Lectures, 1 septembre 1956, samedi 15 septembre 1956
LECTURES Nouvelle série Vol.3 No 2 15 septembre 1956 çjCeâ enfanté clanô (a vide ^ean oCefe< uvre A liste des ouvrages sur la persécution religieuse en Chine communiste est déjà imposante.Au prime abord, lorsqu’un titre vient s’y ajouter, on s’interroge sur la valeur de sa contribution, car le sujet semble à peu près épuisé.Dès les premiers chapitres des Enfants dans la ville, le lecteur se rend compte que le travail de Jean Lefeuvre a une valeur à nulle autre pareille.Les héros du récit ne sont plus des Occidentaux, dont le témoignage peut toujours être infirmé — du moins aux yeux des communistes et de leurs sympathisants — par leurs attaches occidentales, voire par leurs préjugés.L’Auteur se retire derrière la couMsse après quelques mots d’introduction.Il cède le plateau aux véritables acteurs du drame: Mgr Ignace Kiung, Mgr Tsu, les Pères Bréda Tsang, F.X.Ts’a, Louis Wang, des étudiants de l’Université L’Aurore et tous ces fidèles chrétiens des paroisses de Shanghaï.Au milieu d’eux, devenu l’un d’eux en quelque sorte, nous vivrons les différentes phases d’une persécution parfois violente et sanglante, parfois hypocrite et astucieuse, dont le but ultime est l’anéantissement du catholicisme sur le sol chinoU «I Le rideau se lève sur la nationalisation des églises.Bouddhistes, taoïstes et musulmans troquent leur credo contre une liberté relative.Les protestants ont un moment d’hésitation, mais devant la menace de la force, leurs convictions s’accommodent de compromis.Approchées par le Bureau des Affaires religieuses, les autorités catholiques se tiennent sur la réserve.Elles usent de procédés dilatoires, rusent avec leurs adversaires.Mais un jour il faut se prononcer.Mis en demeure de rompre avec le Pape et d’accepter le schisme d’une église nationale soumise à la dictature de Mao, les évêques se récusent.Les rencontres et les discussions ne mènent à aucune entente.Les chefs communistes se heurtent à une véritable muraille de Chine.“Vous ne voulez pas céder, déclare Chou-en-lai, nous détruirons l’Eglise séparément dans chaque diocèse.” Le diocèse de Shanghaï offrit une résistance admirable.On invita d'abord les catholiques à adhérer à l’Eglise nationale dite “progressiste”.Y était admis qui dénonçait le Saint-Père et révélait les “crimes" de ses coreligionnaires, les prêtres de préférence.Ces scènes de dénonciations publiques devaient produire “la purification de l’Eglise”.Quiconque refusait d’y contribuer était classé parmi les traîtres, les “chiens courants” des “impérialistes”.Bien entendu, ce déluge de calomnies servait de prétexte à l’emprisonnement, voire à l’exécution sommaire des prêtres et des laïcs 1er plus influents, surtout de ceux qu’on savait inébranlables dans leurs convictions.Certaines campagnes de dénonciations furent savamment orchestrées par la radio, le journal, l’affiche et les haut-parleurs au coin des rues.Pendant une semaine ou deux, voire davantage, la population de Shanghaï était saturée, excitée, exaspérée par les “récits" des crimes des impérialistes catholiques.Des expositions de prétendus “documents”, révélant les “accointances” des catholiques avec “les ennemis de l’Etat”, se tenaient dans différents endroits de la ville.Toute la population se devait de visiter ces expositions.Il y eut aussi des exhibitions de “squelettes” d’orphelins massacrés par les religieuses.Parmi les ossements on en remarquait qui provenaient d’adultes et d’animaux! On eut recours également aux procédés classiques pour briser la résistance des catholiques: refus d’admission aux examens, “exil” dans les universités lointaines du Nord et du Sud, chantage auprès des familles, congédiement des usines, endoctrinement forcé, "refonte de la pensée", etc.On provoqua des chahuts dans les églises, même des bagarres, à la suite du (1) LEFEUVRE (Jean) LES ENFANTS DANS LA VILLE.Chronique de la vie chrétienne à Shanghaï, 1949-1955.Paris, Témoignage chrétien, 1956.366p.pl.(h.t.) 21.5cm.(Coll.É-glise vivante) TB refus de la communion aux “progressistes”, excommuniés du fait de leur adhésion à l’Eglise progressiste.Appelée sur les lieux, la police raflait les meilleurs sujets de la communauté paroissiale.De temps à autre on publiait la lettre de soumission de tel prêtre — réel ou fictif — de telle dirigeante et dirigeant laïques.Ces déclarations, le plus souvent fausses, devaient jeter la confusion dans les esprits.Il y eut des défections, de malheureuses défections.Un vicaire général, esprit hésitant et nature faible, voulut aller jusqu’à l’extrême limite des concessions.Il se prêta ainsi au jeu des communistes qui l’exploitèrent à fond.Mais la masse des fidèles demeura inébranlable.La persécution incita plutôt les catholiques à affermir leurs positions.Ils approfondirent leur catholicisme.Les étudiants surtout multiplièrent les cours de catéchisme, les retraites et les récollections.On se trouva bientôt en présence d’une chrétienté exemplaire.Il était courant chez les fidèles d’assister à la messe le matin, de méditer une demi-heure, de pratiquer l’examen particulier, de faire le chemin de croix en commun, de réciter le chapelet, d’assister à la Bénédiction du Saint-Sacrement, et cela, non pas une fois la semaine, le dimanche, mais tous les jours.Les fidèles se groupèrent autour de leurs prêtres.Au risque de leur vie, ils leur servirent de garde du corps.Certains départs pour la prison donnèrent lieu à des scènes déchirantes.Privés de leurs pasteurs, les catholiques continuaient de fréquenter l’église, priant pour leurs frères écroués et leurs bourreaux.On avait voulu détruire l’Eglise, on contribua à la rendre plus forte, plus vivante, conquérante même puisque païens, protestants et musulmans ne pouvaient taire parfois leur admiration devant la magnifique résistance des catholiques.De guerre lasse, les communistes voulurent en finir.En septembre 1955, on incarcéra Mgr Kiung, presque tous ses prêtres — ceux qui restaient encore en liberté — et nombre de chrétiens.Le berger était frappé et le troupeau dispersé.Qu’adviendra-t-il de cette belle chrétienté de Shanghaï, vieille de trois siècles?(auitc à lo page 15) 9 Sciences pures 15] LEPAGE-THIBAUDEAU (Marcelle) LES FRUITS.[Québec, s.e.1956] 16p.ill.22cm.(Coll.Ma Province, fasc.304-C) $0.75 (frais de port en plus) E Une charmante petite publication qui prend place dans la collection destinée à initier les tout jeunes enfants aux rudiments des sciences naturelles.Cette brochure donne des notions élémentaires sur quelques-uns des fruits qui apparaissent sur la table familiale.A.C.Littériiturc |H| BOUCHERVILLE (G.de) UNE DE PERDUE, DEUX DE TROUVEES.Illustré par M.Petitdidier.[Montréal, Fi-des, s.d.] 64p.ill.25.5cm.$0.40 (frais de port en plus) E Dans la pléthore des magazines illustrés pour jeunes, cette brochure s’imposera à l’attention des éducateurs par l’attrait de sa présentation tout comme par la qualité de son texte.Il s’agit d’une adaptation du roman de Boucherville, Une de perdue, deux de trouvées.On devrait multiplier sur le marché des publications de ce genre pour mettre à la portée de nos jeunes les trésors de notre histoire et de notre littérature.A.C.Iliocjrciphic |î)2| PINSONNEAULT (Bernard) NICOLAS ME DT N ER, PIANISTE, COMPOSITEUR (1879-1951).Montréal, Beau-chemin, 1956.125p.photos (h.-t.) 20.5cm.TB-S Medtner que Rachmaninoff considérait “comme le plus grand compositeur de notre temps” n’est guère suffisamment connu chez nous.Et pouitant ce compositeur a laissé une oeuvre considérable à tous les points de vue, il a donné des concerts à travers le monde, et même il est passé par le Canada vers 1929.Destinée tragique des artistes! Peut-être, dans sa volonté de sacrifier sa réputation de pianiste fascinant au profit de la composi- tion, a-t-il négligé de cultiver une certaine popularité en dehors de quelques rares cercles?Peut-être est-il venu ou trop tôt ou trop tard?M.Bernard Pinsonneault répond à toutes ces questions, il nous révèle quel artiste vraiment prodigieux fut Medtner, profondément cultivé, consciencieux, abhorrant la moindre vénalité et cependant admiré du Groupe des Cinq et adulé de ses compatriotes russes.Le biographe, un musicien canadien, élève et ami personnel de Medtner, a donc bien connu l’homme qu’il nous dépeint dans son existence mouvementée et dans son art.Les explications des oeuvres capitales et les nombreuses notations de thèmes qu’il nous donne, ainsi que les aperçus esthétiques de Medtner sur la musique en général, le rythme, l'inspiration, la conception pianistique, contribueront certainement à sortir de l’ombre cette personnalité du monde musical, et qui sait, à nous procurer la joie d'entendre plus souvent cette musique par le truchement des ondes de la radio ou de la télévision, voire même en concert?Roland-M.CHARLAND Signification de nos cotes TII — Livre pour tous.lectuellement ou mora- TB-S — Livre pour tous mais lement).spécialisé.D — Dangereux.TB-A — Livre pour tous, de nature à intéresser certains M — Mauvais.adolescents.A — Livre pour adolescents B — Livre pour adultes.B?— Livre appelant des ré- serves plus ou moins J (15 k 18).— Livre pour jeunes (10 à 14 ans).graves, i.e.à défendre d’une façon générale aux E — Livre pour enfants (6 à 9 gens non formés (Intel- ans).10 ETRANGERE ' Religion |2| BON (Dr Henri) LA CREATION, VERITE SCIENTIFIQUE AU XXe SIECLE.[Paris, Nouvelles Editions Latines, 1954].205p.22.5cm.TB-S Le problème scientifique que pose l’existence de notre univers est sans doute très loin d’être résolu.Deux théories principales s’affrontent irréductiblement: Evolution et Création.Cela est d’autant plus complexe que ce problème scientifique peut difficilement se détacher d’un contexte métaphysique qui menace constamment de compromettre la probité scientifique des chercheurs.Le livre que nous présente le Dr Henri Bon est d’un grand intérêt.Notons tout de suite qu’il ne s’agit pas de simple vulgarisation, mais d’une tentative de synthèse assez rigoureuse des données acquises jusqu’ici dans les différents domaines de la science: chimie, physique, géologie, paléontologie, astronomie, biologie, se recoupent en ces pages d’une façon fort puissante.Les lois qui régissent ces différentes disciplines et les conclusions enregistrées par les savants qui les pratiquent sont réunies en un ensemble impressionnant qui montre nettement la pure valeur hypothétique de l'évolution.En fait, à la lecture de cet ouvrage, on se rend compte que plusieurs scientistes, partant d'une foi aveugle dans le dogme de l’évolution qu’ils posaient en postulat de leurs efforts, ont ainsi — de bonne foi, bien souvent — faussé les données du problème.Et sur les bases mêmes qui se dégagent d’une considération synthétique des acquisitions de la science moderne, l’auteur réaffirme l’apriorisme de la conception anti-créationiste du matérialisme.“L’évolution (dont il faut remarquer encore et toujours qu’elle ne vaut qu’en tant qu’hypothèse) ne contient donc pas, et ne peut pas contenir la négation de la création initiale par Dieu, ni celle de l'intervention spéciale de Dieu dans la création du premier homme.’’ (p.74) Bien plus: en sa conclusion, l’auteur, respectant la logique des faits scientifiques, endosse nettement ce qu’on est convenu d’appeler la position “fixiste”.Même si en ces dernières pages se glissent parfois certaines faiblesses d’argumentation, on y trouve cependant un exposé solide et qui se fonde sur des arguments très probants.Il est bon de savoir que d’un point de vue scientifique, le fixisme peut être défendu avec une force indéniable.A lire ce livre, certaines convictions nées en notre esprit d’une acceptation peu ou prou crilique des théories évolutionnistes se trouvent ébranlées.Ne conduirait-il qu’à susciter ces doutes sur les conclusions pseudo-scientifiques dont ne manque jamais de se parer l’évolutionnisme le plus intransigeant, le livre du Dr Bon vaudrait d’être lu.En réalité, il fait plus que cela.Et l’apport positif de ce travail s’ajoutant à son caractère critique le recommande comme un ouvrage de toute première valeur.Paul-E.CHARBONNEAU EN PLEINE TERRE Germaine Guèvremont 5 GRAVURES SUR LINOLEUM 128 pages, $1.25 ÉDITIONS MMVUMMMMMWMMMM Collection Nénuphar Dirigée par LUC LACOURCIÈRE LE RÊVE DE l MARIUS BARBEAU 234 PAGES, $1.50 CHEZ FIDES 11 2096 Littériiturr |lt| DHOTEL (André) LE CIEL DU FAUBOURG.Roman.Paris, Bernard Grasset [1956].225p.19cm.$2.55 (frais de port en plus).B Les romans d’André Dhôtel, et particulièrement ce dernier, échappent à toute analyse à cause de la multiplicité des épisodes.L’esprit du lecteur demeure sans cesse aguiché par une foule de menus détails qui créent une sorte de grisaille à travers laquelle évoluent des personnages eux-mêmes saisis de cette mouvance universelle.J’avais lu les Mémoires de Sébastien, qui racontent l’aventureuse poursuite que fait le jeune homme pour retrouver le visage entrevu; cette fois, plus densément et avec le concours d’un plus grand nombre de personnages, l’aventure prend le pas sur le thème de la recherche de la bien-aimée.Je reprocherais à l’Auteur de trop bien manier les ficelles de ces marionnettes décidément trop mystérieuses.Malgré cela, le lecteur qui pense à tout moment découvrir le mystère et percevoir la vérité, est constamment déjoué dans ses prévisions: c’est là l’un des charmes que réserve la lecture des romans d'André Dhôtel.La plupart des personnages, pour ne pas dire tous, ont chacun des traits indiscernables, ils sont constamment mobiles, tout à fait impénétrables au point de nous faire croire qu’ils vivent dans l’irréalité, dans un monde virgilien révolu.D’où cette qualité d’évasion qui enchante le lecteur.Le Ciel du Faubourg reprend en définitive, comme les Mémoires de Sébastien, un même sujet au fond: la recherche d'un bonheur tranquille insaisissable, un pays où l’on n’arrive jamais.Thème fondamental de l’humaine condition quand les données de la foi ne sont pas envisagées correctement.Roland-M.CHARLAND DUSANNE (Béatrix) PREMIERS PAS DANS LE TEMPLE.Paris, Calmann-Lévy [ 1955 ].255p.19cm.(Coll.Au jour et aux lumières).$2.35 (frais de port en plus) TB Béatrix Dussane a fait beaucoup de chemin depuis ces "premiers pas dans le temple’’.D’aucuns se souviennent des très intéressants entretiens publiés naguère dans la célèbre revue maintenant défunte Conférencia.Ils étaient souvent signés du nom de Béatrix Dussane et comportaient à la fin de certains paragraphes d’originales indications: Ici, les auditeurs sourient, Applaudissements, Applaudissements chaleureux .e.c.De fait, ces réactions du public soulignaient nos propres enchantements à la lecture de ces conférences."Qu’ai-je fait d’autre le long des jours, note-t-clle, à travers théâtre, conférences, livre, ou radio, que de répandre obstinément ce que je savais, que de tenter de faire aimer les choses et les gens que j’aimais?” (p.66) C’est bien cette ambition que Béatrix Dussane entend maintenir dans ce premier bouquin de ses mémoires.Elle redonne vie i\ une époque fervente du théâtre à Paris, entre 1900 et 1910.Elle nous raconte d’abord son enfance parisienne, puis ses prodigieux débuts sur les planches, l’atmosphère des grands théâtres où elle a côtoyé des acteurs de réputation comme Paul Monnet, Mounet-Sully, Sylvain, Coquelin, et combien d’autres.Chacun des portraits qu’elle dessine témoigne à la fois d’une réelle culture et d’une connaissance très vaste de tout le répertoire dramatique français.Au vrai, telles pages consacrées à Molière ou Racine ou Marivaux sont de la meilleure critique.Encore plus qu’une admirable étude du théâtre français 1900, le lecteur découvrira à travers tous ces chapitres qui se lisent avidement l’expérience professionnelle d’une comédienne de grande classe qui a approfondi sa vocation et en a tracé l’itinéraire avec une psychologie déliée sûre et sans doute plus sincère que celle de Saint-Beuve.Un livre magnifique pour les amis au théâtre.Roland-M.CHARLAND JACKSON (Charles) COTE SOLEIL (The sunnier side).Récits traduits de l’américain par Paule de Beaumont.Paris, René Juillard [1956].297p.19cm.(Coll.Ca-pricome).D Je dois avouer que la plupart de ces douze récits ne présentent qu’un intérêt très quelconque.Quelques-uns même sont d’un art passablement frelaté: ils ressemblent comme des petits frères à certains contes de Maupassant qu’on trouve dans les éditions non expurgées.La musique militaire, Dimanche des rameaux, Le sauvage solitaire, Au bord de la mer, sont de cette espèce.Evidemment, l’Auteur se pose en partisan de la littérature amorale et fait sien le mot cher à Gide: “Avec de bons sentiments, on ne fait pas de la bonne littérature”.L’on admet bien que l’accord entre l’art et la morale ne soit pas toujours majeur comme dans une oeuvre exaltante de Corneille, que certaines oeuvres révèlent le désordre des passions; mais, dans ce dernier cas.le désordre est présenté comme tel, et l’oeuvre d’art quelle qu'elle soit demeure en complet accord avec la morale.Si la peinture du vice devient intempestive, choquante ou même inutile, — et cela se rencontre dans l’immense majorité des ouvrages — la prudence d’un chacun est engagée: l’oeuvre d’art, dans ce cas, est en accord relatif avec la morale.Mais il y a des ouvrages nettement immoraux par la brutalité des sentiments ou des descriptions.M.Jackson ne s'abaisse pas à ce métier de franc immoraliste, il se plaît tout simplement dans l’amoralité; ce qui signifie que son talent demeure en désaccord avec la morale.Tout peut être sujet de littérature, même le péché; mais s’attarder à décrire des perversions sexuelles crûment, sans référence à des principes moraux, sans laisser sentir les vibrations d’une conscience saine, cela s’appelle cynisme outrageant.L'art ne doit pas être nécessairement diabolique.Laissons aux spécialistes, psychiatres, médecins ou théologiens, le soin d’écrire des ouvrages cliniques que liront les initiés seuls.C’est ce que l’Auteur ignore et que les lecteurs ont le droit de savoir.Roland-M.CHARLAND 12 LA VARENDE L'AMOUR DE MONSIEUR DE BONNEVILLE.Avec 4 photographies hors-texte dont 2 en couleurs de Emmanuel Boudot-Lamotte.Paris, Plon [1956].182p.photos (h.-t.) 19cm.$1.90 (frais de port en plus).B Que nous sommes loin de toute cette littérature névropathique, nous disons-nous en feuilletant ce petit roman délicat si simple dans son affabula: ion et dans son style.L’Auteur reconstitue, sous forme de journal daté février-mai 1765, “d’après des lettres, des notes, de petits cahiers dont la mine de plomb s’efface’’ (p.179), la grande amitié qui unit Nicolas de Bonneville à son rude mais sincère cousin, le chevalier de Malte François de Galart.Cette amitié s’insère dans une délicieuse histoire d’amour ourlée de légende et de sentiments exquis dans toute la force du mot.Une fois de plus, La Va-rende nous trace des personnalités d’exception, d’une générosité vraiment cornélienne.Aucun marivaudage à bon marché, aucune analyse technique de névrose, mais les débuts amoureux du quadragénaire M.de Bonneville qui, bien qu’épris de la jeune Irène, plaide généreusement en faveur de cette dernière qui adore François de Galart.Et quand cette jeune fille (dont le nom de famille nous est inconnu) constate à maintes reprises le dévouement désintéressé de M.de Bonneville, elle consent à l’épouser.Tous deux vivront dans la retraite la plus paisible qu’il soit.Aventure donc très simple, sans langueur aucune, sans complexité de personnages ou d'action.Un livre d'atmosphère reposante par sa poésie même, son climat très sain, et par ces derniers relents de vie bourgeoise au temps où fomentaient déjà dans les esprits les idées de la Révolution.chez lui où il trouve sa maison vide.Sa femme, Aydée, a quitté son foyer pour faire de la Résistance.Elle est aviatrice, parachutiste, elle fait des prouesses sensationnelles, elle est quelqu’un de .merveilleux, d’extraordinaire.Et, étant belle, elle parait avoir, à part çà, le temps de se donner à plusieurs jeunes héros qui se succèdent à un rythme aussi dru que les missions dangereuses.Aydée viendra cacher un de ses amants au domaine de son mari.Elle revoit Fabrice, lui fait quand même des déclarations d’amour, sincèrement, parait-il! Elle sera tout de même la cause d’une nouvelle arrestation de son mari.Et il sera plus tard exécuté par la résistance même pour laquelle Aydée travaille tant, parce qu’un autre amant entravera le recours en grâce.Tout est bâti de main de maître, malgré mon résumé un peu pé-jora'if, je l’admets.Le roman se lit bien, il comprend des descriptions qui méritent d’être admirées, et le flot d’événements, l’action est sans cesse de nature à captiver l’intérêt.Les adultes qui ont besoin de tuer le temps le tueront agréablement avec ce roman.Un chapitre se passe à Vichy, et l’on assiste à quelques petites scènes autour de Pétain qui témoignent en faveur du Maréchal.Mais Pierre Benoit, comme Mauriac et tant d’autres romanciers français, nous paraît manquer de patriotisme quand il nous présente des personnages tellement esclaves de l’amour physique, en dehors du lien conjugal, et dans des circonstances qui devraient plutôt les inciter .à l’examen de conscience.C’est présenter la France sous un UN IMPORTANT DOCUMENT jour en partie faux, souhaitons-lc.Fabrice a été l’amant de sa belle-mère, avant d’être le mari de la belle aviatrice.La fille de chambre de sa belle-mère lui fait des avances qui le touchent et le laissent rêveur et indécis.Sa belle-mère est la maltresse d’un commandant allemand.La belle aviatrice de la Résistance française l’est successivement d’au moins quatre aviateurs et l’auteur nous permet de croire qu’il y en a eu d’autres.Cependant, Pierre Benoit fait pratiquer la religion catholique à son héros, sans que celui-ci semble le moins du monde avoir des soucis moraux.J’ai toujours entendu dire et répéter que lorsque les Français sont catholiques, eux, ils le sont bien plus profondément que nous.Plusieurs romans lus dernièrement où l’inconduite et la religion vont de pair comme si les commandements n’existaient pas, me font douter de la vérité de l’assertion .Confusion de s;n*iments, confusions d’idées, manque de discernement entre le bien et le mal, combines psychologiques où la chair conduit le bal, que tout cela serait agaçant et fastidieux, si ce n’était pas, en plus, si dangereux.Superficiellement, Fabrice est cependant un livre qu’il semblerait étroit de qualifier de mauvais.Mais par l’implication qu’il compose, — à savoir que les infidélités physiques n’auraient aucune importance, qu’elles n’empêchent pas l’amour sincère d’une femme pour son mari — son atmosphère est de nature à collaborer avec tant de films, tant de pièces malsaines que nous offrent et la Télévision et la Radio.C’est comme du D.D.T.dans l’air.Michelle LE NORMAND Roland-M.CHARLAND LE PATRONAGE DE BENOIT (Pierre) FABRICE.Roman.Paris, Albin Michel [1956].316p.18.5cm.B?Le Commandant Fabrice Hersent rentre de deux années de captivité dans un camp de concentration, sans savoir d’abord à qui il doit d’être relâché, lui qui a tenté plusieurs fois de s’évader.Il rentre SAINT JOSEPH ACTES DU CONGRÈS D’ÉTUDES TENU À L’ORATOIRE SAINT-JOSEPH, AOÛT 1955 Une mine de renseignements historiques sur le culte rendu à saint Joseph à trovers le monde.Un volume relié de 670 pages: $10.00 par la poste: $10.25 25 est, rue St-Jocques, Montréal CHEZ FIDES 13 VERDOT (Guy) MONSIEUR AVEC ENFANT.Roman.Paris, Gallimard [1955].232p.18.5cm.$2.20 (frais de port en plus) B Un livre qui, tout en paraissant n’avoir d’autre intention que celle d’amuser, de faire rire, renferme certaines vérités, et peut éclairer sur les dangers du zèle intempestif.L’auteur pousse malheureusement trop vers la caricature son portrait de Monsieur Bé.le mari abandonné par sa femme, personnage principal du livre.Il empe-che que nous gardions pour lui une sympathie sérieuse.Mais le roman est souvent très drôle et la fin en est si cocasse que l’on ne peut pas s’empêcher de passer d’une scène à l’autre, en riant tout haut.Monsieur Bé a trente-six ans, et ce n’est pas pour un crime que sa femme l’a quitté.Elle est partie parce qu’il était trop toqué! Elle est retournée chez ses parents, en province, attendre qu’il vienne la chercher, le laissant aux soins d’une domestique fiable comme il ne s’en fait plus, et lui abandonnant sa fille de 12 ans.M.Bé prend son rôle d’éducateur avec un entrain extrême.Il se passionne pour les études de sa Monique.Il l’entre “en latin’’, et il entre avec elle dans un domaine qui lui était to- talement inconnu, à coups et à prix de dictionnaires et de grammaires.Il tient à ce qu’elle soit littéraire! Pour l’aider, il étudie, la nuit, la leçon qu’elle devra apprendre le lendemain, afin d’avoir l’air de savoir ce qu’il n’a jamais appris non plus.La servante tient son rôle de chien fidèle dans cette comédie qui s’achèvera.à Pompéi! Le latin a fait naître chez la fillette une passion pour l'archéologie, que le père a tout de suite aussi adoptée.L’épouse du toqué, — plus toqué que jamais, — qui attendait toujours chez sa mère que son mari revienne, alertée par la gouvernante, courra jusqu’en Italie pour le rattraper, et elle arrivera juste à temps pour le sauver d’une insolation que son zèle pour les vieilles pierres lui a fait contracter.Le dénouement est heureux.Mais ce roman est pour adultes, à cause de quelques rares passages où des opinions plus ou moins orthodoxes errent avec la plus grande liberté.Michelle LE NORMAND MARCEL (Gabriel) MON TEMPS N’EST PAS LE VOTRE.Pièce en cinq actes avec une postface de l’auteur.Paris, Plon [1955].248p.19cm.$2.20 (frais de port en plus) B Rappel Histoire des ACADIENS par Robert RUMILLY 2 tomes (1038 pages) $6.75 (par la poste, $7.00) CHEZ FIDES “.Bien sûr, bien sûr, mon temps n’est pas le vôtre, s’écrie a-mèrement M.Champel.Mais c’est que votre temps n’est plus celui des hommes réels, c’est celui des robots, pis encore, c’est le temps illusoire que projettent devant eux des cerveaux affolés par le désir de dissembler.” (p.185) Ce passage de bravoure explicite à la fois le caractère du principal personnage et la portée de toute la pièce.Alfred Champel vit dans une mauvaise humeur continuelle: “il souffre, comme le note Gabriel Marcel dans sa lumineuse postface, de se sentir comme annihilé par une femme insignifiante et bavarde et par deux filles chez qui apparaissent à nu tous les travers de la jeune génération” (p.240).La rencontre d’un compositeur italien très prometteur, Flavio Ramanelli.le console de sa nostalgie du fils qui lui a été refusé, d’autant que la culture, la formation et le talent de ce jeune artiste compensent tous les déboires que lui cause le fol enthousiasme de ses filles pour la musique asynchrone et un certain art moderne dépourvu de tou- te authenticité.“Nous sommes dans l’innommable!” gémit-il.A la fin, exaspéré, M.Champel meurt subitement lors d’un accès de colère, et le jeune compositeur subit le coup de la cabale menée par l’une des filles de M.Champel tandis que l’autre nous semble devenue complètement assagie.Au premier regard, l’oeuvre ressemble à une pièce à thèse, ce que Gabriel Marcel lui-même dénie.Dans cet entremêlement habile de comique et de tragique, à travers les caractères et la mise en scène, ressort un tableau de moeurs fondamental qui, tout en dénotant un moment de l’actuelle conscience déchirée de notre siècle, conserve son aspect d’universalité.De tout temps, à chaque génération, on retrouve des artistes “novateurs” de qualité suspecte chez qui “l’être n’est plus que le paraître”, et, à côté des admirateurs complaisants, des è res condamnés à subir avec lucidité le triste rôle de souffre-douleur de leur époque.On remarquera ici l’un des thèmes que le dramaturge développait dans Le Déclin de la sagesse, à savoir la transformation des perspectives liée au prestige croissant qui s’attache à la jeunesse en tant que telle et au discrédit dont la ma'.urité est l’objet.C’est une constance de l’esthétique dramatique marcellien-ne, comme d’ailleurs de la plupart des grands dramaturges, que de montrer le tragique de l’aliénation sous toutes ses formes.Bref, une pièce remarquable par la valeur de la pensée, de la satire sociale et l’allant du mouvement dramatique.Roland-M.CHARLAND —Collection- "JL?grande aventure LES COUSINS du petit prince par M.A.GRÉGOIRE-COUPAL 90 pages — nombreuses illustrations $1.00 (par la poste, $1.10) AUX ÉDITIONS FIDES 14 “LES ENFANTS DANS LA VILLE” (sulta da la posa 9) Pour nous, catholiques du Canada français, cet ouvrage revêt une importance particulière par suite des chapitres consacrés au Congrès de la Paix de Pékin.On sait les polémiques auxquelles donna lieu, dans la presse, la présence de certains des nôtres à ce premier congrès de la paix et à ceux qui suivirent.On se rappelle que, de retour au pays, des congressistes proclamèrent l’existence d’une certaine liberté religieuse en Chine communiste.Or savez-vous ce que l’on fit à la veille du fameux congrès?On sortit des églises bannières communistes et portraits de Staline et de Mao-Tse-Tung, les statues des saints réintégrèrent leurs niches, on distribua aux prêtres des collets romains, leur enjoignant de revêtir la soutane.On ramassa des catholiques “progressistes” et autres individus à qui on donna des exercices sur la façon d’entendre la messe; ainsi, aux heures des offices, il y aurait foule dans les églises et le recueillement serait édifiant.Défense expresse fut faite aux prêtres chinois d’entrer en conversation avec les délégations étrangères autrement que par le truchement de l’interprète officiel, même si la langue de l’interlocuteur leur était familière.Il y eut des "gogos” qui donnèrent dans le piège — tel certain Doyen anglican — et crurent à la liberté religieuse en Chine.Un autre fait vaut d’être signalé.Il est très significatif de la pénétration insidieuse des communistes.Les étudiants catholiques de Shanghaï avaient parmi leurs dirigeants un jeune homme très dévoué, catholique exemplaire qui rédigeait pour ses compagnons la méditation du matin.A la veille de la "rafle massive”, on découvrit avec stupéfaction qu’il était un communiste authentique et qu’il venait de remettre aux autorités les noms des personnes à écrouer.Une dernière observation en terminant.Les communistes chinois tentèrent de miner la confiance des fidèles dans leurs prêtres en incitant les laïques — et même les religieux et les religieuses — à accuser les ministres de l’Eglise.“Toute maison divisée contre elle-même périra.” Est-ce que l’on n’assiste pas, chez nous, depuis une couple d’années, à certaine campagne de dénigrement contre un clergé rétrograde, ignare, bourgeois, qui ne comprend plus le peuple et n’a cure du peuple?Des membres du clergé eux-mêmes ne se permettent-ils pas, dans la bonne société, de stigmatiser des confrères âgés que la vie a "embourgeoisés”?"Toute maison divisée contre elle-même.L’ennemi est peut-être dans la place plus qu’on ne croit.Clément SAINT-GERMAIN DOCUMENT Essai de classification des illustrés pour enfants L’excellente petite revue de l’information, “Presse-Actualité”, consacrait son numéro de vacances au problème des “Journaux d’enfants".Plusieurs points de vue y sont exposés: celui des parents et des éducateurs, celui de l’enfant, celui de l’économiste, etc.Ce sont des pages qu'il faut lire.Pour le bénéfice de nos lecteurs qui ne pourraient se procurer ce numéro, nous reproduisons un document très précieux qui y est contenu.Il s’agit d’une classification des illustrés pour enfants établie, en juillet 1956, par la Commission catholique de l’enfance.I.Journaux Catholiques: Ames vaillantes (Union des Oeuvres.31 rue de Fleurus, Paris): hebd.filles 8-14 ans, milieu urbain.Bayard (Bonne Presse, 5 rue Bayard, Paris): hebd.garçons 8-14 ans, tous milieux.Mireille (1), Risque Tout, Lisette, Pierrot Champion, La Semaine de Suzette, Spirou, Oscar, Aggie, Mi-ki, Bibi-Fricotin, Junior Aventure, Kenny (*), Kiwi, Météor, Mitchi, Moustache et Trottinette, Ouragan, Pato, Petit Riquet, Petit Shérif, Pim, Pam, Poum, Pipo, Primevère, Red Canyon, Roico, Sanspeur, Savane (*), Tarou, Tempest (*), Tom et Jerry Vigor.Bernadette (Bonne Presse, 5 rue Bayard, Paris): hebd.filles 8-13 ans, tous milieux.Coeurs vaillants (Union des Oeuvres, 31 rue de Fleurus, Paris): hebd.garçons 8-14 ans, milieu urbain.Fripounet et Marisette (Union des Oeuvres, 31 rue de Fleurus, Paris): hebd.garçons et filles, milieu rural.Jeunes forces rurales (J.A.C., 95 rue de Vaugirard, Paris): bimens.garçons 14-16 ans, milieu rural.Quatre jeudis (J.E.C.F., 27 rue Linné, Paris): mens, garçons et filles 14-16 ans, milieu secondaire.Semeuse de France (J.A.C.F., 27 rue Cassette.Paris): mens, filles 14-16 ans, milieu rural.II.Journaux ou albums illustrés dont on peut permettre la lecture: Algie d’Or (* *), Ardan, Audax, Aventure Films, Belles histoires de Nano et Nanette, Banko, (*) Benjamin, Bimbo, Bunny Magazine, Colorado (*) Coq hardi, Didine, Dynamic, Entre amis, Fillette, Freddy risque tout, French Bill, Fulgor, Hardy, Hurrah (1) collection “Jeunesse Joyeuse”, l’intrépide, Jocko, Journal de Mickey, Line, III./ • non catholique: Protestantes: Grain de sel, Petit Messager des Missions Evangéliques, Rayons de Soleil.Adventiste: Jeunesse.Communistes: Vaillant, Roudoudou, Riquiqui.Ligue de l’enseignement: Francs jeux, Terre des jeunes.IT Publications à déconseiller: Au galop, Bamboula, Bill Norton, Biribu, Biscotto, Bouclette, Buck John, Captain Torande, Casse Cou, Cassidy, Dakota, Famille Bigorno, Fox, Garry, Histoires illustrées, Hoppy, Humo et Rancho, John Riffle, Johnny Texas, Junior, Espionnage, Kansas Kid, Kid Rivers, Kit Karson, Myster, Nouveaux récits complets, Ouest magazine, Ouragan, Pampa, Papito, Pecos Bill, Pepito, Pieds Nickelés, Pip et Joc, Plutos, Poucette, Prairie, Rodeo, Roy Rogers, Super Boy, Tam Tam, Tropic, collection “Tarzan”, “Teddy”, “Zigotto”, “Zorro”.(1) Publications dont la classcmant paut être sujet à révision.(*)Publlcotions nouvelles dont la ela*-sement est provisoira.N.B.A la liste des publications catholiques pour enfants, on pourrait ajouter “Hérauts", revue bi-mensuelle illustrée publiée par les Editions Fides (25 est, rue Saint-Jacques, Montréal).(N.D.L.R.) *-r >• 15 235 4715 LE EI LM (r.tous (es pars du monde.Fronçai* (1954).Drama 4a la solido-rlté humaine réalisé par Christian-Jô-qua, Interprété par André Valmy, Jaan Gaven, Helena Pardrièr* at outra*.Un mal mystérieux frappe l’équipage du chalutier breton “Lu- Christian-Jaque démontre ici éloquemment qu’avec de bons sen- tèce” qui pêche à deux jours de timents un réalisateur adrcit peut distance des côtes de Norvège.La réussir un excellent film.Quel radio fait défaut et le patron es- thème plus noble pouvalt-il chol-saye vainement d’appeler du se- sir?Celui de la solidarité humaine cours.En désespoir de cause, il qui permet à des individus les lance un appel sur son poste d’a- plus divers d’oublier pour un mo-mateur.Le message est capté au ment leurs plaisirs, leurs chagrins, Togo.Un médecin, qu’on est allé leurs antipathies pour tendre tou-chercher au fond de la brousse, tes leurs énergies vers un but com-s’abouche avec le capitaine et dia- mun: le sauvetage d’une douzaine gnostique un empoisonnement gé- de pêcheurs dont ils ignoraient néral causé par un jambon.Les ma- l’existence quelques heures aupa-lades devront être inoculés dans un ravant.Le spectateur lui-même en-délai de douze heures, sinon ils tre dans le jeu.Il partage l’an-mourront.Alors s’organise l’expé- goisse des marins, s’irrite de la ri-dition de secours.L’amateur du gueur d’un règlement, s’impatien-Togo rejoint un apprenti-radio de te de la lenteur d’une procédure.Paris qui réussit à se procurer du Cette course entre le temps et la sérum.Après bien des démarches, mort l’énerve.Il ne respirera à l’aile médicament est confié à une se que lorsqu’il saura que l’équi-jeune Polonaise, hôtesse à bord page est sauvé, d'un avion en partance pour Berlin.Entre temps, 1 amateur de Pa- L,e réalisateur a réussi à grouper ris a alerté son correspondant de au^our de juj une équipe d’excel-Munich un aveugle qui réus- jenjs interprètes dont le jeu sin-sit à s’assurer le concours d un so>- c£re contribue grandement au suc-dat américain stationné à Berlin.c^s ^ j’oeuvre.Il a su également Celui-ci se rend en zone soviétique ^oser les émotions: aux moments pour prendre livraison du précieux {je tension succèdent des scènes a-colis qui est finalement expédié à musantes.Il en résulte un excel-Copenhague à bord d un avion rus- jen^ spectacle dont le message de se.Air-France assure le relais jus- fratemité humaine sera compris de qu’à Oslo.Un appareil norvégien tous.Qu’il ferait bon vivre sur la couvre la dernière étape et para- terre si tous les gars du monde chute le sérum tout près du chalu- voujaient s’aimer.Et quels beaux tier.Le seul membre de 1 équipage fjjms n0us verrions si tous les gars qui soit encore valide — un Arabe ^ cjn£ma voulaient abandonner à qui sa religion interdit la con- |çg fjjms d’horreur et de violence sommation du porc se jette à pour se lancer dans des oeuvres to-l’eau pour recueillir le vaccin.Huit nlfiante8 d’où l’intérêt et le “sus-jours plus tard, le “Lutèce” rentre pense" ne sont pas nécessairement au port et est accueilli par la popu- ^j^ __ pour tous, lation en fête pendant que la voix de la radio remercie tous les gs qui ont rendu possible ce difficfe sauvetage.16 REÇU Mê DIHR8NI 2 9 Mût 1976 ilBUOTHÈQUC UA1IOIUU DU quOKC Cote des films Voici la cote des films récemment projetés sur nos écrans, telle que donnée par le Centre diocésain du Cinéma de Montréal.Films de langue française L'oppét (The Naked Spur) .pour adultes La collège an folia .pour adultes Dolor**, la famma arrant* pour adultes La flauva 4a la damièra chanca (Smoke Signal) .pour tous Las intrigant**.pour adultes, avec réserves Prisonnière dos ténèbre* .pour adultes Quo Vadis.pour tous La révolta dos Clpayas (Bengal Brigade) .pour tous Rivière sans retour (River of no Return) .pour adultes, avec réserves SI tous les gars du monda .pour tous Titanic .pour adulte* Tragique décision (Command Decision) .pour tous Films de langue anglaise TH* Black Slaap.pour adultes The Creeping Unknown .pour odultes Ghost Town.pour tous Great Day In tha Morning pour adultes The Importance of Baing Earnest .pour tous Th* King and I .pour tous A Kiss Safer* Dying.pour odultes, avec réserves Th* Ladyklllors .pour tous Moby Dlck .pour tous Pardnars .pour tous Slightly Scarlat.pour odultes.avec réserves Song of th* South.pour tous Top Gun.pour adultes.Trop***.pour odultes, avec réserves Unidentified Flying Ob|acts .pour tous Walk tha Proud Land.pour tous Zansabuku .pour odultes A la télévision Alert* aux Indes .pour tous Anna.pour odultes, avec réserves Antoine et Antoinette-pour odultes Debureau .pour odultes, avec réserves Elle n'a dansé qu'an seul été .pour odultes, avec réserves Intermezso .pour odultes Pierre et Jean.à déconseiller N.B.— Les films cotés “pour adultes, avec réserves’’ s’adressent à un public d’adultes particulièrement avertis et ne conviennent jamais aux adolescents.
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