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Titre :
Lectures
Grâce à ses critiques littéraires, Lectures souhaite faire connaître la valeur intellectuelle et morale des nouvelles parutions tout en créant un barrage efficace contre les « mauvaises lectures ».
Éditeur :
  • Montréal :Service de bibliographie et de documentation de Fides,1946-1966
Contenu spécifique :
samedi 1 mars 1958
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
chaque mois
Notice détaillée :
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    Prédécesseur :
  • Lectures et bibliothèques
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Lectures, 1958-03, Collections de BAnQ.

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PER L-22 ECTURES Nouvelle série Vol.4 - No 13 Montréal, 1er mars 1958 Document La littérature immorale dénoncée par nos autorités religieuses MONTREAL (CCC) — Les représentants des différentes confessions religieuses de Montréal se sont réunis au Cercle Universitaire, le 27 février, pour apposer leur signature à un manifeste de dénonciation de l’activité de tous ceux qui coopèrent à mettre entre les mains du public toute forme de « littérature immorale et séductrice et qui prêtent leur concours à des spectacles déshonnêtes », à tout autre mode de description ou de diffusion de nature à inciter au mal.Son Em.le cardinal Paul-Emile Léger, archevêque de Montréal, s’est adressé à seize dirigeants des autres dénominations religieuses de Montréal: anglicans, protestants, orthodoxes et juifs.Il les a invités à signer publiquement un document de dénonciation dont voici le texte: « Depuis un demi-siècle, notre civilisation a été marquée par de notables progrès scientifiques.Le génie de l’homme a réussi à percer nombre de mystères de la nature et à canaliser les énergies de la matière.Mais ces réalisations admirables ne doivent pas nous faire perdre de vue la dignité de l’homme.En effet, le succès des techniques impose à chaque génération le devoir de s’élever dans l’échelle des vraies valeurs humaines.Un progrès remarquable s’est manifesté, en ces dernières années, dans les techniques de diffusion.On peut, à l’heure actuelle, apporter au grand public, sans restriction, des idées et des images, un message parlé ou écrit.Ces moyens de diffusion, utilisés sagement, peuvent servir grandement à l’éducation des gens.Ils deviennent toutefois une menace à la formation morale de notre peuple, si on les utilise à des fins malhonnêtes ou pour satisfaire des intérêts égoïstes.Cela est particulièrement vrai si l’on con- sidère les lacunes de la jeunesse.En effet, manquant d’expérience, elle est vulnérable à la passion qui s’éveille en elle.Incapables de discerner facilement le danger, les jeunes constituent des proies de choix pour ceux qui sont décidés à sacrifier les valeurs humaines les plus nobles à la réalisation d’un gain d’ordre commercial.Durant les quelques dernières années, le progrès matériel de la Ville de Montréal a été accompagné par une tentative ouverte et flagrante d’inonder le public de journaux, de revues, d’écrits et de spectacles de toutes sortes, capables, si l’on n’y met un frein, d’amener la corruption de toute une génération.Les personnes qui ont le respect de Dieu ne sauraient demeurer les bras croisés alors que cette œuvre de mort est menée de l’avant.Nous, les dirigeants des différents groupements religieux de Montréal: catholiques, protestants, anglicans, orthodoxes et juifs, désirons nous unir pour dénoncer les activités de tous ceux qui, de quelque manière que ce soit, coopèrent à la littérature immorale et séductrice, sous quelque forme qu’elle apparaisse, et qui prêtent leur concours à des spectacles déshonnêtes ou à tout autre mode de description ou de diffusion de nature à inciter au mal.Nous demandons avec instance aux responsables de la moralité publique et du bien commun, de prendre toutes les initiatives nécessaires à la protection de tous les citoyens, et plus spécialement des jeunes, contre ces formes de sollicitation et d’influence immorale.Nous faisons appel à tous les hommes et à toutes les femmes de bonne volonté, afin qu’ils s’unissent à nous dans la prière pour demander le progrès spirituel et moral de notre peuple et pour combattre ce mal par tous les moyens légitimes.» LECTURES REVUE BI-MENSUELLE DE BIBLIOGRAPHIE CRITIQUE publiée par le SERVICE DE BIBLIOGRAPHIE ET DE DOCUMENTATION DE FIDES Direction: R.P.Paul-A.Martin, c.s.c.Rédaction: Rita Leclerc Abonnement annuel: $2.00 Etudiants: $1.00 Le numéro: $0.10 FIDES, 25 est, rue Saint-Jacques, Montréal-1 — Plateau 8335 Autorisé comme envoi postal de la deuxième classe.Ministère des Postes, Ottawa.Grain de sagesse « Votre titre de chrétien vous défend de lire cette littérature [les journaux obscènes] qui exalte le vice, glorifie le crime et souligne l’habileté des malfaiteurs [.].Il n’y a pas à se faire illusion, il est urgent pour les fidèles de l’Eglise de faire reconnaître chez nous les droits de Dieu, les droits de la dignité humaine, les droits des consciences et des âmes, le droit de l’Homme à la Vérité, au Beau et au Bien authentiques.Notre peuple est menacé de se voir engloutir dans l’athéisme pratique et théorique que propage le blasphème sous toutes ses formes.On blasphème Dieu, le Christ Jésus et l’Eglise en propageant l’erreur, en contredisant la morale évangélique par les propagandes les plus ignobles et sous les plus spécieux prétextes.» Son Em.le cardinal Paul-Emile LEGER Index des auteurs recensés dans ce numéro *** Automation et avenir humain, p.201-202 CHAPAIS (T.), p.195-196 FRISON-ROCHE, p.205-206 GOBEIL (J.), p.199-200 JOURNET (C.), p.204 KOKEL (R.), p.202-203 MARION (S.), p.197-198 MOINES DE SOLESMES.Le laïcat, p.205 MOINES DE SOLESMES.Notre-Dame.p.204 Publication approuvée par l’Ordinaire 194 Littérature canadienne Etude d’auteur Thomas Chapais Joseph-Amable-Thomas Chapais naquit à Saint-Denis de la Bouteillerie, comté de Ka-mouraska, le 23 mars 1858, du mariage de l’honorable Jean-Charles Chapais, l’un des Pères de la Confédération, et de Henriette-Geor-gina Dionne.Il termina ses études classiques en 1876 à TUniversité Laval après les avoir poursuivies au collège de Sainte-Anne-de-la-Poca-tière jusqu'à la fin de la Philosophie, 1ère année, et il entra à la faculté de Droit.Devenu avocat, il se consacra au journalisme et, en 1884, il prenait charge de la rédaction du Courrier du Canada, poste qu’il conserva jusqu’à la disparition du journal en 1901.La même année, il épousait Hectorine Langevin, fille de Sir Hector-L.Langevin qui, lui aussi, avait été un Père de la Confédération.Membre militant du parti conservateur, Thomas Chapais se présenta aux élections fédérales, en 1891, dans le comté de Kamouraska et il fut défait.En 1892, il entrait au Conseil législatif de Québec dont il fut président en 1895.En 1897, il fut ministre de la Colonisation et des Mines dans le gouvernement Flynn.Le parti conservateur étant passé dans l’opposition à Québec aussi bien qu’à Ottawa, Thomas Chapais, sans abandonner complètement la politique, se consacra surtout aux lettres.En 1897, il commença à publier dans La Presse, sous le pseudonyme d’Ignotus, des chroniques historiques qui devaient durer jusqu’en 1911.En 1899, il donnait à la Revue canadienne, sous le titre: A travers les faits et les œuvres, ses premières chroniques de l’actualité qui ne devaient cesser qu’avec la revue elle-même en 1922.De plus, pendant plus d’un demi-siècle, il multiplia discours et conférences qui ont été publiés en recueils.Mais Thomas Chapais est surtout connu comme historien.Il avait étudié dans ses chroniques de La Presse les intendants de la Nouvelle-France.Il s’attacha plus particulièrement à Jean Talon et, en 1904, il lui consacra une biographie qui passe, à bon droit, pour une des premières bonnes études historiques qui aient été publiées au Canada de langue française.En 1911, Thomas Chapais publiait une biographie du Marquis de Montcalm.Puis en i9i6« pour répondre à l’invitation de l’Université Laval, il commençait dans cette institution une série de cours sur l’histoire du Canada, de la Conquête jusqu’à la Confédération, cours qui se terminèrent en 1934.Thomas Chapais n’abandonna jamais complètement la politique.Il demeura membre du Conseil législatif et, en 1919, il fut nommé au Sénat.En 1930, il fut l’un des délégués du Canada à l’Assemblée de la Société des Nations à Genève.En 1935, il était fait par le Roi « Knight Bachelor », ce qui lui donna droit au titre de « Sir ».En 1936, l'honorable Maurice L.Duplessis l’appelait à siéger dans le cabinet provincial à titre de ministre sans portefeuille.Sir Thomas Chapais mourut le 15 juillet 1946 à Saint-Denis où il est inhumé.11 était, depuis 1892, membre du Comité catholique de l’Instruction publique et, depuis 1902, membre de la Société royale du Canada dont il avait été le président général en 1923-24 et qui lui avait décerné, en 1928, la médaille Tyrrell.Chapais a laissé une oeuvre assez considérable qui se divise commodément en trois parties: journalisme, discours et histoire.C’est l’historien surtout qui est demeuré, à juste titre, célèbre et il mérite d’être admiré et loué surtout lorsqu’on replace son œuvre à l’époque où elle a été composée et lorsqu'on tient compte des improvisations inévitables d’un historien canadien-français au début du XXe siècle.En effet, Chapais avait près de quarante ans lorsqu’il aborda l’histoire; il s’initia par lui-même 195 aux disciplines de cetîe science qui était pour lui en même temps un art.Il eut le souci de l'histoire « scientifique > et il fit disparaître de notre histoire une foule d’erreurs que ses prédécesseurs, moins bien documentés et plus romantiques, avaient acceptées.En général, on loue sans réserve les biographies de l’Intendant Talon et du Marquis de Montcalm, mais on se montre parfois sévère pour le Cours d’histoire du Canada.On lui reproche de n’être qu’une histoire politique qui souvent est même uniquement parlementaire.L’auteur le savait bien et dans l’avant-propos du dernier tome de son Cours, il écrivait: « C’est essentiellement l’histoire politique du peuple canadien-français, pendant un siècle, que nous avons voulu retracer.» On s’est aussi moqué du ton oratoire et parfois déclamatoire du texte imprimé en oubliant qu'il n’était que la reproduction verbatim des cours parlés.Mais le plus violent reproche qu’on ait adressé à l’auteur du Cours d’histoire du Canada est son esprit loyaliste qu'on a même qualifié de « torysme britannique ».Il se peut que Thomas Chapais ait été accusé d'être favorable à l’Angleterre simplement parce qu’il ne fut pas aussi antibritannique que certains nationalistes canadiens-français.Il pratiquait évidemment, comme la plupart des hommes publics de son temps, un culte profond et sincère pour la Couronne.Il connaissait mieux que ses prédécesseurs l’histoire de l’Angleterre, cela lui permit parfois de juger les événements canadiens sous un éclairage plus général.Cette perspective peut froisser un patriotisme passionné, mais est loin de s’opposer à l’objectivité requise de tout bon historien.Sir Thomas Chapais fut un gentilhomme de nos lettres, un historien consciencieux et malgré toutes les difficultés de l’improvisation, il a fourni une œuvre historique qui, même encore aujourd’hui, constitue une richesse pour les Lettres canadiennes d’expression française.* * * OEUVRES.— Les Congrégations enseignantes et le brevet de capacité.Québec, 1893.— Discours et conférences, (première série).Québec, 1897.— Jean Talon, Intendant de la Nouvelle-France (1665-1672).Québec, 1904.— Mélanges de polémique et d’études religieuses, politiques et littéraires.Québec, 1905.— Le Marquis de Montcalm (1712-1759).Québec, 1911.— Discours et conférences.(2e série).Québec, 1913.— The Great Intendant, A Chronicle of Jean Talon in Canada.Toronto, 1914.— Cours d’histoire du Canada.8 vol.Québec, 1919-1934.— Discours et conférences (troisième série).Québec, 1935.* * * SOURCES A CONSULTER.— Arles (Henri d'), Nos historiens.Montréal, 1921.P.193-216.— Bonenfant (Jean-Charles), Sir Thomas Chapais.Extrait de Culture 1946; VII; p.265-276.— Bonenfant (Jean-Charles), Thomas Chapais.Textes choisis et présentés par J.-C.Bonenfant.Montréal, Fides [1957], 96p.23cm.(Coll.Classiques canadiens).— Dandu-rand (Abbé Albert), Nos orateurs.Montréal, 1938.P.200-205.— Gauvin (Michel), Une heure avec Sir Thomas Chapais.Dans Le Mauricien, avril-mai 1938; pp.12, 13 et 43.— Groulx (Lionel), Monsieur Thomas Chapais.Dans Liaisons, volume I, 1947; p.12-17.— Lamothe (Elisabeth), Bibliographie de l’œuvre de Sir Thomas Chapais précédée de notes biographiques.Montréal, Ecole de Bibliothécaires, septembre 1939-1940 (manuscrit).— Morin (Victor), Sir Thomas Chapais (1858-1946).Dans les Mémoires et comptes rendus de la Société Royale du Canada, troisième série, tome XLI.Ottawa, 1947.P.119-125.— Roy (Mgr Camille), Historiens de chez nous.Montréal, 1935.P.123-141.— Turgeon (Jean-Marie), Les Vendredis de l’Oncle Gaspard.Québec, 1944.P.161-174.Jean-Charles BONENFANT Vient de paraître___________________ Coll.Bibliothèque économique et sociale l/APPRENTISSAGE Principes et réalisations dans le Québec par Théophile BERTRAND et Edmond CARON, C.A.762 pages $2.50 (par la poste $2.60) ________________chez Fides 196 Etudes critiques ‘Les Lettres canadiennes d'autrefois" En littérature, la critique, pendant la seconde partie du XIXe siècle, semble avoir capté la faveur de nos écrivains.C’est à cette constatation que M.Séraphin Marion consacre le tome neuvième de l’encyclopédie que, depuis vingt ans déjà, il a entreprise au sujet des Lettres canadiennes d'autrefois.On doit admirer la facilité avec laquelle il se meut à travers l'histoire de ce genre, assurément le plus difficile de tous.Ce genre « ne disposait alors que de deux instruments: l'encensoir et la matraque » (p.155).Veut-on un exemple des coups de boutoir que l’on pouvait s’asséner ?Fréchette, dans La Patrie du 17 novembre 1883 (voir La Vérité du 24), portraiture ainsi Tardivel: « Il est trop hypocrite, trop cagot, trop escobar, trop cafard, trop tartufe.On devrait enlever ça de la société comme un abcès, avec un bistouri, ou plutôt avec une pelle, comme un fumier * (p.127).Quant au degré de flagornerie auquel on pouvait atteindre, qu’on en juge par ce paragraphe qu’un journal montréalais cor sacre au Papineau de Fréchette: « La patrie, dans son orgueil et dans ses folles émotions de mère, presse sur son sein le sublime enfant qui, d’un seul coup de son aile de poète, vient la placer, dans le monde des lettres, à côté de la nation la plus avancée de la terre » !!! Qu'est-ce donc qui pouvait susciter à la fois Et cet excès d’honneur et cette indignité ?A travers sa loupe, M.Marion n'a eu aucune peine à discerner les causes de cette antinomie.La première, à n'en pas douter, est d’ordre politique: selon que l’auteur est un défenseur du trône et de l’autel (conservateur) ou un adepte de la sacro-sainte république (libéral), dès lors que le critique appartient au parti opposé, il sert à son adversaire les verges ou l'inonde de fleurs.D’autres Zoïles sont mus par des motifs littéraires: ceux qui exigent de la poésie qu’elle exprime des idées ne peuvent pardonner au versificateur qui en fait la servante du sentiment ou de l'imagination.Il faut aussi tenir compte de raisons historiques: qui déprécie les bienfaits de la monarchie française se rend coupable du crime de lèse-majesté aux yeux d’un royaliste; inversement, celui qui prône la liberté prétendument issue du 14 juillet et de la Déclaration des droits de l’homme devient, au contraire, à ces mêmes yeux, un hérétique fieffé.Ajoutez les jalousies personnelles: un poète qui n’a pas décroché le prix Montyon pardonnera mal à un confrère, même plus talentueux, de se l'être vu décerner.Enfin la notion du plagiat n’est pas étrangère aux querelles de l'époque: là où l’un le fait consister en la moindre ressemblance de mots, d’hémistiches ou même de thèmes, un autre n’y verra qu’un souvenir obscur ou plagiat involontaire (p.160-171).Toutes ces influences réunies expliquent la bataille homérique ou humoristique, selon le cas, dont M.Marion raconte ici l’histoire.A la suite du grand Corneille accusé d’avoir copié Godeau.l’évêque de Grasse (p.165-166), plusieurs de nos lettrés reçurent des coups de matraque: Routhier, Tardivel, Chapman, Roul-laud; pour chacun d'eux, M.Marion réduit à la juste mesure les coups attrapés.Mais, constatant que « Louis Fréchette, en raison de ses dons et de ses succès, fut la cible de la critique » (p.69-70) à l’époque chez nous, il consacre les trois quarts de son livre aux attaques dont fut l’objet l’auteur de la Légende.C’est que Fréchette, dépité de n’avoir pas été réélu au Parlement, avait, dans La voix d'un exilé, rendu tous ses compatriotes responsables de son exil volontaire à Chicago et déversé, sur les plus respectables d’entre eux, les injures les plus basses.Dans sa Petite histoire des rois de France, il avait décrié les représentants les plus bienfaisants de la monarchie.Pêle-mêle et Mes loisirs contenaient des pièces qui attribuaient à la seule république la conquête de la liberté.Dans la Légende, le même thème revenait encore, amplifié à satiété.Papineau réclamait, pour le chef verbeux et ses comparses de 1837-1838, le mérite des concessions obtenues de l'Angleterre; le drame exaltait les billevesées que le tribun avait fait insérer par Morin dans les 92 Résolutions.Enfin, le 5 août 1880, l'Académie française avait décerné au poète le prix Montyon, récompense accordée de toute évidence à la fidélité des Canadiens français tout autant, sinon plus, qu’au talent et à l'art d’un de leurs écrivains (p.65-68).Malheureusement, cet écrivain, qui avait pourtant reconnu sa dette envers Crémazie dans ce vers frappé, 197 Nos chants naquirent de tes chants, voulait être considéré comme le poète national du Canada français.Or, par tout ce que nous venons de voir, il prenait exactement le con-trepied de l'idéal que caressait la masse de ses compatriotes; cet idéal, M.Marion le dessine dans une page à lire (p.106).De plus, il avait commis la faute, dans Le retour de l'exilé, de démarquer La Bastide rouge d’Elie Berthet, sans donner crédit à l’auteur du roman (p.123-145).Il n'en fallait pas plus pour déchaîner contre lui le ban et l’arrière-ban de ses adversaires: politiques, philosophes, lettrés, poètes surtout.Parmi eux se distinguèrent deux ferrailleurs, qui pourtant avaient d’abord été de ses meilleurs amis: Basile Routiiier et William Chapman.Sur le premier.M.Marion passe assez rapidement (p.70-84); il s'étend davantage, et avec raison, sur le second (ch.III-IV).C’est que Le Lauréat de Chapman permet à M.Marion de montrer à quelles mesquineries, sinon à quelle bassesse, la jalousie et la haine peuvent faire descendre la critique.Plus que toute autre attaque, ce livre lui fournit l’occasion d’exposer quelles sont, en art et en patriotisme, ses propres théories.S’il n’admet pas que la poésie doit se nourrir d’idées, il n'admet pas non plus que l’originalité consiste à n'imiter personne (p.157) et il souscrirait volontiers au vers célèbre de Coppée, Qui donc dois-je imiter pour être original ?pourvu qu'on le complète par celui du fabuliste: Mon imitation n’est point un esclavage.Sagement il distingue entre France royaliste et France républicaine; avec tous ses compatriotes du temps, il opte pour la première, élément d'ordre, contre la seconde, maison de discorde, et il ridiculise discrètement ce bobard cher aux Canadiens prudents comme aux Français à la tête chaude: la France éternelle.Il s'amuse même du vœu précaire qui rattacherait de nouveau le Canada à la France (p.125).Et M.Marion termine en constatant, avec une joie évidente et légitime, que, malgré toutes les diatribes dont Fréchette fut la cible en son temps, la postérité lui a rendu plus de justice.Si l'on ne peut lui appliquer le portrait qu'il a lui-même dessiné de Papineau, Il fut la voix d'un peuple et longtemps notre race N’eut que sa main pour glaive et son bras pour cuirasse, du moins pour elle « Fréchette demeure jusqu’à ce jour notre meilleur, et peut-être notre unique tête épique » (p.188).Ce qui fait le mérite et de l’enquête et de l'exposé de M.Marion, dans ce volume comme dans les autres de son encyclopédie, c’est que, fondés sur des documents de première main, ils sont conduits avec un sens critique vigoureux, nuancé d’une bienveillance éclairée.Ici, à part les multiples journaux qu’il a dépouillés, il s'appuie sur cette compilation précieuse: Les Guêpes canadiennes.A leur propos, on voudrait qu’Auguste Laperrière y eût inséré aussi Les deux girouettes ou l’hypocrisie démasquée (1834).le pamphlet virulent que Louis-Hip-nolyte Lafontaine dirigea contre les deux avocats montréalais Dominique et Charles Monde-let.On voudrait encore que M.Marion fût parvenu à identifier tous les détenteurs de pseudonymes, comme il a fait de F.A.B.(p.158), le même que Cartouche (p.128).En vue d'une réédition, M.Marion ne nous en voudra pas de lui signaler quelques vétilles.Par son étymologie même, anno ante ou ante annum, « l’année d’avant, l’année précédente », antan (p.120) ne peut aucunement signifier « autrefois ».C’est un anglicisme que d’em-n'oyer Législature (p.122) pour Parlement, Chambres, Assemblées; en français, le mot désigne seulement le temps qui s’écoule entre deux Parlements successifs, chez nous cinq ans.Le « certain A.Millien » (p.56) est certainement le poète-paysan Achille Millien, né en 1838, à qui on doit, comme folkloriste.Chansons de Grèce, de Serbie et du Monténégro.Au sujet de Lusignan (p.125, note), on aurait pu mentionner A la mémoire d’Alphonse Lusignan (1893), un hommage posthume dû à ses amis.Puisse la santé de M.Marion lui permettre de nous servir de guide, longtemps encore, dans de pareils pèlerinages à travers notre passé littéraire ! 1 2 Emile CHARTIER, p.d.(1) MARION (Séraphin) LES LETTRES CANADIENNES D'AUTREFOIS.Tome IX.Hull.Editions de l’Eclair 1958.193p.20cm.$2.90 (frais de port en plus) Pour tous (2) Paru dans le Travailleur de Worcester (Mass.), jeudi le 6 février 1958.198 “le.’ Après la lecture de ce livre, on se demande si l’éditeur qui publie de pareilles œuvres ne dessert pas les lettres canadiennes beaucoup plus qu’il ne les sert.Un ouvrage aussi pauvre ne méritait certes pas la publication, et c’eût été rendre service à l'écrivain que de lui conseiller d’apprendre son métier avant d’en livrer au public les fruits prématurés.Il ne suffit pas d’avoir accumulé une montagne de griefs contre la société d’où l’on est issu pour recevoir du ciel, un bon matin, des talents de Don Quichotte de la plume, et pour s’improviser romancier par-dessus le marché.Pour être un bon romancier, il est élémentaire de savoir sa grammaire — pour, au moins, différencier un conditionnel passé d’un passé défini — de connaître le contenu exact des termes que l'on emploie, d’avoir un minimum de goût pour manier sa langue; toutes choses qui eussent évité des passages dans le genre de ceux-ci.pris au hasard parmi cent autres: « Ce s expansions communes [épanchements entre un père et sa fille] trouvaient leur source en des besoins concourants.(P.18) « Henri et Françoise verbiagaient à fond de train, installés à califourchon sur le banc opposé, un peu à l'écart.Derrière le flux de leurs paroles, se transfusait un épanchement qu’ils prisaient sans le bien identifier, un débordement réciproque, à la fois ni fraternel ni sensuel.Françoise était surtout adorable quand elle se laissait aller à la ferveur de son idolâtrie, car il eût été injuste d'associer le mal au jugement d'une tendresse qu'on devinait aussi noble." (P.22) Mme Millar s'imposait des « privations emphatiques» (p.27).« Four le baptême qui avait été porté [sic] a la fin de mars.» (P.28) « A mesure qu’approchait l’eucharistie, son a-il [à la mourante], comprenant de plus en plus, tournait au sévère.> ( P.205 ) Un bon romancier doit surtout savoir qu'un roman vit de personnages de chair et d’os, et non pas de caricatures qui ne sont que la projection des griefs personnels de l’écrivain.Comment voir, dans ce roman, autre chose qu’un recueil de caricatures ?Jules Gobeil est parti en guerre contre l’éducation qu'on reçoit dans les collèges dirigés :-ar les religieux.Son héros, Henri Millar, on le devine aisément, est le parangon de toutes ces pauvres victimes d’un « élevage en masse >.Se croyant à tort appelé au sacerdoce, il fréquente ces lieux infects où flottent des relents d’urine, pavés de « placards avilissants > dont les cartouches parlent « un langage morose de châtiments éternels, de flammes destructives, de jugements féroces, de morts subites » (p.21).Ses éducateurs ne sont, semble-t-il, que des obsédés sexuels préoccupés avant tout de répandre la contagion de leur maladie, des maîtres de discipline qui connaissent à fond l'art d’espionner, et dont l’inhumaine rigidité envers les élèves n’a d’égale que la mielleuse douceur dont ils font montre devant les parents.Fendant les vacances, l’enfant martyr qu’est Henri, n’est pas beaucoup mieux partagé que durant les périodes scolaires.Il retrouve, à la maison, un père véreux, une mère et une sœur bigotes.Ici, Jules Gobeil se sent une âme moliéresque pour confondre nos tartufes.M.Millar, maire de la paroisse, est, selon les moments, un politicien retors qui s’attire des électeurs par des « shows » clandestins ou un financier véreux qui a absolument besoin des prières de sa femme pour le succès de ses petites affaires; cela ne l’empêche pas de s’afficher comme un grand ami du curé.Mme Millar s’adonne à la bigoterie (curieusement confondue ici avec la dévotion: « toutes les âmes dévotes sont superstitieuses », p.185).Elle rêve de voir son fils monter à l’autel afin de pouvoir, elle, finir ses jours dans l’ombre d’un presbytère.Prenant ses rêves pour la réalité, elle harcèle son fils pour qu'il ne dévie pas d’une voie aussi digne, et crie haro sur le baudet chaque fois qu’il semble s’interroger.Marie-Thérèse Millar renchérit sur sa mère en sottise et en exaltation pseudo-mystique.Elle se précipite aux offices religieux, abhorre les hommes, consulte les cartomanciennes avec la même régularité qu’elle célèbre le premier vendredi du mois.Au retour d'un voyage en Floride, elle se découvrira enceinte.sans trop savoir — prétend-elle — comment cela s’est fait, et elle n’aura rien de plus pressé que de s’assurer la complicité de sa mère pour faire disparaître l’enfant.Elle finira par entrer chez les religieuses, après la mort de Mme Millar.Le milieu paroissial d’Henri Millar ne vaut guère mieux que sa famille.La paroisse gravite autour de la personne du curé, une caricature chargée à plaisir.Le curé Gauvin n’a rien du 199 8412 pasteur d'âme; d'abord et avant tout il administre un budget: il néglige l’enseignement religieux pour ne parler que de bilan et de quêtes; il recourt à la crainte pour « vendre du Ciel à pleine chaire »; il plie pavillon devant les grands et biaise avec ceux qui peuvent garnir sa caisse.Dans tous les autres domaines, son comportement.tel qu'il est décrit tout au long du livre, est d’un grotesque achevé, qu’il s'agisse d’éducation sexuelle ou de l’assistance à donner à une mourante.On imagine un peu dans quelle conjoncture, collège-famille-paroisse, évolue notre pauvre Henri.Par bonheur, il a, pour compenser, l’amour qui l’unit à Françoise, une amie d’enfance, et la bienveillance que lui témoigne le père de celle-ci.M.DesMoulins.Par bonheur aussi, la tournure d'esprit du jeune collégien inquiète les religieux qui sautent sur le premier prétexte pour le renvoyer du collège.Par bonheur enfin.grâce à l’appui de M.DesMoulins, il entre à l'Institut Pascal, pas autrement identifié, mais où les éducateurs sont des « anges >; leurs « ailes » sont douces au pauvre Henri, comparées aux griffes démoniaques auxquelles il vient d’échapper: « Dans celle Maison, les Lettres étaient à l'honneur et les bonnes mœurs n’étaient précitées que pur l’exemple.Grâce à l’externat, les étudiants se développaient de façon normale, ils respiraient une atmosphère que personne n'avait la fonction de salir, côtoyaient des humains dont la profession se justifiait en dehors du péché.» (P.107) Dans cet Eden, Henri termine sa rhétorique, puis décide de se faire missionnaire en Afrique, et pour cela s'inscrit au Juvénat des Evangélistes spirituels, en France.Son directeur, qui le sait pourtant amoureux de Françoise, ne fait rien pour le dissuader.En France, Henri se jette avec passion dans l'étude, et il se prépare au sacerdoce tout en entretenant dans le secret, sans trop s’en rendre compte, son amour pour la petite Canadienne.La lumière ne viendra qu’après que le jeune homme aura prononcé ses vœux perpétuels ! I a neurasthénie qui l’accablait jusqu’alors culmine dans une crise nerveuse au cours de laquelle le jeune diacre devient aveugle.Comme il ne peut être prêtre sans avoir recouvré la vue, on soumet son cas à Rome et on l’envoie se reposer dans sa famille.C'est un bien étrange diacre qui rentre au Canada.On s’en rend compte, ici, la caricature que Jules Gobeil nous avait dessinée en la personne du curé Gauvin, n’était qu’un prétexte à d’abusives généralisations.Henri débla- téré contre les prêtres avec une violence inouïe, s'appuyant sur l’Evangile qu’il interprète avec une fantaisie à faire pâlir celle des Témoins de Jéhovah (cf.p.221).Il s’emporte contre sa mère qui lui conseille de demander sa guérison et lui expose une théorie rien moins que spécieuse sur les miracles qui ne seraient dus qu’à la seule volonté de l’homme, sans intervention de Dieu (p.197).La mort de sa mère ne changera rien aux dispositions du jeune homme, mais il recouvrera subitement la vue.Il dissimule la chose jusqu’au jour où le curé Gauvin lui apprend qu’il sera relevé de ses engagements à la condition de se soumettre à un « examen médical définitif >.Comme il ne s’attendait pas à cette condition, Henri s’insurge et crie qu’il ne veut ni « être un prêtre stérile ni ravaler son amour pour Françoise en le rendant clandestin * (p.223).L’épisode final constate que l’Eglise a perdu un prêtre.Ceux qui liront ce livre perdront, eux, un temps précieux.C’est un réquisitoire mal écrit.R.LECLERC (I) GOBEIL (Jules) LE PUBLICAIN.Roman.Montréal, Le Cercle du Livre de France [cl958J.232p.20.5cm.(Coll.Nouvelle-France, no 3) Dangereux Réédition _______________________________________ Collection Rêve et Vie Enthousiasme par Michelle LE NORMAND 3e édition 12e mille 174 pages $1.50 (par la poste $1.60) _________________chez Fides 200 Littérature étrangère Etudes critiques "Automation et avenir humain"(,) A l’heure où certains peuples travaillent pour accéder à la civilisation technique, d’autres réalisent déjà ce qu’on a appelé la seconde révolution industrielle.Ce qui laisse parfois songeur sur les lois qui président à l'évolution historique des sociétés.Considérés dans l'axe de civilisation, des peuples contemporains peuvent vivre à des âges historiques très différents.Tout se passe comme si l’esprit humain, en de rares milieux, se développe selon un rythme de progression constante, cependant qu’il demeure tari et inactif en d’autres circonstances.Quoi qu'il en soit, l’automation accomplit actuellement, dans certaines sociétés, une révolution qui posera de lourds problèmes à !a conscience de l’homme.La collection Recherches et débats, si bien dirigée par Etienne Borne, a voulu mettre ses lecteurs au courant de cette nouveauté et consacrer un numéro de ses cahiers au problème.Il fallait d'abord s’entendre sur le mot automation.Il aurait été créé en 1947, chez Ford, alors qu’une section d’ingénieurs de production a été dénommée Automation Department.Dès les premières pages, on trouvera donc la définition suivante: « On peut dire que l’automation réside dans la substitution d'organes technologiques aux organes humains d'effort, d’observation, d’attention, de mémoire et de décision ».Suit une série d'articles sur des expériences d'automation dans les usines.Cette partie, assez technique.demeure difficile à comprendre.Une seconde série porte sur l'utilisation de l'automation dans les tâches intellectuelles.On sait les services que peut rendre, dans la recherche scientifique, le « cerveau électronique ».L'usage pourrait très facilement se répandre dans les travaux d'administration, de statistiques, d’enregistrement, etc.Enfin, une dernière partie tente d’élaborer un bilan des répercussions possibles de l’automation sur l'avenir humain.Sur le plan strict du travail, on craignait surtout une augmentation de chômage.Mais aujourd'hui le spectre du chômage s'efface.L'automation a surtout pour effet un déplacement de main-d'œuvre, et pas nécessairement une diminution: il faut confectionner les machines, les diriger, les contrôler, les entretenir.Ainsi l’usine Renault qui a introduit l’automation, a vu son personnel augmenter de 37,296 en 1947 à 57.470 en 1956.Cependant on note les besoins croissants d'ouvriers professionnels.D’où la valorisation du travail et la disparition progressive d'un prolétariat ignorant.On dit que la Russie augmenterait son niveau scolaire jusqu’à 23 ans pour faire face aux énormes besoins de main-d’œuvre intellectuelle.La vie de l'ouvrier sera donc passablement modifiée: il y aura, si les pronostics se réalisent, un déplacement de * l’homme en blouse bleue » à « l'homme en blouse blanche », une diminution des heures de travail, une diminution de fatigue, et une augmentation des salaires.Dans la vie sociale, l’automation posera l'immense problème des loisirs.Idéalement, l'homme, dégagé des servitudes de la matière, devrait orienter ses loisirs vers la Pour les jeunes Coll.La Grande Aventure LA LETTRE À LA MER P par G.Ccrbclaud-Salagnoc 72p.Illustré.$0.90 (par la poste $1.00) __________________________ Chez FIDES 201 culture do l’esprit et apprendre à devenir plus homme.Mais en sera-t-il ainsi ?Sur le plan de l’éducation, naturellement, il faudra multiplier les écoles de génie et les écoles techniques.Mais on peut prévoir que l’accélération de l'histoire ne permette plus de former de grands ingénieurs et la masse d’élèves qui sortiront des écoles seront de petits techniciens.L'urbanisme également devra faire face a de nouveaux problèmes puisque l’automation provoquera une concentration énorme dans les villes.C’est là que s’installera la bureaucratie.et l'habitat humain sera probablement refoulé en dehors des centres.Enfin, au plan international, les relations entre les peuples sous-développés et ceux qui déjà possèdent l'automation s’avéreront plus difficiles.Au niveau strictement économique, ils ne seront plus de taille pour la concurrence.Quant aux répercussions sur l'homme lui-même, on peut se demander si l’automation ne marquera pas l’heure de l’avènement de l’homme-robot des romans d’anticipation.Mais cela reste le secret de l’homme et de sa liberté.On lira donc avec profit ce petit livre captivant.Le lecteur pourra y dégager d’utiles leçons.Yvon LAFRANCE ( I ) EN COLLABORATION AUTOMATION ET AVENIR HUMAIN.Paris.Librairie Arthème Eayard [I957J.194p.19cm.(Coll.Recherches et débats, cahier no 20).$2.50 (frais de port en plus).Pour tous, mais spécialisé ‘ Vincent de Paul Bailly un pionnier de la presse catholique (,) Après la biographie du Père d’AIzon par Gaëtan Bernoville (Lectures, 15 févr.1958), voici celle d'un de ses bras droits les plus efficaces, après l'homme de la conception, voici l’homme de l’exécution.En fondant les Assomptionnistes, le Père d Alzon avait assigné à leur apostolat trois buts principaux: ramener la piété dans le cœur des masses populaires; corriger les erreurs que la mauvaise presse semait dans l’esprit des ouvriers; reconquérir la liberté d’enseignement.C e dernier objet, le fondateur se le réserva presque; par sa Revue, par la création de VAlliance, par son activité dans la Commission de l’Instruction publique, il fut l’un de ceux qui obtinrent les droits reconnus à l’enseignement chrétien par les lois de 1850 et de 1875.Les deux autres buts furent atteints par ses collaborateurs immédiats, les Pères P:card et Vincent de Bailly, par celui-ci surtout.Le Père Bailly se rendait compte d’abord que.pour lutter contre la campagne de laïcisme.c'est-à-dire de déchristianisation, que menait en France la franc-maçonnerie, la meilleure arme était encore la prière publique.D’autre part, c était aux humbles et aux petits que l'école neutre s’était attaquée avant tout; c’était du cœur des masses qu’elle avait délogé le surnaturel.Pour l’y ramener, le Père Bailly multiplia les processions et les supplications publiques.Il organisa surtout cette œuvre de No-tre-Danie-de-Salut qui conduisit, à Lourdes, à Rome, à Jérusalem, des représentants de la France entière.Dix-huit fois, il prit en personne la tête de ces pèlerinages nationaux et même internationaux.Mais sa principale préoccupation fut le redressement de l’esprit populaire.C’est à quoi le Père Bailly destina l'entreprise qui l’a fait définir « le fournisseur général de la propagande catholique» (p.110), l'Oeuvre de la Bonne Bresse.Quel intellectuel de notre génération, pour se renseigner sur la vie du catholicisme français et même universel, n’a pas manipulé, feuilleté, collectionné aussi, les diverses publications émanées de cette officine ?Il y a 50 ans.on trouvait partout la Documentation catholique, le Cosmos, le Crucifix, les Contemporains, les Questions actuelles, le Mois, le Noël, Y Echo, le Sanctuaire, les Echos d’Orient.I Annuaire pontifical, le Catéchisme en images.II est peu de nos institutions qui, encore aujourd’hui, ne possèdent ces collections au complet.De tous ces organes, c’est La Croix et ses 150 éditions locales qui opposaient aux attaques des sectaires les charitables réponses de la vérité.C’est là aussi qu’on lisait chaque semaine les articles éblouissants de l’abbé Loutil (Pierre L'Ermite) et des tranches de ses futurs 202 romans.Or, il faut savoir que, de toutes ces publications, le rédacteur principal était toujours le Père Bailly (le Moine).Malheureusement, dans les diverses Croix, les allusions politiques voisinaient assez souvent avec les articles de défense religieuse.Comme elles étaient incisives, mordantes même.elles piquaient au vif l’épiderme des sectaires.Lors de l’affaire Dreyfus entre autres (1894-1899), que le Père Kokel résume clairement (p.152-159) et où il admet que le journal se trompa, les coups furent si drus que le Pape lui-même dut conseiller la modération et faire écarter le « fournisseur général ».Le Père Bailly s’effaça humblement; mais il avait, sans le vouloir, soulevé une tempête dont le récit occupe la majeure partie du volume (p.129-205).Elle devait emporter, avec les galeux Assomptionnistes, toutes les autres Congrégations autorisées ou non.Ce sont tous ces conflits que se trouve à aborder ici le Père Kokel, avec une remarquable pondération: attaques de Gambetta, Clé-menceau et Waldeck-Rousseau; sournoiseries d'un Loubet et d’un Combes; affaire Dreyfus; lois d'abonnement et d'Association; affaire du Ralliement.A lire cette description d’une époque « quand les Français ne s'aimaient pas » (Maurras), un cœur de catholique, de Canadien français surtout, ne peut s’empêcher de souffrir vivement.Il peut du moins en retenir une leçon: c'est qu’il ne faut laisser à l’erreur aucune chance de vicier les esprits; autrement, l'on s'expose aux pires conséquences nationales autant que religieuses.Un résumé du caractère intime du Père Bailly (p.209-215) fera se demander au lecteur renseigné si le Père Kokel n’a pas dessiné du même coup le portrait de ce prototype du moine que fut au Canada le vénérable Capucin Alexis de Barbezieux.Emile CHARTIER, p.d.(1) KOKEL (R ), a.a.VINCENT DE PAUL HAILLY, un pionnier de la presse catholique.[Paris] Editions Bonne Presse [c 1957].235p.19cm.$2.75 (frais de port en plus) Pour tous Vient de paraître Lionel Groulx, ptre NOTRE GRANDE AVENTURE L empire français en Amérique du ISord (1535-1760) Les causes d'ordre géographique, politique, militaire, économique, voire social qui ont déterminé les Français de l'ancien régime à bâtir un empire dans le Nouveau-Monde.Collection "Fleur de lys" 299 pages.Relié.6 hors texte.Cartes.Index $4.50 (par la poste $4.70) MONTREAL 25 est, rue Soint-Jacques PL 8335* SAINT-BONIFACE, Mon.135, avenue Provencher CH.7-1735 203 Notices bibliographiques Religion (2) JOURNET (Charles) LA MUSSE.Présence du sacrifice de la Croix.[Bruges} Desclée de Brouwer {1957}.376p.20.5cm.(Coll.Textes et Etudes théologiques) Pour tous Cet ouvrage a été classé parmi les 50 meilleurs parus en France, au cours de l'année 1957.Il est vraisemblablement le plus complet que nous ayons eu, jusqu’à présent, sur cet aspect de la Messe, et il tient compte des études valables publiées sur le sujet dans le passé.De plus.l'Auteur emploie la formulation technique communément en usage dans l'Eglise; il évite ainsi toute équivoque possible sur sa pensée véritable.Il serait trop long de faire une analyse critique relativement adéquate d'un tel ouvrage; qu’il suffise d'en signaler les lignes de faîte.L'A.établit clairement que le monde vit dans un univers de Rédemption, non de nature.L'état de justice originelle dans lequel le premier couple humain est apparu sur la terre n'a été que fugitif: ainsi.le péché et la Rédemption sont en constante imbrication existentielle.Les rapports entre le sacrifice de la Croix, de la Cène et de la Messe sont nettement indiqués.En bref, on peut dire que la Cène multiplie non le sacrifice sanglant de la Croix, mais son mode sacramentel de présence; ici, le sacrifice non sanglant est l'effet exclusif du Christ, tandis qu'à la Messe, l’effet principal est du Christ et l'effet ministériel est du prêtre.L'efficacité du sacrifice de la Croix étant souveraine, elle n'a pas à être complétée, mais appliquée, actualisée au cours du temps par le Christ glorieux.La même Hostie est offerte sous des modes différents, l'un sanglant et l’autre non sanglant, à la Croix et à la Messe.Le mode non sanglant ne se juxtapose pas, mais se subordonne au mode sanglant: d’où l’unicité du sacrifice sur la Croix et à la Messe.Le sacrifice n'est pas répété, mais il continue par la répétition du rite non sanglant.Il n’est donc pas tout à fait exact d’affirmer que le sacrifice sanglant est renouvelé d’une manière non san- glante; ce qui est renouvelé, c'est le rite extérieur, le sacrement, la célébration du sacrifice de la Croix.La thèse générale de l'Auteur semble pouvoir se résumer ainsi: la Messe véhicule jusqu'à nous la rémission des péchés obtenue sur la Croix; elle nous met en contact direct avec la Croix; elle est une présence opérative et réelle de l’acte sacrificiel rédempteur de la Croix, en plus de nous apporter la présence subtantielle du Christ maintenant glorieux.Parmi les opinions différentes qui tentent de préciser le caractère sacrificiel de la Messe, l'Auteur s'approche de celle de Vonier, Lé-picicr.Rohner, etc., mais en fournissant une thèse très élaborée et très solide, qu’i! informe de caractéristiques vraiment personnelles.Ovila MELANÇON MOINES DE SOLESMES (Les) NOTRE-DAME.Présentation et Tables par les Moines de Solesmes.Préface de Son Exc.Mgr Dubois.{Tournai} Desclée & Cie [1957}.456-[131}p.17.5cm.(Coll.Les Enseignements pontificaux, no 205).S4.55 (frais de port en plus) Pour tous Il est heureux que la publication de ce recueil de textes pontificaux sur Notre-Dame coïncide avec le centenaire des apparitions de Lourdes.Les Moines de Solesmes ont accompli ce travail avec la maîtrise et le soin qui caractérisent leur collection.Après l'ensemble des documents pontificaux eux-mêmes, qui couvrent les deux derniers siècles, les auteurs présentent une table alphabétique des principales matières, une table des auteurs cités, une table des documents et des sources.Ils y ajoutent une table logique très élaborée et très méthodique; elle indique les thèmes principaux de la mariologie et les idées qui en dérivent.L’introduction considère les sources, les principes et le développement de la doctrine mariale.Ensuite, il est question 201 du mystère de Marie, c’est-à-dire de sa maternité et de ses autres privilèges.Une deuxième partie groupe les références relatives à la vie de la Vierge avant et après la Pentecôte, et la troisième partie concerne la dévotion mariale.Ce recueil constitue la source documentaire de base pour toute étude mariologique.Ovila MH LANÇON MOINES DE SOLESMES LE LAICAT.Orientations et structures.Présentation et Tables par les Moines de Solesmes.{Tournai} Desclée & Cie.6l8-{95}p.17.5cm.(Coll.Les Enseignements pontificaux, no 208).$4.55 (frais de port en plus) Pour tous De plus en plus, la dogmatique et la pastorale mettent en lumière les principes doctrinaux qui fondent le rôle du laïcat dans l’Eglise.Les deux derniers Papes ont particulièrement insisté sur ce point, dans leurs encycliques, allocutions et autres documents apostoliques.Continuant leur remarquable travail de synthèse concernant les enseignements pontificaux, les Moines de Solesmes ont voulu présenter la pensée de l’Eglise sur le laïcat, selon leur procédé méthodologique habituel.Ainsi, après avoir fourni les textes pontificaux qui remontent aussi loin qu’à Benoît XIV (1740-1758), les auteurs disposent toute leur matière, dans la table logique, autour de deux idées centrales: 1 ° Les laïcs au service de l’Eglise, c’est-à-dire les objectifs de l’action du laïcat, ses activités et ses conditions d’efficacité.2° L’organisation du laïcat.c’est-à-dire sa nécessité, ses normes, sa structure interne, la genèse et l’évolution des mouvements laïcs, les rapports de l’Action catholique avec les autres mouvements, les relations entre clercs et laïcs.En bref, il s’agit d’une véritable Somme de l’action du laïcat dans l’Eglise, et les tables diverses qui ont été ajoutées permettent, par leur étendue et leur perfection technique, de retracer facilement les sujets désirés.Sans rapporter de définitions ex cathedra, ce recueil manifeste la pensée du Magistère ordinaire de l’Eglise, qui est le centre de l’unité catholique, et qui exige des fidèles un assentiment intérieur d'ordre moral.Ovila MELANÇON Littérature (8) FRISON-ROCHE RETOUR A LA MONTAGNE.[Paris] Arthaud [1957].311p.18.5 cm.S3.80 (frais de port en plus) Pour adultes Après une fugue à Paris, Brigitte réintègre le foyer conjugal.Elle y retrouve son jeune époux étendu sur sa couche funèbre.Zian a fait une chute dans une crevasse du glacier des Nantillons et quand on est par- venu à le retirer de l'anfractuosité, il avait cessé de vivre.Le choc fut terrible pour Brigitte.Mais elle se ressaisit et décide, par considération pour le petit qu’elle porte, de rester à Chamonix où elle habitera avec la tante de Zian.A part celle-ci, elle ne rencontre partout que froideur et mépris.Elle est l’« étrangère » que Zian a introduite dans le clan alors que « la règle sage veut qu’on se marie entre montagnards ».Au surplus, on se chuchote à l’oreille que Zian s’est délibérément exposé à un péril certain dans un accès de découragement causé par la désertion de Brigitte.Désireuse de se faire accepter, Brigitte se rend utile à la maison et aux champs; puis elle accepte du service dans une auberge afin de subvenir à ses besoins et à ceux du petit Jean-Baptiste.A l’horizon se dresse la masse imposante du Mont Blanc.Brigitte en a fait l’ascension maintes fois, naguère, avec Zian.La fascination des sommets et des escalades héroïques la tient toujours.Un bon matin, elle en a des fourmis dans les jambes, et ne peut plus résister à l’envie de grimper.Peau-d’Ane, un métallo de Billancourt devenu porteur, accepte de l’accompagner alors que tous les guides se sont défilés l’un après l’autre avec une moue orgueilleuse.Ses succès d’alpiniste valent à Brigitte la considération des Guides officiels.Ils accepteront même, sur les instances de la jeune femme, de lui confier la relève au refuge de Leschaux, dont personne ne veut plus parce que la clientèle ne s’y rend pas, les grandes Jorasses, situées sur le versant nord, ayant la réputation séculaire d’être inaccessibles.Après plusieurs semaines de solitude, elle voit arriver deux jeunes munichois désireux, pour la gloire de la Grande Allemagne, d’escalader les premiers les grandes Jorasses.Un orage d'une violence inusitée les surprend en parois verticales.L’un des deux lâche prise, se brise les reins dans sa chute et reste suspendu dans 205 le vide, retenu pur son câble qui le lie à son compagnon encordé.Ce dernier a le pied embarrassé dans les câbles attachés à un piton.Il gît tête en bas.Il sera tiré de sa position par Brigitte et Peau-d'Ane, mais rendra quand même le dernier soupir sur les lieux tandis que Peau-d’Ane redescend chercher du secours.La trame de ce roman est plutôt lâche.Elle est constituée d’événements qui n’origi-nent pas les uns des autres, et les liens qui les rattachent sont artificiels.On pourrait enlever celui-ci ou celui-là sans nuire — ou si peu ! — à l’ensemble du récit.Ils ne sont pas tous également nécessaires à l’action.Frison-Roche les suscite parce qu’ils lui permettent de décrire, par exemple, une avalanche, ou encore la recherche angoissée d'un enfant égaré sur les pentes boisées de la montagne.L'auteur fait d'ailleurs un tour d'horizon; il nous décrit le milieu physique et humain, nous présente les habitants du lieu, les amène à nous révéler leur caractère, leur tempérament, leurs qualités et leurs défauts.Puis il nous instruit sur le métier des porteurs et des guides tout en progressant dans son récit.Souvent, le lecteur regrette son ignorance en matière d’alpinisme: les explications n’éveillent aucune image, le vocabulaire est inconnu ou peu familier.Ce n'est qu’à la quatrième partie, intitulée Le Refuge, qu'on est vraiment captivé par le récit.Si l'Auteur avait élagué généreusement dans les pages antérieures et développé davantage cette dernière partie, il nous eût donné une œuvre forte, d'une unité parfaite, d’une puissance et d'un pathétique rares.Cette tentative risquée de secourir les deux jeunes alpinistes téméraires suscite chez le lecteur une tension exceptionnelle.L’ascension des parois lavées par la pluie puis rendues extrêmement glissantes par le verglas se fait au prix de difficultés inouïes.La vie de chacun tient à un rien.Une femme, Brigitte, veille un mourant deux jours et deux nuits sur une plateforme inaccessible, très exiguë, à des milliers de mètres d’altitude, sans vivres, exposée à toutes les intempéries.Peut-être sera-t-on incapable de renouveler l’exploit de monter jusque-là.Et cette femme est la maman d’un jeune enfant qui habite là-bas au fond de la vallée ! Les personnages du roman ont beaucoup de personnalité.Brigitte est une femme très sympathique, compréhensive, et dévouée à l’excès.Les guides sont frustres, comme tous les montagnards, durs à la tâche, audacieux et tout d’une pièce.Ils s’emportent facilement, lèvent le poing à la moindre provocation, suspectent les « étrangers », mais ils sont généreux.humains et oublient les rancunes dans une franche poignée de main.Le grand personnage cependant, le vrai peut-être, c’est le Mont Blanc.C’est lui qui règle l’écoulement des jours, du temps et de la vie.Il est une sorte de divinité qui intervient dans la destinée des humains qui vivent à son ombre.De temps à autre, il se choisit des victimes qu'il sacrifie à ses humeurs capricieuses.Il prend les meilleurs: les braves, les intrépides, les forts.Clément SAINT-GERMAIN Faits et commentaires André Ber, l’auteur du Mystère des trois roches, publiera prochainement, aux Editions Fides, un roman d’aventures intitulé Vile perdue.* * * Mme Thérèse Gouin-Décarie publiera sous peu, chez les mêmes éditeurs, un intéressant ouvrage sur les avantages de l’école maternelle.Cette œuvre s’intitulera: L'Ecole à trois ans.Un nouveau roman de M.Léo-Paul Desrosiers est actuellement sous presse: Vous qui passez.* * * Les extraordinaires aventures de la baronne Von Trapp ont fait l’objet d’un film qui passe actuellement sur les écrans de France et connaît un extraordinaire succès.Il est probable 206 que ce film sera projeté sur les écrans canadiens au cours de l’automne prochain.* * * Mgr Ernest Lemieux, p.d., ancien doyen de la faculté de Théologie de l’Université Laval, a publié, aux Presses universitaires Laval, un ouvrage en quatre tomes, qui présente, avec introductions et annotations par l’auteur, le texte de tous les documents pontificaux qui ont trait à Marie depuis un siècle.* * * St-Hyacinthe (CCC) — La campagne contre la littérature mauvaise et contre l’intempérance a d’heureuses répercussions, particulièrement dans le diocèse de Saint-Hyacinthe où vient de se former un comité diocésain de vigilance.M.le chanoine Hains, de l’Evêché, en est le conseiller moral.?* * Rome (CCC) — Une revue médicale éditée par l’Ordre des Frères Hospitaliers de saint Jean de Dieu vient de paraître sous le titre: Res medicœ.A cette publication, paraissant en quatre éditions (française, italienne, anglaise et allemande, espagnole et portugaise) collaboreront les 4,300 médecins des 214 hôpitaux que les Frères de saint Jean de Dieu dirigent dans 26 pays du monde entier.Les articles seront publiés dans la langue de l’auteur, mais une synthèse en sera donnée en six langues.La rédaction de cette revue est à Rome.* * * En marge du magnifique spectacle que présente, à Montréal, la Comédie canadienne, l’Alouette de Jean Anouilh, on aurait intérêt à lire la critique très nuancée et très juste, qui est parue dans les Etudes (no de janvier 1954), sous la plume de Jean Mauduit, au moment du lancement de la pièce à Paris.L’auteur y souligne le charme prenant du spectacle, en dégage les faiblesses et fait les réserves qui s’imposent.Un résumé substantiel de cette critique paraîtra dans le numéro d’avril de la revue Mes Fiches.Paris (CCC) — La nouvelle imprimerie que la Maison de la Bonne Presse a fait construire à Montrouge, et dont les installations très modernes serviront notamment pour l’impression de l'hebdomadaire Le Pèlerin a été solennellement inaugurée par Son Em.le cardinal Feltin, archevêque de Paris.* * * PARIS (CCC) — Le prix de poésie Francis Jammes 1958 a été décerné à un prêtre, M.l’abbé Begarie, pour son recueil de poèmes L’absence et les miroirs (Editions Debresse).Le lauréat, âgé de 36 ans, qui a signé son œuvre du pseudonyme Georges Saint-Clair, est surveillant d’études au Petit Séminaire de Nay, dans les Basses-Pyrénées, d’où il est originaire.?* * ROME (CCC) — Tous les documents pontificaux se rapportant aux problèmes de l'Art, depuis saint Grégoire le Grand jusqu’à Sa Sainteté Pie XII, ont été réunis, par Son Em.le cardinal Celso Costantini, dans un ouvrage qui vient de paraître.Ce recueil contient également les décrets des Conciles, les prescriptions du Code de Droit Canon, les documents émanant du cardinal camerlingue, des dicastères romains, de la Secrétairerie d’Etat, de la Congrégation du Saint-Office et de la Commission pontificale pour l’Art sacré.Il est complété par les discours de Pie XII sur l’Art et l’Artisanat sacrés.Vient de paraître_____________________ Collection La Gerbe d'or Élise Velder par Robert CHOQUETTE Tous les personnages familiers de la populaire émission de télévision.256 pages.Format SV* x 8V* $2.50 ( par la poste $2.60) ________________________chez Fides — j 207 572 SECRETARIA DE LA PROVINCE, ARCHIVES DE LA PROVINCE, Ouvrages sur lourdes AGNELLÈT (Michel), Cent ans de miracles à Lourdes.1958.177p.ill.Relié $4.80 AUCLAIR (Marcelle), Bernadette.Préf.du card.Feltin.285p.ill.Relié $3.50 BELLENEY (Chan.J.), Bernadette, messagère en chrétienté.Préf.du card.Gerlier 225p.$1.35 BESS1ERE (A.), s.j., Sainte Bernadette nous parle.128p.$1.00 BERNOV1LLE (G.), Lourdes, cité des âmes.187p.ill.$2.10 CARREL (Alexis), Le voyage de Lourdes.248p.$2.00 *** Centenaire de Lourdes.(No de Fêtes et Saisons, févr.1958) 24p.ill.$0.25 CROS (L.M.), s.j., Lourdes.Témoins de l’événement.Préf.de S.E.Mgr Théas.1957.355p.$6.25 CR1ST1ANI (Mgr L.), Sainte Benmdette.165p.$0.90 DEROO (A.), Lourdes, cité des miracles ou marché des illusions.1956.223p.(Coll.Biblio.Fcclesia) .$2.50 DUBOIS (Mgr), Petite Somme mariale.1957.389p.ill.$5.70 FAVREL (C.), Lourdes.Terres de miracles.Album illustré .$3.60 FOURNIER (C.), Miraculés de Lourdes.1957.249p.$2.45 GASNIER (M.), o.p., Le message de Lourdes.1956.196p.ill.$1.80 GREGOIRE-COUPAL (M.-A.), Le carillon d’espérance.Fides, 1957.iU.$2.50 LAURENT1N (R.), Sens de Lourdes.Préf.de S.E.Mgr Théas.1956.143p.$2.40 LAURENT1N (R.), Lourdes.Documents authentiques.Publ.off.du centenaire, 1957.331p.$4.80 *** Lourdes et les pèlerinages de la Vierge.1958.111.(Coll.Beaux pays) $8.40 LEGAULT (E.), c.s.c., Notre-Dame de toute joie.Fides, 1958.64p.ill.$1.00 MARECHAL (H.L.), o.p., Des visites de la Vierge au don de soi.1958.29p.$0.30 *** Miracles, signes de Dieu.(No de Fêtes et Saisons, mars 1958) .$0.25 PETITOT (P.H.), o.p., Sainte Bernadette.Sa vie intérieure et religieuse.242p.$2.70 REGAMEY (P.), o.p., Les plus beaux textes sur la Vierge Marie.Nouv.éd.1957.406p.$3.40 SA1NT-P1ERRE (M.de), Bernadette et Lourdes.124p.(Coll.Livre chrétien) .$0.90 SUENENS (Mgr J.), Quelle est celle-ci?Essai de synthèse mariale.1958.122p.(Coll.Je sais, je crois) .$1.50 TROCHU (Mgr), Sainte Bernadette Soubirous.La voyante de Lourdes.572p.ill.$6.00 TROCHU (Mgr), Bernadette, la voyante de Lourdes.1957.ill.(Coll.Les saints par l'image) .$8.40 WERFEL (F.).Le chant de Bernadette.Roman d'une destinée merveilleuse.482p.$3.50 (Coll.Livre de poche), 500p.$1.00 YVER (C.), L’humble sainte Bernadette.185p.$1.00 Pour les jeunes: CLEMENT (B.), La Reine et la 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