Argus, 1 janvier 1991, Hiver
[" .r i r 1 il à J| - I \"MêÊSÊÊÊÊ aÆÉ THÉO Créatica de 7b base de do RefDoc m applica BIBLIO-CULTURbI Méthode d'évaluation! de choix d'un CD-RO jfliTr \u2022E îx ÿ.i.M De plus en plu,s, les bibliothécaires sont appelés à faire des études de clientèles pour pouvoir élaborer des stratégies et des plans d\u2019actions, Ce séminaire de trois jours veut répondre à ce besoin croissant de connaître sa clientèle pour mieux lu servir.Il sera présenté sous forme d'exposés, travaux pratiques et discussions.O tü '< SÉMINAIRE U U Les études de clientèles OC ttJ Z Z \u2022 pourquoi 7 \u2022 la problématique \u2022 les objectifs \u2022 les méthodes de collecte \u2022 l\u2019analyse des données w z H O IvKS CONFÉRENCIERS : w \u2022! üO \u2022\tMonsieur Yves Khuwam Bibliothécaire, M.L.8.(Milwaukee) Ph D.(Wisconsin-Madison) [¦!¦] Professeur à l'École de hihliolhéeoiiomie et des sciences de l'information de l'Université de Montréal.I| est chargé des cours de « méthodes de recherche » et en intelligence artificielle.\u2022\tMonsieur Réjean Savard Bibliothécaire, M.Bfbl.(Montréal) Ph.D.(Toronto) Professeur à l'École de bibliothéconomie et des sciences de l'information de I l niversité de Montréal depuis 10 ans.Il est responsable des cours « marketing des services d'information » et « clientèles et milieux ».en a fe Q O 06 eu Z Z O O H I.IKl KTIMTK : < Z S Veuillez prendre note du changement de date pour ce séminaire.Les 13, 14 et 15 février 1092 à l\u2019LBSl, l niversité de Montréal.O 06 en O < Pu U INSCRIPTIONS : < U CHI\u2018U Téléphone : (514) #45-3327 Télécopieur : (514) #45-161# Te nombre de places est limité à 20 personnes.O I\u2014I w Z Université de Montréal Faculté dos arts et des sciences École de bibliothéconomie et dos sciences de r information Corporation des Ot*othécatre* Professionnels du Quebec A D » SOMMAIRE Éditorial______________________________ 2 Apprendre à maîtriser le changement technologique! / Pierre Meunier ' i Comité de rédaction Pierre Meunier, président Marie-Thérèse Chaput-Williams, secrétaire Louise C arpentier Patrick Delobcl Josée Grégoire Nathalie Groulx Yves Khawam Collaboration My Loan Duong John Leide Michel Lefebvre Correction Michelle Bachand Marie Brise bois-Mathieu Mireille Cliche Martin Cohen Michel Lefebvre Louis Morin Luce Payette Rosaire Pelletier Chantal Robinson François Séguin Traduction Robert F, Clarke Rachète Salvador Conception graphique Luc Mauroy Composition et impression M P Photo Reproductions Liée Publicité Régine Horinstein (514)845-3327 Dépôt légal Bibliothèque nationale du Canada Bibliothèque nationale du Québec ISSN 0315-9930 ; Source : J.Ch.Prutt et D.Pries / DIAF-Publiphoto Dossier______________________________________________ 3 Le CD-ROM : un portrait de famille / Gérard Mercure ' Théorie et applications__________________________ 13 Le CD-ROM mis en contexte : comparaisons avec d'autres supports / Andrew Large 1 19 RefDoc sur CD-ROM : les étapes de réalisation d'une base de données bibliographiques sur les ouvrages de référence / Gilles Deschatelets Biblio-culture_____________________________________ 27 Évaluation et choix d'un CD-ROM / Yves Khawam Techno-express____________________________________ 31 MLA International Bibliography : une évaluation / Lucie Gardner Tirage 1200 copies ARGUS est une revue publiée trois fois l\u2019an par la Corporation des bibliothécaires professionnels du Québec (CBPQ) et dont le siège social est situé au 307, rue Sainte-Catherine Ouest, bureau 320, Montréal (Québec) H2X 2A3 l.\u2019abonnement annuel est de 27$ (9$ le numéro) au Québec, 33$ ( 12$ le numéro) au Canada, 33$ US (12$ US le numéro) à l\u2019extérieur du Canada et de 17$ pour les étudiants Toute demande concernant les numéros manquants doit être envoyée au plus tard un mois après la date de parution au Secrétariat de la CBPQ et toute reproduction des articles, en totalité ou en partie, doit être faite avec la mention de la source Les articles de la revue sont indexés dans Pascal Thcma.T205; Sc iences Je l'information-documentation.Infirmation Science Abstracts, Library and Information Science Abstracts (USA).Library' Literature et dans Point de repère Courrier de deuxième classe Enregistrement no 5794 35 Projets CD-ROM en développement au Québec / Yves Daoust Monsieur Yves Khawam, membre du Comité de rédaction, a assuré entièrement la coordination, la planification générale et la sollicitation des textes de ce numéro thématique.1 ARGUS / Hiver 1991, Vol.20, n° 3 j.A Apprendre à maîtriser le changement technologique! technologies nouvelles, connaissances, habiletés et attitudes nouvelles! Maîtriser ces nouvelles technologies n\u2019est pas chose évidente.Progressivement, l\u2019implantation de l\u2019informatique, l\u2019introduction de nouveaux moyens de télécommunication, la constitution de réseaux documentaires, la production de documents sur de nouveaux supports tels que le vidéodisque et la vidéocassette, l\u2019apparition de la photocomposition par ordinateur, le transfert de messages par courrier électronique, le traitement des opérations par micro-informatique et la miniaturisation des supports de l\u2019information par la micrographie et à l'aide de disques compacts (CD-ROM) ont systématisé et transformé les principales fonctions de la chaîne documentaire.Le prêt, le prêt entre bibliothèques, la recherche documentaire, les acquisitions et le traitement en sont grandement affectés.Et le bibliothécaire, en tant que gestionnaire d\u2019entreprises de service, doit demeurer vigilant face à l\u2019intrusion de nouveaux outils technologiques.L\u2019insertion des technologies doit augmenter la cohésion chez le personnel, bonifier les compétences et le rendement du personnel, réduire les délais de communication et de transmission des informations, favoriser une plus grande accessibilité aux sources de renseignements, améliorer les services à la clientèle et répondre à de nouveaux besoins.Parallèlement au développement de ces nouvelles technologies se dégagent une plus grande spécialisation des collections, une diversification des supports de l\u2019information, un accroissement des coûts d\u2019acquisition de la documentation et une plus large accessibilité aux sources d\u2019information.À cet égard, la production d ouvrages de référence sur CD-ROM permet d\u2019augmenter la capacité de stockage de l\u2019information et de réduire le temps d\u2019accès aux renseignements.La présente livraison A'Argus dresse une vue d\u2019ensemble des principales applications et des développements du CD-ROM dans le monde de la documentation.Soulignons que Monsieur Yves K ha warn, membre du Comité de rédaction, a assuré entièrement la coordination, la planification générale et la sollicitation des textes de ce numéro thématique.Et le Comité de rédaction lui en est très reconnaissant.Afin de nous familiariser avec celte nouvelle technologie, le dossier préparé par Gérard Mercure, sous le thème le CD-ROM : un portrait de famille présente une description technique du disque optique, l\u2019état du marché et les applications en bibliothèques.Par ailleurs, Andrew Large, sous la rubrique Théorie et applications, compare les CD-ROM, les imprimés et les systèmes en ligne selon le contenu, le coût d\u2019acquisition, le degré d\u2019actualisation, la capacité de stockage, le niveau de repérage, I\u2019interlace et les préférences des usagers.Et la même rubrique, sous la plume de Gilles Desehatelets, nous expose, par la création de la base de données RefDoc, les principales étapes de réalisation d\u2019un fichier bibliographique.Enfin Yves Khawam, dans Bibllo-culture, énonce des critères d évaluation des CD-ROM et nous indique quelques répertoires sur les ouvrages disponibles sur ce support.Puis Lucie Gardner, dans Techno-express, évalue le CD-ROM ML A International Bibliography.La lecture de ces textes devrait nous convaincre de la nécessité d\u2019apprendre à maîtriser et à développer cette technologie.l/avenir nous appartient dans cette sphère d\u2019activités ! ¦ Pierre Meunier, bibl.prof.Président du Comité de rédaction EDITORIAL Pierre Meunier - v' m jÜ V Pierre Meunier, bibl.prof.2 ARGUS / Hiver 1991, Vol.20, n 3 Le CD-ROM : un portrait de famille Une vue d\u2019ensemble du CD-ROM et des autres types de disques optiques est présentée.Deux grandes familles sont identifiées : les médias destinés au grand public et les médias qui s\u2019adressent au monde professionnel.Suit un aperçu du marché du CD-ROM aux États-Unis, au Canada et en France.Enfin, le problème de la normalisation est rapidement soulevé.The article presents an overview of CD-ROM and other optical disk products.Two large groups of products are identified : those directed at the general public and those aimed at the professional world.The market for these is addressed along with questions regarding standards.Gérard Mercure Responsable du plan de développement et de gestion des collections Université du Québec à Rimouski A ttention! Ce texte contient de l\u2019information recyclée! Ajouter un autre article sur le CD-ROM à ce qui s\u2019est déjà écrit, c\u2019est contribuer à la pollution bibliographique.Pour établir sa rétrospective de l\u2019année, dans CD-ROM Librarian, Alice C.Littlejohn (1990) a dû dépouiller plus de quatre-vingt-dix revues spécialisées.Elle signale même l\u2019existence d'une revue, Nautilus, traitant du CD-ROM sur disque CD-ROM.Mais comment échapper à la nécessité d\u2019un texte d\u2019introduction?Tout bon dossier sur le CD-ROM doit contenir une description technique du disque optique, l\u2019état du marché et les applications en bibliothèques.Il faut penser au lecteur qui n\u2019a pas accès au Nautilus pour explorer ce monde en profondeur.C'est à lui que s\u2019adresse cet article.Pour une vue plus complète et plus technique, s\u2019il est désireux d\u2019approfondir ces notions, il est invité à consulter les revues Documentation et bibliothèques ( Deschatelets et Simoneau, 1988; Deschatelets, 1989; Deschatelets et Carmel, 1990) et Canadian Library Journal ( Duchesne et Giesbreicht, 1988 ) qui ont déjà publié sur le sujet.Il pourra lire aussi avec profit l\u2019article en trois volets paru dans Le Bulletin des bibliothèques de France sur « le CD-ROM dans les bibliothèques américaines » ( Lapclerie, 1990).vie supérieure de 10 ans, voire 30 ans contre quelques mois à quelques années pour les bandes magnétiques.Elles sont plus fiables, avec un taux d\u2019erreur I 000 fois plus faible; elles ont une capacité de stockage très élevée et un coût par octet nettement moindre, ce qui permet d\u2019enregistrer sous forme numérique son, image et mouvement, le multimédia étant très gourmand d\u2019espace-mémoire.En contrepartie, les mémoires optiques présentent quelques inconvénients : les lecteurs de disques sont encore chers et sont considérés comme des périphériques haut de gamme du micro-ordinateur personnel.Quant aux équipements d\u2019enregistrement, ils appartiennent encore au monde de la production en usine, du moins pour le CD-ROM et ses dérivés qui demeurent des produits d\u2019édition.Les disques inscriptibles et réinscriptibles sont par contre considérés comme des produits domestiques d\u2019archivage et de stockage dynamique.DOSSIER Le disque optique analogique Lorsqu\u2019on a entre les mains un disque argenté dont le diamètre dépasse 12 cm, il y a de fortes chances que ce soit un vidéodisque analogique.Ce disque, mis sur le marché par Philips sous le nom de Laser Vision, est apparu au cours des années 70.Longtemps annoncé, le vidéodisque a été surnommé par un journaliste « l'Arlésienne de l\u2019audiovisuel » tellement il mettait du temps à entrer en scène.Le son comme l\u2019image sont analogiques, enregistrés en modulation de fréquence.Couplé au micro-ordinateur, il devient un outil aux applications multiples : formation en interactif; marketing; loisirs et voyages; simulation; mais aussi, archivage de documents iconographiques.Le Guide Les mémoires sur disques optiques Le CD-ROM, dont il sera surtout question dans ce dossier, appartient aux mémoires sur disques optiques qui utilisent un faisceau laser pour l\u2019écriture et la lecture des informations.Ces mémoires se distinguent des mémoires magnétiques par une plus grande densité d\u2019information de l\u2019ordre de 10 fois et une durée de 3 ARGUS / Hiver 1991, Vol.20, n 3 en 1991 avec un catalogue d\u2019une cinquantaine de titres.D\u2019autres titres suivront car des ententes ont été signées entre Philips et une centaine de producteurs de logiciels des États-Unis, de l\u2019Europe et du Japon pour produire des multimédias interactifs.Il se présente en format de 12 cm mais il est également disponible en format plus grand de 20 et 30 cm.À la différence du CD-ROM dont l\u2019interactivité est redevable au logiciel du micro-ordinateur, le CD-I est lu par un appareil qui possède sa propre intelligence.Le CD-I, grâce à de nouveaux processeurs d\u2019images et à de nouvelles techniques de compression de données, offrira à partir de 1992 une image aux dimensions de l\u2019écran et le mouvement en temps réel (full screen/ full motion).Pour éviter un retard dans le lancement, une cartouche de mise à jour du lecteur sera disponible.Les disques et les appareils seront conformes aux normes des producteurs de disques et de cinéma, le Motion Picture Expert Group (MPEG).Il offrira en interactif 300 000 pages de texte ou 72 minutes de musique de la qualité du disque compact ou encore, moyennant un perfectionnement, une heure de vidéo plein écran.Selon le mixage, le temps de visionnement pourra varier en fonction de l\u2019espace exigé par chaque type d\u2019information.L\u2019utilisateur, à l\u2019aide d\u2019une commande, n\u2019aura qu\u2019à pointer et à cliquer selon les instructions du menu affiché sur l\u2019écran (Bonime, 1991).fortune dans les affaires ou fait carrière dans les professions libérales : c'est le cas du CD-ROM qui couvre les activités commerciales, bibliographiques et archivistiques.Enfin, il y a les branches éloignées qui ont évolué dans d'autres mondes et conclu des alliances avec d\u2019autres techniques, tels que le magnéto-optique (MO), l\u2019inscriptible (WORM) et le réinscriptible, dont on établit plus difficilement la filiation.Plutôt que de les classer par leurs caractéristiques techniques comme on le fait habituellement, nous les distinguerons par leur domaine d\u2019activité pour les considérer du point de vue de l\u2019utilisateur au lieu de celui du technicien.Aussi les avons-nous divisés en deux grands secteurs : les médias s\u2019adressant au grand public et les médias destinés au monde professionnel.DOSSIER Le CD-ROM un portrait de famille de réalisation d'un vidéodisque interactif (1988, p.157) publié par le ministère des Communications du Québec fait référence à cette première génération de disque laser.Sous la poussée du disque compact, le son devient numérique en 1988, mais la vidéo demeure analogique pour des raisons de durée de vision-nement.Le codage numérique de l\u2019image exige trop d\u2019espace disque et le branchement au téléviseur est plus direct.Pour le distinguer du précèdent, on l\u2019appelle CD/V pour Compact Disc Video ou encore CD-Vidéo.Mais les deux formes sont qualifiées de Laserdisques.Ils existent en trois tailles : 12, 20 et 30 centimètres.Dans le monde du loisir, le CD-Vidéo de 30 cm, avec ses deux heures de film de haute qualité, devient un concurrent direct du magnétoscope et de la vidéocassette, mais sans l\u2019atout de ces derniers, l\u2019enregistrement par l\u2019utilisateur.?Les médias s\u2019adressant au grand public Les systèmes destinés au grand public sont conçus selon le concept d\u2019un appareil domestique.L appareil n\u2019a pas besoin d\u2019être relié à un ordinateur.Comme un magnétoscope, la platine de lecture peut être raccordée à un poste de télévision.Il sera, dans le cas d\u2019un système interactif, piloté grâce à une télécommande.Le catalogue des disques reflétera les intérêts du public : la musique, les jeux, les connaissances encyclopédiques, les loisirs tels que le jardinage et les sports, etc.Le disque optique numérique La généalogie du disque optique numérique Le disque compact ou CD-DA Le CD-DA (Compact Disc - Digital Audio) mieux connu sous le nom de disque compact est le plus répandu des disques optiques.Lancé en 1983 par Philips et Sony pour l\u2019enregistrement du son numérisé de haute fidélité et en stéréophonie, le disque laser audio a pratiquement supplanté le disque de vinyle qui est devenu par effet de contraste « le disque noir ».On en connaît les caractéristiques : disque argenté de 12 cm produit et pressé en usine, présentant une seule face d\u2019enregistrement numérique de 72 minutes.Le prix de lancement, comme nous l\u2019apprend le journal La Presse, est de 800 $ US (La Presse, 1991, p.22).Celui des disques, selon la revue CD-ROM Professional, se situera entre 15 $ et 50 $ US ou davantage s\u2019il s\u2019agit d\u2019une encyclopédie, par exemple.Le vidéodisque analogique peut être considéré comme l\u2019ancêtre du CD-ROM.Il possède la même technique d\u2019écriture et de lecture au moyen d\u2019un faisceau laser et la même apparence physique, bien que le CD-ROM soit de plus petite taille.Au-delà de la technique de base et de l\u2019apparence, il diffère par son code génétique, pour ainsi dire.Ce code est inscrit sous forme numérique.Une mutation importante : le laser ne sent plus ni les creux ni les bosses, il les compte.Quels sont alors les autres membres de la famille des disques optiques numériques et quels en sont les descendants?Comme dans toute famille, il y a des branches qui ont recherché la notoriété publique dans les arts d\u2019interprétation ou dans les sports, tels le CD-DA, le CD-I et le DV-I, tandis que d\u2019autres ont tenté Les médias s\u2019adressant au monde professionnel On retrouve dans cette catégorie les systèmes pilotés par un micro-ordinateur et réservés aux applications savantes ou spécialisées.Ils servent surtout à la diffusion et à l\u2019interrogation des banques de données numériques et textuelles, à la diffusion de logiciels, à la publication de catalogues, d\u2019ouvrages de référence, de périodiques, à l\u2019archivage de données, aux applications multimédias destinées à la formation ou à l'information, et Le CD-I Le CD-I (Compact Disc - Interactive) est en première page des revues spécialisées en raison de sa nouveauté et de son intérêt.Annoncé en 1986, le CD-I entre en scène 4 ARGUS / Hiver 1991, Vol.20, n 3 pour accroître son caractère multimédia.En raison de l\u2019espace qu\u2019exige l\u2019image en mouvement, la portion de l\u2019écran réservée à l\u2019image est réduite à une fenêtre.Sans compression des données, un CD-ROM ne peut contenir que huit secondes d\u2019image vidéo plein écran en 24 couleurs.Le CD-ROM-XA servira surtout au milieu professionnel pour la réalisation de documentaires en y ajoutant en appoint le son, le graphique ou l\u2019image fixe.On pourrait croire qu\u2019il s\u2019agit d\u2019une rallonge provisoire du CD-ROM, mais Philips entend y ajouter en plus de l\u2019élément sonore, l\u2019image vidéo.DOSSIER - Les disques inscriptibles Les disques inscriptibles sont ceux qui ne peuvent être gravés qu\u2019une seule fois, et par l\u2019utilisateur plutôt qu\u2019en usine par pressage.Ce sont les WORM (Write Once-Read Many).Tout comme pour le CD-ROM, le laser modifie les propriétés physiques du disque.Alors que dans le premier cas, le laser creuse des trous dans la surface, dans le second cas, il la noircit ou en évapore une partie.La reproduction en multiples exemplaires par pressage n\u2019est pas possible.De plus, un plastique transparent protecteur scelle cette surface.Le CD-ROM : un portrait de famille remplissent les fonctions de mémoires masse d'ordinateurs.Le CD-ROM Le CD-ROM (Compact Disc - Read Only Memory) présente des caractéristiques techniques voisines du disque compact audio : même format et même apparence physique, même technique de production, même débit de lecture, etc.Mais comme il est destiné à l\u2019enregistrement de données informatiques, la détection et la correction des erreurs sont plus élaborées.Les signaux d\u2019interface sont plus riches puisqu\u2019il est relié à un ordinateur et contrôlé par un logiciel.Les disques WORM, outre leur bonne espérance de vie - de 10 à 15 ans -présentent un intérêt particulier en archivistique (Eglowstein et Apiki, 1988).Étant un support inaltérable, ils constituent la preuve parfaite : le contenu ne peut être modifié.Ils conviennent particulièrement bien à la conservation de versions successives d'un document pour certaines applications spécialisées.Le DV-I Le DV-I (Digital Video Interactive) est une variante du CD-ROM.Il s\u2019agit plutôt d\u2019un procédé de compression/décompression des données que d\u2019un nouveau média.Ce procédé a été mis au point par le laboratoire de RCA à Princeton dans le New Jersey.Le centre a été ensuite acquis par la compagnie General Electric qui lançait le produit en mars 1987.Pour numériser une image de télévision, il faut un volume important de données et sa restitution en temps réel exige un grand débit de décodage.La technologie du DV-I résout le problème grâce à deux processeurs assurant le traitement de l\u2019image et son affichage.Seuls les changements à la première image d\u2019une séquence sont retenus et l\u2019image de départ est ainsi modifiée pour créer celles qui suivent.Les données sont fortement compressées pour occuper le moins de place possible sur le disque.À titre d\u2019exemple, un DV-I peut contenir 650 ()()() pages de texte, cinq heures de son stéréo FM, 40 000 images de définition moyenne et une heure de vidéo animée plein écran avec son.- Les disques réinscriptibles ou effaçables Les fabricants et les utilisateurs de matériel informatique rêvent d\u2019un disque amovible, de grande capacité et effaçable.Le disque réinscriptible se rapproche de cet idéal sans pourtant l\u2019atteindre.Le prix en est trop élevé.On retrouve dans ce groupe les systèmes magnéto-optiques ou MO et les systèmes inversibles exploitant les propriétés de teintures polymères ou de certains matériaux mémorisant un changement de phase.Le CD-ROM présente des caractéristiques techniques voisines du disque compact audio : même format et même apparence physique, même technique de production, même débit de lecture.Le disque MO ne remplacera pas le disque magnétique classique, du moins à court terme.Sa durée de vie d\u2019au moins dix ans, sa compacité supérieure au disque rigide (de 300 à 500 Méga-octets par face), en font un média adapté à l\u2019archivage actif et semi-actif, à la conception assistée par ordinateur, grande consommatrice de mémoire, et au travail sur l\u2019image de synthèse.Le système d\u2019archivage Canofile 250 de Canon distribué par Albacor exploite cette technologie du magnéto-optique.Ses disques ont une capacité de 512 mégaoctets (les deux côtés).Le DV-I présente déjà de nombreuses applications multimédias: programmes de formation, d\u2019information, de marketing et même d\u2019archivage documentaire car cette technique pourra être dans l\u2019avenir associée au WORM comme au DON.Elle offrira I avantage de s\u2019intégrer au matériel existant moyennant une carte d\u2019appoint d\u2019ici 1992 (PC, CD-ROM et probablement Macintosh) (Catellin, 1990).Le CD-ROM-XA Le CD-ROM-XA (Compact Disc -extended Architecture) a été créé comme prolongement du CD-ROM pour les besoins des applications multimédias.Il fait le pont entre le CD-ROM et le CD-I.C\u2019est un équivalent multimédia du CD-I pour des systèmes pilotés par des ordinateurs de type PC, Mac ou postes de travail sous Unix.Il emprunte au CD-I le même schème pour la gestion du son et de l\u2019image et la même organisation des secteurs et des fichiers ERRA TA : Dans l'éditorial du numéro d'automne IWl (Vol.20 n° 2), il est écrit le nom Yves Jouhert au lieu de Yvon Jouhert.Nous nous en excusons auprès de l'auteur 5 ARGUS / Hiver 1991, Vol.20, n° 3 d\u2019un découpage en pointes pratiqué du centre vers le bord, avec le résultat que les pistes du centre sont beaucoup plus courtes que celles de l\u2019extérieur.Comme chaque piste doit contenir la même quantité d\u2019information, il en résulte un gaspillage d\u2019espace et une diminution de capacité du disque.Cette disposition s\u2019impose pour favoriser une lecture rapide des index et un positionnement précis de la tête de lecture sans devoir ralentir la vitesse du disque qui tourne à une vitesse angulaire constante ( VAC).l\u2019un pour l\u2019autre non sans risque de confusion.Chez les Américains, le DON n\u2019a pas d\u2019équivalent comme abréviation, pour identifier les disques optiques à des fins d\u2019archivage.Les revues spécialisées de l\u2019« electronic imaging » et de gestion de documents traitent du disque optique numérique en utilisant les expressions « optical information systems » ou « imaging and optical storage technology » ou des expressions analogues.Il est bon de savoir que lorsqu\u2019on traite de DON, on discute de média et de technique d\u2019archivage et de diffusion interne, et non d\u2019édition.La famille des DON comprend les disques et systèmes sur supports inscriptibles ou réinscriptibles produits tant à l\u2019interne qu\u2019en sous-traitance.Elle se distingue par un équipement professionnel de grand volume, des formats de disques qui vont jusqu\u2019à 35,5 cm de diamètre, des capacités plus grandes de l\u2019ordre du giga-octet plutôt que du méga-octet.Il s\u2019agit le plus souvent de gros systèmes spécialisés, multipostes ou décentralisés, bien qu\u2019il existe aussi des stations d\u2019archivage sur PC.Ces nouvelles chaînes de traitement de l\u2019information sur disque optique seront comparées à des techniques d\u2019archivage plus classiques sur microfilm, les R AO ou systèmes de repérage assisté par ordinateur.DOSSIER Le CD-ROM un portrait de famille Et le CD-ROM inscriptible?Le CD-WO (Compact Disc Write Once) est un inscriptible comme le WORM.Il appartient à la famille des CD-ROM parce qu\u2019il est de même dimension et se conforme aux mêmes normes.Il est donc lisible sur les lecteurs de CD-ROM.À la différence du CD-ROM, il ne passe pas par l\u2019étape du pressage pour sa reproduction en plusieurs exemplaires et il ne fait pas appel au même procédé de gravure.La petite série et la diffusion à la demande sont envisageables, maintenant qu\u2019il existe des équipements adaptés aux tirages limites, sans devoir passer par l\u2019étape du pressage de l\u2019édition classique.Sony et Yamaha offriront de tels systèmes de codage et de gravure pour environ 100 ()()() $ US.C\u2019est beaucoup comparativement aux unités d\u2019écriture et de lecture WORM ou réinscriptibles qui se détaillent entre 3 400 $ US et 8 500 $ US.Philips et JVC ont annoncé l\u2019arrivée prochaine d\u2019appareils CD-WO pour aussi peu que I 000 $ US sur lesquels il sera possible de produire soi-même ses propres CD-ROM Le disque vierge coûtera 65 $ US lorsque acheté en paquet de cent exemplaires.Cette possibilité d\u2019une diffusion à la demande de disques CD suscite beaucoup d'intérêt chez les musiciens professionnels, les producteurs de multimédias, les éditeurs s\u2019adressant à un marché spécialisé ou à un public restreint et les administrateurs pour la diffusion de documents internes d\u2019entreprise.Les bibliothécaires y verront la possibilité de produire en quelques exemplaires, en sous-traitance, leurs catalogues collectifs sur CD-ROM.Vitesse angulaire constante Pistes ( concentriques Les disques optiques, comme le CD-Audio et le DV-I, sont destinés d\u2019abord à une lecture linéaire pour l\u2019écoute d\u2019une oeuvre musicale ou pour le visionnement d\u2019un film.Le sillon se déroule en spirale du centre vers le bord.La vitesse de rotation varie pour maintenir une vitesse de défilement constante sous la tête de lecture.Le CD-ROM, quelques WORM, et les MO utilisent la vitesse linéaire constante (VLC).?Pour stocker davantage d\u2019information et pour réduire le temps d\u2019accès Les disques optiques ont la réputation d\u2019être lents par rapport aux disques durs.Les lecteurs de CD-ROM ont un temps d\u2019accès moyen de 300 ms et les plus rapides de 75 ms, soit le temps d\u2019accès des premiers disques durs sur PC XT.Aujourd\u2019hui, la norme courante est de 28 ms.Dans le cas des inscriptibles, les têtes de lecture sont plus lourdes, donc plus lentes à se déplacer.Pour les disques magnéto-optiques, | écriture exige deux positionnements, l\u2019un pour effacer et remettre le disque dans son état d\u2019origine et l\u2019autre pour écrire l\u2019information.C ela tient à la façon dont l\u2019information est aménagée sur le disque même.Plus on favorise la compacité, plus on risque de diminuer la vitesse d\u2019accès.Vitesse linéaire constante Piste en spirale En faisant tourner le disque à une vitesse linéaire constante, le sillon sera rempli également.Le cercle du bord, plus grand que celui du centre, contiendra ainsi plus d\u2019information.Donc pas d\u2019espace perdu.Mais pour que cette information soit lue à une vitesse constante, le disque tournera plus rapidement lorsque la tête de lecture sera plus près du centre et plus lentement lorsqu\u2019elle sera près du bord.Comme elle devra sauter de place en place pour repérer l\u2019information et non lire de façon Le DON ou Disque optique numérique Le DON ou disque optique numérique est une appellation française regroupant les disques optiques numériques conditionnés pour l\u2019archivage.Les sigles DON et WORM sont parfois employés Le disque dur a choisi la solution favorisant la vitesse d\u2019accès plutôt que la compacité.Le disque est formaté en pistes concentriques et en secteurs à la suite 6 ARGUS / Hiver 1991, Vol 20, n° 3 DOSSIER Ce marché est en train de glisser du monde de la bibliographie et des bibliothèques à celui des affaires et des professionnels pour atteindre finalement le grand public.D Les États-Unis Les États-Unis, avec 75 % des disques, sont les plus grand éditeurs parmi les 15 pays producteurs d\u2019information sur CD-ROM.En 1990, le marché offrait 1 025 titres, plus du double de l\u2019année précédente.Le tiers des disques s\u2019adressaient au marché professionnel, soit le monde des affaires, des milieux juridique et médical.Pour les années 1989 et 1990, les sources primaires (données numériques, texte intégral, multimédia) représentaient 46 % du marché, les ouvrages de référence, 28 % et les index, 26 % (Littlejohn, 1990).Les agences gouvernementales publient de plus en plus sous cette forme.Les brevets, les données du recensement, les cartes topographiques et certaines collections d\u2019archives sont ainsi diffusées.Pour l\u2019usager des bibliothèques, les catalogues collectifs sur CD-ROM voient aussi le jour.Ain»i, un Le consommateur s\u2019explique mal pourquoi un disque compact se venu moins de 20 $ US et un CD-ROM plus de 200 $ US.C\u2019est que les producteurs sont confrontés à trois problèmes: les coûts de traitement et de présentation de l\u2019information, le développement du logiciel d\u2019interrogation et le versement de droits d\u2019auteur élevés en raison de la grande quantité d\u2019information stockée sur un disque.Pour que les produits soient attrayants, il faudra, outre le prix, améliorer le temps d\u2019accès et la facilité d\u2019utilisation de l\u2019interface utilisateur.Le CD-ROM Directory de 1991 dénombre I 500 titres dont la production grand public s\u2019identifie aux ouvrages de référence de la bibliothèque familiale, aux grands classiques de la littérature, à la production professionnelle et spécialisée, aux Yearbooks, aux index de périodiques et journaux en texte intégral et aux bases de données aussi disponibles en ligne.Il y a encore peu de place pour les intérêts de lecture personnelle.On voit mal un amateur de micro-info.matiquc s\u2019abonner au texte intégral de 50 magazines du domaine, mais on peut concevoir qu\u2019un amant de la nature fasse l\u2019acquisition d\u2019un multimédia sur les oiseaux d\u2019Amérique ou qu\u2019un mélomane dépense 99,95 $ US pour une audition commentée et documentée de la 9e symphonie de Beethoven.Le CD-ROM un portrait de famille continue, ce sera une succession de coups de freins et d\u2019accélérateur, donc une manoeuvre se faisant au détriment de la rapidité d\u2019accès.C\u2019est l\u2019aménagement que l\u2019on retrouve sur les disques conditionnés pour le stockage de données volumineuses à des fins d\u2019archivage ou DON.C\u2019est pourquoi, par exemple, le disque MO à vitesse linéaire constante est plus approprié à des fins de sauvegarde ou d\u2019archivage de masse qu\u2019à des fins de recherche aléatoire de l\u2019information.Les lecteurs de « 3e génération », selon Byte, arrivent à masquer leur lenteur grâce à une astuce dans le transfert des données (Harvey, 1991b).Une technique dite de lecture continue « continuous read technology » donne le feu vert à la tête de lecture pour lire quelques secteurs à l\u2019avance et les conserver dans la mémoire-cache du lecteur sans attendre l\u2019ordre du système d\u2019exploitation.Cela permet un débit continu sans coupure du déroulement du texte ou sans saccade dans l\u2019image s\u2019il s\u2019agit d\u2019animation.Enfin, le temps d\u2019accès à l\u2019information est également lié à la performance du logiciel de navigation qui vient avec la base de données et à l\u2019organisation des index qui occupent la moitié de l\u2019espace disque.Ainsi, les informaticiens de CEDROM Technologies, qui ont développé le logiciel de navigation accompagnant le disque de La Presse, disent avoir optimisé le temps d\u2019accès en disposant les index près du contenu, réduisant ainsi le parcours de la tête de lecture.Les producteurs sont confrontés à trois problèmes : les coûts de traitement et de présentation de l'information, le développement du logiciel d'interrogation et le versement de droits d'auteur élevés en raison de la grande quantité d'information stockée sur un disque.Le Canada L\u2019industrie naissante du CD-ROM au Canada possède sa revue, le CD-ROM End User.Comme aux États-Unis, les gouvernements fédéral et provinciaux utilisent ce média pour la diffusion de l\u2019information gouvernementale.Ainsi, le ministère canadien de Pêches et Océans publie WAVES/VAGUES, une base de données des rapports publiés et non publiés (dont certains bilingues) sur les pêches et les sciences de l\u2019eau.Statistique Canada a publié le recensement de 1986 (Canada 19R6 Census Profiles) sous cette forme ainsi que les séries chronologiques de CANSIM (Statcan 1991 Cansim Dise).Le Secrétariat d\u2019État du Canada diffuse sa banque terminologique TERMIUM sur disque.Des bases de données créées par des centres de recherche seront « sous étiquette » Micromedia telles CD-Education et Microlog sur la recherche canadienne, ou Silver Platter comme Le marché de l'édition sur CD-ROM consortium de sept bibliothèques de la région de Houston offre aux usagers un catalogue d\u2019appoint au catalogue en ligne, qui contient neuf millions de notices.À l\u2019intention des professionnels, les éditeurs de CD-ROM, pour ne mentionner que le plus connu BiblioFile, offrent des catalogues rétrospectifs pour la conversion des données bibliographiques.Après avoir constitué plus de 50 % du marché de l\u2019édition sur CD-ROM, les bibliothèques de recherche n\u2019en représentaient plus, en 1990, que 12 %.7 ARGUS / Hiver 1991, Vol.20, n° 3 parc de micro-ordinateurs est moins important et que les producteurs américains sont plus dynamiques et plus nombreux.Selon Bernard Neumeister du magazine Archimag, le pa-c français devrait, en 1991, atteindre les 15 000 appareils en raison d\u2019une integration de plus en plus forte du lecteur dans les micro-ordinateurs de haute et de moyenne gamme (Neumeister, 1991) Du côté du Laserdisquc analogique, la France se situe au rang de troisième puissance mondiale avec 70 000 lecteurs, derrière le Japon et les États-Unis.Dans le marché du loisir, le disque constitue un rival sérieux du magnétoscope.Au catalogue : 8 000 titres pour le Japon, 5 000 pour les États- Unis et 500 pour la France.En France, après une production de quelques titres isolés, l\u2019édition du CD-ROM fait ses débuts de façon plus soutenue.L'Annuaire du CD-ROM : liste des titres disponibles en France ( 1990, p.127) a presque doublé entre ses deux éditions de 1989 et 1990.Signalons les réalisations suivantes : LISE, le catalogue de la bibliothèque de Beaubourg par Lasermedia, une partie du fichier PASCAL par l\u2019IN 1ST (.es données médicales), MYRIADE, le catalogue collectif national par Jouve, Zyzomys, un dictionnaire et atlas de Hachette/Act, CD-Lit téra tu re de Nathan/Act et le plus connu.Le Robert électronique, par Le Robert et le Bureau van Dijk.dits O-ROM, dans le format 3,5 po.(Harvey, 1991a).Ces lecteurs utilisent les mêmes « moteurs »; ils diffèrent par les logiciels et les cartes d\u2019interlace.Selon Harvey, l\u2019auteur de l\u2019article, Sony domine avec 60 % du marché du magnéto-optique.Il estime en outre à 3 000 $ US le prix actuel d\u2019un lecteur WORM d\u2019un giga-octct de capacité et à 3 000 $ US celui d\u2019un lecteur réinscriptible de 650 méga-octets.À titre de comparaison, des disques durs de 650 méga-octets et d'un giga-octet coûtent respectivement 2 000 $ et 3 000 $ US.Si le CD-ROM est maintenant à la portée de la bibliothèque, le magnéto-optique ne l\u2019est pas encore.DOSSIER Le CD-ROM : un portrait de famille Sport Discus du Sport Information Resource Center (SIRC).Le Toronto Star, dans son édition métropolitaine, regroupe le texte complet de 90 000 article, éditoriaux et dossiers.Dans le secteur de la bibliographie, les bibliothécaires connaissent bien le catalogue des livres disponibles BiblioDisc de Telebook Agency fait avec la participation de la Bibliothèque nationale du Canada et la base de données de catalogage CD-CATSS de Ut las.Rien de nouveau sous le soleil American Interactive Media, un éditeur de CD-I, annonce dans son catalogue les titres disponibles dès l\u2019automne 1991 et ceux à venir plus tard (Chcn, 1991).Il y a, entre autres, deux cours de piano et de guitare.Comme quoi une nouvelle technologie trouve vite ses applications pédagogiques! J\u2019ai retrouvé dans un numéro de la revue de pédagogie musicale Étude de 1949, une publicité sur les nouveaux magnétophones.Le concept de tutorial n\u2019est pas encore au rendez-vous mais le message publicitaire le propose avant la lettre : « Après la leçon, l\u2019étudiant apporte la bobine à la maison.À l\u2019audition de la leçon chez lui sur l\u2019Electronic Memory Portable Model Wire Recorder, la mère l\u2019écoute et guide les séances de pratique au cours de la semaine.L\u2019élève écoute la leçon aussi souvent que nécessaire profitant ainsi de plusieurs leçons pour le prix d\u2019une.» Aujourd\u2019hui, qui enseigne le piano à l\u2019aide du magnétophone?Personne.L\u2019interaction avec la machine ne suffit pas.fl faut, comme l\u2019exprime le message publicitaire, l\u2019intervention de la mère.L\u2019apprentissage repose sur une rétroaction personnelle avec le maître de musique ou son remplaçant car c\u2019est la seule façon de répondre aux problèmes personnels de l\u2019apprenti.C\u2019est le secret de la méthode Suzuki qui enseigne le violon à la fois à l\u2019élève et à un parent.Le CD-I, tout comme la télé interactive, est un r.;dia d\u2019apprentissage pilotable.Ils réagissent aux commandes mais ils ne rétroagisse 't pas encore.Ils « interagissent » mais à sens unique.À quand le « CD-Rétro ».pour CD-Rétroactif?Les Services documentaires multimédia (SDM) ont été les premiers à éditer au Québec en 1989 de l\u2019information bibliographique sous ce format avec Choix sur CD-ROM.La base de données CHOIX présente 243 000 notices sur des livres et des publications en série de langue française et la base de données DAVID, 36 000 notices sur des documents audiovisuels.Le journal La Presse sera le premier quotidien québécois avec Périodise La Presse à être publié en texte intégral (année courante, juin 1990-sur un disque et cinq années rétrospectives 1985 - juin 1990 sur l\u2019autre) (Daoust et Oranger, 1991).Le Québec possède un savoir-faire appréciable dans la fabrication du disque optique numérique.L\u2019usine de Disque Améric située à Drummondville est la seule au Canada à presser des disques CD-DA et CD-ROM.Des firmes, comme Destin qui a développé le logiciel d\u2019exploitation CD/Seconde pour CHOIX ou CEDROM Technologies qui a adapté CD Recherche pour Périodisc La Presse, démontrent qu\u2019il y a place aussi pour une industrie du pilotage de CD-ROM au Québec.0 La France On estimait, en 1989, à 340 000 le nombre de lecteurs de CD-ROM aux U S A.tandis que l\u2019Europe n\u2019en comptait que 10 000.Leloup attribue cette situation au fait que les appareils sont beaucoup plus chers (le double pratiquement), que le D Le marché américain et le prix des appareils Compte tenu de la nouveauté de la technologie et du produit, le marché américain, dont nous dépendons largement, offre un étalage important et varié d\u2019appareils.Les revues de micro-informatique en sont la vitrine et fournissent une indication sur ce qui est disponible.Dans le secteur de la vente directe par catalogue, PC Sources d\u2019octobre 1991 recense 35 modèles différents de lecteurs de CD-ROM.Plusieurs proviennent des sept principaux constructeurs : Chinon, Hitachi, NEC, et les autres.PC Magazine, dans sa livraison de fin d\u2019octobre 1991, décrit et évalue 15 lecteurs de CD-ROM (Mitt, 1990).Les prix vont de 399 $ à 1 150 $ US.Dans le dernier numéro de novembre 1991, Computer Shopper recense huit lecteurs de réinscriptibles dont quatre.8 ARGUS / Hiver 1991, Vol.20, n° 3 DOSSER proposés par les éditeurs (Van Ormeslaghe, 1988).Les bibliothécaires de référence se plaignent, non sans raison, du manque d\u2019uniformité dans les commandes de base d\u2019un logiciel à l\u2019autre.Certains, aux États-Unis, se sont regroupés en comités, tel que le CD-CINC (CD-ROM Consistent Interface du texte, du son, de l\u2019image et du mouvement.Microsoft a proposé l\u2019an dernier des spécifications pour le poste multimédia ou Multimedia PC (MPC).Une interface dite Multimedia Extension sera bientôt disponible pour le contrôle du son et plus tard, de l\u2019image vidéo.Le problème de normalisation étant à peu près réglé, du moins pour le CD-ROM, il faut en attaquer un autre tout aussi important, celui de la mise en réseau.D'une part, la popularité du CD-ROM chez les chercheurs (le syndrome du CD-ROM!) et d'autre part, les capacités limitées de fonctionner en multiposte ou en réseau, créent une affluence aux postes de consultation.Les bibliothécaires souhaiteraient bien intégrer leur CD-ROM au réseau local existant pour en augmenter l\u2019accessibilité.Peu de fournisseurs de CD-ROM offrent cette possibilité, trois ou quatre, dont le plus connu, OptiNet de Online Computer System.La demande qui les convaincra viendra, comme toujours, du monde de l\u2019entreprise si cela devient « cost effective » de brancher le lecteur au réseau local, soit comme unité logique d\u2019un noeud du réseau, soit comme élément d\u2019un serveur réservé au CD-ROM.Cela semble dans l\u2019air, puisque de tels systèmes sont maintenant annoncés sous la rubrique des nouveaux produits dans les revues de micro-informatique.Pour Norman Desmarais, éditeur du CD-ROM Librarian, la question la plus pressante à régler demeure la difficulté d\u2019intégrer le CD-ROM dans un réseau local (Melin Nelson, 1991).Le marché a été lent à répondre aux besoins, craignant de ne vendre qu\u2019un disque à la fois en donnant accès par le réseau à un groupe d\u2019usagers de PC.De plus, l\u2019implantation d\u2019un réseau local est déjà une opération complexe.Y superposer un réseau de CD-ROM ne fait que compliquer la situation en raison du grand volume d\u2019information mis en circulation et de la lenteur des lecteurs.Comme solution de rechange.Desmarais propose les alternatives suivantes: des stations de consultation dédiées regroupant les applications ayant les mêmes contrôleurs ou l\u2019obtention de licences autorisant à reporter sur bande magnétique les bases de données les plus en demande pour les consulter à partir d\u2019un ordinateur central ou d\u2019un mini-ordinateur.Le CD-ROM : un portrait de famille Les CD et la normalisation // existe encore une trop grande diversité dans la façon d'accéder à l'information par le logiciel d'interrogation.Lorsqu'on a lancé le CD-DA (Compact Disc - Digital Audio), plus de 40 manufacturiers de lecteurs ont adhéré au « Red Book » proposé par Sony et Philips.Sony avait tiré une leçon de la bataille des formats Beta et VHS lors de la mise en marché du magnétoscope domestique.Forts de cette expérience, Philips et Sony ont recherché pour le CD-I l'adhésion de l\u2019industrie aux normes contenues cette fois dans le « Green Book » régissant l\u2019enregistrement du son, du texte de l\u2019image fixe et en mouvement.Ces normes sont plus universelles que pour le magnétoscope car ces disques pourront jouer sur une télé fabriquée selon les normes NTSC, SEC AM ou PAL.Committee) pour préconiser une plus grande cohérence des langages d\u2019interrogation dans les fonctions de base, ne serait-ce que pour uniformiser les clés de fonction d\u2019aide et de retour au menu principal.La Canadian Library Association a aussi formé un groupe d\u2019intérêt sur le CD-ROM.Quant aux inscriptibles et aux effaçables, c\u2019est encore l\u2019époque de la solution maison proposée par chaque fabricant.Un disque créé avec un système ne peut être lu par un autre d'une marque différente.La publication prochaine du « Orange Book » devrait favoriser une plus grande normalisation et une plus grande compatibilité entre les systèmes.Il existe déjà quelques unités de disques optiques multi formats qui peuvent accepter des disques WORM et des réinscriptibles.Elles sont fabriquées par Panasonic, Pioneer et Sony (Harvey, 1991a).L\u2019harmonisation est moins poussée que dans la famille des CD.C onformément aux normes, le lecteur de CD du format le plus évolué doit pouvoir reconnaître les formats antérieurs.Ainsi, avec le lecteur de CD-I, il sera possible de lire les disques CD XA, ROM et DA.Certains lecteurs de CD-ROM, comme celui de Chinon, permettent déjà l\u2019audition de disques compacts.Sans ajout de matériel, il est déjà possible de lire les « accompagnements » sonores du CD-ROM-XA sur le lecteur de CD-ROM.Le travail de normalisation s\u2019engage maintenant sur le terrain de l\u2019intégration Le CD-ROM, à ses débuts, n'a pas bénéficié de la même concertation après la publication par Sony et Philips du « Yellow Book » en 1983.En 1986, une rencontre entre les fabricants, connue sous le nom de High Sierra suivie de la norme ISO 9660, a permis une normalisation des équipements et des modes d\u2019enregistrement de l\u2019information.On peut dire qu\u2019aujourd\u2019hui, la question est pratiquement réglée.Il existe maintenant une interface normalisée avec l\u2019ordinateur, le SCSI (Small Computer System Interface) à laquelle la plupart des constructeurs se conforment.Des cartes sont disponibles pour divers matériels : IBM, Macintosh et Micro-VAX.Toutefois, il existe encore une trop grande diversité dans la façon d\u2019accéder à l\u2019information par le logiciel d\u2019interrogation.Le Bureau van Dijk a retracé les origines des logiciels utilisés par les produits inscrits dans le CD-ROM Year Book de 1989.Pour les 327 titres, 10 logiciels standards sont fournis par des sociétés indépendantes et 15 conçus et 9 ARGUS / Hiver 1991, Vol.20, n° 3 sur un disque de grande capacité, un WORM par exemple, d\u2019en reproduire quelques copies ou encore d expédier l\u2019original à une firme qui en tirerait des copies sur CD-WO.À moins que vous ayez la patience d\u2019attendre l\u2019arrivée sur le marché de l\u2019imprimante maison de JVC et de vous offrir une « chambre blanche » d\u2019édition optoélectronique sur CD-WO pour quelques milliers de dollars seulement.Quelle que soit la méthode, c\u2019est encore cher, comparativement au coût d\u2019une sortie COM sur microfiches.Car il faut non seulement considérer le prix des disques, les frais inhérents de préparation des données et de développement de l\u2019interface d\u2019interrogation, mais aussi le coût des postes de consultation autonomes ou en réseau dont le prix est beaucoup plus élevé que celui des lecteurs de microfiches.Mais, on y gagnerait tellement en capacité de recherche aux sujets, aux mots du titre, etc.de même qu\u2019en possibilité de déchargement.Enfin, une autre avenue à surveiller pour la réalisation de catalogues collectifs sur disque optique se situe dans le prolongement des catalogues sur fiches COM que les bibliothèques utilisent actuellement.Il s\u2019agit du COLD (pour Computer Output to Laser Disc) qui remplacera à plus ou moins long terme le COM (pour Computer Output Microfilm) dont fait état Inform.Pour le moment, seulement une cinquantaine d\u2019agences et de compagnies américaines utilisent cette nouvelle technique d\u2019archivage.Il faudra voir dans quel format l\u2019information sera numérisée et comprimée et avec quel type de lecteur les disques pourront être lus.On parle de capacité d'un million à 4 millions de pages par disque et de « juke boxes » de 190 giga-octets.C\u2019est bien plus que ne l\u2019exige votre catalogue.de tout ceci le bibliothécaire qui évolue dans un milieu que le CD-ROM n\u2019a pas encore atteint?Que deux marchés se dessinent, l\u2019un horizontal ou grand public et l'autre vertical ou professionnel et spécialisé, chacun ayant ses produits bien caractérisés et ses gammes de prix.Que le CD-ROM, après avoir courtisé le marché professionnel et spécialisé des bases de données et des bibliothèques, tentera aussi de conquérir le marché plus large du grand public avec des produits de librairie : éditions complètes, bibliothèques choisies, ouvrages de référence, multimédias, etc.Que les systèmes interactifs branchés au poste de télévision offriront au public et au milieu de l\u2019enseignement des multimédias sur CD-I et DV-I tant pour le loisir que pour la formation.Les bibliothécaires devront admettre ces nouveaux « non-livres » dans leur collection.Il leur faudra élaborer de nouveaux critères de choix pour ces nouveaux ouvrages comme ils ont dû le faire pour les bases de données sur CD-ROM.Que les WORM et les réinscriptibles seront les futurs supports d\u2019archivage, les systèmes de sauvegarde pour les réseaux locaux et les mémoires de masse du traitement de l\u2019image et du dessin assisté par ordinateur.Qu\u2019avec le CD-WO, l\u2019avènement d\u2019édition à faible tirage et à la demande n\u2019est pas lointain.Cette nouvelle forme d\u2019édition optoélectronique permettra la diffusion interne d\u2019information sur disque optique et la création de catalogues collectifs en quelques exemplaires et cela, à un prix abordable.Et enfin, qu'après un foisonnement de procédés et de formats, le marché fera une sélection naturelle et qu\u2019il sera possible de lire un jour autant les CD que les inscriptibles et les réinscriptibles sur de mêmes équipements multifonctionnels ou tout au moins dans leurs familles respectives.Mais en gardant à l\u2019esprit ces deux petites restrictions : que le progrès précède souvent la norme et qu\u2019il est dans la nature de l\u2019innovation technologique d\u2019être imprévisible.DOSSIER Le C D-ROM : un portrait de famille À quand le catalogue de votre bibliothèque sur CD-ROM?Que coûterait la conversion sur CD-ROM du catalogue de votre réseau de bibliothèques?La technologie offre deux options : l\u2019édition classique par pressage en usine et l\u2019édition à la demande sur disque de type CD-WO faite par une entreprise spécialisée et bientôt par vous-méme.Faute d\u2019exemple national, voici le cas d\u2019un catalogue collectif des 16 bibliothèques du New England Law Library Consortium (Cambridge, Mass.) totalisant 200 000 volumes mis sur CD-ROM en 1990 selon la méthode classique : conversion des données déjà disponibles sous forme numérique, 21 300 $US; préparation des bandes magnétiques, 11 200 $ US; licence d\u2019exploitation du logiciel d\u2019interface, 8 000 $ US.Ce qui fait un total de 40 000 $ US.La reproduction de 20 exemplaires fut de 3 500 $ US.En dollars canadiens, la facture s\u2019élèverait à un peu plus de 50 000 $, T.P.S.non comprise.Dans l\u2019hypothèse d\u2019une édition à la demande pour une vingtaine de copies, les coûts de « mise en page »> seraient sensiblement les mêmes à moins que I opération puisse être allégée ou réalisée a l\u2019interne.Les coûts de reproduction à la pièce seraient moindres pour de faibles tirages.Dans le cas cité plus haut, le prix de revient est de 170 $ US l\u2019exemplaire.On peut estimer qu\u2019il serait, dans le cas de l\u2019édition sur CD-WO, de 50 $ à 100 $ US.Mais pour une large diffusion, I édition à la demande ne représenterait pas d\u2019économie d\u2019échelle.À garder en mémoire Le disque optique n\u2019est plus un élément d\u2019exposition de matériel informatique, ni même un nouveau produit sur le marché.Le disque compact ou CD-DA a révolutionné l\u2019industrie du disque.Le CD-ROM est en train de transformer l\u2019édition et de modifier les pratiques des bibliothèques.Au-delà des sigles et des marques de commerce, que doit retenir Une autre approche, plus artisanale encore, serait de préparer vos données 10 ARGUS / Hiver 1991, Vol.20, n 3 ?\tEglowstein, H.et Apiki, S.1988.« Unités optiques WORM et effaçables : une solution adaptée au problème de l\u2019archivage de masse».Micro-Système, n° 102 (novembre 1989), pp.145-175.?\tGuide de réalisation d'un vidéodisque interactif par la Direction générale des médias du ministère des Communications du Québec.Québec, Les Publications du Québec, 1988.157 p.?\tHarvey, D.A.1991a.« Unlimited Desktop Storage », Computer Shopper, vol.11 n° 11 (November 1991 ),pp.230-234, 243.?\tHarvey, D.A.1991b.« CD-ROM Drives: How Good is the Third Generation », Byte, vol 16 n° 9 (September 1991), pp.268-276.?\tLapelerie, F.1990.« Le CD-ROM dans les bibliothèques américaines », Bulletin des bibliothèques de France, t.35 n° 3 ( 1990), pp.233-242; t.35 n° 4 (1990), pp.312-322; t.35 n° 5(1990), pp.316-325.?\tLa Presse.1991.« Philips lance son disque compact interactif», La Presse, (jeudi 17 octobre 1991), p.E2.?\tLittlejohn, A C.1990.« CD-ROM 1990: The Year in Review », CD-ROM Librarian, vol.6 n° 6 (May 1991), pp.10-29.?\tMelin-Nelson, N.1991.« CD-ROM Growth: Unleashing the Potential », Library Journal, vol.116 n° 2 (February I, 1991), pp.51-53.?\tMitt, J.1991.« CD-ROM Drives Finally Up to Speed », PC Magazine, vol.10 n° 8 (October 29, 1991), pp.283-338.?\tNeumeister, B.1991.« Vidéodisques, CD/ROM et autres : une même technologie aux évolutions stables ».Archimag, n° 44 (mai 1991), pp.26-30.?\tVan Ormeslaghe, B.1988.« La négociation de logiciels d\u2019utilisation et les problèmes de sécurité d\u2019usage; typologie des logiciels pour CD-ROM » dans Infoptic; de la conception à l'utilisation des compact-discs (CD-ROM.CD-I, CD-V.).Versailles, 5-8 juin 1988.pp.9-21.¦ DOSSIER Tout pour l'archivage, du microfilm à l'infographie Le CD-ROM : un portrait de famille Références Annuaire du C'D-ROM : Liste des titres disponibles en France en 1990.2e cil.Paris, A Jour, 1990.127 p.I 1 Boni me, A.1991.« The Promise and the Challenge of CD-I », CD-ROM Professional, vol.4 n° 5 (September 1991), pp.17-30.Catcllin, S.1990.« Intel relance le DVI », Archimag, n° 36 (juillet-août 1990), pp.35-38.?\tChen, C.C.1991.« CD-I and Full Motion Video », Micro-Computers for Information Management, vol.S n° I (March 1991), pp.53-57.?\tDaoust, Y.et Granger, G.1991.« La documentation de presse sur CD-ROM : le cas du journal La Presse », Documentation et bibliothèques, vol.37 n° 3 (juillet-septembre 1991 ), pp.111-116.Dcschatelcts, G.et Simoneau, M.1988.« Technologies optiques CD-ROM et bibliothèques.Partie 1 : Caractéristiques, marché et applications », Documentation et 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l'Acadie Montréal, Qc H4N 1L8 Tél.: 383-4313 Fax: 383-0585 3343F, boul.des Sources Dollard des Ormeaux Qc H9B 1Z8 Tél : 421-4565 Fax:421-4568 f 117, boul.St-Martin ouest Laval, Qc H7M 1Y6 Tél : 663-1443 Fax: 663-0480 11 ARGUS / Hiver 1991, Vol 20, n° 3 L'INFORMATION VOUS PÈSE?METTEZ VOTRE BIBLIOTHÈQUE AU RÉGIME ! ri M % V ÜÉ6 < X\" X I v\\ ¦ m APRÈS AVANT HSlt/ ' *** IMAGINEZ I des milliers de kilos de moins sur vos tablettes I Plus de 6 ans du journal La Presse sur CD-ROMs I un accès illimité et instantané au texte complet des articles i sans contrainte de temps et à un coût annuel fixe\ti Dans de nombreux centres de documentation et bibliothèques du Québec, le CD-ROM Périodùc La Presse a changé bien des habitudes.À vrai dire, depuis son introduction, la manière de repérer et de consulter rétrospectivement l\u2019actualité politique, économique, scientifique et culturelle n\u2019est plus la même.C irace au Périodùc La Presse, on peut repérer rapidement et facilement, à l'aide d\u2019un lecteur CD-ROM relié à un micro-ordinateur, le texte complet des zz-articles publiés dans La Presse du lundi au // dimanche.Sans contrainte de temps et pour un coût annuel fixe, vous butinez à votre rythme dans la bibliothèque électronique du journal La Presse.l\u2019autre des 1S autres des de recherche disponibles comme l\u2019auteur, la date, les centres d intérêt, etc.Une fois les articles sélectionnés, vous pouvez les consulter à l\u2019écran, les imprimer ou les exporter dans un fichier.Après quelques minutes d utilisation, les novices comme les experts naviguent aisément à I intérieur de la banque d articles de la Presse.En souscrivant aujourd'hui à I abonnement annuel, vous recevrez un premier disque contenant tous les articles depuis juillet 1990.La banque est mise à jour cumulativement à tous les mois.Le disque courant contiendra jusqu\u2019à trois ans du journal.Vous pouvez aussi compléter votre collection en faisant l'achat du CD-ROM rétrospectif 1985-juin 1990.'> l|' «N , M .Il ¦ .Disponible lin produit de (PERIODICA) (514) 874-5448 C IDIOM TECHNOLOGIES .we (514) 878-3373 Le CD-ROM mis en contexte : comparaisons avec d\u2019autres supports ous désirons comparer, dans le présent article, les CD-ROM avec d\u2019autres supports documentaires, principalement les imprimés et les systèmes en ligne selon les critères suivants : le contenu, le coût, l\u2019actualité, la capacité de stockage, le repérage, les interfaces et les préférences des utilisateurs.supports, on trouvera des contenus identiques.Ceci est particulièrement vrai du contenu rétrospectif.Les CD-ROM étant les supports les plus récents, ils ne contiennent pas nécessairement les mêmes données que les systèmes en ligne.N On trouve encore des différences quand on consulte deux titres semblables sur CD-ROM, mais qui sont produits par des compétiteurs.NTIS, par exemple, est disponible sur CD-ROM et produit par deux compagnies différentes, Dialog et OC LL, mais seulement depuis 1980 et 1983 respectivement; différents serveurs les rendent disponibles en ligne dans une version rétrospective remontant à 1964.Les supports Depuis 1985, on trouve les CD-ROM dans le commerce, supports de données lisibles par machine.Depuis leur création, les CD-ROM sont en compétition avec-quantité d\u2019autres supports, les plus connus étant les livres, les revues et les bases de données en ligne.Exemple : les premières bases de données disponibles sur CD-ROM, comme le Cumulative Hook Index publié par Wilson et le Medline publié par la Bibliothèque nationale de médecine aux États-Unis.D\u2019autres supports comme les rubans magnétiques, les disquettes et les microformes, bien que moins importants, continueront d\u2019être disponibles sur le marché.Andrew Large Directeur, École supérieure de bibliothéconomie et des sciences de l\u2019information Université McCiill Les CD-ROM étant les supports les plus récents, ils ne contiennent pas nécessairement les mêmes données que les systèmes en ligne.THEORIE ET APPLIC ATIONS Nous trouvons maintenant quelques CD-ROM qui n'ont aucun équivalent sur d\u2019autres supports : Super map, qui contient les données du recensement américain et Dangerous Goods, publié par Springer-Verlag, en sont des exemples.On trouve couramment de nombreux titres d\u2019imprimés qui peuvent résider ensemble sur un même disque comme par exemple le Harrap's Multilingual Dictionary, qui contient les 18 volumes imprimés.Dans plusieurs cas, l\u2019utilisateur a le choix du support à employer et il en existe plusieurs.Quels critères un bibliothécaire devrait-il utiliser pour choisir et acquérir un ouvrage sur CD-ROM plutôt qu\u2019en format imprimé ou une base de données accessible en ligne (Large, 1989)?On trouve de plus en plus de bases de données sur CD-ROM comme Agricola, Eric et Medline disponibles en versions différentes et publiées par différents éditeurs; comment sont-elles alors différentes?# On trouve maintenant un nombre croissant de dictionnaires, d\u2019encyclopédies, de journaux, de revues ainsi que des livres (comme des romans, des romans policiers et la Bible) publiés en version intégrale sur CD-ROM.Le potentiel de repérage offert par ces nouveaux supports offre de nouvelles possibilités de recherche de I*information cachée des textes (voir pp.14-15).Mis à part le manque d\u2019adaptabilité portative (si on oublie pour un moment la miniaturisation de l\u2019équipement), le CD-ROM paraît plus difficile d\u2019accès qui l\u2019imprimé pour la lecture, exception faite bien entendu, de la microforme qui présente elle aussi ses difficultés.En lisant un texte imprimé, l\u2019oeil peut balayer une plus grande partie de texte qu\u2019en lisant sur un écran et l\u2019exercice est beaucoup moins fatigant.Il est peu probable que quelqu\u2019un veuille lire Hamlet sur un CD-ROM (Shakespeare on dise) plutôt que dans un livre de poche.Le contenu Soulignons un point important au départ : il ne faut pas croire que parce que l\u2019on trouve des titres semblables sur différents 13 ARGUS / Hiver 1991, Vol.20, n° 3 THÉORIE ET APPLICATIONS si on doit faire plus d\u2019une recherche en ligne par semaine (Day, 1990).Le CD-ROM étant acheté à prix fixe simplifie le travail de comptabilité comparé aux recherches effectuées en ligne pour lesquelles les prix sont difficiles à prévoir.Une des conséquences des politiques de prix des CD-ROM et des systèmes en ligne est le fait qu\u2019on peut difficilement parcourir les systèmes en ligne comme cela au hasard tandis qu\u2019on peut le faire pour les CD-ROM données bibliographiques, comme c\u2019est le cas pour Biosis Previews sur Dialog, a toujours été et demeurera une attraction pour le chercheur si l\u2019on compare cette méthode à la lenteur d\u2019une recherche rétrospective au moyen d\u2019un imprimé.Même si les CD-ROM ont une grande capacité de stockage, environ 550 mégaoctets, ou assez de mémoire pour contenir tous les volumes du Oxford English Dictionary (édition 19^3), les techniques les plus avancées de compression de données ne suffiraient pas pour permettre aux CD-ROM de contenir sur un seul disque les grosses banques de données.Par exemple, dans le cas du OG/Plus et de /nspec, on doit avoir plusieurs disques compacts et consulter chacun de ceux-ci pour la recherche, à moins d\u2019avoir un lecteur à disques multiples.Les banques de données plus restreintes permettent une recherche d'un seul coup.Cela est plus productif que de faire la recherche dans plusieurs volumes.Le CD-ROM mis en contexte : comparaisons avec d'autres supports Étant donné que plusieurs CD-ROM contiennent des illustrations aussi bien que du texte, il est très difficile d\u2019obtenir sur l\u2019écran une résolution d\u2019image équivalente à celle d\u2019un imprimé, même si on a un moniteur de très bonne qualité.Actuellement, le prix des CD-ROM varie beaucoup selon les titres; quelques-uns sont peu coûteux comme le CIA World Fact Book qui se vend environ 100 $ US, alors qu\u2019un abonnement annuel au Canadian Business and C1urrent Affairs coûte plus de I 700 $ US.Quand un produit est disponible sur format imprimé et sur CD-ROM, le CD-ROM est généralement plus coûteux et dans certains cas, la différence est significative.Il en est ainsi du Webster's Ninth New Collegiate Dictionary' qui coûte 20 $ US, mais dont le CD-ROM coûte environ 200 $ US.Il est important de magasiner pour vérifier quels sont les titres disponibles sur CD-ROM publiés en différentes versions et de vérifier les prix.Un développement relativement récent dans l\u2019industrie des CD-ROM est celui des produits multimédias qui combinent le son ou l\u2019animation avec le texte et l\u2019image.La nouvelle version sur CD-ROM du Webster's Ninth New Collegiate Dictionary offre la prononciation sur synthétiseur, ce qu\u2019on ne peut évidemment pas trouver dans la version écrite.Le Compton's Multimedia Encyclopedia offre, lui, le son et des passages animés sur le CD-ROM.On peut ainsi consulter les articles qui traitent des tremblements de terre, de Martin Luther King et des baleines, ces avantages ne se trouvant pas dans la version imprimée des différents volumes.Ln fait, les producteurs de CD-ROM tentent de plus en plus d\u2019utiliser tout l\u2019espace disponible sur les CD en mettant plusieurs titres sur un même disque comme le Harrap's Multilingual Dictionary déjà mentionné, le McGrawHill CD-ROM Science 4 Technical Reference Set qui contient une encyclopédie et un dictionnaire, ou encore le Sherlock Holmes on dise qui contient le texte intégral de toutes les histoires du célèbre détective anglais en plus de nombreux autres volumes qui s\u2019y rapportent.Actualité Le coût Il est difficile pour les producteurs de CD-ROM de rivaliser avec les banques de données qui sont mises à jour presque quotidiennement.La différence marquante entre les banques de données et les CD-ROM est vraiment leur actualité ou leur mise à jour.Agricola, par exemple, est mise à jour mensuellement en ligne, mais trimestriellement sur disque compact.On remarque cependant que les mises à jour ont une tendance à s\u2019améliorer au fur et à mesure que les coûts de production diminuent et que les attentes des consommateurs augmentent; le OG/Plus (brevets américains), par exemple, est mis à jour chaque semaine.Comme les livres et les revues, les CD-ROM sont des produits d\u2019édition.On peut acheter le disque des oeuvres de Shakespeare ou l\u2019obtenir grâce à un abonnement annuel comme on le ferait pour l\u2019index annuel du Humanities Index.Une fois qu\u2019on a acquis ces ouvrages, il n\u2019y a pas d\u2019autres frais à payer.Ceci est totalement différent des bases de données en ligne où les coûts sont directement reliés au temps d\u2019utilisation (coûts qui dépendent du temps en ligne, du nombre de dossiers repérés et imprimés, etc ).Si on prévoit utiliser fréquemment un ouvrage, on devrait alors considérer l\u2019achat d\u2019un CD-ROM; inversement si on prévoit un usage modéré d\u2019un ouvrage, il pourra s\u2019avérer plus économique d\u2019utiliser les banques de données interrogeables en ligne.Selon un auteur de la revue ABI/InJorm Ondisc, le disque CD-ROM est plus économique Le repérage Les produits d\u2019information sur CD-R( )M utilisent les mêmes capacités de repérage que les bases de données lisibles par machine.Leurs caractéristiques sont semblables à celles des systèmes en ligne.À l\u2019exception de quelques mots vides, il est en fait possible d\u2019utiliser presque n\u2019importe quel mot ou expression pour le repérage d\u2019articles en texte intégral comme pour La Presse.f Capacité de stockage Dans les banques de données bibliographiques, les zones comme le titre et le résumé peuvent être recherchées en texte intégral et dans plusieurs cas, les champs qui sont en vocabulaire contrôlé sont aussi interrogeables.Ces champs varient avec Le fait de pouvoir faire une recherche en ligne sur une banque de huit millions de 14 ARGUS / Hiver 1991, Vol.20, n° 3 r THÉORIE ET APPLICATIONS les combinant.On peut chercher par auteur dans un répertoire de résumés, mais sur le CD-ROM on aura en plus la possibilité de chercher par les mots clés, par la langue, par la date de publication, par le pays et par le numéro ISSN.Cette différence quant au potentiel de recherche est encore plus marquée dans le cas des bases de données de textes intégraux.Par exemple, la recherche rétrospective dans CD-ROM est impressionnant, mais si on compare le repérage sur les CD-ROM au repérage en ligne, le principal inconvénient est le temps de réponse.On peut prendre plusieurs minutes pour exécuter une recherche complexe comme dessiner une carte de l\u2019Arkansas en utilisant une banque de données telle Supermap et ensuite y dessiner la courbe des crimes par comté.Avec des banques de données bibliographiques, une recherche qui comprend plusieurs termes reliés par la logique booléenne peut être assez lente à effectuer, on comptera plutôt en secondes qu\u2019en fractions de secondes comme on le fait avec un système en ligne.Il reste que ce procédé est beaucoup plus rapide que la recherche manuelle, mais quelques retards au clavier de l\u2019ordinateur s\u2019avèrent tout de même irritants.Le CD-ROM mis .,-n contexte : cor 'paraixons ve d'autres supports les journaux a toujours été difficile parce qu\u2019elle ne pouvait être faite à partir les différentes banques de données mais ils peuvent inclure les termes des index, les codes de classification, les codes biosystématiques, etc.Les recherches peuvent être réservées à des champs spécifiques si les opérateurs adjacents sont disponibles pour repérer les phrases dans le texte.On utilise les opérateurs booléens pour obtenir une grande flexibilité, mais les CD-ROM ont l\u2019avantage de rendre transparent l\u2019interface entre les opérateurs et l\u2019utilisateur (voir ci-dessous).On peut aussi employer les troncatures de mots sur les CD-ROM (au moins la troncature à droite) pour améliorer le repérage des formes tant au singulier qu\u2019au pluriel.d\u2019index ou parce que les index étaient publiés tardivement et n\u2019offraient pas tous les détails nécessaires à la recherche.La publication des journaux sur CD-ROM nous permettra d\u2019explorer leur énorme potentiel d\u2019information sur les plans politique, économique, scientifique, biographique, littéraire, sportif et artistique.Cette information serait demeurée cachée auparavant et la lenteur de la recherche à effectuer, en consultant toutes les parutions d\u2019un périodique ou d\u2019un journal dans sa forme imprimée ou sur microfilm, en aura rebuté plusieurs.Les producteurs de CD-ROM sont au courant de ces critiques au sujet de leurs produits et ils s\u2019efforcent avec un certain succès d\u2019améliorer le temps de réponse.L\u2019installation de CD-ROM sur un réseau interne peut cependant créer un sérieux retard pour la recherche et quelques producteurs hésitent à installer leurs produits en réseau.C ependant, le potentiel de recherche d\u2019un texte intégral ne peut être exploité pleinement que si toutes les données ont été bien saisies.Par exemple, si on a mal orthographié un mot au moment de la saisie, l\u2019utilisateur devra écrire ce mot exactement de la même façon pour repérer l\u2019information.Si on a laissé un espace entre deux mots au moment de la saisie, ces deux mots seront impossible à repérer, à moins que le chercheur utilise la troncature.Des erreurs comme celles que nous venons de mentionner sont susceptibles d\u2019arriver surtout dans les banques de données de textes intégraux.Ainsi, les journaux présentent de grands risques d\u2019erreurs à cause des échéances serrées qui contrôlent leur parution et des erreurs typographiques qui se glissent lors de leur préparation initiale.Quand on utilisera le support CD-ROM, on retrouvera les mêmes erreurs; pour une copie imprimée d\u2019un journal, ceci ne constitue qu\u2019un agacement mineur mais avec le CD-ROM, des erreurs semblables peuvent empêcher le repérage des articles désirés.La Pravda 1987 qui contient la version anglaise du journal russe est remplie d\u2019erreurs comme celles-là, faites à la saisie.Interfaces Les produits d'information sur CD-ROM utilisent les mêmes capacités de repérage que les bases de données lisibles par machine.Même si la majeure partie des lecteurs de CD-ROM sont dans les bibliothèques plutôt que dans les maisons privées ou les bureaux, ce sont souvent les usagers plutôt que les bibliothécaires ou les spécialistes en information qui effectuent eux-mêmes les recherches dans les banques de données.Ces usagers n'ont pas toujours le temps ni les moyens techniques de maîtriser les systèmes de repérage compliqués, ni de les utiliser assez souvent pour retenir ou acquérir une certaine expertise.Avec les supports imprimés, l\u2019usager fait lui-même sa recherche plutôt que de le demander au bibliothécaire parce que le processus est simple, mais il fera appel aux spécialistes de l\u2019information pour interroger les banques de données coûteuses.Ces avantages sont bien connus quand on parle des systèmes en ligne et ils différencient les CD-ROM de leurs équivalents imprimés.Par exemple, si on consulte une revue qui offre des résumés, le repérage s\u2019effectue généralement en consultant l\u2019index alphabétique des sujets.L\u2019équivalent sur CD-ROM offrira ces mêmes index de sujets ou concepts, mais offrira en plus la possibilité de combiner ces termes avec les opérateurs booléens pour établir des énoncés de recherche plus complexes.On peut aussi interroger la banque de données en utilisant les mots du titre ou du résumé, seuls ou en L\u2019interface utilisateur qui contrôle l\u2019interaction entre le chercheur et le logiciel est une caractéristique importante de tout produit sur CD-ROM.On a fait preuve de beaucoup d\u2019ingéniosité dans la création des interfaces sur CD-ROM (Large, à paraître).Quelques programmes Comparé aux imprimés et aux microformes, le potentiel de recherche sur les 15 ARGUS / Hiver 1991, Vol.20, n° 3 THÉORIE ET APPLICATIONS chaque menu offrant un nombre d\u2019options entre lesquelles l\u2019utilisateur choisit.L\u2019utilisateur peut utiliser les menus comme un guide de recherche étape par étape; ces menus sont pratiques pour les débutants.Les opérateurs booléens peuvent être utilisés pour relier les termes entre eux, mais ceci n\u2019est pas visible pour l\u2019utilisateur.Sur le CBCA par exemple, on peut activer l\u2019opérateur booléen ET en choisissant l\u2019option « Limiter avec les concepts ou les termes », ces deux options étant déjà dans « le mode de recherche modifiée ».Ce procédé peut être long car il suppose l\u2019existence de plusieurs menus et, après un certain temps, il devient onéreux.L\u2019emploi de menus en'ève aussi de la souplesse au système et il e t souvent nécessaire de refaire plusieurs fois la même opération pour compléter une recherche.Finalement, il est difficile de saisir la complexité d\u2019un processus de recherche à travers une série de petits menus qui défilent à l\u2019écran.Les menus conviennent mieux aux CD-ROM sur lesquels on peut faire des recherches au moyen de stratégies courtes et simples.le curseur au-dessus d\u2019un icône ou d\u2019un mot (une représentation graphique d\u2019un icône, d\u2019une idée ou d\u2019un message) au moyen d\u2019une souris, l\u2019utilisateur peut accomplir un certain nombre de tâches rapidement et efficacement.Le Compton 's Multimedia Encyclopedia affiche des icônes du côté gauche de l\u2019écran, images que l\u2019utilisateur pourra choisir pour visualiser des illustrations ou activer des séquences d\u2019animation.Les interfaces à fenêtres comme celles de La Presse permettent des applications simultanées, mais imposent d\u2019énormes exigences de mémoire sur le système.Le CD-ROM mis en contexte : comparaisons avec d'autres supports ! comme ceux qui ont été développés par SilverPlatter et Dialog sur disques sont utilisés avec plusieurs CD-ROM mais, dans d\u2019autres cas, un programme unique doit être utilisé pour un seul titre.Il existe une plus grande variété d\u2019interfaces pour interroger les CD-ROM que pour interroger les banques de données en ligne disponibles chez un nombre restreint de serveurs.En fait, la compétition dans la création des interfaces incitent les producteurs à créer chacun pour soi une interface plus simple et un potentiel de recherche plus puissant.Cette compétition est plus évidente quand la même banque de données est disponible sur des supports CD de compétiteurs avec différents programmes d\u2019accès.Dans le passé, les systèmes en ligne ont choisi de dépasser le dialogue établi entre le chercheur et la machine au moyen d\u2019un langage spécifique qui possède son propre vocabulaire et sa propre syntaxe.Ces langages sont souples et efficaces, ils ont un nombre restreint de commandes, ce qui permet d exécuter un bon éventail des directives du mode d\u2019emploi.Ce facteur est important pour les systèmes comptabilisés par le temps de connexion en ligne.Pour être efficace, il faut apprendre, pratiquer et utiliser régulièrement les langages de commandes.C\u2019est pourquoi ces langages sont beaucoup plus pratiques pour les professionnels de l\u2019information que pour les usagers.C\u2019est pourquoi aussi les producteurs de CD-ROM ont choisi d\u2019autres méthodes de dialogue pour l\u2019interface, même si quelques producteurs comme Dialog Ondisc fournissent un langage spécifique de commandes aussi bien qu\u2019un autre choix (les producteurs de systèmes en ligne offrent maintenant des solutions de remplacement aux langages de commande pour attirer des utilisateurs sans intermédiaire).Le Canadian Business and Current Affairs (CBCA) offert par Dialog utilise des écrans affichant des menus successifs, Les interfaces des CD-ROM, contrairement aux systèmes en ligne, utilisent à profit la couleur, d\u2019où l\u2019importance d\u2019avoir des moniteurs avec écran couleur.De plus, les produits qui présentent beaucoup d\u2019illustrations, comme le Mammals de National Geographic, exigent des moniteurs à bonne résolution VGA ou Super VGA.L\u2019équipement tui auparavant était bon pour la recherche en ligne, ne sera peut-être plus aussi satisfaisant pour les CD-ROM.Les CD-ROM comme le Canadian Occupational Health and Safety Information emploient beaucoup les menus qui défilent à l\u2019écran.Dans ce cas, l\u2019utilisateur doit activer chaque menu, généralement au moyen d\u2019une souris.Il aura un peu plus de souplesse ainsi, mais il devra mieux connaître le système et savoir quel menu demander à quel moment.Contrairement aux banques de données interrogeables en ligne, les CD-ROM sont plutôt utilisés directement par les usagers, comme mentionné plus haut.Ceci entraîne que les messages d\u2019erreurs affichés sur les écrans d\u2019aide et les manuels doivent être préparés non pour les professionnels, mais pour les usagers.À moins que les bibliothèques ne soient disposées à fournir de la formation intensive et < tfrir de l\u2019aide quand l\u2019usager est en difficulté, les manuels et autres instruments d\u2019aide demeurent des outils indispensables.Un message comme « PLINK86 » reçu sur le Property Data Disks ne veut rien dire pour l\u2019usager!! Les CD-ROM offerts par SilverPlatter offrent une approche différente qui est celle de la commande « menu ».L\u2019utilisateur doit choisir et activer les commandes qui se trouvent dans un aide-mémoire affiché à l\u2019écran.Ces commandes sont parfois restreintes, intimement liées au contexte et doivent être utilisées à des moments précis de la recherche.L\u2019utilisateur doit alors savoir ce que chacune des commandes peut faire et il doit apprendre quand les utiliser dans la recherche.Ce procédé requiert l\u2019utilisation des manuels de recherche ou des séances de formation.Les préférences des usagers Il est possible de comparer les produits CD-ROM avec leurs équivalents imprimés, microformes ou banques de données en ligne en utilisant les critères de contenu, de coût, de capacité de repérage et de temps de repérage.Il semble que le plus important critère de comparaison soit le temps de réponse Un nombre croissant d\u2019études en bibliothéconomie révèlent que les i- Les producteurs de CD-ROM utilisent actuellement beaucoup les procédés à base d\u2019icônes et de fenêtres, ce qui permet à l\u2019utilisateur de manipuler lui-même directement l\u2019environnement.En plaçant 16 ARGUS / Hiver 1991, Vol.20, n° 3 théoru; ht applications Bibliographie ?\tLarge, J.A.1989.« Evaluating online and CD-ROM reference sources ».Journal of Librariunhip.Vol.21, n° 2 (avril 1989), pp.87-108.?\tLarge, Andy (à paraître).« The user interface to CD-ROM databases ».Journal ofLibrarianship and Information Science.?\tSchultz, Kim and Salomon, Kristine.1990.« End users répond to CD-ROM ».Library Journal.Vol.115, n° 2 (février 1990), pp.56-57.Shneiderman, Ben.1987.Designing the User Interface: Strategies for effective Human-Computer interaction.Reading, Mass: Addison-Wesley, 1987.¦ Le CD-ROM mis en contexte : comparaisons avec d'autres supports Allen, Gillian.1989.« Patron response to bibliographic databases on CD-ROM».RQ.Vol.29, n° 1 (Fall 1989), pp.103-110.D Day, Joan.1990.« A BI/In form Ondisc ».In C.J.Armstrong & J.A.large CD-ROM Information Products: an evaluative Guide and Directory.Aldershot: Gower, 1990, pp.3-21.I usagers préfèrent les CD-ROM aux sources imprimées parce qu\u2019ils permettent de repérer l\u2019information plus rapidement et plus efficacement.Ils les préfèrent aussi aux systèmes en ligne parce que les CD sont en général gratuits.Une étude faite à l\u2019université Columbia révèle que les lecteurs aiment les CD-ROM et que 71 % de ceux-ci préfèrent les CD aux formats imprimés (Juhl et Lowry, 1990).LJ Juhl, Beth and Lowry, Anita.1990.« The CD-ROM \u2018revolution\u2019 at Columbia : year one ».Serials Librarian.Vol.17, n° 3/4(1990), pp.69-80 Index des affaires Un nombre croissant J'études en bibliothéconomie révélent que les usagers préfèrent les CD-ROM aux sources imprimées parce qu'ils permettent de repérer l'information plus rapidement et plus efficacement.UN RÉPERTOIRE QUI VOUS FERA GAGNER DU TEMPS! Le seul répertoire bibliographique portant exclusivement sur le monde des affaires et la vie économique du Québec.Un instrument de recherche documentaire qui permet un choix judicieux d'articles parmi les principales publications d\u2019affaires québécoises (Les Affaires, Finance, PME, Commerce, This week in business, Affaires +, etc.) L'INDEX DES AFFAIRES permet entre autres de: \u2014\tconstituer des dossiers sur des entreprises; \u2014\tsuivre l'évolution d'un secteur économique; \u2014\tanalyser un marché; \u2014\tidentifier des clients ou fournisseurs potentiels; \u2014\tmieux gérer ses finances personnelles; etc.De consultation simple et rapide, l'INDEX DES AFFAIRES offre 12 000 articles indexés par année publiés sous forme de 10 mensuels et d'une refonte annuelle.A l\u2019université Oakland, une étude a conclu que les étudiants étaient très satisfaits des CD-ROM : 83 % d\u2019entre eux trouvaient qu'ils créaient une économie de temps, 60 % étaient satisfaits des résultats de leur recherche et 85 % les préféreraient aux index imprimés (Schultz et Salomon, 1990).En terminant, rappelons une autre étude, celle réalisée à l\u2019université de l\u2019Illinois où les usagers « étaient tous d\u2019accord pour préférer les CD-ROM aux index imprimés » (Allen, 1989).De tels résultats ne peuvent être ignorés.i Hour abonnement ou renseignements: / should like to thank my colleague, C amille C ôté, for rendering my English into far more elegant French.i in ¦ ii II lliiirliii 4999 Sir ( athrrinr ouest.suite 4 40 Wrstrnount yc Ht/ 1 I I Les spéc ialistes en edition de base de données 514i 484-595 I 17 ARGUS / Hiver 1991, Vol 20, n° 3 la clé de l\u2019efficacité ¦ \u2022rirtMlt* II15C - stsnw linon»\u2019 ClOtfl «ruer WHTKII : vkX'V VNt* srai* ' mm *uno 1IT4I!' min cm»/ mrs-c- m I ,n^ A ¦ u'Toum UXIOC! WJM'lf i»n ciorv ^1» 50 «un'- t< ' S vm* niwiÇf -STS ' mrvu\u201e M»FT»A',f 5 V \\'t ?4 ini;'! \u2022 .v w \\ -.y# I l I 1 { * Pour bien gérer une ^ bibliothèque, il faut de bons outils.Vous avez donc droit au meilleur service qui se puisse trouver en matière d\u2019équipement, d\u2019installation et de service après-vente.a Utiliser multiLIS, c\u2019est pouvoir multiLIS, c\u2019est l\u2019efficacité de profiter de l\u2019efficacité inégalable d\u2019un l\u2019informatique.Mais c\u2019est aussi système de gestion plus rapide et l\u2019assurance de pouvoir compter, avant plus complet.comme après, sur les conseils des meilleurs spécialistes qui soient.multiLIS, c\u2019est la bibliothèque mieux informatisée.De plus, multiLIS vous est proposé par le leader québécois en gestion informatisée de bibliothèque.< 1 multill^ » Siège social: Tel.: (514)878-9090 Europe: Tel.: (011-33-1) 42 86 80 20 la clé de l'efficacité RefDoc sur CD-ROM : les étapes de réalisation d'une base de données bibliographiques sur les ouvrages de référence cfDoc est une base de données bibliographiques sur les ouvrages de référence créée en 1986, grâce à une subvention de l\u2019AIESI (Association internationale des écoles des sciences de l\u2019information), dans le cadre de l\u2019AUPELF.R à des questions.C\u2019est un concept nord-américain qui commence à être reconnu dans les bibliothèques et centres de documentation de la plupart des pays de la francophonie.La réponse à la question peut prendre la forme d\u2019un renseignement ou d\u2019une donnée que l\u2019on aura trouvé dans un document; elle peut également prendre la forme d\u2019une liste de documents (bibliographie) les plus susceptibles de contenir l\u2019information recherchée.Dans le cadre du processus de récupération et de diffusion de l\u2019information, le professionnel utilise et produit toute une gamme d\u2019outils et d\u2019ouvrages de consultation que l'on appelle ouvrages de référence.Marcelle Beaudiquez (1983) définit un ouvrage de référence comme « un ouvrage destiné à procurer une information directe ou indirecte, le plus rapidement possible, et dont le classement facilite la consultation ».Les ouvrages de référence sont donc soit des ouvrages de consultation (ex.: dictionnaires, encyclopédies, almanachs) contenant de l\u2019information des renseignements ou des donnée., factuelles autonomes (adresse, définition, notice biographique, date, etc.), soit des ouvrages bibliographiques contenant de l\u2019information sur d\u2019autres documents (index, bibliographies, catalogues, etc ).La connaissance, la compréhension et la maîtrise de ces ouvrages est à la base même de la formation des professionnels de l\u2019information et de la documentation (voir au tableau I, page 20, les types d ouvrages recensés par RefDoc).On compte aujourd\u2019hui des milliers d\u2019ouvrages de référence.Avec la prolifération des documents et de l\u2019information documentaire, les ouvrages de référence deviennent non seulement utiles mais indispensables dans la prestation de tout service d\u2019information.Plusieurs guides bibliographiques d\u2019ouvrages de référence ont été et sont encore régulièrement publiés dans le monde.Mentionnons, à titre d\u2019exemples, les ouvrages bien connus de Marcelle Beaudiquez ( 1983), Louise-Noëlle Malclés (1985), Eugene Sheehy (1986) et Albert Walford (1989).Tous ces ouvrages imprimés sont fort utiles, mais ils doivent être constamment tenus à jour, ce qui s\u2019avère un processus fastidieux et coûteux.Historique du programme RefDoc Les premières activités du programme furent surtout consacrées à évaluer l\u2019intérêt et la faisabilité technique d\u2019une base de données sur les ouvrages de référence.Pour ce faire, un prototype de base de données fut constitué avec le logiciel Micro-Questel et une enquête d\u2019envergure internationale fut effectuée.La presque totalité des répondants ayant manifesté un intérêt certain pour un tel produit, le programme entra dans sa phase d\u2019opérationnalisation en 1988 et les deux premiers produits furent réalisés: (iilles Deschatelets Professeur agrégé Ecole de bibliothéconomie et des sciences de l'information Université de Montréal Bulletin une version imprimée bibliographique des ouvrages de référence.Partie l Les ouvrages généraux, 1990 (248 pages) recensant 950 ouvrages généraux de référence; une version sur disquettes, élaborée pour le logiciel CDS-ISIS (version 2.3) de T Unesco.THEORIE ET APPLICATIONS Depuis 1990, le programme est financé par la Banque Internationale d\u2019information sur les États Francophones (BIEF).En 1991, une deuxième édition revue et augmentée (1345 notices) du Bulletin bibliographique des ouvrages de référence.Partie l: Les ouvrages généraux (327 pages) a été publiée et il est prévu une mise à jour annuelle pour cet ouvrage.Toutefois, la version sur disquettes n\u2019a pas été mise à jour puisqu'il fut décidé d\u2019investir plutôt dans la préparation d\u2019un CD-ROM, dans le cadre de la CD thèque de la francophonie pilotée par la BIEF.Ouvrages de référence La référence est l'art et la science d\u2019exploiter des documents pour répondre 19 ARGUS / Hiver 1991, Vol.20, n° 3 Tableau / : Types d'ouvrages recensés par Re/Doc I llK Wit: I T APPLICATIONS de documents particuliers de microtextes d\u2019oeuvres d\u2019art de publications statistiques de rapports (techniques, de recherche) de thèses de traductions de sources documentaires multiples Catalogue de bibliothèque Catalogue de périodiques Catalogue d'éditeur GUIDES BIBLIOGRAPHIQUES RefDoc sur CD-ROM : les étapes de réalisation d'une base de données bibliographiques sur les ouvrages de référence Généralités Sources d\u2019information factuelle Sources d\u2019information bibliographique Publications officielles SOURCES D'INFORMATION FACTUELLE Dictionnaire Dictionnaire de langue Glossaire, lexique, vocabulaire Dictionnaire de citations Dictionnaire spécialisé Thésaurus Encyclopédie Encyclopédie générale Encyclopédie régionale Annuaire Almanachs Annuaires spécialisés Annuaires d\u2019encyclopédie Répertoires d\u2019actualité Répertoires statistiques Sources d\u2019information factuelle spécialisée Aide au consommateur Catalogues commerciaux Compendium Etat de la question Festivals et jours fériés Information géographique Guides et manuels Prix et distinctions Congrès, conferences Records et curiosités Dictionnaires biographiques Répertoires SOURCES D\u2019INFORMATION BIBLIOGRAPHIQUE Bibliographie de bibliographies Bibliographie nationale Bibliographie commerciale Répertoire bibliographique d\u2019articles de journaux d\u2019articles de périodiques de biographies de brevets de comptes rendus de conférences de comptes rendus d ouvrages de discours de documents audio-visuels La création d\u2019une base de données bibliographiques facilite ce problème de mise à jour qui devient un processus continu plutôt que ponctuel.En outre, une base de données permet de créer un ou plusieurs sous-produits imprimés et elle accroît sensiblement la diffusion du produit.Elle permet également un découpage et une analyse plus fine de chaque ouvrage en zones ou champs que l\u2019on peut interroger et combinera volonté.PUBLICATIONS OFFICIELLES AMÉRIQUE DU NORD Canada ( sau f Québec ) Québec AMÉRIQUE CENTRALE ET AMÉRIQUE DU SUD EUROPE France Suisse Belgique Royaume-Uni Autres pays AFRIQUE Afrique du nord Afrique subsaharienne Autres ASIE ET OCÉANIE AUSTRALIE ET NOUVELLE- ZÉLANDE I.'objectif du programme RefDoc est de recenser, d'analyser et de promouvoir les ouvrages de référence par la diffusion de produits bibliographiques analytiques.ORGANISMES INTERNATIONAUX ONU Unesco OIT (Organisation internationale du travail) I AO (Organisation des Nations Unies pour T Alimentation et V Agriculture) FMI (Fonds monétaire international) OMS (Organisation mondiale de la santé) CNUCED (Conférence des Nations Unies sur le Commerce et le Développement) GATT OACI (Organisation de l\u2019aviation civile internationale) Autres organismes de I ON U Autres organisations internationales Structure du programme RefDoc Même si la structure de fonctionnement est encore en rodage et même si la politique éditoriale définitive reste à approuver, on peut présenter comme suit les grandes orientations du programme RefDoc.Objectifs et auditoire visé L\u2019objectif du programme RefDoc est de recenser, d\u2019analyser et de promouvoir les 20 ARGUS / Hiver 1991, Vol.20, n 3 THÉORIE ET APPLICATIONS Figure / : Structure du CD-ReJDoc RefDoc sur CD-ROM : les étapes de réalisation d'une base de données bibliographiques sur les ouvrages de référence CRITIQUES MENU D'ACCUEIL TUTORIEL Critiques des ouvrages recensés 1-Tutoriel 2-Fichier bibliographique ^-Fournisseurs 4-Définitions 5-Critiques 6-11 lustrations Sur la typologie des ouvrages de référence et autres (entrevue de référence) Bibliographique ou plein texte 7.Référence FICHIER BIBLIOGRAPHIQUE SUR LA RÉFÉRENCE FOURNISSEURS FICHIER BIBLIOGRAPHIQUE Noms et adresses des fournisseurs des ouvrages (éditeurs, etc.) Références bibliographiques sur la référencé Fichier principal Par télédéchargement/ re formatage 5 000-10 000 notices Structure actuelle (champs) ILLUSTRATIONS Définitions des types d'ouvrages ILLUSTRATIONS Page-titre, introduction, table des matières, sections, index Pour les principaux ouvrages Pour balayeur optique (« scanner ») À VOTRE AVIS i point de vue à faire valoir ?désaccord avec un article d1 Argus ?\u2022\tVous avez un \u2022\tVous êtes en \u2022\tL'actualité vous inspire ?Argus s'intéresse à votre opinion.Vous n'avez qu'à la faire parvenir au Comité de rédaction.21 ARGUS / Hiver 1991, Vol.20, n° 3 Figure 2 : Notice-monographie tirée du bulletin Re/Doc mFURIE ET APPLICATIONS Chaque notice-monographie inclut les informations ou « champs » suivants RctDoc sur CD-ROM : les étapes de realisation d'une base de données bibliographiques sur les ouvrages de relérenee 1 73 90-0564 Dictionnaire alphabétique et analogique de la langue française ROBERT; Paul 9v., 2e éd.Paris: Le Robert, 1985.ISBN: 2850360996 «_ A pour sous-titreL Le Grand Robert de la langue française.Cette édition est entièrement revue et enrichie par Alain Rey.«- Ce dictionnaire alphabétique et analogique comprend uniquement les noms communs.De nombreuses citations, synonymes, mots dérivés sont inclus.Ne comporte pas d'illustrations.Disponible sur CD-ROM.«- 3 6 f 2 7 f 8 10 4 5 11 12 ouvrages de référence par la diffusion de produits bibliographiques analytiques.La clientèle visée inclut principalement les écoles de bibliothéconomie et des sciences de l\u2019information (cours de référence et de bibliographie) de même que les bibliothèques et centres de documentation.En outre, il peut s\u2019avérer un outil fort intéressant pour les librairies et toute personne préoccupée par ce type d ouvrages.13 1.\tun numéro d'accession qui sert à classer les notices et à les identifier dans les index, 2.\tle ou les auteurs, éditeurs, compilateurs du document ou, s'il y a lieu, la collectivité-auteur, 3.\tle titre, 4.\tl'édition, 5.\tle lieu d'édition, 6.\tla maison d'édition, 7.\tl'année de publication, 8.\tle nombre de volumes s'il y a lieu, 9.\tle nombre de pages, 10.\tle numéro ISBN (International Standard Book Number), 11.\tl'annotation (évolution ou historique du document), 12.\tla description (contenu du document), 13.\tla base de données correspondante, s'il y a lieu (en-ligne »u sur C D-ROM).C ouverture Rcfl)oc recense de façon exhaustive les ouvrages de référence de langue française, généraux et spécialisés, et de façon sélective, les ouvrages de référence d\u2019autres langues.Pour être inclus dans la base, un ouvrage doit: appartenir à l\u2019une des catégories mentionnées au tableau I; être la dernière édition uniquement; être de portée régionale, nationale ou internationale (pour les ouvrages qui ne sont pas de langue française).1 453 90-0830 Bibliographie du Québec «- BIBLIOTHÈQUE NATIONALE (QUÉBEC) «- Québec: Bibliothèque Nationale du Québec, 1972-.(mensuelJ ISSN: 00061441\tt \u2014?Les parutions de IV6N à IV72 ne sont pas nunérotées mais forment les volumes / à 5.C omprend la liste des publications québécoises ou relatives au Québec.Établie par la Bibliothèque Nationale du Québec «- 3 2 Type de recension Il est prévu d\u2019établir un réseau de collaborateurs pour la recension et I analyse des ouvrages; dans tous les pays ayant en commun l\u2019usage du français, nous utiliserons le réseau d\u2019alimentation de la BIEF, via ses centres serveurs; pour les autres pays, nous susciterons principalement la collaboration : des organisations internationales; des écoles de formation (via l\u2019AIESI); des bibliothèques nationales; des éditeurs (commerciaux et autres); des spécialistes.Nous dépouillerons également, de façon systématique, les publications recensant et signalant les nouveaux ouvrages de référence (ex.A RB A, Booklist, Choice.Reference Services Review, etc ).5 7 8 4 9 10 1.\tle numéro d'accession 2.\tle ou les auteurs, éditeurs, compilateurs du document ou, s'il y a lieu, la collectivité auteur 3.\tle titre actuel du périodique ( les changements de titre sont indiqués dans l'annotation) 4.\tla date du début de publication 5.\tle lieu d'édition 6.\tla maison d'édition 7.\tla périodicité 8.\tle numéro ISSN (International Standard Serial Number) 9.\tl'annotation 10.\tla description 11.\tla base de données correspondante, s'il y a lieu.22 ARGUS / Hiver 1991, Vol.20, n° 3 THÉORIE ET APPLICATIONS Figure 3 : Étapes de pro ludion d'un CD-ROM (Traduit de Helgerson Associates, Inc., 1990) RefDoc sur CD-ROM : les étapes de réalisation d'une base de données bibliographiques sur les ouvrages de référence EFFECTUER UNE ANALYSE DES BESOINS ET DU MARCHÉ ) ( ) 0 ) ( ) c DONNÉES MARKETING DESIGN PRODUCTION l Choisir et/ou acquérir le système de préparation des données Identifier les caractéristiques des données Définir les caractéristiques de l'interface Mettre au point une stratégie de marché Concevoir l'empaquetage promotionnel du produit Convertir les données en format ordinolingue Définir le système de diffusion Trouver les données Développer le réseau de ventes et de distribution Analyser les caractéristiques de la base de données Nettoyer et étiqueter les données converties Obtenir les droits d'auteur des données 4 Valider et étiqueter les données Mettre au point la formation des distributeurs et/ou le support technique Choisir le logiciel d'indexation et de repérage Colliger les données Mettre au point les procédures de collecte continue des données Indexer les données Élaborer et commander l'empaquetage promotionnel du produit Créer, au besoin, une interface personnalisée Formater le logiciel et les données Pré-matricer les données formatées T Créer.au besoin, une documentation d'appoint personnalisée Simuler les fonctions d'accès/repéragc du logiciel Préparer les procédures de facturation et de comptabilité Matricer/dupliquer les disques CD-ROM FOURNIR LF.PRODUIT CD-ROM AUX DISTRIBUTEURS ET/OU AUX UTILISATEURS 23 ARGUS / Hiver 1991, Vol.20, n° 3 Conclusion monographie de ce fichier est découpée en 13 zones ou champs et chaque notice-périodique comporte 11 champs (voir fig.2, p.22).1HEORIK ET APPLICATIONS R et Doc sur CD-ROM les étapes de realisation d'une base de données bibliographiques sur les ouvrages de reference L\u2019élaboration d\u2019un CD-ROM est une aventure à la fois très fascinante et très inquiétante.Si le premier CD-ROM (CD-BIEF) de la CD-thèque de la francophonie s\u2019est fait à partir de bases de données déjà existantes ( BIEF, Profils géo-documentaires des pays du sud.Répertoire des sigles et acronymes), RefDoc devra du moins en partie être spécifiquement conçue pour le CD-ROM.En effet, CD-RefDoc sera un produit modulaire dont plusieurs composantes (fichier « illustrations », fichier « critiques », fichier « fournisseurs ») seront élaborées spécialement pour le CD-ROM.Évidemment, cela ajoute à la difficulté mais par ailleurs, le produit sera véritablement conçu en fonction des capacités du support de diffusion, ce qui devrait rendre la recherche plus efficace et plus conviviale.Plusieurs de ces notices seront liées à deux fichiers complémentaires : le fichier des critiques qui comprendra le texte complet des principales critiques publiées de ces ouvrages et le fichier illustrations qui présentera des extraits de ces ouvrages (page-titre, introduction, table des matières, exemple de chaque section et des index, etc.) permettant d\u2019en évaluer la qualité et l\u2019intérêt pour l\u2019utilisateur.C es fichiers seront constitués par numérisation, au balayeur optique.D\u2019autre part, chaque notice sera liée à un fichier des définitions qui permettra à l\u2019utilisateur d\u2019avoir accès à la définition du type d ouvrage de référence signalé (ex.dictionnaire, almanach, etc.) et à un fichier des fournisseurs qui donnera l\u2019adresse du ou des fournisseurs de l\u2019ouvrage.Enfin, un fichier bibliographique sera constitué sur les services de référence pour compléter le C D-ROM, de même qu\u2019un tutoriel sur les grandes étapes d\u2019une recherche documentaire.C es deux dernières parties se retrouveront sur une version subséquente du CD-ROM.Mode de diffusion Pour la diffusion, nous prévoyons diversifier les supports (imprimé, disquettes, CD-ROM), de même que les produits et sous-produits de RefDoc (ex.: bulletin bibliographique sur les publications officielles).Coordination et gestion Le programme sera coordonné par un Comité aviseur (CA) international qui jouera a la fois le rôle de conseil scientifique et d\u2019organisme de promotion du programme.La gestion du programme se fera a l\u2019École de bibliothéconomie et des sciences de l\u2019information de l\u2019Université de Montréal.Références Beaudiquez, M.1983.Guide de bibliographie générale.München : Saur.1983.CD-RefDoc Étapes de la réalisation du CD-ROM Belani, R.1991.« Jane\u2019s CD-ROM project: step-by-step through the development process ».CD-ROM Professional.Vol.4 n° 3 ( May 1991 ).pp.69-72.L\u2019un des principaux produits envisagés pour diffuser la base de données est un CD-ROM, CD-RefDoc.Pourquoi un CD-ROM?Les principales raisons qui nous incitent à adopter ce nouveau support sont : Lee, J.et al.1991.« So you want to produce a CD-ROM?Tips for successful data preparation ».CD-ROM Professional.Vol.4 n° 1 (January 1991), pp.8!-84.Plusieurs auteurs (Belani, 1991; Lee, 1991; O\u2019Connor, 1991) ont présenté les étapes de réalisation d\u2019un CD-ROM.Ces étapes sont résumées à la figure 3 (p.23).sa grande capacité de stockage; la possibilité d\u2019inclure du texte et des images; sa facilité d\u2019utilisation par de nombreuses clientèles de compétence documentaire inégale; sa facilité de manipulation et de transport; son coût peu élevé de transport; le nombre croissant d\u2019installations d\u2019équipement CD-ROM dans le monde.La structure du CD-RefDoc est présentée à la figure I (p.21 ).Le fichier central du produit sera le fichier bibliographique.Chaque notice- Ln ce qui concerne le CD-RefDoc, la production est prévue pour 1993 selon les étapes suivantes : Malclès, L-N.1985.Manuel de bibliographie, 4e édition.Paris : Presses Universitaires de France, 1985.préparation du cahier des charges; définition des spécifications requises pour le logiciel de navigation; choix du producteur de disque; préparation de l\u2019analyse fonctionnelle; programmation / simulation du CD-RefDoc; tests et corrections au besoin; - pressage; emballage et distribution.O\u2019Connor, M.A.1991.« Hints for designing effective CD-ROM databases ».CD-ROM Professional.Vol.4 n° 2 ( March 1991), pp.91-93.Sheehy, E.1986.Guide to Referenee Books, 10e édition.Chicago; ALA, 1986.?Walford, AJ.et al.1989.Watford\u2019s Guide to Referenee Materials, 5e édition.London : Library Association, 1989.¦ 24 ARGUS / Hiver 1991, Vol.20, n° 3 !IIË ISIIIII #=!# ü 1 | VIENT DE PARAÎTRE * M ¦ il La Bibliothèque nationale du Québec dispose d\u2019un moyen unique pour suivre l'évolution de l'édition ou Québec : le dépôt légal.Cela lui permet de compiler et d'analyser chaque année les statistiques de l'édition au Québec I! 1 || m i I Procurez-vous l'édition 1990.Vous y trouverez des données sur chaque catégorie d'édition, accompagnées de commentaires, de tableaux et d'analyses comparatives comprenant: $ fl= i 1.\tle nombre de titres et de documents 2.\tla langue de publication 3.\tle tirage moyen 4.\tle prix moyen de vente 5.\tla répartition par sujets, etc.& Z x: II - gWlsîlpûes|||e Xédition ¦Québec ¦'99^1 i 1 11 i lx Pour l'achat, faites parvenir un chèque ou un mandat-poste à l'ordre de la Bibliothèque nationale du Québec ou encore commandez par carte de crédit MasterCard.Également en vente dans toutes les salles de lecture de la BNQ.% i 8 I i:#!#:: 11! iiüiiiii ill Prix de vente ?\tTPS ele< ironique SSSSS555 "]
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