Lectures, 1 septembre 1957, dimanche 15 septembre 1957
PEE L-22 ¦ ECTURES Nouvelle série Vol.4 - No 2 Montréal, 15 sept.1957 “La plume au service de Dieu" 1 2 La magnifique collection Je sais - Je crois, lancée il y a plus d’un an par les Editions Fayard, a réservé l’une de ses parties — la onzième — aux lettres chrétiennes.D’après le plan de la collection, ce sujet devait fournir la matière de six études.L’une d’elles a été confiée à la plume avertie du R.P.de Parvillez.On sait que l’éminent Jésuite est une autorité dans le domaine de l’apostolat du livre et de l’orientation des lectures.Collaborateur des revues Etudes et Livres et lectures, il compte à son crédit plusieurs livres et brochures, dont un bon nombre se rattachent au problème des lectures: Les Illustrés pour enfants, Un épouvantail, l’Index, Pourquoi je ne lis pas n’importe quoi, Les beaux livres de la famille, Que liront nos jeunes ?Le Livre, sa place dans notre apostolat, Le Livre au service du Christ ~.Dans la dernière de ses œuvres, La Plume au service de Dieu, le Père de Parvillez résume et vulgarise les grands principes qui ont éclairé son long et fructueux apostolat.Sans entrer dans le détail, nous dégagerons quelques-unes des grandes lignes de ce beau livre.Tâche facile, car si le plan d’ensemble manque d’une certaine rigueur, la pensée de l’auteur reste claire comme sont nettes les conclusions qui s’en dégagent.* * * Comme on pouvait s’y attendre, le Père de Parvillez rappelle, avec force arguments et citations d’auteurs célèbres, l’indéniable puissance du livre sur le lecteur.Rien de très neuf dans cette affirmation.Quand on lit le Père de Parvillez et qu’on fait appel à ce qu'il y a de plus valable dans notre expérience personnelle, l’évidence de cette vérité apparaît si fulgurante qu’on s’étonne qu’il faille sans cesse la rappeler.C’est qu'il y a, pour militer contre elle ou la mettre en veilleuse, la force insidieuse d’un libéralisme intellectuel de plus en plus envahissant, et le soporifique de la propagande qui impose à la curiosité de tous, les auteurs à succès les plus mal famés.« Je suis adulte, donc capable de tout lire.» — « Je suis averti, donc la mise en garde contre tels mauvais livres ne concerne que mon voisin.* — * Il me faut parcourir ce roman dont tout le monde parle, simplement pour me tenir au courant.* A toutes ces réflexions que l’on entend quotidiennement le Père de Parvillez apporte une réponse péremptoire.Pour illustrer l’influence du livre, il fait appel aux résultats les mieux démontrés de la psychologie des profondeurs.S’il admet que cette influence est relative et fonction de la formation du lecteur, il n’autorisera jamais, même un lecteur averti, à se nourrir constamment de mauvais livres: « Reconnaissons que des lectures même malsaines n’auront parfois sur des esprits dûment formés qu’une influence fugitive et superficielle.Mais nous ne croyons pas le moins du monde que même un savant, un critique, un spécialiste devienne jamais totalement imperméable à toute influence dangereuse.Mithridate n’était certainement pas immunisé contre tous les poisons.De plus, tel supportera sans dommage une attaque passagère, qui succombera à un siège en règle.La continuité vient à bout de tout.Les gouttes d’eau creusent le granit.On résistera facilement à une première tentation, surtout si elle nous invite à un acte inhabituel et choquant.Mais on est plus ou moins vite désarmé par une atmosphère, par un courant d’idées et d'exemples agissant toujours dans le même sens.Un souffle d’air, une bouchée de nourriture sont bien peu de chose, mais voyez quelle place tiennent dans la médecine actuelle les régimes et les cures à la mer ou à la montagne.L’accumulation des infiniment petits finit par constituer la grandeur, et après tout l’océan se compose de gouttes d’eau.Relative ou diverse, l’influence n’est jamais nulle.* (P.66) * * * Reconnaître l’influence du livre, c’est établir, pour le lecteur, la nécessité d’une discipline, et c’est tracer à l’écrivain une ligne de conduite.Si l’Auteur, en passant, persuade le lecteur de s’imposer une discipline intérieure, il consacre la plus grande partie de son livre à traiter du problème de l’écrivain.Que signifie, pour l’écrivain, le devoir de mettre sa plume au service de Dieu ?Quelles sont les exigences de la foi qu’il professe dans les œuvres qu’il produit ?Problème complexe dont l’énoncé théorique est assez facile à saisir dans ses multiples éléments, mais dont certaines implications pratiques ne se laissent pas facilement définir.Le Père de Parvillez n’a aucune peine à faire justice de ce préjugé qui prétend que le respect des fSuite à la p.I8) (1) Parvillez (A.de), s.j.La plume au service de Dieu.Paris, Arthème Fayard [1957J.119p.19.5cm.(Coll.Je sais — Je crois) $1.50 (frais de port en plus).Pour tous.(2) Voir Lectures, janv.1948, p.257. LECTURES REVUE BI-MENSUELLE DE BIBLIOGRAPHIE CRITIQUE publiée par le SERVICE DE BIBLIOGRAPHIE ET DE DOCUMENTATION DE FIDES Direction: R.P.Paul-A.Martin, c.s.c.Rédaction: Rita Leclerc FIDES, 25 est, rue Saint-Jacques, Montréal-1 — Plateau 8335 Autorisé comme envoi postal de la deuxième classe.Ministère des Postes, Ottawa.(Suite de la p.17) lois morales brime la libre inspiration de l’écrivain.On admet assez facilement aussi — à moins d’être de fort mauvaise foi — que le talent n'excuse pas l’immoralité d'un auteur: « Nous avons entendu, dans une réunion d'écrivains, soutenir cette thèse, que si un livre contient la plus petite trace de talent, c'est assez pour qu'on doive le respecter et le laisser se répandre, même s'il distille les pires erreurs et les plus abominables saletés.Ce qui signifie que le talent a le droit d'empoisonner et de corrompre.Comme si le fait d'être bon tireur vous autorisait à tirer sur n'importe qui: comme si l'assassinat devenait légitime dès que le geste du criminel est gracieux.* (P.27) II est plus difficile d'établir dans quelles limites et sous quel éclairage le romancier qui se veut fidèle au réel doit peindre les passions mauvaises qui se mêlent aux bons sentiments.Si René Bazin a pu écrire avec raison: * Le romancier pourra étudier toutes les passions.leurs développements, leurs effets, tous les troubles mauvais de l'âme et tous les crimes, aussi bien que les repentirs et que les autres actes de beauté morale.» (P.78) Il n'est pas facile cependant d’« éveiller l’idée du mal sans en éveiller le désir », et les doléances de Mgr Calvet sont fondées: « [.] De jeunes écrivains avaient dit assez haut leur foi chrétienne, leur désir de s'en inspirer pour renouveler la littérature et leur volonté d’exploiter des richesses neuves en traitant religieusement des sujets religieux.De ces promesses peut-être un peu présomptueuses, l'opinion catholique avait conçu des espérances démesurées.La déception s’est tournée en dépit le jour où l’on s’est trouvé en pré- sence d'œuvres sensuelles ou hardies, qu'on voulait faire passer pour catholiques, parce qu'elles étaient écrites par un auteur qui fait profession de catholicisme.Vraiment ce n’est pas assez: il ne suffit même pas pour qu’un roman soit dit catholique qu’un personnage indiscipliné trempe ses doigts dans un bénitier à la dernière page du livre.A parler franc, cette goutte d’eau bénite me gêne plus qu’elle ne m'attendrit; j’ai peur qu'elle ne soit là que pour humecter la colle de l’étiquette.» (P.104) Dans cette délicate conjoncture, la lumière régulatrice de l’écrivain pourrait venir de cette consigne donnée par S.S.Pie XII dans une audience qu’il accordait à Michel de Saint-Pierre: « Le Saint-Père s'étendit assez longuement sur les devoirs de l’écrivain chrétien, auquel son amour de la liberté ne doit jamais faire oublier qu’il apporte un message à ses frères.Et davantage: sous le prétexte de chercher la vérité dans la peinture des mœurs, l’écrivain ne peut se permettre des pages susceptibles de scandaliser ou de troubler.Tel livre, tel roman dont l’éclairage est chrétien peut ainsi comporter une part condamnable, indigne d une plume catholique.» (P.67) • * * Les cadres de cet article ne nous permettent pas d’insister sur tant d'autres points développés par le Père de Parvillez avec l’esprit dissert et expérimenté qu'on lui connaît.Mais peut-être ces quelques lignes suffiront-elles à souligner l'importance de cette publication pour tous ceux qui, de près ou de loin, ont la responsabilité de la rédaction ou de la diffusion de l’imprimé.Paul-A.MARTIN, c.s.c.Index des auteurs recensés dans ce numéro ANDRE (M.), p.30 BABEAU (E.A.), p.31 BEAULIEU (J.), n.31 BRION (M.), p.30 CARNOIS (A.), p.28 c ne seront pas des « forces », que les passions excitées resteront dans le cœur sans passer dans les actes, c’est ignorer les résultats les mieux démontrés de toute la psychologie physiologique.* ALFRED FOUILLEE 11 * * * ! « Prétendre qu’un poète ou qu’un romancier immoral est absous par son talent est • aussi sot que d’acquitter un assassin parce qu’il serait bon tireur.Et dire qu’on a le droit de lire un livre mauvais parce qu’il est bien écrit revient à dire qu’on avalera impunément le plus \ violent poison s’il a bon goût.» J1 A.de PARVILLEZ, s.j.- ___.rrrrrr________ 20 Notices1 *' '¦ japhiques Éducation (37) TAILLON (Léopold), c.s.c.AU SERVICE DE L’ECOLE ACADIENNE.Moncton, Université Saint-Joseph, 1957.144p.ill.23.5cm.Pour tous Une brochure, intéressante et documentée, destinée à faire connaître l’œuvre des cours d’été que l’Université Saint-Joseph (N.B.) dispense au personnel enseignant acadien.A.C Littérature (8) F1LIATRAULT (Jean) LE REFUGE IMPOSSIBLE.Roman.Montréal, le Cercle du Livre de France {1957}.198p.20.5cm.Appelle des réserves Le refuge impossible est l’histoire d’un de ces nombreux drames conjugaux que la vie nous présente, identiques en leur fond, mais avec des détails qui reflètent l’infinie variété des êtres humains.L’amour de Jacques et de Geneviève est menacé par la présence à leur foyer de Cécile, la sœur adoptive de Jacques.Présence silencieuse s’il en est: sourde et muette, recueillie par charité dans la famille de Jacques, Cécile s’ingénie à se faire oublier et à rendre au centuple les bienfaits qu’on lui accorde.Présence lourde de menace cependant car la jeune fille est amoureuse de Jacques, et ce dernier, sans qu’il s’en doute, lui a fait une lar- ge place dans son cœur.Intuitive, Geneviève le pressent, et cela suffirait à lui rendre odieux le tête-à-tête quotidien avec l’infirme.Mais il y a plus; Geneviève a donné naissance à un enfant anormal, dont la mort s’annonce prochaine, et le désespoir de la mère s’ajoute à la jalousie de l’épouse pour tenir Cécile responsable de ce malheur: l’enfantement ayant été difficile, il semble que seul lincessant dévouement de l’infirme ait permis à l’enfant d’arriver à terme.Dès le début du roman, nous sommes plongés au cœur du drame, dans l’abîme ténébreux de ce cœur de mère torturé par la haine et l’angoisse.Le drame culmine en même temps qu’il se dénoue par la mort de l’enfant.Cécile prend alors conscience de cet amour qui la porte vers Jacques et elle s’enfuit dans une institution; elle mourra peu après d’une pleurésie qui, nous dit le romancier, « n’était pas assez grave pour l’emporter ».Roman noir, on le voit, comme tous les romans de Jean Filiatrault.Le jeune romancier excelle à promener sa lanterne dans les obscurs réduits du cœur humain où les passions naissent, s’affrontent ou croupissent.Rien de propre à nourrir l’orgueil humain dans l’univers de cet écrivain dont la plume, impitoyable, brise toutes les statues.Lui en fera-t-on reproche ?Quel romancier saura jamais rendre, dans toute son étendue, l’infirmité de la condition humaine ?Ce qui est inadmissible cependant, c’est que Filiatrault voue tous ses personnages à un bagne sans issue.Livrés au déterminisme de leurs passions, dépouillés de toute liberté (cf.p.134), ils mènent l’épouvantable c vie de condamné avec sursis » (p.53) de ceux qui ignorent tout de la Rédemption.Une telle philosophie de la vie est-elle concevable chez un romancier catholique ?Cette réserve faite, il faut reconnaître à Jean Filiatrault un sens dramatique d’une rare puissance.Dépouillée à l’extrême, réduite à ses LECTURES 1956-1957 Ceux de nos abonnés qui le désirent peuvent se procurer, pour la somme de $3.50, le tome relié des numéros de LECTURES qui ont paru de septembre 1956 à juin 1957 inclusivement.Qu’on adresse sa demande à: FIDES, 25 est, rue Saint-Jacques, Montréal.21 2 éléments essentiels, l’action progresse inexorablement et tient le lecteur en haleine jusqu’à la dernière page.11 faut lui reconnaître aussi une lucidité de psychanalyste pour sonder les obscurs cheminements des passions humaines, et le don de les rendre perceptibles en des êtres intensément vivants.Si l'on peut souhaiter que l’auteur se montre à l’avenir plus soucieux d’éliminer certaines incorrections dans la construction de sa phrase et quelques imprécisions de vocabulaire, le vœu le plus important que l’on puisse formuler à son endroit, c’est qu’il anime son œuvre de la vivifiante lumière de sa foi.R.LECLERC Biographie (92) LARIV1ERE (Florian), s.j.LA VIE ARDENTE DE SAINT CHARLES GARNIER.Montréal, Editions Bellarmin [1957}.212p.carte (h.-t.) 19cm.(Coll.Service de Dieu.no 18) S2.00 (frais de port en plus).Pour tous Depuis quelques années, nous croyons presque à l’existence, chez nous, d’une école de bollandistes canadiens.Car, notre hagiographie progresse, c'est évident, et nous apercevons au premier rang de ses adeptes un groupe de jeunes jésuites en train de récrire la vie de nos saints Martyrs canadiens.Nous les voyons à l’œuvre munis de méthodes historiques éprouvées, possédant la connaissance parfaite des récits de nos vieux annalistes, et s'étant déjà livrés à des études fort poussées concernant la spiritualité chrétienne, ignatienne ou autre.Bons stylistes aussi, d’accord en cela avec le lecteur moderne qui ne supporte plus en hagiographie une forme pauvre, incolore, sans vision.« Jogues, Brébeuf et Chabunel ont déjà trouvé leur hagiographe, déclare le Père dans son introduction, c’est maintenant au tour de Garnier de prendre la vedette.* Le Père Lari-vière dut ressentir de l'émotion en se voyant attribuer l’attachante figure de saint Charles Garnier.Comment ne pas l’admettre ?Tout au long de son travail, on devine un sous-courant d'impressions vives et d’admiration qui vénère.La douceur, la rare ténacité, si simple, si paisible dans son expression, mais surtout un héroïsme quotidien sans phrase, sans recul, sans frémissement pourtant justifiables en cette époque de férocité iroquoise; oui, toutes ces qualités ne peuvent que trouver un écho dans l’âme de tout jésuite, n’ayant pas encore dépassé ce que Paul Claudel appelle l’âge de l'héroïsme, cette jeunesse de corps et d’esprit propice aux nobies et audacieux élans.Disons d'abord quelques mots de l’introduction qui couvre vingt-quatre pages.Nous l’avons beaucoup appréciée, puis relue avec attention.C’est la critique des sources sur lesquelles le narrateur va s’appuyer.Critique intelligente, et rigoureuse sans qu’il y paraisse.Elle nous met en confiance.Elle combat déjà le scepticisme en face des assertions prochaines de l’auteur.Nous ne lirons certes pas cette vie au ralenti, ainsi allégés de toute méfiance.Et je songeais alors à tout ce que renferme encore de précieux pour l’histoire, ces Relations des Jésuites.écrites, mais pensées et vécues d’abord.Certains aspects n'ont pas été touchés, je suis sûre.N'ayons crainte, elles le seront un jour ou l'autre.Il faut tout espérer, en fait de nouveaux aperçus, tant que besogneront avec cette science, tant que réfléchiront longuement sur les pages de nos missionnaires du XVIIe siècle, des équipes de religieux, rompus au métier difficile d’historien, et se faisant hagiographes avec émotion et talent.Je ne sais pourquoi, mais il me semble que dans plusieurs milieux l'on est déjà préparé à se bien pénétrer de la Vie ardente de saint Charles Garnier.Serait-ce qu’une lecture antérieure bienfaisante et jamais oubliée viendrait à l'aide ?Je crois qu’il ne faut pas minimiser — ce à quoi, d’ailleurs, personne ne songe — l'influence du petit livre de Laure Conan sur le Père Garnier.Trois générations ont lu et relu cet ouvrage plein de charme romantique.Il présente un portrait véridique, mais qui s'est imprégné légèrement de l'humeur littéraire de l’époque.J'ai eu le privilège de causer souvent avec Laure Conan durant les dernières années de sa vie.J’ai été honorée de son amitié.Je sais donc quel culte elle professait pour les hautes figures de nos missionnaires-martyrs.Si elle lisait saint Augustin avec intérêt, elle se penchait encore plus volontiers sur les Relations des Jésuites.Elle y fut fidèle jusqu’à la fin.On la sentait vibrer toute alors sous son apparente impassibilité.Mais une note de tendresse se percevait dès qu’il s’agissait du Père Garnier.Elle le priait beaucoup.Elle me l’avouait en riant, de ce rire jeune et frais qui était une de ses caractéristiques les plus charmantes.Aussi bien, aucune Congrégation des Rites, oserai-je dire, n'était plus profondément convaincue de la sainteté de ce Jésuite que notre première romancière canadienne.J’ai été étonnée en lisant sous la plume du Père Lari-vière le terme de biographie romancée, quand 22 il a rappelé le souvenir de ce que nous nommions tous jusqu’ici un roman historique, cet ouvrage charmant intitulé: A l’œuvre et à l’épreuve.L’édition originale a paru en 1891, longtemps avant la fameuse collection de 1925, dont le titre: le Roman des grandes existences, venait consacrer presque un genre littéraire nouveau.Mais à bien y réfléchir, Laure Conan, avec son grand talent, aurait été un des précurseurs de ce genre d’ouvrages, honni par les historiens, mais recherché par des lecteurs innombrables, en qucte d'histoires vraies racontées avec talent et vie.Pourquoi pas ?Ajoutons enfin que si le personnage de Gisèle Méliana a vraiment existé — ce que le Père Larivière serait en mesure de nous apprendre —, Laure Conan aurait bel et bien présenté un admirable roman de la grande existence de saint Charles Garnier.Je suis assurée, dirai-je en terminant, que la biographie du Père Larivière sera beaucoup lue.Elle est pleine d'intérêt, d’une vérité historique indiscutable, et si profondément émouvante pour un cœur chrétien, placé en face de sacrifices sanglants et non-sanglants tout aussi durs.Les saints créent souvent en nous une atmosphère de grâce.Elle correspond à quelques-unes de nos dispositions les meilleures, et les sort parfois de ce pénible engourdissement dû à l’absence, autour de nous, d’un climat spirituel favorable.Marie-Claire DAVELUY Dans la Collection du NÉNUPHAJR LES ENGAGÉS DU GRAND PORTAGE par Léo-Paul Desrosiers 208 pages.$1.50 (franco $1.60) LES OPINIÂTRES par Léo-Paul Desrosiers 198p.Préface de J.-N.Tremblay $1.50 (franco $1.60) OEUVRES POÉTIQUES par Robert Choquette Tome I — A travers les vents — Metropolitan Museum — Poésies nouvelles — Vers inédits 340p.$3.50 Tome II — Suite marine.282p.$3.00 TRENTE ARPENTS par Ringuet 306p.Préface de Luc Lacourcière.$3.00 MARIE DIDACE par Germaine Guèvremont 210p.$2.50 (frais de port en plus) MONTREAL 25 est, rue Saint-Jacques Tél.: PL.8335 SAINT-BONIFACE, Man.135 ave Provencher Tél.: CH.7-1735 Littérature étrangère Etude critique “Vie de Sigrid Undset”"» Desclée de Brouwer induit le public en erreur en présentant cet ouvrage comme une biographie de la célèbre romancière.En fait, le titre devrait se lire comme suit: « Sigrid Undset, un grand écrivain catholique ».Le premier chapitre est un tableau d'intérieur.Il représente une famille heureuse de la banlieue d'Oslo.Le père, un archéologue de grande renommée, intéresse sa petite fille à ses travaux et à ses découvertes.Parfois, la fillette s’assoit sur un tabouret et lit à son père une saga islandaise; elle y prend autant de plaisir que l'archéologue.Ainsi qu'il arrive souvent, ce bonheur fragile s’effondre comme un château de cartes.La mort est passée au logis et elle a cueilli le papa.La famille doit émigrer dans un quartier pauvre de la capitale: comme les maisons et la rue, les habitants sont minables et leur commerce pénible pour des esprits raffinés et délicats comme les enfants Undset.Dès quelle le peut, Sigrid se trouve un emploi dans un bureau.Pour son amusement peut-être, elle écrit quelques nouvelles.Lus devant ses compagnes de travail, ses récits font sensation.On la convainc qu’elle doit écrire, faire une carrière d'écrivain.Au préalable, elle veut visiter quelques pays, entre autres: l’Allemagne et l'Italie.L'Italie la retient près d’une année.Rome l'attire.Fille d’archéologue, Sigrid Undset trouve matière à d’intéressantes études.Le catholicisme, auquel elle se butte partout dans la Ville éternelle, n’est pas sans s'imposer à son esprit.Enfin, elle connaît son premier amour véritable.L’homme, un peintre de son pays, est divorcé et père de famille.Elle l'épouse quand même.Ici finit la biographie.Par la suite, une simple phrase à l'occasion nous apprend que Sigrid a changé de domicile, qu’elle a revu son époux dont elle vit séparée, qu’un prêtre lui donne des cours de religion.Et c'est tout.Winsnes oublie l'Auteur pour ne plus s’intéresser qu’à ses œuvres qu’il étudie, de façon très exhaustive — soixante pages pour les seuls romans du moyen âge — dans l’ordre chronologique de leur parution.Quand nous disons « étudie », il convient de préciser.Winsnes accorde un regard distrait aux grandes qualités de l’écrivain, secteurs très riches pourtant de l’œuvre de Sigrid Undset.L’angle de vision se referme et l'ouvrage prend l’aspect d’une thèse.Travail de profondeur, travail de prospection par lequel l'Auteur repère les jalons de la pensée religieuse de Sigrid Undset, ce qui permet de la suivre dans son évolution lente et réfléchie, dans sa marche vers la Lumière et la Vie qui la mènera de l’agnosticisme au catholicisme militant.Cette pensée religieuse, comment s’expri-me-t-elle ?Dans les romans, elle prend la forme du remords, ce compagnon inévitable du péché — habituellement viol, infidélité conjugale ou meurtre — qui est aussi « force de renouvellement dans une âme ».La plupart des romans de Sigrid Undset illustrent les conséquences, les rebondissements d’une faute au cours d’une existence.Un événement malheureux, la maladie, une progéniture débile, constituent autant d’occasions de se rappeler le crime passé ! Le spectre de la faute se dresse, cruel.Le malheureux aimerait se laver au bain de la pénitence; il n’en a pas toujours la force et il chemine, ployé sous le faix d’une conscience où s’accumulent les péchés.Parfois, l’évêque — c’était au moyen âge le juge de tous les délits — est introduit dans le récit.Il morigène, impose une pénitence publique, soustrait le coupable aux représailles de ses ennemis.Enfin, les hasards de l’intrigue nous mènent parfois dans une chapelle de monastère ou une cathédrale; la description du temple, des offices religieux est pleine de charme, et le symbolisme des cérémonies est remarquablement évoqué chez un écrivain qui n’a pas encore embrassé la foi catholique.24 Dans lu seconde partie de sa carrière d'écrivain, Sigrid Undset — elle s’est alors convertie; de quelle façon, dans quelles circonstances, Winsnes nous prive du plaisir de l’apprendre — rédige de véritables articles d’apologétique et elle donne des conférences fort goûtées sur la religion et ses succédanées: la Science, le Progrès, l’Etat, la Race.Elle ne refuse pas la polémique avec les théologiens protestants et les théoriciens de toute allégeance pour démasquer l’erreur, l’ignorance et la mauvaise foi.Ses écrits font impression et nul ne saurait dire dans quelle mesure ils ont contribué au renouveau catholique au royaume des Vikings.Autour des années ’40, Winsnes nous fait retrouver Sigrid Undset.Elle est devenue un écrivain très considéré, en Norvège et à l’étranger.On lui a d’ailleurs décerné le Prix Nobel pour la littérature en 1927.L’invasion nazie l’oblige à fuir jusqu’en Amérique par la Russie et le Japon.Après la guerre, elle rentre dans son pays dévasté par les hordes hitlériennes.Elle vivra encore quelques années — jusqu’en 1948 — et s’éteindra nimbée de gloire et de considération.Pour qui a lu les œuvres de Sigrid Undset, cet ouvrage est un peu décevant.On regrette que l'auteur n’ait pas consacré quelques chapitres aux rares qualités — « dons » seraient plus justes — de l’écrivain.Psychologue profond, subtil.Sigrid Undset excelle à décrire un état d’âme, à suivre le travail de la grâce dans une âme aux prises avec la passion.Elle décrit en outre merveilleusement bien.Les reconstitutions de l’époque, dans les romans du moyen âge, sont quelque chose d’unique qui laisse loin en arrière les essais de Walter Scott.Enfin, Sigrid Undset demeure toujours très humaine dans ses personnages; ceux-ci peuvent vivre au XlIIe siècle, ils sont quand même tout prêts de nous, de notre époque, par leurs tempéraments, leurs goûts, leur comportement, leurs passions.On se retrouve chez ces gens, frustres sans doute, mais humains, même lorsque les luttes entre clans les obligent à revêtir l’armure et à frapper de taille et d’estoc.Nous ne pouvons que regretter que cet écrivain — l’un des plus grands romanciers de tous les temps — soit aussi peu connu chez nous.On ne saurait toutefois le recommander à tous sans discernement.Il faut avoir une certaine formation pour l’aborder.Mais en dépit des quelques réserves qu’elle comporte, l’œuvre dégage des leçons de fraternité, de pureté et d’amour qui ont leur origine et leur aboutissement en Dieu.Clément SAINT-GERMAIN (1) WINSNES (A.H.) VIE DE SIGRID UNDSET.Publié avec le concours de l’Association Norvège-France et du Service culturel du Ministère des Affaires Etrangères à Oslo.Traduit du norvégien par M.Metzer.(Bruges) Desclée de Brouwer [1957].262p.20cm.Pour tous Réédition lffl«nWllllinilllllllllllllllllillllllllllllllllV LE PÈLERINAGE DE LA GRANDE MISÈRE par Camille LESSARD, ptre 264p.Format 5 Va x 8 $2.00 (franco $2.10) LA PERLE AU FOND DU GOUFFRE par Eugène Nadeau, o.m.i.320p.Format 5Va x 71 * 34.24 photos hors texte.$2.50 (franco $2.60) E I 1) t C 25 est, rue Saint-Jacques, Montréal 1 1 II L 0 135 av.Provencher, St-Boniface, Man.CHEZ FIDES 25 559999999999999994 Notices bibliographiques Psychologie (13) TIECHE (Maurice) LE BONHEUR CHEZ SOI.Huitième série.Paris, Editions J.Oliven [1957}.l6lp.photos (h.-t.) 20.5cm.(Coll.La voix de l’espérance) Pour tous L'auteur publie les entretiens qu'il a donnés à la radio française durant l’année 1956.Ces courts entretiens d’un psychologue abordent les sujets les plus divers: l’éducation des enfants, l’organisation du temps, le cinéma, etc.Ecrits dans une langue souple et concrète, ils veulent apporter des éclaircissements sur des problèmes de vie quotidienne.Le livre est donc à la portée de tous et se recommande surtout aux gens du peuple.Yvon LAFRANCE Religion (2) JOLY (Eugène) QU’EST CE QUE CROIRE ?Première partie — Je sais ¦ Je crois.Paris, Ar-thème Fayard [1956}.142p.19.5cm.(Coll.Encyclopédie du catholique au XXe siècle, no 6) SI.50 (frais de port en plus) Pour tous Il n'y a pas tache plus ardue ni plus délicate que de toucher au problème de la foi.Celle-ci étant, en effet, l’un des plus curieux cheminements de l’esprit humain, d’une part, et d’autre part se posant comme une option de toute première importance vu quelle engage le comportement vital d’un chacun, on risque fort dès qu’on veut parler foi, ou de glisser sur un plan strictement théorique: on opère alors une vaine dissection du processus mental; ou de s’en tenir à l’aspect d’engagement psychologique: on se heurte alors à des difficultés qui se font toujours plus nombreuses.Le petit livre de l’abbé Joly a su éviter l’un et l’autre écueils.Dans l’étude du problème, il ne le suppose à aucun moment résolu par une évidence fulgurante qui viendrait d’autorité clore les questions soulevées; il ne s’abandonne pas par ailleurs à des concessions qui annuleraient, du point de vue pratique, toutes les conclusions qu’il peut tirer.S’adressant simultanément à l'incroyant et au croyant hésitant, il refait d’une manière simple le tracé de la foi, touchant fort adroitement le fait de la Révélation et centrant l’acte de foi sur la personne du Christ, sur l’« événement Jésus-Christ ».Puis, tout à tour sont situés dans cette perspective, l’expérience religieuse, l’expérience athée, la relation foi et intelligence, le problème du mal, de l’Eglise, de la multiplicité des religions, du salut « hors de l’Eglise ».Le texte est dépouillé autant que faire se peut de l’appareil verbal habituellement en usage dans ces exposés; mais la pensée y est juste, profonde, nettement découpée.Cet ouvrage qui n’a aucune prétention à épuiser la question, l’amorce cependant admirablement: on ne peut que le conseiller à quiconque est préoccupé par le problème foi et.peut-être meme à celui qui ne l’est pas.Paul-E.CHARBONNEAU LH E RM LITE (Jean) VRAIS ET FAUX POSSEDES.Paris, Libr.Arthème Fayard [1956}.170p.19.5 cm.(Coll.Bibliothèque Ecclesia, no 19).SI.80 (frais de port en plus) Pour tous Les temps sont révolus où presque tous les psychopathes, les névropathes et les hystériques étaient considérés comme des dépôts typiques de Satan.Les développements de la psychologie et de la psychiatrie ont permis de détecter, d’expliquer et de soigner ces malades, sans recourir au monde préternaturel.La foi établit par ailleurs, comme une certitude, l’existence du Démon et sa présence active dans le monde.Tout le problème est d’opérer la discrimination requise entre les manifestations diaboliques véritables et les pseudo-possessions.Ce neurologiste réputé et chrétien convaincu qu’est M.Jean Lhermitte nous offre ici une étude du problème.On ne saurait dire de l’œuvre qu'il offre au public qu’elle est définitive et qu’elle classe, pour ainsi parler, le problème.Les éléments de la démonopathie sont 26 trop subtils et complexes pour être ainsi liquidés en une courte étude.Son ouvrage revêt cependant un intérêt indubitable, dû surtout au fait que l'auteur n’est pas qu’un théoricien; il se double en effet d’un praticien de longue expérience qui illustre ses théories de nombreuses observations cliniques.L'ouvrage est ainsi beaucoup plus vivant et nous permet de suivre plus facilement le raisonnement de l’auteur.Est-ce à dire qu’on souscrira sans réserve à tous ses jugements ?Pas nécessairement.Le terrain de la psychologie est trop mouvant pour permettre l’unité absolue des vues; quand on se trouve de plus aux prises avec les complexités presque inextricables qui s’attachent à un phénomène aussi complexe que celui de l’influence diabolique, comment pourrait-on arriver à des conclusions qui ravissent l’assentiment général ?Cependant l’analyse du Dr Lhermitte est sérieusement menée; il détruit beaucoup de mythes sataniques et relate, en les jugeant à la lumière d’une critique psychiatrique aiguë, les cas les plus célèbres des annales de la possession ou de la pseudo-possession.11 faut savoir gré à l’auteur d’avoir aussi reconnu la part qui revient au théologien parallèlement à celle qui est le propre du médecin en ces cas qui se situent à la limite de la pathologie naturelle et du phénomène préternaturel.Le respect des différentes disciplines était ici essentiel et l’auteur l’a eu au plus haut point, ce qui est tout à son honneur.Son livre présente donc toutes les garanties d’objectivité requises pour s’imposer à l’attention générale.Paul-E.CHARBONNEAU TONQUEDEC (R.P.de) MERVEILLEUX METAPSYCHIQUE ET MIRACLE CHRETIEN.Paris, Le-thielleux.133p.18.5cm.(Coll.Centre d’études lutennec) Pour tous, mais spécialisé Avec l’élaboration des méthodes scientifiques et les systématisations de plus en plus rationnelles qui en ont découlé, il était presque inévitable qu’on vînt à comparer les faits extraordinaires que la mélapsychique produit à ceux que l’on considère comme des miracles, dans la perspective chrétienne.Au niveau des faits matériels eux-mêmes, l’apparente similitude à laquelle on arrivait ne pouvait qu’entraîner un jugement d’identité quant à la nature de ces phénomènes.Le Père de Tonquedec s’emploie ici à revoir ce problème.Il le fait avec beaucoup d’objectivité.en reconnaissant d'abord la réalité de la métapsychique: « Personnellement, dit-il, il ne nous a ét édonné de constater, de façon certaine, qu’un nombre restreint de phénomènes, assez cependant pour nous convaincre que la métapsychique n’est pas un vain mot et nous disposer à admettre, sur les faits qu’elle étudie, le témoignage d’autrui quand il nous a paru solide » (p.17).Mais au delà de la constatation de ces faits, il en retrace la genèse, en analyse l’évolution, en remarque les conditions toujours identiques où ils se reproduisent.Puis il analyse brièvement quelques miracles, ceux du Christ, soulignant la différence marquée entre les faits eux-mêmes, mais surtout entre la façon dont ils sont accomplis.Cette double analyse, conduite avec adresse et honnêteté, lui permet de conclure en formulant la distinction fondamentale entre ces deux ordres — l’un paranormal, l’autre surnaturel — de la manière suivante: « la métapsychique dans son ensemble ne quitte pas le domaine du déterminisme, tandis que le miracle chrétien se situe tout entier au dehors de ce domaine et n’obéit qu’à la liberté de son auteur * (p.63).C’est là une excellente étude dont il faut savoir gré à l’auteur; elle clarifie de nombreuses équivoques et vaut d’etre retenue parce qu’elle a véritablement valeur d’orientation.Paui-E.CHARBONNEAU VICTOR DE LA VIERGE (R.P.), o.c.d.LE REALISME SPIRITUEL DE SAINTE THERESE DE LISIEUX.Paris, Lethielleux {1956], 199p.19cm.$3.25 (frais de port en plus) Pour tous La petite Sainte de Lisieux ne cesse d’inspirer la plume des écrivains ecclésiastiques, comme elle ne cesse d’attirer les âmes dans le sillage de sa voie d’enfance spirituelle.Le livre du Père Victor de la Vierge s’attache tout spécialement à mettre en lumière la pédagogie adoptée par sainte Thérèse vis à vis des âmes qui lui étaient confiées comme assistante-maîtresse des novices.Cette étude, qui s’appuie sur des documents de première valeur (Manuscrits autobiographiques, Souvenirs recueillis par Sœur Geneviève de la Sainte Face, les Novissima verba, les Lettres de sainte Thérèse de l’Enfant-Jésus, le Summarium du Procès, etc.) présente des aperçus nouveaux et extrêmement enrichissants.27 i Un livre à conseiller à tous ceux qui ont une mission pédagogique à remplir: les éducateurs, les militants d’Action catholique, les maîtres des novices, etc.A.COTE ZUNDEL (Maurice) CROYEZ VOUS EN L'HOMME ?Paris, Libr.Arthème Fayard {1956}.153p.19.5cm.(Coll.Bibliothèque Eccle-sia, no 23) S2.10 (frais de port en plus) Pour tous Méditations sur l’homme, tel pourrait être le titre du beau livre que nous présente M.Maurice Zundel.A travers le brouillard des instincts grossiers mis au jour par la psychanalyse allemande, une image claire et vibrante de l’homme s’y dégage.La vitalité spirituelle s'y affirme avec cette force que nous a léguée l'héritage de l'antique civilisation grecque.Il existe, en effet, une foi dans l’homme comme il existe une foi en Dieu; mais à la condition qu’on envisage au-delà de l’homme réel souvent esclave de ses instincts, l’homme possible créé à l’image de Dieu.C’est à la base de cette notion d’homme possible que l’auteur projette des lumières nouvelles sur les droits de l’homme et la valeur unique de la personne humaine.L’auteur se refuse à toute conception matérialiste où l’homme est réduit à une sorte de dimension horizontale, être parmi les êtres.Car tout mystère humain est investi d'une dimension verticale que l’auteur appelle transcendance humaine.L’abandon aux instincts, quels qu'ils soient, est toujours une capitulation de l’homme.Seule la montée de la personne humaine vers la transcendance des valeurs lui assure une existence authentiquement humaine.Ce qui permet à l'auteur de dégager la notion de générosité opposée à l’égoïsme des instincts.La valeur des valeurs de l’amour.Ces pages reflètent aus«i l’esprit évangélique.On lira avec intérêt le chapitre sur la transcendance divine où l’auteur développe l'idée que tout approfondissement de l’homme est recherche de Dieu.Foi en l’homme et foi en Dieu se rejoignent.Une conséquence se dégage nettement de cette affirmation: le respect de l’homme vaut pour le croyant comme pour l’incroyant.Une religion qui mutile l’homme est fausse.La religion authentique libère l’homme.Elle le délivre de lui-même pour le lancer en Dieu à travers un monde de valeurs encore plus riches.Sagesse grecque et sagesse chrétienne se rencontrent donc dans ce livre et s’éclairent mutuellement.On ne trouvera pas, dans ces pages, un réquisitoire contre la technique.Mais on y sentira la douleur d’un homme en face de la déshumanisation qu’elle engendre souvent.Elles veulent donc nous rappeler, à nous hommes de la civilisation technique, la valeur d’une seule, d’une unique vie d'homme, et quelle ne saurait se réduire au numéro d’un fichier ou se perdre dans les engrenages administratifs.La pensée de M.Zundel commente ainsi merveilleusement les paroles que Gheorghiu mettait dans la bouche du professeur Joseph Martin dans Les sacrifiés du Danube: « Le mot homme, Excellence, le mot femme, ne peuvent pas être utilisés au pluriel.Ces mots n’ont qu’un singulier.Chaque être humain est unique et irremplaçable.Chacun est crée à un unique exemplaire.Il n’existe pas des hommes, des femmes, des êtres humains, au pluriel.Ils existent au singulier seulement, comme Dieu n’existe qu’au singulier.Car ils sont créés à l'image de Dieu et avec cette caractéristique divine qu’est l’unicité.» (P.89) Tous ceux qui s’intéressent au sort de l’homme trouveront profit à lire ces pages empreintes de chaleur et d'humanisme.Yvon LAFRANCE Education (37) CARNOIS (Albert) LE DRAME DE L'INFERIORITE CHEZ L’ENFANT.Lyon, Emmanuel Vitte, 1955.421p.19cm.(Coll.Animus & Anima, no 5).S4.80 (frais de port en plus) Pour tous L'éducation n’est pas une tâche facile.L’éducateur se voit continuellement en face de difficultés inédites, de situations nouvelles.Tantôt c’est de la constitution de l’enfant que viennent les complications, tantôt c’est du milieu familial, tantôt du milieu scolaire.L’éducateur aura beau déployer le dévouement le plus total, il arrivera que son action soit sans résultats s’il n’a pas une formation pédagogique convenable.Le livre de Carnois est une contribution généreuse et très intelligente au développement de la pédagogie.Que de lumières il nous apporte sur certaines difficultés ! Il nous oriente vers une saine intelligence de l’éducation.Il nous aide à dissiper certains préjugés dont nous sommes trop souvent, plus ou moins consciemment, les malheureuses victimes.Le problème central du livre est celui de l’infériorisation de l’enfant, qui peut être la conséquence d’une éducation mal conduite.Alors que l’éducation doit normalement favoriser le développement personnel de l’enfant, son plein épanouissement, il arrive que, pour différentes raisons, elle amène l’enfant à perdre 28 T toute confiance en lui-mcme et à se retrancher dans une attitude compensatrice qui ruine sa personnalité.L’auteur s’est donc appliqué à dépister les causes de l'infériorisation, à analyser ses formes et à suggérer des remèdes.Dans la première partie de son livre, il étudie la discipline extérieure.Il nous décrit avec une psychologie profonde l'attitude de l’enfant vis-à-vis de la règle.L’enfant n'est pas, comme on le croit trop souvent, essentiellement réfractaire à la règle.Il en a besoin au contraire et s'il existe chez lui une tendance anarchique, il faut dire qu’il existe aussi une tendance obé-dientielle non moins forte.Il s’agit de guider cette dernière, de l’épanouir, d’amener l’enfant à une obéissance adulte.L’auteur étudie très bien l'attitude de l'enfant en face de la règle aux différentes étapes de son épanouissement.Il se place aussi au point de vue caractérologi-que en nous faisant profiter adroitement des recherches de Heymans, LeSenne, Mounier.11 se place enfin au point de vue pédagogique en développant une conception très lumineuse de l'autorité et de l'obéissance et en montrant les rapports qui les unissent.Ces pages sur l’autorité de l'éducateur sont à méditer.La deuxième et dernière partie du livre traite de la discipline intérieure.C’est ici qu'il est parlé explicitement de l’infériorisation.L’auteur commence par la définir: « Inférioriser n’est donc pas constater une infériorité, ce qui est excellent en soi et même indispensable.C'est accroître chez l’enfant la conscience psychologique de l’existence de cette infériorité, au point de créer en lui un état d'infériorité » (p.76).Cet état d'infériorité vient rompre l’équilibre psychologique nécessaire à la maîtrise de soi exigée par la discipline intérieure.Les différentes modalités de l'infériorisation sont étudiées avec perspicacité.Comme l’infériorisation entraîne une réaction de l’infériorisé contre les influences qui le briment, il faut examiner la nature de cette réaction qu’on appelle la compensation.Cette compensation, qui n’est au fond qu’une réaction de défense, est bonne en soi.Elle exprime la protestation de la personnalité contre une agression extérieure.Mais si l’enfant est seul à réagir contre la cause infériorisante, il s’enfonce au lieu de s’élever.Il faut donc l’aider dans sa réaction en donnant à la compensation une valeur authentique.Il faut aider l’enfant à se supérioriser, à épanouir sa personnalité au milieu des heurts qui tentent de le renverser.L’aider à s’élever en s’appuyant sur les obstacles qu’il rencontre.Ces derniers chapitres du livre, comme tout le livre d’ailleurs, sont d’une très grande sagesse et tout éducateur saura en profiter.L’auteur s'appuie sur une observation scientifique très lucide des enfants et sur la tradition pédagogique la plus éprouvée.Il sait par ailleurs que sa méthode n’est pas le tout de l’éducation.« La valeur d’une méthode ne s’épuise jamais en elle-même, si bonne qu’elle soit.Elle est solidaire de la valeur de celui qui en use; elle est l'instrument, il est l’artiste qui le fait valoir par son talent » (p.408).Il insiste aussi sur la valeur réelle mais relative des études caractéro-logiques.Il faut user de ces données scientifiques avec un grand esprit de finesse.On ne peut traiter des personnes humaines comme des entités parfaitement définies.Il fait bon, après avoir suivi l’auteur pendant quatre cents pages dans l’exposition d’une méthode scientifique lumineuse, l’entendre nous dire que « l’amour est l’âme de toute éducation féconde * (p.409).C’est le principe de base.Sans lui, tout le reste n'est rien.Mais celui qui aime vraiment l’éducation et veut former des enfants, ne trouvera pas inutile d'acquérir une formation pédagogique, de développer sa compréhension des enfants afin de les aider davantage.Paul-Emile ROY KRIEKEMANS (Albert) PRINCIPES DE L'EDUCATION RELIGIEUSE, MORALE ET SOCIALE.Louvain, Editions Nauwelaerts.166p.20.5cm.S2.10 (frais de port en plus) Pour tous Le but de l'auteur est de nous donner les principles de l’éducation qu’il définit comme « l’aide offerte au développement du prochain dans l’amour et dans la conscience de la responsabilité » (p.7).Eduquer quelqu'un, c'est donc lui aider à réaliser sa destinée, à devenir une personnalité.Or, dans l’ordre historique actuel, la destinée de l’homme est surnaturelle.C’est pourquoi l’éducation complète doit tenir compte des mystères de la révélation qui ont d’ailleurs une très grande valeur pédagogique, qu’il s’agisse du péché originel, de la rédemption, etc.Suit un chapitre sur la formation morale dans lequel l’auteur fait preuve d’une grande science.Il traite des rapports qui existent entre la formation de la conscience et celle du caractère.Les notions modernes de tempérament, de personnalité, de caractère, sont bien exposées et mises au service du travail pédagogique.Dans un dernier chapitre, on insiste sur la nécessité d’une éducation sociale.L’auteur 29 commence par exposer la constitution sociale de l’enfant.Il met en présence Wallon et Piaget.11 soutient que l'autisme n’est pas la disposition originelle de l'enfant.A tous les moments de sa vie, l’enfant a des liens qui le rattachent au milieu social.« Il s'ensuit que l'éducation qui vise à former une personnalité pleinement humaine, ne peut consister à rompre nos liens sociaux, mais à en prendre conscience > (p.129).Ce chapitre sur la formation sociale est très intéressant.Plusieurs considérations sur la société et la communauté sont très lucides et d’une grande portée pédagogique.Il faut en remercier l’auteur.Remarquons toutefois que l'éducation sociale est envisagée ici plus comme un moyen de développer la personnalité que comme un moyen de préparer la personnalité à servir la communauté.Je sais bien que tout cela est réversible, qu'il faut commencer par là, mais on aimerait avoir aujourd'hui des lumières sur le sens concret de l’éducation sociale, sur les moyens pratiques d'ouvrir les adolescents aux problèmes sociaux de notre temps et de les préparer aux tâches qui s’imposent pour établir la justice et la paix dans le monde.Paul-Emile ROY Musique (78) BRION (Marcel) MOZART.Paris, Amiot-Dumont 297p.21cm.(Coll.Artistes et écrivains) $3.75 (frais de port en plus) Appelle des réserves Voilà vraiment une biographie digne du Prince de la musique que fut Mozart.Marcel Brion n’en est pas à sa première biographie, et l'on peut croire que ses travaux de vulgarisation en matière d’histoire de l’art — je pense ici à ses excellentes biographies Rembrandt, Michel-Ange, Robert Schumann et l’Ame romantique — plus encore que ses romans et nouvelles, garderont tout leur intérêt et leur valeur à côté des ouvrages d’un Ludwig ou d’un Zweig.Dans les premiers chapitres, l'Auteur nous brosse un panorama parfait des mœurs et des événements du XVIIIe siècle français et anglais dont l’inlluence avait déjà gagné l’Europe entière.A la réalité, comment saurait-on découvrir le vrai Mozart sans la connaissance du siècle des Lumières qui vit naître Voltaire et Marivaux ?L'enfance prodigieuse de Mozart ainsi que celle non moins étonnante de sa sœur, tous deux sous la direction aussi habile que rigoureuse de Léopold que pour une fois l'on retrouve tel qu'il fut en réalité, nous sont racontées comme on ne le trouverait pas ailleurs.Je me plais à souligner l’attention qu’a mise Marcel Brion à dépouiller son personnage de tout le malheureux fatras légendaire que la biographie et le film enguirlandent à qui mieux mieux.Et à titre d'exemple, la situation Salieri-Mozart: les relations personnelles des deux compositeurs n’ont pas eu tout à fait ce caractère belliqueux qu'on nous avait décrit habituellement.De plus, Marcel Brion analyse les diverses inlluenccs que Mozart a subies tout au long de sa carrière, et je crois que cela explique mieux Mozart dont le génie, comme toute autre chose, n'a pas été de génération spontanée.Au chapitre XIV: Un Coquin de Génie.le lecteur envoûté par sa lecture se demande tout inquiet: «Eh ! la vie de Mozart ?» Au premier regard, c'est un hors-d’œuvre, mais d’un intérêt historique capital et.à ce titre, nécessaire.Ce coquin de génie qui captive l’Auteur tout autant que nous, n’est nul autre que Lorenzo Da Ponte, personnage d'une extrême originalité de vie et de mœurs, perdu dans les aventures les plus désinvoltes qui soient, mais qui eut le don de découvrir les dimensions de Mozart et de lui fournir des librettos dont lui seul pourrait trouver les accents mélodiques.De leur collaboration sont nés les opéras qui fixèrent pour l’immortalité le génie du maître, les Noces de Figaro, Cosi fan tutte et Don Giovanni.Enfin, la lecture de ce Mozart de Marcel Brion, le livre du bicentenaire, comme l'a souligné la critique, aura ravivé la ferveur de tous les mozartiens.Roland-M.CHARLAND Biographie (92) ANDRE (Marie) IL CHERCHAIT DES PIERRES.Paris, Lethielleux £1957}.203p.21.5cm.$4.75 (frais de port en plus) Pour tous Te livre relate la vie édifiante de l'abbé Antoine Gapp, qui vécut de 1766 à 1833 et fonda une famille religieuse, les Sœurs de la Providence de Saint-André.La biographie du fondateur se complète d’un aperçu sur l’historique, les buts, et l’esprit de la Congrégation qu’il a suscitée, Congrégation qui se dévoue à l'éducation des enfants et au soin des malades.A.C.30 BKAUL1EU (Paul) * * * JACQUES RIVIERE.Paris, La Colombe {1956}.236p.18.5cm.$2.25 (frais de port en plus) Pour tous Quand on évoque le nom de Jacques Rivière, on pense en particulier à sa Correspondance avec Claudel ou avec Alain-Fournier; on se rappelle aussi ce volume intitulé A la trace de Dieu dans lequel l’auteur nous fait connaître ses principes personnels et l’aventure de sa vie spirituelle; son nom suggère aussi le directeur de la Nouvelle Revue Française toujours soucieux de donner à cette revue une allure de premier plan.En présence de ce livre de Paul Beaulieu intitulé Jacques Rivière, on accepte volontiers le sous-titre que lui donne la bande publicitaire qui l’accompagne, soit le Refus de l'ombre.L'auteur nous fait assister à sa patiente recherche de la clarté, de la vérité, maigré toutes les ombres qui obscurcissent la route.Comme il le souligne à la dernière page, il est juste de résumer la vie de Rivière en lui appliquant la parole de Claudel dans le Soulier de satin: « Mais, Seigneur, il n’est pas si facile de Vous échapper, et s’il ne va pas à Vous par ce qu’il a de clair, qu’il y aille par ce qu'il a d’obscur.» Parmi les principaux chapitres, soulignons ceux où l’auteur nous fait connaître et approfondir les liens d’amitié établis avec Alain-Fournier, Claudel, Gide et Proust.Le sous-titre même de ces passages explique bien le genre de relation avec chacun: Amitié avec Alain-Fournier, Présence de Claudel, le Témoin de Gide, l’Enchantement de Proust.Les autres caractéristiques de Jacques Rivière sont bien mises en lumière quand Paul Beaulieu nous le fait connaître comme créateur et comme théoricien: nous constatons alors tout le travail qu'il a abattu dans divers domaines puisqu’il a été tout aussi bien romancier que critique, tout en poursuivant son labeur de directeur de la Nouvelle Revue Française.Enfin, il ne faut pas négliger un aspect de la personnalité de Rivière: il avait « le sens de l’homme », ce qui a été prouvé par deux essais de grande valeur: L’Allemand et Le Français.La Note bibliographique qui termine le volume rendra de grands services à ceux qui désirent une étude plus poussée, puisqu’elle fournit la liste des œuvres de Jacques Rivière ainsi que des essais et des articles qui ont été écrits sur lui.CONVERTIS DU XXe SIECLE.4e vol.Collection dirigée par F.Lelotte, s.j.Casterman, Paris, 1957.246p.18cm.S 1.90 (frais de port en plus) Pour tous C’est le quatrième volume de la série bien connue des Convertis du XXe siècle.Il contient les biographies de Jacques Lévy, d’Elisabeth et Félix Leseur, de René Schwob, de Max Jordan, de G.-K.Chesterton, de Reinhold Schneider, de René Leyvraz.de Ronald Knox, de Maurice Baring, de Dorothy Day, de Paul Misraki, du Dr Paul K.T.Sih, de Charles Plis-nier, de Jean-Louis Forain et d'Albert Frank-Duquesne.Personnalités très diverses, on le voit.Très diverses aussi furent les voies suivies pour parvenir à la vérité et devenir enfants de Dieu et de l’Eglise.Quelle merveille que le lent et sûr cheminement de la grâce dans les âmes ! On suit avec un intérêt passionné ces palpitantes aventures intérieures dont le récit s’inspire dans une large mesure — heureusement ! — des confidences de ceux qui les ont vécues.A.COTE FUYE (Maurice de la) et BABEAU (Emile Albert) MADAME ELISABETH.1764-1794.Paris, Lethielleux {1957}.288p.19cm.Pour tous Sœur de Louis XVI, Madame Elisabeth eut une vie aussi admirable que brève.Devenue orpheline à trois ans, elle vécut à la cour, dans l'intimité de la famille royale.Lorsque Louis XVI et sa famille furent emprisonnés, elle partagea leur sort faisant preuve d'une vertu et d’un dévouement peu communs.Elle devait suivre son frère et Marie-Antoinette sur l’échafaud.Maurice de la Fuye et Emile Albert Ba-beau nous ret-acent ici la vie de cette grande dame que le peuple parisien appelait « la Sainte des Tuileries », et dont le procès de béatification est en instance à la cour de Rome.Biographie fort belle qui s’accompagne d’une reconstitution de cette période mouvementée de l’histoire de France.Oeuvre de valeur à la mémoire d'une âme d’élite.Roland GERMAIN A.COTE r v ' 3 —miHrS HIST CHIQUES» Aî.TOWE HOY, TJE ST CYRILLE, Inscrivez vos enfants au CUE, E CH AK jE« CLUB OU LIVRE UES JEUNES — Chaque mois, 2 ouvrages sélectionnés pour $1.00 seulement — Une seule condition pour faire partie du club: prendre 4 sélections mensuelles en 12 mois.NOS VEDETTES DE SEPTEMBRE LE SCEAU DU PRINCE HENRI par G.Cerbelaud-Salagnac Une histoire passionnante qui met en scène de jeunes garçons, "scouts" avant lo lettre et décidés à tout pour libérer le prince Henri, séquestré par ses ennemis quelques semaines avant son sacre comme roi de France.Coll.Le Pélican.114p.Illustré.CAMBRONNE LE BALAFRÉ par Michel Mélic Toute l'épopée napoléonienne en compagnie du plus légendaire de ses généraux, Cambronne, le général aux 30 blessures.Un récit très vivant, riche en péripéties, qui captivera nos jeunes lecteurs.Coll.Marabout Junior.157p.Illustré.LE CLUB DU LIVRE DES JEUNES Veuillez m'inscrire ou CLUB DU LIVRE DES JEUNES.Ci-indus $1.00 pour vos vedettes de septembre.Il est entendu que je recevrai votre lettre mensuelle aux membres du club.25 est, rue Saint-Jacques, MONTREAL Tél.: PL.8335 NOM .ADRESSE .VILLE.PROVINCE.AGE L’ÉPOPÉE INACHEVEE DE NOS LIEUX SAINTS par le R.P.Adrien-M.MALO, o.f.m.L'ouvrage le plus complet et le mieux documenté sur les Lieux Saints, leur origine, leur histoire et leurs besoins actuels.372 pages.26 illustrations en héliogravuifc^or L-EI $4.00 (par la poste $4.|5) .j • PP *5 «st, rue Saint-Jacqiftes, WA* AUX battions r 11Jbo 135, ave Provencher, 17-1735 Du QUÉBEC
Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.
Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.