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Titre :
Lectures
Grâce à ses critiques littéraires, Lectures souhaite faire connaître la valeur intellectuelle et morale des nouvelles parutions tout en créant un barrage efficace contre les « mauvaises lectures ».
Éditeur :
  • Montréal :Service de bibliographie et de documentation de Fides,1946-1966
Contenu spécifique :
samedi 15 décembre 1956
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
chaque mois
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Lectures et bibliothèques
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Lectures, 1956-12, Collections de BAnQ.

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LECTURES Nouvelle série Vol.3 — No 8 Montréal, 15 décembre 1956 “Oeuvres poétiques”(,) de Robert Choquette M.Robert Choquette vient de publier, dans la collection du Nénuphar, l’ensemble de son œuvre poétique.Cette publication comporte deux forts volumes.A travers les vents, Metropolitan Museum et Poésies nouvelles prennent place dans le premier volume, avec un certain nombre de vers inédits.Le second volume est réservé à Suite marine, un long poème qui, paru en 1953, s’est rapidement épuisé.Cette réédition fera sans doute hausser les épaules aux habitués de la poésie sybilline: «Trop claire, cette poésie, pour être vraiment poétique! > Par ailleurs, un bon nombre des fervents de Choquette s’empresseront d’acheter ces volumes pour les enfouir dans leur bibliothèque sans autre forme d’examen — le poète ne s’est-il pas gentiment gaussé de ces admirateurs par le truchement de ce personnage inoubliable qu’il a créé pour la radio, cette Mina Latour qui évaluait au pouce la valeur de sa bibliothèque! Ici comme en bien d’autres domaines, la critique objective se situe à égale distance du mépris dédaigneux et de l’adulation sans nuance.Tout n’est pas matière à anthologie dans l’œuvre de Robert Choquette.Loin de là.D y a, dans ces vers, une proportion de déchets assez appréciable.Certaines stances sont d’une grandiloquence qui rappelle Hugo en ce qu’il a de pire.Les poèmes de circonstance, en général, sont ternes et regorgent de métaphores usées à la corde.Il arrive que la prose boute dehors la poésie, et pour peu que l’on se sente en état de grâce poétique, on sursaute à lire des vers aussi affreux: « C'est au retour que j’ai le frisson du départ, Que je suis traversé d’une joie électrique.» (p.279) « Dans un effort de l’âme arc-boutée à l’extrême » (P.289) Ailleurs, on s’agace de telle comparaison qui rappelle par trop la célèbre incantation baudelai-rienne: « Entends, ma chère, entends la froide nuit qui marche.> De ces lacunes et de ces faiblesses, quelle œuvre poétique en est exempte?Quel poète n’a jamais employé de mot uniquement pour la rime?L’œuvre de Choquette est suffisamment riche d’authentique poésie pour qu’on lui pardonne ces pauvretés et ces relents de prose.Il y a, dans ces deux volumes, quantité de poèmes dont s’enchantent le cœur et l’esprit; tel, par exemple, ce long poème sur la joie d’une suavité et d’une ferveur bee-thoveniennes (T.I, p.219).Et que de beaux vers, bien frappés, d’une exquise musicalité, des vers de poésie pure dont se serait réjouie la fine oreille d’un abbé Bremond.Je n’en veux citer que quelques-uns glanés au cours d’une hâtive lecture: t < [.J le vairon gris bleu Lézardait le cristal de ses mille exercices.» (T.I, p.221) (Suite à la page 70) Photo prise lors du lancement des Oeuvres poétiques de Robert Choquette.De gauche à droite on voit: les RR.PP.G.Lalande et Paul-A.Martin, C.S.C., MM.Robert Choquette et Luc Lacour-cière. LECTURES REVUE BI-MENSUELLE DE BIBLIOGRAPHIE CRITIQUE publiée par le SERVICE DE BIBLIOGRAPHIE ET DE DOCUMENTATION DE FIDES Direction: R.P.Paul-A.Martin, c.s.c.Rédaction: Rita Leclerc Abonnement annuel: $2.00 Etudiants: $1.00 Le numéro: $0.10 FIDES, 25 est, rue Saint-Jacques, Montréal-1 PLateau 8335 Autorisé comme envoi postal de la deuxième classe.Ministère des Postes, Ottawa.“Oeuvres poétiques".(Suite de la page 69) € [.] les vieux souvenirs surgissent, comme un chœur De papillons de nuit dont la valse clopine » (T.I,p.311) « Et vous, les humbles toits, ramassés et frileux, Les longs ennuis d'hiver en cercle autour des lampes.» (T.I, p.283) « Si vifs les goélands parmi les goélands, On croit que c’est la mer, la mer qui bat des ailes.> (T.U, p.12) € Tout un long jour encore, dans sa corbeille blonde, Etalera sur nous les grappes du loisir.» (T.II, p.16) Il y aurait beaucoup à dire sur les sources où s’alimente la ferveur poétique de Robert Choquette.La nature l’émerveille, et il a su la peindre avec une palette renouvelée.Il chante les aubes en des vers d’une exquise délicatesse: «.Matins, Vous qui vêtiez d’azur l'esprit de l’homme sombre > (T.I, p.37) Il est surtout le chantre de la mer: il ne cesse de la redécouvrir, à toute heure du jour et de la nuit, dans l’inouïe multiplicité de ses visages et de ses couleurs.Il célèbre l’amour humain en des vers très purs et très beaux.Il dit aussi son humble foi en Dieu.Oui, Robert Choquette est l’un de nos grands poètes, et il mérite l’honneur qui lui échoit de figurer dans une collection destinée à nos meilleurs auteurs canadiens.Rita LECLERC 1.CHOQUETTE (Robert) ŒUVRES POETIQUES.Tome I — A travers les vents — Metropolitan Museum — Poésies nouvelles — Vers inédits.Montréal, Fides [1956].339p.21.5cm.(Coll, du Nénuphar).$3.50 (frais de port en plus) ŒUVRES POETIQUES.Tome II — Suite marine.Montréal, Fides [1956].282p.21.5cm.(Coll, du Nénuphar).$3.00 (frais de port en plus) Pour tous Index des auteurs recensés dans ce numéro BERNAGE (B.), p.76 BRUYERE (M.), p.77 CHOQUETTE (R.), p.69-70 DANIELOU (J.), p.73 JOHN (E.), p.76 FROSSARD (A.), p.72 GRANGER (A.M.), p.71 GUY (J.), p.77 JEAN-BAPTISTE (Sœur), p.71 LAMONTAGNE (O.), p.71 LEFEBVRE (Dom G.), p.74 *** Le Miracle irlandais, p.72 SCHNEIDER (R.), p.75 STEINMANN (J.), p.74 **• Les trésors de Walt Disney, p.76 TROCHU (F.), p.77 .VAN DER MEERSCH (M.), p.75 WINTERSWYL (A.), p.75 Publication approuvée par l’Ordinaire 70 ¦¦¦¦¦¦¦¦¦¦¦B Notices bibliographiques LITTERATURE CANADIENNE i JEAN-BAPTISTE (Soeur), s.p.U APOSTOLAT DE L’ELITE CACHEE selon l’esprit de sainte Thérèse de /’Enfant-Jésus.Montréal, Fides [1956].171p.21.5cm.$2.00 (frais de port en plus) Pour tous Dans le style familier et plein d’onction qui lui est propre, Sœur Jean-Baptiste, mieux connue sous l’appellation qui figurait sur la page titre de tous ses livres: Une Sœur de la Providence, nous entretient sur les lois profondes qui régissent l’apostolat de la vie intérieure.Dans sa parure renouvelée, cette réédition plaira dans les milieux religieux.A.C.GRANGER (A.-M.), o.p.COMMENT PREPARER SON MARIAGE.9e édition.Montréal, les Editions du Lévrier, 1956.238p.19.5 cm.$1.50 (frais de port en plus) Pour adultes Depuis la première édition de son livre « Comment préparer son mariage », en 1939, bien des fiancés et des jeunes époux se sont empressés de se mettre à l’école du Père Granger.Ils y ont trouvé, exposées dans un langage clair, précis et concret, de bienfaisantes vérités concernant le mariage chrétien et de précieuses directives pour trouver le bonheur dans cet état de vie.De nombreux couples se sont adjoints au premier groupe de lecteurs.Si bien que le livre du Père Granger, qui en est à sa neuvième édition, est en voie de devenir un « classique » pour fiancés et jeunes époux.A.COTE LAMONTAGNE (Olivette) MADEMOISELLE ET SON FILS.Roman.Québec, les Editions Notre-Dame Enrg., [1956].186p.19.5cm.$2.00 (frais de port en plus) Pour adultes, avec réserves Mlle Lamontagne avait en main de quoi faire un roman particulièrement captivant, et riche de portée sociale: le drame de la fille-mère qui ne peut se résoudre à faire adopter son enfant par autrui.On sait que les travailleurs sociaux ont souvent été bouleversés par l’ampleur de ce drame.Rien d’étonnant qu’un romancier se sente attiré par un tel sujet.Malheureusement, Mlle Lamontagne n’a pas eu la maîtrise voulue pour le bien traiter.Elle a conçu son livre d’une façon trop cérébrale semble-t-il, pas assez avec son cœur.On aurait souhaité voir Mathilde plus attachée à son enfant que soucieuse de lutter contre la société et la loi.L’attitude d’orgueilleuse bravade prime trop chez elle l’amour maternel.Et puis, on se demande si cet enfant qu’elle veut garder, elle l’aime bien pour lui-même, ou s’il n’est pas là comme simple dérivatif à l’absence d’un homme aimé.Tout cela nuit à l’authenticité du drame.Enfin, la philosophie de l’auteur n’est pas toujours sûre.Mathilde a vraiment trop peu de remords pour une conscience qui se dit chrétienne.S’il est vrai que la société se montre souvent trop sévère pour ce qui peut n’être qu’une faiblesse, —ce ne sont pas les filles de mauvaise vie qui deviennent mères, car elles savent trop bien comment on élimine la vie d’un enfant! — il ne faut pas verser dans l’excès contraire et absoudre ce qui ne serait qu’un « mauvais coup du destin ».Et que vient faire à la fin cette promesse de la mère à son fils: « Plus tard, tu seras riche et tu la domineras cette société qui ne veut pas de toi aujourd’hui.» (p.183) A.COTE 71 Notices LITTÉRATURE ÉTRANGÈRE “ 'V |2| FROSSARD (André) VOYAGE AV PAYS DE JESUS.Illustrations de l’auteur.Paris, Arthème Fayard.180p.photos (h.-t.) ill.19.5cm.Pour tous Par une note initiale, André Frossard nous avertit que nous n’entreprenons pas la lecture d’une Vie de Jésus, ni d’un manuel d’archéologie, et encore moins d’un guide touristique.Tout au plus s’agit-il d’un herbier de voyages, où les specimens de botanique sont remplacés par des réflexions jaillies d’un cœur de chrétien qui fait son « Voyage au pays de Jésus ».Par des descriptions pittoresques, des notes brèves et suggestives, le théâtre des récits évangéliques apparaît au grand jour.Ce qui fait que ces récits évangéliques revivent d’une vie nouvelle.Admirez par exemple cette toile vivante qui fait le décor des aveugles de Jéricho, dans le soir palestinien: < une heure durant, c'est un va-et-vient continu de robes noires ornées aux coutures d’un fil d’or ou de laine rouge tourné en arabesques, de voiles blancs aux ailes pointues [.] Les amphores inclinées, qui arrivent des collines, croisent les amphores droites, qui repartent vers les lointains allégés par la lumière du couchant » (p.62).C’est là le perpétuel décor de Jéricho: la procession des porteuses d’eau, venues toutes à la fontaine d’Elisée.Hélas! aujourd’hui, ces lieux saints sont aussi le théâtre de disputes politiques et religieuses.Le pèlerin assiste aux échanges de coups de feu entre Juifs et Arabes, comme au tiraillement cultuel des divers rites religieux abrités sous les mêmes voûtes.Ces pages simples, agrémentées de dessins originaux et évocateurs, peuvent captiver les adultes comme les jeunes.Guy COUTURIER * * * LE MIRACLE IRLANDAIS.Textes réunis sous la direction de Daniel-Rops.Paris, Robert Laffont [1956].252p.pl.(h.-t.) 20.5cm.(Coll.Bibliothèque chrétienne d’histoire).$3.15 (frais de port en plus) Pour tous Après avoir lu ce recueil, on se demande d’abord si le titre Le monachisme irlandais n’eût pas été plus approprié que celui qu’on lui a donné.Car c’est bien des monastères d’Irlande et d’Ecosse qu’il s’agit avant tout, et de leur influence sur la vie religieuse ou artistique de l’Europe.Puis, du point de vue de la composition, l’ouvrage n’a presque rien d’un livre français: de chapitre en chapitre reviennent sans cesse les mêmes considérations, rédigées souvent dans les mêmes termes.Ce désordre tient sans doute à trois causes: les 15 auteurs ont dû écrire leur section, chacun de leur côté, sans entente préalable; ils ont puisé tous aux mêmes trois sources, les Vies des saints Co-lomban, Gall et Malachie (St Bernard); ils ont tous enfin suivi les traces du même spécialiste en la matière, Dom Louis Gougand.Composition mise à part, cet ouvrage expose, beaucoup plus que l’histoire des missions accomplies par les moines d’Irlande, le caractère de leur vie monastique et les traces qu’ont laissées en Europe leurs travaux d’art.D'après les quinze études de ce recueil, le monachisme irlandais ne se distingue pas par son souci de la vie contemplative et mystique, mais par deux traits: son application à l’ascèse ou mortification personnelle, son goût pour les pérégrinations à l’étranger en vue de convertir païens et mauvais chrétiens.On frémit de lire d’une part les pénitences barbares que prescrivent les « pénitentiels » (p.172-190); d’autre part, on admire les courses de tous ces pèlerins qui ont marqué à jamais de leurs pas de convertisseurs presque toutes les marches de l’Europe centrale (p.104-155).La meilleure partie du volume est encore celle qui décrit l’influence des moines sur l’art européen.Leurs enluminures, leurs Evangéliaires, leurs sculptures se retrouvent un peu partout, en Suisse, en France, en Angleterre, en Italie.Une de leurs œuvres, le chrismale ou porte-Dieu de Mortain 72 75 (Normandie), est même unique.Seize planches reproduisent des échantillons de leur travail artistique; elles se comprennent d’autant mieux que deux des auteurs, Mlle Françoise Remy (p.229-248) et le cKnoine Blouet (p.249-252), en fournissent une explication détaillée.Quelques réflexions intéresseront particulièrement les spécialistes: le conflit soulevé par la fixation de la fête de Pâque (p.150-152); l’allusion, déjà dès le Ville siècle, aux antipodes et à la sphéricité de la terre (p.205); la discussion sur la soi-disant Prophétie de Malachie (p.209-211); la conversion des Saxons (p.231)., Pour l’Ecosse (p.143-154), on pourra compléter le chapitre en se reportant à certain Mémoire de l’an 1700, que publiait la Revue canadienne de Montréal en février 1912.Nous tenions le document de l’abbé préposé à un monastère écossais.Emile CHARTIER, p.d.- m i » DANIELOU (Jean), s.j.LES SAINTS PAÏENS DE L’ANCIEN TESTAMENT.Paris, Editions du Seuil [1956].172p.19cm.$2.00 (frais de port en plus) Pour tous « Rendre leur place dans la liturgie et les catéchèses chrétiennes à quelques personnages bien oubliés de l’Ancien Testament » (p.7), c’était le propos du P.Daniélou.Il y arrive par des pages vivantes et profondes.Abel, Hénoch, Daniel, Noé, Job, Melchisé-dech, Lot et la Reine de Saba, voilà les personnages évoqués avec autant de réalisme que de sens religieux.Le titre peut surprendre; il peut même faire croire à une méprise: des « saints païens ».Mais il n’en est rien; de l’aveu même de l’auteur, il était difficile de trouver le qualificatif spécifique de tels hommes, étrangers aux alliances d’Abraham et de Jésus, mais non dépourvus d’authentique perfection morale et religieuse.Les « saints païens » sont donc les saints de l’alliance cosmique, scellée par la création elle-même.Quoique cette alliance en soit déjà une de grâce, elle n’en demeure pas moins une alliance imparfaite et difficile à saisir, dans la mesure où Dieu ne se révèle qu’à travers le cosmos.Après cette mise au point sur la religion cosmique, les divers personnages passent sous nos yeux, tous amis de Dieu et chargés de nous livrer un message.L’intention de Dieu sur eux transcende leurs coins de terre et leur temps.Figures bibliques, ils deviennent, pour nous, de vivants symboles d’une révélation surnaturelle, rédem-trice de cette religion cosmique qu’est la leur.En effet, le Christ ne détruit pas ce qui existe déjà, mais le perfectionne et l’accomplit.C’est pourquoi la liturgie introduit si souvent ces symboles en nos offices chrétiens, afin qu’ils nous fassent passer du visible à l’invisible.En des chapitres concrets et directs, le P.Daniélou fait ressortir le symbole particulier et unique de chacun de ces personnages.Il faut donc lire ce petit livre qui éclaire notre science religieuse et permet à notre prière, liturgique et privée, de s’approfondir.Tous le comprendront, et tous voudront le relire, tellement il est riche de dynamisme catholique, au sens le plus ample du mot.Guy COUTURIER paraître LECTURES 1955-1956 Une précieuse source de références pour connaître la valeur doctrinale, littéraire et morale des livres récents.Volume relié en toile bleue et titré or $3.50 l'ex.(frais de port en plus) Jideô9 25 eôt, rue ddaint-^acquei, lf!fjontréa( 73 LEFEBVRE (Dom Georges) LA GRACE DE LA PRIERE.Lettre préface du R.P.Henri de Lubac, s.j.[Bruges (Belgique)] Desclée de Brouwer [1956].137p.16.5cm.Pour tous On ne saurait trouver mieux, pour présenter et apprécier ce petit livre, que ces quelques lignes extraites de l’appréciation qu’en a faite le R.P.Henri de Lubac, s.j.: < C'est une satisfaction profonde qu’on éprouve à lire des pages de spiritualité véritable (chose rare aujourd’hui comme presque en tout temps), des pages pleines, dans leur simplicité, de la doctrine la plus traditionnelle, où l'on trouve un écho constant de notre cher saint Grégoire, de saint Jean de la Croix et de bien d’autres maîtres (notamment d’un auteur très lu jadis mais qu’on ne lit plus guère, et c’est dommage: Fénelon) ».Tous ceux dont la vie est active et les soucis nombreux gagneront à méditer ces pages^ ferventes qui les prépareront à recevoir cette grâce dont l’importance est capitale pour la fécondité de leur vie: la grâce de la prière.A.COTE ?STEINMANN (Jean) LE LIVRE DE JOB.Paris, Editions du Cerf, 1955.389p.front, pi.(h.-t.) 23cm.(Coll.Lectio Divina, no 16) Pour tous, mais spécialisé Cet ouvrage demanderait une analyse détaillée et chargée de notes exégétiques.Le livre de Job ne se lit pas facilement; aussi les exégètes de tous les temps ont-ils tenté d’en dévoiler le mystère, et de nous traduire son message.L’un de nos savants contemporains, M.Stein-mann, a voulu répéter la tentative.A n’en pas douter, sa contribution ajoute à celles de ses devanciers, auxquels il doit beaucoup.Aussi, qui veut étudier Job à fond, doit lire cet ouvrage dans son entier.Une première partie étudie les sources historiques et littéraires du livre de Job.Des parallèles peuvent se tirer entre les récits égyptiens et asssyro-babyloniens, et le récit biblique.De longues et abondantes citations de ces récits ou poèmes anciens illuminent un des aspects du Livre, mais prouvent aussi l’impossibilité de conclure à un message identique.Les pages qui font suite à ce chapitre sont consacrés aux considérations de la sagesse grecque sur le mystère de la souffrance; à vrai dire, si le problème est le même et se pose d’une façon quasi identique, une tentative de solution prend d’autres proportions.Puis l’auteur traduit le texte, en l’accompagnant de notes exégétiques.Cette partie est adressée au monde savant.Faudrait-il souligner que, tout en restant dans le vrai, on pourrait prendre le contre-pied de certaines opinions émises sur l’arrangement du texte comme sur son interprétation.Mais la valeur du livre n’est pas là.Aussi ne s’agit-il que de divergences de peu d’importance.Les deux dernières parties sont d’un intérêt beaucoup plus général, et méritent une lecture attentive.Après avoir établi le texte critique, M.Stein-mann nous livre d’abord le message de Job dans toute sa force.« La grandeur de Job ne fut rendue possible que par le caractère incomplet et inachevé de sa foi » (p.70).Cette affirmation du début du livre est mise ici en valeur.Nous ne devons pas oublier que la révélation a une histoire, qu’elle n’a connu sa plénitude qu’avec le Christ.Job est une étape de cette histoire; aussi ne faut-il pas nous scandaliser en apprenant que Job n’a jamais entendu, peut-être, l’heureuse nouvelle de l’éternelle récompense dans la société divine.Que certains traducteurs de l’ère chrétienne aient gonflé le texte original d’une révélation plus avancée, cela se comprend.Leur foi souffrait mal de voir ce pauvre Job à mi-chemin; aussi l’ont-ils conduit jusqu’au terme.Le texte même s’y prêtait, d’ailleurs.Puis l’auteur conclut par une brève histoire des grands lecteurs de Job, depuis saint Grégoire-le-Grand jusqu’à Claudel, Jung, Marcel, etc.Si les élucubrations exégétiques de la deuxième partie n’ont de sens que pour les spécialistes, les autres chapitres méritent certainement l’attention de tous ceux qui ont le goût des études bibliques, ou encore le goût des études littéraires comme telles, car la force dramatique et la qualité poétique du livre de Job ont-elles été dépassées depuis?Guy COUTURIER 74 SCHNEIDER (Reinhold) VAN DER MEERSCH (Maxence) POURQUOI J’AI ECRIT CORPS ET AMES.Paris, Albin Michel [1956].263p.20.5cm.$2.45 (frais de port en plus) * SAINT-JEAN.Traduit par Robert Givord.[Bruges (Belgique)] Desclée de Brouwer [1956].19-33p.ill.19cm.(Coll.Prière de l’art, no 17).WINTERSWYL (A.) Pour tons On sait que la publication, il y a quelques années, du livre de Van der Meersch intitulé Corps et âmes, avait soulevé un toile général chez la gent médicale.Le Dr Soubiran est même allé jusqu’à dire que les médecins avaient la certitude absolue que ce livre avait tué.L’œuvre posthume qui vient de paraître se présente comme la réponse du romancier.Il s’agit cette fois, non plus d’une œuvre d’imagination, mais d’un exposé des thèses médicales auxquelles il croyait et dont il s’ingénie à prendre la défense.Il faut dire tout de suite que cette étude spécialisée n’est guère à la portée du grand public.Mais les lecteurs cultivés pourront y lire d’intéressantes réflexions sur la médecine «humorale», et un ardent plaidoyer en faveur d’un retour aux conditions de vie naturelle pour obtenir la santé et la guérison.Sans vouloir endosser tous les présupposés médicaux de Van der Meersch, on ne peut qu’applaudir à des réflexions aussi pleines de sagesse que celle-ci : « J’applaudis à la cuisinière électrique, au chauffage central, à la télévision.Il existe une façon modérée, naturelle, humaine, de travailler au progrès et de l’utiliser.J’admire la sélection attentive et patiente qui fait pondre trois cents oeufs par an à une poule Leghorn, qui permet la traite des vaches sans manipulation ni contact douteux, qui assure par des croisements judicieux la production du blé à meilleur rendement ou à meilleure résistance.Mais lorsqu’on me parle de m’obtenir au moyen d’un poison dangereux, un poulet gras en six semaines, de me le rôtir en trente secondes, par la cuisinière électronique, de me remplacer ma part de soleil par une lampe à rayons ultra-violets, je dis: non.Je dis qu’à partir de ce moment, le savant a perdu contact avec le réel et la vie.» (p.262) R.LECLERC LA RESURRECTION.Traduit par Frédéric Coërs.[Bruges (Belgique)] Desclée de Brouwer [1956].19-34p.ill.19cm.(Coll.Prière de Vart, no 18).Pour tous Les deux derniers numéros de la collection ' Prière de l’art sont consacrés à Saint Jean et à la Résurrection.On sait que cette magnifique petite collection a pour but de présenter au public les chefs-d’œuvre de l’art en les groupant autour d’un centre d’intérêt.Excellente formule qui nous a valu une documentation pittoresque et variée sur les sujets les plus divers: la vie de Marie, l’enfant, François d’Assise, les Dieux grecs, etc.etc.La valeur du texte qui introduit la série d’illustrations, le choix des œuvres d’art, ainsi que la qualité de la reproduction, font de ces petits livres des joyaux que recherchent les lecteurs cultivés.A.COTE .Rêve et Vie” LE VERGER par Claude Dablon Un roman éducatif très prenant qui met en scène de jeunes collégiens et leurs soeurs, et nous fait assister à la naissance d'une vocation.148 pages — Format 514 x 814 Illustrations de M.Petitdidier $1.50 (par la poste $1.60) FIDES 25 est, St-Jacques, Montréal 135 are Provencher, St-Bonifoce, Man.75 004^ Littérature: |tt| BERNAGE (Berthe) BRIGITTE ET LE PRINTEMPS DE MARIE-AGNES.Paris, Editions Gautier-Langue-reau, 1956.187p.19cm.$1.10 (frais de port en plus) Pour tous Une autre tranche de la chronique familiale des Hauteville.C’est Marie-Agnès qui tient ici la vedette, avec les problèmes de son adolescence: les études, les premiers soupirs d’amour.Marie-Agnès porte la trace de son époque et Brigitte aura fort à faire pour se mettre au niveau de cette jeune fille rieuse et pleine de vitalité, qui repose, en termes nouveaux, les éternels problèmes de l’adolescence.Nul doute qu’on accueillera avec grande ferveur cet autre ouvrage de Berthe Bemage, qui regorge, tout comme les précédents, de réflexions savoureuses, nourries de fine psychologie humaine et d'optimisme chrétien.A.COTE - m » » - JOHN (Evan) L'INCIDENT DD GOLGOTHA (The Darkness).Traduit de l’anglais par H.de Sarbois.Paris, Robert Laffont.250p.19cm.$2.70 (frais de port en plus) Appelle des réserves Le post-scriptum (p.249-251) révèle à lui seul tout l’objet de cet ouvrage au titre énigmatique.D’après l’auteur, les Evangiles seraient ce qu’est en photographie le positif, donc l’épreuve retouchée et embellie par l’artiste.La Passion et la Résurrection sont devenues, sous cette touche habile, le plus grand événement de l’histoire du monde, parce que, comme il est dit plus bas, « les premiers chrétiens s’employèrent à romancer la base authentique de leur foi ».Nous enregistrons sans plus cette assertion et cette explication aussi énormes l’une que l’autre.Au contraire, le présent livre serait, toujours d’après l’auteur, le négatif fourni par la lentille, donc l’épreuve frustre, originale, dépourvue des artifices professionnels.La Passion et la Résurrection apparaissent alors, ce qu’elles furent aux yeux des acteurs et des contemporains, un simple fait divers, un « petit incident » (p.31).C’est ce qu’a appris à l’auteur son « expérience en recherches historiques, en étude de psychologie scientifique, en contact personnel avec les rouages du gouvernement moderne » (p.250).Nous enregistrons sans plus encore cette nouvelle prétention.Pour l’étayer, on nous apporte des traductions de textes hébraïques, grecs et latins.Comme ces 76 textes n’ont pas bénéficié du privilège de l’inspiration divine — seules en jouissent les Saintes Ecritures, — ils sont apocryphes.Même apocryphes, ils pourraient être authentiques.Malheureusement, ni on en fournit le texte original, ni on n’en indique la provenance, ni on ne produit les preuves de leur authenticité.On nous avertit de plus qu’ils se présentent en « traduction libre », ce qui est le moyen — on le sait depuis longtemps — de produire de « belles infidèles ».Jugeons par un exemple du contenu de certains de ces textes.S’il y a dans l’Evangile un personnage peu porté aux raisonnements absurdes, c’est bien Joseph d’Arimathie, le fossoyeur du Christ.Or, voici l’argumentation que lui prête une lettre qui serait de lui (p.69-72) : « Quand on est mort, on ne peut plus sortir du néant où l’on est tombé.Dès lors, s’il est vrai que le Christ a ramené du tombeau un Lazare vivant, c’est que Lazare.n’était pas mort! Par ailleurs, comme c’est moi qui ai enfermé dans mon sépulcre le Christ vraiment mort, il est impossible.qu’il soit ressuscité! » Devant des énormités pareilles, on se demande si saint Paul savait ce qu’il disait quand il écrivait le chapitre 15 de sa 1ère aux Corinthiens.Et, si c’est cela la science et l’histoire en comparaison avec ce qui serait le roman évangélique, on se demande quel crédit peuvent encore posséder et l’histoire et la science appliquées du moins au domaine biblique! Authentiques ou non, la moitié des documents n’a rien à voir avec « l’incident du Golgotha ».— La théorie sur les autres fils et filles de Joseph et de Marie (p.107) contredit les œuvres patristi-ques, entre autres celles de saint Jérôme.Emile CHARTIER, p.d.?* * LES TRESORS DE WALT DISNEY.[Paris] Hachette [1956].125p.ill.33cm.Relié: $7.00 (frais de port en plus) Pour enfants Un magnifique album où l’on retrouve, abondamment illustrées de dessins en couleurs, les savoureuses histoires racontées à l’écran avec tant de finesse et d’esprit par l’inimitable Walt Disney: Blanche-Neige, le Vilain petit canard, Pinocchio, la Petite Poule rouge, Bébé noir, Pierre et le Loup, Lambert le lion parmi les moutons, Dumbo, le Lièvre et la tortue, Lady, Bongo, Bambi, Pedro, Peter Pan, etc.A.COTE Ilimjriiphie |M2| BRUYERE (Chan.Marcel) LE CARDINAL DE CARRIERES, EVEQUE DE MONTPELLIER (1830-1921).Paris, Editions du Cèdre [1956].482p.22.5cm.$5.40 (frais de port en plus) Pour tous Une biographie très étoffée d’un des grands cardinaux de France, le cardinal de Cabrières.On sait que cet homme d’Eglise, qui a traversé^ l’histoire de France en des temps particulièrement difficiles (U est né en 1830 et mort en 1921), est à l’origine de la vocation littéraire de Mme Reynès-Monlaur, auteur de très nombreux romans bibliques.Ce que l’on sait moins, c’est toute la profusion d’œuvres spirituelles et temporelles qui a marqué une vie particulièrement féconde et rayonnante.Cette volumineuse biographie, écrite avec ferveur, évoque une admirable figure de cardinal, et nous fait revivre quelques-unes des grandes heures de l’Eglise de France.A.COTE GUY (Jean) FREDERIC CHOPIN.Illustrations de Jacques Ravel.Lyon, Imprimeries du Sud-Est [1956].92p.ill.18.5cm.(Coll.Nos amis les musiciens) Pour tous Petite biographie sans prétention, écrite dans un style légèrement romantique, cette brochure peut servir de première initiation à la vie de Chopin.Peu de notations sur les œuvres musicales du compositeur, mais par ailleurs, un exposé attachant et fidèle du déroulement de sa vie.A.COTE TROCHU (Mgr Francis) SAINTE BERNADETTE.Textes et légendes.193 photos de Léonard von Matt.[Bruges (Belgique)] Desclée de Brouwer [1956].287p.ül.24cm.Pour tous Cet album s’inscrit avantageusement dans la collection Les Saints par l'image, qui compte déjà quelques réalisations très remarquables.Pour faire connaître davantage sainte Berr .• dette, qui est une figure très attachante de l’hagiographie catholique, deux spécialistes ont conjugué leurs efforts pour offrir au public une œuvre splendide.D’une part, Mgr Francis Trochu a préparé les textes, avec la maîtrise qu’on lui connaît; en effet, docteur ès lettres, il fut cinq fois lauréat de l’Académie Française et honoré en 1952 du prix « Cardinal-Grente » pour l’ensemble de son œuvre littéraire (p.288).Par ailleurs, pour illustrer ces textes, Léonard von Matt a recueilli près de deux cents photos; cet artiste est vraiment maître de son art, et il excelle particulièrement dans ce genre de reportage photographique.Cet album sur sainte Bernadette et sur Lourdes, que S.E.Mgr Théas a justement appelée « la Cité de Notre-Dame » (p.7), a toutes les perfections souhaitables pour captiver l’intérêt des lecteurs: textes courts et de haute qualité, illustrations très belles et très évocatrices à la fois, présentation typographique impeccable.Nul doute que ce livre somptueux connaîtra tout le succès qu’il mérite, d’autant plus que cette manière nouvelle de présenter la vie des Saints s’accorde tout à fait au comportement psychologique de nos contemporains.Ovila MELANÇON Ambroise Lafortune, ptre LE VERBE S'EST FAIT CHAIR Récits de réalisations liturgiques vécues de par le monde.Un livre vivant, enrichissant et pacifiant.168 pages — Format AVâ x7Vz $1.25 (par la poste $1.35) 25 «*t, rue St-Jocques, Montréal 135 ave Provencher St-Boniface, Man.77 FAITS ET COMMENTAIRES Le rayonnement du Canada à l’étranger Les Editions Fides viennent de procéder au lancement, à Paris, des « Classiques Canadiens », nouvelle collection destinée à faire mieux connaître les textes les meilleurs et les plus caractéristiques de nos écrivains.Cette initiative a été accueillie dans la capitale française avec un vif intérêt.De nombreux écrivains, dont plusieurs membres de l’Académie Française, les critiques littéraires des grands journaux parisiens, les représentants de la presse de province, les directeurs des maisons d’éditions avaient répondu à l’invitation du R.P.Paul-A.Martin, c.s.c., directeur général des Editions Fides et de M.Daniel Champy, gérant des Editions Fides à Paris.Le Canada était évidemment représenté, et bien représenté: Son Exc.M.Jean Désy, notre ambassadeur à Paris, avait tenu à honorer de sa présence cette manifestation unique dans l’histoire des lettres canadiennes-françaises.Y assistaient également, entre autres, le R.P.Eugène Ruel, c.s.c., supérieur des Pères de Sainte-Croix à Paris, M.Léo-Paul Desrosiers, l’auteur canadien bien connu et Mme Desrosiers, M.Brouillette, de la Banque Canadienne Nationale, le directeur de la Maison du Livre canadien et M.Gabriel Raymond, président du Comité de la Survivance.A l’issue de la réception, le R.P.Martin a dit combien il était satisfait du développement des éditions Fides en France, développement qui permet aux Français de mieux connaître les traditions et la culture du Canada.En outre, a-t-il fait remarquer, Paris étant le grand centre de l’édition des ouvrages de langue française, les livres publiés par Fides rayonnent dans tous les pays francophones, y compris l’Afrique d’où sont déjà parvenus à plusieurs reprises des demandes de livres canadiens.Photo prise lors du lancement des « Classiques canadiens » ù Paris.Le R.P.P.-A.Martin s’entretient avec M.Maurice Genevoix de l'Académie française, M.André Rousseaux et Son Exc.M.Jean Désy.78 LE EILM ‘1Au Service amour (i) J| Français (1955).Drame religieux, en couleurs, réalisé - par Maurice Cloche, interprété par Yves Massard, 'i Charles Vanel et autres.1 -^ ^ - L’histoire est simple, elle pourrait être vraie.Un jeune missionnaire, le Père Jean Morel, frais sorti du séminaire, arrive à la mission d’Affob.Le « nouveau », comme on l’appelle, est* plein d’enthousiasme.Depuis bien des années, il rêvait de mission; son rêve est enfin réalisé.Il est en Afrique, il va s’élancer à la conquête des âmes.Le soir même de son arrivée, il est témoin de la mort d’un des Pères, tué par un jeune chef noir venu chercher à la maison des fiancées la jeune fille dont il veut faire sa concubine.Cette mort tragique électrise le Père Morel qui rêve maintenant de martyre.Son supérieur, le Père Gauthier, saint homme mûri par l’expérience, a tôt fait de le ramener sur terre.Et le « nouveau », qui brûle du désir de partir en brousse, doit rester à la mission où il mène « la vie d’un petit vicaire de paroisse »: école, catéchisme, confessions, etc.Un bon matin, pourtant, c’est son tour d’aller faire la tournée des postes éloignés.Il nage dans la joie.« Ça va changer », se promet-il.Hélas! ça ne va pas tout à fait suivant le programme.Le Père Morel avait compté sans son inexpérience, sans le caractère changeant et indolent des noirs, sans l’influence du sorcier.Au cours de ses diverses tournées, il accumule plus de gaffes que de succès.Le Père Gauthier est rappelé en France et le Père Morel est nommé supérieur du poste.Les épreuves continuent de pleuvoir sur ce dernier: les noirs, à l’instigation du sorcier, retirent leurs enfants de l’école, une jeune femme noire est enlevée, la foudre tombe sur un bâtiment de la mission et l’incendie, lui-même contracte la fièvre bilieuse et doit rentrer en France.que.Le Père Morel qui ne voit plus très clair en lui-même, s'obstine dans son désir d’entrer à la Trappe.Au cours de la cérémonie d’ordinations et de départ qui suit son entrevue avec Mgr Gauthier, le Père Morel retrouve la lumière.De tout son cœur il unit sa voix à celle des jeunes partants qui chantent le Magnificat.Maintenant convaincu qu’il n’est qu’un pauvre homme et qu’il doit gagner le ciel avec ses défauts — le bon Dieu n’a que faire de nos qualités, lui disait le Père Gauthier — il renouvelle allègrement son don à l’Afrique.Les auteurs du scénario, le R.P.Paul Bernier, c.s.sp., et Maurice Cloche, n’ont pu évidemment dans un seul film exposer tout l’ensemble du travail missionnaire en Afrique.Ils ont visé à dégager une figure de missionnaire dépouillée de cette légende de surhomme qui lui est souvent attachée.Le Père Morel n’a pas le succès facile; il voit tomber ses illusions une à une, il se butte aux coutumes païennes fortement ancrées chez les noirs, même lorsqu’ils sont chrétiens; il doit lutter contre la solitude et le découragement.Ce rôle est magnifiquement rendu par Yves Massard.Et que dire de Charles Vanel si vrai et si sympathique dans le rôle du Père Gauthier, ce vieux broussard qui compte trente ans d’Afrique à son crédit.Tous les interprètes d’ailleurs sont excellents.La photographie a été confiée à Claude Renoir qui a su tirer parti des magnifiques paysages de l'Afrique, de ses peuplades aux costumes brillants et aux danses mystérieuses.L’ensemble constitue un intéressant documentaire sur ces régions où des milliers d’hommes vivent encore sous l’emprise du paganisme.t fÿ Bien convaincu qu’il a échoué dans son travail apostolique, le père Morel sollicite la permission de se retirer à la Trappe.Mais le Supérieur général — qui n’est autre que le Père Gauthier devenu évêque — connaît bien son homme.Non seulement il refuse l’autorisation demandée, mais il ordonne le départ pour un nouveau poste en Afri- Ce film intéressera tous les membres de la famille et en fera réfléchir plus d’un.R.DUCHESNE 1.Le titre original du film est Un missionnaire.C’est sous ce titre qu’il a été présenté en France l’an dernier.79 cadeau qui plait toujours: un livre! papa Les chiffonniers d’Emmaüs (B.Simon) .$2.00 Le poids des autres (suite du précédent) .$2.45 Les enfants dans la ville — à Shanghaï (J.Lefeuvre).$3.70 Lettres de voyage (P.Thermier).$2.75 Le pèlerinage de la grande misère (C.Lessard) .$1.50 La vie ardente du Dr Schweitzer (K.Gollomb) .$2.50 Je ne suis pas un homme libre (P.Abrahams) .$3.30 Peur maman Le ciel est plus fort que nous — Fatima (Hunermann) .L'éducation religieuse (Montessori).Les enfants dont personne ne voulait (H.Doss).Marie-Didace — suite du Survenant (G.Guèvremont) .Encyclopédie ménagère (Marabout Service) .Adam et Eve dans le monde d'aujourd'hui (M.-M.Desmarais) Puur les adolescents Claude et Claudine (H.Flamme).Le verger (C.Dablon).Dans la toile d'araignée (M.LeNormand) .Veillées des chaumières, album no 8.Collections Marabout Junior et Marabout Mademoiselle .Pour les amis La vie vaut d’être vécue (Mgr Sheen).$2.70 Vous verrez le ciel ouvert (G.Cesbron).$3.10 La sixième heure (Raymond) .$2.25 Oeuvres poétiques (R.Choquette) Tome I: A travers les vents, Metropolitan Museum, Poésies nouvelles, Vers inédits .$3.50 Tome II: Suite marine.$3.00 Le bonheur cet inconnu (M.-M.Desmarais) .$1.75 Brigitte et le printemps de Marie-Agnès (B.Bemage) .$1.10 Responsabilité internationale des chrétiens (En collaboration) .$2.25 Pour les prêtres et religieux A l'école de la perfection religieuse (B.de Jésus) 2 vol.$8.20 L'art de gouverner (A.Malo).$1.50 L'épopée inachevée de nos Lieux Saints (A.Malo) .$4.00 La beauté de Dieu (A.Monette).$1.75 Nourritures spirituelles (L.Fréchet et G.Bertrand) 2 vol.$7.00 Nul n'est une île (T.Merton).$2.15 Rencontres avec Dieu (Chanoine Groulx) .$1.00 Un missionnaire (P.Bernier).$3.10 Le vainqueur du grappin: Curé d'Ars (Hunermann) .$2.35 La Sainte Bible (Pirot-Clamer).$3.00 — $4.50 À tous nos clients et amis « Heureuse et sainte année » $2.45 $3.30 $2.65 $2.50 $1.50 $2.00 .$1.25 .$1.50 .$1.25 .$1.75 ch.$0.60 25 eât, rue Saint-^acyueô, WontreJ - Pt 8335
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