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Titre :
Lectures
Grâce à ses critiques littéraires, Lectures souhaite faire connaître la valeur intellectuelle et morale des nouvelles parutions tout en créant un barrage efficace contre les « mauvaises lectures ».
Éditeur :
  • Montréal :Service de bibliographie et de documentation de Fides,1946-1966
Contenu spécifique :
dimanche 1 septembre 1957
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
chaque mois
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Lectures et bibliothèques
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Lectures, 1957-09, Collections de BAnQ.

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PER L-22 ¦ ECTliRES Nouvelle série Vol.4 — No 1 Montreal, 1er sept.1957 ' ! \ nos lecteurs Pour l’année qui débute avec le présent numéro, votre revue vous arrive avec des projets nouveaux et des cadres sensiblement élargis.Nous avons en effet l’intention de publier, dans LECTURES, une série d’études sur les auteurs canadiens.Ces études suivront le plan désormais classique des dictionnaires de lettres, et comporteront une biographie de l’auteur, un jugement d’ensemble sur son œuvre, la liste de ses écrits, ainsi qu’une bibliographie des sources à consulter.Ces études porteront sur les écrivains canadiens de 1900 jusqu’à nos jours.Nous nous intéresserons d’abord aux écrivains dont l’œuvre est, sinon terminée, du moins assez avancée pour que le jugement porté sur elle ne soit pas promis à une rapide caducité.Nous ne nous limiterons pas aux écrivains dont l’œuvre est purement littéraire: tous les écrivains canadiens de quelque importance, que ce soit en philosophie, en sociologie ou en histoire, comme en littérature, seront l’objet de nos investigations.Dans la mesure où la chose sera possible.nous recourrons à la compétence de spécialistes pour traiter chaque auteur, en sorte que la documentation que vous offrira LECTURES soit de toute première valeur.Ceux de nos lecteurs qui se donneront la peine de la conserver pourront se rendre compte que, au rythme de une ou deux études par numéro (trois ou quatre par mois), ils réuniront, à la fin de chaque année, une galerie assez importante d’auteurs canadiens.Ces études d’auteurs ne limiteront pas l’espace réservé à la critique des œuvres récentes, puisque le nombre de page de chaque numéro passera dorénavant de douze à seize (ce qui fera une augmentation de huit pages par mois).* * * Nous espérons que nos abonnés nous sauront gré de ces améliorations destinées à rendre plus complètes les informations fournies par LECTURES.LA REDACTION Valeur morale des packet beaks distribués par le Cercle du reman policier CHARTERIS (Leslie) GARDNER (Eric Stanley) MILES DISNEY (Doris) MORTON (Antony) Le Saint à Rio Le Cadavre cavaleur Imposture Le Baron sonne les flics pour adultes appelle des réserves pour adultes pour adultes VEXIN (N.) et CAILLEAUX (T.) Le Bar de récluse appelle des réserves LECTURES REVUE BI-MENSUELLE DE BIBLIOGRAPHIE CRITIQUE publiée par le SERVICE DE BIBLIOGRAPHIE ET DE DOCUMENTATION DE FIDES Direction: R.P.Paul-A.Martin, c.s.c.Rédaction: Rita Leclerc Principaux collaborateurs : Le R.P.P.-E.Charbonneau, c.s.c., le R.P.R.-M.Charland, c.s.c.Mgr Emile Chartier, p.d., Mlle Marie-Claire Daveluy, M.R.Duchesne, le R.P.Y.Lafran-ce, c.s.c., M.Rodolphe Laplante, le R.P.André Legault, c.s.c., Mme Michelle Le Normand, le R.P.O.Melançon, c.s.c., le R.P.P.-E.Roy, c.s.c., M.Clément Saint-Germain.Abonnement annuel: $2.00 Etudiants: $1.00 Le numéro: $0.10 FIDES.25 est.rue Saint-Jacques.Montréal-1 — Plateau 8335 .Autorisé comme envoi postal de la deuxième classe.Ministère des Postes.Ottawa.DOCUMENT A l'index Au jugement du Saint-Siège, le livre de monsieur l'abbé Ignace Lepp: Espoirs et déboires du progressisme, paru en 1956, est prohibé Ipso jure.Nous rappelons donc aux fidèles que la lecture de ce livre est interdite et les mettons en garde contre les erreurs qui peuvent être contenues dans les ouvrages du même auteur.(La Documentation catholique, 26 mai 1957.) HIUOA UIA» UUMilll • UQIIO lit IIUIIIGI U Auclair (M.), p.12 Blanchard (P.), p.7 Blond (G.), p.8 Dainville (F.de), p.8 Daujat (J.), p.8 Desmarais (M.-M.), p.ft Dumery (H.), p.9 Fauvet (J.), p.11 Gameau (Saint-Dcnys), p.3 Gheorghiu (C.V.), p.12 Lhermitte (J.), p.10 *** Masses urbaines et missions, p.10 Nadeau (E.), p.6 Peyrade (J.), p.10 Ponet-Bodeaux (M.), p.14 Kawicz (S.), p 13 Renard (Mgr A.), p.10 Ryan (E.-J.), p.6 ?Publication approuvée par l’Ordinaire Littérature canadienne Étude d'auteur Saint-Denis Garneau 11 naquit à Montréal, le 13 juin 1912, d’une famille qui compte parmi les plus anciennes et les mieux connues du Canada français.Par son père, Paul Garneau, il est rattaché à l’historien national et poète, François-Xavier Garneau (1809-1866), et au poète Alfred Garneau (1836-1904).Par sa mère, Hermine Prévost, il descend des Juchereau-Duchesnay, dont un ancêtre, Nicolas Juche-reau de Saint-Denys, reçut du roi Louis XIV ses lettres de noblesse pour un fait d’armes qu’il accomplit au cours du siège de Québec par Phipps, en 1690.C’est en mémoire de cet illustre ancêtre qu’on lui donna au baptême le nom de Hector de Saint-Denys.Il passa sa prime enfance (1916-1923) au manoir Juchereau-Duchesnay, à Sainte-Catherine de Fossambault, village situé à vingt-cinq milles au nord de Québec.En 1923, la famille revient habiter Montréal.Saint-Denys commence alors son cours classique chez les Pères Jésuites, au collège Sainte-Marie.Il manifeste une grande sensibilité, un remarquable attrait pour l’art qui se traduit en précoces productions.Dès l’enfance, il révèle un caractère d’artiste et de bohème.Durant l’année 1924-1925, il laisse le cours classique pour suivre des cours de dessin à l’Ecole des Beaux-Arts de Montréal.Puis il retourne au collège Sainte-Marie, tout en poursuivant, pendant deux autres années, les cours du soir, à l’Ecole des Beaux-Arts, qu’il doit, à la fin, sacrifier, vu l’exigence croissante des études classiques et la malencontreuse brièveté des journées.Cependant le jeune collégien consacre ses loisirs à con- tenter son penchant aux « rimailleries >, selon l’une de ses remarques, et à étancher sa soif de culture: il assiste à des conférences, fréquente les concerts symphoniques de Montréal, les expositions de peinture.Lui-même s’adonne à la peinture.Les quelques tableaux et dessins qu’il a laissés ont les qualités de sa poésie et rien ne l’aurait arrêté dans cette voie s’il avait eu une meilleure santé.Il deviendra un critique d’art comme en témoignent ses chroniques des beaux-arts publiées dans la revue montréalaise La Relève.Son Journal contiendra de fines appréciations d’œuvres de peintres ainsi que de musiciens.Il complétera sa culture par la lecture de quelques philosophes.Ce n’est que peu à peu qu'il a discerné dans la poésie sa vocation principale.Cette vocation éclata sous la pression d’un événement grave: une crise intérieure qui le révéla à lui-même et opéra le miracle de la sublimation affective sans laquelle il n’est pas de vrai poète.Cette crise intérieure, qui se préparait depuis longtemps mais qui surgit brusquement dans sa vingt-deuxième année, transforma sa vie et sa poésie en quelques mois.En 1934, une lésion au cœur, contractée à la suite d’une attaque de rhumatisme, à l’âge de seize ans, et dont il ressent les effets de temps à autre, le contraint à abandonner ses études de première année de philosophie.Au cours de cette même année, il expose à la Galerie des Arts de Montréal, il participe avec quelques amis à la fondation d’une revue, La Relève, qu’il alimentera de ses articles.Le groupe rencontrera à plusieurs reprises le philosophe Jacques Maritain, séjournant alors à Montréal, et l’on peut penser que le contact de cet homme, à qui l’Etre et le Christ sont une interrogation sans cesse renouvelée, n’est pas indifférent à la crise qui fit Saint-Denys Garneau lui-même.Ces initiatives intellectuelles et ces contacts lui apportent un afflux de vie.Ht d’autre part, à l'automne de 1934, son état précaire de santé le met en face d'une mort prématurée; « une sensation de précarité, d'inutilité, d'impuissance » le jette dans une période de désarroi et de dépouillement qui confine au désespoir.Son être est comme écartelé entre les aspirations d'une vie plénière et les aléas d'une santé physique et surtout d'une santé morale en équilibre instable.Au cours de 1934.à vingt-deux ans, Saint-Denys Garneau fait donc la rencontre décisive avec sa destinée qui est la découverte de sa vocation de poète, et cette autre rencontre avec la mort qui lui révélera le vrai visage de la vie.Voilà les deux éléments principaux de la crise que paraphrasera son œuvre poétique.De telles rencontres ne vont pas sans chocs, et, de l’impasse où il se voit acculé, l’être cherche des issues libératrices.La tragédie de Saint-Denys Garneau a été, pour une part, de se voir ramené sans cesse de l’interrogation métaphysique et de l'expérience esthétique ou spirituelle aux questions morales et à l’obsession du mal.Sa tragédie et aussi sa grandeur.Si c'est pitié de le voir se débattre dans l’intérieur de son moi: doute douloureux sur son œuvre, tentation de la chair, obsession du mal, accès de désespoir, c’est merveille d’assister aux rebondissements de sa foi et de sa charité et aux brusques illuminations de la grâce qui enrichissent sa solitude d'un appel à la sainteté et meme parfois d’un appel confus à la vie religieuse.Aux expériences de délaissement, d’humiliation, d'isolement, il joindra la découverte du monde de la charité, de la communion des saints et aussi de la poésie réalisée.Son œuvre poétique, paraphrase de son drame spirituel, est donc une évocation de son âme de poète, d'homme et de chrétien.Elle a une correspondance dans les analyses psychologiques ou philosophiques du Journal.Si les littérateurs non-conformistes ont regardé l’apparition du petit recueil de Regards et jeux dans l’espace comme une révélation, le public en général ignora le message du nouveau poète qui surgissait.Aussi, dès l’année qui suivit la publication de cette œuvre, le sentiment d'un tel insuccès poussa-t-il l’auteur à racheter tous les exemplaires qui restaient encore en circulation.Il reniait son œuvre.ceux de Kafka ou de Paule Régnier.Il peut offrir avec celui de Paule Régnier quelques points de ressemblance: soif d'absolu, cris de désespoir, élans vers Dieu, page finale assombrie par la pensée du suicide.N’oublions pas cependant la grande différence qui existe entre le poète canadien et la romancière française: Garneau cesse brusquement la rédaction de son journal, le 22 janvier 1939, mais sa mort ne surviendra que quatre ans plus tard, le 24 octobre 1943.11 aurait même continué son journal jusqu’à l'automne de 1941, époque où s’achève aussi, semble-t-il, sa correspondance.Pourquoi cessa-t-il d’écrire ?Sans doute pour plusieurs raisons: faiblesse de la santé, souci de l’art et incompréhension de la part du public.Sa santé, qui fut toujours médiocre, diminua de plus en plus.L'état de son cœur surtout s'aggrava.Les forces déclinantes en vinrent à abdiquer devant le travail soutenu.Le simple effort physique de peindre l'épuisait.Ses hautes ambitions d'artiste authentique n'étaient plus soutenues par la nature physique.L’indifférence, l'incompréhension du public, ajouta à son atonie.L’échec de son livre lui apporta la déception.On le trouvait désespérément hermétique, et pourtant un tel hermétisme n'avait rien à voir avec l’obscurité laborieuse de Mallarmé.Rien n'indique qu'il ait écrit des poèmes après octobre 1938.Et les poèmes de S’endormir à cœur ouvert qu’il rédige en cette année 1938 manifestent, chez le poète, une transformation spirituelle, ils chantent l’apaisement, l'espoir d'un « repos enfin meilleur », la grâce d'être crucifié à la « montagne sainte * du Christ, la demande qu’il fait à la Très Sainte Vierge de lui indiquer les causes de son renouvellement intérieur.11 semble qu’il ait laissé à son âme des facilités d’évasion du côté du ciel, mais les élans personnels restent le secret de la conscience, du cœur.Le cercle d’amis se restreint de plus en plus.Le poète passe ses dernières années dans une vie modeste, au contact de la nature et au milieu des siens.La lutte, qui n’est pas finie, se poursuivra dans le silence jusciu’à la mort, survenue subitement le 24 octobre 1943, à l’âge de trente-et-un ans.Le Journal de Saint-Denys Garneau contient des accents de désespoir semblables à Dans la poésie de Saint-Denys Garneau 4 on remarque les plus belles qualités qui authentiquent un grand poète: création d’images originales d’un esprit raffiné; étonnante souplesse d’un rythme aérien qui traduit dans l’espace les modulations intérieures; délicatesse, pureté de touche; sincérité artistique qui sait évoquer une profonde expérience personnelle sous les mots de tout le monde que traverse cependant un fluide mystérieux, indéfinissable; faculté d’émerveillement devant l’univers vu par les yeux neufs d’un enfant et l'intelligence eu! ivée d'un adulte; mysticisme latent, transfiguration du réel; art spiritualiste et symboliste éminemment évocateur, rendu par un mélange subtil de lumière et de brume, nuage qui se condense en une perle.Si l'œuvre poétique de Saint-Denys Gar-neau nous paraît si attachante, c’est sans doute parce qu’elle nous présente une aventure intérieure profondément humaine, exprimée avec l’art d’un grand poète.Sans avoir l'air d'y toucher, ce poète aborde les grands problèmes de la destinée et la poésie canadienne en est secouée d’un choc nouveau.Le surréalisme et l’existentialisme l’ont touché; les principaux courants qui ont marqué la littérature depuis un demi-siècle lui ont apporté quelques unes de leurs alluvions.Sans aller, comme les surréalistes, jusqu’à la rupture avec les lois du langage, il se rattache à une tradition poétique qui veut que toute parole humaine puise son inspiration dans la vie même, il se rattache à cette lignée de poètes du XXe siècle pour qui la poésie est d’abord un art de vivre.Par ses théories esthétiques et par l’élan de sa pensée il relève, semble-t-il.de la « littérature d’assomption », dont parle Pierre de Boisdeffre, dans sa Métamorphose de la littérature et remplit le vœu de la critique contemporaine: « Une vision du monde orientée par une métaphysique, voilà ce que nous demandons aujourd’hui à la littérature » '.Saint-Denys Garneau a vengé la poésie canadienne des reproches qu’on lui a souvent adressés: manque d’originalité, de vigueur et surtout de lyrisme.Il apporte une poésie franchement personnelle, dense et lyrique; il révèle un jeu subtil et très sérieux, le regard neuf et avide de l’enfant au cœur de l’espace illimité de l’adulte.Toute recherche d’influences littéraires à son égard aboutit à quelques traces si minimes qu’elles peuvent être négligées.Hector de Saint-Denys Garneau a vengé surtout la poésie canadienne de son manque d’intériorité.Nos poètes du passé ont trop souvent chanté leur pays, leur foi, avec une âme d’emprunt, avec des yeux de France.Certes il y eut des accents personnels, chez certains poètes qui ont précédé Garneau, tels que Nérée Beauchemin, Albert Lozeau, Alfred Desrochers, Robert Choquette, et autres.Nel-ligan doit être mis à part.Mais vint Saint-Denys Garneau qui sut « informer » quelques thèmes profonds d’une intuition créatrice, d'une vraie personnalité et d’un métier sûr.11 a gagné sa place prépondérante dans la littérature canadienne par l’excellence de son art.C’est lui « qui nous a peut-être donné les chants les plus subtils, les plus aériens et en même temps les plus vrais » -, j’ajouterais: les plus profonds.O ŒUVRES.— Regards et jeux dans l'espace.Montréal [s.e.] 1937.73p.— Poésies complètes.- Regards et jeux dans l’espace.Les Solitudes.Montréal.Fidcs, 1949.227p.(Coll, du Nénuphar).— Journal.Montréal.Beau-chemin.1954.270p.* # * SOURCES A CONSULTER.— Ellis (M.B.), De Saint-Denys Garneau.- Art et réalisme.suivi d’un petit dictionnaire poétique.Mon-réal, Chantecler, 1949.197p.— Fortier (Frère Lévis), s.c.Le Message poétique de Saint-Denys-Garneau.Ottawa, les Editions de 1 Université, 1954.230p.— Cartier (Georges-E.).Rio-bibliographie de Saint-Denys Garneau.Montréal, Ecole de bibliothécaires, 1952.Manuscrit de 84 pages.— Hommage à Saint-De-nvs Garneau.Numéro spécial de la Nouvelle Relève.Montréal, déc.1944.— Lacroix (B.), o.p.Saint-Denys-Garneau.Montréal, Fides (1956).96p.(Coll.Classiques canadiens).— Légaré (Romain), o.f.m.L'aventure poétique et spirituelle de Saint-Denys Garneau.Montréal, Fides, 1957.Romain LEGARE, o.f.m.1.Pierre Je Boisdeffre.Métamorphose de lu littérature: t.2.Nouv.cd.Paris, 1952, p.346.2.Jean Bruchési, dans Canada - Réalités d’hier et d'aujourd'hui.Montréal.1954, p.304.5 Notices bibliographiques Religion (2) DESMARAIS (Marcel-Marie), o.p.L'AMOUR A L’AGE ATOMIQUE.8e édition.Montréal, Fides [1957}.165p.22cm.$1.75 (frais de port en plus) Pour tous Inutile d'insister longuement pour redire les qualités de cet ouvrage.Le simple fait qu’il en soit à sa huitième édition suffit à en garantir l’intérêt et la valeur.Tous ceux-là qui n’en ont point encore pris connaissance se hâteront sûrement de le faire pour profiter à leur tour des richesses spirituelles qu’accumulent la longue expérience et la sûreté d'observation de l’auteur.Cet ouvrage traite d'un sujet qui ne cesse jamais d’être à l'ordre du jour; il le fait d’une façon simple qui rend sa pensée accessible à tous.Paul-E.CHARBONNEAU RYAN (Frère Ernest-J.), c.s.c.NOTRE-DAME NOUS VISITE A FATIMA.Traduit de l’anglais par Frère Germain Deserres, c.s.c.Montréal, Editions de l’Atelier [1957], 63p.photos (h.-t.) 19.5cm.$0.50 (franco $0.55) Pour jeunes Ce petit livre raconte, ou plutôt résume l'histoire des apparitions de Notre-Dame à Fatima, en 1917.En guise de gloses au message de Marie, l’auteur donne des conseils pour alimenter la piété et stimuler la dévotion mariale.Les jeunes liront cette brochure avec agrément et profit.A.C.Biographie (92) NADEAU (Eugène), o.m.i.MERE LEONIE.Fondatrice des Petites Sœurs de la Sainte-Famille (1840-1912).3e édition.Sherbrooke, Mont Sainte-Famille [s.d.] 248p.pl.(h.-t.) 19.5 c.m.Pour tous 11 convient de signaler à l'attention du public la troisième édition de la biographie de Mère Léonie, fondatrice des Petites Sœurs de la Sainte-Famille, et dont le procès informatif en vue de la béatification a eu lieu à Sherbrooke, en 1952.Mère Léonie est une fille spirituelle de Sainte-Croix; en effet, elle fit partie de la Congrégation des Sœurs de Sainte-Croix, qu’elle ne quitta, avec les autorisations nécessaires, que pour s’occuper de la fondation et de la direction des Petites Sœurs de la Sainte-Famille.Le service du sacerdoce avait toujours exercé sur elle un attrait particulier.Son ambition, selon les termes de l’A., fut de « servir le prêtre dans une atmosphère de pureté et de paix, d’ordre et de discrétion * (p.201); c’est l'idéal quelle s'efforça de transmettre ù ses filles spirituelles.La vénération de Mère Léonie pour le prêtre dérivait de sa profonde dévotion envers la Sainte Eucharistie, dévotion que le fait suivant, à lui seul, illustre parfaitement: « Les anciennes se plaisent à rappeler qu’un jour Mère Léonie jeûna jusqu'à cinq heures de 1 après-midi afin de ne pas manquer sa communion » (p.199).Le père Nadeau n'est manifestement plus à ses coups d'essai dans le domaine de l'hagiographie.Sa biographie de Mère Léonie est une autre œuvre de qualité.Dans la préface qu il accordait à l’A., l'ancien Supérieur général de la Congrégation de Sainte-Croix, le T.R.P.Albert Cousineau, résumait admirablement en quelques lignes les mérites de cet ouvrage: « Ces pages sont de celles qu’on lit tout d’un trait.C’est que, dans un style dépouillé, direct, ardent, l’auteur a su donner à l’« extraordinaire personnalité » de la Mère Léonie.sans rien sacrifier des faits, tout ce qu’elle a de profond et de captivant, de surnaturel et d’humain * (p.8).Ovila MELANÇON Vient de paraître LA VIERGE 01 CIIADAlOUPf Impératrice des Amériques par Mgr Chorles-Eugène Roy, p.d.Une synthèse de tout ce qui touche à Notre-Dame de Guadeloupe: établissement, évolution et apogee du fait guadaloupain.Un volume de 288p.Format 53A x 83/a 14 photographies $2.50 (par la poste $2.65) CHEZ FIDES 6 Littérature étrangère BLANCHARD (Pierre) \otices bibliographiques Philosophie (1) ATTENTION A DIEU SELON EBRANCHE.Méthode et doctrine, res (Belgique)] Desclée de Brouwer ,1 In 21.5cm.S4.70 (frais de port Religion (2) BLANCHARD (Pierre) JACOB ET L'ANGE.{Bruges} Desclée de Brouwer {1957} 233p.21.5 cm.(Coll.Etudes carmélitaines).$3-70 (frais de port en plus) L\ MAL [Brut [1956 en plus) Pour tous, mais spécialise On connaissait Malebranche: il était classiquement le philosophe de la vision en Dieu et de la causalité occasionnelle.Voici qu'un philosophe doublé d'un théologien nous le présente sous un jour nouveau: Malebranche, philosophe de l'attention.Rien d exagéré ni de forcé dans cet exposé d'une doctrine que l'auteur essaie de pénétrer sous l'angle de l’attention.Un mot révèle souvent tout un aspect de vérité: Descartes, le philosophe des idées, saint Thomas, le philosophe de l’être.Etudier le mot-clef permet souvent à l’esprit de s’ouvrir sur un univers qui.de prime abord, peut sembler complexe.Pour Malebranche, l’attention est une méthode et une doctrine.Dans une première partie, l’auteur montre la nature de l'attention, son efficacité dans le travail de 1 esprit, les fautes d’inattention et l’éducation de l’attention.Dans une seconde partie, il aborde la doctrine de l’attention dans ses rapports avec Dieu, avec soi-même, avec les autres et avec le monde.Enfin, la troisième partie nous présente Malebranche sous les titres de philosophe de l’esprit, philosophe chrétien, mystique et disciple de Bérulle.Le volume se ferme sur un rapprochement intéressant entre la pensée moderne et Malebranche.Visiblement l’auteur s'adresse à ceux qui possèdent déjà quelques notices de philosophie.Mais il est facile à comprendre et se lit sans effort.De nombreuses références permettent un contrôle serré des interprétations de l’auteur.De plus, on trouvera à la fin une petite bibliographie des œuvres de Malebranche, ainsi que des principaux ouvrages et articles parus sur cet auteur.Bref, une étude intéressante et objective sur un philosophe qui ne laisse pas d’être un classique de la philosophie.Yvon LA FRANCE Pour tous Un livre pour nous, hommes de ce siècle tourmenté et divisé, chrétiens inconséquents à la remorque de Sartre et de Françoise Sagan.« J’ai toujours souffert de ne pas pouvoir ou si rarement ou si brièvement ou si difficilement, parler de Dieu aux hommes, avec les hommes » confesse l’auteur dès le début (p.9).Et l’on se trouve tout à coup confus, désemparé, les bras ballants en face d’une telle confidence.N’existe-t-il plus de croyants pour parler de Dieu ?Non, dit l’auteur.Les croyants s’amusent à disséquer les causes de l’absence de Dieu dans le monde actuel; ils oublient de parler de Lui.C’est clair, le prophète Nietzsche triomphe et l’on entend encore siffler au-dessus de nos esprits inquiets la lourde phrase de son aîné, Dostoïevski: « A mon avis, il ne faut rien détruire, excepté l’idée de Dieu dans l’esprit de l’homme: c’est par là qu’il faut commencer.» Le but de l'auteur est de raviver l'idée de Dieu dans nos âmes indifférentes de chrétiens.On n’y trouvera rien du sermon solennel.C’est un homme qui parle.Un homme qui s’est penché sur son temps pour l’aimer et le comprendre.Sa parole est compréhensive, chaude, parfois même émouvante.De nombreuses citations de penseurs, de romanciers et de chefs de file de notre temps entrent dans le développement de sa pensée.Pour rétablir le dialogue de l’homme moderne avec Dieu, l’auteur a choisi la voie la plus simple: établir le dialogue avec l’homme.Le dialogue suppose d'abord la recherche d'un ami.La recherche de Dieu est donc au principe de tout élan vers Dieu.Mais qui cherche Dieu ?L’homme recherche tout: la jouissance, l’argent, la renommée, sauf Dieu.Le dialogue reste boiteux; mais qu'importe, dit l’auteur, dans toute recherche de l’homme il y a une recherche de Dieu.Après la 7 recherche vient la rencontre.Rencontre.acte vital, contact d’une personne divine, communion à l’amour divin.La rencontre de Dieu se fait dans le désert de la solitude, dans le silence intérieur, la connaissance de soi-même et la prière.Cependant les chemins de Dieu ne sont pas toujours pacifiques.Le dialogue avec Dieu devient parfois conflit.C’est la lutte de Jacob et de l’Ange: les conflits de la chair et de l'esprit, de la raison et de la foi, de la personnalité et de la communauté.Le conflit se résoud par la transcendance: c’est le refuge en Dieu.« Il n’est victoire pareille à à celle de se laisser vaincre par la majesté de Dieu.> écrivait le grand saint Bernard.Le refuge en Dieu rétablit l’âme dans l’équilibre.la liberté, la paix et la joie.L’auteur conclut: « Ce livre est écrit, il doit se vivre, il n’est qu’un itinéraire.Un départ, un vrai départ qui rende réels une rupture qui vous arrache et un amour qui vous emporte, un amour « pour de bon » (p.217).Voici une magnifique invitation lancée aux chrétiens qui veulent rebondir, reprendre en mains une vie de foi.faible et infantile, pour la hisser à sa taille d'homme.Ce livre est plus qu’un livre, il est un ami.Il faut le lire dans une atmosphère de tranquillité intérieure et lui poser la question: qu’est-ce que Dieu pour moi ?Il y répondra sûrement et magistralement selon la sincérité de la question.Yvon LA FRANCE - ¦ i * - BLOND (Georges) L'HOMME CE PELERIN.Paris, Ar-thème Fayard.188p.photos (h.-t.) 19.5 cm.(Coll.Bibliothèque Ecclesia, no 27) S2.50 (frais de port en plus) Pour tous L’homme a de tout temps senti le besoin de voyager, de se déplacer.Il se mêlait bien souvent à cet appel de l’inconnu un sentiment religieux profond, de sorte « que les migrations humaines les plus constantes ont été, dans l’Histoire, les pèlerinages religieux.L’homme est naturellement pèlerin » (p.7).L’auteur a consacré la plus grande partie de son livre au pèlerinage de Saint-Jacques de Compostelle.Il nous fait parcourir, avec des pèlerins du moyen âge, le long itinéraire du Puy-en-Velay au tombeau de l’apôtre.On y voit comment s’organisaient ces pèlerinages qui duraient parfois près d’une année.Il fallait compter avec les loups, les bandits, les tempêtes, les inondations.A certains endroits, des monastères hébergeaient les pèlerins, mais il arrivait aussi qu’on perdît sa route.L’esprit religieux de ces braves marcheurs était leur principal stimulant.11 fait bon les voir passer une journée entière à Vé-zelay, à contempler les chefs-d’œuvre de l’art chrétien.On est transporté en pleine atmosphère médiévale et l’intérêt du récit ne se démentit pas.L’auteur nous conduit ensuite à Lourdes et à Fatima.Le décor n’est plus le même; cependant, le pèlerinage garde toute sa portée religieuse.Un livre de lecture facile, amusante, instructive.Le récit est vivant, alerte, élégant.On aimerait lire plus souvent des pages d’une telle sérénité, d’une telle humilité.Paul-Emile ROY DAINVILLE (F.de), s.j.LIVRE D'HEURES DU MAITRE.{Paris} Beauchesne et ses fils, 1956.184p.pl.[h.-t.} 19cm.Pour tous Ce livre veut venir en aide aux éducateurs pris dans la routine des prières quotidiennes en classe.Il se divise en quatre parties: les prières du maître pour ses élèves, les prières du maître avec ses élèves, les prières du maître pour lui-même, enfin, les dévotions du maître.Pour faire son choix, l’auteur a puisé dans les recueils de prières du haut moyen âge et de la Renaissance.On en trouvera de très belles qui pourront se réciter encore aujourd’hui.D’autres ont gardé un certain ton solennel qui cadre mal avec notre mentalité moderne.Il appartient au maître de faire le tri et il pourra trouver dans ce livre un merveilleux instrument pour ranimer sa prière quotidienne avec ses élèves.Yvon LAFRANCE DAUJAT (J.) IDEES MODERNES, REPONSES CHRETIENNES.Paris, P.Téqui {1956}.202p.18.5cm.(Coll.Présence du catholicisme) $3.00 (frais de port en plus) Pour tous Si l’on parcourt la liste des ouvrages de J.Daujat, on constate que cet auteur s’est intéressé d’une façon particulière à l’étude des problèmes de sociologie en regard de la doctrine sociale de l’Eglise.Dans Idées modernes, réponses chrétien-nés, il « réunit des articles parus depuis vingt 8 ans dans divers périodiques >.Comme il nous le dit dans son Avertissement, ces textes présentent l’inconvénient de ne pas comporter un enchaînement rigoureux et d’entraîner d’inévitables répétitions; c’est peut-être un moyen d’insister davantage sur certaines vérités, mais c'est aussi un procédé qui, à la longue, fatigue le lecteur.En regard des idées de cet ouvrage, il convient de féliciter J.Daujat d’avoir déblaye le fouillis des théories qui ont cours dans notre monde moderne, et d’avoir montré comment l’évolution apparente de chefs d’état peut s’expliquer si l’on connaît bien les théories qui les guident et les étapes successives que ces théories comportent quand elles sont appliquées au domaine pratique.Parmi les chapitres qui attirent l'attention, signalons Soumission au réel et volonté de Dieu où l’auteur souligne que « la soumission à la volonté de Dieu exige la soumission de chaque instant au réel avec toutes ses données qui sont l’œuvre de Dieu »; comme il le dit à cette occasion, c’est là la « petite voie » de sainte Thérèse de l’Enfant-Jésus.N’oublions pas non plus les pages intitulées Foi et sentiment religieux: on y retrouve les principaux arguments qui permettent d’établir la différence entre la religion et la sentimentalité; et l’on peut conclure avec J.Daujat: « Peu importe la ferveur sensible: c’est en la foi et en la charité surnaturelles que consiste la vie du chrétien i.Roland GERMAIN DUMERY (Henry) LA FOI N’EST PAS UN CRI.Tour-nai, Casrerman, 1957.184p.21cm.Pour tous, mais spécialisé Depuis Descartes, la tradition souffre d’un certain mépris dans les courants de pensée contemporaine.Elle est le symbole de la stagnation par opposition au progrès.La tradition paraît rejeter l’homme vers un passé qui ne reviendra jamais et l’empêche de se tourner vers l’avenir qui lui appartient tout entier.On a donc fait la psychanalyse de la tradition dans les milieux philosophiques et on a su à quoi s’en tenir.Malheureusement, tout ce magnifique travail scientifique s’est bâti sur une équivoque.Nous le savons bien: il y a tradition et tradition.Mais Descartes n’a pas fait de distinction: isolé dans son poêle de Hollande, il a conçu entre deux « je > le point de départ métaphysique de sa philosophie: « je pense, donc je suis >.Du point de vue strictement philosophique.on peut discuter sur la valeur d’un point de départ purement personnel surtout à des époques où la pensée se meurt dans un formalisme stupide.Du point de vue religieux, aucune discussion n’est possible.La foi n’est pas un cri, elle est insertion personnelle et vivante dans une tradition.Elle n’est pas adhésion à une idée, mais à un fait: l’expérience religieuse historique d'Israël, continuée et rénovée par le Christ, transmise par les Apôtres et par l’Eglise.Le croyant n’est donc pas un solitaire qui trouve en son propre fond l’origine de son expérience religieuse.Pour croire il doit participer à l’expérience religieuse d’une communauté qui se renouvelle sans cesse à travers les circonstances historiques, mais qui demeure toujours immuable quant à ce qui regarde le fond de son expérience religieuse.C’est donc le caractère historique du christianisme que l’auteur s’applique à développer.Mais son point de vue demeure srictement religieux.Il évite consciemment le psychologisme qui réduit le fait religieux et en l’occurence le christianisme à une pure folie des disciples du Christ, du Christ lui-même ou encore de saint Paul, « l’historicisme * qui confond le christianisme avec la multitude de sectes existantes du temps de Jésus, enfin, le « criticisme > qui exige une tradition systématisée à l’extrême.Toutes ces attitudes sont anti-scientifiques puisqu'elles envisagent le fait religieux de l’extérieur.C’est précisément ce point de vue religieux qui permet à l’auteur de détacher ce qu’il y a de plus vivant, de permanent, et d’immuable dans la tradition chrétienne: d’abord l'expérience religieuse d’Israël transmise dans un contexte de culture juive, celle du Christ à la fois continuateur et rénovateur, puis celle des premiers témoins, les disciples et les Apôtres.Ce sont ces expériences religieuses successives dont l’Eglise a la charge et le dépôt et qu’elle véhicule par sa tradition orale ou écrite et par ses dogmes.Ainsi l’unité et l’immutabilité de la Foi chrétienne ne se trouvent pas dissoutes dans l’éparpillement des faits historiques, au contraire.Le croyant est celui qui ayant rejoint cette unité vivante, ayant communié à cette expérience religieuse enrichit la tradition de sa propre expérience personnelle.La lecture de ce livre sera donc très intéressante pour tous ceux qui veulent comprendre le rôle véritable que joue dans l’Eglise la tradition.Un peu de réflexion pourrait résoudre certains conflits ou tensions inévitables qui peuvent surgir dans l’âme d’un croyant sincère entre sa personnalité religieuse et la vie communautaire.Yvon LAFRANCE 9 RENARD (Mgr A.) FIDELITE All CHRIST ET PRESENCE AU MONDE.{Bruges (Belgique)] Desclée de Brouwer {1957}.299p.18.5cm.(Coll.Présence chrétienne) S3.35 (frais de port en plus) Pour tons Ce volume réunit un ensemble de conférences faites à des prêtres, des religieux ou des militants d’Action catholique.On y trouvera donc des exposés sur les problèmes actuels du christianisme, exposés exprimés dans une langue simple et directe où la passion ne vient pas obscurcir le jeu de la raison.L’auteur s’y montre à la fois compréhensif envers les aspirations du monde moderne et soucieux de rester fidèle à l'esprit de l'Eglise.C’est dans ce contexte psychologique que l'auteur aborde le problème délicat de l’obéissance et de la liberté dans l'Eglise, ou encore du progrès technique et du christianisme, de la hiérarchie et de l’Action catholique.Bref, un petit livre écrit avec calme et lucidité sur des problèmes brûlants d'actualité.Yvon LAFRANCE * * * MASSES URBAINES ET MISSIONS.Rapports et compte rendu de la XXVle semaine de missiologie.Louvain 1956.Publié avec le concours de l’Oeuvre de la Propagation de la Foi.[S.l.d’éd.] Desclée de Brouwer [S.d.].256p.23cm.(Coll.Muséum Lessianum — Section missiolo-gique, no 35) Pour tous, mais spécialisé Chacun de ces rapports courts et concrets donne un aperçu sur la situation de l'Eglise dans les principales villes de missions.Tous attirent l’attention sur le problème urgent de l'évangélisation de ces grands centres urbains.Le rythme d’évangélisation ne correspond pas au rythme de développement économique, social et culturel.La lecture de ces rapports nous oblige à laisser tomber le masque traditionnel du missionnaire « enfant de la brousse ».On y voit se dessiner un nouveau type de missionnaire, équipé d’une forte culture intellectuelle et d’une spiritualité adaptée aux besoins du peuple évangélisé.La petite classe de catéchisme ne suffit plus; il faut multiplier les collèges, les écoles et universités d'inspiration catholique, organiser l’action catholique, l’action sociale, la presse, bref, entrer dans le mouvement de civilisation.Yvon LAFRANCE PEYRADE (Jean) GLOIRE AU PERE.Prières de plein air.Textes recueillis et présentés par Jean Peyrade.Paris, Editions Fleurus.85p.18cm.(Coll.Prière et joie, no 11).S0.75 (frais de port en plus) Pour tous Voici un choix de prières vivantes et suggestives pour la période des vacances.L’auteur les a tirées soit du Livre d’Heures de M.le chanoine Desjardins, soit des Prières des premiers chrétiens du R.P.Hamman.Son dessein était de mettre entre les mains des baptisés un livre commode où ils pourraient puiser des formules vivantes pour traduire la prière qui monte de leur cœur en face de la nature.La plupart de ces prières sont des extraits de psaumes et de prières des premiers chrétiens.Tous ceux qui partent en voyage, excursionnistes et campeurs, trouveront dans ce livre de format commode ce qui est nécessaire pour alimenter leur piété et leur foi.Yvon LAFRANCE LHERMITTE (Jean) LE PROBLEME DES MIRACLES.{Paris] Gallimard {1956}.234p.19cm.S2.90 (frais de port en plus) Appelle des réserves Le problème des miracles est l'un de ceux qui s'avèrent les plus difficiles à traiter.En tant que fait sensible, il se pose en un contexte humain polyvalent: sous cet aspect, il doit faire l'objet d’un relevé et d’un contrôle qui dépendent de la science expérimentale.Par ailleurs, en tant que fait d’origine surnaturelle, il prend figure de mystère et échappe aux contraintes de la science limitée à ses catégories bien définies, pour se situer au niveau qui relève de la théologie.En somme, en tout miracle, il y a deux aspects qui se recoupent: le contrôle du fait, et son interprétation.On comprendra dès lors qu’il y ait là occasion à de nombreux conflits où la subjectivité fait place à l'objectivité et vient parfois égarer les plus beaux esprits.L’ouvrage de M.Jean Lhermitte aborde très bien la question et distingue fort bien l’un et l’autre plans: il définit clairement le rôle du contrôle médical et indique en même temps ses limites.A ce propos, l’auteur a des exigences rigoureuses qui paraîtront à d'aucuns exagérées.Il ne fait aucun doute cependant que sa position soit juste et que les exigences qu’il pose soient tout à fait justifiables.10 Certes, on ne peut pas imposer à Dieu d’opérer le miracle dans des conditions à Lui précisées par les membres de la Faculté: le Seigneur agit en cela à son gré et suivant son propos; mais pour atteindre sa fin de « signe de Dieu », le miracle doit être revêtu d’une authenticité épurée de toute équivoque.Aussi faut-il savoir gré à M.Lhermittc d'avoir si bien éclairé la question et de s’être montré d'une très grande rigueur.Rigueur très grande mais non pas trop grande quoi qu’en pourront dire quelques-uns qui voient avec une dangereuse facilité le miracle certain là où il n'y a qu’hypothèse ou possibilité.On pourrait toutefois reprocher à l'auteur certaines affirmations par trop péremptoires et certaines formules incertaines.Quand il écrit, par exemple, que le miracle est un événement « irrationnel » (p.123), on se voit forcé de lui rappeler qu'il aurait dû écrire plutôt « supra-rationnel ».Le miracle, comme la foi, ne saurait être irrationnel car dans cette hypothèse il détruirait la raison.Or il ne s'y oppose pas, il la dépasse, comme la foi ne s’oppose pas à la raison ni ne la détruit, mais la dépasse simplement en l’élevant en quelque sorte au-dessus d’elle-même pour la faire s’épanouir dans les sphères de la vérité infinie.En aucune façon, on ne saurait parler alors d’irrationnel.De même quand il affirme que « l'attitude du pur scientifique ne peut s'identifier à celle du croyant » (p.158).Et pourquoi pas ?Tous deux ne recherchent-ils pas la vérité ?Or y aurait-il donc deux vérités et la science toucherait-elle une vérité que la foi détruirait ou vice-versa ?Certes, la lumière de la foi est formellement distincte de celle de la raison.On dirait en langage d’école que « l’objet formel quo » de l’une et de l'autre est spécifi- Réédition L'AMOUR À L'ÂGE ATOMIQUE par le R.P.M.-M.DESMARAIS, o.p.165p.$1.75 (franco $1.85) CHEZ FIDES quement distinct; mais la vérité elle-même qui est atteinte sous un aspect ou sous un autre ne saurait se dédoubler en elle-même au point de rendre irréductible les cheminements de l’esprit.Une telle formule aurait besoin d’etre précisée pour que toute équivoque soit éliminée.Dans l’ensemble cependant, le livre de M.Jean Lhermitte est fort juste, et même si on peut se séparer de lui sur tel ou tel point, il est toujours d’un très grand intérêt.C’est une précieuse acquisition pour quiconque veut analyser le problème du miracle.Paul-E.CHARBONNF.AU Éducation (37) FAUVET (J.) MOYENS COLLECT IFS D'EDUCATION DANS LES GROUPES D'EN-FANTS.Paris, Editions Fleurus.217p.18cm.(Coll.Psychologie et éducation, série A).S1.40 (frais de port en plus) Pour adultes Ce travail part d’une constatation que tout éducateur est amené à faire lui-même tous les jours: le trop petit nombre d'éducateurs en face du nombre sans cesse croissant des enfants.Deux méthodes alors se présentent.Ou bien on choisit un groupe restreint, on exerce sur lui une influence personnelle, on forme des éducateurs qui, à leur tour, rayonneront sur la niasse; ou bien on fait usage de techniques de masses, de moyens collectifs d'éducation qui permettront d’influencer l’ensemble des enfants dont on est responsable.Des deux méthodes, l'auteur étudie la dernière.Il commence par nous initier à la notion de masse.Quand la masse est dispersée, il est difficile d’y avoir une influence.11 importe donc de la rassembler, de provoquer des préoccupations communes, de créer des situations éducatrices, de former l’enfant à la vie commune de façon qu’elle ne soit jamais pour lui un carcan, mais un support, de créer un climat chrétien suffisamment souple pour respecter la liberté de l’enfant et suffisamment attachant pour tenter son choix.Il s’agit donc de transformer cette masse en une communauté où l'épanouissement personnel deviendra possible.C’est un travail qui ne se réalise que progressivement et demande une grande compétence.L’auteur nous fournit tout un ensemble de moyens pour y arriver.11 Ce livre se présente comme le résultat de recherches et d’expériences concrètes.Les principes de sociologie y tiennent une place importante.Les éducateurs y trouveront des idées très lumineuses, des techniques précieuses et une confiance accrue dans l’efficacité de leurs efforts d’éducation.A chacun de se servir de ces données suivant ses ressources personnelles et les exigences propres de son milieu.C’est le milieu paroissial qui est ici étudié mais il est facile de transposer plusieurs éléments de cette méthode sur le plan du collège.Paul-Emile ROY Littérature (8) GHEORGHIU (Constant Virgil) LES SACRIFIES DU DANUBE.Roman.Traduit du roumain par Livia La-moure.Paris, Plon fl957).188p.19cm.Pour adultes Ce nouveau roman de Gheorghiu rejoint par le thème qu'il traite les œuvres précédentes de l’auteur.Celui-ci qui s’est imposé à l’attention universelle par des œuvres aussi vigoureuses que La vingt-cinquième heure et La seconde chance, entre autres, continue à réfléchir pour nous dans le miroir de sa pensée et de son style, les angoisses terrifiantes de l’univers concentrationnaire.Le présent roman se situe en Bulgarie où l’occupation soviétique a joué si profondément quelle a gangrené ce pays par le poison de la peur.Le héros qui a échappé jusqu'ici à ce ver rongeur se voit lui-même livré à la police pour des activités « subversives » qui n’étaient en réalité qu’agissements humanitaires et charitables.Le fond important de pensée que véhicule l’histoire des personnages est l'affirmation réitérée et insistante de la valeur souveraine de la personne humaine; la quintessence idéologique de ce livre s’exprime fort justement en ces quelques lignes: c [.] il y a des mots qu'on ne peut pas utiliser au pluriel f.l le mot homme, le mot femme, ne peuvent pas être utilisés au pluriel.Ces mots n’ont qu’un singulier.Chaque être humain est unique et irremplaçable.Chacun est créé à un unique exemplaire.Il n’existe pas des hommes, des femmes, des êtres humains, au pluriel.Ils exisieni au singulier seulement, comme Dieu n'existe qu’au singulier.Car ils sont créés ù l’image de Dieu et avec cette caractéristique divine qu’est l’unicité »(p.89).11 est vraiment intéressant de voir comment ce thème qui engage toute la philosophie de la personne contre ce qu'on pourrait appeler la philosophie du grégarisme étatiste est ici développé.L’auteur n’a pas craint en effet de mettre en cause certaines concessions de la diplomatie occidentale moderne en attaquant le bien-fondé de telles attitudes qui impliquent un reniement de Y homme au nom de la civilisation.Pour des hommes comme nous, qui entendent quotidiennement les vaines déclarations de diplomates dont tous les efforts n’aboutissent qu'à une paix avortée, il est tout indiqué de lire une telle œuvre.Elle tombe à point en un sol tout préparé, et elle peut nous garder d’être dupes d'un verbiage dangereux.Paul-E.CHARBONNEAU AUCLA1R (Marcelle) LE MAUVAIS COEUR.Roman.Paris, Editions du Seuil, 1957.191p.18.5 cm.Dangereux Avec le Mauvais cœur, Marcelle Auclair nous introduit dans le monde frelaté de certains milieux de presse et de cinéma, milieu brillant et factice où les plus beaux élans s’énervent et s’enlisent dans une activité trépidante et frivole, où la misère morale s’accepte lorsqu’elle est dorée.Dans ce monde évolue un jeune couple dont l'union est gravement menacée.Florence et Marc ont formé la gageure de bâtir leur bonheur conjugal sur une totale liberté et une totale franchise réciproques.On conçoit facilement qu'un tel modus vivendi ne peut qu’entraîner au bord de la catastrophe.Très épris l’un de l’autre, les époux verront cependant le fossé se creuser de plus en plus entre eux et ce sera bientôt le divorce, mal supporté de part et d’autre.Un jour, Marc trouvera la mort dans un accident d’avion.Le choc produit dans l’âme de Florence par ce deuil inattendu marquera le début d'une illumination intérieure qui lui fera découvrir ses torts et s’ouvrir au monde de la Charité divine.Ecrit dans le style incisif, bondissant et nerveux de Mme Auclair, le roman n’est cependant pas une réussite comme facture.Le lecteur a tantôt l'impression de piétiner sur place, tantôt celle d’être bousculé par l'intrigue.Du point de vue moral, l’intrigue se traîne trop longtemps et avec trop de réalisme dans les marécages pour que la lecture de ce roman ne présente pas de sérieux dangers.La fin heureuse n'efface pas dans l'esprit du lecteur la mauvaise impression laissée par tout ce qui l’a précédée.Mme Auclair sert mieux son talent et son public comme biographe ou chroniqueuse que comme romancière.R.LECLERC 12 RAWICZ (Slavomir) A MARCHE FORCEE (The long walk).Traduit de l'anglais par Guy Le Clec’h.Paris, Albin Michel {1957}.3l4p.20cm.Pour adultes A Marche forcée est présentement traduit en huit langues.C’est donc dire que le public a très bien accueilli cette odyssée qu’ont réellement vécue un groupe d’évadés d’un camp de concentration russe.L’auteur, le lieutenant Slavomir Rawicz de la Cavalerie polonaise, fut arrêté par les Russes en 1939 et condamné à vingt-cinq ans de travaux forcés.Après les indicibles cruautés que lui fait subir la N.K.V.D.durant son procès et son séjour en prison, on le déporte aux confins de la Sibérie: quatre mille milles en wagon à bestiaux, et en plein hiver ! Et puis ce sont les péripéties de cette interminable procession à travers les steppes enneigées, le poignet lié à une longue chaîne qui retient près de cinq mille prisonniers torturés par la faim et par le froid excessif du blizzard.Au printemps de 1941, l’ex-lieutenant polonais, après plusieurs mois d’inquiétude consacrés à des préparatifs, réussit à s’échapper nuitamment du Camp 303 avec cinq de ses compagnons d’infortune.Et commence ici la marche forcée proprement dite vers le Sud à raison de dix heures de marche par jour ù travers la Sibérie Centrale, la Mongolie et le Thibet jusqu’aux Indes.Une jeune évadée accueillie par le groupe et un compagnon meurent d’épuisement et de faim dans le désert de Gobi, tandis qu’un autre compagnon se perd au fond d’un précipice dans les montagnes du Thibet.Des sept aventuriers, quatre seulement atteignent les armées alliées dans le Nord de l’Inde et doivent par la suite se soumettre à une convalescence des plus rigoureuses.Si même le sujet n’est pas tout à fait neuf, il ne lasse pas un instant les lecteurs tant le récit palpite par la sincérité des émotions et la valeur documentaire qu’on y trouve.Rawicz, sans briser le rythme de la narration, décrit les paysages et les mœurs de chacune des contrées qu’il traverse.Alors, les contrastes sont frappants, particulièrement entre toutes ces civilisations plus ou moins arriérées mais humaines tout de même et l’autre, la civilisation nouvelle, la civilisation bolchevique, totalitaire et inhumaine.A Marche forcée — qu’on se garde de l’oublier — n’est pas un roman: c’est tout uniment le récit d’une périlleuse aventure que quelques-uns de nos contemporains ont menée pour recouvrer la liberté en plein XXe siècle ! Roland-M.CHARLAND Vient de paraître Du Rév.Père Emile LEGAULT, c.s.c.J AI CINQ ENFANTS.ET MON MARI Texte d'une causerie sur la vocation d'épouse d un homme public Une magnif.que plaquette de 48 pages, sur papier de luxe.Illustrations de Jean Dufresne.$0.60 (par la poste $0.65) Rappel VIOLAINE, MA SOEUR 48 p.Encres et sanguines de André Lamy.$0.50 (franco $0.55) EAUX-VIVES - Les Béatitudes 180 pages.$2.00 (franco $2.10) CONFIDENCES 192 pages.12 photos hors texte.$2.00 (franco $2.10) MONTREAL 25 est, rue Saint-Jacques Tél.: PL.8335 SAINT-BONIFACE, Man.135 ave Provencher Tél.s CH.7-1735 13 Biographie (92) PONET-BORDEAUX (Marthe) CATHERINE DE LO N G PRE.Mère Catherine de Saint-Augustin au Canada avec une héroïque missionnaire de seize ans — 1632-1668.Préface d’Henry Bordeaux et avant-propos du Rév.P.de Par-villez.Paris, Bernard Grasset {1957}.228p.18.5cm.Pour tous Pour dresser un portique approprié au monument que sa sœur, (en littérature Jeanne Danemark), voulait élever à Mère Catherine de Saint-Augustin, le maître Henry Bordeaux n’~ eu qu'à reprendre l’admirable message qu’il avait apporté au Canada français, au nom de l'Académie française, le 29 août 1934 (Nouvelle et vieille France.Paris, Plon, 1934.P.90-122).Cette explication de ce qu’on appelle « le miracle canadien * — pourquoi ?alors que notre survivance s’explique par la persistance des mêmes effets produits par la permanence des mêmes causes, — cette explication apparaît comme un phare érigé, pour l’éclairer jusqu'au fond, à l'entrée même du monument.Ce que ce monument apporte à notre génération, le Père de Parvillez l'a condensé en trois phrases qui disent tout : « Nous sommes à l'heure des mouvements de jeunesse; et Catherine, si Dieu lui fait escalader nos autels, sera la plus précoce de nos suintes.Nous sommes au siècle des missions; et Catherine fut l’une des premières à comprendre qu’une religieuse pouvait être missionnaire.Nous assistons à la promotion de la femme; et Catherine s’est bornée à son emploi d'infirmière, destinée à la fois héroïque et féminine * (Avant-propos).Voilà le triptyque qui se dégage d'abord du livre de madame Ponet-Bordeaux.Il nous montre une fillette de 16 ans se consacrant, à pareil âge, au « Dieu qui réjouit la jeunesse >.Elle lui voue la sienne, non pas pour se délecter dans la contemplation, mais pour Lui gagner les sauvages infidèles d’un Canada à peine découvert.Ces Indiens, elle les Lui conquerra en s'insinuant jusqu’à leur âme, par le moyen des services les plus répugnants prodigués à leur corps.Quand elle mourra à 36 ans, épuisée par ses sacrifices, par ses luttes morales, par ses visions mêmes, elle aura mérité cet éloge d’avoir à elle seule « ramené plus d’âmes à Dieu par son dévouement que les Pères ne Lui en attiraient par leurs paroles et leurs exemples » (Ragueneau).C'est ce tableau édifiant que madame Bordeaux a dessiné à même les témoi- gnages les plus authentiques: lettres de la religieuse, relation de Ragueneau, confidences de M.de l’Incarnation, des Annales et de Mgr de Laval, Vies du Père Hudon et du chanoine Groulx.Mais ce tableau a son cadre — et c’est le second élément de ce volume: Catherine vit à une époque et dans un pays déterminés.Appuyée cette fois sur les historiens du Canada, Garneau, Ferland, Goyau, Groulx, Bruchési, madame Bordeaux décrit la scène sur laquelle évolue cette immolée vivante: violences de M.de Mésy, prouesses du trio Tracy — de Cour-celles — Talon; attaques des Iroquois et massacre des Hurons; exploits de Dollard et de Madeleine de Verchères; courses de Lemoyne d'Iberville; luttes de Mgr de Laval et de ses missionnaires contre le vice et l’infidélité; expansion enfin de l’apostolat catholique.Quelle époque mouvementée pour encadrer l'ombre où se dépensait le zèle de Mère Catherine et de ses pareilles ! Au milieu de ces pages d'histoire générale et particulière, le profil de l’auteur se révèle à des réflexions pieuses, à des comparaisons entre ce passé et le présent, à des cris d'admiration justifiés devant une telle folie de la Croix.D'aucuns penseront que la figure de Mère Catherine apparaît un peu trop dans le filigrane seulement de cette trame un peu touffue.Il reste qu'on sort de cette lecture avec une image dans les yeux: celle d’une vierge inspirée devenue, par son renoncement volontaire, aux côtés de M.de l’Incarnation et de Marguerite Bourgeoys, l’un des paratonnerres les plus efficaces de la Nouvelle-France ! C’est bien celle que l’auteur voulait dégager pour notre édification.Emile CHARTIER, p.d.Paraîtra sous peu 1 POÉTIQUE ET SPIRITUELLE DE SAINT-DEMYS GARNEAU par le R.P.Romain LEGARE, o.f.m.CHEZ FIDES 14 0042 Document La mort chrétienne de Curzio Malaparte ROME (CCC) — Le célèbre écrivain Curzio Malaparte est mort après s'être converti à la religion catholique.Il s’était fait baptiser au début de juin par le R.P.Felice Cappcllo.Jésuite, il avait communié dix jours avant sa mort et avait reçu l’extrême-onction, avant de mourir, des mains du R.P.Virgilio Rotondi, s.j., l’un des dirigeants du «Mouvement pour un Monde meilleur*.Commentant la mort de Curzio Malaparte, la Radio du Vatican a déclaré: «Sereinement, chrétiennement, est décédé, le 19 juillet, Curzio Malaparte.Unanime la presse le définit comme un des meilleurs prosateurs contemporains, de renommée mondiale indiscutée.Les nécessaires réserves qu'imposent ses ouvrages n’influent pas sur la validité de cette reconnaissance.Mais elles acquièrent aujourd’hui une valeur nouvelle et indiscutable, en tant qu’elles ont été sanctionnées par la volonté consciente de l'écrivain.Ame inquiète et rebelle, dépourvue d'éducation religieuse, il n’a jamais parcouru jusqu’au bout aucun des mille sentiers dans lesquels il s’est engagé, parce que probablement aucun ne répondait à ses exigences.Dans la douleur, dans cette grande invitation de l'homme à l’attention de Dieu, il a trouvé finalement la voie cherchée ailleurs en vain si longtemps et avec tant d'insistante inquiétude.Les épisodes émouvants que la presse rapporte sur les derniers jours de l’écrivain témoignent qu’il a-vait concience d’avoir trouvé la vérité.Le «Tempo», de Rome, dans un article non signé, écrit: «On pourrait citer d’innombrables épisodes qui ne feraient que confirmer combien Malaparte a peiné avant d’atteindre cette clarté de sentiment qui, à la fin, lui a permis de trouver la paix et de quitter la vie avec résignation.Il ne lui a pas été facile d’arriver à la voie de la vérité.Fils de Protestant, dans les mois exténuants de la maladie, il s'est plusieurs fois entretenu avec des amis intimes de ce qu’il considérait comme un devoir: rester fidèle à la religion paternelle.Toujours il a soutenu qu’il voulait mourir dans la religion dans laquelle il avait vécu.Mais la dureté du mal, la prolongation de l’agonie, la résistance presque surhumaine de son physique, tout cela a permis à Malaparte de faire la lumière dans son âme agitée et de demander, d’une manière entièrement spontanée, cette aide religieuse qui ne lui avait même pas été proposée dans la crainte qu’elle ne put susciter une nouvelle incertitude et une nouvelle agitation dans une créature déjà si bouleversée».De son côté, le «Giornale d’Italia* publie une lettre que Malaparte écrivit à l’évêque de Prato, son pays natal, pour le remercier de la visite que le prélat lui avait rendue, peu avant Pâques.Malaparte s’excuse du retard, dû à une nouvelle crise, apporté à écrire cette lettre et dit: «Depuis que je suis malade, c'est-à-dire depuis cinq mois, jamais je n'ai tant souffert que le jour de Pâques: tout le monde était heureux dans le monde pour la Résurrection du Christ et je souffrais, je luttais pour tirer mes pieds hors de la fosse.Ce fut un moment de souffrance atroce et, ce qui est plus grave, d’abattement moral.Je me sentais comme une pauvre bête apeurée.» Dans un article consacré aux dernières semaines de vie de Malaparte, «L'Osservatore Romano» écrit que «Malaparte déplora ce qui, dans ses écrits, avait pu offenser la foi et la morale chrétienne et, surtout, tint à répudier l’ouvrage «La peau», condamné par l’Eglise et inséré dans l'Index des livres interdits».Dans ce même article, on lit également: «Après une existence mouvementée, où la foi représentait un subtil élément, qui n’était ni compris, ni apprécié, Malaparte, au cours de sa longue maladie, accueillit, dans un acte de volonté parfaite et en pleine compréhension, le mystérieux appel de la grâce et revint à Dieu ou.plutôt pour la première fois, reçut la lumière divine.Déjà, en avril dernier, il avait eu un entretien avec l’évêque de Prato, Mgr Pietro Fior-delli, plus tard, un délicat travail fut commencé par le R.P.Felice Cappello, s.j., et fut couronné.le 8 juin dernier, par le baptême «sub con-ditione» de Malaparte, parce que celui-ci avait été déjà acheminé, en famille, à la croyance protestante professée par son père.Le premier sacrement fut précédé d’une instruction minutieuse et suivi ensuite, par les soins du même religieux, de fréquents entretiens sur Dieu, ses prérogatives, sa loi.Ainsi le malade ne se contenta pas de l’indispensable: il voulut connaître le plus possible les vérités révélées.» «L'Osservatore Romano* rapporte également, comme «la chose la plus importante», que Malaparte, avec les-Sœurs de la clinique, apprenait, après le baptême, à réciter les prières de chaque jour, particulièrement le soir et se déclarait «prêt à mourir quand, où et comme il aurait plu au Seigneur».«C’est ainsi, ajoute le journal, que la grande preuve d’acceptation de la douleur, donnée par lui avec une force non commune, durant des mois de maladie qui constituaient un tourment ininterrompu, s’irradia de lumière essentiellement chrétienne.» 15 wl 6 üECHK'iAhi A It, L A pnov ih « l, ARCHIVES DE LA FROVINCE, PARC LES CM AH FS DE BATAILLE, ¦eLSSFrS, -f# E.—-6- fe-8- Le club Les 2 livres du mois n, vedettes de ôeptemlre UNE FEMME EN BLANC par Daniela Krein Une femme en blanc, c'est le journal d'une doctoresse, gynécologue dons une ville industrielle de Rhénanie.L'auteur y aborde des sujets extrêmement variés et tous d'actualité; certoins particuliers (filles-mères, viols, avortement thérapeutique, maladies vénériennes, presse du coeur.) d'autres généraux (préparation au mariage, fidélité et infidélité conjugale, jalousie et mésentente des époux, éducation des enfants.).On y trouve aussi une réponse à certains problèmes qui, depuis quelque temps, sont tout particulièrement à l'ordre du jour: limitation des naissances, euthanasie, insémination artificielle.Ce qui fait l'intérêt de ce livre, c'est que Daniela Krein ne s'est pas cantonnée dans la théorie; tous ses sujets, elle les traite en partant de cas concrets, vécus, dans un style réaliste, à la portée de tous et, la plupart du temps, sous forme de dialogues avec ses malades.Un livre formateur et captivant comme un roman.224 pages.Format 5Vz x 7Vz SI TOUS LES GARS DU MONDE.par Jacques Méry A bord d'un chalutier isolé en plein Océan Arctique, un marin est soudain atteint d'un mal étrange qui, peu à peu, gagnera tout l'équipage.Un appel loncé par radio, perdu dans un orage magnétique, est miraculeusement capté par un radio-amateur, un jeune noir du Congo.De rodio en radio, la chaîne fraternelle s'allonge, gagne l'Institut Pasteur à Paris.Le sérum trouvé, une autre chaîne, maillon par maillon, péniblement se forme qui l'achemine vers les mourants solitaires.L'auteur nous fait suivre minute par minute cette course contre la mort livrée par des hommes et des femmes étrangers les uns pour les autres, mais dont toutes les énergies tendent vers un but commun: le sauvetage d'une douzaine de matelots inconnus.Une aventure authentique dont Christian Jacques a tiré, en collaboration avec H.-G.Clouzot, un film à la gloire de la solidarité humaine.213 pages.Format 5Vi x 7Vi VALEUR EN LIBRAIRIE $4.75.Aux membres du club: $2.50 seulement.LE CLUB LES 2 LIVRES DU MOIS 25 est, rue St-Jacques Montréal PL.8335* LES 2 LIVRES DU MOIS Veuillez m'inscrire au club "Les 2 livres du mois" et me faire parvenir vos vedettes de septembre.Dès réception, je vous adresserai $2.50.Je m'engage à prendre au moins 4 sélections mensuelles au cours des douze prochains mois.Il est entendu que je recevrai choque mois le déplinnt emyyé aux membres du club.Nom Adresse Ville REÇU LE • L9 1976 — Trovince «BUOTHèQUC NATIONALE DU UUÉBEC
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