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Titre :
Lectures
Grâce à ses critiques littéraires, Lectures souhaite faire connaître la valeur intellectuelle et morale des nouvelles parutions tout en créant un barrage efficace contre les « mauvaises lectures ».
Éditeur :
  • Montréal :Service de bibliographie et de documentation de Fides,1946-1966
Contenu spécifique :
septembre
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
chaque mois
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Lectures et bibliothèques
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Lectures, 1961-09, Collections de BAnQ.

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LECTURES REVUE MENSUELLE CONSACRÉE À LA CULTURE ET À LA BIBLIOGRAPHIE CRITIQUE NOUVELLE SÉRIE, VOL.VIII SEPTEMBRE 1961 - JUIN 1962 • •• • • • • •• ••• •• •« • « • 25 est, rue Saint-Jacques, Montréal LECTURES Revue de bibliographie-conseil publiée tous les mois (sauf juillet et août) par le Service de Bibliographie et de Documentation de Fides Direction: R.P.Paul-A.Martin, c.s.c.Rédaction: Rita Leclerc Principaux collaborateurs: le R.P.G.-M.Bertrand, C.S.C., le R.P.P.-E.Charbonneau, c.s.c., le R.P.R.-M.Charland, c.s.c., Mgr Emile Chartier, p.d., Mlle Marie-Claire Daveluy, le R.P.J.Grisé, C.S.C., le R.P.Y.Lafrance, c.s.c., le R.P.J.-M.Langlais, c.s.c., M.Rodolphe Laplante, le R.P.Romain Légaré, o.f.m., le R.P.A.Legault, cj.c., le R.P.B.-M.Mathieu, o.p., Mme Michelle Le Normand, Mme C.Martin-Potvin, le R.P.O.Melançon, c.s.c., le R.P.P.-E.Roy, c.s.c., M.Clément Saint-Germain.Notes 1.La revue Lectures parait tous les mois (sauf juillet et août).Toutes les livraisons, de septembre à juin, constituent un tome.La dernière livraison contient une table méthodique des sujets traités, ainsi qu'une table alphabétique des ouvrages recensés au cours de l’année.2.Les références bibliographiques sont rédigées d'après les règles de la catalographie.3.Les cotes morales en usage sont les suivantes: M Mauvais.D Dangereux.B?Appelle des réserves plus ou moins graves, i.e.à défendre d’une façon générale aux gens non formés (intellectuellement ou moralement).B Peur adultes.TB Pour tous.TB-S Livre pour tcvr mais spécialisé.A Livre pour adolescents.J Livre pour jeunes.E Livre pour enfants.Publication approuvée par VOrdinaire LECTURE S Montréal Nouvelle série — Vol.8 — No 1 La responsabilité du chrétien en face des techniques de diffusion p.2 Le P.Teilhard de Chardin et son œuvre .p.3 « Blondel et le christianisme » de H.Bouil-lard .p• # « La pensée de Mozart » de J.-V.Hocquard .p.ll Notices bibliographiques p.12 Cote morale des nouveautés en librairie .p.24 Le courrier des lecteurs p.26 Pierre TEILHARD DE CHARDIN (voir à la page 3) SEPTEMBRE 1961 nmn\L La responsabilité du chrétien en face des techniques de diffusion La journée du 24 septembre prochain sera consacrée aux techniques de diffusion.A la radio comme à la télévision, des émissions spéciales attireront l'attention du public sur « la responsabilité du chrétien en face des techniques de diffusion ».Ici et là, des articles de journaux, des sermons ou des forums développeront l’un ou l'autre aspect du même thème.L'occasion sera bonne — et il faudra la saisir — de s'interroger sur la place que tiennent, dans notre vie, les diverses techniques de diffusion que sont la presse, la radio, le cinéma et la télévision, et sur la responsabilité que nous avons, en tant que chrétiens, en face d'elles.Par suite des développements prestigieux de la science, ces techniques sont devenues si perfectionnées qu’elles constituent tour à tour des instruments précieux pour le progrès de de l’humanité on des armes redoutables pour l'asservissement de l'homme.Et le chrétien conscient de sa dignité et de ses responsabilités ne peut pas ne pas s'interroger en face d'elles ?Que de questions pertinentes n'a-t-il pas à se poser: « Quel est le contenu du journal que j'achete distraitement chaque jour au kiosque du coin ?Quels sont les articles que je lis ?Quels sont ceux que je ne lis pas ?Le chrétien qui est eu moi a-t-il lieu d'être satisfait de ce journal, du choix que je fais de ces articles ?Est-ce que je « subis » ce journal ?Est-ce que je discute avec lui ?Est-ce que je collabore avec lui ?» « A quel mobile est-ce que j’obéis quand je me précipite pour voir tel film ?Est-ce à cause de la vogue qu'il connaît ?Est-ce parce qu'il aborde un sujet plutôt délicat et qu'à son propos la censure à crié, à sa façon, « haro sur le beaudet ! » Est-ce à cause des vedettes qui s'y produisent ?A cause de la pression sociale: il faut voir ce dont tout le monde parle ! Parce que c’est une œuvre d'art ?Le chrétien qui est en moi sera-t-il lui aussi invité à voir ce film, ou si l'esthète que je suis le laissera tout bonnement à la porte, comme un gêneur ?Le jugement que je porte sur ce film s’inspire-t-il des lumières de ma foi et tient-il compte des impératifs de ma conscience ?» « Dans quelle proportion mon temps est-il accaparé par la radio ou la télévision ?Cette proportion est-elle raisonnable et juste, compte tenu de mes obligations familiales, sociales et professionnelles ?Quel est le contenu des émissions que j’écoute on que je vois ?Est-ce que je m’interroge là-dessus ou si je prends tout pour argent comptant ?Suis-je un auditeur et un téléspectateur passif, ou sais-je faire preuve d’un sens critique intelligent ?Ne suis-je attiré que par les émissions faciles et de détente ?En tant que chrétien, ai-je lieu d’être satisfait ou mécontent des émissions que je capte ?Est-ce que je me rends compte que je suis pour quelque chose dans la qualité des émissions radiophoniques ou télévisées ?Est-ce que je sais, à l'occasion, avec tact et délicatesse, exprimer à qui de droit mon opinion ?» Si chacun s’efforçait de répondre, en toute honnêteté, à des questions de ce genre, et s'appliquait ensuite à prendre les résolutions qui s'imposent, y aurait-il encore lieu de s'alarmer de l'influence croissante des techniques de diffusion ?Un chrétien conscient et responsable peut beaucoup pour apporter à la science tnoderne en pleine expansion ce supplément d’âme qui lui manque.R.LECLERC 2 PIERRE TEILHARD DE CHARDIN ET SON OEUVRE Guy-M.BERTRAND, c.s.c.La place tenue par l'œuvre écrite du P.Teilhard de Chardin dans la pensée contemporaine peut être discutée, elle ne peut être négligée.Cette œuvre est l'une des plus originales et des plus influentes; elle a déjà marqué notre époque, et marquera sans doute encore davantage les âges à venir.A l'intérieur des limites forcément restreintes d'une revue comme Lectures, nous voudrions présenter ici un aperçu sommaire de la vie et des écrits du P.Teilhard, complété par un bref examen des problèmes doctrinaux qu'il a soulevés.I.LA VIE Les origines familiales et la formation culturelle du P.Teilhard de Chardin ont grandement contribué à développer au mieux ses immenses dons d’esprit et de cœur, et à faire de lui l'une des personnalités les plus remarquables de la science française et catholique.Voici comment l’une de ses parentes résume les principales étapes de sa vie: Pierre Teilhard de Chardin, né à Sarcenat près de Clermont, en Auvergne, le 1er mai 1881, le quatrième d'une famille de onze enfants, enracinée depuis des siècles dans sa province.Entre dans la Compagnie de Jésus à Aix-en-Provence (1899).Etudes de philosophie et de théologie à Jersey.Professeur de physique au Caire (1906-lf>08).Premières recherches de géologie et de paléontologie en Angleterre (Sussex).Ordonné prêtre à Hastings en 1912.Arrive à Paris.Attaché au Muséum d’histoire naturelle; travaille sous la direction de Marcellin Boule.1914-1918.Fait toute la guerre comme caporal-brancardier au 4e régiment de zouaves, puis d’un régiment (4e mixte) de tirailleurs et zouaves.Médaille militaire.Légion d’honneur.1922.Docteur ès-science.Professeur de géologie à l'Institut catholique de Paris.1923, charge de mission et subventionné par le Muséum pour une expédition de fouilles dans la Chine centrale.Revient en France en 1924.Second départ pour la.Chine en 1927.Désormais, séjours alternants en Chine et en France.1928, mission en Somalie française et en Ethiopie.1929, retour en Chine.Découverte du premier Sinanthrope.Nommé conseiller scientifique du Service (Survey) géologique de Chine.1930, participation à une expédition américaine Centre-Asie.1931-32, choisi comme géologue de l'expédition Haardt-Citroën (Croisière Jaune).1935-36.Avec l’Expédition américaine Yale-Cambridge dans l’Inde septentrionale.1937-38, en Birmanie.Même année, nommé à Paris directeur du Laboratoire des Hautes-Etudes de géologie et de paléontologie.1939, bloqué en Chine pendant la deuxième guerre mondiale [Le Phénomène humain, écrit à Pékin, date de cette époque].Retour en France, 1946.1950.Elu membre de l'Académie des Sciences.Une chaire au Collège de France lui est offerte.Il ne peut l’accepter.1951, voyage en Afrique du Sud.subventionné par une fondation américaine \Wenner-Gren Foundation] pour la recherche anthropologique.A partir de 1951.il se fixe à New-York, attaché à cette fondation qui lui confie, en 1953, une seconde mission en Afrique du Sud.Séjour de deux mois à Paris en 1954.Il meurt à New York, le 10 avril 1955 (jour de Pâques).1 Cette notice volontairement dépouillée a cependant son éloquence.Elle nous donne une bonne idée de l’extraordinaire carrière du P.Teilhard: son activité scientifique ne s’est pas restreinte aux bibliothèques.aux musées, aux laboratoires et aux salles de cours, mais elle s’est aussi déployée « sur le terrain », comme il aimait à dire: ses vastes et incessantes randonnées d’exploration l’ont amené, en compagnie de savants réputés, dans les régions les plus diverses et les plus éloignées de l'univers, et lui ont donné de participer à quelques unes des découvertes anthropologiques les plus retentissantes de la moitiée du XXc siècle.2 Toutefois, ces lignes ne rendent pas compte d’une autre « activité », poursuivie en marge de la première, tout au cours de sa vie: celle de penseur 202079 3 et d’écrivain.L’esprit et l’âme de ce savant demeuraient constamment éveillés au message des choses; après les patientes analyses de sa spécialité, il s adonnait aux vastes synthèses des sciences de la Nature et de l'Homme, et cherchait avidement à saisir, pour les décrire ensuite en des pages d’une profondeur et d'une richesse exceptionnelles, le dessin et le sens de l'Univers.11.LES ECRITS L œuvre du P.Teilhard de Chardin peut se diviser approximativement en quatre classes: les écrits scientifiques, les écrits philosophiques '*, les écrits spirituels, et les écrits autobiographiques, sans qu'il soit toujours possible de séparer nettement les domaines, et en tenant compte du fait que ce penseur débouche aisément en philosophie, tout en voulant habituellement s’en tenir à la science.Ces écrits sont loin d'être tous imprimés, soit parce que l’occasion ne s'en présentait pas (essais couchés sur l’inspiration du moment), soit parce que leur caractère personnel empêchait de les divulguer immédiatement (Journal, lettres, etc.), soit à cause des objections de la censure.La plupart des textes, restés en manuscrits ou polycopiés à l’usage des amis, seront sans doute imprimés au cours des prochaines années, pour répondre au souhait d'un public immense.Quelques-uns ont d’ailleurs une grande importance pour préciser les positions doctrinales de l’auteur, et sont fréquemment cités par ceux qui ont accès aux manuscrits ou aux copies.On trouvera une liste de ces inédits, avec celle des imprimés dans les ouvrages de Wildiers et de Cuénot4.Les Editions du Seuil poursuivent une publication qui semble devoir être assez complète et définitive, dans la collection Oeuvres de Pierre Teilhard de Chardin.En dehors de cette collection, qui sera sans doute l’édition de base, quelques ouvrages ou opuscules ont été publiés, que nous énumérons rapidement ici5: 1 ° Les Lettres de voyage, et Les nouvelles Lettres de voyage, qui groupent une bonne partie de la correspondance, publiées chez Grasset par Claude Aragonnès“.Ces Lettres forment évidemment un document important au point de vue autobiographique.Adressées à des parents, à des amis et à des collègues, elles sont datées de toutes les parties du monde, et nous aident à suivre le P.Teilhard non seulement dans ses explorations scientifiques, mais aussi dans ses réflexions personnelles et dans ses relations sociales.Ecrites avec beaucoup de simplicité et de noblesse, elles donnent une belle image de cet homme si attachant.2° Les Cahiers Pierre Teilhard de Chardin, publiés aux Editions du Seuil, contiennent, avec quelques hommages ou témoignages d’amis, des opuscules ou fragments d’œuvres qui verront leur publication complète dans la grande collection des Oeuvres.7 3 Le Groupe zoologique humain, aux Editions Albin Michel, est la reprise de la synthèse du Phénomène humain, d'abord présentée dans un cours à la Sorbonne, et ensuite rédigée en volume en 1947-49.Le langage en est peut-être encore plus spécialisé, et la phrase plus difficile, mais aux yeux de l’auteur, cet ouvrage devait marquer un pas, par sa mise au point et sa précision, sur son premier grand exposé du sujet.4 Hymne de l'Univers, paru tout récemment aux Editions du Seuil, nous apporte quelques opuscules souvent cités par les amis du P.Teilhard.On y retrouve l’essayiste à son meilleur, et ces textes, dont quelques-uns sont assez anciens, et d’autres plus récents, serviront sans doute beaucoup à faire comprendre les positions et l’attitude religieuse du savant, derrière lequel se cachait trop souvent peut-être le philosophe et le théologien 8.Par ailleurs nous possédons dès maintenant un Corpus assez considérable et très représentatif de la pensée de notre auteur dans la collection des Oeuvres de Pierre Teilhard de Chardin, publiée aux Editions du Seuil et déjà mentionnée plus haut.En suivant la numérotation adoptée par les éditeurs, nous donnerons ici une brève nomenclature des cinq volumes parus à date, pour en indiquer le contenu et la portée.Nous réservons à la troisième partie de cette étude — qui fera l’objet d’un prochain article — l’examen des principales difficultés doctrinales soulevées par l’œuvre teilhardienne ".1.Le Phénomène humain (347 p.) Cet ouvrage publié en tête de la série n’est pas le premier chronologiquement, mais il est le plus important et le mieux connu.On y trouve, dans une vaste fresque, où la beauté du style et la hauteur de la pensée s’allient harmonieusement à la rigueur scientifique, toute l’histoire cosmique, biologique, psychologique, sociologique et spirituelle de l’Homme, depuis sa plus lointaine genèse dans la naissance et l’évolution de l’univers, jusqu’à son développement moderne et son épanouissement futur dans la parousie.Le P.Teilhaid, par cet ouvrage, n’a pas seulement élargi jusqu'à l’infini les horizons de la science de l’Homme, mais il a ouvert de grandes possibilités pour l’apologétique et la théodicée en renouvelant, avec l’apport si riche des sciences modernes, les « cinq voies » par lesquels saint Thomas prouve l’existence de Dieu 10.Mais le domaine de compétence de l’auteur, comme aussi son propos et sa méthode, exigeaient qu’il se tienne strictement du côté du phénomène.au sens scientifique du terme, c’est-à-dire du côté 4 des faits sensibles et observables, seuls objets de la science naturelle.Cette méthode avait l’avantage de renforcer extrêmement les bases d’une utilisation philosophique ou théologique ultérieure, surtout aux yeux des incroyants, mais elle exposait l’auteur à l’incompréhension, et même au soupçon d’hétérodoxie de la part des catholiques, et certaines imprudences de langage augmentèrent encore cet écueil.Ainsi, par un paradoxe fréquent en ce genre de situation, mais douloureux pour celui qui en est victime, l’écrivain qui apportait à son époque la réconciliation la plus juste et la plus belle entre la Science et la Foi fut l’objet des réserves de la censure 11.Nous aborderons plus loin les divers aspects de ce problème doctrinal.Bornons-nous à remarquer pour l’instant que Le Phénomène humain (comme les autres essais teilhardiens du même genre), peut être lu avec grand profit à deux conditions: que le lecteur ait une formation scientifique et philosophique suffisante pour comprendre le point de vue et la méthode de l'auteur, et qu’il mette à l’examen de cette pensée le temps et le sérieux nécessaires à une connaissance vraiment honnête.Autrement on s’égare dans des erreurs d’interprétation redoutables pour le lecteur .et pour l’auteur 2.I.' Apparition Je l'Homme (.175 p.) Contrairement aux volumes I et IV de cette série (Le Phénomène humain et Le Milieu divin), qui forment des œuvres globales écrites comme un tout, les volumes II, III et V, sont des recueils groupant plusieurs travaux différents d'après un thème général: écrits déjà publiés, à des dates très diverses, dans des revues scientifiques ou destinées au grand public (La Revue des Questions scientifiques, L’Anthrologie, Les Annales de Paléontologie, Psyché, Les Etudes, etc.); notes, mémoires ou communiqués adressés à des Sociétés scientifiques ou présentés dans des Congrès; opuscules inédits sur des thèmes connexes.L'Apparition de l'Homme comprend des œuvres de ce genre centrées sur le problème anthropologique des origines de l’homme, et forme un tout assez homogène, de nature plutôt scientifique.Nous retrouvons ainsi quelques-uns des meilleurs écrits du P.Teilhard, dans le domaine de sa compétence propre, sur les découvertes et progrès réalisés par l’Anthropologie au cours du demi-siècle.Cette histoire est aussi passionnante à lire, même pour le profane cultivé, que celle écrite par les meilleurs vulgarisateurs d’aujourd’hui sur le sujet; et elle a l’avantage d’être due à la plume d’un grand écrivain et d'un grand savant, qui a participé lui-même largement à la fascinante aventure scientifique qu'il décrit.Le dernier essai de ce volume (Les Singularités de l’Espèce humaine), qui est aussi le plus considérable, reprend de façon plus condensée et plus précise presque tout le sujet du Phénomène humain.Comme cet essai est moins strictement scientifique que les précédents, (et à tendance plus philosophique), et qu’il se tourne surtout vers le présent et l’avenir de l’homme, on aurait peut-être mieux fait de le classer dans le volume V.Ecrit à peine un an avant la mort du P.Teilhard, c’est peut-être l’exposé le mieux fait et le plus définitif sur le grand thème qui a occupé toute sa vie.3.La Vision du Passé (391 p.) Oeuvres du même genre et des mêmes provenances que celles du volume précédent, mais orientées plus directement vers le problème central de l’Evolution qui est étudié sous toutes ses faces.C’est là qu’on peut trouver l’essentiel des idées scientifiques, philosophiques, et même théologiques du P.Teilhard sur la grande question du Transformisme, bien qu’en ce domaine certains opuscules très importants soient encore inédits.De très belles pages, qui nous rappellent les débats de la grande controverse depuis Darwin jusqu’aux dernières décades.Ce très précieux recueil d’essais et d’articles nous aide à mieux comprendre le grand rôle joué par le P.Teilhard dans l’assimilation catholique des idées et découvertes scientifiques, et devrait suffire à lui seul à établir son orthodoxie.Rarement voit-on une science plus honnête, plus haute et plus avertie, au service d’une fois plus sincère, plus sereine et plus humble.Un certain nombre de ses données scientifique pourront être dépassées avec le temps (par l’apport de découvertes nouvelles), cela n’infirmera pas ses conclusions principales qui sont enthousiasmantes pour le philosophe et réconfortantes pour le croyant.4.Le Milieu divin (202 p.) Bien que classé à la quatrième place dans la collection des Oeuvres (à cause de l’ordre logique).Le Milieu divin est l’un des premiers grands ouvrages du P.Teilhard; l’un des mieux charpentés et des mieux rédigés aussi.Ecrit en 1926-27 dans les solitudes d’Asie, où l’auteur poursuivait ses recherches à ce moment, ce livre a été considéré jusqu’à la fin par lui comme l’expression très fidèle de sa spiritualité et de sa vie intérieure.C’est donc là qu’il faut chercher d’abord sa profession de foi, et les mises au point dogmatiques que nous font parfois désirer ses autres œuvres.Dans Y Avertissement du début, le P.Teilhard signale, « chez ceux qui, par formation ou par instinct, entendent surtout les voies de la Terre, une certaine crainte de se fausser ou de se diminuer en restant dans la ligne de l’Evangile.> 13 Et c’est précisément pour guérir ses contemporains, retenus en si grand nombre sur la voie du Christ par cette fausse honte ou cette peur injustifiée, qu’il leur adresse ces pages: Prouver par une sorte de vérification tangible, que cette inquiétude est vaine, puisque le Christianisme le plus traditionnel, celui du Baptême, 5
de

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