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Titre :
Lectures
Grâce à ses critiques littéraires, Lectures souhaite faire connaître la valeur intellectuelle et morale des nouvelles parutions tout en créant un barrage efficace contre les « mauvaises lectures ».
Éditeur :
  • Montréal :Service de bibliographie et de documentation de Fides,1946-1966
Contenu spécifique :
juin
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
chaque mois
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Lectures et bibliothèques
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Lectures, 1951-06, Collections de BAnQ.

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SOMMAIRE Page IDÉAL ET PRINCIPES Regard sur André Gide.Jean-Marie Gaboury, c.s.c.479 ÉTUDES CRITIQUES Dana mon jardin de Jeanne L’Archevêque-Duguay Midi elle Le Normand 483 Limitation dea naiaaancea et canarien ce chrétienne Paul-Eugène Charbonneau, c.s.c.485 DOCUMENTS Les lectures.Comité théologique consultatif de Lyon 491 NOTICES BIBLIOG RA PI 11 OU ES Choix d’ouvrages.494 Ouvrages.495 BIBLIOTHECA l a vie de l’Association .Paul-Aimé Martin, c.s.c.500 I.L'A.C.B.E.tiendra son congrès annuel à Montréal; IL Edition de fiches de catalogue ; III.La section régionale île Sherbrooke ; IV.L’Ecole de Bibliothécaires à Sherbrooke.Pour un système cohérent île bibliothèques au Canada TABLE DES MATIÈRES Tome VII (septembre 1950 à juin 1951) Articles de fond.512 Index des ouvrages.515 Index des revues.526 LECTURES REVUE MENSUELLE DE BIBLIOGRAPHIE CRITIQUE publiée par le Service de Bibliographie et de Documentation de FI DES organe du Service des Lectures de l’Action catholique du diocèse de Montréal Direction : Paul-A.MARTIN, c.s.c., aumônier du Service des Lectures Rédaction : Jean-Paul PINSONNEAULT, secrétaire du Service des Lectures Conseillers : M.Théophile Bertrand, Mme Marie-Paule Y’inay, M.Benoit Buril, respectivement président, présidente et trésorier du Service des Lectures.NOTES : 1.La revue est publiée mensuellement, de septembre à juin.Les dix livraisons de l'année constituent un tome.Le dernier numéro du tome (soit celui de juin), comprend une table méthodique des sujets traités ainsi qu'une table alphabétique des ouvrages recensés pendant l’année.2.Les références bibliographiques sont rédigées d'après les règles de la catalo-graphie.Les cotes morales en usage sont les suivantes : M Mauvais D Dangereux B?Appelle des réserves plus ou moins graves, c'est-à-dire à défendre d’une façon générale aux gens non formés (intellectuellement et moralement ).B Pour adultes.Un ouvrage dont le titre n'est suivi d'aucune de ces quatre mentions est irréprochable et peut être lu par tous.Publication autorisé* par l'Ordinaire CANADA : ÉTRANGER?le numéro.$0.35 Abonnement annuel.$3.75 abonnement annuel.$3.50 FRANCE : abonnement annuel.900 fr.CCP.PARIS 7262.50 FIDES — 25 est, rue Saint-Jacques, Montréal-l — PLateau 8335 Société FIDES, 120, Boulevard Raspail — Paris (Vie) — Littré 7385 TABLE ALPHABÉTIQUE ^*** Almanach des vacances.499.BEAL'DELOT (J).4*»7.COURTOIS (Ci).4^7.*** Essai su' Dieu, l'homme et l'univers.4'»6.*** La fille des marais, 44.8.(ilDE, (André).479.L'ARCHEAEQUE-DUGCAY (J.) 483.DES NOMS D'AUTEURS *** Limitation des naissances et cou science chrétienne, 485.MARMOITON (V.).448.RARE (G.), 495.RO FUTAILLE (II.).449.Par ion personnel compé ?ent, notre %er*ice «nein-t.ent det relations e*ec oei client» et dei éditeurs de périodique» déni TOUTES LES PARTIES DU MONDE.Itemaïutez notre colttioiit SERVICE GENERAL D'ABONNEMENT (B55Î SctuM Sanil nSrîTl Tel.: FR.7313 4234, de la Roche, Montréal-34 Très Imporlsiiil Renouvelez dès maintenant votre abonnement à LECTURES alin d'éviter tout retard dans la livraison en septembre.Autorisé comme envoi postat de la deuxième classe.Ministère des Postes.Ottawa IDÉAL ET PRINCIPES Regard sur André Gide Vous avez sans doute lu, chez Georges Duhamel, la savoureuse présentation de l'écrivain qui se retrouve devant la page blanche.« Il va falloir passer de l'état d'inertie à l’état de mouvement.Il va falloir mettre en branle la déconcertante machine intellectuelle.Devant cette nécessité, le premier mouvement de l'homme est un mouvement de fuite.Il cherche quelque prétexte à différer l’instant de l'épreuve et le moindre prétexte lui est aussitôt bon.Qu’un bruit se produise dans la rue, et il court à la fenêtre.Que son vêtement fasse un pli, et il va se déshabiller.» Je crus pourtant être parfaitement lucide, en pleine possession de mes facultés, lorsque j'acceptai d’écrire ces quelques lignes sur André Gide.Les exigences du sujet me paraissaient bien précises, et déjà formidables.La distance fausse les perspectives et la présomption se moque de l’âge.Après avoir rassemblé consciencieusement mes souvenirs et les avoir rafraîchis par de nouveaux recours aux textes, après avoir en mon esprit élaboré plan et rédaction, j’ai regretté avec amertume de ne pas avoir parodié la parole du Psalmiste : « Non nobis, Domine, non nobis ».Avec infiniment plus de raisons eul être nuisible ou tout au moins un certain nombre de dangers disparaissent.Conclusions.Ainsi donc il est nécessaire tie rappeler aujourd'hui : que la liberté des lectures est limitée strictement par le respect tics prohibitions de la Commission Pontificale de l’Index, dans les conditions qu’elle a elle-même fixées : qu’en dehors de ces indications précises de l’autorité religieuse, il reste qu’une conscience chrétienne bien formée doit savoir s’interdire sévèrement nombre de lectures en vertu même des exigences formelles et claires de la foi et de la morale ; — et qu'au delà, quand il s’agit a ouvrages dont la nocivité est relative et la lecture peut comporter quelque profit certain, il apparaît que c’est au dedans de I âme chrétienne que l’on peut discerner, dans une foi vivante, cultivée, constamment développée, dans une maîtrise tic soi-même acquise et maintenue par une ascèse sévère et permanente, et «lans un humanisme large et délicat, les conditions de lecture non seulement inoffensive, mais même profitable de certains ouvrages.Ajoutons ou’il est nécessaire, à l’heure actuelle, d’attirer plus fortement l’attention de nos contemporains et spécialement des jeunes sur les impératifs de la prudence en matière tie lecture.Enfin, comme on est rarement l>on juge dans sa propre cause, et que le péché est habile à présentera l’esprit, avec des apparences tie vérité, ties motifs foncièrement erronés, il ne sera pas superflu de s’entourer de conseils éclairés, comme on en peut trouver dans les notes bibliographiques de nos revues catholiques et dont l’application individuelle sera encore facilitée par une interrogation confiante à son confesseur ou a son directeur.• • * Les réflexions précédentes amènent naturellement à d’autres conclusions.Sj le danger ties lectures reste aujour-rce à revoir, et c’est une véritable Somme qu’il a fallu écrire pour y ré-pomlre, comme en témoigne le titre de ce volume.Les principales questions traitées dans ces pages sont les suivantes : l'existence de Dieu et le matérialisme contemporain ; l’origine de l’homme et les récentes découvertes des sciences naturelles ; le monde, son origine et sa structure au regard de ta science et de ta Joi ; d’oil vient la vie 7 ; g a-t-il une âme 7 ; l'origine de la religion ; le problème du Christ ; les conditions économiques et sociales de l'établissement du christianisme ; le christianisme primitij et son cadre historique ; l'Eglise chrétienne, catholique, romaine ; les origines du christianisme en France ; les origines de la réjorme protestante ; la religion et te progrès politique et social ; la religion et ta crise actuelle du capitalisme ; le matérialisme dialectique, philosophie du prolétariat.Chaque chapitre est suivi d’une bonne bibliographie, et l'ouvrage, complété par un questionnaire divisé suivant les chapitres.Il est pratiquement impossible de tlonner ici un aperçu et une critique de ces chapitres en particulier, puisque chacun constitue à lui seul un petit traité rempli de doctrine.Nous nous permettrons seulement deux remarques en vue d’une réédition future fort souhaitable.Tout d’abord le premier cha- 496 LECTURES pitre, sur 1‘existence de Dieu et te matérialisme contemporain, par le chanoine Dondeyne, malgré la réputation bien méritée de cet auteur, nous semble réellement abstrus, difficile à comprendre pour des non spécialistes, et (iar conséquent de nature à prévenir es esprits sur l’ensemble du volume.Nous conseillons même à ceux qui ont l'intention de travailler dans l’Essai sur Dieu, l’homme et iunivers de ne pas débuter par la lecture de ce chapitre.II aurait peut-être mieux valu, dans ces pages liminaires, faire un exposé très sommaire et beaucoup plus élémentaire des diverses doctrines marxistes, en montrant la nécessité d’une réponse catholique du point de vue de la foi.L'aspect philosophique du matérialisme dialectique est d'ailleurs repris et traité de main de maître par Gustave-André Wetter dans le dernier chapitre.L'initiation aux arcar.es du matérialisme dialectique dans l'intri-gation de ses rapports ou de son opposition avec la synthèse chrétienne, nous semble trop compliquée pour qu’on puisse dès le début essayer d'en donner un aperçu aussi dense que celui du premier chapitre.En second lieu, l'étude très scientifique et très documentée de G.Vande-broek sur l’origine de l’homme et Us récentes découvertes des sciences natu-relUs, c'est-à-dire, sur le problème de l'évolution à partir de Chordés jusqu'à l’homme actuel, aurait semblé beaucoup mieux en place après le chapitre 4ième, car le chapitre 3ième étudie l'origine du monde physique et le chapitre 4ième, la vie.Il serait tout naturel de traiter ensuite de l'évolution jusqu'à l'homme pour passer après cela, avec le chapitre 5ième, à la question de lame.A la fin du chapitre on déclare simplement que l'auteur, malgré sa conclusion é/olutionniste, ne nie aucunement la création de l’âme et ne refuse pas d'admettre que l'évolution est dirigée par la causalité divine.Un ouvrage aussi important se devait de comprendre une solide réponse thcologique aux problèmes reli-ieux et philosophiques posés par la octrine mitchourienne de l’évolution, en faisant la synthèse des données scientifiques irréfutables et de l’ensei- Snement de la foi.Car si, dans le cours u temps, un perfectionnement des espèces apparaît incontestablement, tout ce progrès de l’animal vers l’homme à partir des vivants les plus élémentaires, ne se comprend bien que dans la perspective d'une action incessante de la causalité divine dans le monde, action toujours créatrice, toujours productrice de ce plus parfait dépassant sa cause, intervention évidente et incessante de l'Intelligence suprême et de la Puissance ordonnatrice qui donnèrent la première impulsion a cet univers admirable et le poussent à chaque instant dans sa progression vers l’esprit.J.LAROCHELLE Questions pastorales COURTOIS (Abbé Gaston).Jeune prêtre.Notes de pastorale critique.3e édition revue, corrigée et augmentée.Paris, Union des Oeuvres Catholiques de France (1950).197p.22cm.Tous les prêtres et les éducateurs ont entre les mains quelque œuvre de M.Courtois.Et c’est à juste titre, car il est un des guides les plus sûrs du prêtre d'aujourd'hui désireux de vivre pleinement et de faire rayonner son sacerdoce dans le monde moderne.Les jeunes prêtres méditeront avec (jrand profit les conseils que l’auteur eur adresse dans le présent ouvrage.Conseils sans prétention et d'autant plus précieux qu'ils sont toujours marqués au coin de l'expérience, basés sur une psychologie avertie des âmes d'aujourd'hui et inspirés par un esprit surnature] et sacerdotal communicatif.Ce livre s’adresse au « Jeune prêtre » de France, mais le jeune prêtre de chez nous le lira avec profit.Chaque chapitre apportera lumière dans les différents domaines où doit s’exercer l'apostolat du jeune lévite.Il y trouvera même d’heureuses suggestions.Bien des erreurs et des désillusions, toujours pénibles à un zèle inexpérimenté lui seront évitées par ce guide sûr.P.MARIE-ANTOINE, o.f.m.cap.JUIN 1951 497 LITTÉRATURE Roman BEAUDELOT (J.).T,a Jaute de Pauline Hours,mil.|Paris] Bonne Presse 11951 ).201p.ill 20cm.(Coll, le Ruban bleu).Pour adultes Dès sa jeunesse, Pauline Boursault a pris l’habitude de s'oublier pour se dévouer aux autres.Des deuils nombreux l'ont laissée seule dans la vie.C’est alors qu'elle hérite d’un oncle une grosse fortune, dont une importante maison à Paris.Pauline veut transformer celte propriété en orphelinat pour enfants abandonnés, mais la guerre de 1959 éclate et la maison devient une clinique pour grands mutilés.Parmi eux, un enfant de l’Assistance publique, Pierre, abandonné de tous, se refuse à vivre et tente de se donner la mort en arrachant ses pansements.Il n'a jamais connu sa mere, a toujours ignoré l’affection, la chaleur du foyer.Bouleversée par tant de malheur et pour forcer Pierre à accepter la vie, Pauline lui assure qu’elle est sa mère.Elle ira jusqu’à le jurer, et le blessé, radieux, la croit et se reprend à vouloir vivre.Torturée par ce mensonge, Pauline se confie à l’aumônier qui la réconforte.Mais comment pourra-t-elle reconnaître un enfant qui n'est pas le sien ?El Pierre ne finira-t-il pas p«.r apprendre la vérité et l’héroïque abnégation de Pauline?Sur ce thème neuf et d’une haute élévation morale, l’auteur a construit un roman magnifique.Il fourmille de notations justes, de descriptions sobres et évocatrices, il baigne dans une atmosphère saine, émouvante et vraie.Bien qu’il s’agisse dans ces pages d’un cas exceptionnel, le lecteur chrétien ne doit pas oublier que le mensonge grave demeure un acte matériellement coupable et formellement interdit.L’action de Pauline Boursault a été commise dans un désarroi complet et en face d’une vie à sauver.Contentons-nous de recueillir la leçon de son exquise et héroïque charité.BIOGRAPHIES * * * I.a fillt des marais, Maria Gorefli.(Tours] Maine [1951].87p.h.-t.21cm $1.25 ($1.55 par la poste).En 1902, au cours de l’étc, une petite fille on historien — ne s'est pas laissé écraser par les travaux de ses prédécesseurs ou les discussions ou exposés des postulateurs de la Cause.Il a pris connaissance de tout niais a su dégager l’essentiel ; c'est ce qui donne a sa biographie cet élan, cette envolée, ce quelque chose d'aérien qui ravit.Enfin, l’on sent que le P.Marmoiton, oui a été un des plus grands apôtres de la communion fréquente, de la communion des enfants et de la Croisade dans la génération qui s'achève, s’est enthousiasmé pour son héros, dont les décrets libérateurs ont tué les séquelles du jansénisme attardé.LIVRES POUR LES JEUNES • * * Almanach des vacances 1VH.[Paris] Bonne Presse, 1951.95p.ill.21cm.Cet almanach a été particulièrement étudié pour répondre aux goûts de ses jeunes lecteurs.Présenté sous une couverture artistique en trichromie, il contient 95 pages abondamment illustrées en trois couleurs.Et que de textes substantiels et variés !.Voici d'abord un calendrier illustré des trois mois de vacances ; des chants, avec paroles et musique : J/on beau chalet, La ronde de la belle année, Chantons, etc., pour accompagner les promenades et les excursions.Les jours de pluie, on organisera des saynètes et sketches amusant : « Une halte dans la forêt », « Mi-Carême », dans lesquels les enfants pourront satisfaire leur grand plaisir de se déguiser.Pour ceux que la lecture captive, voici des contes et des nouvelles : A l’abordage, Poursuite sous te soleil, Parions, Un meuble étrange.Le sport n'est pas oublié, avec la revue des grands champions ; pas plus que le cinéma : « Parlons du dessin animé ».L'Almanach offre aux âmes sensibles de belles poésies illustrées : Biquette, biquets., Jeunesses héroïques ; à tous, des comiques désopilants, avec Papus ; des histoires pittoresques : Le missionnaire et quatre lions, Métiers d’autrefois.Enfin, voici des travaux et bricolages.Pour les garçons : des modèles réduits d'avion : Le Hagard, et le bateau : le Saint-Christophe ; le tobogan, le téléférique : l’er.r les cimes, le vélo à voile.Pour les filles : le bonnet de Na-dette, un modèle de sac à ouvrage, 2 tableautins : /.'Assomption et Saint Louis.* * * ROBITAILLE (Henriette) Le monstre des abîmes.[Paris] Bonne Presse [1951].s.p.ill.26cm.Six enfants en vacances décident d’aller explorer une grotte de la région des Causses.Elle paraît peu profonde et ils sont déçus, car ils ont apporté des provisions pour une longue randonnée.Soudain, une explosion dans la carrière voisine ! La terre tremble, des blocs de rocher obstruent l’entrée de la grotte : les enfants sont prisonniers.Ils trouvent une issue au fond du trou, s'y engagent, à la recherche d'une sortie a l'air libre.Mais ils vont passer de longs jours sous terre et connaîtront des aventures auxquelles ils ne s'attendaient pas.Heureusement, les jeunes explorateurs sont endurants et braves, car ils seront terrassés par la fatigue, assaillis par la faim, glacés, mouillés, surtout terrorisés lorsqu'ils se trouveront en face des monstres préhistoriques qui hantent les lacs souterrains.Près de leur échapper, ils seront acculés au fond d’une galerie sans issue.Est-ce la fin?La Vierge des abîmes va-t-elle les abandonner?Grâce à elle ils sont recueillis par une aimable originale venue s installer (lans les grottes pour fuir une guerre atomique qu’elle croit imminente.Mais les aventures ne sont pas terminées pour autant ; ce n'est qu’après avoir connu de nouveaux périls que les enfants recouvreront leur liberté.S'il y a des moments tragiques dans ce roman, l’humour et la bonne humeur d'Henriette Robitaille les transforment en incidents souvent très drôles, toujours amusants.Ce livre passionnera les garçons, même beaucoup de filles habituées à être, aussi courageuses.Les nombreux dessins de Picrdec animent le récit avec beaucoup d’art.JUIN 1951 499 BIBLIOTHECA Section de l'Association Canadienne des Bibliothécaires de Langue française Siège social t Université de Montréal, Bibliothèque, 2900, bout.Mont-Royal, Montréal Membres du Conseil: Président: M.Joseph Brunet; vice-président: M.Raymond Tanghe;secrétaire: Mlle Juliette Chabot / trésorier: M.Irénée Sauvé, p.s.s.; conseillers : le R.P.Paul-A.Martin, c.s.c., le R.P.Fernand Guilbault, c.s.v., le R.P.Adrien Bergeron, s.s.s., M.J.-C.Bonenfant, Mlle Cla*rea Audet.Ont aussi voix consultative au Conseil : M.Benoit Baril, Mlle Marie-Claire Daveluy.le R.P.G.Houle, s.j., le R.P.P.Trudeau, c.s.v.A travers le monde des bibliothèques LA VIE DE L'ASSOCIATION L'A.C.B.F.tiendra son congrès annuel à Montréal.Le prochain congrès de l'A.C.B.F.se tiendra à Montréal, les 6, 7 et 8 octobre 1951.Il aura comme thème « Culture et conscience professionnelle ».Des bibliothécaires ae marque, des théologiens et des hommes de lettres seront appelés à traiter ce sujet d’extrême importance pour tous les bibliothécaires.Le congrès s'ouvrira à l'Université de Montréal le samedi matin à 10 heures.Le soir, un dîner officiel réunira les congressistes au Cercle universitaire.La séance du dimanche matin se tiendra à la Bibliothèque municipale tandis aue celle de l'après-midi aura lieu au Jardin botanicme.C'est là que la Ville de Montréal offrira à 6 h.p.m.une réception aux délégués.Le lundi matin, les congressistes se réuniront à la Bibliothèque Saint-Sulpice.A la fin de l'avant-midi, on procédera au dépouillement du scrutin et on proclamera le nouveau conseil.Dan9 l'après-midi, le9 délégués visiteront le vieux Montréal.Tous ceux qui ont assisté au congrès de Québec l'année passée en sont revenus enchantés.Il est permis de croire que le congrès de Montréal sera tout aussi fructueux et agréable.Les membres de l’Association recevront prochainement le programme détaillé des séances du congrès ainsi qu'une feuille d'inscription.Les personnes qui désireraient assister à ce congrès et cjui ne sont pas membres de l'Association voudront bien se mettre en communication avec le secrétariat de l'A.C.B.F.à l'Université de Montréal.Edition de fiches de catalogue Lors des trois derniers congrès annuels de l'Association, des communications ont été présentées au sujet d'un projet d'édition de fiches de catalogue.Les membres présents au congrès de Québec ont approuvé une entente en vertu de laquelle les fiches seront éditées par Fides sous le patronage de l'Association.Cette entente, soigneusement revue et corrigée selon les désirs 500 LECTURES exprimés lors du congrès, a été signée le 1er mars dernier.Elle prévoit la nomination d’un comité qui jouit des prérogatives suivantes : 1) établir les principes de normalisation des fiches ; 2) décider en dernier ressort de la forme technique des fiches ; 3) choisir les livres dont on éditera les fiches ; 4) fournir le texte définitif des fiches d’après un exemplaire, dans le cas des nouveautés, qui sera fourni par Fides.Ont été nommés membres de ce comité : M.Joseph Brunet, directeur des bibliothèques scolaires de la Commission des Ecoles catholiques de Montréal et président de l'Association ; Mlle Juliette Chabot, adjointe du conservateur de la Bibliothèque de la Ville de Montréal et secrétaire de l'Association ; M.Bernard Vinet, bibliothécaire à l’Université de Montréal ; M.Pierre Matte, bibliothécaire à l’Institut social populaire ; M.Bernard Léveillé, bibliothécaire à l’Oratoire Saint-Joseph ; Mlle Cécile Lavoie, membre du service des bibliothèques de Fides, et le soussigné.Le comité a tenu de nombreuses séances en ces dernières semaines ; il espère que les premières fiches paraîtront au début de l’été.Les bibliothécaires recevront prochainement une circulaire à ce sujet.Disons pour le moment que les fiches seront tirées sur resse d’imprimerie.Elles auront donc £eu près la même présentation que es tie la maison H.W.Wilson ou de la Bibliothèque du Congrès.Chaque série de fiches se vendra $0.12.Les commandes pourront être payées au moyen de timbres spéciaux que l’on pourra se procurer a Fides.Il sera possible aussi de s’abonner à toutes les fiches publiées dans l'année.Le {>rix de l'aoonnement sera déterminé orsque le comité aura fixé le nombre de fiches à paraître chaque année.La section régionale de Sherbrooke La section régionale de l'A.C.B.F.de l'archidiocèse de Sherbrooke, dont noun annoncions la fondation dans le dernier numéro de Lectures, déploie une activité que nous tenons à signaler d'une façon spéciale.Convoquée par M.l'abbé Wilfrid Côté, la première assemblée de la section a été tenue à l'archevêché de Sherbrooke le 3 mars dernier.Plusieurs bibliothécaires y ont Bris la parole, notamment M.l’abbé lermini Dubuc, du Séminaire de Sherbrooke, le R.P.Théodore Roy, c.ss.r., de la paroisse N.-D.-du-Per-pétuel-Secours, Mlle Marie-Ange Boisvert et M.Jacques Bocage.Al.l'abbé IL Dubuc a traité de l’échange des revues et des livres entre les bibliothèques de la région ; le R.P.T.R03’, de son côté, a exposé les raisons pour lesquelles les bibliothécaires de l’archidiocèse doivent se rallier à l'A.C.B.F.; Mlle M.-A.Boisvert a communiqué des statistiques sur les bibliothèques publiques au Canada en 1947 et elle a conclu à l’importance pour toutes nos bibliothèques de fournir au Gouvernement fédéral des stati: tiques précises.Enfin, M.Jacques Bocage a traité de l’éducation par le film.Il a souligné que la cinémathèque est le complément normal de la Bibliothèque.Le conseil de la section, nommé lors de cette assemblée, se compose comme suit : M.l'abbé Wilfrid Côté, président, M.l’abbé H.Dubuc, vice-président.Aille Marie-Ange Boisvert, secrétaire, R.P.T.Roy, c.ss.r., trésorier, le R.Frère Marie-Hector, F.E.C., conseiller.La section de Sherbrooke a jugé avec raison qu'une action vraiment efficace suppose en premier lieu le contact avec toutes les bibliothèques de la région.C’est pourquoi le 3 avril dernier, M.l'abbé Côté faisait parvenir un questionnaire aux curés du diocèse.Le 17 mai, un autre questionnaire était envoyé aux bibliothèques elles-mêmes.Grâce à cette enquête, la section de Sherbrooke compte déjà un rand nombre de membres.Il convient e féliciter les autorités de l'archidio-cèse, notamment S.E.Mgr Philippe Desranleau, de l'appui entier qu'il a bien voulu donner a la nouvelle fondation.L’Ecole de Bibliothécaires à Sherbrooke Un tel intérêt pour les bibliothèques a incité le conseil de l’Ecole de bibliothécaires de l'Université de Montréal à donner cette année des cours d’été à Sherbrooke.Une seconde session se tiendra en cette ville en 1952.Ces deux sessions comprendront 200 heures de cours environ.Elles conduiront au diplôme de bibliothéconomie et de juin 1961 501 bibliographie décerné normalement aux candidats qui suivent les cours du samedi après-midi à la Bibliothèque municipale de Montréal.Le conseil de l’Ecole prévoit que l’inscription à ces cours sera considérable.Des bibliothécaires et des aspirants bibliothécaires venant de diverses régions tic la Province se joindront à ceux de Sherbrooke pour approfondir durant trois semaines, à partir du 9 juillet, les principes fondamentaux de la bibliothéco- nomie et de la bibliographie.La fondation d’une section de l'A.C.-B.F.et la tenue des cours de bibliothéconomie donneront, nous en sommes certains, un élan définitif au mouvement qui se dessine déjà depuis plusieurs années dans lu région de Sherbrooke en ce domaine si essentiel de l'éducation et de l'apostolat par les bibliothèques.Paul-Aimé MARTIN, c.s.c.Pour un système cohérent de bibliothèques au Canada français (Suite) XIV.— Le personnel Le Service des Bibliothèques aura besoin d'un personnel competent dont !e recrutement se fera de la même manière que celui des fonctionnaires de la province.Toutefois, nous crovons bon d’indiquer les aptitudes que devront posséder les candidats, ainsi que les fonctions qu’ils auront à remplir.Distinguons d'abord cinq classes dans ce personnel : les administrateurs, les inspecteurs-propagandistes, les bibliothécaires, les techniciens, les manutentionnaires.a) Les administrateurs ont la responsabilité d'établir le budget du Service et d’en surveiller l’application.Il leur incombe de faire, à bon escient, les dépenses pour les achats et la reliure des volumes ; d’organiser le transport des collections ambulantes aux meilleures conditions possibles ; de pourvoir à la construction et à l'entretien des locaux nécessaires à la Centrale et aux bibliothèques provinciales ; d'établir des barèmes de salaires et d'aider au recrutement du personnel.Ils dirigent le secrétariat du Service et préparent les rapports aux autorités compétentes.Ces personnes doivent donc posséder une bonne expérience de l'administration des bibliothèques et de la direction du personnel ; elles doivent connaître les rouages de l'administration des services publics et avoir un sens pratique bien averti ; il conviendrait aussi qu’elles soient au courant des possibilités du marché pour la fourniture des volumes et leur reliure.b) Les inspecteurs-propagandistes, personnes versées dans les questions de bibliothéconomie, ont pour principales fonctions de 502 LECTURES susciter l’intérêt du public à l'égard des bibliothèques et de la lecture ; de guider les intéressés dans l’organisation ties bibliothèques paroissiales ; de recueillir les données nécessaires à la composition des collections ambulantes ; elles feront la liaison entre les bibliothèques affiliées au système et la Centrale.Outre leur compétence en matière de bibliothèques, on attendra de ces personnes qu'elles soient aptes à parler en public de laçon convaincante ; qu elles aient de l’imagination et sachent tirer parti des éléments qu'on leur proposera pour l'installation de bibliothèques paroissiales ; une bonne expérience dans le service du prêt d’une bibliothèque publique constituera un appoint appréciable.c) Les bibliothécaires affectés à la Centrale ont charge de choisir les volumes à acheter, d'en faire le catalogage et le classement ; ces dernières opérations, sommaires pour les collections ambulantes, devront être complètes pour les ouvrages destinés aux bibliothèques provinciales.II leur appartient de composer les collections ambulantes en se basant sur les renseignements obtenus soit des inspecteurs-propagandistes, soit des bibliothécaires des paroisses ou encore sur les informations du recensement Les principales qualités requises pour occuper ce poste sont : un bon jugement pour l'appréciation des volumes, et une culture assez étendue pour en faire un classement judicieux.Les bibliothécaires affectés aux bibliothèques provinciales, à l’exception du personnel subalterne, doivent pouvoir exercer les lonctions qui incombent à un service de références, d’où nécessité d’une culture très large et connaissance approfondie des ressources de la bibliothèque et des sources d’informations bibliographiques.Dans la mesure où des postes de bibliothécaires seraient suffisamment rétribués, on pourrait exiger des candidats qu'ils aient fait un stage d’initiation, à la lin de leurs études, dans une des bibliothèques provinciales.d) Les techniciens préparent et classent les fiches de catalogue, les cartes de prêt, numérotent les volumes et, sous la direction des bibliothécaires, rédigent les listes classifiées des nouvelles acquisitions.ün exigera des candidats à ces postes qu'ils aient un diplôme de bibliothéconomie.e) Les manutentionnaires expédient les collections ambulantes d'après les bordereaux établis par les bibliothécaires, en contrôlent les rentrées, et, d’une manière générale, mettent les volumes en état de circuler (pose des ex-hbris, des enveloppes et cartes de prêt, etc.) et dirigent vers la reliure ceux qui ont besoin de réparation.juin 1951 503 Sauf pour cette dernière catégorie, la formation du personnel qualifié relève d'écoles spécialisées, mais on reconnaît aisément qu’il y a des degrés dans les connaissances que l’on exigera des candidats.Nous suggérons donc que les programmes des écoles de bibliothéconomie comportent trois options : 1.Technique du catalogage : les cours porteront sur la rédaction des fiches, les règles du classement, les codes de classification ; ils seront accompagnés de nombreux travaux pratiques pour familiariser les élèves avec les instruments bibliographiques fondamentaux.2.Service des réjérences : les étudiants apprendraient tout ce qu'il faut savoir sur la fonction des catalogues de bibliothèques, les différentes méthodes de les disposer, la manière de les consulter rapidement, le choix et l'emploi des mots-souches ou vedettes-matières, des fiches d’orientation ou de renvoi.Ils auraient l'occasion de s’intéresser à l’histoire générale, à l’histoire des sciences et des arts ; ils s'entraîneraient à connaître les sources bibliographiques et les méthodes de recherches ; on les pousserait à élargir sans cesse leur culture, à apprendre plusieurs langues ; bref, il y a un champ illimité ouvert a leur curiosité d'esprit.Grâce à des arrangements avec les universités existantes, les cours pourraient être pris dans les facultés où ils se donnent et sanctionnés par des « crédits ».3.Administration : Ces cours porteraient sur tout ce qui concerne l'organisation matérielle des bibliothèques.Les étudiants devraient recevoir de bonnes notions de comptabilité, de procédure administrative, de statistique ; ils apprendraient à rédiger un rapport, à discuter un devis ; des cours de psychologie appli- 3uée au recrutement et à la direction du personnel, des notions e législation ouvrière compléteraient leur formation.Ici encore le système des « crédits » s'appliquerait.XV.— La bibliothèque paroissiale Fonder une bibliothèque dans une paroisse, c'est faire un acte de foi.Ceux qui l’entreprennent témoignent qu’ils ont confiance dans les possibilités intellectuelles de leurs co-paroissiens et ressentent le désir de les développer.Apostolat de la pensée et charité de l'esprit qui exigent du dévouement et de la persévérance, mais on aurait tort ae croire que ce soit là une entreprise de grande envergure, difficile à mettre sur pied et à maintenir.Comment la réaliser?Nous répondrons à cette question à l'aide de quelques conseils pratiques, bien connus des bibliothécaires, mais qui, esçérons-le, aideront ceux qui veulent fonder une bibliothèque paroissiale.604 LECTURES Le premier pas consiste à former un petit groupe d’amis de la bibliothèque, comprenant des personnes cultivées, appréciant la lecture à sa valeur, ayant dans la paroisse assez de relations pour recueillir des adhésions à l’œuvre et des appuis matériels.Leur tâche est ardue, ils ont à secouer l'apathie séculaire, le cepticisme, à surmonter l’individualisme, pour ne pas dire l'égoïsme des réfractaires aux organisations sociales ; ils doivent faire délier les bourses et alléger les étagères où souvent dorment depuis des années des livres dont on ne se départit pas parce qu'ils garnissent bien un coin et qu'on en achète si rarement 1 En dépit de ces difficultés, les « amis de la bibliothèque » ont sur les artisans de bien des autres œuvres paroissiales 1 avantage de travailler à créer et à enrichir un organisme appelé à rendre service à tous, riches et pauvres, jeunes et vieux, et cela justifie leur enthousiasme.Ces fondateurs ne doivent pas assumer toutes les tâches ; une fois la bibliothèque organisée, ds doivent attirer les jeunes pour leur confier la succession de leur œuvre ; ils resteront à l’arrière-plan pour diriger la bibliothèque, accroître ses ressources et conseiller les bénévoles qui prendront effectivement charge du service.Pour recruter ces derniers, ils feront appel aux élèves des classes supérieures, en instituant un tour de garde peu onéreux pour chacun et permettant de tenir la bibliothèque ouverte à intervalles assez fréquents.Il ne faut pas craindre de donner une mission à des jeunes gens, c'est un moyen d'éduquer leur sens des responsabilités.La fonction éducatrice de la lecture incitera les instituteurs laïcs et religieux à collaborer à l'œuvre de la bibliothèque, soit en recommandant à leurs élèves de la fréquenter, soit en prenant une part active a son organisation, par exemple en triant les volumes reçus en dons pour les classer par catégories ou pour éliminer les indésirables, ou encore pour choisir les titres qu'il convient d'acheter.Combien de volumes doivent comprendre les collections permanentes ?On peut se fixer comme objectif un volume par habitant de tout âge, en se rappelant que le nombre ne supplante pas la qualité : mieux vaut n avoir par deux ou trois habitants qu un volume fréquemment demandé que dix ouvrages qui dorment sur les étagères.II en est des livres comme de la monnaie, ce qui compte, c'est moins leur abondance que leur vitesse de circulation.Il est cependant une catégorie d'ouvrages qui s'imposent parce au'on les trouve rarement dans les foyers et qu'ils rendent bien des services, ce sont les dictionnaires, les encyclopédies, les annuaires, les atlas, à caractère de vulgarisation, que les paroissiens peuvent être amenés à consulter pour trouver un renseignement, pour s'assurer de l’orthographe, de la signification ou de la tra- juin 1961 606 duction d’un mot.Ces ouvrages forment la pierre angulaire d’une bibliothèque, ils attirent bien souvent des clients poussés par la nécessité et en font des fidèles de la bibliothèque.Où placer ces volumes?Question à laquelle on ne saurait donner une réponse qui convienne à tous les cas.Posons cependant quelques données générales susceptibles de renseigner les intéressés sur 1 étendue du local qu’il faudrait mettre à la disposition de la bibliothèque.Prenons une paroisse de 1,000 habitants, l'objectif sera île 1,000 volumes.On estime, pour les ouvrages courants, qu’on peut ranger jusqu’à 10 volumes par pied linéaire de tablette, sur une profondeur de 9 pouces ; il faudrait donc environ 100 pieds linéaires de tablettes ; celles-ci, espacées de 10 pouces en moyenne sur une hauteur de 7 pieds formeraient 7 rangées.Un pan de mur de 14 pieds de long sur lequel on disposerait des etagères ainsi construites pourrait donc recevoir 1,000 volumes.Sur un autre pan de mur, une étagère de quatre à cinq pieds de large, de même construction, pourrait recevoir les collections ambulantes de façon à ne pas mélanger les collections, Pour les étagères on préférera des tablettes mobiles ; à défaut, on peut varier l’espacement de la manière suivante, en partant du bas : 13", 10", 10", 10", 9", 9", 9".Deux petites tables, l’une pour la personne en charge et l’autre pour la consultation sur place, deux ou trois chaises plus un escabeau de 18 pouces pour permettre aux jeunes lecteurs de choisir leurs volumes, compléteront le mobilier indispensable.Donc une salle d’environ 14' par 12' pourrait sutlire dans les conditions indiquées.Si la population est plus nombreuse, disons de deux, trois ou quatre nulle âmes, il faudrait consacrer une salle plus vaste, proportionnée aux besoins, mais si c'est impossible, alors, on consacrera le local exclusivement à l’entreposage des livres ; en ce cas, une étagère centrale, à deux faces, s'ajoutant aux étageres murales, porterait la capacité d’emmagasinage à 3,000 volumes.Toutefois ce local ne pourrait recevoir à la fois que quatre ou cinq clients ; les autres devraient attendre leur tour, ce qui se produira à la sortie des écoles ou le jour de réception des collections ambulantes.L’inscription des prêts et la consultation pourraient se faire à l'extérieur du magasin.Pour chauffer ce local (70° F.au maximum), s’il n'y a pas de chauffage central, on préférera un appareil à l’huile, à combustion lente, poi r éviter les ennuis des cendres, de la suie et du surchaufTage des poêles à charbon ou à bois.Une bonne aération et un éclairage convenable rendront la fréquentation de la bibliothèque plus agréable.La porte de la salle doit fermer à clé, mais on laissera aux heures d’ouverture, libre accès aux rayons afin de permettre aux clients, jeunes et vieux, de faire leur choix en feuille- 506 LECTURES tant les volumes ; en cas cl 'affluence on leur recommandera de ne pas s’attarder.Il conviendrait de faire relier chaque livre de la collection permanente ; pour les ouvrages ordinaires, une reliure toile suffira; on peut en évaluer le coût a quatre-vingts cents par volume de format courant.Pour les ouvrages fondamentaux, dont la reliure doit durer, on choisira un solide bougran ; ici le prix varie suivant les d intensions du volume.Chaque livre appartenant à la paroisse portera une marque apposée à l’aide d’un timbre en caoutchouc : Paroisse de.Bibliothèque.Placée au premier verso de la couverture, sur la page titre et à deux ou trois endroits, toujours les mêmes, à l’intérieur, cette inscription dispensera d’employer un ex-libris.Au premier verso de la couverture et sur le dos on marquera un numéro d’accession.Comme on gagne beaucoup d’espace en rangeant les volumes par format, on pourra avoir trois séries de numéros suivant que les volumes entrent dans les étagères de 9, 10 ou 15 pouces, et on fera précéder le numéro d’accession d’une lettre A, B ou C.Kn lin de volume, sur la face interne de la couverture, on collera une petite enveloppe destinée à recevoir la carte de prêt.Les lirmes qui vendent des fournitures pour bibliothèques ont ces articles en stock.Sur la carte de prêt, d’un format de 3” par 5", on inscrit le numéro du volume, le nom de l’auteur et le titre, puis, à mesure que le livre est prêté, la date de sortie et le numéro de l’emprunteur.Cette carte, retirée du volume au moment du prêt et conservée à la bibliothèque, se classe par ordre alphabétique d’auteur ou par numéro d’accession, suivant que l’on a ou non un fichier d'inventaire.Pour les livres des collections ambulantes, 11 appartient à la Centrale d’établir ces fiches et de les envoyer avec les volumes.Pour tout client qui s’inscrit à la bibliothèque, on fait une fiche également de 3" par 5' , sur laquelle on indique son nom de famille, ses prénoms, son adresse.Au verso de cette carte, divisé en colonnes, on marque la date du prêt et celle de la rentrée des volumes en regard l’une de l’autre, ce qui permet de vérifier, avant de consentir un nouveau prêt, si tous les volumes empruntés ont été rendus.A moins de conditions exceptionnelles, comme la distance de l’habitation de l’emprunteur, il est bon de limiter à deux ou trois, le nombre de volumes prêtés simultanément.Les indications données ci-dessus conviennent à de petites bibliothèques paroissiales.Or, il existe, et on jxmt espérer qu’il en existera davantage, des grandes bibliothèques paroissiales avant beaucoup de volumes, des ressources importantes et justifiant une organisation plus élaborée.Ces bibliothèques peuvent JUIN 1951 507 fort bien s'affilier au système que nous préconisons et recevoir des collections ambulantes : on n’est jamais trop riche en matière de lectures J Pour leur organisation interne, elles devraient faire appel à des bibliothécaires qualifiés et adopter les méthodes en usage dans les bibliothèques publiques.Nous recommandons, en particulier, qu’elles disposent d’un catalogue sur fiches bien rédigé, car dans une collectivité nombreuse, il n’est pas pratique d’accorder le libre accès aux rayons, c’est une source de désordres et d’erreurs.Pour limiter au minimum les frais de ce catalogue, ces bibliothèques pourraient utiliser les fiches éditées sous les auspices de l’Association canadienne des Bibliothécaires de Langue française.Il y aurait intérêt à coordonner les efforts des bibliothèques paroissiales, grandes ou petites ; de nombreux domaines se prêtent a la formule coopérative : l’achat de livres, de fournitures, commandes de reliures, échange de doubles, etc.N'est-il pas regrettable de voir parfois des œuvres similaires de paroisses voisines s'ignorer mutuellement alors qu'elles pourraient s'entr'aider et se fortifier réciproquement.XVI.— Bibliothèques paroissiales el Bibliothèques scolaires Dans cet ordre d’idées se place la question des relations entre les bibliothèques paroissiales et les bibliothèques scolaires.Problème délicat que nous ne tenterons pas d’esquiver.Mettons cependant de côté les bibliothèques des commissions scolaires des grandes villes, de Montréal en particulier, dont l’ampleur et l'organisation efficace justifient la complète autonomie.De nombreuses écoles primaires de la province disposent d'un embryon de bibliothèque constitué par des dons du Département de l’Instruction publique ou de la commission scolaire locale.Dans la plupart des cas, les livres garnissent une ou deux étagères dans les classes et l’instituteur en autorise la lecture aux bons élèves en guise de récompense.S'il faut en croire certains rapports, ces livres, par leur nature même, risquent bien souvent de détourner de la lecture ; ce sont peut-être d'excellents textes, mais ils ne conviennent pas aux enfants à qui on les propose.Le pis est que ces quelques volumes créent l’impression que les écoles ont une bibliothèque et que cela suffit aux besoins des écoliers.A notre avis, il vaut mieux, surtout dans les paroisses rurales, créer une bibliothèque paroissiale et y déposer les volumes destinés aux écoliers et ceci pour plusieurs raisons : I.afin de ne pas éparpiller les efforts et de soulager les instituteurs du souci de prêter les volumes et de contrôler leur rentrée ; 2.parce que les enfants ont davantage le temps de lire pendant les vacances, époque où l’école est généralement fermee ; 508 LECTURES , parce que certains ouvrages placés dans les écoles peuvent intéresser les adultes qui n’y ont pas accès ; 4.parce
de

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