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Titre :
Lectures
Grâce à ses critiques littéraires, Lectures souhaite faire connaître la valeur intellectuelle et morale des nouvelles parutions tout en créant un barrage efficace contre les « mauvaises lectures ».
Éditeur :
  • Montréal :Service de bibliographie et de documentation de Fides,1946-1966
Contenu spécifique :
samedi 17 mars 1956
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
chaque mois
Notice détaillée :
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    Prédécesseur :
  • Lectures et bibliothèques
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Lectures, 1956-03, Collections de BAnQ.

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Nouvelle séria Vol.2 No 15 17 mars 1956 “X’yipp.U.ta » race par n.L chanoine oCionef Cjroufx ERSONNE ne songe, dit la préface, à présenter l'Appel de la raceO) comme un chef-d’oeuvre, encore qu’il y a trente-trois ans, ce livre ne déparaît aucunement la littérature canadienne.L’intérêt qu’il offre est d'un autre ordre.” Je lisais et j’approuvais.Je n’avais pas relu ce roman depuis que, dans ma jeunesse, je l’avais dévoré et discuté, car déjà le roman à thèse appelait la discussion.Quand j’eus, cette fois, lu très attentivement la substantielle, intelligente et instructive préface de M.Bruno Lafleur.je me plongeai dans le récit.Et je ne serais pas aussi certaine maintenant que le livre avait besoin, pour justifier sa parution au Nénuphar, d’une aussi longue présentation, si cette présentation De contenait tant de renseignements utiles, si elle n'éclairait pas aussi bien une époque que les jeunes ignorent et qu’ils auront profit à connaître et à méditer.Même si le roman à thèse est un genre aujourd’hui décrié, — excepté, il faut le dire, si la thèse conduit à la révolte, au dédain de la vie, au suicide! — le roman du chanoine Groulx est basé sur une situation si vraie, si tragique, qu’à travers les années, il a gardé sa force, son émotion, sa signification, et — par les leçons qu’il dégage — une actualité de tous les temps.Certains sentiments pourront être discutés dans ce qu’on appellera peut-être leurs excès, quelques rares dialogues, comme forme, datent légèrement, ils sont écrits plus que parlés.Mais d'un bout à l’autre, le livre est captivant et riche.Ce sujet du mariage entre deux races trop différentes, il sera toujours vrai quoiqu’on en dise.Il comporte d’énormes menaces pour le pauvre et difficile bonheur humain.Qu’importe si la psychologie de tous les personnages, sauf celle du héros et du Père Fabien, n’est pas approfondie.Elle vaut celle des trois-quarts de la population romanesque actuelle.Par métier, moi qui ai lu une quantité innombrable de romans de tous les pays, et qui pouvais appuyer mon opinion sur des comparaisons, en fermant celui-ci, je me suis dit: “C’est un beau livre.” Et j’étais contente, comme si je venais de redécouvrir une chose heureuse.M.le chanoine Groulx, en 1922, était déjà un grand écrivain.Rien de ce qu’il écrit ne peut être indifférent.C’est un observateur excellent, une intelligence lumineuse, doublement éclairée par l’étude et par la grâce.Le cadre du roman, son atmosphère, le côté historique, la marche des événements, tout est plausible.Je le dis avec d’autant plus de joie qu’en ouvrant le livre, je me préparais à m’ennuyer un peu, comme je me suis ennuyée déjà en essayant de relire Bourget.Je me trompais.On ne s’ennuie pas en relisant le chanoine Groulx.Bourget fabriquait ses intrigues.Le chanoine Groulx a trouvé la sienne toute faite.Sans être à clé, le roman est basé sur une situation qui existait en deux ou trois exemplaires à Ottawa, à l’époque reconstituée.Et cette prose impeccable, dense, où jamais le mot n’est ajouté pour rien, c’est une joie! Vous serez pris malgré vous par la pensée, la fierté française qui se dégagent du fond.Vous reverrez le décor: la Côte de Sable, ses grandes maisons anciennes et cossues, les horizons d'Ottawa, les parcs, le canal, les ponts, le Château qui avec le Parlement revient comme fond de tableau pour l’atmosphère politique et mondaine de la capitale.Vous reconnaîtrez le monde des intrigues aussi, qui était et est toujours une réalité.C’est un roman historique, en somme, plus qu’un roman à thèse.L'auteur fait un beau récit des évé- GROULX (Chan.Lionel) L’APPEL DE LA RACE.5e édition.Introduction de Bruno Lafleur.Montréal, Fides [19561.252p.21cm.(Coll, du Nénuphar).$2.00 (par la poste $2.10) TB nements de ce temps qui fut un temps d’héroïsme.Tout le long du livre, la phrase est nette, correcte, elle dit ce qu’elle veut dire, avec des comparaisons justes et belles.J’ai été surprise qu’elle ne fût aucunement démodée.Le livre est plein d’ardeur pour la patrie, mais les phrases ne sont jamais de simples tirades patriotiques.Dès le début, elles vous saisissent, vous frappent au coeur.Il y a tout de suite, l’amour, l’illusion de l’amour, dans des passages comme celui-ci où Jules de Lantagnac raconte ses impressions du pays natal, révisité: “Sans jamais m’en fatiguer, Je contemplais les longues étendues de labeur et de verdure.J’avais là, devant moi, le champ de bataille des ancêtres, les vainqueurs des forêts vierges.Effort obstiné, violent qui absorba la vie de cinq générations.Et pourtant par quelle merveille, ce peuple d’une vie si rude est-il resté de visage si serein, d’âme si joyeuse?Chaque fois, en effet, que mes yeux revenaient aux longues terres, ils ne pouvaient manquer d’aboutir à une maison où flottait, mêlée comme autrefois à la petite fumée bleue, la respiration du bonheur.” Cette petite fumée bleue, on s’arrête un moment à la contempler.Mais les sentiments que la prose de cet écrivain éveille en nous, ne sont jamais fumée; ils élèvent, appellent les résolutions, les actés.C’est une grâce que ce livre revienne au monde.Il y a un nationalisme qui est mauvais; celui qui suscite la haine, la persécution et les guerres.Mais celui qui nous attache à la vertu, à la foi, à la langue des ancêtres, celui qui nous prêche la valeur, la dignité, la fierté, — ô Dieu, faites que nous sachions le communiquer à ceux qui nous suivent.Michelle Le NORMAND P-S.— Tous mes compliments à Bruno Lafleur, pour cette préface qui mériterait un article à elle seule.Mais me permettrait-il de lui signaler que deux fois, le prénom de Léo Paul Desrosiers est écrit.autrement qu’il le devrait.Et aussi, que celui-ci, en 1922, était un Jeune journaliste de 26 ans qui n’avait pas encore écrit de roman.113 IlHiyion [2) .DESMARAIS (Marcel-Marie), o.p.ADAM ET EVE DANS LE MONDE D’AUJOURD’HUI.Montréal, Fides [19561.190p.ill.22cm.$2.00 (par la poste $2.15) TB Le Père Desmarais n’est pas un inconnu.Ceux qui sont ses auditeurs fidèles et ses lecteurs réguliers ne manqueront pas de s’intéresser à ce nouvel écrit qu’il vient de lancer aux Editions Fides.Le sujet sans être neuf reste cependant d’actualité : les problèmes de vie conjugale.La manière est caractéristique de cet auteur : une forme badine et enjouée présentant une foule d’anecdotes à l’occasion desquelles certains principes sont émis et certaines conclusions tirées.Dans l’ensemble un livre qui peut sûrement être utile et intéressant, à condition qu’on ne réclame pas de lui ce qu’il n’apporte pas, c’est-à-dire un exposé systématique et profond.Certains livres portant sur l’amour et la vie commune nous offrent des exposés forts et denses; tels par exemple ceux de Gustave Thibon, de Claude Prudence, etc.Le présent livre est plus simple et s’offre à ceux qui ne peuvent s’assimiler de semblables études.Inutile de soulever ici un tas de difficultés et de chicaner l’auteur sur son procédé; son propos en était un de vulgarisation dans un domaine où on se plaît souvent à rester hermétique.En parcourant cette oeuvre nouvelle, il est important de se rappeler cette optique initiale du Père Desmarais.Certes, même là, tout n’est pas parfait.Il y a des longueurs inutiles, certaines répétitions qui deviennent parfois fastidieuses, un mode de présentation qui, d’un chapitre à l’autre, ne varie pas assez.Mais tout cela n’enlève pas à l’ouvrage ses grandes qualités de simplicité, non plus que la justesse de perspective.Un chapitre entre autres s’impose à l’attention, celui qui s’intitule : symphonie domestique.Bien qu’étant le plus court, il est le point d’équilibre du livre; on y trouve solidement exposée cette vérité, fondamentale en l’occurence, que “le mariage est essentiellement une chose sacrée et il ne peut être que cela : non point seulement une oeuvre en collaboration de deux vo- lontés, fussent-elle animées des meilleurs sentiments, mais une réalisation divine qui dépasse les forces humaines" (p.110).On se demande un peu pourquoi l’auteur éprouve le besoin de s’excuser d’avoir présenté "un tel concentré de doctrine" (p.101).Plutôt qu’à lui en faire grief, il me semble qu’on serait peut-être incliné à les souhaiter plus fréquents car ainsi serait davantage mise en valeur “cette lumière qui éclaire sous leur vrai jour tous les problèmes de l’état conjugal".Pour un grand nombre, sinon pour tous, ce livre sera l’occasion d’amorcer autour de leur vie conjugale, si souvent irréfléchie, un examen de conscience indispensable.Nombre d’époux et d’épouses y trouveront leur profit.On pourrait dire du Père Desmarais qu’il réalise agréablement la célèbre devise autrefois imaginée par le poète Santeul pour le profit de l’arlequin Dominique : “castigat ridendo mores".Des caricatures abondantes, dues au crayon humoristique de Jacques Ga-gnier, illustrent la pensée de l’auteur et appuient avec bonheur ce mode de procédé.La présentation d’ensemble est attrayante : il s’agit donc d’une édition vraiment intéressante.Paul-E.CHARBONNEAU, c.s.c.Signification de nos cotes TB — Livre pour tous.lectuellement ou moralement).TB-S — Livre pour tous mais spécialisé.D — Dangereux.TB-A — Livre pour tous, de na- ture à intéresser certains M — Mauvais.adolescents.A — Livre pour adolescents B —Livre pour adultes.(15 à 18).B?—Livre appelant des ré- J — Livre pour Jeunes (10 à serves plus ou moins 14 ans).graves, i.e.à défendre d’une façon générale aux E — Livre pour enfants (6 à 9 gens non formés (Intel- ans).114 CHARBONNEAU (Paul-Eugène), c.s.c.LE PLUS GRAND SAINT APRES MARIE.Montréal, Fides [19561.158p.pi.(h.-t.) 19cm.$0.90 (par la poste $1.00) TB On ne saurait affirmer avec certitude que saint Joseph est plus grand que les anges et les archanges; neanmoins, il est admis communément dans l’Eglise qu’il l’emporte en dignité et en sainteté sur les Apôtres, les plus héroïques martyrs et les plus grands Docteurs.L’A.a donc raison d'intituler son ouvrage: Le plus grand Saint après Marie.Son but est “.de conduire le lecteur un peu plus près de cette très grande figure de saint Joseph” (p.9); et il faut convenir en toute objectivité qu il y réussit très bien.L’A.étudie les principales prérogatives et les étapes les plus marquantes de la vie de saint Joseph, ses vertus dominantes et ses principaux patronages.Après avoir exposé les éléments théologiques propres à chacun de ces chapitres, il élabore pour la vie chrétienne des considérations très judicieuses et pertinentes, qui auraient pu facilement être des fadaises sous une plume malhabile et peu informée.Selon l’aveu même de l’A., ce livre “.n’a rien d’un traité de théologie, rien non plus d’un “écrit spirituel” profond; il se présente simplement comme l’expression d’une dévotion, dépouillée et violente, à saint Joseph” (p.9).Cependant le théologien attentif sait découvrir, comme sous-jacentes à cette sobriété scientifique voulue, les ramifications d’une doctrine sûre et consistante.On nous permettra pourtant d’apporter une petite sourdine pour le chapitre concernant la vertu de religion chez saint Joseph (p.114-118); là, en effet, le sous-sol théologique est un peu mouvant, sans doute à cause de la nécessité pour l’A.de comprimer en quatre petites pages plusieurs notions très complexes.Ce travail de vulgarisation sur saint Joseph, destiné à éclairer la piété et alimenter la vie chrétienne, peut être considéré comme un modèle du genre; tous les éléments qui peuvent sainement plaire et édifier à la fois les fidèles de notre siècle s’y retrouvent.Avant d’aborder la lecture de ces méditations, on peut difficilement soupçonner que ces différents sujets peuvent être traités d’une façon aussi captivante.De plus, plusieurs illustrations choisies avec soin viennent aérer un texte rédigé en une langue imagée, vivante, limpide.Vraiment, tout au long de son oeuvre, l’A.nous montre comment “.la figure de saint Joseph s’approche tout près de nous” (p.76), si bien que, après lecture, “cet Inconnu est devenu notre ami” (p.155).Son Eminence le cardinal Paul-Emile Léger a daigné préfacer ce volume, dont il a fait de grands éloges.Cet ouvrage connaîtra certainement une très large diffusion.Ovila MELANÇON LEGAULT (André), c.s.c.FONTAINE (Gaston), c.r.i.c.LA SEMAINE SAINTE.Ses nouveaux rites et leur sens liturgique.Montréal, Fides [19561.128p.ill.(h.-t.) 23cm.$1.50 (par la poste $1.60) TB La Sacrée Congrégation des Rites, dûment mandatée par S.S.Pie Xll, publiait, le 16 novembre 1955.le décret Maxima Redemption^ Nostrae Mysteria, dans le but d’instaurer un nouvel Ordo liturgique de la Semaine Sainte.Elle y ajoutait une Instruction “pour faciliter le passage aux nouvelles dispositions et permettre aux fidèles de retirer plus sûrement des fruits abondants d une participation vivante aux cérémonies sacrées”.Le but du nouvel Ordo, comme l’expriment les premières lignes de celte Instruction, “étant que les fidèles puissent participer plus facilement, avec plus de dévotion et de fruit à la liturgie vénérable de ces journées, ramenée à ses heures propres et en même temps plus opportunes”, il importe au plus haut point que cette fin salutaire soit pleinement atteinte.Une participation vraiment fructueuse aux cérémonies de la Semaine Sainte suppose que ceux qui ont charge d’âmes, les prêtres plus particulièrement, soient bien instruits du sens liturgique et du but pastoral du nouvel Ordo en plus de la célébration rituelle.Ils seront alors plus en mesure de préparer convenablement les fidèles à bien comprendre le nouvel Ordo et à les faire participer avec intelligence et ferveur aux cérémonies.Pour faciliter aux prêtres cette tâche de bien renseigner les fidèles.devo’r qui leur est imposé par l’Instruction elle-même, les RR.PP.André Legault, c.s.c., et Gas- ton Fontaine, c.r.i.c., viennent de publier à Fides La Semaine Sainte, ses nouveaux rites et leur sens liturgique, volume de cent vingt-cinq pages, avec bibliographie très complète des principales sources susceptibles d’aider à une meilleure intelligence de la liturgie pascale.Comme le nouvel Ordo attache beaucoup d’importance à la participation des fiaeles aux cérémonies de la quinzaine pascale, on comprendra facilement l’insistance qu’ont mise les auteurs à en faire une véritable célébration communautaire.Et puisque les rites de cette liturgie sont tout imprégnés de symbolisme, on nous invite à avoir recours aux services d'un commentateur, pour bien initier les fidèles à la richesse de ces mystères.La Semaine Sainte nous fournit donc, en plus d une explication complète et détaillée des nouveaux rites, ample matière à nourrir des commentaires élaborés sur le sens liturgique des cérémonies.Le but pastoral que se propose le nouvel Ordo se trouve atteint du même coup.Voici, à titre d’exemple, un texte que les auteurs proposent de lire aux fidèles "avant la bénédiction de l’eau”, à la cérémonie de la veillée pascale: “voici la fête de l’eau et du baptême.Notre curé va chanter la louange de l’eau qui est créature de Dieu.C’est une solennelle prière de consécration, pendant laquelle l’eau sera exorcisée et bénite.Ainsi sera-t-elle mieux adaptée au renouvellement des âmes.Le Christ lui-même, représenté par le cierge pascal, est aux côtés de notre pasteur: c’est lui qui avec le Saint-Esprit sanctifie l’eau du baptême.Il va descendre dans la fontaine et en remonter, comme il est descendu dans la mort et ressuscité du tombeau.Et cette eau deviendra le vivant symbole de notre mort et de notre nouvelle vie, de notre mort au péché et de notre résurrection avec le Christ.Avec le prêtre, rendons grâce au Seigneur qui nous a donné l’eau du baptême d’où sort le peuple nouveau.animé de la vie du Seigneur.” Mvstère du Chr*st.mystère de la vie du chrétien.Quel beau symbolisme! Et ainsi le sens liturgique de chacune des cérémonies des jours saints nous est fourni par les auteurs qui ont eu le souci de révéler.dans ces gloses brèves de ce qui se dit ou se fait, la portée mystérique de la célébration.Ajoutez à tout cela les directives pratiques pour les attitudes à prendre, et vous aurez le commentaire désiré de l'Ordo Hebdomadae Sanctae Instauratus.Pierre-M.POISSON, cj.c.115 Livres pour jeunes oeuvres de 2^ofiard des Ot rmeaux Autant les fillettes se délectent aux contes de fées et aux histoires de poupées, autant les garçonnets se passionnent pour les histoires d’aventures et les récits militaires.Il suffit que, dans les uns comme dans les autres, on fasse appel à la notion de dévouement désintéressé.Peu importe d’ailleurs que les faits se passent en pays réel ou dans un monde de rêve.C’est ce qu’a compris Dollard des Ormeaux, le Frère Charles-Henri, de l’Instruction chrétienne.“Claude l’orphelin" (1) Claude Leblond, volé par des bohémiens et entraîné dans les plaines de l’Ouest, y trouve pour protecteur Jack un autre enfant volé.Tous deux se mettent au service du missionnaire, le Père Caron.Celui-ci les amène au pays des Esquimaux, puis les ramène dans Québec.Jack, qui n’y retrouve pas ses parents, se donne aux Oblats.Claude, rendu aux siens, entre au juvénat d’Ottawa pour se préparer aux missions (cf.p.62: charmante description d’une aurore boréale).“Trio d’amis" (2) Lucien Tremblay, caractère assez inconstant d’abord, se fixe enfin dans le bien sous l’influence d’Henri Gagnon et de Jean Belcourt, piliers de la Jeunesse étudiante catholique (J.E.C.).A ce trio de bons amis s’oppose le trio des dévergondés: Guy Marois, Luc Beaubien et Roger Leroux.Le trio d’amis jé-cistes finit par conquérir le trio de la canaille; Jean Belcourt s’inscrit au collège de S.-Laurent, Lucien Tremblay entre au juvénat, Henri Gagnon sera dans le monde un apôtre laïc.Le volume décrit tout ce qui constitue la vie d’une école urbaine: laideurs (complots, grèves, vols), agréments (concours, fêtes, excursions).“$aug des martyrs” (3) José Amagro et Alfonso Alvarez se destinent, l'un au sacerdoce, l’autre à la vie religieuse.Mais, servants de messe du Père Miguel Pro, ils veulent comme lui mourir martyrs.La persécution religieuse infligée au Mexique par le président Calles leur donne pleine satisfaction.(Le volume constitue une adaptation de la touchante Vie du Père Pro, écrite par le Père Antonio Dragon, s.j.) “Pierre Radisson coureur des bois” (4) Pierre Radisson, victime de plusieurs captures en tant que coureur des bois, mais héros d’autant d’évasions, est le prototype du Canadien audacieux.Devenu trafiquant de fourrures, il commerce au profit tantôt de la France et tantôt de l’Angleterre.Cette étrange notion du patriotisme, alors courante, ne l’empêche pas d’avoir “marqué d’une profonde empreinte le début de la Nouvelle-France’’ et de “demeurer le type et le roi des coureurs des bols”.(Partie historique calquée sur le Radisson de Donatien Frémont) “Au pays des lions” (5) Cette description de l’établissement de la mission catholique de l’Ouganda met en relief à la fois la constance des Pères Blancs et la générosité des Noirs, leurs catéchumènes.Le récit a pour centre la persécution infligée à ceux-ci par leurs rois musulmans.Il s’achève sur le martyre des 22 Bienheureux que Rome, en 1921, installait sur les autels.(Le livre du Père Cussac, le Père Lourdel, a fourni les principaux traits de cette narration.) Ces volumes — sauf l’histoire aventureuse de Radisson — tendent à un double but: inspirer aux jeunes le désir de se consacrer à l’éducation chrétienne de l’enfance (nos 1 et 2); leur faire connaître, avec sa rançon de périls et de souffrances, la grandeur et l’efficacité de la vie missionnaire (nos 3 et 5) au Mexique et en Afrique.A l’heure où l’Eglise catholique multiplie les contacts avec les populations “assises dans les ténèbres de la mort”, nulle propagande ne peut aider davantage ses entreprises apostoliques.Elle est d’autant plus opportune chez nous que l’Eglise, pouvant moins s’approvisionner dans ses greniers d’autrefois, compte davantage sur le Canada français, fils lui-même de l’esprit missionnaire de la France.Pour la jeunesse, toujours enthousiaste de dévouement, pour nos jeunes à nous surtout, avides de rembourser à l’Eglise le don de la foi qu’ils en ont reçue, cette lecture est on ne peut plus saine.Fondée sur des documents de premier ordre, elle leur parlera en un style tout de clarté, de simplicité et de conviction profonde.Emile CHARTIER, p.d.(1) CLAUDE L'ORPHELIN.Roman missionnaire.2e éd.Sherbrooke, Apostolat de la Presse (s.d.l.84p.ill.23.5cm.(Coll.Romans missionnaires).$0.50 (par la poste $0.55).(2) TRIO D'AMIS.Croquis scolaires.Sherbrooke, Apostolat de la Presse Is.d.l.145p.24cm.(Coll.Jeunesse de tous les poys).$0.90 (par la poste $1.00).(3) SANG DES MARTYRS.Episode de la persécution religieuse au Mexique.Illustrations de Jacques Gagnier.Montréal, Fi-des (19551.94p.ill.24cm.(Coll.La grande aventure).$0.90 (par la poste $1.00).(4) PIERRE RADISSON COUREUR DES BOIS.Biographie romancée.Montréal, Fi-des (19541.96p.ill.23cm.(Coll.La grande oventure).$0.90 (par la poste $1.00).(5) AU PAYS DES UONS.Roman.Montréal, Fides (19551.95p.ill.23.5cm.(Coll.La grande aventure).$0.90 (par la poste $1.00).116 Mem Morille |l71 NIEDERMEYER (A.) PRECIS DE MEDECINE PASTORALE.Traduit par L.Brevet.Mulhouse.Editions Salvator, 1955.574p.21cm.Relié $8.90 (par la poste $9.15) B-S M.Albert Niedermeyer est docteur en philosophie, en médecine et en droit; de plus, il est professeur à la Faculté de Médecine de Vienne, directeur de l'Institut viennois de Médecine pastorale.Il a aussi publié deux traités considérables qui confrontent les questions médicales dans leur état actuel avec la morale et leurs répercussions pastorales.Ces qualifications de l’A.contribuent déjà à créer un climat de sécurité intellectuelle, avant même d’aborder la lecture de son précis de médecine pastorale.Ce volume, selon l’aveu même de l’A., n’est pas une oeuvre d’érudition; en conséquence, il contient peu de références techniques.Cependant un lecteur avisé reconnaîtra facilement chez l’A.une information très vaste et des connaissances encyclopédiques: la table des noms propres cités est très éloquente à ce sujet.Sans faire un exposé exhaustif des questions traitées pour demeurer dans les cadres du but fixé, l’A.semble néanmoins avoir fourni l'essentiel sur tous les points de la médecine somatique et psychique qui ont des coïncidences sur la théologie morale et la pastorale.La médecine pastorale générale constitue la première partie de l’ouvrage.Après avoir étudié l’objet et l’essence de la médecine pastorale, les sciences auxiliaires.l’A.considère les principes fondamentaux d’une anthropologie universaliste: c’est-à-dire l’objet de celle-ci, les présupposés essentiels de cette conception universaliste qui sont l’existence de Dieu, la condition de créature de l'homme et le péché originel.Ensuite sont exposés les problèmes fondamentaux du transformisme et de la génétique.La médecine pastorale spéciale comporte d’abord l’étude de tous les problèmes de la vie sexuelle, du droit à la vie, des interventions médicales tant obstétricales que celles réalisées sur les organes génitaux, de la vie psychique normale et pathologique.Dans le chapitre des interventions obstétricales.l’A.aurait pu avantageusement signaler, au nombre des directives ecclésiastiques sur la craniotomie, en plus de l’allocution de S.S.Pie XII aux participantes du Congrès de l’Union catholique italienne des sages-femmes, prononcée le 29 octobre 1951 (p.247), une autre allocution plus explicite du même Pontife adressée au Front de la famille et aux Associations des familles nombreuses, le 28 novembre 1951.Quant à l’article sur l’accouchement sans douleurs, il convient de le compléter par les principes que S.S.Pie XII a exposés, dans son discours du 8 janvier dernier, aux membres d’un congrès de gynécologues, sur la nouvelle méthode de l’accouchement indolore, dite méthode psychoprophylactiqne.Par ailleurs, au sujet de directives données aux confesseurs dans l'encyclique Cast! Connubii concernant l’onanisme conjugal, on peut noter une imprécision terminologique peu importante.L’A.parle d’une “promulgation ex cathedra” (p.211); ce terme concerne plutôt le Magistère solennel de i’E-glise, pour lequel l’assistance du Christ est absolue et dont les définitions Irréformables exigent un assentiment Intérieur d’ordre théologal (obedientla fidei).Dans le cas du Magistère ordinaire, l’assistance du Christ est prudentielle, et les fidèles doivent y apporter un assentiment intérieur d’ordre moral (obéissance à l’Eglise); néanmoins, cet assentiment doit être tel que “si les Papes portent expressément dans leurs actes un jugement sur une matière qui était jusque-là controversée, tout le monde comprend que cette matière dans la pensée et la volonté des Souverains Pontifes n’est plus désormais à considérer comme question libre entre les théologiens” (Human! Generis).Comme on l’indique justement au deuxième rabat de la jaquette, ce volume est “spécialement destiné aux étudiants ecclésiastiques pour les cours de diaconales, aux prêtres et aux médecins dont il facilitera la mutuelle compréhension dans l’exercice de leur ministère, I.] à tous ceux et celles, sociologues, hommes de loi, religieuses hospitalières, infirmières, sages-femmes, gardes-malades, assistantes sociales, etc.dont les fonctions confinent par quelque endroit au domaine médical”.Il ne sera pas inutile d’ajouter que les tables sont très détaillées et préparées avec beaucoup de soin: table des matières (p.13-32), index-glossaire (p.519-551), termes latins (p.553-557), noms propres de personnes (p.559-563), bibliographie (p.565-574).Ce sont autant d’éléments techniques très précieux dans un ouvrage de ce genre.Ovila MELANÇON ¦ I Robert Rumilly HISTOIRE DE LA PROVINCE DE QUEBEC i TOMES: XXVII —XXVIII —XXIX TROIS VOLUMES DE PLUS DE 300 PAGES CHACUN BROCHÉS: $2.00 — RELIÉS: $2.50 AUX ÉDITIONS FIDES : 117 2099 Littér
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