Lectures, 1 avril 1952, avril
ryÿ:;v, v.' ) Revue mensuelle de Bibliographie critique Organe du Serrice des Lectures du diocèse de Montréal et de FA.C.B.F.SOMMAIRE IDÉAL ET PRINCIPES Réflexions autour de récentes histoires générales du Canada (Suite et fin).Marie-Claire Daveluv Les deux livres du mois : une nouvelle initiative de Eides.Paul-Aimé Martin, c.s.c.ÉTUDES CRITIQUES Le dieu nu de Robert Margcrit Rol.-M.Charland, c.s.c.La ville donl le prince eel un enjanl de Henry de Montherlant.Jean-Paul Pinsonneault Page 355 561 363 366 FAITS ET COMMENTAIRES On lit de plus en plus la Bible au Canada.371 NOTICES BIBLIOGRAPHIQUES Choix d'ouvrages.Ouvrages (Voir liste des auteurs, p.2 de la couverture) BIBLIOTHECA Le choix des livres pour les adolescents et l’organisation d’une bibliothèque (Suite et fin).Joseph Brunet Carrefour de l’A.C.B.F.aux Trois-Rivières Le Comité des Carrefours Le jubilé d'argent du R.P.Fernand Guilbault, c.s.v.R.L.Liste des fiches de catalogue publiées en janvier et février 1952 .372 373 393 397 398 399 TOME VIII — No 8 AVRIL 1952 LECTURES REVUE MENSUELLE DE BIBLIOGRAPHIE CRITIQUE publiée par le Service de Bibliographie et de Documentation de FIDES organe du Service des Lectures de l’Action catholique du diocèse de Montréal Direction : Paul-A.MARTIN, c.s.c., aumônier du Service des Lectures Rédaction : Jean-Paul PINSONNEAULT.secrétaire du Service des Lectures Conseillers: Mme Marie-Paule Vinav.et M.Benoit Baril, respectivement prési-dente et trésorier du Service des Lectlires.NOTES : 1.La revue est publiée mensuellement, de septembre à juin.Les dix livraisons de l’année constituent un tome.Le dernier numéro du tome (soit celui de juin), comprend une table méthodique des sujets traités ainsi qu'une table alphabétique des ouvrages recensés pendant l'année.2.Les références bibliographiques sont rédigées d’après les règles de la catalo-graphie.Les cotes morales en usage sont les suivantes : M Mauvais D Dangereux B?Appelle des réserves plus ou moins graves, c'est-à-dire à défendre d’une façon générale aux gens non formés (intellectuellement et moralement).B Pour adultes.Un ouvrage dont le titre n'est suivi d'aucune de ces quatre mentions est irréprochable et peut être lu par tous.Publication autorisa» par l’Ordlnalra CANADA : ÉTRANGER : le numéro.$0.35 Abonnement annuel.$3.75 abonnement annuel.$3.50 FRANCE: abonnement annuel.900 fr.C.C.P.PARIS 7262.50 FIDES — 25 est, rue Saint-Jacques, Montréal-1 — PLateau 833j Société FIDES, 120, Boulevard Raspail — Paris (Vie) — Littré 73-85 Table alphabétique des noms d'auteurs ALZIN (J.), 377.ANGILBERT (F ).377.ARSENIEV (N.), 386.AUDET (L.-P.), 380.BRUCHESI (J ).353.CHASTEL (G.), 388.COTTON (G.).383.COURTOIS (G.).381.DAUPHIN-MEUNIER (A.), 378.DAVIGNON (IL), 386.FALAISE (C.), 383.GODINOT (M.-J ), 390 GOURDON (P ), 383.GUIDONI (J.), 392.HERBOT (J.-M.), 384.JOHNS (W.E.), 389.LABAT (P.), 390.L’ERMITF.(P ), 384.MAILLET (A.), 385.MANCE (M.), 391.MARGERIT (R.), 365.MAURIKA (M ), 384.MONIER-VINARD (H.), 374.MONTHERLANT (H.de), 366.PARSCH (P ), 375.PEETERS (P.).389 PEGUY (M.).389.PIERSON (M ), 382.POLLITZER (M.).384.RICHOMME (A.).391.RIDEAU (E.), 373.ROLIN (Chan.), ROUGEMONT ( ROUQUETTE(R ^• RUMILLY (R.), 356.SAINT-PIERRE (A.),373.SIEGFRIED (A.), 587.TEXIER (Chan.), 375.TISSERANT (Card.), 376.TRAPP (M.A.), 382.VEYRIN-FORRER (T.), 382.VEZERE (J.), 385.***La Vie Jranco -américaine.378.WAGEMANS (L.).376.ZELLER (R.), 389.Autorisé comme envoi postal de la deuxième classe.Ministère des Postes, Ottawa• IDÉAL ET PRINCIPES Réflexions autour de récentes histoires générales du Canada {Suite et fin) — 1951 — BRUCHESI (Jean) de la Société royale du Canada.— Histoire du Canada.[6e édition].Montréal, Editions Beau-chemin, 1951.628 pages.Carte repliée, exécutée en 1940, par Jean-Charles Foucher.22Xl5cm.Prix : $4.00.N.B.— Ouvrage couronné par l’Académie française.L’édition originale (1934-1935), et les quatre editions subséquentes (1939, 1940, 1942, 1946) ont paru en deux volumes sous le titre : Histoire du Canada pour loua.Bruchési ne compte certes pas beaucoup de loisirs en qualité de sous-secrétaire de la Province, écrivain, conférencier, président de sociétés, voyageur chargé de missions culturelles et autres.Mais on voit nettement sa personnalité s'affirmer par cette activité intellectuelle à la fois intérieure et extérieure.Elle le rend l'un des témoins distingués de sa génération.Actuellement, treize ouvrages (dont l’un fut réédité cinq fois) portent sa signature.Auteur attentif au mouvement des idées et des faits, possédant un style aise, limpide, non sans mordant, il scrute, de préférence, semble-t-il, 1 histoire de son pays- Oui, à tout bien considérer, la vocation d historien a fini par dominer toutes les autres.Car il fut poete jadis, puis journaliste, légiste, professeur.Un jour, on le vit prendre place parmi les, hauts fonctionnaires de la Province.Les services qu'il rendit, rellétèrent bientôt, dans leur multiplicité variée, sa culture générale, mais plus particulièrement sa connaissance de notre passe.L histoire rend lucide l’esprit des hommes d'action.Elle les determine a agir dans le sens de la continuité, à ne pas plus bousculer les traditions qu'à méconnaître les réalités.M.Bruchési s en trouva éclairé sur la route où il s'était engagé.La sixième édition de son Histoire du Canada nous apparaît bren informée et narrée avec sobriété.On y discerne une note avril 1952 353 de prudence enveloppant des assertions que l'impartialité de l’historien fait admettre, que celte admission déplaise ou non autour de lui.Circonspection qu’on jugera assez méritoire chez ce Latin à l'esprit vif, et volontiers ironique.Toutefois, il résulte de cette mise au ralenti une certaine monotonie, nonobstant l'élégante correction du style.La conscience professionnelle de l’auteur s'est manifestée dans chaque mise à jour de son œuvre.Elle compte dix-huit ans de mises au point, tie retranchements ou d'additions, de lectures de textes, anciens ou nouveaux.Évidemment M.Bruchési, désirant écrire une bioloire du Canada pour touo, car seule^ la dernière édition a omis les mots pour louo, n’avait guère à se préoccuper des notes et des références.J’ai fait le compte de celles qu'il a glissées dans la sixième édition : au cours des 650 pages de texte, il s'y trouve 56 notes et une dizaine de références.On ne peut que regretter cette parcimonie en constatant le caractère complémentaire de plusieurs d’entre elles.Aussi bien, pourquoi s'être réclamé de l'opinion courante : « Les notes et les références effarouchent le lecteur moyen, et ne satisfont que le spécialiste.)) Je ne suis pas sûre qu'une telle phobie distingue le plus grand nombre des nôtres.*Il y a une mesure a garder, mais il faut d abord reconnaître que personne n'aime a prendre des vessies pour des lanternes lorsqu'il lit 1 histoire, et non deo btoloirco.L autorité cjue l'historien cite à l'appui de révélations assez étonnantes parfois, rassurera le lecteur plus confiant que credule.Le sens critique de tout lecteur oérieux n est pas inexistant, mais il a besoin d etre stimulé, guidé, redressé.Un revirement d’opinion reste toujours possible.Qu'il ne se produise pas contre l'auteur, voilà.M.Bruchési pouvait nous offrir autre chose qu'un ouvrage de bonne vulgarisation.Car on remarque des recherches originales, et certains passages offrent de l'inédit, telle la réflexion sur le Bref Diocouro de Champlain, paru peu après le voyage de celui-ci aux Antilles et au Mexique, « [.] qu'il fit peut-être sous un autre nom ».— Vraiment?Mais alors pourquoi Champlain a-t-il agi ainsi ?Et s'il y a doute, qui a soulevé le problème ?Il me semble qu’ici le lecteur moyen s’effarera un peu, se sentant délogé de la confortable position que lui offrait l'histoire à ce sujet Après tout, quand on lit un historien bien disant le Slaisir n'est pas seulement dans l'excellence de la phrase, mais ans sa connaissance de faits bien étayée, dans des jugements historiques qui n’anéantissent point, sans explication, des crovan-ces anciennes bien fondées.Un mot sur la bibliographie que M.Bruchési a dressée.Un émondage s’impose vraiment.Aussi des détails essentiels manquent dans certaines notices.La citation des sources dans un ouvrage de valeur n’est pas une tâche superflue.C'est une partie de l’armature que revêt l’œuvre de force et la rend en quelque 354 LECTURES sorte invincible.Maîtres très doctes, érudits s'attaquant aux problèmes ardus, tous les familiers de la bonne documentation doivent défiler sous nos yeux.Ils ont facilité à l'auteur la conquête de la vérité historique, conquête si pénible avec ses recherches épuisantes et souvent décevantes.Quelques inexactitudes se sont glissées dans le texte.Au début de l'ouvrage (p.65), on parle du chancelier de France, Pierre Séguier qui aurait été l'homme de confiance de Mazarin.Il le fut de Richelieu, en qualité d'abord de garde des sceaux n'accédant à la charge de chancelier que le 19 décembre 1655.En cette même année, Jules Mazarin n'en était qu'à sa deuxieme année comme nonce papal, en France.Il ne fut, du reste, naturalisé français qu'en 1659, cardinal-diacre en 1641, et ministre en 1642, peu de temps avant la mort de Richelieu.Aussi (page 66), Madame Claude de Bullion, « la bienfaitrice inconnue )) ne fut pas Marquise de Bullion, cette terre n'avant jamais été érigée en marquisat.Elle tut marquise de Gallardon, mais ne se prévalait point de ce titre.Je remarque (p.215) que l'auteur présente le Marquis1 de la Galissonnière, gouverneur de la Nouvelle-France, comme le mari de Catherine Bégon, cette sœur de l'Intendant Michel, et du Chevalier Claude.Catherine Bégon était la mère du gouverneur de la Nouvelle-France.Celui ci avait épousé en 1715, Marie-Antoinette de Lauzon (de la famille de notre gouverneur Jean de Lauzon).Elle lui survécut trente ans, étant décédée en 1786, et M.de la Galissonnière en 1756.Ce sont là des questions de détails à rectifier, et dont on ne peut blâmer, en premier lieu, M.Bruchési.Je retrouve ces inexactitudes chez plusieurs* auteurs.Cela me permettra de formuler une remarque générale, lorsque la conclusion de cet article s'imposera.Dans son slvio au lecteur (6e edition), M.Bruchési pousse cette exclamation à notre place : « Encore une histoire du Canada î » Je crois qu'il se trompe.Nul ne regrette, ne peut regretter qu’il ait écrit cette œuvre dense, qu il a conduite jusqu a nos jours, qu'il narre avec simplicité et bon gout.Cela nous fait songer à ce que M.Etienne Gilson disait dans la preface d un autre récent ouvrage historique de Al.Bruchési, intitule Canada, Réalitéo d'hier et d'aujourd'but : « L auditoire parisien [de la Sorbonne], déclare l'historien de la philosophie médiévale, n'oubliera pas le maître canadien dont la parole ferme, elegante, toujours pleine d'allant, d'humour et parfois de poésie, l'a tenu 1 Quelques historiens lui donnent le titre de comte.Le 1 ere Le Jeune dans son Dictionnaire historique (Ottawa, 1931) nous donne la date de 1658, comme étant celle de l'érection en marquisat de la seigneurie des La Galissonnière.AVRIL 1952 355 sous le charme au printemps de 1948.» Puis, plus loin : « Telle est la vertu de l’histoire, lorsqu'elle est ce qu’elle doit être.Ni attaque, ni plaidoyer, mais, vue juste et raisonnée des événements, elle sait ici choisir les faits significatifs et les situer dans une perspective qui en découvre la valeur exacte.» Un bel éloge ! Qu'y ajouter ?— 1951 — RUMILLY (Robert) de l’Académie canadienne-française.Histoire du Canada.Paris, [Editions de] la Clé d'or, 8, rue Grégoire-de-Tours, 1951.592 pages.[2 cartes].19.5X 12.5cm.N.B.— Edition originale.On n’y trouve aucune citation de sources, ni bibliographie, ni index.Les labeurs intellectuels d'envergure n’elfraient point M.Rumillv.La liste de ses œuvres s'allonge depuis quelques années.Toutes ont nécessité des recherches, une pénétration intelligente de divers milieux et époques, l’assimilation d’idées, de coutumes, de traditions avant évolue chez des coloniaux s’acheminant vers la souveraineté nationale.M.Rumillv comprend beaucoup de choses, en devine davantage, explique sans longueurs, et poursuit sa tache d historien d'une main alerte, les yeux bien ouverts.Peut-etre n'a-t-il pas observé avec sa perspicacité habituelle la conduite ou 1 attitude de notre clergé.Nous ne sommes pas sans éprouver un certain malaise lorsqu’il expose leurs gestes, leurs réactions, et meme leurs intentions, ce qui est un domaine bien délicat à explorer.M.Rumilly nous donne son étincelante bioloire du Canada couvrant 583 pages, peu après la publication du 23e volume de / biolotre de la province de Québec dont le premier volume date de 1941.Il y a là de quoi étonner, même de bons travailleurs.Je tiens à souligner l'admirable constance de M.Rumilly à se diriger chaque jour vers sa table de travail.C’est un exemple, et il rejoint en cela les rares auteurs de chez nous, dont la tension cerebrale n'a point de cesse autour d’œuvres longuement méditées, remises vingt fois sur le métier et envisagée, néanmoins, une fois créées, avec un sentiment de déception.Elles leur semblent ainsi qu’une sorte de symphonie inachevée.C’est un ouvrage de haute vulgarisation que la Chronique du Canada de M.Rumilly.C'est son droit d’en agir ainsi comme c'est le nôtre de manifester le regret cju’il n’ait pas tenté de satisfaire à la fois le grand public et les érudits.Il le pouvait si bien avec sa puissance de travail, ses connaissances, sa facilité de bien étoffer un texte, son style aisé, lucide, son style-éclair, dirai-je, en songeant à sa dernière œuvre aux phrases brèves, musclées 356 LECTURES qui n’enferment que l'essentiel, qui vont se multipliant, se heurtant, rapides et d’une élégante netteté.Il y a, du reste, une autre raison de formuler un tel souhait.La vulgarisation historique demeure le recours d’auteurs, sauf quelques exceptions et qui s'en expliquent, ne tenant pas plus qu’il ne faut à travailler avec des documents de première main, se contentant de constdter sur eux les ouvrages publiés par des savants.Ils n’ont encore à leur crédit aucune recherche ni découverte originale.Ils ne se préoccupent nullement de critiquer, à l’occasion, pièces d’archives, éditions originales, éditions critiques d'œuvres anciennes fondamentales.L’appareil critique, dans leurs ouvrages, est réduit au minimum, et souvent n'apparaît pas du tout.Toutes dispositions, sinon la dernière, allant à l’encontre des méthodes de travail de M.Ruin illy, croyons-nous.l’ajoute encore : nous n’avons pas atteint chez nous une de ces périodes de créations achevées où s'affirme un groupe imposant d’écrivains et de savants, une période semblable, par exemple, à celle où un Jacques Bainville, pour ne citer qu’un esprit supérieur du XXe siècle, reprend et vulgarise l’histoire du long passé de la France, afin de mieux y voir, puis d expliquer les temps où il vit.Non, nous en sommes à l’heure des patientes édifications, de la composition d’œuvres s'appuyant sur des autorités difficiles à contredire.Quelques maîtres font appel à la philosophie de l’histoire, présentent des vues et des jugements d'ensemble, comme en témoigne l'œuvre magnifique du Chanoine Groulx, dont nous avons parlé dans cette étude.En un mot, il faut, le pluo souvent poooible, que notre histoire, dans ses œuvres de valeur, soit rigoureusement scientifique.Elle ne se défendra qu’ainsi contre les misères de l’a peu près, la confortable routine qui n’admet pas de changement en histoire, et la fantaisie d’écrivains ne se donnant jamais la peine d'y voir de près, consciemment ou non.Il est regrettable qu’une bibliographie, au moins des sources fondamentales consultées n’apparaisse point dans l’œuvre de M.Rumilly.II est dommage également que ceux qui veulent s assurer de certains points de vue de l'historien sur tel personnage ou événement, n’v trouvent point de fil conducteur, c'est-a-dire, un index.Quelques assertions nous ont étonnée.Ainsi (p.61) M.Rumilly déclare : « Ville-Marie (Montréal) doit son existence à leurs Retalion.1 [les Jésuites].C’est mettre dans I'cmbre de façon marquée le vrai fondateur de notre Cité : Jérome Le Royer de la Dauversière.Il fut l'élève des lésuites, nous le savons, un lecteur des Relations, comment en douter, mais néanmoins, vers 1635, sans le secours des Relations qui n’ont décrit Montréal qu'en 1637, Jérôme de la Dauversière, « qu’il plut à la divine avril 1952 357 bonté inspirer ))*, eut le dessein d’une colonie dans l’île de Montréal pour la conversion et la civilisation des Sauvages de la Nouvelle-France.Puis si le Père Vimont célébra la première messe en 1642, à Montréal, c’est à la demande d'un humble parisien de la Société Notre-Dame.Evidemment, il y a dans les assertions de M.Rumillv, une sorte de demi-vérité.Il tenait à prouver qu’une grande part des succès obtenus dans l’œuvre de la fondation de Montréal, est due aux Jésuites, ce qui est indéniable.Toujours sur ce sujet, M.Rumillv nous apprend que MM.de la Dauversière et Olier se rencontrèrent pour la première fois « au bureau de Mazarin pour s’en ouvrir [de leur œuvre] au ministre ou à un de ses secrétaires ».J’ai dit plus haut l’impossibilité pour Guilio Mazarini, nonce papal, de s'v trouver à cette date, soit en qualité de Français, soit en qualité de ministre du roi de France.En outre les Messieurs de Montréal n'avaient à demander à personne la permission de fonder la Société Notre-Dame.pas meme à la Compagnie du Saint-Sacrement comme d’aucuns inclineraient à le croire.Ils tinrent assez tôt à la laire approuver en haut lieu, ce qui est autre chose.M.Rumillv se méprend (p.176) au sujet de M.de la Galis-sonnière, gouverneur de la Nouvelle-France.Il fut, non le beau-frère, mais le neveu de l’intendant Michel Bégon2.Relativement à la question Jumonville-Washington (p.186), M.Rumillv prend nettement position.« Georges Washington dit-il, a commencé sa carrière par le meurtre d’un officier canadien.» C’est une question controversée depuis longtemps et reprise récemment par les historiens.Certains déclarent que le problème de l’assassinat de Jummonville demeure encore aujour d’hui sans solution.Si M.Rumillv nous donnait ici, au moins, les autorités sur lesquelles il s'appuie au sujet de la tragique rencontre de 1754, dans la vallée de l’Ohio.M.Rumilly reste sans conteste l’un de nos historiens brillants et avertis.Sa langue possède une vie saisissante par instants.J'avoue avoir relu beaucoup de pages de sa dernière œuvre.Ses vocables nerveux et colorés redonnent une existence frémissante aux figures évoquées et aux tableaux reconstitués.Plusieurs d’entre nous lui sommes reconnaissants qu’il ait un jour accorde son attention et consacré son effort intellectuel à notre histoire.Il y apporte une contribution importante et d’un caractère ori- Sinal.Quelques-unes de ses œuvres sont déjà considérées comme es sources fondamentales pour l’époque, la localité et les milieux qu il a explorés le premier dans leur ensemble.1 Les Véritables niotijs.éd.Verreau, 1880, page 14.1 BEZARD (Yvonne), Les Bégon.Paris, Albin Michel, 1932.(Collection Fonctionnaires maritimes et coloniaux sous Louis XIV.) 358 LECTURES CONCLUSION Somme toute, c’est une entreprise ardue, une longue montée semée d'obstacles que d’écrire la dramatique histoire de notre pays.Des lacunes d'information, même élémentaire, et l'absence de recherches érudites, surtout nombre de problèmes non résolus, abondent et entravent le travail de l’historien présentant une vue d'ensemble de nos annales.Cependant les trois récentes histoires générales du Canada, écrites par des auteurs de chez nous — je ne parlerai que d’elles en terminant cette étude — fournssent un apport remarquable à notre littérature historique.Ces œuvres ne font ni double, ni triple envoi les unes avec les autres.Elles ont leur originalité propre et s'avèrent différentes, moins par les dons littéraires particuliers de chacun que par leurs réactions d'intelligence et de sensibilité qui les opposent.Souvent intuitifs, ces esprits utilisent des ressources magnifiques de prévision et de reconstitution là où l’histoire n’a levé aucun coin du voile.Pour sa part, l’ouvrage du Chanoine Groulx enrichit /'bu-lotre-oyntbèoe au Canada.Il rejoint, sans nul intermédiaire qui lui soit comparable, dans l’étude des causes qui régissent les faits, un François-Xavier Garneau.L'on a eu raison de rapprocher ces noms, récemment.Avec les qualités de style differentes, ils appartiennent au groupe d'historiens qui se préoccupent d'expliquer nos annales.Messieurs Bruchési et Rumillv redonnent un regain de vie à /’bidoire-récil, chez nous.Leur ancêtre spirituel ne serait-il pas le narrateur de l’Université Laval de 1855, l'abbé Jean-Baptiste Antoine Ferland ?M.Bruchési écrit à la façon d’un professeur parfaitement renseigné, mais aussi prudent que renseigné.Au fait, cet historien possède peut-être une vocation de diplomate qui s'ignore?Dès qu’il s’agit d’une question suscitant quelque réaction pénible, M.Bruchési devient discret, sans éclat verbal.Sa plume, facilement incisive, s'adoucit.Son ingéniosité spirituelle se place au service de la vérité qu’il faut tout de même énoncer.M.Rumillv écrit en gentilhomme lettré qui sait dégainer quand une question qui lui tient au cœur est par trop desservie.C'est un historien que son talent de bien dire et un tempérament prompt à réagir, incline aux jugements formulés nettement, aux evocations réalistes, aux portraits d'une fidélité laissant voir les tics du modèle et certains ressorts intimes fort révélateurs.Tous deux racontent nos annales avec une intelligence historique bien en éveil, et l'erpoir d’atteindre, par une narration agréable et vivante, un public nombreux et divers.AVRIL 1952 359 DEUX REMARQUES FINALES Plus nous avancions dans la lecture des œuvres dont nous allions parler, plus nous nous convainquions de ce fait : nous manquons d'érudits, d’éditeurs critiques, de commentateurs avertis des textes anciens.Et voici qu’un article d’un savant français1 me tombe sous les yeux opportunément.Il m’épargne ce souci de m’exprimer avec toute la clarté voulue.On y remarque, et dans un pays, pourtant, de savants archivistes, bibliothécaires et historiens : « [.] nous sommes loin d’avoir répertorié et utilisé tous les documents du passé.A tous égards, leur exploration exige la constitution d’équipes qui obéissent à une idée directrice, sous la conduite d’un inspirateur compétent )).Et, l'auteur continue : « Cet enrichissement du matériel documentaire constitue la tâche propre de l’érudition.Il est devenu commun de dire d’elle beaucoup de mal, et plus d'un historien lui préfère les synthèses provisoires ou les « essais )).Il importe de rappeler, tant ambages, quelle est la base indispensable de noire discipline (l’histoire] et que c'est à elle que s'applique la méthode élaborée définitivement au cours du XIXe siècle et que l’on appelle couramment la méthode historique.Sans érudition, point d’histoire.» Voilà qui est formel et d’une vérité qu’on discuterait mal ici.Mais n’est point érudit qui veut.Il y faut des qualités morales de patience, d’attention et de désintéressement qui ne sont pas l'apanage de tous ; aussi, des aptitudes techniques et une formation scientifique, difficiles et assez longues à acquérir comme à bien assimiler.Et pourtant ce sont eux les érudits qui faciliteront les grands travaux historiques de svnthèse ou d’analyse.Chaque problème paralysant la marche de î’historien doit être résolu par eux.Chaque étude de détail situant dans la vérité de son temps et de son milieu les personnages qui ont agi sur l'histoire, demande leur assistance et leurs lumières.Il faut songer sérieusement à ces choses chez nous.Pourquoi ne pas créer, un de ces jours, des cours élaborés, une sorle d’enseignement supérieur des sciences historiques.Seules, les disciplines auxiliaires de l’histoire en réclameraient un bon nombre ; les principes de la critique historique, également, ainsi que l'histoire des institutions et du droit.En attendant nous pourrions en appeler aux quelques érudits autodidactes qui existent et travaillent ; nous leur demanderions de se grouper afin de faciliter les tâches nouvelles concernant les questions les plus urgentes à élucider, ou autres travaux analogues.1 Voir l’étude : Recherches et Congrès, par George Lefebvre, dans ta Reçue historique (Paris, 75e année, t.cc.VI, juillet-septembre 1951, p.2).360 LECTURES Mais de sentir vivement qu’un besoin existe, ne fait pas naître les circonstances qui en favoriseraient l'organisation.Espérons tout de même qu'on ne sème pas toujours sur la pierre et que tout appel vers un progrès culturel finit par recevoir une réponse conforme à ses vœux.Une deuxième remarque, beaucoup moins importante, est d'un autre caractère.On dit dans certains milieux très cultivés qu’une histoire du Canada définitive n’a pas encore paru chez nous, nonobstant la supériorité des œuvres récemment lancées en librairie.N’y a-t-il pas à cela une raison toute simple et définitive : Comment une histoire générale aurait-elle cette qualité, quand on sait que sa dernière conclusion tirée et le livre refermé, il n’est déjà plus à jour, ni dans son ensemble, ni dans ses détails ?La vie n'arrête pas sa marche, ni la recherche érudite ses conquêtes.Félicitons-nous, et c’est déjà beaucoup, que certains ouvrages marquent une étape importante dans la poursuite de la vérité historique.Et je crois, qu’au Canada, quelques-uns de nos auteurs, des morts, des vivants aussi, nous ont apporté une image admirable et véridique de notre passé.Toujours, on les interrogera, et toujours quelques-unes de ces réponses vitales pour un peuple qui veut s'affirmer s'y trouveront incluses.Marie-Claire DAVELUY Les deux livres du mois Une nouvelle inilialive de VIDES C'est avec une vive satisfaction cjue nous annonçons à nos lecteurs la mise sur pied d’un nouveau service à Video : le club des « deux livres du mois )).Ce service est la réponse à un désir maintes fois formulé.Par le triple objectif qu'il se pro- Fose, il rencontrera, nous l’espérons, la faveur d'un public qui attendait depuis longtemps.Plusieurs fois dans le passé, des amis de notre œuvre (sociétés, groupements, autorités religieuses) nous avaient conseillé 1 organisation d'un tel service.On nous faisait remarquer que Video se devait d’avoir son « Monthly Book Club ».Nos relations avec les grandes maisons d’édition européennes, notre expérience dans l’organisation des bibliothèques et l’orientation des lectures semblaient nous habiliter tout particulièrement pour la direction de ce club.On nous disait que Fides se devait, pour compléter son action culturelle, d’offrir chaque mois un choix de quelques-uns des meilleurs volumes de publication récente.On invoquait le avril 1952 361 fait que Je public est souvent victime d’une publicité qui l'incite à se procurer des ouvrages où l’on excite les passions les moins nobles de l’être humain.Par les objectifs qu'il se propose, notre service veut répondre à ce qu’on attend de F idea.Ces objectifs sont d’ordre culturel, moral et économique.Une double préoccupation d’ordre moral et culturel inspirera le choix des deux livres que nous offrirons chaque mois.Ces livres seront des œuvres de premier plan : ouvrages d’une valeur intrinsèque supérieure, et productions d'écrivains de renom que l'on pourra lire sans crainte d'être blessé dans ses convictions religieuses.Nos lecteurs nous sauront gré aussi de n'avoir pas négligé un souci d'ordre économique dans l’organisation de notre club.Le prix des livres augmente sans cesse.Nombre de gens en souffrent, les étudiants en particulier.Notre nouvelle formule veut soulager les modestes budgets.Nous avons fixé le prix de nos deux volumes mensuels à $2.50, frais de port compris.A ce prix, l’abonné bénéficiera en réalité d’un escompte d’environ 40% sur le prix de vente au détail (escompte Irarement accordé au public, sauf pour des soldes, et cependant il s'agira toujours de nouveautés de première valeur)1.Destiné au grand public intellectuel, notre club est appelé à rendre de précieux services aux bibliothèques de tout genre et de toutes dimensions.Il guidera les bibliothécaires dans l’achat de leurs livres, il les inspirera dans les conseils à donner aux lecteurs, et enfin — dernier avantage qui n'est pas à négliger — il leur permettra de s’approvisionner sans grever trop lourdement le budget toujours maigre de leur institution.Paul-Aimé Martin, c.s.c.1 Nous ne reprendrons pas ici les détails du fonctionnement tie notre Club des deux livres du mots.On les trouvera exposés à la page 4 de couverture de ce numéro.-.*#«» vdiiion - f i'oi si; et 3iEue ave< maiiie Le petit livre de madame Duguay est un stimulant qu’il faudrait mettre entre les mains de toutes les jeunes filles.Elles y apprendraient les joies que l'avenir leur réserve et elles se rendraient compte que Marie, qui a été la protection de leur pure jeunesse, sera aussi la garantie de bonheur de leur foyer futur.Julia Richer.88 pages : SO.75 (par la poste : $0.85) 562 LECTURES ÉTUDES CRITIQUES Le dieu nu Une tombe somptueuse mais mal close : voilà d'un mot comment nous résumerions ce roman de Robert Margerit.Avant même que l’auteur ne le prévienne en ses propres termes, tout lecteur intelligent et bien formé saura s’en rendre compte : « Une tombe mal close, une blessure que rien ne cicatrisera, se sont rouvertes.A tout instant je retrouve malgré moi en toute chose ce que j’ai le plus aimé.» (p.12) Eh, dites donc?Il y a de ces blessures qui n’honorent pas leurs porteurs, et que tout homme honnête a la pudeur de ne jamais exhiber aux yeux du public fût-il dans son être intime un psychopathe sexuel avancé.Ou faut-il penser que nombre de nos romanciers actuels soient atteints d’une sorte d’exhibitionnisme chronique ou qu'on ait déjà épuisé toute la gamme des sentiments corrects et la source des lieux communs pour ne nous servir avec tant de cynisme que des crâneries aussi typiquement immondes ?« Tout a été dit et l’on vient trop tard.)), le mot de La Bruyère est vrai dans un sens , mais toujours il reste une façon de redire les vérités éternelles avec un dosage qui provient d’un certain équilibre intellectuel et moral.Ce quon a le plu.* aimé, certains souvenirs d’un passé fangeux méritent le plus souvent {le n’etre pas racontés.Hélas ! le satanisme et le goût du désordre esthétisé polarisent les facultés de nos romanciers.« Il leur faut le mal et le péché, notait Péguy, pour faire des œuvres intéressantes.Moi, je ne travaille pas dans le péché.)) De toute évidence, notre monde littéraire, écrivains et lecteurs aussi, a l’âme et la conscience ravagées ; bien plus, il semble avoir perdu la notion même du pèche Ainsi le Dieu nu.C’est le drame tragique d'une âme qu’ont bousculée la guerre et les autres vicissitudes du temps présent.Bruno croit qu’en revivant la plume en main les souvenirs des dix dernières années, il arrivera à immobiliser des images obsédantes, à fixer Jacqueline qu’il a aimée et Marité, sa propre sœur, dans leur vraie nature et dans la réalité de leurs rapports avec lui.« Mais c’est une ambition insensée, souligne-t-il.Nous ne sommes que désordre, inconscience et incertitude.— Je m’y perds.Les mots n’ont pas ce pouvoir de conjuration magique qu’on leur prête.La page écrite est un crible à travers lequel la vie passe ; 1 MARGERIT (Robert), Le dieu nu.Roman.(Paris] Gallimard (cl951].293p.18.5cm.Mauvais AVRIL 1952 363 il ne reste qu'une boue noire.)Y Aveu pénible et compromettant ! Il y a vraiment quoi à démêler en effet ! Un réseau de perplexités psychologiques et d'étranges renversements fait que le lecteur se fourvoie dans l'interprétation des faits et des attitudes tout aussi bien que le narrateur lui-même.Nous avons là un drame sinueux mais non pas inextricable, et qui ne nous livre sa véritable signification douloureuse qu’au moment où ce cœur pensif la discerne enfin.Ce Bruno n’est cju’un des mille exemplaires du type éternel de René, sans doute évolué.Jeune étudiant de vingt-cinq ans, il ne saurait vivre sans une présence féminine : loin de sa sœur ou d’une autre femme aimée, c’est l'asphysie pour son cœur.Evidemment la conception qu’il a de la femme n'est qu’une sorte d’instinct sadique.Ce qu’il aime chez elle, ce sont avec les parfums sensuels, « un éclat, une certaine ostentation et même une insolence ».ostoliquc « Bis sœculari » (1951) Réflexions sur la conduite de la vie (1950) Jésus en son temps (1945) Vie et aventures de Robinson Crusoé (1948) Cours d’histoire du Canada (1944) Le bonheur cet inconnu (1950) Figures de sociologie catholique (1951) Les neuf symphonies de Beethoven (1949) Escales (1950) Les six ailes du séraphin (1951) Le Christ idéal du moine (1947) L'homme d'affaires (1949) La beauté de Dieu (1950) L'idéale fiancée (sA.) Introduction à l'histoire de l Amérique latine (19IJ) Siri au Sfritzlurg (1947) Le.roman d'un roman (s.d.) Contes populaires gaspésiens (1952) Introduction à la musique (1949) La musique et les tout-petits (1950) Pour renseignements ou commande, prière de s adresser a .FICHES DE CATALOGUE, Fides, 25 est, rue Saint-Jacques, Mr ntréal.Ces fiches sont offertes aux bibliothécaires aux conditions suiv; ntes : $50.00 — un ABONNEMENT d'un an (576 séries) ; $ 5.00 — un livret de TIMBRES pour l'achat des séries de fiches ’ j 0.20 — première série de chaque commande ; S 0.12 — autres séries de 3, 4 ou 5 fiches; ; $ o.03 — chaque fiche supplémentaire.(Ex.: série de 6 fiches : $0.15) 400 lectures par ].L’Archctêque-DuRuay Protégez voè volume* précieux ! 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