Lectures, 1 février 1958, samedi 15 février 1958
PER L-22 ECTURES Nouvelle série Vol.4 - No 12 Montréal.15 fév.1958 Document Les publications malsaines un texte de S.txc.Mgr 1 Douville En marge Je la campagne entreprise par les autorités religieuses de la Province sur la presse ordurière, nous croyons utile de reproduire un important communiqué de Son Exc.Mgr Arthur Douville, évêque de Saint-Hyacinthe, sur les publications malsaines.C’est un demi-million de copies que, chaque semaine, de Montréal, les presses déversent sur toute la province, sans compter ce qui nous vient des autres provinces ou des autres pays.Au Canada, selon une enquête récente, 54 agences distribuent chaque semaine, dans 9,000 dépôts, pas moins de 10 millions d’exemplaires de revues, journaux ou livres obscènes.Trois catégories de publications malsaines Les publications malsaines sur lesquelles nous attirons aujourd’hui votre attention, peuvent se grouper, comme on l’a déjà dit, en trois catégories.Les unes se spécialisent dans la description détaillée des crimes et font peu à peu de leurs lecteurs des malades, des névrosés, des déséquilibrés, des détraqués, des criminels.D’autres exploitent le filon de la sexualité.Elles passent sous silence le véritable amour avec tout ce qu’il a de grand, de noble et de beau.La troisième catégorie, enfin, ce sont celles qui jettent en pâture les rumeurs, les potins, les cancans.Par le mensonge, la calomnie, la médisance, les menaces de toutes sortes, personne d’un certain renom qui ne soit attaqué et même parfois ruiné à tout jamais dans sa réputation, à moins qu’il ne se plie à leurs sordides exigences.Dénonciations Dans trop de foyers on accueille hebdomadairement cette littérature pourrie et empoisonnée qui charrie à pleines pages le sang, la boue et la volupté.Le tirage de ces feuilles jaunes monte et leur nombre grandit malgré toutes les dénonciations les plus autorisées et , les plus véhémentes.Notre Saint Père le Pape Pie XII n’a-t-il K pas déclaré, le 2 novembre 1950: « La parole est impuissante à décrire le torrent fangeux des livres, brochures, revues, journaux de toutes sortes qui, par leurs articles et illustrations, remplis de légèretés et d'inconvenances, corrompent le jugement sain du peuple et le bon sens de l’humanité ».Qu’on s'arrête également à cette autre citation de S.S.Pie XII: « Une série de publications éhontées et criminelles préparent, pour les vices et les délits, les moyens les plus infâmes de séduction et d’égarement.en transformant en objet d’industrie payante les plaies les plus douloureuses, les faiblesses les plus misérables de l’humanité ».A ces avertissements pontificaux, ajoutons celui de S.Em.le cardinal P.-E.Léger: « Ceux qui font un tel commerce sont responsables, devant Dieu, de la damnation de milliers d’âmes, et, devant les hommes, de la condamnation au bagne de milliers de criminels ».Lois de l’Index Voilà pourquoi l’Eglise condamne toute littérature malsaine qui attaque fréquemment la religion et les bonnes mœurs (Can.1399, 2°).Elle la condamne par les lois de l’Index général, qui obligent sous peine de péché grave.Pour qu'un livre soit à l’Index, il n’est pas nécessaire qu’il soit mentionné au catalogue de l’Index; la perversité même de son contenu le jette automatiquement sous la condamnation de l’Index général.Concernant les livres à l’Index, ce qui est défendu sous peine de péché mortel, c’est de: Ie les acheter; 2° les vendre; 3° les donner ou les prêter à d’autres, ou les emprunter; 4° les garder; 5° les traduire dans une autre langue; 6° les éditer; 7° péché mortel, également, de les lire, même si cette lecture n’a pas produit d’excitations mauvaises.Ce qui est défendu, selon le terme employé par la loi de l’Eglise, c’est un « livre ».Or, par le mot « livre », le législateur entend, à moins d’avis contraire, n’importe quel imprimé, image, illustration, photographie (Can.1384, §2).(Suite à la page 178) À LECTURES REVUE BI-MENSUELLE DE BIBLIOGRAPHIE CRITIQUE publiée par le SERVICE DE BIBLIOGRAPHIE ET DE DOCUMENTATION DE FIDES Direction: R.P.Paul-A.Martin, c.s.c.Rédaction: Rita Leclerc Abonnement annuel: $2.00 Etudiants: $1.00 Le numéro: $0.10 FIDES, 25 est, rue Saint-Jacques, Montréal-1 — Plateau 8335 Autorisé comme envoi postal de la deuxième classe.Ministère des Postes, Ottawa.(Suite de la page 177) Donc, les livres proprement dits, les revues, les périodiques, les magazines, les journaux de tous les formats, les brochures, les feuillets, les calendriers illustrés, les cartes postales, les jeux de cartes illustrés, les simples photographies.Exhortation C’est à plusieurs reprises que les archevêques et évêques de notre province ont élevé la voix pour condamner cette presse malsaine et scandaleuse.Ceux qui rédigent cette littérature, disent-ils, comme ceux qui la répandent ou la laissent répandre, sont coupables devant Dieu et devant la société: « Ils tombent dans la catégorie de ceux que l'Evangile considère comme des scandaleux et que le Maître condamne aux supplices éternels ».L’Episcopat demande donc à tous les fidèles « une entière filiale collaboration, afin que, par cet effort conjugué, le climat social soit purifié.Dans ce domaine, l’autorité civile, les parents et les éducateurs ont une très lourde responsabilité.Ils doivent en prendre conscience ».Enfin, tous les hommes de bonne volonté doivent s’unir pour fonder une ligue de moralité, non seulement faisant disparaître les publications malsaines, mais encore répandant, chez les jeunes comme chez les adultes, une littérature qui soit, pour les esprits et les cœurs, une nourriture saine, formatrice, enrichissante.Son Exc.Mgr Arthur DOUVILLE Communiqué reproduit dans La Lutte contre la presse ordurière.Montréal, Comité de moralité publique, 1958.P.12-14.Index des auteurs recensés dans ce numéro BERNIER (H.), p.179-180 BERNOVILLE (G.), p.183-184 BOULIZON (G.), p.182 CHARBONNEAU (P.-E.), p.182 DAUJAT (J.), p.184-185 DURAND (S.-M.), p.187-188 GAUTHIER (A.), p.188 HARDT (C.), p.185 MICHAEL (E.), p.189 ROY (P.-E.), p.181 SAINT CHAMAS (R.de), p.186 WINOWSKA (M.), p.186-187 Publication approuvée par l’Ordinaire 178 Littérature canadienne Etude critique Dans la collection des "Classiques canadiens" : Marguerite Bourgeoys " Ce volume des Classiques canadiens a une valeur singulière.Il contient des extraits de manuscrits qui sont souvent cités bien qu’ils ne soient guère accessibles; leur auteur est la fondatrice de la première communauté qui ait été organisée en notre pays, Marguerite Bourgeoys.Ces deux faits lui assurent un succès certain; aucune bibliothèque ne peut se permettre d’ignorer cette publication que tous espéraient depuis longtemps.Les Sœurs de la Congrégation répondront certainement aux désirs du public si à ce premier document de prime importance, elles ajoutent un jour cette biographie de Marguerite Bourgeoys par Glandefet, son directeur, qui est une œuvre précieuse.Il est vrai que la critique moderne y a découvert quelques erreurs.Mais cet ouvrage est indispensable pour comprendre et pénétrer la spiritualité de la Bienheureuse.C’est dans ces pages révélatrices qu’on la voit vivre avec une netteté surprenante selon les hautes normes qu’elle s’était fixées.11 est malheureux qu’il reste si peu d’écrits de Marguerite Bourgeoys.De nombreux incendies ont ravagé la maison-mère de la Congrégation.Celui de 1768 a été particulièrement désastreux.Les papiers qui avaient été conservés à cette date furent heureusement copiés à l’évêché de Montréal; ils devinrent la proie des flammes en 1893.Il fallut tirer une copie de la copie; les deux avaient été faites avec beaucoup de soin.Les présents extraits proviennent d’un original écrit de 1698 à 1700, c’est-à-dire durant les deux années qui ont précédé la mort de Marguerite Bourgeoys.Sœur Sainte-Hélène de la Foi, qui est li-cenciée-ès-lettres, a choisi les textes de ce volume.Elle leur a donné une introduction substantielle et esquissé une courte biographie.Elle a compilé une chronologie qui permet de se retrouver facilement parmi les faits principaux.Des notes bibliographiques apportent leurs renseignements sur les manuscrits et sur les ouvrages déjà publiés.Enfin, la même religieuse a rédigé de courtes notices pour chacun des extraits et elle y a joint des gloses critiques qui éclairent le lecteur.Il s’agit donc d’une édition à laquelle on peut faire confiance.Sœur Sainte-Hélène de la Foi écrit avec beaucoup de fermeté et de finesse; elle apporte aux études sur la fondatrice des considérations neuves.Voici par exemple ce qu’elle dit: « En un siècle où I on discutait encore en France si I instruction était nécessaire aux filles du peuple, Marguerite Bourgeoys multiplie les petites écoles à Ville-Marie, à la Pointe Saint-Charles, à la Pointe-aux-Trembles, près de Montréal, à Lachine, à Champlain, à Québec, à Sainte-Famille de l'IIe d’Orléans.Et pour atteindre la plus grande partie possible de l’enfance canadienne, elle tient à ce que l’école soit gratuite: « Pour pouvoir instruire gratis, les Sœurs se contentent de peu, se privent de tout et vivent partout pauvrement ».Et cette gratuité était réelle, elle ne se soldait pas par de nouveaux impôts.A la page suivante, l’auteur signale un autre aspect de l’enseignement de Marguerite Bourgeoys: « A une époque où on faisait encore largement usage du martinet à deux ou trois petites verges liées ensemble.Mère Bourgeoys recommande de n’user de la correction que * très rarement, toujours avec prudence et extrême modération, se souvenant qu’on est en la présence de Dieu » et recommande à ses filles « d’amener à faire les choses commandées plutôt par amour que par force ».179 Au moindre regard sur les écrits mêmes de Marguerite Bourgeoys, on retrouve tout de suite le style dépouillé, rapide et bref qui était le sien.A son âge, soixante-et-dix-huit ou soixan-te-et-dix-neuf ans, avec les préoccupations qu’on lui connaît, avec l’humilité qui la pénétrait, elle n’a aucun souci d’enjolivements ou de beautés proprement littéraires.Elle a des choses à dire et elle les écrit directement, sobrement, avec netteté et précision.Elle est claire et concise.Mais souvent les scènes, les petits tableaux qu’elle dessine d’une main vive sont un canevas très expressif sur lequel le lecteur brode tous les faits qui se sont vraiment passés; elle n’épuise pas son sujet et laisse du travail à l’imagination, même à la sensibilité.Faut-il citer par exemple ce récit de son premier voyage en France lorsqu’elle raconte le recrutement de deux jeunes filles appartenant à des familles fort à l’aise: « Monsieur Chatel me demanda comment nous vivrions en ce pays-là; je lui montrai le contrat, qui était peu de chose.Eh bien, me dit-il, voilà pour le loger; mais pour le reste, que ferez-vous ?Je lui dis que nous travaillerions, et que je leur promettais du pain et du potage; ce qui lui tira les larmes des yeux; il aimait beaucoup cette fille.11 prend conseil de l’Evêque, car il était notaire apostolique et bon serviteur de Dieu; on lui conseille de ne pas mettre empêchement aux desseins de Dieu.Il accorde le désir de sa fille.J’ai admiré comme ce Monsieur m’a confié sa fille qu’il aimait beaucoup; ne nous voyant rien pour subsister, et logées dans une étable.> Même drame au sujet d’une autre recrue: « Le dit Monsieur Raisin était venu à Troyes et m’avait dit de me faire prier, ne pensant peut-être pas que sa fille, qui était jeune, pensât à ce voyage.Il ne voulait point lui accorder sa demande, n’ayant que cette fille avec un fils; il ne voulait pas même la voir.Elle le fait prier, elle pleure, elle fait tout son possible; enfin, après beaucoup de prières, il lui accorde son congé.» Un peu plus loin, voici le début fameux du second voyage: « Me voilà embarquée, je n’avais pas dix sols, et seule de mon sexe; mais il y avait deux prêtres.Je me range sur des étoupes, sur un rouleau de cordes.> (38) Oh, Marguerite ne s’attarde pas, elle n’appuie pas; elle court, elle va droit au but.L’arrivée à Paris, lors de son second voyage, est comme un modèle du genre.C’est la rapidité, la sobriété.Mais pour nous qui lisons en paix, laissant se lever dans notre esprit tous les drames soulevés par les mots, quel envahissement en nous-mêmes par l’émotion, l’admiration.On ne fabrique plus guère de ces âmes désintéressées, convaincues, puissantes par la force des convictions et par l’ardeur mystérieuse de la foi.La seconde partie des extraits renferme la pensée spirituelle et les réflexions morales de la fondatrice.Celle-ci résume les instructions données à des compagnes, elle conduit à une ascèse bien particulière.Sans doute, il n’y faut pas chercher la large et riche éloquence d’un Bossuet, les analyses d’âme d’un La Rochefoucauld.Très modeste religieuse, elle n’avait d’autre désir que de laisser à son Institut quelques principes directeurs particuliers qui le prépareraient à sa fonction propre et à sa fin générale; ils l’introduiraient ensuite dans sa recherche de la perfection.Ces pensées ont déjà fait l’objet de nombreuses études.Celles qui se rapportent à l’amour de Dieu et du prochain ont de la force et de la beauté.Marguerite a défini avec un bonheur égal l’esprit de la communauté qu’elle fondait; des milliers de religieuses ont aujour-d hui subi la formation religieuse qu’elle prévoyait; il y a là une source jaillissante jusqu’au ciel.Ce n’est pas un traité: quelques pages à peine mais qui fournissent une indication précise.D’autres extraits et en particulier celui dont le titre est le suivant: A la manière de saint François de Sales, sont une révélation pénétrante sur la sainteté particulière de l’auteur.Abandonnée en Dieu avec une intensité extraordinaire, elle n’avait cure de la prudence humaine; sa confiance atteignait des sommets; c’est par là qu’elle fut grande.Quelques réflexions sur la fidélité aux petites choses laissent prévoir la Petite Thérèse dont la dévotion prendra cette direction.Alors ces singuliers écrits, rédigés il y a si longtemps, au soir d’une vie, sous l’œil même de la mort, ont conservé une singulière jeunesse.Ils n’ont pas vieilli.Sans rien posséder de ce que l’on appelle la magie du style, ils demeurent jeunes et apportent leur clair message.En eux nous rejoint le grand mouvement mystique français du début du dix-septième siècle.Léo-Paul DESROSIERS (!) BERNIER (Hélène) MARC,VERITE BOURGEOYS.Textes choisis et présentés par Hélène Bemier (Sœur Sainte-Hélène de la Foi, c.n.d.) Montréal.Fides.89p.23cr»i.(Coll.Classiques canadiens).$0.60 (frais de port en plus) Pour tous 180 “Claudel, poète ", de la Bible” 11 ’ L’admiration est souvent adulatrice, et la critique souvent virulente.On se prend alors à souhaiter qu’il y ait conjonction entre l’admiration et l’esprit critique en sorte que réciproquement ils se puissent équilibrer pour arriver à une vue objective.Hors de tout doute ce souhait se réalise dans l'étude que viennent de publier les Editions Fides, sous la signature du R.P.Paul-Emile Roy, de la Congrégation de Ste-Croix.sur Claudel, poète mystique de la Bible.Des auteurs comme Claudel, Bloy, Bernanos, qui s’inscrivent au nombre des géants de la pensée et de l’expression échappent difficilement à la furie de leur génie.Dans le cas de Claudel, cette violence intérieure se double d’un certain hermétisme qui risque d’en faire, aux yeux de certains, un auteur inaccessible.Le Père Roy nous fournit ici une excellente introduction à l’œuvre claudélienne en déliant pour nous certains secrets du poète-dramaturge.Certes, tous ceux qui ont fréquenté les écrits de Claudel savaient quelle influence le Livre Saint avait exercée sur lui.Ce qu’ils ne savaient peut-être pas, c’était la nature de cette filiation indéniable entre la Bible et le vieil Auteur.En rappelant d’abord, en une première partie, ce que fut pour Claudel la lecture de l’Ecriture, le jeune critique canadien-français nous permet de saisir la triple décantation produite alors en Claudel: de poète cosmique, il devient poète théocentrique; il voit son lyrisme même muer et s’iriser d’accents nouveaux; il voit enfin se renouveler en lui le sens du Mystère.Puis dans une seconde partie, il nous familiarise avec le procédé d’interprétation adopté par ce grand poète français selon des normes à lui très chères.Mais la plus importante partie de l’étude du Père Roy est la troisième à laquelle d’ailleurs il a logiquement consacré plus de la moitié de son volume; il s’agit, en ces pages, d'une critique systématique des positions adoptées par Claudel en regard de l’exégèse.Claudel part d’un principe absolument orthodoxe.d’ailleurs prôné avec insistance par saint Thomas d’Aquin — qui voit en toute créature une signification et en l'univers pris dans sa totalité, ou en chacune de ses parties, une référence à Dieu — pour développer un système d’interprétation symbolique de l’Ecriture.En ceci, Claudel se trouvait à renouer avec la tradition patrislique et se sentait d’autant plus justifiable que tout le courant théologique contemporain prône avec force le « retour aux sources ».De violentes controverses ont marqué la position de certaines de ses œuvres à prétention exégétique.Il n’en fallait pas plus à Claudel pour qu’en polémiste tonitruant, il fasse à l’exégèse moderne un procès impitoyable.Dans sa défense de l’esprit contre la lettre, il attaquait sans merci les champions de l’exégèse littérale, les pourfendant peut-être plus d’invectives que d’arguments.Du point de vue théologique, sa position n’était pas de tout repos, et on doit confesser que certaines interprétations outrancières ne pouvaient que faire sourire ceux qui sont familiers avec la science de l’exégèse.Le Père Roy conduit avec une habileté consommée une analyse très objective de la pensée de Gaudel sur ce plan.Il la découpe, l’explique, en donne la genèse.la critique avec un bon sens théologique qui éclaire admirablement les problèmes.Cette critique est visiblement le fruit d’un long mûrissement, où l’objectivité n’a rien cédé à la vénération de l’auteur pour Claudel.II faudra désormais se référer à ces pages toutes les fois qu’on voudra comprendre en profondeur l’attitude de Claudel.On me permettra de souligner au passage des pages remarquables sur la difficile question du symbolisme dans l’expression.(P.70 ss) En fermant cet ouvrage, on se prend à espérer qu’il ne soit qu’un prélude.Paul-Eugène CHARBONNEAU (!) ROY (Paul-Emile), c.s.c.CLAUDEL POETE MYSTIQUE DE LA BIBLE.Montréal, Fides [cl957].141p.20cm.$2.00 (frais de port en plus) Pour tous 181 2943 Notices biMicgraphiques Généralités (0) BOULIZON (Guy) LIVRES ROSES ET SERIES NOIRES.Guide psychologique et bibliographique de la littérature de jeunesse.Montréal, Editions Beauchemin, 1957.188p.20.5cm.S2.25 (frais de port en plus) Pour adultes Livres roses et séries noires est un guide psychologique et bibliographique de la littérature de jeunesse.Guy Boulizon y présente des choix de livres pour tous les âges et pour tous les besoins des jeunes.Ces pages n’ont rien cependant de la sécheresse des manuels bibliographiques.C'est que chaque liste s’accompagne de considérations qui ajoutent à l’attrait et à l'utilité de ce recueil.Que peut-on reprocher aux comics ?Comment utiliser la faveur dont ils jouissent auprès des jeunes ?Quelle est la valeur formatrice des récits d'aventures ?Autant de questions qui sont traitées à la lumière d’un robuste bon sens pédagogique.Est-ce à dire que les éducateurs seront pleinement satisfaits de ce guide ?Nous ne le croyons pas.Ils regretteront sans doute que du point de vue bibliographique, ce livre ne soit pas plus soigné: on peut y relever bon nombre d’erreurs dans l’énoncé des titres, l’orthographe des noms d'auteurs et la classification des œuvres par ordre alphabétique d’auteurs.Un minimum d’attention aurait suffi, croyons-nous, pour améliorer sensiblement la qualité technique de ces bibliographies.Quant au choix des livres, l'auteur nout.permettra de contester certains titres qui nous sont bien connus.Le livre de P.Leblanc, Remontée vers l’absolu n’est pas du tout ce qu’il faut pour donner aux adolescents une initiation — qui soit juste — à la pensée bloyenne.On peut aussi penser qu’un livre aussi spécialisé que le Sang du Carmel du R.P.Bruno de Jésus Marie n’est guère à la portée des adolescents, si cultivés soient-ils.Elle n’est pas pour eux non plus la biographie d’Einstein par A.Valentin (Le drame d’Albert Einstein), où aucun jugement n’est porté sur les idées religieuses du grand savant.D'une façon générale, et c'est là le plus sérieux reproche qu’encourt ce guide, le choix des livres pour adolescents n'est pas de tout repos.Les livres pour tous font bon ménage avec les livres pour adultes, voire même avec des livres qui appellent des réserves.Un livre qui peut avoir son utilité, mais dont on devra se servir avec une certaine circonspection.R.LECLERC Mariage (265) CHARBONNEAU (Paul-Eugène), c.s.c.FIANCES.Dessins de Jacques Ga-gnier.Montréal, Fides {1958}.59p.ill.18cm.$0.75 (frais de port en plus) Pour tous Les habitués de Lectures connaissent bien le R.P.Paul-Eugène Charbonneau.Les analyses qu’il a consacrées à toutes sortes de volumes prouvent son souci de culture générale, et les remarques pertinentes dont il étoffe ses recensions de livres relatifs à la vie conjugale et familiale indiquent l’orientation de ses activités.En publiant cette brochure Fiancés, l’auteur reste dans une ligne bien conforme à l’un des apostolats de sa vie sacerdotale: durant plusieurs années, il a été aumônier et conférencier du Service de Préparation au Mariage, et son expérience de prédicateur de retraites fermées conjugales, en particulier auprès des Equipes de Ménages, le désignait pour écrire sur ce sujet.Il ne faut pas s'attendre, en lisant ces soixante pages, à découvrir de l’inédit: l’auteur, en effet, a dû condenser son savoir car il s’agit avant tout d’un texte de conférence.Mais cette brochure révèle un homme qui a profondément réfléchi sur le sujet et qui sait donner l’essentiel.Il nous laisse cependant sur notre appétit et nous permet d’espérer une œuvre de plus grande envergure.Le Père Charbonneau sait retenir ses lecteurs qui ne négligeront certainement pas de se procurer les autres livres qu’il livrera aux éditeurs.Roland GERMAIN 182 Littérature étrangère * Etude critique "Un Promoteur de la renaissance catholique au XIXe siècle”(,) « Le roi de Nîmes ».Il faut avoir vécu dans cette ville accueillante pour comprendre l’admiration que vouèrent au Père d’Alzon ses contemporains et l’intensité du souvenir qui le suit aujourd’hui encore dans sa tombe.S’il n’a pas connu la réputation universelle qu’ont acquise ses compagnons de lutte, Lamennais, Lacordaire, Montalembert, de Salinis, Gerbet, Plantier, Veuillot, Pie et tant d’autres, c’est que son action publique s’exerça surtout sur ce territoire restreint.Vicaire général à 25 ans, bras droit de quatre évêques successifs NN.SS.de Cheffroy, Cart, Plantier et Besson, il a reçu de ce dernier, dès le lendemain de ses funérailles, la confirmation de son titre: « Nous avons perdu notre roi » (p.234).Et pourtant, le Père d’Alzon fut plus que cela.Héritier d’une immense fortune, qu’il parsemait à tous les vents (p.88, 110, 155, 174), il est peu d’œuvres de l’Eglise de France auxquelles il n’ait pas contribué.Il ne mettait à ses largesses qu’une condition: qu’elles servissent à l’extension du règne de Jésus-Christ.Car son biographe l’a bien dit: « Le Père d’Alzon a toujours eu le tourment de l’unité.Le principe de cette unité est dans le dernier mot qui s’échappe de sa bouche expirante: Jésus » (p.255).Ce souci l’appliquait à ranger autour de l'Eglise du Christ toutes les forces vives du catholicisme français, à grouper autour du chef visible de cette Eglise tous ses fidèles et à lui ramener tous les dissidents, à combattre dès lors tous ceux qui s’opposaient à la liberté d’action de l’une comme de l’autre.C’est ainsi qu’on vit ce paladin, disciple d’abord et toujours ami de Lamennais, s’acharner à détruire sa néfaste influence.Au Conseil supérieur de l’instruction publique, il fut l’un des artisans les plus actifs des mesures libertaires contenues dans les lois de 1850 et 1875.Cet ultramontain se fit valoir surtout au Concile du Vatican, où, « mouche du coche », il fut discrètement le principal adversaire de cette autre « mouche du coche », Mgr Dupanloup.Mais ce n’est pas surtout en s’opposant au laïcisme, c’est-à-dire à la mainmise de l’Etat sur l’Eglise (p.198, 201), que le Père d’Alzon rendit service à sa Mère; c’est surtout comme constructeur et organisateur.Mettant la culture au-dessus de toute qualité humaine, convaincu que le renouveau de l’Eglise de France tenait à un clergé plus nombreux et plus instruit, il s’assigna un double objet: étendre et renforcer l’enseignement chrétien, doter son pays de congrégations aptes à diriger sagement toutes les classes de la société française.De là procédèrent l’idée d’établir à Rome un Séminaire français (p.181), celle de grouper les maisons d’éducation chrétienne en une Alliance (p.116, 202), dotée d’un organe, la Revue de l'enseignement chrétien, simplifiée plus tard en L’Enseignement chrétien.C’est de la même préoccupation que dérivent les conférences entre jeunes laïcs, les Facultés libres de hautes études (p.123, 200, 212), son attitude devant le gaumisme (p.124) et surtout les trois Instituts fondés et sustentés par le Père d’Alzon: Augustins de l’Assomption et Assomptiades (p.104, 114), Oblates de l’Assomption (p.159).De tous les buts (p.109) assignés à ces Ordres comme aux Tiers-Ordres correspondants, aucun ne l’emporta dans sa pensée sur l’instruction des masses.C’est que le Père d’Alzon eut toujours au suprême degré la préoccupation du social (p.109, 199).Elle lui inspira ces colonies agricoles qu’il multiplia, ces véritables Ecoles d’arts et métiers avant la lettre, ces refuges pour Madeleines repenties.Dans le domaine du syndicalisme, il fut un véritable devancier (p.178), par la création de syndicats patronaux et de syndicats ouvriers, destinés à travailler non pas séparément, mais en étroite collaboration.Ne l’avait-il pas été par ailleurs en préludant à l’Ecole des Roches (p.120, 195)?A ce tempérament social se joignait, chez le Père d’Alzon, la fièvre de l’apostolat missionnaire non seulement auprès de la masse française, mais aussi des pays étrangers.S’il 183 créa Le Pèlerin et La Croix (p.206, 218) pour atteindre les croyants peu instruits, il s’intéressa à la conversion des protestants (p.71).Intéresse au mouvement d’Oxford, il installa ses religieux à Londres et les expédia jusqu’à Brisbane en Australie (p.152, 167).Quant au monde orthodoxe, c'est lui qui engagea le Saint-Siège à créer l’œuvre des missions d’O-rient (p.152 et seq).Il mit alors ses moines à la disposition du Pape pour ramener vers Rome la Bulgarie (p.154) et la Russie (p.212).Son collège de Constantinople a vite fait rayonner son influence sur toute la Turquie.Il s'y est même annexé une sorte d’institut des éludes orientales dont l’organe, les Echos d'O-rient, fait autorité dans tout le monde religieux.Les aluninats (p.192), juvénats de type unique, furent la pépinière de ce monde d’apôtres.Pour alimenter toutes ces œuvres, le Père d’Alzon les appuyait avant tout sur la piété.Menant lui-même une vie quasi monastique (p.44), fondant le Directoire de ses religieux sur un véritable mysticisme, il mit tout son zèle à susciter des croisades de prières.Elles furent propagées par l’œuvre de Notre-Dame du Salut, avec ses pèlerinages nationaux à Rome et à Jérusalem (p.204).Le dernier chapitre résume admirablement les traits divers de cette physionomie surnaturelle avant tout.L’ultramontain, qui avait pour maxime de « toujours travailler pour Rome, quelquefois sans Rome, jamais contre Rome * (p.222); l’homme intransigeant sur les principes, mais si condescendant en pratique, y offre le type du vrai saint, à la fois pétri de forte et haute humanité comme nanti de surnaturelle et puissante spiritualité.Cet ouvrage apporte ainsi, sur la rénovation de la foi catholique en France et le regroupement de ses forces, un complément indispensable aux éloquentes études du jésuite Longhaye, aux biographies si entraînantes de Mgr Laveille et à la passionnante synthèse de l'oratorien Lecanuet.Il faut lire ce livre, ne fût-ce que pour v admirer le prêtre qui refusa trois fois l’épiscopat (p.111, 129, 191), le saint que Pie IX traitait en ami et en aviseur, l’homme à tout faire que M.Bemoville portraiture de ce mot expressif: « une flamme qui court sur une traînée de salpêtre » (p.163).Emile CHARTIER, p.d.(I) BERNOVILLE (Gaétan) UN PROMOTEUR DE LA RENAISSANCE CATHOLIQUE AU XtXe SIECLE.EMMANUEL D'ALZON 1810-1880.Paris, Bernard Grasset [1957].255p.photo (h.-t.) 19.5cm.(Coll.Eglise et Temps présent) $2.95 (frais de port en plus) Pour tous JXotices bibliograph iqu es Religion (2) DAUJAT (J.) PRO BLEMES D’AUJOURD'HUI, REPONSES CHRETIENNES.Paris, Librairie P.Téqui {1957}.198p.19cm.(Coll.Présence du catholicisme, no 27) Pour tous Dans le vaste mouvement du catholicisme français contemporain, la pensée de J.Dau-jat se présente plutôt sous l’égide réactionnaire.II vaut la peine qu’on s’y attarde puisqu’elle nous permettra une salutaire réflexion sur les deux orientations fondamentales, explicites ou implicites, des mouvements d’idées catholiques.Le catholicisme français, tel du moins qu’il se livre à travers beaucoup de ses publications, apparaît nettement d’avant-garde.Il ne craint pas l'emploi des mots révolutionnaires, initiative, engagement, concret.Visiblement l’auteur de ces divers thèmes où se confrontent pensées chrétiennes et problèmes modernes n’entre pas dans le mouvement.Ou plutôt, il entre par une autre porte.Esprit nourri aux sources de la civilisation gréco-latine, il garde !e sens de la mesure, de la clarté et de la profondeur vraie.Il exprime donc, dans ces pages écrites avec élégance, son culte pour la science désintéressée, son estime pour le progrès humain considéré comme supérieur au progrès technique, son sens très sûr de la hiérarchie des choses, son amour très simple de la réalité.Il s’oppose ainsi violemment à cette primauté de la culture d'efficience sur la culture de contemplation, idée d’inspiration marxiste, à la primauté do la technique sur l’humain, à l’égalitarisme stupide contraire à la nature des choses, à toutes les philosophies 181 d’inspiration idéaliste qui se vouent aux vaines combinaisons d’idées sous prétexte d’inventions et de créations personnelles.On devine immédiatement les positions que prendra l’auteur sur le plan particulier du christianisme.Sans être indifférent aux changements survenus dans la civilisation technique et à leur incidence religieuse, l’auteur maintient la primauté de la prière, de l’obéissance à l’autorité hiérarchique, de la lecture assidue des encycliques, de l'étude du système thomiste, de la nécessité d’une forte formation religieuse pour les apôtres laïcs.On doit avouer qu’un sens aigu du surnaturel domine toutes ces réflexions marquées par ailleurs au sceau d’une culture religieuse profondément assimilée.Yvon LAFRANCE HARDT (Charles) QUATRE CONVERSIONS — MARTIN GIEBNER — GEORGES KLUN-DER — RODOLPHE GOETHE — HEN-RI SCHLIER.Traduit par l’abbé R.Virrion du clergé de Paris.Mulhouse, Editions Salvator, 1957.202p.20.5cm.S 1.90 (frais de port en plus) Pour tous Les quatre conversions dont le P.Hardt nous offre le récit émouvant décrivent l'itinéraire de quatre pasteurs luthériens qui sont passés au catholicisme.La grâce assaille ici des hommes lucides, généreux, qui peu à peu prennent conscience de l’instabilité de leur situation religieuse et finissent par comprendre que seule l’Eglise catholique est la détentrice de l'intégrité de la vie divine communiquée aux hommes par le Christ.Ces quatre convertis présentent leur conversion avec une grande simplicité, sans aucune rancœur pour leurs anciens confrères protestants.Martin Giebner s’était consacré, dès son ordination, à donner à la liturgie la place primordiale qui lui revient dans la vie des fidèles.Mais il s’aperçut bien vite que son ordination n’était pas valide et que la hiérarchie épiscopale luthérienne n’était pas reliée à la souche apostolique.Vers cette époque, il se produisit une réforme dans le protestantisme allemand.L’association Haute-Eglise, reconnaissant qu’elle n’avait pas d’ordinations valides, alla chercher ses pouvoirs auprès de l’Eglise Gallicane.C’est ainsi que Martin Giebner put être ordon- né validement, et continua a organiser la vie liturgique.Son mot d’ordre était de rétablir les sacrements et spécialement la messe, en toute fidélité à certains passages de Luther qu’on oubliait ou qu’on négligeait facilement.Mais il se rendit compte qu’il était presque impossible d'organiser la vie sacramentelle de façon stable dans l'Eglise luthérienne.Aussi passa-t-il dans l'Eglise catholique.Son récit se termine par un appel émouvant à l’unité.Quant au deuxième converti.Georges Klünder.c'est par l’idée de plénitude que la grâce l’amena à l’Eglise catholique.Un soir, pendant la guerre, devant la cathédrale de Rouen, cette idée de plénitude lui fut révélée et ne cessa plus de le hanter.Il manquait à l’Eglise luthérienne l’ordre dans le gouvernement.un enseignement solide de la théologie, le sens de la vie ecclésiale.Elle n’était pas pour lui un milieu de salut enracinant l'homme en Dieu.Elle manquait de catholicité, d’universalisme.C’est ce souci de plénitude qui amena Klünder à l'Eglise catholique.Le pasteur Goethe resta dans l’Eglise protestante jusqu’à l'âge de soixante-huit ans.Il démissionna alors et décida de se convertir au catholicisme.11 avait passé toute sa vie dans un ministère fécond qui le rapprocha sans cesse de l'Eglise catholique en laquelle il trouva la plénitude du Christ.Il put continuer son ministère comme prêtre catholique bien que marié, grâce à une permission toute spéciale du Saint-Père qui permet aux pasteurs protestants de continuer à exercer leur sacerdoce dans l’état du mariage quand celui-ci est antérieur a leur conversion.Le Dr Schlier est venu à l’Eglise par l’étude du Nouveau Testament.Professeur de théologie.il fut peu à peu amené à s’apercevoir que seule l'Eglise catholique est l’Eglise du Nouveau Testament.Son argumentation sur la nature de l'Eglise est lumineuse et irréfutable.Les principaux points de la doctrine protestante sont repris et leur insuffisance éclate.Ces récits de conversion mettent en lumière la beauté des desseins de Dieu et font voir la présence du Christ dans son Eglise.Ils nous aident à prendre conscience des trésors inépuisables de notre foi.Ils témoignent qu’un mouvement œcuménique important se dessine et font espérer que tous les chrétiens finiront par entrer au bercail.Puisse la prière du Christ pour l'Unité porter tous ses fruits ! Paul-Emile ROY 185 SAINT CHAMAS (Roger de) AMOUR, FAMILLE, CH1STIANIS-ME.Préface de Gustave Thibcn.Paris, Nouvelles Editions Latines [1957}.190p.18.5cm.Pour tous « Somme humaine et chrétienne de la famille » nous dit Gustave Thibon dans la Préface de ce livre: voilà certes un jugement que justifie la synthèse de Roger de Saint Chamas sur la famille à travers les siècles.Dans une première partie intitulée Antiquité l’auteur, après avoir situé la famille en regard du droit naturel, s’applique à montrer son rôle et ses prérogatives d'abord dans le monde gréco-romain, puis au sein du paganisme et, enfin, selon les données de la loi juive.Quittant alors ces différents milieux, il aborde la Chrétienté et nous montre la grande révolution du relèvement de la femme.Après l'exposé du cas de Marie, reine de tous, viennent les autres exemples évangéliques qui amèneront saint Paul à exposer sa doctrine.Ici le mot du grand Apôtre: « Ce sacrement est grand » permet de situer le mariage à sa place véritable à cause de son essence et de ses conditions de fécondité, d’indissolubilité et d’unité.Les exigences de ce sacrement en regard de l’unité sont alors étudiées et l’auteur en profite pour exposer ce qu’est l’autorité du chef de famille.Pour terminer, il traite des foyers de chrétienté au cours des siècles et ne craint pas de consacrer quelques pages au Canada français; des silhouettes d’époux apportent aussi des preuves tangibles à l’appui de ses affirmations.Enfin, sous le titre Aujourd'hui et demain, la troisième partie expose la conception de la famille sous les régimes du libéralisme et du marxisme et montre finalement comment la doctrine de l’Eglise donne une âme au corps familial, lui assure les libertés indispensables et permet d’accéder à cette joie que connaissent les foyers chrétiens désireux de vivre une spiritualité qui leur soit propre.Bien que les livres qui traitent de la famille et du mariage soient de plus en plus nombreux, aucun ne doit être négligé.On trouve nécessairement des redites ici et là car la doctrine de base est la même, mais on découvre aussi des aspects nouveaux.Roger de Saint Chamas aura le mérite d’avoir dressé ce vaste panorama de la famille sans nous obliger à parcourir le grand nombre de volumes où il a fait des recherches.Roland GERMAIN W1NOWSKA (Maria) LA VIERGE DE LA REVELATION.Hier et aujourd’hui.Paris, Arthème Eayard.188p.19.5cm.$2.25 (frais de port en plus) Pour tous Observer la présence active de Marie dans l’Eglise de son Fils, au cours du déroulement de l’histoire, est une occupation ravissante.C’est à cette joie que nous convie l’Auteur, et la lecture de son livre, sans être difficile, est enrichissante et agréable.Le culte marial n’origine pas du paganisme, comme certains l’ont prétendu, à la suite de l’étude des religions anciennes où les mythes de fécondité pouvaient présenter certaines analogies avec le dogme de la maternité virginale de la Mère de Dieu, mais d’une action transcendante de Dieu dans l’histoire.On pourrait peut-être admettre une certaine pédagogie divine préparant les hommes à accepter le mystère de Marie, mais il faut retenir que les religions anciennes ne contenaient que des analogies de surface, et l’originalité du culte marial relève d’un ordre inaccessible aux religions purement naturelles.Dans le plan divin, Marie existe pour le Christ, pour l’Incarnation, et c’est dans son rapport à l'Incarnation que son existence s’explique.Elle apparaît quand l’heure de l’Incarnation est arrivée.« C’est elle qui représente la charnière providentielle qui rive le Créateur à sa créature.En permettant par son « Fiat > l’Incarnation du Verbe, elle clôt la préparation messianique de son peuple et se tient au seuil du Nouveau Testament comme un porche d’espérance.» (P.22) Elle donne Dieu au monde, et désormais, elle ne cessera plus d’être la Mère de ce Christ Pour les jeunes Coll.La Grande Aventure LA SOIF DE LOR par Quentin Servan 96p.Illustré.$0.90 (par la poste $1.00) ________________________ Chez FIDES 186 auquel l'humanité doit s’unir pour rejoindre le Pcre.Elle sera pour toujours avec l’Eglise dont elle est la mère, et à mesure que celle-ci prendra conscience de la Vérité qu’elle porte, le rôle et la grandeur de Marie se dégageront et le peuple chrétien lui rendra l’hommage qu’il lui doit.Ainsi, à mesure que se précise la christologie, on remarque que la mariologie se développe.Marie continue d'exister en fonction de son Fils.Dès le quatrième siècle, sa maternité divine est définie et la piété mariale est grande, tant en Orient qu’en Occident.Cette piété se manifeste au cours des siècles par toutes sortes de chants et d’hymnes pleins de poésie et de ferveur.On ne finirait pas de rappeler les formes que cette ferveur s’est données.Mais voici que lors de la Réforme protestante, le culte de Marie est sérieusement mis en question.On peut dire que c’est la première fois.Mais le peuple reste fidèle à l’Eglise, la défend, et en retour Marie le protège.A partir du seizième siècle, la piété mariale connaîtra un accroissement qui fleurira en toutes ces œuvres magnifiques du dix-neuvième et du vingtième siècles que nous connaissons davantage.Ainsi, le livre de Maria Winowska nous fait revivre l'histoire de l'Eglise du début jusqu'à nos jours en faisant ressortir le rôle de la Mère de Dieu.C’est un travail précieux qui reste très abordable à tout lecteur sérieux.Tous ceux qui aiment à méditer sur le mystère de Marie trouveront dans ces pages un aliment spirituel de grande valeur.Paul-Emile ROY Éducation (37) DURAND (Suzanne-Marie) ENSEIGNEMENT CONCENTRIQUE.Education vitale.Tournai, Caster-man, 1957.245p.20cm.S2.70 (frais de port en plus) Pour tous On reproche parfois au secteur éducationnel d'être peu perméable aux rénovations.De fait, les maîtres et les éducateurs, conscients des valeurs réelles du passé, gardent jalousement ce trésor contre toute invasion de barbares.Oui sait ?Peut-être ont-ils raison.Chacun a ses petites opinions en matière d’éducation, et s'il fallait se conformer aux recettes du jour, la continuelle modification des structures essouflerait son monde.D'autre part, l'éduqué a besoin de sécurité dans l’orientation qu’on lui donne; il serait assez malsain de le mettre chaque année en face de nouvelles perspectives désarmantes.Aussi la continuité s’avère une qualité première dans tout travail d’éducation.Cependant, rien n'empêche de tenter des expériences.A ce point de vue, le livre de Suzanne-Marie Durand est courageux.11 présente une expérience d'éducation auprès de jeunes filles ouvrières dont l'âge variait de 14 à 18 ans.Ces jeunes filles étaient reçues dans les « Centres de jeunesse » de la J.O.C.F.pour y recevoir une certaine formation humaine.De culture assez rudimentaire, la plupart avait quitté le cours primaire pour l’usine.Les éducatrices se virent dans l'obligation de lancer une enquête dans le but de connaître à fond les goûts, les idées, les tendances, les préoccupations de leurs grandes filles.Elle fut lancée dans 25 centres qui groupaient un total de 1.200 à 1,500 filles.Après dépouillement de l'enquête, on se mit à élaborer un programme qui pût correspondre aux intérêts des jeunes filles, et qui aurait chance de les former réellement.Ayant observé à travers les réponses que l’adolescente s'intéressait surtout à elle-même, à ses projets d'avenir, à son mariage, on centra le programme sur le thème de la personne humaine.Autour de ce point, on vit graviter d'autres thèmes: l'enfant, l’adolescent, la maison.la famille, la cité, la région, le travail, la France, le monde.Le programme s’étendait ainsi sur une période d'un an.Comme les thèmes se trouvaient inclus les uns dans les autres et s’élargissaient progressivement, on appela ce programme: enseignement concentrique.Education vitale, parce que le programme partait de la vie.Il n'est pas douteux que cet enseignement Vient de paraître FIANCES par P.-E.Charbonneau, c.s.c.Une magnifique plaquette de luxe de 60 pages.Sur papier Zéphir.Illustrations de Jacques Gagnier $0.75 (par la poste $0.80) fides 187 dut offrir un immense intérêt.Mais nous ne suivons plus l'auteur lorsqu’elle se propose de l'adopter au niveau des humanités classiques.Elle oublie qu'il a été élaboré pour un croupe très particulier d’élèves.Si nous croyons intéressant un cours basé sur les derniers romanciers et philosophes, nous pensons que la formation de l'esprit, lente, difficile et laborieuse s’acquiert surtout par le commerce des génies.Et nous ne croyons pas opportun ni juste de refuser à des élèves d'élite qui veulent atteindre les sommets de la pensée et pousser à fond leur savoir, la compagnie assidue des grands penseurs et des grands artistes.S’il est vrai que nos élèves vivront dans le monde présent, nous voulons qu'ils soient capables de relier ce présent au passé et de le projeter vers l'avenir.Yvon LAFRANCE Musique (78) GAUTHIER (André) ARTHUR HONEGGER.Lyon, Editions et Imprimeries du Sud-Est fcl957].94p.18.5cm.(Coll.Nos amis les musiciens).SI.35 (frais de port en plus) Pour tous Une belle figure que celle d’Arthur Honegger.Bâti en athlète — Honegger fut un fervent sportif — il a toute la prestance des rudes montagnards suisses dont ses ancêtres étaient.Une tête de général: masque osseux, mâchoire puissante, regard intelligent, scrutateur.dans lequel perce cependant l'indulgence.Un beau visage de nordique, capable des conceptions les plus audacieuses, mais réfléchi et avisé.Il naquit au Havre en 1892.Sauf ses deux années (1914-1916) de service militaire dans l'armée nationale suisse, il passa toute sa vie en France.Il fit cependant de fréquences apparitions dans la patrie de ses pères, au théâtre municipal de Bâle, à titre de chef d’orchestre.A deux reprises, il accepta des tournées de concerts aux Etats-Unis.Ses talents musicaux se manifestèrent très tôt, mais ils n’eurent pas la précocité du « prodigieux gamin Mozart ».Il travailla avec des maîtres aussi célèbres que Vincent d’Indy, Charles-Marie Widor, Maurice Emmanuel.Il fréquenta les meilleurs musiciens de son époque entre autres: Darius Milhaut, Germaine 'Tailleferre, Eric Satie.Il composa de la musique pour les œuvres des poètes les plus célèbres d’alors, dont Paul Claudel, Guillaume Apollinaire, Max Jacob, Francis Jammes.Honegger possède un catalogue très considérable et varié.Sa Jeanne au bûcher, La Danse des morts et Le Roi David suffiraient à eux seuls à perpétuer sa mémoire.Mais il écrivit de la musique pour divers anniversaires à la demande des Etats français et suisses.Ida Rubinstein — véritable mécène en un siècle où on n’en rencontre plus — lui confia plusieurs œuvres d’envergure.Enfin la musique de quelques grands films est signée de son nom.Il composa, bien entendu, nombre de concertos, études, quatuors, etc., et aussi des symphonies.Dans cette plaquette, André Gauthier fait un relevé chronologique assez complet des œuvres d’Honegger.L’homme lui-même est peu étudié.On apprend qu’il fut un travailleur infatigable et un grand artiste, un artiste qui s’est imposé par son seul talent et non par une publicité tapageuse, savamment orchestrée ou le recours à une originalité qu’affectionne une classe d’artistes de second ordre.Clément SAINT-GERMAIN Réédition (Coll.Rêve et Vie) PIEDS NUS DANS L’AUBE par Félix Leclerc 5e édit.26e mille $2.00 (par la poste $2.10) Rappel Adagio .$1.50 Allegro .$1.50 Théâtre de village.$1.50 Le hamac dans les voiles .$1.25 (frais de port S0.10 chacun) CHEZ FIDES 188 Biographie (92) MICHAEL (Elizabeth) JOSEPH MALEGVE.Sa rie — Son œuvre.Préface de M.Jacques Madaule.Paris, Spes {1957}.283p.photo (h.-t.) 20cm.S2.95 (frais de port en plus) Pour tous En Nantais catholique à tous crins, Malègue encore jeune avait déclaré: « Je veux faire un livre qui puisse être mis entre toutes les mains.Je voudrais montrer qu’il y a d’autres péchés plus graves que celui que montre toujours Mauriac, le péché de la chair » (p.44).Et il écrivit Augustin, un roman qui a connu neuf éditions (p.64).De bons juges donneraient volontiers, pour ce seul roman, toute l’œuvre de Mauriac, ce janséniste attardé qui, pour avoir décroché le prix Nobel, s’est cru le droit de régenter.toute la Cour romaine ! La maxime ancienne disait: « Je crains l'homme d’un seul livre ».Elle a deux sens au moins: Je crains l’homme qui n’en a lu qu’un seul, en raison de l’esprit borné que lui a procuré sa lecture; je crains l’homme qui n’en a composé qu’un seul, à cause de la puissance intellectuelle qui lui a permis d'entasser en un si petit espace sa profonde expérience de la vie.C’est ce dernier sens qui s’applique à VAugustin de Malègue; il a laissé d’autres œuvres, mais la postérité ne gardera le souvenir que de cet unique roman, qui est aussi un roman unique.Qu’est-ce donc qu"Augustin ?C’est l’histoire d’une âme chrétienne en quête de Dieu.Comme tout homme né de la femme, Augustin Méridier a reçu l’appel divin CJoan, II, 28); il l’a d’abord dédaigné jusqu’au point de perdre la foi, mais il a mérité ensuite d’y répondre fidèlement en acceptant la souffrance jusqu’à l’effusion du sang (Paul: Hébreux, IX, 22).Ce récit serait un chef-d’œuvre s’il n’exagérait en trop et en moins: en moins, Malègue y abuse des termes néologiques et philosophiques, au point d’exaspérer parfois le lecteur (p.142); en trop, il aurait pu, sans dommage pour la pensée, réduire les 860 pages de son livre à 300 (65 note).Ce qui compense ces défauts, c’est d’abord la sûreté avec laquelle Malègue décrit les moindres réactions, et les plus secrètes de l’âme de son héros devant les coups que lui occasionne sa recherche (p.116).C’est surtout la solution tout augustinienne qu’il apporte au problème de la douleur (p.130).C’est enfin le style digne des maîtres qui rapproche Augustin des grands livres d’introspection mentionnés par Henriette Charasson (p.161-162): Le Rouge et le Noir de Stendhal, Guerre et paix de Tolstoï, le Dominique de Fromentin, L’égoite de Meredith.Ces qualités placent l’enquête de Malègue bien au-dessus de celle de Proust et lui ont mérité une audience enthousiaste de la part des Suisses huguenots (p.168-169).Une lettre étoffée d'un ancien ministre français de l’Education, le penseur Jacques Chevalier, ni ne contredit ni ne dément cette appréciation.La thèse de Mlle Elizabeth Michael, dont nous venons de résumer les données principales.devient ainsi le prélude indispensable à la connaissance d'Augustin (2e partie) et de son auteur (1ère partie).Ecrite en français par une Américaine protestante de Chicago, présentée pour le doctorat ès lettres à l’Université Laval de Québec, publiée en France, elle éclaire à fond la méditation d’un philosophe presque mystique, l’œuvre d'un maître-écrivain, les élévations pieuses du grand chrétien.Emile CHARTIER, p.d.Une véritable encyclopédie ~~ Mes Fiches Revue documentaire mensuelle Une documentation abondante, sérieuse, facile à consulter.Chaque mois, sur feuilles séparées, douze résumés d'articles de fond extraits de revues spécialisées, sur tous les sujets: — Philosophie — Philologie — Religion — Beaux-Arts — Sciences sociales — Littérature — Sciences appliquées— Histoire — Sciences pures Abonnement annuel : $1.50 En février NUMÉRO SPÉCIAL SUR 11 $0.15 l'exemplaire mes fiches, Editions fides 25 est, rue Saint-Jacques, Montréal Veuillez trouver ci-inclus $.pour un abonnement à Mes Fiches, exemplaires du Numéro spécial sur le Romantisme.Nom .Adresse .189 121735 Valeur morale des pocket books distribués par le Cercle du roman policier AVERLANT (M.) Bagarre au Caire dangereux AVERLANT (M.) Musique à Berlin dangereux BAX (B.) H et la petite Irlandaise pour adultes FERRIERE (J.-P.) Cadavres en solde appelle des réserves FISCHER (B.) Le Silence de la poussière appelle des réserves MANCERON (G.) La Biche pour adultes MANCERON (G.) La puce à l’oreille pour adultes NIELSEN (H.) Pas de fleurs d’oranger pour adultes NORD (P.) Mort aux marchands de canons pour adultes PERRAULT (G.) Jamais deux sans trois appelle des réserves PERRAULT (G.) Trois as pour adultes RICE (C.) Maman déteste la police pour tous SCAPA (J.) L’homme de Saigon appelle des réserves VEXIN (N.) Crochet au cœur appelle des réserves Faits et commentaires Les Éditions tides à Paris Le R.P.Paul-A.Martin, c.s.c., directeur général des Editions Fides vient de rentrer à Montréal, après un séjour de plusieurs semaines en Europe.Durant ce séjour, le R.P.Martin a été amené à prendre une importante décision concernant la Société Fides de Paris.Celle-ci s’est considérablement développée ces dernières années et les locaux qu’elle occupait rue Mazarine se sont rapidement avérés trop petits.Aussi le R.P.Martin et M.Daniel Champy, gérant de Fides à Paris, ont-ils décidé de trouver des locaux plus spacieux et le 1er mars prochain, la Société Fides s’installera rue de Seine, près fWm WÈmÊÈ De gauche à droite: le R S.Ex.M.Jean Désy, le C.S.C., M.Daniel Champy, Roy, cj.c.du carrefour de l’Odéon, en face de la Maison du Livre Français.Les nombreux libraires de la province et de la capitale qui ont affaire à cette Maison seront sans aucun doute attirés par la nouvelle librairie qui, P Paul-A.Martin, c.sx., de ce fait est admj_ R.P.tu s tac lie Gagnon, et le R.P.Paul-Emile rablement bien située.Ceci ne manquera pas d’accroître encore le rayonnement des Editions Fides et donnera aux lecteurs de langue française l’occasion de faire plus ample connaissance avec les quelques centaines d’auteurs canadiens dont les œuvres sont éditées par Fides et propagées en France.Le R.P.Martin a également profité de son 190 passage dans la capitale française pour lancer plusieurs ouvrages récemment édités par Fides.Ainsi, Claudel, poète mystique de la Bible, du R.P.P.-E.Roy, c.s.c., a été présenté au public lors d'une réception qui, autour du R.P.Martin, de M.Daniel Champy et de l’auteur, groupait S.Exc.M.Jean Désy, ambassadeur du Canada à Paris, le R.P.Eustache Gagnon, supérieur provincial des Pères de Sainte-Croix en France, M.Jacques Hérissay, président de l’Association des Ecrivains catholiques, M.Georges Cerbelaud-Salagnac, président des Amitiés Françaises, MM.Jean-Marie Gau-vreau, président de l’Office provincial de l’artisanat, Jacques Verreault, Sous-ministre des Transports de la Province de Québec, et Gustave Prévost, directeur de l’Office de Biologie de l’Université de Montréal et de la Station piscicole de Lachine, qui ont organisé l’Exposition Visages du Canada, Vallée du Saint-Laurent.Bon nombre d’éditeurs, de journalistes, d’auteurs et d’amis de Fides assistaient également à cette réception.Plusieurs associations, tant françaises que canadiennes, avaient tenu à marquer le passage du R.P.Martin à Paris.Au cours d’une de ces réceptions, M.Jacques Hérissay s’est notamment félicité du rayonnement et du développement des Editions Fides qui, a-t-il déclaré, servent grandement le prestige de l’édition canadienne.Enfin, le Père Martin a assisté aux diverses manifestations qui ont marqué l’ouverture de l’Exposition Visages du Canada, Vallée du Saint-Laurent qui sc tient actuellement aux Grands Magasins du Louvre.Inaugurée le 17 janvier par l’Honorable Antoine Rivard représentant le Premier Ministre de la Province de Québec, en présence de S.Ex.M.Jean Désy, l’exposition fermait ses portes le 22 février.Tous les principaux ouvrages édités par Fides y ont été présentés.Cette initiative contribuera elle aussi au rayonnement de l’édition canadienne; environ 20,000 personnes visitent en effet chaque jour cette exposition qui remporte le plus franc succès.La participation des Editions Fides a été fort remarquée de la presse parisienne.Pour leur part, Les Nouvelles Littéraires ont tout particulièrement souligné l’importance de l’initiative et l’intérêt des œuvres qui figurent dans la collection du Nénuphar.R.V.Les catholiques dans la vie internationale PARIS (CCC) — La Conférence des Organisations internationales catholiques (O.I.C.) et le Comité permanent des congrès internationaux pour l’apostolat des laïcs ont édité récemment un petit livre, dont le but est double: d’une part exposer ce qu’est l’apostolat catholique sur le plan international, d’autre part établir une liste exacte des organisations catholiques travaillant dans ce domaine.C’est une publication qui non seulement intéressera, mais fera découvrir à beaucoup ce que l’Eglise catholique et le Saint-Siège souhaitent comme action apostolique dans la vie internationale.Ce petit livre, après une rapide description de la transformation du monde, expose la réponse de l’Eglise.Il décrit ensuite, d’une ma- nière vivante et concrète, l’activité des organisations internationales catholiques, de la Conférence qui les rassemble et du Comité permanent pour l’apostolat des laïcs.C’est à la fois une initiation à la vie internationale et un guide pratique des Organisations catholiques qui travaillent dans ce champ (avec adresses et renseignements utiles).L’apostolat international est presque ignoré.Il est pourtant très important et il le sera de plus en plus.Le monde s’unifie.Il importe que les catholiques soient présents et qu'ils soient prêts.Ecrire: Association pour le Rayonnement de la Presse catholique, 163, boulevard Malesherbes, Paris 17e.« Le poignard le plus aigu, le poison le plus subtil, c'est une plume dans des mains sales.Avec cela, on gâte un peuple, on gâte un siècle.Il s'écrit maintenant des choses qui lèveront en semences de crimes.> ______ .- - - Louis VEUILLOT i dV *Uj‘’ 8 \ 191 57 2 te jamais entreprise fcRBTARIA LE LA PROVINCE, ;CHIVFS DE LA rROVINCE, *H AV» IS LE 3 AX AI LL E » „ ce canadiegngÿrançaise ¦ï.I II I IRAI l K II • (AN A DI INNE • I R \ N (, A I S I r T- ¦ ¦' .¦ ¦ r ¦¦ F I D F S : .LITTÉRATURE CANADIENNE* FRANÇAISE par Samuel BAILLARGEON, c.ss.r.Préface de M.le chanoine Lionel GROULX — 460 pages — Format ôVi x 9" — 79 photos — Relié toile De conception toute nouvelle, Littérature conadlenne-fronçaise a le gros avontoae de tenir compte des derniers développements de notre littérature dons tous les domaines.Il ne s'agit pas d'un simple manuel.Dons sa préface, M.le chanoine Lionel Groulx n'hésite pos à se demander si cet ouvroge n'est pas "l'enguête la plus vaste jamais entreprise sur lo littérature ca-nadienne-rrançaise".— Chemise en couleurs.$6.00 (par la poste $6.20) Le Père Baillargeon ne s'est pas borné à présenter une étude et des notes biographiques sur nos écrivains, ce qui serait déjà fort méritoire étont donné tangle sous lequel il l'a fait.Il situe de plus les oeuvres "non seulement dons le contexte canadien, mais encore dans celui, plus large, des courants d'idées de leur temps." C'est ainsi qu'avant d'aborder les différentes périodes littéraires, le Père Baillargeon prend soin de nous replacer dans le climat historique, économique, politique et culturel.Quant à la méthode adoptée, elle est fort pertinente: guelques lignes d'introduction pour situer l'écrivain, définir la signification de son oeuvre et marquer le retentissement de cette oeuvre auprès des contemporains de l'écrivain, puis des notes biographiques, une esquisse du tempérament de l'écrivain, tous éléments susceptibles d'aider à lo compréhension et à la pénétration de l'oeuvre.L'étude de l'oeuvre proprement dite est accompagnée d'un texte que l'auteur commente brièvement, et se termine par une liste des sources à consulter pour approfondir éventuellement ses connaissances.A signaler également des graphiques qui s'inspirent des meilleures méthodes de la pédogogie moderne et qui aideront à fixer l'attention par des points de repère.Littérature conadienne-trançaise constitue sans aucun doute la plus importante innovation en matière pédagogique depuis plusieurs décodes.C'est un véritable inventaire de notre avoir littéraire qu'a voulu dresser le Père Baillargeon et il s'en est tiré avec un rare bonheur.MONTREAL 25 est, rue St-Jacques PL.8335 * SAiNT-BONIFACE, Man.135 ave Provencher CH.7-1735 %* A paraître Coll.Gerbe d'or Élise Velder par Robert Choquette %.A paraître Chez FIDES Coll.Fleur de Lys GRANDE par M.le Chanoine L.GROULX Chez FIDES REÇU L.E 2 9 «OU» 1976 BIBLIOTHEQUE NATIONALE OU QUEBEC 0042 33
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