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Titre :
Lectures
Grâce à ses critiques littéraires, Lectures souhaite faire connaître la valeur intellectuelle et morale des nouvelles parutions tout en créant un barrage efficace contre les « mauvaises lectures ».
Éditeur :
  • Montréal :Service de bibliographie et de documentation de Fides,1946-1966
Contenu spécifique :
juin
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
chaque mois
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Lectures et bibliothèques
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Lectures, 1953-06, Collections de BAnQ.

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FIDES LECTURES REVUE MENSUELLE DE BIBLIOGRAPHIE CRITIQUE publiée par le Service de Bibliographie et de Documentation de Fl DES organe du Service des Lectures de l’Action catholique du diocèse de Montréal.Direction : Paul-A.MARTIN, c.s.c., aumônier du Service des Lectures.Rédaction : Jean-Paul PINSONNEAULT, secrétaire du Service des Lectures.NOTES : 1.La revue est publiée mensuellement, de septembre à juin.Les dix livraisons de l'année constituent un tome.Le dernier numéro du tome (soit celui de juin), comprend une table méthodique des sujets traités ainsi qu’une table alphabétique des ouvrages recensés pendant l'année.2.Les références bibliographiques sont rédigées d'après les règles de la catalographie.Les cotes morales en usage sont les suivantes : TB — Livre pour tous TB-S — Livre pour tous mais spécialisé TB-A — Livre pour tous, de nature à intéresser certains adolescents B — Livre pour adultes B?—Livre appelant des réserves plus ou moins graves, i.e.à défendre d'une façon générale aux gens non formés (intellectuellement ou moralement) A — Livre pour adolescents ( 15 à 18 ans) J — Livre pour jeunes ( 10 à 14 ans) E — Livre pour enfants (6 à 9 ans) _________________Publication approntet par l'Or J nuire______________ CANADA le numéro $0.35 Abonnement annuel $3.50 Etranger $3.75 FIDES, 25 est, rue Saint-Jacques, Montréal-l *PLateau 8335 FRANCE Abonnement annuel .900 francs *C.C.P.PARIS 7262.50 Société FIDES, 120, boulevard Raspail.Paris (Vie) * Littré 7385 Autorisé connue envoi postal de deuxième classe, Ministère des Postes, Ottawa.SOMMAIRE IDEAL ET PRINCIPES Un ambassadeur intellectuel du Canada français, M.Jean Bruchési .Marie-Claire Daveluy 433 Notes biographiques .440 Notes bibliographiques .442 NOTICES BIBLIOGRAPHIQUES Li Mariage parfait de Th.H.Van de Velde .447 Littérature canadienne .449 Littérature étrangère .459 BIBLIOTHECA La bibliothèque des malades — Service de l'orthopédie — Hôpital du Sacré-Cœur, Cartierville .Thérèse Beauregard 463 Nouvelles .467 Liste des fiches de catalogue publiées en avril et mai 1953 .469 TABLE DES MATIERES Tome IX (septembre 1952 à juin 1953) Articles de fond .472 Index des ouvrages .475 Pu pane de couverture : M.Jean Bruchési (Studio Garcia). IDEAL ET PRINCIPES Un ambassadeur intellectuel du Canada français, M.Jean Bruchési PEU de nos écrivains ont l’honneur de s’entendre qualifier de maître par un philosophe-académicien dont l’autorité et la science sont universellement reconnues.Dans la préface qui orne l’ouvrage que M.Bruchési a intitulé : Canada.Réalités d'hier et d'aujourd’hui (Montréal 1948), voici comment M.Etienne Gilson, l’historien des idées à l’époque médiévale, apprécie le conférencier qu’il venait d’applaudir à la Sorbonne : « L’auditoire parisien qui l’a fidèlement suivi, écrit-il, n’oubliera pas le Maître canadien dont la parole ferme, élégante, toujours pleine d’allant, d’humour, et parfois de poésie, l’a tenu sous le charme au printemps de 1948.» On ne peut consacrer la réputation d’un lettré avec plus de grâce et d’exactitude.La physionomie intellectuelle du Sous-Secrétaire de la province est saisie sur le vif.La justesse du portrait ne saurait surprendre ceux qui observent depuis plusieurs années la carrière de cet auteur.Ses labeurs d’écrivain et de professeur, les nombreux voyages où il apporte à la France et à d’autres pays, le message du Canada français, accusent à chaque occasion nouvelle, la séduction de son esprit et sa maîtrise du verbe français.Depuis trente ans, M.Bruchési n’a guère déposé sa plume.Son métier d’écrivain le réclame sous tous les cieux où le conduisent ses recherches et ses missions diplomatiques.Quatorze ouvrages publiés à peu d’intervalle les uns des autres attestent d’une activité littéraire très soutenue.L’ensemble de ses travaux, à bien y songer, c’est l’historien et le voyageur qui en ont constitué le relief et caractérisé l’aspect général.Il serait difficile de dire quand M.Bruchési nous intéresse davantage.Car lorsqu’il n’a pas à pénétrer « aux marches de l’Europe», à vivre dans le Paris de l’entre-deux guerres, ou dans celui d’aujourd’hui, lorsque cet Ulysse moderne nous revient heureux d’avoir fait de beaux voyages, n’est-ce pas pour tourner aussitôt sa ferveur vers son pays immense et progressif ?Il en connaît les images somptueuses ou encore le décor simple et riant de ses villages fraternels.Il interroge, il fouille ses annales où se joue le drame d’une existence nationale chargée de luttes.Des études synthétiques, des paysages dont le charme familier nous retient, plusieurs portraits dessinés avec une finesse, ou une émotion qui court le long des pages d’intéressants recueils, voilà ce qui résulte des réflexions de cet intellectuel à la vie débordante d’action.Et le professeur ne réclame-t-il pas à son tour ?Il se soucie de demeurer un des guides de notre jeunesse cultivée.juin 1953 433 Il lui parle de son pays avec quelle vivacité agréable, recréant son passé dans la clarté d’analyses très poussées.Il précise avec soin les traits des personnages centraux, les isolant au besoin, afin de leur donner le plus de mouvement et de couleur possibles.Car il le sait et il le dit, leur action dynamique et parfois géniale a modelé peu à peu l’âme canadienne, la gardant fidèle, laborieuse, endurante, mais souvent aussi prompte à se redresser, à s’opposer, fut-ce tragiquement et sans résultat immédiat, aux procédés pouvant amoindrir ses valeurs innées ou acquises.Par ailleurs, M.Bruchési voit les faiblesses de caractère des Canadiens, et sans crainte les signale non sans sévérité parfois.Puis, de ces périodes d’histoire bien construites, de ces cours sur notre peuple en marche vers ses destinées, M.Bruchési en vint un jour à pouvoir assembler sur sa table de travail, les chapitres essentiels d’une histoire générale du Canada.Il en fit une œuvre de haute vulgarisation.Elle restait toute proche des originaux et des ouvrages fondamentaux qu’il avait souvent tenus à sa portée pour mieux en peser les faits et en méditer les leçons.Publiée pour la première fois, de 1934 à 1936, en deux tomes in-12, VHistoire du Canada pour tous, fut bien accueillie.Elle se vit rééditer six fois, comptant dans ses divers tirages 15,000 exemplaires.Constamment mise à jour, nous lisons dans la dernière édition (un volume de 682 pages) la chronique des événements de 1950.«L’histoire qui se fait» est narrée par un témoin perspicace, dont l’humeur ne manque pas plus de bienveillance que d’ironie.Il a gardé de son passage dans le journalisme le coup d’œil rapide, avisé, et ce sens des faits qui auront un lendemain dont s’étoffera bientôt l’histoire.Ajoutons que les hautes fonctions de sous-ministre, exercées depuis quinze ans par l’écrivain, favorisèrent les rencontres et les échanges de vues avec des personnages souvent de premier plan.N’allons pas négliger non plus les rumeurs révélatrices qui circulent dans les milieux officiels ; toutes discrètes qu’elles soient, un esprit averti y discerne quelque chose des motifs qui font agir les puissants et leur font poser des actes aux graves conséquences.L’Histoire du Canada de M.Bruchési, c’est une narration, sans doute, où abondent les détails économiques, sociaux, biographiques et autres, mais si elle informe plus qu'elle ne philosophe, elle ne nous apporte pas moins des raisons de bien juger du rôle que nous avons tenu dans l’Amérique du Nord, qu’il s’agisse de l’époque des explorations, des découvertes et des fondations, des tâches accomplies par les premiers occupants du sol canadien, ou de nos lourds devoirs actuels, dans un Canada bilingue et maître de ses destinées.Agrandissons les cadres naturels du pays, certes, mais pensons aussi à enrichir l’âme profonde de ses habitants, source première de toute grandeur.Il me plaît de citer les conclusions de l’Histoire du Canada de M.Bruchési : « {.} c’est Charles Maurras, nous apprend-il, qui disait un jour à de jeunes interlocuteurs venus des rives du Saint-Laurent : « Vous avez une religion, une tradition qui vous feront tenir le coup.Les grandes actions de vos pères autorisent et ratifient le juste exaltation de toutes vos espérances».434 LECTURES Il reste aux Canadiens français, continue l’historien de chez nous, de ne pas faire mentir des témoins aussi autorisés.On a dit de l’histoire de France qu’elle était une leçon d’espérance.Ainsi en est-il, — c’est notre conviction, — de celle que nous avons entrepris de raconter.Mais une leçon d'espérance ne vaut que dans la mesure où elle pousse à l’action, et, si nécessaire, à la réaction.» Il entre une certaine connaissance des possibilités de la génération montante quand un historien montre cet optimisme.Lorsque tous «espèrent, agissent, et, si nécessaire, réagissent,» des jours de conquêtes nouvelles, et de stabilisation des forces spirituelles, se lèvent déjà.On ne s’adresse pas en vain sur ce ton à une jeunesse que soulève l’action nationale quand elle s’oriente dans la lumière des faits sauveurs vécus hier encore, et dont il importe d’assurer la pérennité.Le plus récent ouvrage de M.Bruchési se compose d’une brillante syntnèse historique de quarante-sept pages (grand in-8) présentant le Canada aux lecteurs étrangers curieux d’en connaître le visage multiple.Publié chez Nathan à Paris, en 1952, faisant partie de la collection Merveilles de la France et du monde, l’œuvre contient 131 planches d’illustration accompagnées de commentaires précieux.Notre pays est considéré dans l’ouvrage sous les aspects les plus divers.Nous ne pouvons qu’admirer cette réussite par la pensée et par l’image.Nous entendons encore, le livre refermé, certaines admissions de l’historien condensées dans de courts paragraphes, mais qui embrassent pourtant la vie hardie, tumultueuse, héroïque et constructive de plusieurs générations canadiennes.Cette vision rétrospective, ces raccourcis fortement charpentés et colorés, c’est notre temps présent qui l’inspirait à l’écrivain.Ecoutez ceci : « Puissance internationale ! C’est bien cela en effet que sont devenues ces régions lointaines où Français et Anglais, partis à la recherche d’une autre route des Indes, se disputèrent le commerce de fourrures, où tant d’hommes et de femmes ont donné leurs forces et leur vie pour assurer la conversion des infidèles et le triomphe de leur humaine patrie.C’est bien cela qui a remplacé le pays sauvage, la «forêt infinie», dont il suffisait au XVIIe siècle, de prononcer le nom pour effrayer les enfants trop peu sages.« Petites et insignifiantes communautés », comme les déclarait le gouverneur général Durham, il y a un siècle à peine.Et pour combien, hier encore, le Canada n’était-il pas autre chose que le pays de Maria Chapdelaine ! » Et ceci encore : « Réservoir d’idées civilisatrices dans un monde tourmenté, le Canada se présente comme un pays de deux cultures : celle des Canadiens français qui a puisé du mieux qu’elle a pu aux sources latines et françaises ; celle des Anglo-Canadiens qu’il ne faut pas prendre pour celle des Américains et qui doit également le meilleur d’elle-même à la vieille Europe chrétienne ».Et enfin, dans les dernières lignes de cette étude, M.Bruchési observe une dernière fois : « Cette culture (des Canadiens) encore une fois est double : elle est française ou anglaise.Mais on aurait tort de la confondre avec celle de la France ou de la Grande-Bretagne.juin 1953 435 Nul autre que M.Etienne Gilson, de l’Académie française, n’a, semble-t-il, plus nettement tranché la question lorsqu’il écrit :
de

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