, qu’il faut encourager et dont on doit souhaiter le succès complet, à la fois culturel et financier.La Semaine du Livre Du 12 au 19 novembre dernier, avait lieu la Semaine du Livre pour la jeuneooe canadienne.A la lecture du dépliant reçu à cette occasion, j'ai remarqué ou’une seule Canadienne française faisait partie du comité national d’organisation.C’est là évidemment insuffisant pour un comité de huit membres.Je comprends cependant que de multiples raisons peuvent expliquer une telle situation, qui ne signifie certainement pas que les nôtres se désintéressent de la littérature de jeunesse.Heureusement que notre représentante était des plus qualifiées, avec son expérience dans le domaine des bibliothèques et de la littérature enfantines.Nous lui devions, à cette occasion, un petit catalogue des plus judicieux : Cinquante livreo pour la jeuneoae, ouvrages choisis par Jeanne-M.Saint-Pierre pour l’Association canadienne des bibliothécaires pour enfants.Au moment où j’écris ces lignes, la Semaine du livre pour la jeunesse canadienne n'est pas encore inaugurée ; mais je ne doute point qu elle soit l’occasion de manifestations fécondes.Je me réjouis par ailleurs qu’une décision délibérée ou une coïncidence heureuse ait fait choisir, pour la première Journée nationale deo enjanh, le samedi 19 novembre, qui terminait la Semaine du livre pour la jeunesse canadienne.Comme cette journée a pour but d’attirer l’attention publique sur les problèmes des petits, et d’intéresser tout le monde a leurs préoccupations et à leurs joies, on peut bien espérer que les circonstances où elle fut inaugurée auront favorisé, entre autres divertissements, celui du premier ordre que procure la lecture.Théophile BERTRAND 200 LECTURES ÉTUDES CRITIQUES ÇjClïl ci cl cl Réalités et hier et d’aujourd’hui' La bousculade de la vie présente et les exigences multiples d'une tâche assez lourde m'obligent souvent à négliger la lecture d'ouvrages auxquels j'accorderais volontiers la priorité, si je n'avais qu’à suivre mes goûts.Canada.Réaliléa d’hier et d’aujourd'hui de Jean Bruchési est de ce nombre.Un des collaborateurs de Lectures avait rédigé à son sujet une recension bien pensée et bien écrite ; les circonstances m avant amené à lire le livre de M.Bruchési, je crois devoir en presenter une étude critique, en raison de sa valeur et de son actualité.* * * Au sortir de ces pages, l’on comprend encore mieux l’accueil qu’a reçu en France notre distingué compatriote, lors de son voyage l’année dernière, de ses conférences en Sorbonne et des allocutions de circonstances qu’il a prononcées.Le Canada français ne pouvait trouver ambassadeur plus qualifié et certaines pages de Canada.Réalités d’hier et d’aujourd hui m’ont fait revivre la joie éprouvée à la lecture des comptes rendus occasionnels, par Pierre de Grandpré dans le Devoir, d’une mission fructueusement et brillamment remplie.Rien de mieux que de rappeler à ce propos le témoignage d’un maître de la pensée catholique et française, témoignage que je cueille aux premières lignes de la préface de M.Etienne Gilson : L’auditoire parisien qui l’a si fidèlement suivi à la Sorbonne, n’oubliera pas le maître canadien dont la parole ferme, élégante, toujours pleine d’allant, d’humour, et parfois de poésie, l’a tenu sous le charme au printemps de 1948.Un Canadien parlait du Canada.Engagé tout entier dans son sujet, animé d'un profond amour pour son pays, il avait le cœur chaud et la tête lucide.(.J On ne saurait porter un jugement plus juste sur l’ouvrage même de M.Bruchési, où l’on trouve ce qu’il a dit du Canada là-bas.Cet ouvrage est à la fois écrit a^ec la « chaleur )) d’un patriotisme ardent et la « lucidité )) d’un esprit sagace et pondéré.Sa caractéristique principale est cependant l’objectivité, pas l'objectivité d'un chartiste méticuleux, mais l’objectivité vivante d'un historien cultivé.1 Bruchési (Jean), Canada.Réalités d’hier et d'aujourd'hui.Préf.d’Etienne Gilson.Montréal, Variétés [c!948J.406p.19.5cm.$1.75 ($1.85 par la poste).DÉCEMBRE 1949 201 (.) et le plus bel éloge que l'on puisse en faire est sans doute que cet excellent portrait du Canada, brossé à l'intention des Français, est exactement tel qu'il eût été si son auteur s’était d'abord adressé aux Canadiens.(Ibia.) Précisons : aux Canadiens anglais comme aux Canadiens français.L'on se réjouira d’autant plus d’apprendre que l'ouvrage, qui en est à sa troisième édition française, sera — si ce n’est déjà fait à la parution de ces lignes — publié en anglais.On imagine difficilement un meilleur instrument de propagande parmi nos compatriotes anglo-canadiens, en vue d'une véritable union nationale dans le respect des droits réciproques des deux groupes ethniques.Comme l'écrivait notre collaborateur, le R.P.Georges, o.f.m.cap.: « L’ouvrage de Jean Bruchési est une synthèse des Sroblèmes canadiens envisagés dans leur évolution historique, epuis la lointaine époque coloniale française jusqu’au lendemain de la Guerre Mondiale II, où le Canada s’est imposé avec éclat à l’attention internationale.M.Bruchési aborde avec objectivité et franchise toutes les questions, même les plus délicates, pour les juger à un point de vue strictement canadien, sans préjugés de race, même lorsque ses compatriotes de langue française sont mis en cause.Ce n’est pas une histoire du Canada, mais une étude sérieuse sur l'évolution historique de la.vie canadienne dans toutes ses manifestations.[.] )) Dix chapitres judicieusement ordonnés déroulent les péripéties de cette évolution, en indiquent les lignes maîtresses, en tirent les leçons capitales.On imagine la somme de lectures et d'études au'a dû exiger une telle synthèse, qui combine les matériaux de l'histoire, de la sociologie, de l'économie politique, du droit constitutionnel et du droit international.Une bibliographie imposante atteste par surcroît le sérieux de ce labeur monumental : à peu près tous les ouvrages canadiens, français, anglais et américains qui ont traité des événements et des problèmes de notre histoire, y voisinent dans un ensemble éloquent.Il ne s'agit pourtant pas d’un travail didactique, mais d’une œuvre de haute vulgarisation dont les qualités littéraires sont de premier ordre.Nous avons là l’exemple d’une réussite qui est la résultante de la fusion intime du vrai et du beau, de la richesse du fond avec l'élégance de la forme, et qui nous paraît être l'idéal de l'esthétique littéraire.On ne peut atteindre cet équilibre que dans un climat d' « humanisme intégral )).Le chapitre Rêve ailleurs, n'allons pas oublier que le travail original de Jottrand était écrit avant l'unification de l'Italie et de l’Allemagne et que, a cette époque, c'était contre l’impérialisme français qu il fallait se défendre.Nous pouvons donc vraisemblablement croire que 1 auteur le prendrait aujourd hui sur un autre ton.L’Europe médiane est d’un vif intérêt, surtout pour nous, Canadiens français, qui vivons sous l’influence de deux cultures.Notre rôle, pour survivre, ne consiste pas a detester I influence anglaise mais à savoir l’utiliser sans compromettre le plein épanouissement de notre culture latine.Citons quelques lignes de Jottrand lui-même : Ces rapports des langues entre elles en font naître entre les peuples qui les parlent.Une nation qui a deux langues est par cela meme en échangé de sentiments et d'idées, en communauté d intérêts avec deux groupes différents de sociétés, portant chacun sa civilisation spéciale.Abaissez ou dédaignez une de ces langues, vous ruinez vos moyens généraux de développement civilisateur.Tant que la démonstration de l'auteur s’en tient à de tels principes, il mérite approbation et louange ; mais lorsnu il écrit que l’influence française en Belgique a ete dommageable, n exa-ère-t-il pas un peu?Cependant, lorsqu il denonce 1oppression e la langue flamande, il a raison et nous sommes places, nous, au 214 LECTURES Canada, pour comprendre son point de vue.En résumé, l'auteur, démocrate libéral intransigeant, veut le triomphe absolu du libéralisme doctrinaire et politique, et pourtant l'expérience nous démontre que de ce libéralisme abusif sourd le socialisme, puis par la suite son enfant naturel le corn* munismt.Pour conclure, l'Europe médiane est un ouvrage dense et fort que les spécialistes en questions politiques auront plaisir à lire.On peut contester l’à-propos de la réédition de ces pages, surtout si on veut les utiliser pour ranimer la flamme de la pensée libérale et anticléricale en Belgique ; surtout enfin si on veut présenter plus qu'un documentaire, mais un corps de doctrine pour les générations actuelles.Nous croyons devoir préciser notre pensee ici et nous nous reportons notamment aux Rcjlexions morales et politiques d'Emile Banning, que nous avons analysées en cette revue.Emile Banning fut l'un des premiers écrivains politiques de la Belgique et l'un des collaborateurs du roi Léopold II, et ce, jusqu'à sa disgrâce qui devait venir vers 1892.Pour bien situer ce penseur, il faut rappeler qu'il fut l'objet de la confiance de Frère Orban, de Rogier et autres.Ce sont là de grands libéraux (doctrinaires du siècle dernier.Les pages de Banning nous avaient paru dignes d'éloge dans leur ensemble, malgré leur esprit libéral outrancier.Nous n'avions voulu y voir que la présentation des idées politiques et morales de l'un des créateurs de la Belgique.Leur philosophie, parfois discutable, ne nous avait pas échappé pour autant.Les pages de Jottrand venant ensuite, les pages de Devaux devant suivre, tout cela pose dans l'esprit un point d’in-terroçation.Pourquoi cette réédition de ces grands libéraux in- I transigeants qui ignorent ou méconnaissent tous la doctrine de l’Eglise, comme en convenait le comte Louis de Lichtervelde dans sa préface consacrée à Banning ?Banning ne croit pas au message de l'Eglise, pas plus cjue Jottrand.Nous réservons notre jugement sur les pages que 1 on nous offrira de Devaux et de Jean-Baptiste Nothomb ; mais tous quatre ils sont d'une école, d'un clan, d'une équipe qui, ouvertement ou secrètement, a dominé et dirigé la Belgique, souvent pour son bien, souvent aussi au détriment des intérêts catholiques.Et voilà pourquoi nous nous demandons cjuel est le but de cette collection.On ne nous présente pas une sérié d'écrivains d’une époque ; on nous présente exclusivement la doctrine d’un groupe réputé pour son sectarisme anticlérical, sous couvert de largeur de vues, de libéralisme quoi 1 La Belgique est un pays remarquable par sa pondération, par sa réussite dans le domaine économique.Qu’elle se garde des outrances qui ont fait tant de dommage à d'autres nations, qu'elle éloigne d'elle les controverses politiques et religieuses, qu'elle ne ressuscite pas le vieux sectarisme anticlérical ail y a cent ans.Qu'elle continue, au contraire, de faire l’admiration du monde par son esprit de travail, par son sens pratique, sa farouche DÉCEMBRE 1949 215 indépendance ; mais que cette indépendance ne croie pas devoir mépriser le latinisme, car la Belgique, que Jottrand le veuille ou non, a été imprégnée de la civilisation latine et aucun théoricien n'v pourra rien changer.Les pages de Jottrand sont fortes, écrites en un français impeccable, et la préface de Drion du Chapois est un véritable chef-d’œuvre de science politique qu’il faut avoir lu.Rodolphe LAPLANTE La Bibliographie internationale de philosophie1 UN IMPORTANT INSTRUMENT DE TRAVAIL L’Institut international de Philosophie dont le siège social est à Paris publie depuis 1937 un instrument de travail indispensable pour tous les chercheurs intéressés aux études philosophiques.L’Institut a publié deux volumes annuels durant les années 1937 et 1938 et la guerre mondiale a retardé la parution des volumes de 1939 jusqu’à la fin des hostilités.A peine fa guerre terminée le bureau de l’Institut dirigé par MM.les professeurs Léon Robin (Paris), Ake Petzàll (Lund) et Raymond Bayer (Paris) ont vu immédiatement à la reprise du travail déjà si bien commencé et dont la nécessité s'était avérée urgente.La publication d’après-guerre repart sur de nouvelles bases et vient d'être recommandée par l'UNESCO dans son Bulletin h /'intention des Bibliothèques (Unesco Bulletin for Libraries) comme l’instrument de travail indispensable à tous les chercheurs dans l’ordre de la philosophie et des sciences annexes.La Bibliographie répond également à l’un des besoins récents de la Fédération internationale des Sociétés de Philosophie fondée au Xe Congrès international de Philosophie tenu à Amsterdam en août 1948.Dans le but d'être plus pratique et de servir à un nombre toujours plus étendu de lecteurs, on a inauguré en 1947, la traduction en deux langues (anglais et français) de tous les titres des livres et des articles parus.1 Institut International île Philosophie, liibliographie internationale de Philosophie.Année 1947, 1er fascicule.Ouvrage publié avec le concours de l’UNESCO et du C N R S.Paris, Librairie philosophique J.Vrin, 1949.X-322p.25.5cm- 216 LECTURES Nous signalons à l’intention des lecteurs de Lecture* les avantages de présentation et de consultation de la Bibliographie.Elle se divise en six parties : la 1ère constitue, avec classement par pays, le catalogue mondial des éditeurs de philosophie ; la 2e, selon le même classement, est un recensement des revues philosophiques et semi-philosophiques avec tous leurs renseignements signalétiques ; la 3e codifie toute la production philosophique du semestre précédent avec toutes les caractéristiques nécessaires aux centres de documentation et aux bibliothèques, par ordre alphabétique d'auteur* (titre, indication de la langue originale, traductions, éditeur, année, format, nombre de pages, collection, avec les indications supplémentaires indispensables pour les articles de revues).Les trois dernières sont systématiques : la 4e reclasse toute la matière du volume topographiquement et chronologiquement ; la 5e présente un répertoire des philosophe^ et des savants étudii s dans les ouvrages et dans les articles cités au 3e catalogue ; la 6e et dernière constitue un véritable lexique philosophique analytique franco-anglais de la matière du volume classé par notions.Cette publication éditée par l'Institut international, patronnée par la Fédération internationale des Sociétés de Philosophie et soutenue par l'UNESCO est un organe essentiel de références et comme tel mérite d'être honorée d’un abonnement régulier de toutes les bibliothèques publiques et des bibliothèques d'institutions scientifiques et philosophiques.Cela est d’autant plus nécessaire que, à la suite de la guerre, le monde est devenu pour ainsi dire plus petit et que la collaboration internationale dans tous les domaines est du fait plus impérieuse ; les collaborateurs des divers pavs s’efforcent de donner les renseignements les plus I précis et les plus complets possibles.Ce travail complète avantageusement les excellentes bibliographies publiées par la Revue philosophique de Louvain dans son supplément bibliographique et par Philosophical Abstract*.Gaston CARRIÈRE, o.m.i.Membre du Comité d’Administration de l'Institut international de Philosophie, Université d'Ottawa.* Grâce à l'aide de l’UNESCO, l'abonnement annuel est de $3.Les membres de la Fédération internationale des Sociétés de Philosophie jouissent d'un prix de faveur de $2.Tous les membres des sociétés affiliées à la Fédération internationale sont bénéficiaires de cette réduction.11 faut prévoir en sus de l’abonnement, pour l’expédition des deux volumes de l’année, franco de port et en recommandé, la somme de 75 sous.Les inscriptions d'abonnements doivent être adressées à M.Raymond Bayer, 51, Avenue Georges-Mandel, Paris Ibc.Le versement s’effectue en dollars ou en francs suisses payables au taux du change courant, à la Fédération internationale des Sociétés de Philosophie, Union des Banques Suisses, 1, Place St-François, Lausanne (SUISSE).DÉCEMBRE 1949 217 DOCUMENTS A propos de publications communistes Souo le litre : les Communistes et l’excommunication, le R.P.Jloïae Roy, â.d.o., publiail, dano la Revue eucharistique du clergé octobre dernier (p.521-528), deo explications des plus pertinentes sur le décret d’excommunication et sur la situation des catholiques vis-à-vis du communisme.Avec la bienveillante permission de l’auteur de ce texte élaboré, nous en lirons les extraits suivants qui se rapportent directement au problème des lectures.N.D.L.R.Dans sa séance du 28Juin 1949, la Congrégation du Saint-Office a répondu à quatre questions précises qui lui avaient été posées relativement à l'attitude que les catholiques doivent tenir à l’égard du communisme.Voici le texte précis des questions et des réponses : 1.Est-il permis de s’inscrire comme membre aux partis communistes ou de les favoriser ?Rép.Négativement : car le communisme est matérialiste et antichrétien ; bien que les chefs communistes déclarent parfois, en paroles, qu'ils ne combattent pas la religion, ils se montrent, en fait, soit par leur doctrine, soit par leurs actes, hostiles à Dieu, à la religion et à l’Eglise du Christ.2.Est-il permis de publier, de répandre ou de lire des livres, des revues, des journaux ou des Jeuittes volantes qui soutiennent la doctrine ou l'action des communistes ou d'écrire dans ces publications 1 Rép.Négativement : car ces actes et ces écrits sont prohibés de plein droit, au canon 1399 du Code de Droit canonique.3.Peut-on admettre aux sacrements les fidèles qui, sciemment et librement, posent les actes envisagés dans tes deux premières questions ?Rép.Négativement : conformément aux règles ordinaires qui prescrivent de refuser les sacrements a ceux qui n'ont pa$ les dispositions requises.4.Les fidèles qui projessent la doc- trine matérialiste et antichrétienne des communistes, et surtout ceux qui la défendent ou la propagent, encourent-ils ipso fheto, comme apostats de la Joi catholique, /’excommunication spécialement réservée au Saint-Siège ?Rép.Affirmativement.Sa Sainteté Pie XII a approuvé cette décision, le 30 juin suivant, et en a ordonné la publication dans les Acta Aposlotica- oedis (1949, p.334).Explications Dans ce décret, la Congrégation du Saint-Office n’adopte aucune mesure spéciale nouvelle.Le communisme athée était déjà condamné depuis longtemps, notamment par l'Encyclique Uivmi Redemptoris (19 mars 1937).Précédemment la Commission d’interprétation des canons du Code avait meme étendu à ceux qui vont jusqu’à donner leur adhésion à des sectes athées (v.g.à des sociétés de militants des sans-Dieu) tous les effets juridiques encourus par les membres des sectes hérétiques ou acatholiques proprement dites (AAS.1934, p.494).Cette fois, le Saint-Office a voulu mettre les fidèles en garde contre une doctrine pernicieuse et il a simplement déclaré, de façon plus explicite, que le communisme tombe de plein droit sous les prohibitions générales de l'Eglise avec toutes leurs conséquences.[.) Comme on le voit, le décret distingue deux effets : 218 LECTURES a) Le rejus des sacre me nls (et parfois, quand c'est notoire, l'exclusion de la sépulture chrétienne et du droit d’être parrain) : à ceux qui, sciemment, sans y être contraints par la force, s'inscrivent à un parti communiste1 ou le Javo-ruent de quelque manière (v.g.par le vote), ou publient, répandent, lisent des livres, revues, journaux, tracts ou feuilles qui soutiennent la doctrine ou l'action communiste, ou écrivent dans leurs colonnes, même sans pourtant adhérer à cette doctrine1, — parce qu’ils collaborent ainsi illicitement à une doctrine contraire à la vraie foi et mettent en péril leur propre foi : faute grave de sa nature.b) IJ excommunication réservée spécialement au Saint-Siège (can.2514, § 1, 1°, 2°, § 2) : pour ceux qui adhèrent à la doctrine matérialiste et antichrétienne du communisme, et pour ceux qui ta déjendenl ou la propagent.La raison en est qu’ils sont devenus des apostats, puisqu’ils soutiennent une doctrine qui est en pleine contradiction avec le christianisme.Moïse ROY, s.s.s.• On remarquera que le décret emploie le pluriel « aux partis commu- nistes ».Le pluriel s'explique par le fait que les communistes peuvent être divisés en divers partis dans un seul et même pays (qu’on songe à la Yougoslavie).A ces partis, il faut ajouter, note COsservatore Romano du 27 juil.1949, les associations qui sont organisées directement par les communistes, telles que la Jeunesse communiste, les Syndicats communistes proprement dits, etc.Quiconque s’inscrit à ces associations pose un acte par lui-même illicite._ Chez nous, les mêmes relies s'appliquent au parti ouvrier progressiste, d’inspiration nettement communiste.Il est illicite de le favoriser ou de s'y inscrire.* Le canon 1399, qu’il faut rapprocher du canon 1384, déclare interdit de plein droit, ipso jure, sans autre décret spécial : 1.Les livres qui défendent l’hérésie ou le schisme ou gui tentent, d'une façon ou d’une autre de détruite les fondements de la religion (c.1399, 2°) ; 2.Les livres qui attaquent intentionnellement la religion ou les bonnes ' mœurs (c.1399, 3°) ; 3.Les livrer qui attaquent ou tournent en dérision un dogme catholique quelconque, défendent les erreurs condamnées par le Saint-Siège, qui raillent le culte cath.'iique, qi » intentionnellement discréditent et outragent la hiérarchie catholique, l’état cléi ^al < u religieux., les livres qui déclarent le divorce licite (can.1399, G9, 8 )., „ , ._ .Les raisons ne manquent donc pas de déclarer « illicite le tait de publier, de répandre et de lire les livres, les journaux, les tracts et jes feuilles volantes qui défendent la doctrine ou l’activité des communistes », si bien décrites dans dans les organes mentionnés dans le décret ».î Office, * il collabore en écrivant dans leurs colonnes », il met son talent ei a réputation au service du parti : cela est illicite et défendu.DÉCEMBRE 1949 219 Et les témoins de Jéhovah ?A la suite du précédent travail (p.528-530), le R.P.Roy traitait des Témoins de Jéhovah'.Ses réflexions à leur sujet sont non moins opportunes et éclaireront certainement plusieurs de nos lecteurs.N.D.L.R.Q.J ous jasez que les témoins de Jéhosali distribuent disers feuillets et parfois une resue d’une quinzaine de pages, « La Tour de darde », qui contiennent des attaques contre la S.J ierge, l‘Eglise et tes sacrements, surtout celui de pénitence.Pourriez-vous donner une réponse aux questions suivantes: 1.Ces resues et ces feuillets sont-ils à i Index « ipso facto » selon le canon 1399 ?2.Dans !affirmative, un fidèle qui se doutant à l’avance que l'Eglise défend ces lectures, en lit un exemplaire en entier ou en partie par curiosité, commet-il une faute grave ?3.Vn prêtre peut-il lire une ou plusieurs de ces revues pour répondre aux paroissiens qui l’interrogent sur les gros titres tendancieux placés en tête des divers articles ?4.Comment faudrait-il traiter les catholiques qui s’intéressent à cette secte et qui la favorisent ou s’g laissent prendre ?R.L J1 n’v a aucun doute que ces publications tombent « ipso facto » sous la défense de l’Index.Ce sont des écrits prohibés, notamment par les paragraphes 2, 3, 4 et 6 du canon 1399, où il faut entendre, d'après le canon 1384 § 2, non seulement les livres proprement dits, mais même les revues, les tracts, les journaux, les feuilles volantes et les autres publications répandues dans le public.On ne peut lire ni conserver ces écrits, qui contiennent la {ilupart du temps des attaques viru-entes et insidieuses contre tout ordre existant.2.En principe, la défense de lire un écrit prohil>é oblige # ex genere suo sub gravi » : on ne peut sans péché grave en lire une quantité ou une partie notable.Quant à déterminer exactement ce qui constitue la matière grave, ce n’est pas toujours aussi facile.Et d'abord toute matière qui met le lecteur en danger imminent de pécher mortellement, est grave.Ainsi le veut la loi naturelle.Mais lors même que le danger ne serait pas sérieux pour quelques-uns, il y aura désobéissance grave à l’Eglise pour tous ceux qui enfreignent cette loi dans une matière que l'estimation commune tient pour grave.Par suite, les moralistes admettent généralement qu’il faut considérer comme matière grave celle qui constitue par elle-même, c’est-à-dire pour la plupart des lecteurs, un péril prochain de péché mortel.Or ce péril, qui s'apprécie peut-être plus facilement dans les questions obscènes que dans les questions de foi, peut provenir soit de la quantité soit de la qualité de la partie qui est lue de façon illicite.Ainsi dans un livre et dans un opuscule où abondent les passages hostiles à la religion, — c’est le cas pour la plupart des publications de témoins île Jéhovah, — la lecture de cinq ou six pages quelconques sera une matière et une faute grave, à cause du danger prochain de lire ce qui est gravement périlleux.Un nombre moindre de pages (une ou deux) pourra même suffire, si l’on choisit les passages particulièrement dangereux.(Cf.entre autres, Vermeerscn : Theol.JIoralis, III, il.905).En conséquence, le fidèle qui reçoit un exemplaire de « La Tour de Garde » et qui, doutant de la licéité de son acte, le ht en entier, commet une infraction grave à la loi de l’Eglise.Il faudra tenir compte de son irréflexion, mais, en soi, il est coupable d'une faute mortelle.— S'il n’a lu qu'une partie de la brochure ou un simple feuillet de propa-ande, on devra juger de la quantité e sa faute, suivant la norme exposée ci-haut.L’évidente mauvaise foi de ces publications pourra peut-être en atténuer les effets nocifs ; mais elles manifestent un tel antagonisme contre tout ordre établi et contre toute religion qu’on y trouvera souvent en très 220 LECTURES peu de pages matière suffisante à une faute grave.— En pratique toutefois, il y aura assez rarement faute grave chez les personnes qui rapportent ces publications au presbytère, même si elles en ont lu divers passages, à cause de leur bonne volonté.3.Les prêtres sont soumis à la même loi de l'index que les lidèles et doivent y obéir comme eux.Leur fonction et la nécessité de répondre aux difficultés de leurs ouailles sont des motifs suffisants pour obtenir la permission de garder et de lire ces livres ou ces tracts : l’Ordinaire du lieu peut accorder cette permission à ses propres sujets, dans les cas pressants, pour des livres spécifiés en particulier (can.1402, § 1).Les permissions générales doivent être demandées au Saint-Siège.Quand il s'agit de donner, séance tenante, une réponse à un fidèle troublé par la lecture de tels écrits, il n’est pas interdit toutefois de faire un usage prudent de l’épichie et de présumer la permission, pour lire l’un ou l’autre passade de ces publications et rendre la paix à une âme, par une réponse immédiate.4.La réponse à la quatrième question ne fait guère de difficultés.Il faut appli- 3 uer aux fidèles qui favorisent l’œuvre es témoins de Jéhovah ou qui prennent rang parmi eux les règles contenues dans les décrets du Saint-Office contre les communistes.Leur action est gravement illicite : on doit leur refuser les sacrements tant qu'ils ne s’amendent pas.S’ils se sont contentés de répandre des brochures, sans prendre parti et cause pour la doctrine, ils ne sont pas passibles de l’excommunication.Mais tous ceux qui professent ou qui défendent les doctrines des témoins de Jéhovah, encourent comme hérétiques, pour ne pas tlirc comme apostats, une excommunication qui est réservée de la même façon que celle des militants communistes.S'ils donnent leur nom à re groupe.ils doivent être traités comme les membres inscrits dans les sectes acatholiques : à moins de venir à résipiscence et d’abjurer leurs erreurs ('-«* qui permet de les relever de ieur excommunication), ils ne peuvent contracter mariage avec un fidèle, sans une dispense dûment accordée, et ils doivent être privés de la sépulture ecclésiastique.Moïse ROY, s.s.s.FAITS ET COMMENTAIRES A travers les diocèses Le Congreo diocéoain de LA.C.de Jlonlréal Les lecteurs qui veulent vraiment avoir des renseignements complets et de première main sur la cinquième réunion annuelle du Conseil diocésain des associations catholiques de Montréal, sauront sans aucun doute les trouver dans /'Action calboliyue de Jlonlréal (déc.1949), l'intéressante revue mensuelle publiée par le Comité diocésain.Nous croyons cependant légitime d'exprimer ici notre joie du succès toujours grandissant de ces assises apostoliques.Le Congrès, qui a duré deux jours, — samedi 29 octobre et dimanche 30, fête du Christ-Roi, — avait comme thème cette année l'économie domeolique.Le dimanche avant-midi, après la messe où les congressistes profitèrent d'un solide sermon du R.P.Paul Fortin, s.j., eut lieu la présentation, en séance plénière, DÉCEMBRE 1949 221 des rapports de chaque comité d'étude ; Mgr Albert Valois, P.A., V.G., Directeur diocésain de l’Action Catholique, tira des conclusions claires et précises, dans une allocution débordante d’élan apostolique.La seance de clôture, sous la présidence d’honneur « de Son Exc.Mgr l’Archevcque, vit une foule encore plus nombreuse que l'année dernière remplir l’amphithéâtre de l’Université ] de Montréal.La bénédiction du Très Saint Sacrement fut suivie ¦ de la présentation des rapports sur le travail de l’année.La présidente diocésaine, Mme Willie Major, a fait un exposé solidement charpenté et détaillé des activités de l’Action catholique, au cours des derniers douze mois.Ce bilan des initiatives et des œuvres des divers Mouvements spécialisés, des Services et ?des campagnes particulières pour rechristianiser notre société, j Mme la Présidente a su l’animer de préoccupations doctrinales et apostoliques fidèles à l'enseignement de la hiérarchie sur « la mystique et la technique )> des mouvements spécialisés.Nous pouvions admirer non seulement les réalisations de ces mouvements, leur progrès, mais même leur structure, leur organisme à la fois diversifié comme la vie, grâce aux différents mouvements, et unifié comme elle encore, grâce à la fonction coordi-natrice du Comité diocésain.Mlle Marguerite Piché, vice-présidente diocésaine, a parlé des réalisations dans le domaine du logement, des succès très appréciables de la campagne d’habitation.M.Arthur Germain, vice-président diocésain, a décrit le magnifique travail de la Ligue de décence.Même si nous avons l’intention de revenir, dans un de nos prochains numéros, sur l’action judicieuse et efficace de la Ligue dans tant de domaines où la moralité est en cause, il nous fait plaisir de signaler aussitôt l’annonce officielle de la création récente d’un Service de lectures, dont le signataire de ces lignes est le président et la revue Lectured l’organe.Ce Service, selon les paroles mêmes du rapporteur, est « un organisme diocésain de renseignements, de propagande et de vigilance pour le maintien d’idées saines au point de vue doctrinal et moral ».Après la fine allocution du président diocésain, Me J.-Victor Cartier, et les paroles obligeantes de Son Honneur le maire Ca-millien Houde, Son Exc.Mgr l’Archevêque a tiré les conclusions avec une chaleur et une vigueur tout apostoliques.Mgr Char-bonneau a souligné que les luttes de l’Eglise sont inspirées par sa charité envers les âmes, sa sollicitude universelle envers les hommes ; en rendant un vibrant hommage à la mémoire de l’ancien président du Conseil diocésain, Me Eugène Simard, il a insisté sur la sympathie que nous devrions avoir « à l'égard de ceux qui sont responsables du gouvernement, spirituel et temporel » : rappel opportun de la grandeur et de la sagesse de la conception chrétienne de l'autorité ; il a surtout précisé s’appliquerait à la période de notre histoire qui va de 1720 à 1960.Durant ce temps, toute autocratie doit disparaître non sans grandes souffrances pour les nations, et enfin la paix régnera de nouveau parmi les hommes en 1960.L’auteur interprète images et textes, les appliquant à la Révolution française, à Napoleon, à la chute du pouvoir temporel de la Papauté, à la fin de la Turquie d’Europe, à Hitler et à Mussolini, à Roosevelt, à la Russie, aux conférences des Cinq et des Trois Grands.Finalement chacun peut vivre en paix dans son pavs, mais moyennant le sacrifice des intérêts particuliers au bien commun de î’hu-manité.Ces interprétations et applications sont très frappantes, elles semblent parfois vraiment s’imposer.Il s’agit donc d’un ouvrage intéressant et sérieux en son genre.La présentation et l’impression de premier ordre ajoutent à son attrait.On trouve, en appendice, le texte allemand original du père de la médecine hermétique.Eugène KITTLER, c.s.sp.RELIGION Méditations Leclercq (Chan.Jacques).Dialogue de l’homme et de Dieu.Edition nouvelle revue et corrigée.Tournai, Casterman, 1948.242p.20cm.• Les œuvres du Chanoine Leclercq touchent à des domaines variés : droit naturel, morale, spiritualité, humanisme chrétien, histoire religieuse.Dialogue de l’homme et de Dieu est une espèce 224 LECTURES de somme des idées maîtresses de l’auteur, une « symphonie )) selon son expression, où se retrouvent entremêlés les thèmes que chacune de ses œuvres développe en profondeur.Le Dialogue est, en conséquence, une œuvre synthétique et dense.Les pensées s'y expriment sans longueurs, les développements ne se prolongent pas plus qu'il n'est strictement nécessaire à l'intelligence de la pensee.Les divers aspects d’un même sujet semblent se juxta- Soser beaucoup plus çjue s'enchaîner.Leur lien est par le dedans.•n le saisit à la réflexion.Aussi est-ce un livre dont une première lecture ne peut épuiser la substance.Il faut y revenir.Il faut le méditer.D'ailleurs, les thèmes traités y engagent : Pen*er, Dieu, le Miracle, Créature, Seul*, Morale, Valeur* *piriluelle*, Société, /’Amour, Pourquoi Jé*u* ?Chrétien*, Catholique*, le Rêve.Le titre même de l’ouvrage est une invitation à chaque lecteur à devenir l'interlocuteur de ce dialogue sur des thèmes éternels et profondément humains en même temps.Dieu parle ici en ce sens qu'on le rencontre toujours forcément et tout naturellement au centre des problèmes de l’individu ou de la société, et que c'est en lui seul que s'entend la réponse qui ne déçoit pas, mais qui, au contraire, accomplit l’homme : « C'est par Dieu qu’il faut commencer, parce que c’est Dieu qui est d’abord, et c'est à Dieu que tout va, et par Dieu, et en Dieu, et qu'on se heurte tout le temps à Dieu, et que c'est tout le temps Lui qu'on recherche sans le savoir » (p.19).L'auteur est d’une franchise comme on l'aime de nos jours.Il en formule ainsi le principe : « Dire ce qu'on pense, parce qu'on le pense et parce qu il est bon qu’il y ait des gens qui pensent et disent ce qu'ils pensent » (p.15).Il ne prend jamais cfe détours.Il ne craint pas d'être dur ni de scandaliser quand il s'agit de dire une vérité opportune.Qu’on lise à cet égard le chapitre intitulé Chrétien*.Le livre de M.Leclercq n'est pas un exposé philosophique, ni dogmatique, c'est un (( livre de pensée et de vie )), un de ces livres dont nous avons besoin aujourd’hui pour penser plus juste, pour nous entendre dire la vérité sans fard, pour faire germer en nous cette inquiétude salutaire qui nous tire du matérialisme pratique, de la vague religiosité, du christianisme fade, pour ouvrir notre pensée et notre cœur à l'intelligence et à l'amour de Dieu par le Christ et par son Eglise.P.MARIE-ANTOINE, o.f.m.cap.Spiritualité Coiteux (Ferdinand), o.f.m.1//événement de Jé*u* dan* l’âme.Trad, et adaptation de sermons sur les mystères de l'enfance, par S.Antoine de Padoue.Préf.de Mgr Jos.Charbonneau.Montréal, Editions Franciscaines [1948].2v.18cm.(Me* mardi* à la radio, 4e série).L’Avènement de Jé*u* dan* l’âme est la quatrième série des DÉCEMBRE 1949 225 émissions radiophoniques du R.P.Coiteux.C'est plus qu'une simple traduction de certains sermons de saint Antoine que ces deux volumes nous livrent ; c'est aussi une adaptation que le Révérend Père essaie d'élaborer en se basant sur 1 étude et l’exégèse de la méthode antonienne, afin de populariser les enseignements du docteur évangélique.Ce faisant, l'auteur se propose le même but que se proposait saint Antoine lui-même : Faciliter et ouvrir plus large la voie à Jésus dans l’âme chrétienne, tout comme elle fut large et féconde dans la Vierge Marie.L'auteur veut faire œuvre d’apôtre ; il y réussit magistralement.G.SAINT-GERMAIN, o.s.m.Pinard de la Boullaye (H.), s.j.Exercicea epirituela de/on la méthode de S.Ignace.T.3 et 4.Paris, Beauchesne, 1946-47.2v.20cm.T.3 : Reirai lev el Triduume.T.4 : Conjérencee, examene.Tout le monde a entendu parler des Exercicee epiriluele de S.Ignace.Ses Fils en ont publié de nombreux commentaires.Il n'est pas toujours facile de s’orienter dans cette littérature spirituelle suscitée par ce chef-d'œuvre du fondateur de la Compagnie de Jésus.Mais les Exercices ont trouvé un interprète bien connu dans la personne du R.P.Pinard de la Boullaye.Ses Exercices epiriluele je Ion la méthode de S.Ignace sont un guide indispensable pour comprendre la spiritualité des Exercicee et pour aborder l'étude des écrits qui s'en inspirent.Le tome III est composé d'une retraite de huit jours, à trois instructions par jour, et de deux petites retraites de trois jours.Celle de huit jours a pour litre lee Privilégiée.Ce sont « les privilégiés de la grâce, les prêtres, religieux, simples fidèles mieux instruits des perfections infinies de leur créateur, de ses desseins ineffables et de sa volonté sur chacun d'eux.A ces privilégiés il a été beaucoup donné, il sera demandé beaucoup » (p.4).Les deux triduums ont pour titre l’Union à Dieu par Jéeue et A l’école de Marie.Le tome IV est une série de conférences spirituelles suivies d'examens de conscience.Ces conférences, au nombre de vingt-huit, d'un caractère pratique, sont destinées à servir aux retraites.Elles peuvent remplacer au besoin certaines méditations des deux volumes précédents ou s'y ajouter.Plusieurs en effet de ces méditations repondent à des besoins particuliers d'une catégorie de lecteurs, d exercitants, et du coup sont moins adaptées à d autres ; alors les conférences de ce quatrième volume obvient à cette difficulté en proposant une série de sujets valables pour différentes catégories de retraitants.L'auteur y traite de sujets qu'il est bon d'aborder dans toute retraite, comme la charité fraternelle et l'oraison ; il étudie longuement les devoirs et les vertus sacerdotales, comme la chasteté et le zèle.Enfin le volume se termine 226 LECTURES par une série de dix-neuf examens de conscience sur les devoirs et les vertus chrétiennes et sacerdotales.L'auteur soulève une série de questions et « rappelle sobrement quelques principes de morale ou d'ascèse, parce que tout renouveau de ferveur quant à la réforme de soi requiert un renouveau de conviction ».Ces ouvrages sont le fruit des expériences du R.P.Pinard de la Boullave comme directeur de retraites.Nous pouvons l'en croire quand il affirme que « le livre de S.Ignace est susceptible de transpositions et d'adaptations multiples, qui en facilitent une utilisation en quelque sorte indéfinie, et cela toujours en restant fidèle à sa méthode et à son esprit » (t.IV, p.V-VI).Les prêtres, les religieux, les aumôniers d’Action catholique, les âmes soucieuses de leur avancement spirituel trouveront dans ces Exercices opirituel* *elon la méthode de S.Ignace une nourriture abondante pour leur vie spirituelle.Les fruits que ces Exercice* ont produits dans les âmes depuis leur publication à Rome en 1548 sont connus.Le Pape Paul III dans sa Bulle d’approbation était bien inspiré quand il disait que « ces Exercice* [étaient] puisés dans les Saintes Ecritures et dans les pratiques de la vie spirituelle, et rédigés dans l’ordre le plus propre a toucher les âmes et à produire en elles des fruits de pieté ».Le Saint-Père y exhortait « de tout son pouvoir les fidèles de l’un et de l'autre sexe, tous et chacun d’eux en particulier, à faire usage d'Exercice* si remplis de piété, et à se former sur des enseignements si salutaires ».Ces conseils et ces souhaits du Pape Paul III gardent toute leur actualité en notre siècle où tant d’âmes oublient Dieu et où, heureusement, un grand nombre d’autres se sentent attirées vers un christianisme plus parfait, plus désintéressé, plus vivant.Ces âmes trouveront dans ces pages une saine et riche nourriture.Elles n'auront qu’à se féliciter de poursuivre leur .sanctification sous la conduite de S.Ignace.Les prêtres surtout et les religieux puiseront, dans ces pages du P.Pinard de la Boullaye, l'inspiration et le soutien d’une vie spirituelle solide qui conditionne toute vie apostolique vraiment féconde.Antonio BÉLANGER, s.s.s.Rouët de Journel (M.-J.), s.j.Texte* a*célique* de* Père* de l’Egli*e.Fribourg, Editions Herder, 1947.584p.21cm.Cette heureuse initiative permettra aux lecteurs peu familiarisés avec les langues latine et grecque de prendre contact avec la spiritualité patristique, avec la vie spirituelle des chrétiens des sept premiers siècles.La traduction est elegante, le P.Rouët de Journel connaît la doctrine des Pères et leur langue.Il a su rendre en français jusqu'aux nuances de ces vénérables textes, lettres, sermons, homélies, commentaires scripturaires, entretiens et biographies des anciens Pères.A travers cette traduction, nous percevons la DÉCEMBRE 1949 227 vigueur de la pensée d'un Tertullien et le langage plus nuancé, plus souple, d'un Augustin.Quand les extraitssont assez importants, il nous est donné de connaître la doctrine de l'auteur, et aussi un peu de sa personnalité qui transparaît naturellement dans son style.Même celui qui peut aborder la lecture du grec et du latin n’est pas toujours capable de saisir du premier coup ces richesses à travers la langue particulière à chaque écrivain.C'est l'avantage incontestable d’une bonne traduction de résoudre en partie ces difficultés.Trois index détaillés guident le lecteur et lui permettent une facile utilisation du volume.Antonio BELANGER, s.s.s.Tenneson (André), s.j.Présences de Dieu.Doctrine et pratique.Paris, Editions Saint-Paul [1947].127p.19cm.Cet ouvrage du R.P.Tenneson se propose d'aider l'élite chrétienne des laïcs aussi bien que les prêtres à « utiliser davantage dans leur vie intérieure ce fait, ce bienfait qu’est la présence de Dieu ».L’auteur s’attache en particulier à montrer l'actualité de cette présence et il en tire des conclusions pratiques : provoquer et préparer avec générosité les venues divines, en tirer le plus de profft possible, préserver avec soin le don divin et ne pas nous laisser vaincre en délicatesse et en prévenances.L'amour exige la réciprocité.è F Roland GERMAIN Histoire de l’Eglise * * * La vérité concernant le Cardinal Jhndszenlg.[Trad, de l'anglais.] Montréal, Fides, cl949.[S.p.] ill.25.5cm.$0.10 ($0.12 par la poste).Cette brochure en images aux couleurs vives vaut une longue conférence sur la monstruosité du communisme.On doit féliciter vivement les initiateurs de ce genre de propagande anticommuniste.Enfants et adultes parcourent avidement ces documentaires où l’image en dit beaucoup plus que le texte.J.-P.B.SCIENCES SOCIALES Questions nationales * * * La Vie Jranco-aniéricaine 1947.[Dixième rapport annuel.Plymouth,] le Comité permanent de la Survivance française en Amérique, 1948.476p.24cm.Cet ouvrage se définit lui-même : « le guide nécessaire de tous ceux pour qui le passé est une inspiration de l'avenir ».Concrètement, c'est une encyclopédie des faits et gestes de la 228 LECTURES vie française en Amérique au cours de l'année 1947.Il est naturel 3ue ce volumineux rapport insiste davantage sur les activités e nos groupes minoritaires échelonnés de la Louisiane au Nord Ontario et ae l'Acadie aux Rocheuses, plutôt que de s’attarder sur les manifestations de la vie nationale dans la Province-Mère.Avec un résumé des activités du Comité de la Survivance française, on y trouvera des comptes rendus de nos différents congrès comme celui de l'Association canadienne-française de l'Education en Ontario ; des rapports sur nos sociétés nationales d'assurance-vie et de bienfaisance ; des récits émouvants comme les événements de Radio-Edmonton, la tournée des petits chanteurs de Manchester au pays de Québec ; des causeries remarquables ayant trait à notre survivance et une foule de détails concernant le fait français ; personnalités à l'honneur, incursion à travers la presse, précisions historiques concernant l’origine française de cités et de territoires anglophones.La Vie Jranco-américaine 1947 est certainement un ouvrage qui doit avoir sa place au rayon de nos rapports annuels, et il est d'une consultation précieuse pour tous ceux qui suivent les luttes de nos minorités.P.GEORGES, o.f.m.cap.LITTÉRATURE Marion (Séraphin).Lee Ijdlree canadiennee d'aulrejoie.Tome premier.2e édition.Hull, Editions « l'Eclair )) ; Ottawa, Editions de l'Université, 1948.187p.20cm.$1.25 ($1.35 par la poste).On vient de rééditer le premier tome de l'ouvrage de M.Séraphin Marion, lee Ijeltree canadiennee d'aulrejoie.Cette réédition consacre de façon bien évidente le succès et le réel mérite de l'œuvre.M.Marion s'affirme un érudit de haute classe.Il a fouillé consciencieusement les vieilles collections dt la Gazelle de Québec, le premier journal imprimé au Canada.Minutieusement, il a feuilleté les pages jaunies, à la recherche de toutes les manifestations de l'activité littéraire canadienne, pendant la période qui va de 1764 à 1806.Qu’v a-t-il trouvé?Fort peu de choses.Quelques pages d'une prose oourrée d'anglicismes ; des pièces en vers cîe Voltaire ; nombre de poèmes pompeux, farcis de mythologie, remplis de louanges flatteuses à l’adresse des grands de l’heure ; des satires révolutionnaires d'abord, puis antirévolutionnaires, et finalement antibonapartistes.En un mot, des œuvres qui ont peu de valeur intrinsèque, et qui s'apparentent de très près à la « poésie sans poésie » du XVIIIe siècle français.Pourtant, de cette matière extrêmement pauvre, M.Marion a réussi à tirer un livre très intéressant.Il a su dégager de ces pièces éparses de littérature, de ces balbutiements poétiques, quelques conclusions qui éclairent singulièrement l’histoire de nos lettres.Il nous fait toucher du doigt l'influence voltairienne au pays des DÉCEMBRE 1949 229 « trente arpents de neige ».Il prouve la oraison.Trad, de l'italien par le R.P.Eugène de Ste-Thérèse-de-l'Enfant-Jésus, o.c.d.Paris, Le-thielleux, 1949.61p.19cm.Géraud (Joseph), p.s.s.Procédés actuels d'investigation de la conscience.Montréal, l'Oeuvre des Tracts, octobre 1949.16p.18.5cm.(Tract no 362) $0.15 ($0.18 par la poste).Goens (Abbé).Trouvailles catéchistiques.Vaison-la-Romaine, Editions Bonne Presse du Midi [1946].28p.21cm.Goens (Daniel).Un Cœur lendre et viril dans l'apostolat auprès des enfants.Essai de pédagogie à l'usage des éducateurs.Vaison-la-Romaine, Editions Bonne Presse du Midi [1945].15p.21cm.G'Sell (Dom Pierre).La Providence divine el nos malheurs.Paris, Lethielleux [1949].30p.18cm.Hoyois (Giovanni).Eglise et vie rurale selon les enseignements pontificaux.Préf.de S.Exc.Mgr Charue.Montréal, l'Ecole Sociale Populaire, octobre 1949.30p.20cm.(Tract no 427) $0.20 ($0.23 par la poste).Jacques (Jules).Christianisme.Bruxelles, Editions Novissima, 1946.252p.19cm.244 LECTURES Magnaud (Chan.P.).Méditations pour les jeunes séminaristes.II — Dilexit me.2e série de 60 meditations sur les Epîtres de saint Paul.Toulouse, Apostolat de la Prière [1949].170p.15.5cm.* * * Manuel de la Société Réparatrice du Cœur immaculé de Alarie.Baltimore, Révérend Père John Ryan, s.j.[1948].63p.14.5cm.$0.25 ($0.30 par la poste).Milhan (André).Le Rosaire de l’amitié.Ecully, Editions Amicitia [1948].45p.18cm.Morin (G.), orat.Le Baptême.Limoges, Droguet et Ardant [1947].28p.ill.15.5cm.(Coll.Au service de la Paroisse).Dans la même collection, du même auteur : La AI esse.45p.Le Sacrement des malades.26p.Paré (Simone).La Aléthode du service social des groupes.[Québec, Faculté des Sciences sociales] 1949.37p.18.5cm.(Cahiers du Service extérieur d’éducation sociale, vol.5, no 10) $0.15 ($0.18 par la poste).Petrequin (M.).Parlons tricot.[Paris] Bonne Presse [1949].137p.ill.18cm.Pie XII.Le Alonde du travail.Montréal, Ecole Sociale Populaire.24p.20cm.(Coll.Actes pontificaux, no 26) $0.20 ($0.23 par la poste).Richard (Abbé André).Repentez-vous, le Royaume de Dieu est proche.[Paris, Editions de (( l’Homme nouveau )), 1948.] 38p.15.5cm.(Coll.Alarana Tha).Rosat (Abbé A.-L.).Comment Dieu ma pris par la main.[2e edition.Pref.de Mgr Dubourg.] Paris, Oeper [1946J.63p.19cm.* * * Sacerdoce : lumière, joie.[Paris, Centre de Documentation, 1949.] 15p.ill.21.5cm.* * * La Sainte Trinité et la vie surnaturelle, par un Chartreux.Paris, Egloff et L.U.F.[cl948].86p.17.5cm.décembre 1949 245 Service de bibliographie et de documentation.Jles Fiches.Tablet tyAêmalique et analytique des années 1945-1949 (nos 161 à 240).Montreal, Fuies, 1949.62p.22cm.$0.75 ($0.80 par la poste).Tin bon (Gustave).LEchelle de Jacob.[Lyon] H.Lardanchet [1946].201p.19cm.Vivant (Jacques).Billets à Jean-Claude.Dessins de Robert Zicot.Tournai, Casterman, 1947.114p.ill.15.5cm.$0.90 ($1.00 par la poste).Pour les jeunes N.B.— Seuls les liores dont le prix est indiqué dans les réjé-rences sont en vente à notre librairie.Revues REVUES CANADIENNES * * * VAction nationale [revue mensuelle].Montréal, Ligue d'Ac-tion nationale (422 est, rue Notre-Dame).96p.18.5cm.Directeur : André Laurendeau.Vol.34, no 3.Nov.1949.L’Action nationale manifeste toujours l'esprit réaliste et le dynamisme qui m'avaient conquis lors de mes années de collège.Fidèle aux principes, elle ne se contente pas de les voir dans le ciel d'abstractions idéalistes, mais les poursuit en pleine vie, incarnés dans la trame de nos existences.L'on appréciera particulièrement, dans le présent numéro, une justification allègre et enthousiaste de 1 admiration que tant de gens portent légitimement a Péguy, justification qu Andre Laurendeau a intitulée : De la mesquinerie intellectuelle ; de même que l'exposé, par le R.P.Richard Arès, des problèmes 246 LECTURES que pose la Confédération.Cet exposé, dont la suite doit paraître en décembre, et qui d’ailleurs a été tiré à part, représente le travail le plus solide, le plus actuel et le plus opportun sur la question du Pacte confédératif.Il faut répandre a profusion un tel texte, alors que l’offensive centralisatrice d’Ottawa a pris une tournure des plus graves.T.B.* * * Marie [Revue bimestrielle].Le Magazine marial du jour.Nicolet, le Centre Marial canadien.64p.ill.26cm.Rédacteur : Roger Brien.Vol.Ill, no 4.Nov.-déc.1949.Ce numéro spécial de Aoèl de la revue Jlane est vraiment d’une exceptionnelle splendeur, par ses.articles nombreux d eve-ques et de théologiens éminents, de pieux laïcs, tous chevaliers servants de Notre Dame ; par ses photos hors-texte d un choix de premier ordre.On feuillette avec délices ce beau papier glace qui fleure comme la poésie des âmes en prière devant la Mere de Dieu et des hommes ; on s attarde, on.lit, on s associe spontanément à cet hommage collectif a la V ierge, un signe sur nos temps.Marie profite non seulement de la collaboration des fils les plus distingués de l'Eglise, mais reçoit régulièrement des témoignages comme celui qu on lit dans la lettre a M.Roger Brien, de Son Excellence Monseigneur Ildebrando Antomutti, Délégué Apostolique au Canada : 11 m'a fait grand plaisir d'apprendre que vous préparez pour la Noël un numéro-gala de la revue que vous dédierez au Saint I ere, et auquel de grands noms apporteront une collaboration précieuse.Je ne puis que vous féliciter et de votre zèle à répandre une dévotion solide, éclairée envers Marie, et de votre attachement au Saint Père qui représenté visiblement son Fils sur terre.Dans Marie Reine du Monde {h Annee garnit), le premier article de ce florilège, le directeur du Centre Marial canadien et de Marie nous dit les intentions qui ont présidé à cette « mosaïque mariale que d'illustres talents du monde catholique ont realisee » pour la Vierge, à l'occasion de Noël.O Mère, nous avons voulu que ce numéro spécial de Noël fasse étinceler deux joyaux dans l'âme et le cœur de nos lecteurs : votre Royauté universelle et la grâce de 1 Annee Sainte.Ces buts sont admirablement atteints.En raison des préoccupations littéraires et artistiques de Lectures, signalons particulièrement la splendide fresque historique de Son Excellence Mgr Celso Costantim, secretaire de la DÉCEMBRE 1949 247 S.Congregation « De Propaganda Fide », Rome, et president de la Commission pour les Expositions de l'Année Sainte : Marie, la mainte Jluoe de l’Art chrétien.Tous nos fovers devraient, à l'occasion des Fêtes et à la veille de l'Année Sainte, se procurer cet « album de doctrine et d art )) dedie a notre .Mere et a « notre grand Pape marial, Sa Sainteté Pie XII ».Théophile BERTRAND REVUES FRANÇAISES * * * Culture Catholique.Cahier mensuel.Paris, la Colombe (Editions du \ ieux Colombier).128p.19cm.Secrétaire de rédaction : Anne Leflaive.No 1, juin 1949.No spécial intitulé : Présence de la peneée chrétienne.La revue Eccléoia connaît un succès bien mérité.L'on ne saurait également trop recommander Culture catholique et surtout ce numéro spécial sur la Présence de la penoée chrétienne.Oui, la pensée catholique est présente partout au monde, à l'avant-garde de tous les progrès authentiques : les textes ramassés dans ces pages en donnent une nouvelle preuve.T.B.SIMPLIFIEZ vos affaires Abonnez-vous aux Revues et Journaux du monde entier en vous adressant au SERVICE GÉNÉRAL D’ABONNEMENT Settoit “BevUi 4234, rue DeLaroche — Montréal 34 Exposition permanente de REVUES CATALOGUE SUR DEMANDE FR.7383 248 LECTURES BIBLIOTHECA Section de TAssociation Canadienne des Bibliothécaires de Langue française Siège social i Université de Montréal, Bibliothèque, 2900, boul.Mont-Royal, Montréal Membres du Conseil : Président : M.Raymond Tanghe ; vice-président : M.Joseph Brunet ; secrétaire : Mlle Juliette Chabot / trésorier : M.Irénée Sauvé, p.s.s.; conseiller : le R.P.Paul-A.Martin, c.s.c., M.William Milette, le R.P.Fernand Guilbault, c.s.v., le R.P.Adrien Bergeron, s.s.s., M.J.-C.Bonenfant.Ont aussi voix consultative au Conseil : M.Benoît Baril, Mlle Marie-Claire Daveluy, le R.P.G.Houle, s.j.# le R.P.P.Trudeau, c.s.v.La cinquième assemblée annuelle de l’Association Samedi, le 5 novembre, avait lieu à l’Université de Montréal la cinquième assemblée annuelle de l’Association canadienne des bibliotn écaires de langue française.La journée débuta par une messe célébrée par M.l'abbé Irénée Sauvé, p.s.s., trésorier de l'Association.La première séance d’étude eut lieu à 9 h.15 ; après la prière, Mgr Olivier Maurault, p.s.s., recteur de l’Université, souhaita la bienvenue aux congressistes, religieux et laïcs, venus de plusieurs endroits de la province.M.Raymond Tanghe, président de l'Association, présenta d'abord un rapport sur Tes activités de l'A.C.B.F.durant l'année écoulée ; puis le R.P.Fernand Guilbault, c.s.v., secrétaire, fit lecture d'un rapport sur les activités intérieures i.e.celles qui ont trait aux réunions du Conseil d'administration.M.l'abbé Irénée Sauvé, p.s.s., exposa à son tour, à titre de trésorier, la situation financière de l’A.C.B.F.Il fit remarquer, entre autres choses, que le nombre des membres a beaucoup augmenté : l'Association compte actuellement 240 membres réguliers et 7 membres bienfaiteurs.Il signale aussi que de nombreux témoignages de sympathie et de félicitations ainsi que des dons substantiels ont été envoyés à l'Association par des membres de l'Episcopat canadien.En vue de l’élection du nouveau Conseil, on procéda ensuite à la nomination du président d'élection et des scrutateurs ; M.Benoît Baril fut désigné comme président d'élection, et M.DÉCEMBRE 1949 249 l'abbé H.Dubuc, R.Sœur Janelle, R.H., Mlles Cécile Martin et Thérèse Trépanier, comme scrutateurs.M.Tanghe présenta ensuite à l’auditoire M.le Dr William Kave Lamb, archiviste du Canada.Invité à parler du projet de Bibliothèque nationale au Canada, le Dr Lamb s’est exprimé en français ; il s'appliqua surtout à donner une idée du travail préalable à accomplir avant la réalisation pratique du projet.Il s'est étendu sur le problème de la création d'un centre bibliographique et sur la part que devront prendre nos bibliothèques canadiennes dans la constitution de ce centre.Après sa causerie, le Dr Lamb a répondu pendant plus d’une demi-heure à toutes les questions que les personnes présentes ont bien voulu lui poser.Après une intermission au cours de laquelle les congressistes furent invités à prendre le déjeuner et à visiter l’Université, les séances d’étude reprirent à 1 h.30 par un exposé fort intéressant, présenté par Mlle A.Bélisle, bibliothécaire à la Bibliothèque scolaire régionale St-Jean-Baptiste, sur les divers périodiques à l'usage des jeunes dans les bibliothèques juvéniles.D'après Mlle Bélisle, les enfants aiment beaucoup se reposer de l’étude en parcourant les revues adaptées à leur âge et souvent celles-ci les conduisent à la demande de volumes plus sérieux.Le R.P.A.Bergeron, s.s.s., bibliothécaire à la Bibliothèque circulante Notre-Dame du St-Sacrement, donna à son tour, un aperçu de l'aspect particulier que prend la bibliothèque qu’il dirige.En effet, ses lecteurs s’étendent à tout le Canada grâce au système de prêt postal.M.Bernard Vinet, membre du personnel de la Bibliothèque de l'Université de Montréal, parla ensuite du projet d’un catalogue collectif de vedettes matières.Il fut suivi de M.Joseph Brunet, directeur des Bibliothèques scolaires de Montréal, qui résuma la conférence du Dr Lamb et dirigea une longue discussion sur l'attitude que doit prendre l'Association à l'égard de ce projet de Bibliothèque nationale.En résumé, l'A.C.B.F.est très favorable à la création d’une telle bibliothèque et d'un centre bibliographique, mais elle exprime le désir, premièrement, que ce double organisme soit administré par une Commission interprovinciale dont les membres seraient nommés par les gouvernements provinciaux et, deuxièmement, que la Bibliothèque que l’on veut constituer soit appelée « Bibliothèque Fédérale )).En ce qui concerne les amendements à la constitution, l'assemblée décide qu’il n'y a pas lieu d'en effectuer puisque prochainement il sera nécessaire, en vue d’une incorporation, de refondre en entier cette constitution.Au sujet de l'incorporation, M.Tanghe fait lecture d'un document reçu du Secrétaire d'Etat à Ottawa et communique le résultat des consultations prises auprès de certains professeurs de droit à l'Université.Il résulte de tout ceci qu’il serait plus difficile d'incorporer l'Association à Ottawa qu'à Québec et que, dans un cas comme dans l'autre, il sera 250 LECTURES peut-être nécessaire de modifier le nom de l'Association.Après délibérations, l’assemblée demande au Conseil de continuer ses démarches en vue d’une incorporation à Ottawa même si elle paraît compliquée parce qu'une charte fédérale soulignerait mieux le caractère national de l’Association.Pour terminer l'assemblée le R.P.P.-A.Martin, c.s.c., directeur général de Fides et secrétaire de l'Ecole de Bibliothécaires de l'Université de Montréal, présenta le rapport de la commission chargée d'étudier le projet d'édition de fiches de catalogue, projet {)lutôt complexe et dont la réalisation repose, en définitive, sur a part que pourront prendre nos bibliothèques dans le lancement et le soutien d’une telle entreprise.Avant la dernière séance d’étude, M.Benoît Baril fit rapport à l'assemblée du résultat des élections : 1) Pour remplacer les trois membres du Conseil sortant de charge : Me Damien Jasmin, conservateur de la Bibliothèque St-Sulpice, Me Lucien Lortie, conservateur de la Bibliothèque du Barreau à Québec, et le R.P.Auguste Morisset, o.m.i., conservateur de la Bibliothèque de l'Université d'Ottawa ; les membres de l'association ont élu les trois personnes suivantes parmi les six qui avaient été soumises par le Comité de nomination : le R.P.Adrien Bergeron, s.s.s., M.J.-C.Bonenfant et Mlle Juliette Chabot.2) Le Conseil s’est ensuite réuni dans le but d'élire ses officiers.M.Raymond Tanghe et M.Joseph Brunet sont réélus comme président et vice-president, Aille Juliette Chabot est eelu comme secrétaire et M.l'abbé Irénée Sauvé, p.s.s.assume de nouveau la charge de trésorier.Voici comment est constitué le Conseil pour 1949-1950 : Président : M.Raymond Tanche, conservateur de la Bibliothèque de l’Universite, Vice-président : M.Joseph Brunet, directeur des Bibliothèques scolaires de la Commission des Ecoles catholiques de Alontréal, Secrétaire : Mlle Juliette Chabot, adjointe du Conservateur de la Bibliothèque Municipale, Trésorier : M.l’abbé Irénée Sauvé, p.s.s., conservateur de la Bibliothèque du Grand Séminaire de Montréal, Conseillers : a) à voix délibérative : le R.P.Paul-A.Martin, c.s.c., M.William Milette, le R.P.Fernand Guilbault, c.s.v., le R.P.Adrien Bergeron, s.s.s., M.J.C.Bonenfant.b) à voix consultative : M.Benoît Baril, Mlle Marie-Claire Daveluy, le R.P.G.Houle, s.j., le R.P.P.Trudeau, c.s.v., Cécile LAVOIE DÉCEMBRE 1949 251 L’oeuvre de l'A.C.B.F.en 1948-1949 Je m’associe, et tous les membres du Conseil avec moi, aux paroles de bienvenue que vient de prononcer Monseigneur Mau-rault, recteur de l'Université, et souhaite que cette journée soit fructueuse par les échanges d'idées et par les contacts qu’elle fera naître, source d'amitié et d’esprit de collaboration.Ayant à vous présenter un rapport moral sur la vie de notre Association depuis que la présidence m'en a été confiée, mon Eremier devoir est de vous signaler l'actif dévouement des mem-res du Conseil.Comme toujours le trésorier et le secrétaire ont assumé les fonctions les plus onéreuses et vous pourrez juger du résultat de leurs efforts par les rapports qu'ils vous présenteront dans quelques moments.Les autres membres du Conseil ont pris leur part d’activités non moins onéreuses pour leurs loisirs et très utiles à l’Association.Ainsi se sont organisés des comités a) pour le recrutement de nouveaux membres ; b) pour obtenir l’aide pécuniaire des autorités ecclésiastiques et civiles ; c) pour organiser les groupes de discussions (carrefours, forums ou colloques) ; d) pour étudier les modalités d'incorporation de notre association et explorer les possibilités d'une législation des bibliothèques ; e) pour activer la réalisation du projet d’éditer des fiches de catalogue.Tout cela répond aux vœux exprimés lors du congrès de l'an dernier et vous aurez des communications aujourd'hui sur l'état de plusieurs de ces sujets ; je voudrais dès maintenant vous mettre au courant des résultats obtenus sur quelques points.Au nom de l’Association, j’ai sollicité l'appui moral et pécuniaire de Nosseigneurs les évêques, des pouvoirs publics et de plusieurs grands corps publics.Plusieurs Evêques ont répondu avec générosité et sympathie ; leur geste nous a été d'un secours et d'un encouragement précieux ; le secrétaire provincial a répondu avec bienveillance qu’il prenait notre demande en bonne considération et il y aura probablement lieu de poursuivre nos démarches pour taire aboutir notre requête.Quant aux grandes associations, leurs réponses ont été empreintes de la plus évidente sympathie, mais diverses circonstances ne leur permettaient pas cfe donner une manifestation tangible de leur bonne volonté.Nous les remercions quand même.La vie d’une Association comme la nôtre, à caractère professionnel, se manifeste surtout par l'activité de ses membres ; c’est dans cet esprit que nous avons organisé des rencontres, appelées colloques, carrefours ou forums, pour discuter des problèmes techniques ou moraux gui se posent dans l’exercice de nos fonctions ; il y a eu des réunions de bibliothécaires intéressés aux lectures enfantines ; une autre où l’on a clarifié certains points de la censure ; deux autres où les discussions ont porté sur des questions 252 LECTURES de catalogue, de rédaction de fiches et d'emploi des mots vedettes.Il apparaît que le vœu des participants à ces réunions soit qu'elles aient lieu plus souvent ; les premiers pas avant été faits, il n'y a qu'à continuer dans cette voie l'an prochain et je à saisir l’occasion de ce congrès pour constituer d'études en vue de prochains carrefours.Encore u l'affaire des membres de réaliser ce programme.Le Conseil y aidera de toutes ses forces, mais il appartient à chacun de vous de suggérer des initiatives et de les faire aboutir.A plusieurs reprises j’ai exposé les buts de notre association et j’ai exprimé les vues du Conseil sur notre attitude à l’égard des autres groupes de bibliothécaires.Hélas, il y a des malentendus difficiles à dissiper.Nous ne voulons ni ignorer, ni combattre aucune autre Association semblable à la nôtre, mais nous voulons travailler dans l'indépendance, nous voulons conduire nos délibérations en Jrançaio et rester ce que noua aommea ; des bibliothécaires exerçant notre profession dans un esprit français et catholique.Notre Association se place donc sur un pied d'égalité confraternelle avec les associations nationales ou provinciales de langue anglaise.Dans cet esprit, nous avons délégué plusieurs de nos membres à des congrès ou des réunions organisés sous les auspices d'autres associations : M.Léo-Paul Desrosiers qui représentait aussi la Bibliothèque municipale, fut délégué au Congrès de la Canadian Library Association, à Winnipeg ; Me Lucien Lortie, a fait état de notre Association au Congrès Canadien de l'Enseignement post-scolaire qui s'est tenu à Québec ; et, à la suite de son intervention, les renseignements sur l'A.C.B.F.figurent dans le Répertoire National de l'Education populaire au Canada français qui vient de paraître (p.296-298).Enfin, le R.P.Paul-A.Martin, c.s.c., grand voyageur, a noué des contacts en Europe puis nous a représentés au récent Congrès d'Ottawa de Pax Romana.Enfin *il vient d'envoyer des renseignements sur l’A.C.B.F.au Comité canadien forme en vue de la préparation de l'Exposition universelle qui se tiendra à Rome pendant l'année sainte.A la demande du Conseil, j'ai écrit à M.l'abbé Maheux, membre du Comité constitué pour étudier la création d'une Bibliothèque nationale, pour le prier d'intervenir auprès des autorités compétentes afin d'augmenter la représentation des éléments de langue française au sein de ce Comité.M.Maheux a répondu, en résumé, que les membres du comité et le Dr Lamb en particulier, étaient favorablement disposés à l'égard de l'élement français et, de fait, quelque temps après, nous apprenions la nomination au sein de ce Comité, de deux bibliothécaires de langue française : le R.P.A.Morrisset, o.m.i., et M.Paul Houle.Un dernier mot ; cette assemblée annuelle nous fournit l'occasion d’exprimer des vœux, des résolutions ou de formuler des observations sur ce que vous attendez de l'Association ; ceux d’entre vous qui désirent faire connaître ses observations vous engage des groupes îe fois, c'est DÉCEMBRE 1949 253 ou proposer des vœux et résolutions voudront bien les soumettre par écrit à M.Jos.Brunet qui les inscrira à l'agenda pour qu'ils soient lus et fassent l'objet des discussions et de vote lorsque nous passerons à l'article « Lecture des vœux et résolutions )> qui figure au programme.Raymond TANGHE Voeux adoptés lors de rassemblée annuelle VOEU RELATIF AUX STATISTIQUES DES BIBLIOTHEQUES Considérant 1) que le système des statistiques fédérales ignore bon nombre de nos bibliothèques ; 2) que ce traitement nuit à la réputation culturelle du Québec ; L'A.C.B.F.1) engage les bibliothèques oubliées à envoyer leurs statistiques annuelles au Bureau fédéral des statistiques ; 2) prie le Conseil de l'Instruction publique du Québec de créer un organisme chargé de compiler et de publier annuellement les statistiques de toutes les bibliothèques qui existent dans la province.VOEU RELATIF AUX BIBLIOTHEQUES DE LA COMMISSION DES ÉCOLES CATHOLIQUES DE MONTRÉAL Considérant 1) que la Commission des Ecoles Catholiques de Montréal a décidé d'accorder aux bibliothécaires des écoles une gratification de $100.00 ; 2) qu'une formation technique adéquate chez les bibliothécaires contribuerait à assurer un service plus efficace ; L'A.C.B.F.1 ) félicite la Commission des Ecoles Catholiques de Montréal de son geste généreux ; 2) suggère que les bibliothécaires des écoles soient encourages a suivre les cours de bibliothéconomie qui les mettraient en état de s'acquitter mieux de leurs fonctions.254 LECTURES VOEUX RELATIFS A LA BIBLIOTHEQUE MUNICIPALE DE MONTRÉAL 1.L'A.C.B.F.exprime le vœu 1) que le budget des bibliothèques de la Ville de Montréal soit considérablement augmenté ; 2) que le personnel des divers services y soit accru et mieux rémunéré ; 3) cau, 302 pages en 2 volumes.$3.00 Les grandes heures du foyer, Chanoine Cordonnier, 176 pages.$1.00 Marie-Louise dvs champs, P.de Grandpré, 176 pages.$1.00 Les fiancés, Alexandre Manzoni, 480 pages en 2 volumes.$2.50 Introduction à la vie dévote, S.François de Sales, 320 pages.$1.50 À UN RELIGIEUX, UN PRÊTRE.À UNE RELIGIEUSE : La charte du royaume chrétien, A.Malo, o.f.m., 300 pages.$1.00 Le combat spirituel, Laurent Scupoli, 314 pages, relié, titré or.$1.50 Introduction à la vie dévote S.François de Sales, 320 pages.$1.50 L’Et&t de g ftee, Mgr Al.-A.Rov, 184 pages.$1.00 L’Action Catholique, Chanoine 1 il»erghien, 264 pages.$1.40 Notre-Dame du Cap, messagère de Dieu, J.d'Orléans, 210 pages.$1.25 Le catéchisme en anecdotes canadiennes, G.Thuot, 232 pages.$1.25 Les vi; gt siècles du fiançais, R.Denis, 440 pages.$2.25 POUR LES PLUS JEUNES : 1,08 albums Hérauts, illustrés en 4 couleurs.nos 1, 3.$0.75 no 6 La l ie de Jésus.$0.65 nos 4, 5, 7.8, 9, 10, 11.12.$1.00 A joui,-z l(W, pour frais de poste.FI DES • 25 est, rue Saint-Jacques # MONTREAL (1) 3* HR.BIBLIOTHÈQUES EN ACIER PROMPTE LIVRAISON Vous nous obligeriez en novs 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couleurs de Jacques Gagnier.Chaque volume : $1.50 (par la poste : $1.65).— MOZART SUR LE DISQUE J.-M.GABOURY Plaquette de 96 pages qui sera de la plus grande utilité pour tous les amateurs de musique.Une première partie est consacrée à la vie de Mozart, la deuxième analyse les oeuvres du compositeur, la troisième commente les meilleurs enregistrements, enfin la quatrième est une liste complète des disques des oeuvres de Mozart actuellement sur le marché.Magnifique couvertuie en couleurs par Jacques Gagnier.96 pages.$0.60 (par la poste : $0.65).— LA MISSION SPIRITUELLE DE LA MUSIQUE Sr HENRI DE LA CROIX Cet ouvrage reprend un sujet trop oublié de nos jours.L'auteur l’a traité avec une compétence rare.Son volume, bourré de références et de notes, prend la valeur d’un document.170 pages.— COMMENT AIDER LES VOCATIONS Abbé C.POISSON C'est un fait, et un fait alarmant que les vocations diminuent.Le problème est grave et doit intéresser tout catholique convaincu.Chacun a quelque chose à faire pour remédier à cet état de choses.Le présent ouvrage indique à tous les fidèles quelle collaboration ils doivent apporter à l'oeuvre du recrutement sacerdotal.64 pages.- MÈRES CHRÉTIENNES, DONNEZ-NOUS DES PRÊTRES Abbé C.POISSON La maman est la première à éveiller la vocation sacerdotale dans l’âme de ses fils.Combien de mères chrétiennes manquent à leur mission ! Cette plaquette veut être un appel émouvant à la culture des vocations et un guide dans le discernement des vocations.96 pages.RE Cl J £L FIDES JÜÜ 1375 25 est, rue SAINT-JACQUES MONTRÉAL-1 bibliothèque national _____ DU QUÉBEC
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