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Titre :
Lectures
Grâce à ses critiques littéraires, Lectures souhaite faire connaître la valeur intellectuelle et morale des nouvelles parutions tout en créant un barrage efficace contre les « mauvaises lectures ».
Éditeur :
  • Montréal :Service de bibliographie et de documentation de Fides,1946-1966
Contenu spécifique :
mercredi 1 mai 1957
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
chaque mois
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Lectures et bibliothèques
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Lectures, 1957-05, Collections de BAnQ.

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LECTURES Nouvelle série Vol.3 — No 17 Montréal, 1er mai 1957 “Remontée vers l’absolu”11’ Paul Desmarins vient de publier, chez Beau-chemin.un essai sur Léon Bloy qu’il intitule Remaniée vers l’absolu.Cet essai, on le sent, est le fruit d’un long et fervent tête à tête avec le pèlerin de l'absolu.Ferveur bien compréhensible: comment connaitre Léon Bloy sans l’aimer et sans l'aimer beaucoup ?Cette puissante personnalité d'écrivain est une « force de la nature * devant laquelle, à moins d’avoir quelque parti pris, il est difficile de rester indifférent.Son style — de lave brûlante — est unique dans les lettres françaises.Et quelle ferveur chez ce croyant ! Une ferveur contagieuse comme devait l'être celle des premiers apôtres.Si l'on comprend l'enthousiasme de M.Desmarins pour Léon Bloy, l’on admet moins que cet enthousiasme soit sans nuances.Tout n’est pas parfait dans l'œuvre de Léon Bloy, et lui-même n'était pas un saint.11 y a, dans ses écrits, des outrances verbales manifestes, de graves manquements à la charité, des affirmations hasardeuses, et ce n'est pas l'aimer selon la vérité que de ne pas faire dans son œuvre la part de la scorie.Aussi ne peut-on suivre l’A.quand il tente de mettre Bloy presque au rang des auteurs inspirés et de le présenter comme un saint à l’égal des plus grands.On ne saurait sans sourciller admettre avec lui que, chez Bloy, la « doctrine théologique se révèle sans fissure * (p.12); les théologiens seraient là-dessus d’un tout autre avis: n’a-t-on pas écrit, dans le Dictionnaire pratique des sciences religieuses publié sous la direction de J.Bricout: « Sa façon de comprendre la religion n'est pas toujours d'une orthodoxie rigoureuse [.] Il aime et cite volontiers les Saints Livres, mais il les interprète à sa manière qui n’a rien de traditionnel.Souvent il fait l’effet d’un mystique dévoyé — très sincère évidemment — mais d’un commerce peu sûr.Il a contribué largement à remettre en honneur dans la littérature la religion et les choses religieuses, c’est sa gloire; mais, faute de vraie science religieuse et de vraie charité, il n’a pu faire œuvre totalement chrétienne.* 1 2 L'étude de M.Desmarins est encore desservie par l'agressivité qui s’en dégage, et par le ton de réquisitoire qu’il adopte pour fustiger non seulement tous ceux qui ont osé proférer le plus léger blâme sur l'œuvre de Bloy, mais aussi tous ceux dont le génie s’est exprimé d’une autre manière que lui.Le coup de griffe donné à Bethléem et à Sagehomme dans la Postface témoigne d’une totale méconnaissance du rôle que doivent jouer ces auteurs.Et puis, ne faut-il pas avoir des visières pour mettre sur le même pied que Sartre et Gide un auteur comme Mauriac, et englober dans le même mépris le « mythe Duhamel >, le « mythe Mauriac », le « mythe Gide » et le « mythe Françoise Sagan » ?* * * En dépit de ces réserves, l'essai de M.Desmarins n'est pas sans valeur.Ecrit avec ferveur, il se lit avec un intérêt soutenu.Si l’on peut reprocher à l’auteur l’accent par trop bloyen de son style, on ne peut nier qu’il sait écrire avec talent et que son vocabulaire a du nerf et de la couleur.Quant aux commentaires qu’il fait des trois œuvres de Bloy: Le Symbolisme de l’apparition, le Salut par les juifs et VExégèse des lieux communs, ils sont intéressants et utiles pour introduire à l’œuvre du grand écrivain.Lecture faite de ce livre, on ne peut s’empêcher de regretter que M.Desmarins ne nous ait pas servi une œuvre plus sereine et plus objective.Bloy mérite d’être mieux connu.Encore faut-il qu’il le soit dans la vérité, et qu’on sache faire la part des ombres dans cette belle et lumineuse figure.R LECLERC (1) DESMARINS (Paul) REMONTEE VERS L’ABSOLU.Essai sur Léon Bloy.Montreal, Beauchemin.1957.157p.$2.00 (frais de port en plus) Pour adultes, avec réserves (2) T.I.col.863-864. LECTURES REVUE BI-MENSUELLE DE BIBLIOGRAPHIE CRITIQUE publiée par le SERVICE DF BIBLIOGRAPHIE ET DE DOCUMENTATION DE FIDES Direction: R.P.Paul-A.Martin, c.s.c.Rédaction: Rita Leclerc Abonnement annuel: $2.00 Etudiants: $1.00 Le numéro: $0.10 FIDES.25 est.rue Saint-Jacques.Montréal-1 PLateau 8335 Autorisé comme envoi postal de la deuxième classe.Ministère des Postes.Ottawa.Avis à nos lecteurs Ceux de nos lecteurs qui le souhaitent pourront se procurer des exemplaires reliés de LECTURES 1956-1957 Ce volume relié en toile et titré or comprendra les livraisons de LECTURES de septembre 1956 au 15 juin 1957 inclusivement.Dans ce dernier numéro, nous publierons la table des matières et l'index des auteurs recensés.$3.50 l'exemplaire (frais de port en plus) FIDES 25 est, rue Saint-Jacques, " ‘ ‘ — PI.8335 mue* UGJ dUtCHIa IGIGHIG# Udli» te huiiigiu DESMARINS (P.), p.177 GAGNON (M.), p.182 LEVEQUE (M.), p.183 MAUDUIT (J.), p.184 PELOQUIN (B.), p.181 QUEFFELEC (H.), p.184 ROBIN (J.), p.185 *** La Royauté de Vlmmaculée, p.179 RUYSSEN (M.).p.184 VAN 1MSCHOOT (P ), p.183 Publication approuvée par l’Ordinaire 178 7019 Étude critique CANADIENNE la royauté de l'immaculée'11 Durant sa session de 1954, la Société Canadienne d’Etudcs Mariales avait comme thème l'immaculée Conception.Les journées d’octobre 1955 portaient sur la Royauté de l’immaculée: ce sont les actes de ces journées que contient le présent volume.Le Père Emilien Lamirande, o.m.i., montre d'abord où en est le problème théologique de la Royauté de Marie.Il expose son état au moment où fut publiée l’encyclique Ad cœli Reginam, pour indiquer ensuite les apports précieux de cette encyclique ainsi que certains points de doctrine qui restent ouverts à la discussion des théologiens.L’élaboration de cette vérité doctrinale fut si rapide que l’A.pouvait écrire que « .nous nous trouvons ici en face d’un mouvement qui, en vingt ans, atteint presque à sa maturité » (p.2).En effet, les quinze siècles qui l’ont préparée sont « .beaucoup plus des siècles de vie ardente que d’élaboration doctrinale * (ibid.).Comme cette étude situe très bien le problème, en groupant les enseignements théologiques du fait, des fondements, de la nature et même de l’extension de la Royauté de Marie, il sera utile d’en résumer les principales conclusions.Ainsi, lors de la parution de l’encyclique Ad cœli Reginam, le fait de cette Royauté est unanimement admis dans l’Eglise.Par ailleurs, l’on constate que les fondements de cette prérogative mariale ont moins attiré l’attention des théologiens que sa nature elle-même, qui en constitue le point crucial et qui comporte le plus d’opinions divergentes, bien que celles-ci soient secondaires.Quant à Yextension de cette dignité, il faut apporter des nuances, selon qu’il s’agit de royauté d’excellence ou de royauté de domination.L’encyclique Ad cœli Reginam constitue le document capital à ce sujet et, sans fournir une définition solennelle relative au fait de cette Royauté mariale, elle rend cette vérité certaine et la soustrait ù la discussion des théologiens.Ce document pontifical mentionne comme fondements de ce pouvoir royal, la Maternité divine et la Corédemption de Marie.Une allocution radiophonique du Saint-Père à Fatima, le 13 mai 1946.indiquait en plus la plénitude de grâces.les liens avec la Sainte Trinité et vraisemblablement l’élection divine.Quant à la nature de cette royauté, elle consiste surtout, selon l’encyclique toujours, dans le pouvoir d’intercession, qui ne semble pas pour autant exclusif.Néanmoins, le Saint-Père recommande de ne pas établir une comparaison trop étroite entre la Royauté de Marie et celle de son Fils, bien qu’il soit loisible aux théologiens de scruter cette participation analogique et diminuée de la Royauté de Marie, pourvu que ceux-ci suivent certaines normes établies par le Saint-Père afin d’éviter toute exagération de langage ou de pensée.L’étude suivante, présentée par le Père Lionel Arsenault, c.ss.r., concerne le concours marial au salut des hommes d’après l’encyclique Ad cœli Reginam.L’A.veut établir la part éventuelle de Marie dans la Rédemption objective et dans la Rédemption subjective, ce qui doit se faire en conservant l’intégrité de deux principes: l’unicité du Médiateur, le Christ, et l’universalité de la Rédemption.La difficulté ne se présente que pour la Rédemption objective, c’est-à-dire l’acquisition des grâces pour les hommes, mais la majorité des théologiens y admettent une coopération immédiate de Marie, position que l’encyclique Ad cœli Reginam semble approuver.Néanmoins, il conviendrait d’ajouter que cette coopération immédiate est seulement extrinsèque.Saint Jean Eudes étant l’un de ceux qui ont le plus écrit sur la Vierge Marie, l’on a voulu exposer les fondements de la Royauté de Marie d’après les écrits de ce Saint; c’est le Père Urbain Desjardins, c.j.m., qui s’est acquitté de cette tâche.Les fondements prochains résident dans la Maternité divine, la Corédemption, dans un droit de naissance, tandis que le fondement éloigné est la sainteté éminente de Marie qui lui mérite sa Maternité divine, mais par un mérite de convenance seulement, cela va de soi.L’A.résume toutes ses considérations sur la pensée de saint Jean Eudes, en déterminant quatre moments dans le devenir de la Royauté de Marie: 1) Elle est Reine éternellement dans la prescience de l’Intelligence divine.2) Elle est Reine radicalement dès le premier instant de sa conception immaculée.3) Elle est Reine spirituellement à partir de son premier acte méritoire.4) Elle est Reine effectivement à partir de l’Annonciation.179 2596 Nous avons ensuite une monographie de près de cent pages, par le Père F.Le Texier, s.m.m., sur la Royauté de Marie et l’esclavage d’amour d’après saint Louis-Marie de Montfort.Le leitmotiv du Saint semble avoir été que Jésus est Roi et qu’il est venu dans le monde pour régner.D’après l’A.voici les principales lignes de faîte de la doctrine monfortaine à ce sujet.Jésus est Roi, Marie est Reine, au vrai sens du mot; cependant, l'A.apporte, à la suite de saint Louis-Marie de Montfort, les distinctions requises afin de ne pas attribuer à Marie une Royauté univoque à celle de son Fils, mais seulement analogue et participée.Les titres de Jésus à la Royauté sont ensuite énumérés: ce sont l’union hypostatique, la grâce capitale du Christ et la Rédemption; les titres de Marie à la Royauté sont sa Maternité divine, sa Corédemption et davantage sa Maternité spirituelle qui suffirait à elle seule à postuler sa Royauté sur les âmes.Pour préciser encore la nature du pouvoir royal de Marie, l’A.signale que Marie est Reine et non pas roi, et il analyse ensuite l'exercice de « son métier de Reine >, lequel comporte deux choses: « son action incessante sur les âmes, ce que nous appellerons sa Médiation maternelle, et sa prière continuelle » (p.122).L’étendue du royaume de Marie comprend toutes les créatures, personnes et choses, sur lesquelles Marie exerce sa Royauté dépen-damment de celle de Jésus.Mais son royaume est avant tout spirituel, c’est pourquoi elle est la Reine des cœurs.Le Père Jacques Gervais, o.m.i., pour sa part, étudie spécifiquement la nature de la Royauté de Marie.L’A.attribue à Marie non seulement une dignité, mais une véritable autorité qui consiste certainement en « une intercession très efficace » (p.176).mais on ne peut affirmer sans hésitation que Marie concourt instrumentalement à produire ce que l'intercession obtient.Par ailleurs, bien que son royaume soit avant tout spirituel, il s’étend néanmoins à tout l’univers qui est mis au service du royaume spirituel.La Maternité divine de Marie étant son principal titre à sa Royauté universelle, le Père Joseph Korba, c.ss.r., analyse les relations qui existent entre ces deux prérogatives.En termes plus précis, l’A.se demande si la Maternité divine établit, par rapport à la Royauté de Marie, une véritable nécessité ou une simple convenance, et il affirme qu’il existe une nécessité « .analogue à celle qu’il y a à ce que Dieu, en créant l’homme, lui donne par exemple la faculté de voir* (p.197).Cette nécessité est admise par les théologiens, mais plusieurs opinions tentent d’en expliquer le pourquoi et le comment.L’A.réfute d’abord quelques solutions qui paraissent insuffisantes, pour exposer ensuite sa propre démonstration.A cette fin, il part de cette proposition: « La Mère de Dieu est la Reine du monde », et il découvre le terme moyen de la démonstration dans la définition du sujet lui-même; c’est ainsi qu’il prouve que la raison propre et immédiate de la Royauté de Marie est sa Maternité divine.Toutes ces études sont bien documentées et solidement élaborées; elles constituent une contribution précieuse à l’évolution de ce secteur de la mariologie qu’est la Royauté de Marie.Ovila MELANÇON (1) LA ROYAUTE DE L'IMMACULEE.Journées d’études Université Laval, 21-23 octobre 1955.[Ottawa, Editions de l’Université d’Ottawa, 1957].239p.22.5cm.(Coll.Société canadienne d'Etudes mariales) Pour tous Une nouvelle collection pour les jeunes de 12 à 16 ans “LE CORNET D’OR” (Format 6lA x8%.Illustrés.Couverture vernie, illustrée en couleurs) Titres parus : LE RENARD NOIR (Joseph Marmette) 64 p.$0.55 (franco $0.62) LES MACCHABÉES DE LA NOUVELLE-FRANCE (Joseph Marmette) 64 p.$0.55 (franco $0.62) L’ÉMISSAIRE DE L’AMIRAL (Joseph Marmette) 64 p.$0.55 (franco $0.62) MONTREAL 25 est, rue Saint-Jacques SAINT-BONI FACE, Man.135 ave Provencher 180 Notices bibliographiques lidii|i»n (2| PELOQUIN (Bonaventure), o.f.m.VADE-MECUM DES JEUNES SUPERIEURS.Observations des grands maîtres et quelques réflexions personnelles.Montréal, Les Editions franciscaines [1956].128p.18.5cm.Pour tous, mais specialise De plus en plus, on prend conscience du fait que l’exercice de l’autorité ne peut s’improviser.C’est pourquoi il a paru nécessaire d'approfondir ce problème dans les Congrès religieux qui ont eu lieu en ces dernières années.Nous n’avons, par exemple, qu’à parcourir les Actes et les documents du Congrès général des Etats de perfection tenu à Rome en 1950, pour constater avec quel soin on a étudié, non seulement l’aspect canonique de cette question, mais aussi les dispositions naturelles et les vertus surnaturelles requises chez les Supérieurs.S.S.Pie XII lui-même a abordé le sujet à quelques reprises.Ainsi, s’adressant aux Supérieures générales des Congrégations féminines de droit pontifical, réunies en Congrès à Rome pour la première fois dans l’histoire de l’Eglise, en septembre 1952, le Souverain Pontife leur recommandait notamment une affection maternelle dans la direction des religieuses (Doc.Cath.49 (1952) 1284).Par ailleurs, dans une exhortation aux professeurs de l’Ordre des Carmes Déchaux, le 23 septembre 1951, le même Pontife corroborait la position de plusieurs théologiens mettant un certain accent sur le respect de la personnalité des sujets: « De nos jours, alors que les machines commandent, que la technique envahit tout, imprègne tout et façonne tout à son image, que ceux qui commandent veillent à ne pas traiter ceux qui obtempèrent à leur volonté comme des marchandises ou comme des pièces d’une machine, et qu’on respecte toujours en eux la personnalité humaine » (Doc.Cath.48 (1951) 1294).C’est dire l’opportunité de l’ouvrage du père Péloquin, présenté « .sans grande prétention à l’originalité » (p.7), mais qui réunit les observations de quelques grands maîtres en la matière, auxquelles l’A.ajoute des réflexions personnelles, fruits d'une longue expérience.Selon le T.R.P.Hervé Blais, o.f.m., dans sa présentation du volume, ces pages sont « .messagères de lumière et de sagesse » (p.10), et elles peuvent être avantageusement mises « .entre les mains des jeunes supérieurs, et des moins jeunes aussi » (ibid.).En effet, comme le fait remarquer judicieusement le même Religieux, « l’administration religieuse reste un art où l’on ne finit jamais d’apprendre.Malheureusement, on l’aborde presque toujours sans la préparation suffisante; et, au supérieur une fois engagé dans l’action, le temps fait toujours défaut pour consulter à loisir ceux qui y ont excellé » (ibid.).L'A.étudie d'abord l'autorité considérée d’une façon générale, et ensuite l’autorité religieuse.Cette dernière, selon le canon 501, se réduit au pouvoir dominatif qui doit s’exercer « .conformément aux constitutions et au droit commun ».sauf dans les religions cléricales exemptes où s’ajoute la juridiction ecclésiastique tant au for interne qu’au for externe.Il est ensuite question de la nécessité pour les supérieurs de l’esprit d’oraison et du bon exemple.L’A.traite aussi de la diplomatie religieuse ainsi que de la diplomatie mondaine, laquelle « .peut facilement, bien que sous une forme adoucie, s’introduire dans les communautés religieuses, où elle deviendrait un vrai poison ! Les supérieurs doivent donc se bien prémunir contre elle.Ce qui la rend dangereuse, c'est qu’elle se cache toujours sous le voile de la prudence humaine » (p.41).Un chapitre est consacré à l'attention maternelle à pourvoir aux besoins des inférieurs.Un autre concerne le triple objet de la vigilance que doit exercer le supérieur: les règles, les emplois, les officiers.Au sujet des règles, l’A.signale notamment que le supérieur « .n’a aucun droit sur les Règles, mais sur leur transgression » (p.60), et que « .pour interpréter et adoucir les Règles, il faut en bien saisir l’esprit » (p.62): c’est ici que doit intervenir la vertu d’équité.Les différents aspects de la correction sont bien exposés: son obligation d’abord, et aussi la discrétion, la charité et la justice qui doivent l’accompagner.Par rapport à cette dernière vertu, L’A.rappelle que « le supérieur dans l’acceptation et l’appréciation des faits signalés, doit se prémunir contre deux choses: [.] les faux rapports [.] ses propres passions », qu’il doit être « .vrai dans les termes employés pour l’accusation et équitable dans la peine infligée par la sentence » (p.105-106).L'A.traite aussi du choix des sujets et il indique très brièvement les caractères positifs et négatifs de la vocation à la vie religieuse.En appendice, se trouve une étude sur l’historique, l’ascèse et l’opportunité du chapitre des coulpes.Selon le but même de l'A.ce traité est loin d'être exhaustif, et conséquemment il ne peut remplacer adéquatement les traités plus élaborés 181 déjà publiés et dont quelques-uns sont excellents Néanmoins, il présente le grand avantage de fournir, en une centaine de pages, un excellent résumé des principes fondamentaux concernant l’exercice de l'autorité dans la vie religieuse.Ovila MELANÇON Litt
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