Lectures, 1 septembre 1958, lundi 15 septembre 1958
LECTURES Nouvelle série .Vol.5 - No 2 Montréal, 15 sept.1958 On ne détruit bien que ce que l'un remplace * Il y a, dans le très large éventail des journaux illustrés pour enfants, des périodiques de valeur.Le devoir des chrétiens conscients de leurs responsabilités en ce domaine n’est-il pas de les connaître, de les aider à vivre.» (Son Exc.Mgr M.Lallier) Le Comité catholique de l’enfance publiait en France, en 1955, une brochure intitulée Choisir leurs journaux.Brochure peu volumineuse — une trentaine de pages, environ — mais dont le texte, condensé en un très petit caractère, offrait une mine de renseignements précieux sur le problème de la presse enfantine, des conseils judicieux et pratiques pour organiser la diffusion des illustrés de valeur, ainsi qu’un essai de classification des journaux pour enfants.Notre propos n’est pas de présenter à nos lecteurs une brochure parue depuis plusieurs années; sans doute est-elle déjà entre les mains de beaucoup d’éducateurs.Mais les idées maîtresses qui y étaient exposées nous reviennent spontanément en mémoire, à l’occasion de la publication, par les éditions Fides, d’un nouvel illustré pour enfants: Le Petit Héraut.11 y a un problème de la presse enfantine, et les éducateurs les mieux avisés sont ceux qui s’appliquent à en cerner toute la réalité concrète.L'éducation la meilleure peut si facilement être battue en brèche par ces illustrés, américains ou autres, dont les enfants se gavent pendant leurs loisirs, c’est-à-dire pendant ces heures où ils sont, d’ordinaire, plus réceptifs et plus aisément influençables.La clé de tel comportement bizarre d’un bambin ou du caractère difficile d’une fillette, peut-être la faudrait-il chercher du côté de ces personnages grossiers ou fabuleux, accueillis comme compagnons de loisirs ou comme mentors au pays des rêves.Ne sont-ils pas encore trop nombreux, les parents qui recourent aux illustrés comme à une morphine pour calmer une trop turbulente progéniture ?A qui sait avoir l’œil ouvert sur les journaux qui circulent dans le monde enfantin, il apparaîtra très vite qu’un travail d’assainissement s’impose.A côté d’illustrés vulgaires et violents, combien d’autres sont insignifiants ou absurdes ?Pourquoi ne pas tenter, avec doigté et douceur, de leur en substituer d’autres qui, d’une valeur technique égale, ont cependant une réelle portée éducative ?La brochure Choisir leurs journaux en conseillait un bon nombre.Il faut ajouter à cette liste les illustrés canadiens bien connus, tels que Hérauts, François et Claire qui devraient pénétrer dans toutes les familles canadiennes.Il faut aussi ouvrir toutes grandes les portes de la famille devant le dernier-né des illustrés canadiens, Le Petit Héraut.Frère cadet de Hérauts, ce nouvel illustré s’adresse aux petits de six à huit ou neuf ans.Ils en aimeront la formule rajeunie, aussi captivante qu’elle est éducative: contes fantaisistes, largement illustrés; coloriage, découpage, concours et autres jeux éducatifs; page religieuse; notions très simples de sciences naturelles.Le tout a été conçu et réalisé par des éducateurs d’expérience et des techniciens compétents en vue de joindre l’utile à l’agréable, et d’instruire les bambins tout en les amusant.Tous ceux qui ont charge de l’enfance seraient bien avisés de se faire les propagandistes du Petit Héraut.C’est là un moyen bien positif de travailler à assainir une presse enfantine qui, trop souvent, neutralise les bons effets de l'éducation familiale et scolaire.R.LECLERC N.B.— le Petit Héraut paraît deux fois le mois.On s’y abonne au prix de $2.00 par année.Des prix spéciaux sont consentis aux éducateurs pour des achats par quantités. 1 LECTURES REVUE BI-MENSUELLE DE BIBLIOGRAPHIE CRITIQUE publiée par le SERVICE DE BIBLIOGRAPHIE ET DE DOCUMENTATION DE FIDES Direction: R.P.Paul-A.Martin, c.s.c.Rédaction: Rita Leclerc Abonnement annuel: $2.00 Etudiants: $1.00 Le numéro: $0.10 FIDES, 25 est, rue Saint-Jacques, Montréal-1 — UN.1-9621 Autorisé comme envoi postal de la deuxième classe.Ministère des Postes, Ottawa.On devrait se faire un devoir de lire L'enseianement social des évéques canadiens de 1891 à 1950 par JEAN HULLIGER, ptre « Une étude objective qui constitue uns mine précieuse pour ceux qui voudront se renseigner sur le travail apostolique des évêques canadiens ou qui auront à faire des recherches dans le domaine de la pensée épiscopale canadienne.» Lettre-préface de S.Exc.Mgr Arthur Douville 373 pages.Bibliographie et index analytique $4.50 (par la poste $4.65) MONTRÉAL 25 est, rue Saint-Jacques UN.1-9621* SAINT-BONIFACE, Man.135, ave Provencher CH.7-1735 Index des auteurs recensés dans ce numéro BUSH (F.O.), p.26 CAUCHY (V.), p.22-23 CHAIX-RUY (J.), p.26 CLAIR (M.), p.31 DE MARGER1E (Y.), p.25 DERM1NE (L.), p.30 EST1ENNE (Y.), p.26 FORTIN (A.), p.30 GEORGE (A.), p.28-29 G R EGOIR E-COU PAL (M.-A.), p.30-31 HERGE, p.31 MADEC (R.), p.27 MENARD (J.), p.23-24 MORIN (P.), p.19-21 RAWLINGS (M.K.), p.27-28 SOLHAC (C), p.31 VAN AGT (J.), p.29 WEIDER (B.), p.25 Publication approuvée par l’Ordinaire 18 Etudes d'auteurs canadiens Paul Morin Paul Morin D’Equilly, fils unique de Henry E.Morin d’Equilly, surintendant de l’Union Mutuelle, et d’Antonia de La Moran-dière Marchand, naît à Montréal le 6 avril 1889.Sa mère était la fille de Ma-joric Marchand, avocat, dont l’épouse fonda à Montréal la célèbre école de Musique: l’Académie Marchand.De 1894 à 1907 il poursuit ses études: primaires, au Protestant High School of Montreal; puis secondaires, d’abord à Montréal, chez les RR.PP.Jésuites, au collège Ste-Marie, ensuite, au lycée Saint-Louis-de-Gonzague à Paris, dirigé également par les Jésuites.Pour obéir à une exigence paternelle dont la récompense, s'il réussit, sera la permission de poursuivre ses études en Lettres à Paris, il s’inscrit à la faculté de Droit de l’Université Laval à Montréal.Reçu trop tôt pour être admis à la pratique (le cours de Droit était alors de trois ans), il part pour la France où il s’inscrit à l’Université de Paris.Deux ans plus tard, en 1912, il recevra le titre de docteur ès lettres.On affirme qu’il est le premier Canadien à qui ce titre fut décerné en France.Entre temps, en 1911, il a publié, chez Lemerre à Paris, son premier recueil de poèmes: Le Paon d’émail.Sa thèse principale — Les Sources de l’œuvre de Henry Wadsworth Longfellow — paraît à Paris en 1913 *.Au cours de l’été de la même année, il est Tutor in French à Constantinople au The Haldane English School.En 1914, rentré au pays, il enseigne l’histoire de la littérature française à l’Université McGill.C’est la première fois que ce poste est occupé par un Canadien-français.Mais le goût du voyage et de l’étranger le reprend rapidement.De 1915 à 1916, il sera professeur de langue et de littérature française au Smith College (Northampton, Massachusetts).En 1916, il prononce une série de vingt conférences intitulées: La Renaissance et une deuxième Renaissance, 1870-1890, devant un groupe de professeurs de l’Université de Harvard (Cambridge, Massachusetts).Mais c’est à l'Université de Minnesota en qualité de professeur de langue romane qu’il passera l’année 1916-1917.En 1917, il épouse Geneviève van Renns-laer-Bernhardt, M.A., qu’il aura la douleur de perdre en 1952.En 1920, on le retrouve à Montréal, comme rédacteur au Prix Courant.Cette année-là également, il rédige une préface à une traduction d'Evangéline (Montréal).Doué d’une activité peu commune, il publie, en 1922, aux éditions du Dauphin à Montréal, son deuxième recueil Poèmes de cendre et d’or qui lui vaudra, l’année suivante, le premier prix David.En 1922 également, paraît à Montréal, traduit de l’anglais, Les Sources de l’activité économique, une œuvre de Sir Edward Beatty.Elu membre de la Société royale du Canada, lauréat de la Province, il occupe, en 1923, le poste de secrétaire de l’Ecole des Beaux-Arts de Montréal.Au cours des années 1924-1929, d’autres honneurs lui sont décernés, tels: Jubilee Medal (G.B.), King’s Counsel, Lauréat d’Action intellectuelle, Officier d'Académie (France).Entre temps, en mai 1927, il présente, à la Société royale du Canada, un texte qui sera publié dans les Mémoires et Comptes rendus de cette société (I, 9).De Paris au Lac Ouini-pègue en 1837, tel est le titre du manuscrit inédit de Pierre-Louis Morin d’Equilly 1 2, membre de la Société de Géographie, Chevalier de l’Ordre du Lys, Chef de Service du Cadastre du Canada.Le manuscrit avait été revu et annoté par son petit-fils, Paul Morin d’Equilly, et enrichi d’une notice biographique.1.Sa thèse secondaire avait pour titre: Lu littérature canadienne-française et Influences musulmanes dans les Lettres françaises.2.Pierre-Louis Morin d'Equilly naquit à No-nancourt (Eure), le 21 février 1811.19 En 1929, traduit en anglais cette fois — fait remarquable dans notre littérature cana-dienne-française —, paraît l’ouvrage de Louis Bertrand, La vie privée de Louis XIV.Pendant la période qui couvre les années 1929-1948, il a la douleur de perdre son père et sa mère.11 ouvre une étude, mais de plus en plus, il fait de la traduction, d’abord aux Assises Criminelles, ensuite pour les Compagnies industrielles.Entre temps il publie dans les journaux et dans les revues: poèmes, articles et traductions qui ne seront jamais réunis en recueil.C'est pendant cette période également qu’a lieu l’émission radiophonique: Les fureurs d’un puriste.Il commence, en 1948, son édition de Montaigne en français moderne avec annotation pour le lecteur canadien.Malheureusement, un incendie qui eut lieu le 16 avril 1957, à Pointeaux-Trembles, détruira, outre son travail sur Montaigne, sa correspondance avec la comtesse Anna de Noailles, des manuscrits et beaucoup d’objets d’art rapportés de ses voyages.Comme l’atteste ce bref résumé biographique, il est difficile de- réduire Paul Morin à une formule unique.C’est un homme à tendances multiples.Ainsi a-t-il acquis le droit de se dire à la fois: avocat, traducteur, docteur ès lettres, esthète, professeur universitaire, linguiste, poète, pianiste, érudit, journaliste.Mais de tous ces titres, celui de poète lui est le plus cher.Outre celles qui relèvent de son tempérament et de son respect pour ce dernier titre, plusieurs raisons justifient cette préférence.Nous n’en énoncerons ici qu’une: le succès, très tôt confirmé, du poète.En France, la comtesse Anna de Noailles, poète célèbre de l’époque, l’admet à ses salons littéraires.Dans une dédicace, elle écrit: « Au somptueux poète du Paon d’émail > '.Au Canada, Jules Fournier déclare, au cours d’un long article couvrant presque trois pages de l'Action « [.] il n’existe pas à l’heure qu’il est [.] un poète qui possède mieux son métier, qui sache mieux faire le vers.> 2.La publication, en 1922, de Poèmes de cendre et d’or qui lui vaut, l’année suivante, le premier prix David, complète, avec le Paon d’émail, son œuvre poétique sous forme de recueil.De l’auteur de cette dernière, J.-C.Harvey écrivait: « [.] Il a voulu marquer une réaction qui s’imposait » 3.Et, il conclut le même article en ces termes: « 11 est celui de tous nos poètes qui connaît le mieux la valeur musicale du verbe.Il est le moins incomplet et le plus artiste de tous nos poètes.» 4 D’autre part, Marcel Dugas ajoutera: « Ce fut [.J un très grand mérite que de donner à notre poésie une forme à peu près parfaite.A cause de cela, Morin est une date.» 5 L’œuvre poétique de Paul Morin marque une rupture systématique avec le traditionnel régionalisme.Ses sources d'inspiration en font un auteur aussi peu canadien que possible, sauf peut-être quelques pièces du second recueil et « A ceux de mon Pays * ", sorte de révérence polie qui clôt Le Paon d’émail.Son style fut souvent comparé à celui des Parnassiens.Si cela est vrai pour plusieurs poèmes.ce ne l’est pas pour tous.En effet, Paul Morin peut faire voyager le lecteur à son gré de Cicéron à Verlaine.Louis Dantin écrivait: « [.J Paul Morin est si à l'aise dans tous les styles qu’il néglige presque d’en avoir un à lui [.] » 7.* * * ŒUVRES.— Le Paon d’émail.Poèmes.Paris, Lemerre, 1911.— Les Sources de l’œuvre de Henry Wadsworth Longfellow.Paris, 1.Outre M.Morin de qui nous tenons ce renseignement, d’autres témoignages ont abondé dans le même sens.Cette dédicace a malheureusement péri dans l'incendie en même temps que la correspondance du poète avec la Comtesse.2.L'Action, 1ère année, no 38; 30 décembre 1911, p.4.3.J.-C.Harvey, Pages critiques sur quelques aspects de la littérature française au Canada.Québec, 1926.P.126.4.Ibid., p.135.5.Marcel Dugas, Littérature canadienne.Aperçus.France, 1929.P.72.6.Le Paon d’émail, p.158.7.L.Dantin, Poètes de l’Amérique française.Montréal, 1928.P.63.20 Larose, 1913.— Poèmes de cendre et d’or.Poèmes.Montréal, Editions du Dauphin.1922.Paul Morin a aussi traduit deux œuvres, l'une de l’anglais au français: Les Sources de l'activité économique d'Edward Wentworth Beatty (Montréal, 1922); l’autre du français à l’anglais: La vie privée de Louis XIV de Louis Bertrand (Montréal — New York, 1929).Plus d’une vingtaine de poèmes, parus dans différents journaux ou revues, n’ont pas été réunis en volume.* * * SOURCES A CONSULTER.1 — Bessette (Gérard), Les images en poésie canadien-ne-française.Thèse de doctorat ès lettres.Université de Montréal.1950.— Blais (Jean-Ethier), Un poète canadien, Paul Morin.Dans L'Action universitaire [P.C.] 14e année, no 4; juillet 1948.— Dantin (Louis), Poètes de l’Amérique française.Montréal, 1928.— Dugas (Marcel), Apologies.Montréal, 1919.— Dugas (Marcel), Littérature canadienne.Aperçus.France, 1929.— Fournier (Jules), dans l'Action [P.C.] 1ère année, no 38; 30 décembre 1911; pp.1, 3 et 4.— Fournier (Jules), Anthologie des poètes canadiens.Montréal, 1920.P.274-281.— Harvey (J.-C), Pages critiques sur quelques aspects de la littérature française au Canada.Québec, 1926.— Lalande (L.), s.j., dans le Bulletin des Recherches Historiques [P.C.J t.18, no 4; avril 1912.— Paul-Crouzet (Jeanne), Poésie au Canada.Paris, 1946.P.207-232.— Plante (Jean-Paul), l’Aspect ironique de l’œuvre de Paul Morin.Thèse de maîtrise ès arts.Université de Montréal, 1956.— Viatte (Auguste), Histoire littéraire de l’Amérique française.Paris, 1954 -.Jean-Paul PLANTE 1.Nous n’indiquons pas les ouvrages d’histoire de la littérature canadienne-française.2.Une étude sur Paul Morin doit paraître prochainement aux Editions Fides, dans la collection C/assignes canadiens.2e prix du Concours Littéraire de la Province - L'AVENTURE POÉTIQUE ET SPIRITUELLE DE SAINT-DENYS CARNEAU par le R.P.Romain LÉGARÉ, o.f.m.« Un essai qui promène sur la figure de ce poète de chez nous un éclairage nouveau, des plus minutieux, en meme temps que des plus profonds.Un essai révélateur qui complète les excellents travaux publiés antérieurement; par la clarté et la simplicité logique de son exposé, il prend une valeur didactique de vulgarisation pour tous les fervents de la poésie.» (Lectures, 1er oct.57) 192 pages.17,5cm.S2.00 (frais de port en plus) 25 est, rue Saint-Jacques, Montréal ! Etudes critiques ‘Désir naturel et béatitude chez saint Thomas"'» La belle étude de pensée philosophique que nous livre M.Venant Cauchy suscitera sans doute beaucoup d'intérêt dans les milieux intellectuels canadiens.Elle est un témoin vivant d'une orientation nouvelle de l'élite qui ne craint plus d’escalader les durs degrés de l’abstraction pour atteindre, dans la recherche pure, l'universalité de la science.Elle est, de plus, une affirmation ouverte de la valeur de l’esprit dans sa vie propre, indépendamment de tout résultat pratique.Le sujet choisi par l’auteur en fait foi.Que ce livre de M.Venant Cauchy trouve un accueil sympathique et nous croirons dans l’avenir d'une vie scientifique profonde au Canada français.L’épineux problème soulevé par l’auteur est celui du désir naturel de la vision béa-tifique.Ce problème a déjà fomenté maintes controverses.Existe-t-il vraiment un désir naturel du surnaturel ?Dans l'affirmative, la gratuité de la grâce se trouve éliminée; dans la négative, ce désir devient vain puisqu'il ne peut atteindre de lui-même sa fin ultime qui, par hypothèse, le dépasse.On voit dès lors que la solution réside tout entière dans la compréhension des mots.Qu’est-ce qu’il faut entendre par naturel et surnaturel ?par fin ultime dans l’ordre naturel ?et fin ultime dans l’ordre surnaturel ?par désir naturel et désir électif ?par désir implicite et désir explicite ?par puissance obédientielle ?La réponse à ces questions fera l’objet de neuf chapitres qui se développeront progressivement à la lumière des textes de l'Aquinate.Puisque ce désir naturel vient de Dieu, créateur de tous les êtres, il fallait remonter à la racine du problème et se demander quels sont les rapports entre la volonté de Dieu et le monde contingent.La volonté divine est infinie, d’une part, de sorte quelle aurait pu concevoir un ordre du monde différent.Mais une fois quelle a voulu cet ordre, il ne peut être différent de ce qu'il est.On doit donc distinguer en Dieu la volonté antécédente soumise à sa puissance absolue, et sa volonté conséquente soumise à l’ordre créé.Cette distinction est importante puisqu’elle permettra plus loin de concevoir la création de l’homme ordonné à une fin naturelle comme possible de volonté antécédente.Elle culminera vers une nouvelle distinction entre la situation de droit et la situation de fait de l’homme dans l'univers.En droit, l’homme aurait pu être créé seulement en vue d'une fin naturelle puisque la grâce est un don gratuit; de fait, il a été créé en vue d’un fin surnaturelle.Il nous faut donc définir les mots: naturel et surnaturel.On verra que pour saint Thomas, il n’y a pas d’opposition tranchée entre naturel et surnaturel.Cette opposition est née des controverses du XVIe siècle.Naturel s'oppose davantage à volontaire qu’à surnaturel si bien que saint Thomas a conçu le surnaturel comme un naturel par participation.Il est clair ainsi que la fin surnaturelle n’élimine pas la fin naturelle.Certes, il n’y a qu’une fin ultime qui, selon les décrets de Dieu, est surnaturelle.Mais cette fin est un couronnement de la nature.A proprement parler, il n’existe pas dans l'homme un désir naturel du surnaturel.En effet, ce désir serait vain puisqu’il ne posséderait pas les moyens propres de se réaliser.Mais la nature ne fait rien en vain.Le désir naturel porte donc spécifiquement sur un objet qui lui est proportionné, c'est-à-dire sur la fin naturelle.On peut penser, cependant, qu’en pour- 22 suivant son bonheur humain, l’homme implicitement satisfait au désir de posséder Dieu dans la vision béatifique.Mais il n'y a rien d’explicite.Car 1 élévation surnaturelle ne saurait être le fruit de la nature pure.La nature y est disposée par une puissance obédientielle, mais elle n’en saurait être l'agent propre.De droit, l'homme peut donc atteindre le bonheur dans l'ordre naturel; même de fait, dans le plan divin actuel, il ne saurait l'atteindre sans l’insérer dans la fin surnaturelle.Cette perspective de la possibilité d'un ordre purement naturel nous permet de mieux concevoir les relations entre la foi et la raison, la théologie morale et la philosophie morale.Tout en acceptant une subordination de l'une à l’autre, nous gardons l’autonomie nécessaire à chacune.Si l’étude de M.Cauchy se recommande par la profondeur de la pensée, elle brille surtout par sa méthode.L'objectivité se déclare à travers une analyse serrée des textes.L’esprit philosophique s’y déploie dans son activité critique, sa finesse intuitive et sa force dialectique.Saint Thomas revit dans son contexte historique et philologique et on prend plaisir à suivre l’auteur dans l'inévitable dédale que tracent main- tes difficultés des textes parallèles.On sent continuellement l’intelligence aux aguets, ivre d’activité, et qui franchit l’obstacle avec agilité.C’est muni d’une méthode sûre que l’auteur poursuit le combat avec sérénité.M.Cauchy nous présente donc une étude qui s'insère honnêtement dans le mouvement philosophique contemporain.Elle trahit une hantise de sincérité par l’étude minutieuse des textes, le goût de la critique objective, l’affirmation de l’autonomie de l’esprit dans la recherche intellectuelle.Nous aimerions voir se déployer toujours davantage cet esprit d’invention et de recherche chez les disciples de saint Thomas.Yvon LAFRANCE (I) CAUCHY (Venant) DESIR NATUREL ET BEATITUDE CHEZ iAINT THOMAS.Montréal, Fides [cl958].126p.20.5cm.(Coll.Philosophie et problèmes contemporains) $2.50 (frais de port en plus) Pour tous, mais spécialisé ti à Saint-Denys Carneau’’ Il ne s’agit pas ici.comme le vague du titre pourrait le faire croire, d’une étude sur ia poésie française de 1630 à 1940, mais d’une série d’essais critiques sur des écrivains, français pour la plupart, de l’auteur du Cid à notre hermétique poète.A ces écrivains, séparés par le temps comme par les œuvres et les procédés, M.Ménard tantôt consacre un simple commentaire tantôt applique les trois fonctions qui, d'après Sainte-Beuve, sont celles du critique: bien lire pour apprendre à lire, analyser, juger.Et, quand il juge, M.Ménard semble bien s’inspirer de cette « critique de sympathie * dont il fait à la fin un éloge justifié (p.203).Sa tendance à la sympathie, dont témoignent entre autres les articles sur Corneille vieilli et Marivaux romancier, sur Genevoix et madame Durry, ne l'empêche pas de manier le bistouri quand il y a lieu de débrider une plaie.Il apporte sa modeste contribution à la démolition qui frappe Anatole France dès le lendemain de sa mort.Sinclair Lewis a largement mérité les coups de matraque assénés au créateur de Babbitt.Quant à Françoise Sagan, « cette chienne débridée » comme on l’a appelée, ce doit être un réconfort pour M.Ménard d’avoir entendu YOsservatore Romano confirmer en tout point son verdict sur l’amoralisme de l’ensemble de l’œuvre et sur l’immoralité de certaines parties.Les analyses se distinguent habituellement par leur limpidité, une qualité que l’auteur apprécie plus que toute autre.Quelques-unes pourtant, celle par exemple qui porte sur Le paysan parvenu de Marivaux, souffrent d’une certaine prolixité.L’emploi abusif et parfois peu sûr du pronom y entraîne ça et là un peu d'obscurité.C’est peut-être le même léger défaut qui gâte une période (p.141) que l’auteur semble s'être complu à compliquer.Mais d’ordinaire sa phrase est simple et claire, même attrayante, comme celles-ci: « Cette imagination en gaieté ne réussit pas à cacher une sensibilité en détresse * (p.63) et « La religion catholique, qui 23 ^ sans cesse enseigne aux Canadiens à dompter leur nature, leur a donné aussi ce goût de la nature à dompter » (p.158).Il ne faudrait toutefois pas qu'il multiplie des paragraphes comme celui de la page 29: « La matière.nous ne voyons pas Pacorus il y a là une litanie qui, n'ayant rien de littéraire, n'est donc pas française.Quelques souvenirs personnels préparent parfois l'étude (pp.93, 117).L’auteur qui a si nettement déterminé la part du mythe dans Y Aurélia de Gérard de Nerval (p.100), proteste avec raison contre « le vieux mythe romantique de la muse et du poète > (p.165).11 donne aussi aux jeunes poètes du Canada français de sages conseils entre autres celui d’employer le vocabulaire de tout le monde: « à 20 ans, dans des recueils de 30 pages, ils dynamitent la langue pour atteindre l’essence des choses * (p.126).Il faut reconnaître que M.Ménard compose parfaitement le diptyque: on en jugera par ses portraits contrastés de Xavier de Maistre et de Topffer (p.85) de Françoise Sagan et de Colette ou Radiguet (p.174-175).Pour finir, l'auteur nous permettra quelques observations utiles.L’Illettré (p.95) n’est autre que la romancier Harry Bernard, directeur du Courrier de Saint-Hyacinthe.A propos de La Capricieuse (p.149) il eût pu donner crédit à l’une de nos admirations communes, l’abbé Emile Bégin, pour la magistrale étude qui permet à M.Ménard de lancer une assertion aujourd’hui incontestée (Canada français ou R.U.L., 1941).Il déclare l’expression « quitter d’icitte » inemployée chez nous (p.160); or, dans notre enfance à Ste-Madeleine près Saint-Hyacinthe, nous l'avons maintes fois cueillie sur les lèvres d’un vieillard de descendance acadienne, et dans ses trois sens de s'éloigner (c’est le « quitter d’icitte * de Gene-voix), laisser (« quittez-moi la paix »), acquitter ou solder (« quittez-moi mes gages >).M.Ménard use à deux reprises de « rien moins » (pp.48, 88), alors que le contexte impose « rien de moins >.Il parle de Colombie britannique; notre rupture avec le colonialisme exige canadienne (p.152).Bien loin de s'ennuyer auprès de M.Ménard, on apprend auprès de lui une foule de choses.Emile CHARTIER, p.d.(1) MENARD (lean) DE CORNEILLE A SAINT-DENYS GAR-NEAU.Montréal, Beauchemin, 1957.217p.21.5cm $3.75 (frais de port en plus) Pour tous Vient de paraître Albert Lozeau choix de poèmes par Yves de Margerie, L.L.Lozeau fjt avec Nelligan la figure la plus marquante de l’Ecole littéraire de Montréal.On trouvera dans ce recueil ses meilleurs poèmes et quelques billets du soir.25 est, rue Saint-Jacques, Montréal-1 135, ave Provencher, Saint-Boniface 456, rue Lafontaine, Rivière-du-Loup LJ ne révélation L’APPRENTISSAGE Principes et réalisations dans le Québec par Théophile BERTRAND et Edmond CARON Ce bouquin de MM.Bertrand et Caron devrait être lu non seulement par ceux qui ont à s’occuper de l’orientation des jeunes gens, mais par tous ceux qui s’intéressent à leur formation.Ils apprendront que s’il reste encore, au pays de Québec, beaucoup de réalisations à espérer, nombreuses sont celles qui existent et devraient être mises en lumière pour appuyer nos raisons de croire et d’espérer.Rodolphe LAPLANTE 25 est, rue Saint-Jacques, Montréal-1 24 Notices bibliographiques Littérature canadienne Littérature (8) DE MARGERIE (Yves) ALBERT LOZEALJ.Textes choisis et présentés par Yves de Margerie.Montréal, Fides [1958].95p.ill.16cm.(Coll.Classiques canadiens) $0.75 (frais de port en plus) Pour tous M.de Margerie a pleinement raison de soutenir que tout Lozeau, vie et art, s’explique par sa maladie.Pour avoir été l’un des familiers du tendre poète et pour le tenir de lui-même, nous pouvons l'affirmer en toute sécurité: assez irrité d’abord contre le mal qui le clouait à son fauteuil et à son balcon, il se réconcilia avec sa douleur à partir de 1907, le jour où Mgr Bruchési lui fit cadeau du superbe Christ en argent qui lui inspira le sonnet si résigné Sur un crucifix (p.60-61 et note).Autodidacte par contrainte, Lozeau trouve dans le culte des vers, dans la lecture (Musset et Verlaine surtout), dans son admiration pour la langue française et, à partir de 1907, dans sa foi, la compensation nécessaire à son impuissance physique et à son isolement consécutif.Il vit même, dans ses écritures et sa collaboration aux journaux comme aux revues, l'occasion d’un véritable apostolat à la fois intellectuel, patriotique et religieux.C’est ce caractère que révèlent les textes colligés par M.de Margerie.de Montréal par un Frère mariste, en 1944, sur Albert Lozeau et la souffrance; elle l'eût éclairé sur cette explication du tempérament et de l’art du poète.Il semble ignorer aussi les relations étroites qui unissaient la famille Lozeau à lady Laurier; elles expliquent que sir Wilfrid ait payé de ses deniers la première et luxueuse édition de L’Ame solitaire (Paris, Rudeval, 1907).On s'étonnera de ne pas voir figurer parmi ces vers la délicieuse allégorie intitulée La Neige.Et comment se fait-il que, en prose, on n’ait pas recueilli les deux morceaux si expressifs: l’Eloge de la langue française et le Drapeau aux trois couleurs, celui-ci provoqué par l'incendie de l’église St-Jean-Baptiste ?Cette mince plaquette donne quand même une idée assez juste du mérite et des limites de ce poeta minor.Emile CHARTIER, p.d.Biographie (92) WEIDER (Ben) LOUIS CYR.L'homme le plus fort du monde.Adaptation de Stefan Chri-pounoff.Montréal, Beauchemin, 1958.172p.ill.(h.-t.) $1.75 (frais de port en plus) Au milieu même de pièces les unes labo- Pour adultes rieuses les autres contournées, on perçoit sa fidélité à l’amitié (Nelligan, les Gill, Louis-Jo- One biographie de Louis Cyr où l’on ra-seph Doucet), sa vive sensibilité, la variété de conte les performances herculéennes de ses goûts et la douceur de son caractère.Les * I homme fort » canadien.Ecrite dans le style limites de sa culture ne lui permirent pas d’a- de certaines chroniques sportives, baragouin où border les grands genres ou les grands sujets; les expressions vulgaires (« rendre tripes et mais quelques-uns de ses camées, quelques- boyaux ») font bon ménage avec les anglicis- unes de ses miniatures resteront, telle La pous- mes et les impropriétés de termes (v.g.« la for- sière du jour.ce surnaturelle * d'un champion qui tire au poi- gnet !), cette biographie est tout à fait indigeste et ne méritait guère les honneurs de l’édition.M.de Margerie ne paraît pas avoir connu la thèse de maîtrise, soutenue à l’Université A.C.25 Littérature étrangère Religion (2) BUSH (Fritz Otto) AU TEMPS DU CHRIST.Traduit de l’allemand par M.Diehl.[Paris] Corréa Buchet-Chastel [cl957].310p.19.5cm.Pour adultes Malgré les objections que les savants pourront formuler sur tel ou tel détail historique, ce livre garde un très grand intérêt.L’époque où a vécu le Christ y est présentée de façon très vivante.C’est toute la vie politique de Palestine.au temps des Hérodes, qui est ressuscitée.Nous voyons les événements qui ont marqué les débuts de l’ère chrétienne, du côté cette fois des puissants de ce monde.Il est très intéressant de suivre les événements politiques qui encadrent la vie du Christ.Certains gestes, certaines paroles du Seigneur prennent alors tout leur sens.Il faut dire que c’est avec une grande piété que l'auteur mène son travail, en même temps qu’avec une grande science.On devine un peu partout sa profonde vénération pour le Maître.Ses connaissances historiques sont certes étendues mais elles semblent s’ignorer.Aussi, ce livre, dénué de tout apparat scientifique, se lit comme un roman.Une lecture enrichissante à tous les points de vue.P.-E.ROY EST1ENNE (Yvonne) LOURDES ET LA SALETTE.Préface de S.Exc.Mgr Richaud.Paris, Nouvelles Editions Latines {1958}.221p.22.5cm.S3.15 (frais de porte en plus) Pour tous Beaucoup de volumes ont déjà été écrits concernant les apparitions de la Vierge Marie à La Salette et à Lourdes.Aussi l’ouvrage de Mlle Estienne apprendra-t-il peu de chose à ceux qui ont parcouru un certain nombre d’études précédentes.Cependant, ce dernier ouvrage présente, dans un style simple, une très bonne synthèse des apparitions de la Vierge qui eurent lieu à La Salette et à Lourdes.Les personnes qui n'ont pu prendre contact avec des études spé- cialisées sur ces sujets trouveront dans ce volume une excellente synthèse de l’histoire de ces deux apparitions.L’auteur, d’ailleurs, s’est inspirée des études plus poussées qui ont été faites précédemment.Dans la troisième partie du volume, le lecteur découvrira la profonde unité des deux messages de la Vierge au monde, à Lourdes et à La Salette.L’auteur montre comment les deux messages, loin de s’opposer, se complètent l’un l'autre et que, toujours, Marie est la messagère de son Fils.La place des deux enseignements est également bien marquée dans le cycle marial.Il est à souhaiter que ce volume de Mlle Estienne soit largement diffusé.Il mérite une place dans la bibliothèque familiale.Guy MORISSETTE, c.s.c.Littérature (8) CHA1X-RUY (J.) LUIGI PIRANDELLO.Paris, Editions Universitaires [cl957].124p.pl.(h.-t.) 17.5cm.(Coll.Classiques du XIXe siècle, no 28).S 1.10 (frais de port en plus) Appelle des réserves Voilà une monographie bien menée à tous les points de vue: elle nous permet de connaître l’homme angoissé que fut Pirandello, son œuvre qui est le miroir de sa vie, notamment son théâtre où se cristallise l’inspiration autobiographique des nouvelles, véritable journal du dramaturge sicilien.Cette monographie arrive au moment où Jean Vilar et Sacha Pitoëff reprennent sur la scène les œuvres dramatiques de Pirandello, où les éditions françaises publient la traduction de ses nouvelles.M.Chaix-Ruy explique donc très à propos les incidences majeures qui ont ponctué l'existence de cet auteur dont l'œuvre entière — en insistant sur les nouvelles qui, encore une fois, ont été la source du théâtre de Pirandello et le moment le plus heureux de sa production littéraire — est le résultat d’un tourment intérieur profondément ressenti, inlassablement entretenu jusqu'à la phase du désespoir le plus total.N’a-t-il pas vécu, pendant près de vingt ans, auprès de sa femme victime d’une 26 jalousie morbide qui la conduira à la folie, un drame secret comme les personnages de Huis-Clos, elle et lui enfermés chacun dans son univers où l’autre ne pénétrait pas ?« Pirandello, note l'Auteur, s’est sauvé en écrivant, en élargissant jusqu’aux limites du cosmos la tragédie dont il souffrait.» Cette vision désolée de l’existence rapproche Pirandello de Molière: tous deux ont su « extraire le comique du tragique et trouver la grandeur jusqu'au plus profond du dérisoire ».A travers l’œuvre de Pirandello, on perçoit déjà les relents annonciateurs de l’existentialisme: la « personne » (en italien: nessumo) n’est qu’un masque nu, un masque qui adhère au visage, qui est ce visage.Otez-le.Il n’y a plus rien.Si Pirandello conçoit l’irrationalité de l’existence, du moins ne cesse-t-il pas de rester humain, compatissant aux souffrances de l’homme comme naguère Vigny, et de rêver à une survie par la valeur de l’art.Cet aspect de la philosophie pirandellienne, M.Chaix-Ruy, élève de Blondel et agrégé de philosophie, l'explique amplement dans les deux chapitres qu’il consacre au théâtre de Pirandello.Ce petit bouquin a été écrit avec ferveur dans un langage très simple, direct, le plus naturel qui soit.Il est tout indiqué pour celui qui désire prendre connaissance, sporadiquement mais d’une façon très satisfaisante, des caractéristiques essentielles que présentent Pirandello et l’ensemble de ses ouvrages.Roland-M.CHARLAND N.B.— La revue Notes bibliographiques exprime, à propos de ce livre, les réserves suivantes: « // semblerait que l'auteur adhère plus ou moins lui-même à l’existentialisme de Pirandello, à moins que la solution ne soit pour lui, un existentialisme chrétien ?Au début, il évoque l’enfance pieuse de l’écrivain qui, mystique, épris d'absolu, perdit la foi dans des conditions peu convaincantes.Plus loin, il ne prend pas nettement parti, en face d’une conception païenne de l’éternité.Par contre, p.109, il regrette que Pirandello se soit approché d'une vérité chrétienne, sans v accéder vraiment.» (N.D.L.R.) MADEC (René) L'ABBE GARREC AUX MAINS DES DURS [Paris, Centurion, 1958], 155p.17.5cm.(Coll.Les enquêtes du recteur Garrec).$0.85 (frais de port en plus) Pour tous Le roman policier constitue, de nos jours, la détente idéale pour bon nombre de lecteurs.On n’établit malheureusement pas toujours la différence entre la revue policière à sensation, exploitant les faits divers plus ou moins scandaleux, et le roman policier de premier ordre.La collection dirigée par Michel de Saint-Pierre, Les Enquêtes du recteur Garrec, peut servir de contrepoids aux influences parfois néfastes de certaines feuilles dites policières.Voici donc l’aventure de L’abbé Garrec aux mains des durs, telle que racontée par M.René Madec.L’Abbé Garrec, ancien marin dont la réputation de limier accapare partout les manchettes, est victime d’un mystérieux enlèvement.En effet, par un jour de pluie diluvienne, le recteur cherche refuge dans une grotte sur le rivage de Riélan.Pour comble de malheur, cette grotte abrite une bande de trafiquants.L’Abbé est fait prisonnier, et on l’amène à bord d’un bateau vers une destination inconnue.« Aux mains des durs », l’Abbé Garrec subit les pires traitements sans parvenir à percer l’identité de ses agresseurs.Cependant, là-bas, sur la côte, la gendarmerie fouille en vain toute la région à la recherche du malheureux Abbé.Un bon matin, à la surprise générale, notre héros réapparaît: les bandits l’ont remis en liberté à la condition qu’il se taise.La police découvre finalement les auteurs de l’enlèvement, et la vie reprend son cours normal.Tl faut signaler le souci de l’Auteur de nous garder dans l'ambiance avec un vocabulaire technique précis et une tournure de phrase très simple.Luc-Cl.MICHAUD RAWLINGS (Marjorie Kinnan) COMME L'OMBRE SUR LA TERRE (The Sojourner).Roman.Traduit de l’américain par Denise van Moppès.Paris, Albin Michel.427p.20cm.Pour adultes The Sojourner, le dernier roman de Marjorie Kinnan Rawlings, décédée en 1953, réalise du même coup deux performances qui méritent d’être soulignées.L’Auteur a, d’une part, traité un sujet accoutumé et cher à René Bazin, une sorte de poème en prose à la gloire de la terre, et, tout vaste et luxuriant qu’il soit, le roman ne laisse pas cependant d'être captivant par la fraîcheur de ses images et le rythme habilement ménagé de sa composition.D'autre part, entrelacé à l’histoire d’une 27 famille terrienne, le drame intime que joue le héros, conserve une beauté morale que la plupart de nos romanciers modernes auraient eu la tentation de gâcher à leur manière en l’imprégnant de leur incorrigible pessimisme.Nous sommes à cette période qui couvre la fin du XIXe siècle et le premier quart du XXe.Ase Linden vient d’assumer la propriété de la ferme de son défunt père après le désistement verbal de son curieux de frère aîné Benjamin, un adolescent tout fringant qui s’arrache des bras de sa mère éplorée afin de courir l'aventure de l'or.Le désespoir de la veuve Amélia, femme intraitable et passionnée, se retourne sur son fils Ase qu’elle rend responsable de ce départ brusque, et sur sa jeune épouse Nellie, la femme jadis adorée de Benjamin.L’action, pense-t-on, va se durcir; mais il n’en est rien, et c'est ce qui donne une sérénité reposante au lecteur, et qui est tout à fait plausible.Ase et Nellie passent outre à la haine que suscite la marâtre, conservent à la fois une affection des plus loyales â l'endroit du prodigue Benjamin que tous deux savent pertinemment être le propriétaire de la ferme, et une réelle pitié à l'égard de cette Amélia que le chagrin déraisonnable rend peu à peu presque démente.Ase Linden, solitaire, travaille la terre avec le plus grand désintéressement, et mène l’existence rustique d'un poète et d’un artiste qui s'ignore: en dépit des deuils, des épreuves de toute sorte qui s’abattent sur lui, il conserve la paix inaltérable de l’âme dans le temps même où il constate que tous ses enfants, à l’exception de sa plus petite fille qui meurt d’un accident à l’âge de six ans, n’ont que des visées matérialistes et ne songent qu’à s'installer dans les centres urbains.Sa bonne logique naturelle lui permet de culbuter tour à tour les sophismes que lui dressent les siens.Enfin, octogénaire, veuf, Ase Linden va à la rencontre de Benjamin mourant qui lui remet l’attestation depuis longtemps écrite qu’Ase Linden est dûment propriétaire de la ferme.N’étaient les différences de lieu, d’atmosphère protestante, la roman Comme l’ombre sur lu terre ressemble à nos meilleurs romans régionalistes.C’est une œuvre d’époque et de couleur nettement régionaliste, et à ce titre, le roman est sans doute une réussite dont la littérature américaine aura raison de se flatter: on y trouve le paysage champêtre, les soirées de folklore, les traits de mœurs paysannes.les coutumes, les survenants, la féerie des jours et des travaux à côté des premières inventions qu’a connues notre siècle, comme l’automobile, le tracteur, l’avion.Tout a-t-il été dit chez nous dans notre littérature régionaliste ?Il n'y a que La Bruyère à soutenir que « l'on vient trop tard [.] que le plus beau et le meilleur est enlevé [.] » Méré, son contemporain, affirmait plutôt que c’était « une erreur de s'imaginer qu’on ne peut rien dire qui n’ai été dit ».Je crois qu’il reste encore beaucoup à glaner dans notre passé, et même à décrire de nos propres mœurs actuelles et de nos paysages dans une région donnée de notre pays.Doit-on attribuer une mention toute spéciale à la traductrice de ce beau roman.Sa langue correctement ponctuée met en facettes toutes les richesses du vocabulaire et de toutes les ressources du français.C’est là le secret d’un art qui n’est pas connu de tous ceux qui ont à traduire une œuvre.Thomas LANCHAR N.B.— « I.‘histoire se déroule en milieu protestant.ce qui explique, p.191.une décision contraire aux règles de l’Eglise catholique, en présence d’une naissance difficile.» (Notes bibliographiques, nov.1956.p.401.) (N.D.I.R.) Biographie (92) GEORGE (André) PASTEUR.Paris, Albin Michel {cl958}.206p.pi.(h.-t.) 18.5cm.$2.30 (frais de port en plus) Pour tous Ce bouquin fait bien modeste à côté du volumineux ouvrage de René Valléry-Radot.Autant celui-ci abondait en détails, s’apparentait au genre chronologie, voire journal, autant le Pasteur d'André George est dépouillé, succinct et ordonné.Y perd-il en intérêt ?Je ne le crois pas.Les esprits modernes, que rebute tout effort prolongé, désireux d’aller à l'essentiel, seront pleinement satisfaits.Ils trouveront dans ces pages ce qui restera de la biographie de Pasteur.Les générations à venir s'inquiéteront peu du milieu où vécut le savant.de ses proches, de ses allées et venues.Par contre, ils suivront avec intérêt ses recherches sur la maladie du ver à soie, ses études sur la fermentation, les controverses sur « la génération spontanée », la désinfection, la « stérilisation » en chirurgie, la pasteurisation, la vaccination, les sérums, etc.André George consacre les deux tiers de son ouvrage aux travaux du génial chimiste, travaux qui l’ont conduit à des découvertes dont l’humanité entière bénéficie tous les jours.Pasteur, qui n’était pas médecin, a sauvé des millions et des millions de vies humaines.Avec lui, les épidémies ont été circonscrites voire 28 meme prévenues; la gangrène, qui achevait un si grand nombre de blessés sur les champs de bataille, a cessé de corrompre les plaies.Dans toute l'histoire de la « caravane humaine », il n’est pas un homme qui ait autant mérité de la postérité.Les découvertes de Pasteur ont toutes contribué au bien de l'humanité et aucune n’a été tournée contre l’homme.Dans la dernière partie de son ouvrage, André George donne le coup de grâce à la légende « Pasteur, grand chrétien ».J'avoue que la désillusion est pénible.Il ne reste plus rien de « la foi du charbonnier breton ».On apprend avec regret que Pasteur était tout au plus « spiritualiste » et qu’il espérait une survie de l'homme dans l’éternité.Il prétendait — et ne s’en cachait pas — que la science n’a rien à voir avec la religion — une affaire de sentiment, une aspiration du cœur —, avec la croyance à une divinité.D’ailleurs, il n'aimait pas aborder ces sujets et lorsqu’on le faisait en sa présence, il en était visiblement ennuyé, voire agacé.Néanmoins, il mourut muni des sacrements de l’Eglise et sa fin fut chrétienne.Si pénible que soit la vérité, on doit être reconnaissant à André George de l’avoir rétablie.Il le fait avec une certaine gêne, contraint par sa conscience professionnelle d’historien qui lui interdit de laisser s’accréditer davantage une légende dont on a su tirer profit.Regret-ton seulement qu’un prosélytisme mal éclairé ait cru bon d'attribuer à Pasteur des convictions religieuses qu’il n’avait pas, afin de s’en servir pour mieux étayer ses thèses.Retournée contre ceux qui en faisaient usage, cette arme eût pu, entre des mains ennemies, exercer des ravages regrettables, surtout auprès des esprits non suffisamment formés.Clément SAINT-GERMAIN VAN AGT (J.) LES GRANDS HOMMES ET LEURS MERES.Influence des mères sur la jeunesse et la destinée des grands hommes.Paris, Nouvelles Editions Debresse {1958}.158p.18.5cm.Pour tous Parmi les influences qui contribuent à former les grands hommes, il en est deux plus marquantes que les autres: celle de leur mère authentique, celle d’un substitut de la mère naturelle, entre autres la sœur préférée.Ce second sujet, aussi attrayant que J’autre, l’auteur du livre précité l’effleure à peine (p.135-137).Et encore n'y mentionne-t-il même pas les deux sœurs les plus admirables que nous offre l'histoire de la littérature française: Elise Veuillot et Eugénie de Guérin.Pourtant, les lettres de Maurice de Guérin et les deux portraits dessinés par Louis Veuillot dans Ça et là et dans une lettre à Mme Fay n’eussent pas été déplacés dans la galerie.Ici, la galerie est surtout consacrée aux mères.Chaque tableau s’y présente en un diptyque: influence de la mère sur le fils, gratitude du fils envers sa mère.Les deux panneaux sont résumés en deux vers, l’un de Lamartine (pp.84 et 90): Heureux l’homme à qui Dieu donne une [sainte mère ! l'autre, involontaire peut-être, du cardinal de C’abrières (p.131): Le vrai berceau de l’homme est le cœur [de sa mère.Les toiles proviennent des pays les plus variés: Rome, la France, l’Allemagne, l’Autriche, les Etats-Unis.A propos de la France, on eût attendu plus que la simple mention accordée à la mère de Louis Pasteur (p.147): l’hommage adressé par ce dernier à ses parents, à Dole en 1882, méritait de figurer ici en entier.Elles évoquent aussi les héros les plus divers: hommes d'Etat, capitaines, réformateurs sociaux, écrivains, savants, musiciens et peintres.Washington voisine avec Napoléon, Jeanne d’Arc coudoie Bayard, Coppée suit Lamartine et Ampère trône non loin de Mozart.Les qualités des mères se révèlent d’ordinaire dans leur correspondance avec leurs enfants.Si l'auteur avait voulu s’inspirer de la littérature chrétienne, il eût trouvé, a défaut de lettres, dans l’admirable discours de saint Grégoire de Nazianze, de quoi figurer sainte Félicité et ses sept fils, dans les Confessions de saint Augustin les pages nécessaires à une biographie de sainte Monique.Quant aux vertus des fils, elles sont peintes d'après les monographies les plus consciencieuses.Parmi elles, on eût retrouvé avec plaisir la Vie de Jeanne d’Arc du cardinal Touchet (2 vols) et l’Honneur au miroir des lettres françaises du maître Georges Le Bidois (1919).Malgré ses omissions, le volume apporte au lecteur l'occasion d’un examen de conscience élaboré.11 tournerait autour d’un double thème: ai-je aimé et écouté ma mère comme l’ont fait ces héros ?par ma conduite, ai-je donné à mon pays et à mon Dieu l’exemple des vertus qu’elle m’enseigna par le sien ?A notre époque d’égocentrisme, pareil examen pourrait bien provoquer des résolutions fort pratiques.Emile CHARTIER, p.d.29 Littérature de jeunesse DERMINE (Lucie) LES CONFITURES DE DAME PE-LIJCHE.Aquarelles de Simone Beaudoin [Paris, Casterman, cl958}.19p.ill.26cm.(Coll.Farandole) $0.90 (frais de port en plus) DERM1NE (Lucie) ROUSSET LE PETIT VEAU.Aquarelles de Robert Marsia [Paris, Casterman, cl958}.19p.ill.26cm.(Coll.Farandole) S0.90 (frais de port en plus) Pour enfants Deux contes illustrés pour jeunes enfants.Images fraîches et aérées.Texte en gros caractères.C’est un vrai plaisir pour les mamans de lire à leurs petits ces récits à la fois charmants et formateurs.C.LALANDE FORTIN (Chan.Alphonse) EXPLORATEURS HARDIS.Illustrations de Rolland Boulanger.Montréal, Fides [1958}.58p.ill.21cm.(Coll.Les Gloires oubliées) $0.60 (frais de port en plus) Pour jeunes et adolescents Ce livre donnera aux jeunes Canadiens l’occasion de connaître davantage les personnages, parfois méconnus, qui ont illustré notre épopée canadienne.Il est intéressant de noter qu'avant de se voir confier la mission périlleuse de découvrir le Mississipi, Louis Jolliet avait fait ses études classiques à Québec, touché l’orgue à la cathédrale et poursuivi en France des études de cartographie et d’hydrographie.C.LALANDE FORTIN (Chan.Alphonse) INTERPRETES VALEUREUX.Illustrations de Rolland Boulanger.Montréal, Fides [1958}.69p.iU.21cm.(Coll.Les Gloires oubliées) $0.60 (frais de port en plus) Pour jeunes et adolescents Comme dans les autres volumes de cette série, l’auteur se propose de mettre en lumière des personnages pittoresques et sympathiques de notre histoire.Les interprètes seront de précieux auxiliaires qui faciliteront une liaison pacifique entre Français et sauvages.L’étude de ce groupe d’intermédiaires et de fondateurs de la colonie, est bien propre à éveiller la curiosité des étudiants qui aimeraient à retracer les ancêtres de leur famille.C.LALANDE FORTIN (Chan.Alphonse) UNE FAMILLE DE HEROS.Illustrations de Rolland Boulanger.Montréal, Fides [1958}.53p.ill.21cm.(coll.Les Gloires oubliées) $0.60 (frais de port en plus) Pour jeunes et adolescents Il s’agit ici de la famille des Lemoyne dont le père, Charles, est arrivé au Canada en 1641 à l'âge de 16 ans.Ses qualités de précieux interprète des Indiens, de négociant habile et de vaillant soldat lui ont mérité l’admiration des gouverneurs de l’époque.Mais la vraie gloire de Charles Lemoyne, ce sont ses dix fils dont le plus connu, Iberville, s’illustra dans des exploits d’une audace combative sans pareille.Ses frères, tous gens de guerre, l’ont admirablement secondé dans ses expéditions contre les Anglais à la baie d’Hudson, en Nouvelle-Angleterre et en Louisiane.L’auteur narre ces expéditions avec vivacité, et seront servis à souhait ceux qui aiment les récits de batailles et d’aventures.Les écoliers trouveront dans ces pages une source d’informations précieuses pour l’étude de l’histoire.C.LALANDE -% ¦- GREGOIRE-COUPAL (Marie-Antoinette) LES TROIS MARIE.Roman.Montréal, Apostolat de la Presse [1957}.133p.20.5cm.(Coll.Jeunesse de tous les pays) $1.25 (frais de port en plus) Pour jeunes Il était une fois trois petites filles.qui vivaient au pays merveilleux des fées.Elles habitaient, avec leurs célèbres parents, un château aux tourelles habillées de lierre, au bord de la mer toujours bleue, dans un décor enchanteur que la nature avait comblé.Les fées bienfaisantes veillaient sur ces trois petites sœurs comme une seconde maman.30 Les fillettes de 9 à 12 ans qui liront ce livre, suivront avec émotion les captivantes aventures des « trois Marie ».La jeunesse a besoin de s évader un peu du réel pour donner libre cours à son insatiable imagination.Avant le repos de la nuit, une belle légende ou un conte doré repose l'enfant des jeux bruyants ou du travail assidu de la journée; il favorise le calme et les beaux rêves.C.LALANDE - ¦ i ¦ - HERGE LES EXPLOITS DE QUICK ET FLUPKE.8e série.[Paris] Casterman [cl958].30p.ill.26.5cm.(Coll.Hergé) S1.25 (frais de port en plus) Pour enfants Ces albums illustrés sont destinés aux enfants de 5 à 8 ans.Us trouveront un plaisir maintes fois renouvelé à suivre les aventures un peu loufoques de leurs amis « Quick > et « Flupke ».C.LALANDE SOLHAC (Claude) LA MAISON DE MARRAINE.Sherbrooke, Apostolat de la Presse [1957].207p.20.5cm.(Coll.Jeunesse de tous les pays) $1.25 (frais de port en plus) Pour jeunes L’auteur raconte aux adolescents de charmants récits pleins de fraîcheur et de fantaisie.Deux jeunes gens de la noblesse anglaise, épris d’un amour tendre et délicat ont promis de s’épouser même en ces jours troublés de la guerre.Un passé inconnu, gardé secret pendant plusieurs années, menace de compromettre l’union de ces deux cœurs ouverts à la beauté et à l’amour.Plus loin, un frère aîné renonce à un bonheur humain et retrouve son équilibre dans les hautes vertus de bonté, de vaillance et de force.Puis c’est l’histoire d’un médaillon d’ivoire et d or fin qu’une jeune fille garde comme un précieux souvenir.« La Vierge au fuseau »: charmant récit de confiance et d’abandon dans le sourire de la Vierge.L’auteur poursuit son récit avec d’autres nouvelles pleines d'incidents émouvants, qui certes ne manqueront pas d’intéresser les jeunes lecteurs de 13 à 15 ans.On se demande pourquoi le titre du volume revient à toutes les pages alors que seul le premier conte se situe dans « la Maison de Marraine ».C.LALANDE CLAIR (Michel) LE CLUB DES BATISSEURS.(S.l.) Desclée de Brouwer.159p.ill.18.5cm.(Coll.Belle Humeur) Relié.$1.60 (frais de port en plus) Pour jeunes Des garçons décident de former un club lorsque Jean-Louis, le chef de la bande, accueille chez lui François, un orphelin.Tous deux ambitionnent de donner un but précis et humanitaire à leur équipe: celui de restaurer de vraies maisons endommagées par les bombardements de la dernière guerre, afin de venir en aide aux mal logés.A force de persuasion, ils rallient toute la bande à leur idée et le travail commence dans l’enthousiasme.Mais voici qu’un ennemi invisible rôde sur leur chantier et sabote à mesure leur travail de restauration.Bientôt même, il réussit à semer la zizanie à l'intérieur du club et voilà que la méfiance et la jalousie dressent les uns contre les autres les membres de l’équipe.Jean-Louis, blessé dans une chasse à l’ennemi invisible, assiste impuissant, de son lit d’hôpital, à l’effondrement du club.Tout va-t-il sombrer ?Voilà qu’entre en scène la bande à Jef qui fait la loi à tous dans les ruines de l’impasse Barbara.Son aide est appréciable mais ne semble pas s’embarrasser de scrupules d’honnêteté.François, comme un vrai détective, s'emploie à rechercher l’ennemi invisible et à clarifier les agissements de la nouvelle équipe de collaborateurs.Le Club des Bâtisseurs parviendra-t-il à son but ?Les jeunes de dix à quatorze ans liront avec intérêt ce roman de Michel Clair écrit dans un style simple et alerte.Le comportement des personnages illustre bien les difficultés du travail d’équipe où chacun, pour le bien de l’ensemble, doit sacrifier sa vanité personnelle, ses ambitions égoïstes, pour atteindre un but commun.Sans en avoir l’air, l'auteur donne de bonnes petites leçons de charité, de probité et de justice dont les jeunes ne peuvent que tirer grand profit.La présentation soigné du volume en rend la lecture facile et agréable.A.CHAPLEAU 31 fn vente à notre librairie Philosophie VINAY (M.-P.), Truité d'hygiène mentale.3v.ill.1958 $13.50 VON WEIZSAEKER (V.), Le cycle de la structure.1958.230p.6.35 WELTE (B.), La foi philosophique chez Jaspers et S.Thomas.1958.282p.4.55 Religion JONE (H.), Précis de théologie morale catholique.1958.590p.8.55 LEBRET (J.-L.), Dimensions de la charité.1958.172p.1.50 MERTON (Th.), Le pain vivant.1958.157p.2.30 SHEEN (Mgr F.), Le chemin de la croix.1958.42p.0.60 THERESE DAVILA (Ste), Le chemin de lu perfection.Fides, 1958.268p.2.00 RAYNARD (F.), Que faut-il penser de l'inquisition?1958.189p.(Coll.Bibliothèque Ecclesia) .2.00 SANSON (P.), Naître, vivre et mourir.1958.181p.(Coll.Bibliothèque Ecclesia) .2.00 GARRONE (Mgr), L'Action catholique.1958.125p.(Coll.Je sais, je crois) 1.50 G REEF (E.de), Psychiatrie et religion.1958.125p.(Coll.Je sais, je crois) 1.50 SIMON (P.-H.), La littérature du péché et de la grâce.1958.129p.(Coll.Je sais, je crois) 1.50 Sciences LA ROBERT1ERE (H.de), Pour décorer nos locaux.1958.78p.ill.1.25 MENARD (R.), Le livre des arbres.1956.188p.6.15 BELV1ANES (M.), Belles roches, beaux cristaux.7.00 BELVIANES (M.), Le livre de la ferme 8.25 BELVIANES (M.), Plus beaux oiseaux 8.25 FOREST (J.), Beautés du fond des mers 7.00 FERDINANT (C.), Plus beaux papillons 8.25 NADAUD (J.), La pêche.575p.ill.coul.12.25 PAIRAULT (S.), Le livre du zoo 7.00 Beaux-Arts BERAUD (J.), 350 ans de théâtre uu Canada français.1958.316p.$5.00 BERNARD (J.-L), Mon ami le théâtre.1958.253p.2.40 COUTURIER (M.-A.) o.p.Art et liberté spirituelle.1958.165p.2.05 SCHNEIDER (R.), Saintes femmes.1958 1.70 Littérature HEDOUVILLE (M.de), A.de Musset.1958.141 p.1-75 SAINTE-BEUVE (C.-A.), Monsieur de Talleyrand.1958.259p.5.00 MADEC (René), L'abbé Garrec aux mains des durs.1958.154p.0.85 PINSONNAULT (J.P.), Le mauvais pain.Fides, 1958.112p.2.00 WEIS (Guillaume), Le vicaire et son curé.1958.220p.2.10 Géographie — Histoire BLOND (Georges), J’ai vu vivre l'Amérique.1957.31 lp.3.60 BOURBON-PARME (X.de), Les chevaliers du Saint-Sépulcre.1957.183p.2.60 COUTURIER (C.) s.j., Chine où vas-tu ?Bilan de la révolution chinoise 1900- 1957.1958.267p.3.25 *** Le bâton fourchu dans les Iles du grand Golfe.1958.112p.1.50 MAYER (R.de), Introduction au Congo belge.1958.134p.3.25 Biographies DRAGON (A.) s.j.Le Père Pro.Nouvelle édition, 1958.184p.ill.1.50 ENGEL (C.-E.), Le véritable abbé Prévost.1957.302p.5.15 GEORGE (André), Pasteur.1958.203p.2.30 MEGEVAND (L.), Le vrai Salazar.1958.219p.2.50 MELLA DI SANT’ELIA (Mgr A.), Instantanés inédits des quatre derniers Papes.1958.173p.2.00 OUELLET (J.-M.), Mes jeunes années.1958.197p.1.25 PERRAS (M.-G.) o.p., Le Père Eugène Prévost et sa cause.1958.279p.2.00 SAINTONGE (F.) s.j., Saint Noël Chaba-nel.Martyre dans l’ombre.1958.212p.2.00 I 25 eôt, rue -Saînt-^acqueâ, Iflfjonlréaf - lyjn.1-9621 45081615
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