Voir les informations

Détails du document

Informations détaillées

Conditions générales d'utilisation :
Domaine public au Canada

Consulter cette déclaration

Titre :
L'art musical
Éditeur :
  • Montréal :[L'art musical],1896-[1899?]
Contenu spécifique :
Janvier
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
chaque mois
Notice détaillée :
Lien :

Calendrier

Sélectionnez une date pour naviguer d'un numéro à l'autre.

Fichier (1)

Références

L'art musical, 1898-01, Collections de BAnQ.

RIS ou Zotero

Enregistrer
Vol.II.MONTRÉAL, JANVIER 1898.No 4.L.E.N.PRATTE,.Directeur $ G.H.de KERHENO,.Rédacteur 1676 Rue Notre-Dame.Téléphone 1080.^ 113 Rue St-Hubert.LARI MUSICAL REVUE MENSUELLE CANADIENNE Paraissant le 10 de chaque Mois bdAüüiiülËlÉ •.iiiiiB Vous présente ses vœux de bonne année.CHRONIQUE Déjà les premiers jours de l’année 1898 se sont envolés, allant rejoindre dans l’Eternité les derniers de sa devancière.Il n’est cependant pas trop tard pour venir souhaiter la bonne année à mes lecteurs.Donc, chers lecteurs, je vous souhaite à tous et à toutes, car il ne faut pas exclure les lectrices aimables qui aiment à feuilleter I’Art Musical, je vous souhaite, dis-je, une bonne et heureuse année et la réalisation de tous vos désirs.Je vous souhaite également de réaliser les miens, car j’en ai des désirs, et beaucoup à votre égard.Je vous souhaite d’abord de vous éprendre d’un beau zèle pour la musique.Entendons-nous ! Je sais que vous l’aimez la musique , mais, quelle musique aimez-vous ?Est-ce la vraie, la bonne, celle des maîtres ?Est-ce la sérié incomparable des chefs-d’œuvres des grands musiciens de toutes les écoles?Si c’est là le genre de musique que vous aimez, je n’ai plus rien à vous souhaiter, car vous êtes dans le vrai et je ne puis désirer que de vous voir continuer a marcher de l’avant dans la même voie ! Si, au contraire, après avoir fait votre examen de conscience musicale, vous vous reconnaissez coupables de n’aimer que les productions plus ou moins symphoniques ou criardes d^ auteurs dont le nom restera toujours dans l’ombre d’une médiocrité douteuse vite, faites amende honorable,abandonnez la musiquette et lancez-vous dans la musique.Je vous souhaite également de vous abonner à 1 Art Musical, si vous ne l’êtes déjà et d'y faire abonner vos parents, amis et connaissances.L’Art Musical vous le rendra.en bonne musique et en excellentes informations.Le mois de décembre a été bien rempli.La I 'ierge, le Messie, les messes de minuit, etc., ont permis de constater un notable progrès, tant dans la science technique de la musique que dans le goût des auditeurs empressés à répondre à l’appel.A propos de la Vierge, je reviendrai sur un point que j’ai signalé l’an dernier au sujet du Paradis perdu, savoir, le froissement du papier des programmes, les conversations à mi-voix et les applaudissements intempestifs ou avant finales.Il y a encore quelque chose de bien plus grave à mon avis.C’est la déplorable habitude de ne pas arriver à l'heure ! ! Pendant toute la première partie de la Vierge, qui cependant a commencé fort en retard, de nombreux spectateurs arrivaient, dérangeant des files entières de fauteuils d’orchestre, produisant un brouhaha, très nuisible pour l’ensemble, qui a nui énormément à la première partie de la légende, si douce, si mélodieuse.Quand on arrive en retard, il faut en prendre son parti et attendre un entr’acte pour gagner sa place.Mieux vaut arriver à l’heure, l’exactitude est la politesse des rois.‘ îjî On nous annonce plusieurs concerts pour ce mois.D’abord M.Pol Plançon, célèbre basse française, pour le 20.Espérons qu’il y aura un peu plus d’entrain que pour le concert de Dyna Beumer, qui a fait un fiasco si lamentable au mois de novembre.Signalons également, et d’une façon particulière, un concert de charité qui sera donné le 27 ou le 28 courant, à la salle Windsor, sur l’initiative de la Colonie française et sous la direction de M.G.Couture.Il s’agit de venir en aide au Refuge français de la rue Cadieux.Du moment qu’il s’agit d’une bonne œuvre à faire, nous 11e doutons pas de l’élan de la population de Montréal.L’Art Musical possède encore quelques rares collections de sa première année.Il les met à la disposition de ses lecteurs pour le prix de un dollar.Une excellente occasion pour ceux qui n’ont pas encore choisi leurs cadeaux du jour de l’an.Au revoir.J.DK PlERREVILLK. 78 L'HRT musiohl Janvier 1898 L'ART MUSICAL TOURNEES ARTISTIQUES REVUE MENSUEI.EE CANADIENNE - - BOITE POSTALE 2181 - - TELEPHONE 1080.L* Cie de Pianos Pratte.Propriétaire 1070, rue Notre-Dame.CONDITIONS D’ABONNEMENT : ÜN An (Campagne).$100 Un An (Viile ot dcstr.biition à domicile) .1.15 En dehors du Canada et des Etats-Unis .1.25 Le Numéro.15 Cts NOTE DE L’ADMINISTRATION On demande des agents dans toutes les parties du Canada et des Etats-Unis, pour la vente au numéro, les abonnements et les annonces de L’Art Musical.Inutile de faire application sans fournir les plus sérieuses références.Ou paiera une commission libérale.S'adresser ou écrire à L'Art Musical, 1676 rue Notre-Dame, Montréal.A NOS LECTEURS Nous rappelons à nos lecteurs, à nos amis et à tous ceux qui s'intéressent à l’œuvre que nous avons entreprise, que chaque mois L’ART MUSICAL publie 8 pages de musique des grands maître*, 12 pages d’informations très intéressantes et des nouvelles artistiques du monde entier, le tout pour la modique somme de UN DOLLAR.LA DIRECTION.LE MOUVEMENT MUSICAL D’une lettre adressée à M.Jules Comte, par l'éminent compositeur Saint-Saëns, nous extrayons le passage suivant, si caractéristique et qui constitue une opinion des plus curieuses sur le mouvement musical moderne : “ L'Occident se gausse volontiers de l’immobilité orientale ; l’Orient pourrait bien lui rendre la pareille, et se moquer de son instabilité, de l’impossibilité où il est de conserver quelque temps une forme, un style, de sa manie de chercher le nouveau à tout prix, sans but et sans raison.“ L’opéra avait trouvé à la fin du siècle dernier, une forme charmante, illustrée par Mozart, qui se prêtait à tout et qu'il eût été sage de conserver le plus longtemps possible.Elle comprenait ; le Récitativo secco, plutôt parlé que chanté, destiné à ‘‘ déblayer ” les situations, accompagné par le clavecin ou le piano soutenu d’un violoncelle et d’une contrebasse, ou seulement par ces deux instruments à corde, le violoncelle remplissant l’harmonie par des accords arpégés ; le Récitatif obligé, accompagné par l’orchestre, entremêlé de ritournelles ; les airs duos, trios, etc ; de grands ensembles et de grands finales, dans lesquels le compositeur se donnait libre carrière.Mozart a montré comment il était possible, même dans les airs, duos et autres morceaux, de se modeler exactement sur la situation et d’échapper à la monotonie des coupes régulières.Maintenant, comme on sait, la mode exige que des actes entiers soient coulés au bronze, d’un seul jet, sans airs ni récitatifs, sans “ morceaux ” d’aucune sorte ; le monde musical est plein de jeunes compositeurs qui s’évertuent à soulever cette massue d'Hercule.Il eût été peut-être plus sage de la laisser à celui qui l’a soulevée pour la première fois, avec une vigueur de lui seul connue ; mais, comme 011 veut paraître aussi fort, que dis-je ?plus fort qu’Hercule lui-même, ou masque son impuissance par une extravagance présentée sous les étiquettes de modernisme et de conviction.N’insistons pas.Comme je le disais en commençant, je craindrais de 11’être pas bon juge en cette matière.Me sera-t-il permis de remarquer toutefois que le public paraît prendre peu de goût à ces exercices, et que s’il admire Hercule sans le comprendre toujours, de confiance, parce qu’il se suit d’instinct en présence d’une force indiscutable, il semble beaucoup plus froid à l’égard de ses imitateurs et successeurs ?’’ GUII.MANT.— YSAYE.— PUGNO.— PLANÇON.En ce moment oû les journaux américains nous entretiennent des succès de plusieurs grands musiciens européens, en tournées artistiques aux Etats-Unis, 110s lecteurs nous sauront gré de leur dire succinctement quelques mots de chacun d’eux.Alexandre Guiimant naquit le 12 mars 1837, à Boulogne.Il était fils de l’organiste de l’Eglise St-Nicolas de cette ville.Dès sa plus tendre enfance, il manifesta des premiers goûts qui devaient le mener à la célébrité.Il est aujourd’hui organiste de la Trinité de Paris.De nombreuses tournées artistiques en Europe et un premier voyage en Amérique ont contribué à faire connaître l’éminent organiste.Ysaye ! Qui n'a entendu parler du célèbre violoniste belge ?Qui 11e connaît de vue cette figure bon enfant et sou fameux chapeau inou à larges bords?Ysaye est aujourd’hui le violoniste le plus célèbre du monde et sou talent est incomparable.Sou répertoire est des plus étendus et comprend les genres de tous les musiciens célèbres.Son jeu large, chaud et viril fait l’admir.'.'tion de tous les connaisseurs.M.Raoul Pugno est encore jeune, il est né en 1S52.Déjà, cependant, ce pianiste français s’est taillé une large place au soleil.Il fut l'élève île Georges Mathias et remporta un premier prix au Conservatoire de Paris.Il y a quelques semaines, on l’applaudissait aux concerts Colonne à Paris.En ce moment il charme le public new-yorkais.Comme compositeur, il est l’auteur de l’oratorio La Résurrection de Lazare, de l'Opéra-Comique Ninvtta, de Pauvres Gens, poème dédié à Emma Calvé et de nombreuses symphonies.Il est considéré comme le plus fort pianiste-solo de France et comme l’un des meilleurs de l’Europe.M.Pol Plançon, que nous aurons le plaisir d’entendre le 20 courant, à Montréal, est encore un enfant de la France.Il possède une magnifique voix de basse.C'est peut-être le seul artiste au momie qui sache rendre d’une façon agréable les roulades écrites par Rossini pour voix d’hommes.Son talent est très versatile et, dans tous les genres qu’il aborde on le sent chez lui et à l’aise.Ou le dit parfait dans les rôles de Wagner.Nous en jugerons sous peu.OEUVRES DS SAINT-SAËNS (Voir le numéro de décembre.) {Suite.) Oratorio Cantate — Op.ig, Les Noces de Piomélhée.(Edit.Mamelle) — Op.12.Oratorio de Noël —Dp.42, Psaume XVIII— Op.45.^ Le Deluge — Op.57, La Lyre cl la Harpe — Op.82.La Fiancee du Timbalier— Op.98 (Edit Durand) Pallas-Athénée.Mélodies, Duos — La chasse du IJurgrave— Le Lac — loi /— Premier recueil de vingt mélodies.Alla ribra del Tebro — Canzouclla — Etoile du matin — Danse macabre — Six mélodies persanes — Chanson à boire — Desdichado— Dans les coins bleus — Dans tou cœur— Une flute invisible — Les fees — .1 imous-iioust — A inour viril — Fièrc beauté — (lui tare e Mandoline — Là-bas — Madeleine — Le présage de la croix— Prima ver Le rossignol—- Sucette et Suzou — La libellule — Pourquoi > ester sen /elle l — Sè'cuite — Peut-être — La coccinelle — Les cygnes — Venu:.(édit Durand — Serenade — A quoi bon entendre — Le chant de ceux.¦ — Guitare — Maria Lucrezia—Menuet (édit.Choudens) —// voue b the Adàr tree (édit.St.Lucas) — My land ! (édit, lioosey — Vive Paris (édit.Margueritat).Chœurs Sérénade d'hiver, Op.46 - - Les soldats de Gèdêim, ( >p.5 — Chanson d'ancélie— Chanson degrand-pbc, Op.68—Les Jleuis t les arbres Calme des nuits, Op.71 — Les marins de Kermor—Le Titans, Op 74 Sallarellc, Op.84— Les guerriers, (édit.Durand).Œuvres Dramatiques.— Le timbre d'argent, Opéra, 4 a.(édit Choudens), Op.10 — Scène d'Horace, Op.50 — La Princesse Jaune opéra coin en 1 a., Op.47 — Samson et Dalila, opéra eu 3 a.— Èticnn Marcel, opéra en 4 a.—Henry VIII, opéra en 5 actes— Proserpine.opéra en 4 actes — Ascauio, opéra en 5 actes — Antigone, chœurs 1 mterinedes — Phryné, opéra comique en 2 actes — Frêdégondc, opéra et, 5 actes—Javoltc, ballet en 1 acte, (Edit.Durand).On peut se procurer ces différentes œuvres de Saint-Saëns à Montrée, liez MM.E liuond Hardy, 1676 rue Notre-Dame; A.T.Boucher, 162.rue Notre-Dame ; Lamontagne, 1617 rue Notre-Dame. Janvier 1898 L’HRT MUSIOHL 79 NOS MUSICIENS Frantz Jéhin Prume, est né à Spa, Belgique, le 18 avril I839.Il obtint à 6 ans, le premier prix de solfège au Conservatoire Royal de Liège, et trois ans plus tard, le premier prix de violon, dans la même institution.A douze ans il obtenait la médaille d’or, classe de Léonard, Conservatoire de Bruxelles, et à 13 ans, un prix d’harmonie, classe de M.Fétis.Après une brillante tournée en Belgique et en Hollande il partait pour la Russie où il résidât trois ans à St-Petersbourg, jouant plusieurs fois à la Cour Impériale et organisant des tournées avec les frères Anton et Nicolas Rubinstein.Leschétizki, Madame Esipoff, Antoine de Konsky, Marie Von Harders et plusieurs autres.Il parcourut également la Nonvège et la Suède, le Danemark, puis l’Allemagne où il joua à la cour de Berlin, accompagné par Meyerbeer.Il fut alors créé Chevalier de l’Ordre d’Ernestine de Saxe, par le Grand Duc de Saxe-Cobourg et Gotha.De retour en Belgique il succéda à de Beriot, comme violoniste de S.M.le Roi des Belges.Appelé par la cour du Mexique, il s’embarqua pour l’Amérique et séjourna près de quatre ans à Mexico.Il fut F.Jéhin-Prume.successivement créé Chevalier et officier de l’Ordre de la Guadeloupe.Nous le retrouvons eu tournée à Cuba, et aux Etats-Unis avec la Patti et Théodore Ritter.En partie de chasse au Canada, il fit la connaissance de la regrettée artiste canadienne, Rosi ta del Vecchio, qui devint son épouse eu 1S65 ; c’est ce mariage qui décida M.Jéhin Prume à devenir un des nôtres.Depuis, il est allé faire des voyages en Europe et des tournées en Allemagne, en Belgique, en Hollande et en France.Il organisa à Spa des concerts avec Charles Gounod et Mme Weldon.De 1882 à 1885, il séjourna à Paris, paraissant aux concerts des salles Pleyel et Erard.En 1886, il fut nommé Chevalier de l'Ordre du Christ de Portugal ; en 1891, Chevalier de l’Ordre Royal de Léopold de Belgique.Comme compositeur, M.Jéhin Prume a publié de nombreuses pièces pour orchestre, violon et chant.Un mot pour la fin : Ysaye, le célèbre violoniste belge, disait, â son dernier voyage à Montréal : “ Jéhin - Prume, c'est lui qui le premier m’a donné le goût du violon.” La Musique Grecque Populaire Depuis que MM.Salomon Reinach et Homelle, les distingués savants, nous ont intéressés aux découvertes de Delphes eu interprétant des fragments d'antiques notations helléniques, on a beaucoup écrit sur la musique grecque.Les uns ont rappelé que des mathématiciens et des philosophes, comme Euclide et Pythagore, après avoir emprunté certaines idées à l’Egypte, étendirent et consolidèrent sur des bases scientifiques l’art musical.D’autres démontrèrent que notre système musical actuel vient directement des inspirations mélodiques de la race indo-européenne; enfin, grâce à l’intervention de M.Aramis, un artiste grec d’un haut intellect et qui possède une fort jolie voix, nous sommes initiés depuis quelque temps aux mélopées impressionnantes des anciens peuples hellènes.La mission que s’est imposée M.Aramis, et qui est d’ordre esthétique et archéologique à la fois, ne saurait nous laisser indifférents.Sa portée artistique est trop belle et trop sincèrement patriotique pour que nous n’ayons point à cœur de la vanter.N’est-ce point à la vieille nation grecque, ancêtre incomparable, que nous devons notre civilisation ?N'est-ce point à la métrique de la poésie primitive des Hellènes qu’est redevable notre harmonie lyrique ?Au surplus, n’est-il point intéressant de retrouver dans les chansons des pâtres et des laboureurs les règles auxquelles obéirent Alcée ou Sapho ?Les mélodies populaires qui, dans la nuit des temps, remontent peut-être jusqu’aux Yavanas, ont une grande originalité.Ces débris d’une inspiration qui fut celle des épopées homériques et des hymnes de l’Ionie, possèdent un charme étrange et les entendre interpréter par l’organe souple et généreux de M.Aramis c’est connaître un délicieux archaïsme et goûter l’art païen dans toute sa saveur naïve et tendre.Mais qu’est done M.Aramis, dira-t-on?Le très remarquable chanteur est le fils d’Araventinos, un des historiens les plus célèbres de la Grèce et à qui l'on doit une savante chrono-graphie de l’Epire.To it jeune M.Aramis appelait à lui les montagnards et les vieux guerriers de son pays, il leur faisait chanter leurs chansons coutumières, et, comme il avait une bonne oreille au service d’une excellente mémoire, il connut vite et classa dans son esprit quantité de mélodies nationales.C’est alors que M.Araventinos, occupé à l’Histoire de la Grèce, put noter fidèlement les chants populaires que lui chanta son fils.Plus tard, devenu homme, M.Aramis se souvint des antiques mélopées apprises autrefois dans le commerce des paysans et résolut de faire connnaître dans des concerts les primitives manifestations musicales de son pays.C’est ainsi qu’il chanta tantôt à Londres, tantôt à Nice ou Monte-Carlo une vingtaine d’airs : chansons klephtes, chansons de bergers ou pastorales, chansons d’amour ou nuptiales, chansons guerrières et satiriques, etc.C’est ainsi que, présentement, il donne au Saint-James Hall deux grands “ récitals ” de musique grecque doublés d’intermèdes chorégraphiques (vieilles danses helléniques) avec le concours de M.Bourgault-Ducoudray et de Mlle Sandrini.A propos de M.Bourgault-Ducoudray, rappelons que ce 80 L’HRT KUS1CHL Janvier 1898 maître musicien, qui s’intéresse tout particulièrement aux efforts de M.Aramis, fut envoyé en Grèce, il y a vingt ans, par le gouvernement français pour y recueillir une collection de mélodies populaires grecques.Cette collection fut publiée chez l’éditeur Lemoyne.Elle est remarquable en tous points et fort intéressante en ce qui concerne l’harmonisation d’après les anciens modes grecs, car il est curieux de constater que cette harmonisation s’adapte tellement bien à l’esprit des mélodies antiques qu’au lieu de leur nuire elle leur prête un grand charme et un caractère très spécial s’alliant parfaitement à l’originalité primitive.Toutes ces mélodies, interprétées par un artiste qui est un enfant du pays et qui les rend avec leur sentiment propre en leur conservant leur vraie signification, ont fait que l’ouvrage de M.Bourgault-Ducoudray, peu connu pendant de longues années, a pénétré dans les milieux musicaux depuis que M.Aramis a entrepris une campagne en faveur de la musique populaire de la Grèce.Une anecdote.C'était dans un dîner offert par la colonie grecque de Liverpool en novembre dernier.Aramis fut sollicité, le verre en main.Il déclara ne rien savoir.Mais ou insista tellement qu'il chercha.Tout à coup la poésie de l’Aigle de l’Epire, chanson symbolique datant d’une ancienne invasion des Turcs, lui revint eu mémoire.Il dit la traversée de l’aigle dans les airs, sa chute brutale sur le visage d’un klephte blessé, son ardeur à dévorer la chair de la tête qui souffre et gémit.— ‘‘ Tête, mauvaise tête, ricane l’aigle, que cherches-tu entre mes griffes?” Et la pauvre tête de répondre : — “O mon aigle, ce n’est pas de ma faute si je suis tombé entre tes serres, dévore donc mes chairs, bois mon sang, mange ma jeunesse et ma bravoure.Cela suffira pour te donner des ailes trois fois plus grandes et des serres plus acérées que celles qui pénètrent dans mon visage ! " L’effet fut prodigieux, on acclama le fier artiste, on lui fit bisser l’admirable chanson, car on voulait savourer encore l’émotion pathétique et terrifiante qui se dégage de cette légende lyrique, très mâle en sa simplicité.A Monte-Carlo, au mois de février, à Nice, au mois d’avril, M.Aramis remporta un succès inoubliable avec ce chant qui, lors de la dernière guerre, a sans doute retenti sur les hauts plateaux de la Grèce ainsi qu’autrefois le long des bords de l’Archipel.Tous les articles élogieux publiés tant par la presse anglaise que française témoignent de l’intérêt porté à l’entreprise artistique du jeune baryton grecqui se fit remarquer aussi bien sur plusieurs scènes lyriques, entre autres celles de Covent Garden, que dans des concerts spéciaux.C’est à l’envi que le Times, le Daily Telegraph, le Standard, le Daily News, Y Observer, le Musical Courrier, les journaux de Nice et de Monte-Carlo ont célébré le service important que rend à l’art et à l’érudition musicale cet artiste d’élite.En apportant un nouvel hommage aux qualités de M.Aramis, nous formons ce vœu que toutes les grandes villes d’Europe voudront connaître et apprécier comme elles le méritent les mélodies populaires de la Grèce, interprétées par leur vaillant vulgarisateur.Elles sauront ainsi pourquoi M.Bourgault-Ducoudray, l’éminent professeur d’Histoire musicale au Conservatoire de Paris, a toujours insisté sur la nécessité, pour ainsi dire absolue, de la part des compositeurs de musique, qu’ils soient de race latine ou non, d'adopter de nouveau les anciens modes grecs.Elles comprendront, en effet, qu’en ne se bornant plus seulement aux modes majeur et mineur, on pourrait, grâce à l'harmonisation et à la polyphonie modernes créer de nouvelles valeurs et pousser ainsi l’art musical dans la voie du progrès.AMBROISE THOMAS Ambroise Thomas, dont I’ArT Musical publie ce mois le portrait sur son couvert, est mort au commencement de l’année 1896, à l’âge de 84 ans.Il était alors directeur du Conservatoire de musique de Paris.Sa mort a suivi de près son triomphe, car on se rappelle la magnifique soirée du mois de mai 1894, où Mignon fut joué pour la millième fois et la non moins célèbre soirée ou le Prologue de Françoise de Rimini provoqua une ovation au Maître dans la salle de 1,’Opéra de Paris.L’auteur de Mignon est un enfant de cette Lorraine qui donna de si grands artistes à la France.Né à Metz, le 5 août 1S11, fils d’un professeur de musique, il apprit dès son jeune âge le piauo et le violon.Vers 1824, sa famille vint s’installer à Paris ; c’était l’époque où Boïeldieu commençait à triompher avec la Dame Blanche, et le jeune Thomas 11e se doutait pas qu'un jour il marcherait sur les traces de son devancier avec Mignon.Présenté à Kalkrenner, il devint son élève pour le piano ; puis, admis au Conservatoire, en 1S2S, sous la direction de Chérubini, il suivit les cours de Zimmermann pour le piano, de Dourlen pour l’harmonie et l’accompagnement, de Lesueur pour la composition.Le premier prix de piano lui fut décerné en 1829, à son premier concours.Premier prix d’harmonie en 1830.Grand prix de Rome en 1S32, il revint à Paris, après les trois années réglementaires passées en Italie, et débuta à l’Opéra-Comique avec la Double Echelle, le 23 août 1S37.Membre de l’Institut en remplacement de Spontini, (1851) il prit souvent la parole comme rapporteur sous la coupole, et, dans ses derniers jours, à la Sorbonne, à l’occasion des fêtes du centenaire de l’Institut.Ses discours, comme ses rapports, étaient ceux d’un homme lettré ; son style était pur et élégant Au physique, avec sa figure sombre, encadrée d’une barbe blanche, ses longs cheveux rejetés en arrière, son œil bleu sous des sourcils très prononcés, sa démarche lente, Ambroise Thomas avait l’aspect d’un rêveur, atteint de pessimisme.Voici maintenant, d’après M.Albert Soulies, la liste chronologique de 1837 à 18S9 des œuvres d’Ambroise Thomas : lÆntc Opéra Comique r^SnS 23 août 1837.— La Double Echelle : la.(Edit Planard).187 30 mars 1838.—Le Perruquier de la Régence : 3a (Edit Planard et Dupon).37 0 mai 1830.—Le Panier Fleuri : la (Edit de Leuven et Brunswick).128 24 fév.1840.—Curline : 3a (Edit de Leuven et Brunswick).128 10 mai 1843.—Angélique et Médor : la (Edit de Sauvage).24 10 oct.1843.—Mina : 3a (Edit de Planard).r>(i 3 janv.1840.—Le Caïd : 2a (Edit Sauvage).;jf;o 20 avril 1850.—Le Songe d’une nuit d'Eté : 3a (Edit Rosier de Leuven).227 5 juin 1851.—Raymond : 3a (Edit Rosier de Leuven).34 30 mars 1853.—La Torelli ¦ 2a (Edit Sauvage).30 11 avril 1855.—La Gourde Celimcne : 2a (Edit Rosier).10 25 janv.1857.—Psgchc : 3a (Edit Barbier et Carré).70 9 déc.1857.—Le Carnaval de Venise 2a (Edit Sauvage).33 4 fév.1800.—Le Roman d’Elvire : 3a (Edit A.Dumas et de Leuven).;i;i 17 nov.1800.—Mignon'.3a (Edit J.Barbier et Carré).100O 22 avril 1884.— trille et Gillotin : la (Edit Sauvage).31 Opéra.28 jenv.1830.—La Gipsg : ballet 3a (Edit St-Georges, Mazillier et Benoir).;q 10 avril 1841.—Le Comte de Carmagnola : 2a (Edit Scribe).8 22 juin 1842.—Le Guérillero : 2a (Edit Th.Anne).42 10 juil.1840.—Bettg : ballet 2a (Edit Mazillier).V.20 0 mars 1808.— Daudet • 5a (Edit J.Barbier et Carré).270 14 avril 1882.— Françoise de Rimini : 4a et 1 prol.(Edit J.Barbier et Carré).42 25 juin 1880.— La Tempête : ballet 3a (Edit Barbier et Hansen).31 Il est à remarquer que de i860 à 1866, Ambroise Thomas ne produit plus rien.On pouvait croire sa verve épuisée, surtout après divers échecs successifs.Mais, en 1866, il réparait sur la scène, et avec quelle œuvre ! Mignon ! et donne en 1868 son œuvre dramatique la mieux venue, Hamlet ! Janvier 1898 L'HRT 2VÏUSIOKI- 81 3X1.CLARENCE EDDY .:*r.V ri .Vv*: Les journaux d’Europe nous ont entretenu longuement cet été des succès remportés en ce pays par M.Clarence Eddy.Nos lecteurs nous sauront gré sans doute de leur donner ce mois le portrait et la biographie du célèbre organiste américain.Né en i85i, à Greenfield, (Mass.), M.Clarence Eddy dénota, dès son premier âge, d’extraordinaires facultés, et, tandis que les doigts de ses compagnons d’enfance s’amusaient à jouer aux billes, les siens s’exerçaient déjà à créer de l’harmonie.Ayant épuisé les ressources musicales que lui offrait son pays, lejeune Eddy vint à Hartford en 1868 et y étudia sous la direction du Maître Dudley Buck.Il fut ensuite engagé pour deux ans comme organiste à l’Eglise Congrégationnelle de Béthanie, à Montpellier du Vermont.En 1871, Clarence Eddy est à Berlin, étudiant le piano-forte avec Lœschorn, l’orgue et le contrepoint avec Auguste Haupt.Ce dernier, fier de son élève, le sacre virtuose dans une de ses lettres.Clarence Eddy part alors en tournée et visite l’Allemagne, l’Autriche, la Suisse, la Hollande, remportant partout de brillants succès.En I874, à son retour en Amérique, il devient organiste de la première Eglise Congregationnelle de Chicago.Ce fut alors qu’il donna une série de vingt-cinq recitals d’orgue qui furent connue l’épreuve et la confirmation de son talent.En 1S76 M.Eddy inaugurau en série de récitals hebdomadaires dont la centaine consécutive offre ceci de particulier que pas une composition n’y figura plus d’une fois.Les magnifiques orgues de l'Auditorium de Chicago, classées parmi les plus belles et les mieux faites du monde, ont dû leur naissance à M.Eddy.Eu 1893 ses efforts pour attirer les plus célèbres organistes du monde à l’Exposition Colombienne ne réussirent pas et la France seule répondit à son appel en se faisant représenter par M.Alexandre Guilmant.En 1889, le gouvernement français invita spécialement M.Eddy à représenter l’Amérique à sou exposition.I.e grand organiste américain accepta et enthousiasma l’élite musicale de France par ses concerts d’orgue à la grande salle du Trocadéro.Cette année M.Eddy est retourné en Europe et s’est fait entendre de nouveau au Trocadéro, et dans plusieurs grandes villes européennes.L’éminent organiste américain est l’un des membres de l’Académie Royale de Ste-Cécile à Rome.M.CLAHENCE EDDY.« LA VIERGE ” Légende sacrée en quatre scènes de Ch.Graudmougin, musique de Jules Massenet.Il est du devoir de notre journal dë consacrer plus qu’un simple entrefilet au compte-rendu du récent concert de la “Société Chorale,” concert qui, par l’importance de l’ouvrage qu’on y a interprété, demeurera certainement le principal événement de la saison artistique.Disons d’abord un mot de l’ouvrage de Massenet.Il serait superflu, croyons-nous, de refaire de l' La Vierge" une analyse complète que la plupart de nos confrères de la presse quotidienne ont publiée en temps opportun et que nous-même avons donnée dans notre numéro de décembre.Nous nous contenterons donc de considérer le caractère de l'œuvre.Pour nous, La Vierge est un ouvrage à double caractère ; certaines parties, le prélude et la danse galileenne, ont un coloris oriental très réussi, d’un effet charmant ; d’autres, au contraire, les Noces de Cana, la scène du Vendredi-Saint, et celle de l’Assomption portent le cachet franc et vigoureux de l’auteur de Manon.Ailleurs encore, dans le duo de 1 Ange Gabriel et de la Vierge, par exemple, 011 retrouve, fort heureusement combinés, l’orientalisme un peu bizarre et la manière ordinaire de Massenet.De ces mélanges, il peut résulter—et il résulte, en effet — des tableaux exquis, des contrastes charmants, mais l’œuvre n’en reste pas moins inégale : ici, vigoureuse et ferme, là, vague et quelque peu flottante.On est porté à penser que l’auteur sentant lui-même l’inconsistance de telle mélopée, n’a pu lui donner toujours une forme précise.Si La Vierge 11e possède pas cette unité de caractère que comportent d’ordinaire les chefs-d’œuvres, cette partition n’eu est pas moins très remarquable, car l’auteur, alors même qu’il s’abandonne aux charmes de l’orientalisme, ou qu'il donne libre essor à son ardent tempérament de français, s’y montre constamment musicien de haute éducation, absolument et fortement classique.L’interprétation d’un ouvrage comme La Vierge nécessite toujours de longues et attentives études, même lorsqu’elle est uniquement confiée à des artistes.Si de simples amateurs, de jeunes amateurs, ont la crânerie de se charger du même travail d’interprétation, logiquement, les études préparatoires exigeront plus d.temps, plus de labeurs de toutes sortes, et la mise au point sera beaucoup plus lente à venir.Aussi, c’est parce que la préparation n’en avait pas été assez mûrie, que l’audition du 9 décembre dernier nous a semblé -prématurée .Avec encore quelques semaines d’études l’on eût certainement fait mieux.Malgré ses faiblesses inévitables, l’exécution du Paradis Perdu, de Th.Dubois, la saison dernière était supérieure à celle de La Vierge : on l’avait travaillée davantage.Force nous est de constater que si les solistes et les choristes de la Société Chorale montrent beaucoup de bonnes intentions 82 L’ÏÏRT MUSIGHL Janvier 1898 et de courage crâne, l’orchestre, de son côté, fait preuve de faiblesse et d’insuffisance notoires.Son début est malheureux : il joue à quatre temps le “ prélude-pastorale ” lorsqu’il devrait le jouer à deux, comme le commande le C barré.De là, un contre-sens absolu : ce n’est plus une pastorale, mais bien un andantino quelconque et insignifiant, d’une lourdeur écrasante.La prière qui suit le prélude est rendue avec beaucoup de charme, d’une manière presque parfaite.Bien su le “ Chœur des Auges,” cependant les nuances n'y sont pas assez sensibles et la respiration s’y fait quelque fois de façon maladroite.Le duo de l’Auge Gabriel et de la Vierge, difficile en raison de sou apparente monotonie, produit le meilleur effet.C’est dans Les Noces de Cana, vraie pièce de résistance, d’allure franchement gaie, pleine de vigueur, brillamment orchestrée, que la 11 Société chorale ’ ’ a véritablement démontré sa valeur.Attaque, précision, ensemble, nuances, chaleur, mouvement, tout y était parfait.Mêmes qualités dans la 11 Scène du Miracle.” Ici, cependant, on commence à ressentir davantage l’insuffisance de l'orchestre ; l'allegro assai : “ Gloire à Jésus ! ” n’en produit pas moins un effet de grandeur peu ordinaire.Il est bien touchant l’air de la Vierge : ‘‘Jésus, je t’ai nourri, tu me dois la lumière ! ’’ Et comme il faut s’en bien pénétrer si l'on veut l’interpréter avec ses accents d’amour pur, d’angoises maternelles et de simple résignation à la volouté divine.Autre chose que la voix est néces- saire ici : le style !.De la scène du Vendredi-Saint et de celle de l’Assomption il est difficile de rendre compte, car l’orchestre y était par trop insuffisant; en maints endroits l’harmonie était incomplète.C’est réellement malheureux, car dans ces deux scènes les chœurs ont fait des efforts remarquables, couronnés d’un succès superbe.Un seul violoncelle pour le “ Sommeil de la Vierge ! ’’ c’est trop peu : il en faut au moins trois.Pourquoi faut-il que les nécessités de l’art viennent constamment se heurter aux questions de finance ! Mystère !.Malgré les faiblesses que nous avons signalées, nous sommes fiers de ce concert de la ‘‘ Société chorale” que nous félicitons chaudement de ses tentatives ; qu’elle continue d'oser et elle arrivera à des résultats étonnants.Si nous critiquons quelques-unes de ses actions, qu’elle ne perde pas de vue que nous ne critiquons que ce qui en vaut la peine.Il y a si peu de choses artistiques que l’on ne puisse ou ne doive critiquer.Nous terminerons ces remarques en constatant avec le public que les solistes ont rempli leur tâche avec bonheur quelquefois, avec conscience, avec dignité toujours, et que M.Romain Pelletier joue gentiment de la harpe.au piano.Il est décidé que l’on doit donner une seconde audition de l’ouvrage remarquable de Massenet h 13 janvier courant.Nous ne saurions trop encourager ce mouvement qui aurait pour résultats immédiats de nous faire entendre dans de meilleures conditions une belle partition française et de nous faire applaudir de nouveau aux progrès et aux succès grandissants de notre jeune “Société chorale” canadienne à laquelle notre public ne paraît pas marchander sou patronage.Nous l’en félicitons ! Richard Wagner n’a pas encore de monument en Allemagne.Par contre Johann Brahms va eu avoir deux, un à Hambourg et l’autre à Meiningen.A LA MODE DE BAYREUTH.Un nouveau théâtre, destiné à faire connaître l’œuvre d’un seul musicien, est projeté de l’autre côté du Rhin.C’est M.Auguste Bungert, auteur d’une tétralogie intitulée Y Odyssée, qui installera cette scène spéciale afin d’y faire jouer son important ouvrage.La ville choisie est Godesberg, située sur les bords du Rhin.M.Bungert a intéressé ses amis à cette entreprise.Ils ont souscrit 500 marks chacun, en vue de la construction du théâtre.C’est, on le voit, le système du “patronage1 ’ qui a si bien servi Richard Wagner.On prétend que l’entreprise de Godesberg est d'ores et déjà assurée.Si la tétralogie de M.Bungert vaut celle de Richard Wagner, cette entreprise 11e sera pas mauvaise, car Godesburg est à quelques heures seulement de Paris et de Londres, et le paysage est autrement joli que celui des bords du Mein à Bayreuth.L’Opéra de Dresde a d’ailleurs déjà acquis le droit de représentation en ce qui concerne toute la tétralogie de M.Bungert ; la troisième partie, intitulée le Retour d'Ulysse, a déjà été jouée avec beaucoup de succès.La première partie, intitulée Circc, serajouée pendant la saison prochaine ; les deux autres suivront en 1899.M.Bungert va donc hâter la construction de son théâtre spécial, pour y donner des représentations modèles de sa tétralogie en entier.LES DATES CELEBRES DE LA MUSIQUE (Suite *) APRÈS JÉSUS-CHRIST; 1600.— Eurydice, premier opéra italien est exécuté au mariage de Henri IV.1624.—Turini, de Venise, écrit les premières sonates pour clavicorde.1827.—Daphné, premier opéra allemand, par Schiiltz.1859.—Pastorale, de Perrin, premier opéra français, est jouée à Vincennes.1673.—Les opéras de Lulli sont joués en français à Paris.I6S0 1700.—Grande révolution dans l’art de jouer du clavicorde.Scarlatti, Couperin et Bach.1687.—Les instruments à vent, à cordes et à percussion figurent pour la première fois ensemble dans un concert.1690.—Desmer de Nuremberg invente la clarinette.1700.—Naissance de Stradivarius à Crémone.1717.—Un italien, Christofali, invente le piano.L’allemand Schrœder s’en prétend également l’inventeur.1716.—Première symphonie de Bach.1749.—Le Messie, écrit en 22 jours, est donné à Dublin.1759.—Première symphonie de Haydn.1764.—Première symphonie de Mozart.1774.—L'Iphigénie, de Gliick à Paris.1793.—Première audition de Paganini.1S00.—Première symphonie de Beethoven.1800.—Frichot invente l’ophicléide.1813.— Tancrède, de Rossini, est joué à Venise.1813.—Invention du métronome.1818.—Chopin débute comme compositeur.1S24.—Début de la Malibran.1S26.—Premières valses de Strauss.1826.—La musique de chambre de Mendelsohn révolutionne l’Europe.1S30.—Masaniello, d’Auber est joué à Paris.1835—Lucie de Lammcrmoor, de Donizetti.1836.—Obcrto, de Verdi.1843.Le Vaisseau Fantôme, de Wagner, est exécuté à Dresde.1843.— Bohemian Girl, de Balfe.(*) Voir le numéro de novembre.La veille de votre leçon de musique, exercez-vous surtout sut les passages difficiles et, aussitôt après votre leçon, recommencez l’exercice.Etudiez avec soin la difficulté en vous rappelant les conseils de votre professeur. Janvier 1898 L’HRT MUSICAL 83 MONTREAL LE MESSIE Lu 23 décembre nu soir lu salle \\ indsor présentait un aspect des plus brillants.L’élite du la société Montréalaise s’y était, en effet, donné rendez-vous pour y entendre le “Messie’ cette œuvre grandiose, toujours originale et bulle, bien (pie cent cinqu ante ans aient déjà passé sur elle.La façon dont la Société Philharmonique a rendu cette œuvre lui fait le plus grand honneur, ainsi qu’à son vaillant directeur, M.le professeur G.Couture.Lus chœurs étaient bien exercés et démontrent surabondamment par leui* ensemble des efforts de leur directeur.Leur action a été excellente et dénote un progrès assez notable sur l’an dernier.L’orchestre était faible, mais il a fait du son mieux, tenons en lui compte.Les instruments à cordes étaient suffisants, mais ceux à vent laissaient grandement à désirer.Dans les solistes, Mme Catherine Hilke, soprano, a voulu forcer sa voix, ce qui a nui à son jeu et à sa diction.Miss Helen Warren, contralto du New-York, a de la voix.On l'a écoutée avec plaisir, bien qu’elle manque de distinction.Lu ténor, M.E.C.Townc, du New-York a remporté les honneurs de la soirée.Il a chanté avec âmu et talent.La basse, M.Muller, un Montréalais possède un organe agréable, et bien approprié pour l’oratorio.L’ensemble de la soirée a été satisfaisant et fait honneur à la Société Philharmonique, qui peut enregistrer un succès de plus à son actif.LA FETE DE NOEL La fête de Noël a été célébrée comme chaque année dans nos églises, d’une façon solennelle et joyeuse à la fois.N’est-ce pas en utlèt l’une des plus gracieuses et des plus touchantes de la religion ?—A la Cathédrale, messe solennelle de César Frank.Offertoire Atteste litldes, do Th.Dubois.Organiste, M.R.0.Pelletier.Maître du chapelle, M.G.Couture.—A Notre-Dame, messe du lîhuinberger un do majeur.Ca Bergers, de Wely, Credo de Guilmant.Vieux N oui.s, etc.Organiste, M.J.D.Dussault ; maître du chapelle, M.Ed.McMahon.—A St-Jacqucs, Noël de Gounod.Messe de Niudermeyer.Vieux Noels.Directeur des chœurs M.J.E.Drolet.__;\u Gesà, la messe de Gounod a été interprétée par un chœur de cent voix soutenues par un puissant orchestre.Organiste M.Ducharme.Maître de Chapelle M.Clerk.—A St-Patrice, messe du Jubilé.A l'offertoire, lu Nazareth de Gounod.Les chœurs étaient sous la direction du professeur J.A.Fowler.-—A Ste-Anne, la messe du Mozart.__-V St-Gabriel, messe de Pâques du Fauconnier avec orchestre.—A St-Vinccnt de Paul, messe du Weber, Sauctus et Agnus de Th.Dubois.—A St-Antoine, messe de Beethoven.Credo do Nicou-Choron.Pastorale de St-Sa'éns.—A St-Piene, musse de Riga.—A Ste-Marie, messe de J.Wilson.LA VIERGE DE MASSENET Le 13 courant on donnera de nouveau au Monument National, une deuxième audition do la Vierge du Massenet.Avis à ceux qui nu l’ont pas entendue.Nous ne saurions trop engager nos lecteurs à encourager du leur mieux Pieuvre do la Société Chorale.Nos lecteurs trouveront dans une autre partie du numéro de ce jour de l’Airr Musical, une analyse de l’œuvre et un compte-rendu de la soirée du !) décembre.Le 27 janvier, la colonie française donnera à la salle V indsor et sous la direction du professeur Couture un festival, au bénéfice du refuge de la rue Cadieux.________ M.Chs E.A: Iloude, professeur do musique, vient de résigner sa position d’organiste à l’église do Maisonneuve pour aller prendre celle de St-Louis du Mile-End.Le 11 courant Mme E.Bronsseau donnera à l’Association Hall, Y.M.C.A., un grand concert avec le concours de ses ulèves et d artistes distingués.____________ Madame Camilla Urso, violoniste, a passé les fêtes à Montréal, où elle n’était pas venue depuis de longues années.VINGT-CINQ ANS D’EXERCICE Les chœurs de chant des daines et demoiselles de l’église Notre-Dame de Lourdes ont fêté en famille le vingt-cinquième anniversaire do l’outrée a Lourdes du Melle Rose Anne Beauchamp comme organiste ut directrice do chant.On lui a offert, à titre de souvenir, une bourse d’un joli travail et bien garnie.L’adresse de circonstance a été lue par Melle Eveline Quintal.Melle Beauchamp a été très sensible à ce témoignage tout spontané d’estime et de sympathie.Les organisatrices de la fête étaient Madame O.Lahrccque et Mlle 7.Paris.CONCERTS SACRES DU DIMANCHE On annonce une série de six concerts sacrés du dimanche, sous les auspices de la Montreal Church Choral Society et la Montreal String Orchestra.La suite à donner au projet dépend du l’empressement quo mettraient les amateurs du bonne musique à souscrire une série de 100 bons de cinq dollars, donnant droit it deux sièges réservés pour chaque concert.S'adresser ou écrire au professeur G.Couture, 53 rue de l’Université.La Montreal Symphony Orchestra Company, sous la direction du processeur J.J.Goulet, doit donner son premier concert le 14 janvier à la salle Windsor.Ce premier concert doit inaugurer une série do six autres (pii seront donnés les 2e et 4e vendredis de chaque mois.Comme nous l'annonçons par ailleurs, nous aurons le plaisir d’entendro le 20 de ce mois, à la salle Windsor, M.Pol Plançon, chanteur français de renom.NOTES ET INFORMATIONS Bach s'est marié deux fois cl a laissé vingt-et-un enfants.Mlle Cecile Chaininade s’est fait entendre à Londres le mois dernier dans une série de concerts.Ou annonce que Mlle Clarence Eddy doit retourner en Europe au printemps prochain.Le pianiste Eugène d'Albert doit venir en Amérique au mois de novembre prochain.La saison d'opéra de Damrosch ouvrira au Metropolitan House de New-York le 17 janvier.Dans le temple de Salomon il y avait 20,000 harpes et r.y inhales de cuire et 20,000 trompettes d’argent.Sousa a signé un contrat imnortant avec un impresario anglais.Il traversera l’Atlantique au mois d'avril.Verdi, qui avait été très affecté de la récente mort de sa femme, se remet peu à peu et reprend quelques forces.L’arrivée de M.Henri Marteau aux Etats-Unis est annoncée pour le 7 janvier courant.Il débutera presqu’aussitôt.Le premier musicien Américain qui ait composé de la musique religieuse se nommait William Billings, de Boston.Siloti, le célèbre élève de Liszt, doit arriver ces jours-ci à New-York.Sou nom figure au concert du jeudi 13 courant à l’Hôtel Astoria.L’organiste Guilmant joue également bien du violon et du violoncelle.C’est un grand admirateur (le Shakespeare dont il parle souvent.Ou annonce le mariage de Mlle Sybil Sanderson avec M.Antonio Terry.La créatrice de Manon a abjuré le protestantisme, a été baptisée et a fait ensuite sa première communion.Mademoiselle Boulay, élève de Massenet, qui a obtenu au mois de juillet dernier un premier prix du fugue et de contrepoint au Conservatoire de Paris, est aveugle de naissance.M.Camille Saint-Saëns, après un court séjour à Lyon et à Béziers, vient de quitter la France et a établi provisoirement ses quartiers d’hiver à Madrid, où il dirige les répétitions de Henri VIII qui doit être donné ie printemps prochain dans cette ville.Il s’est constitué à Varsovie une société anonyme au capital de 1,500,000 roubles (7,500,000 francs), pour construire un théâtre qui sera en communication avec une salle de concert.Au théâtre on pourra placer 1,500 personnes, et 2,500 à la salle de concert.Le Chevalier croisé, opéra posthume de Louis Spolir, sera joué sur le théâtre de la cour de Cassel.Ce sera là un véritable événement musical car Spolir fut avant Richard Wagner le théoricien du drame musical et l’on compte trouver dans son œuvre la réalisation de ses projets. 84 L’HRT TVîUSICHL- Janvier 1898 INSTRUMENTS Les journaux allemands s’occupent beaucoup en ce moment d'une nouvelle invention américaine due à M.Holbrock Curtis.Il s’agit d’uu appareil qui rend visibles les vibrations de la voix humaine.Cet appareil se compose d’une espèce d’entonnoir dont l’embouchure est recourbée aux angles et d’une membrane excessivement souple.Sur cette membrane on répand une poudre fine et lorsqu’on émet un son.ou voit alors une figure se dessiner sur la membrane.C’est ainsi que le fa produit un dessin qui rappelle une pièce de monnaie couverte de caractères arabes ; le si bémol un ovale, le do, une fleur à dix pétales réguliers.On est en train de faire subir une complète réfection à l’orgue de la Cathédrale St-Paul, à Londres, afin de le rendre aussi parfait que le permettent la science et les progrès modernes.On cite surtout l’addition d’un “orgue céleste” qui sera placé dans une des stalles du dôme et relié aux claviers de l’orgue principal par des fils électriques.Le Couvent de la Présentation de St-Césaire a acheté un troisième piano Pratte pour l’usage de ses élèves avancées.LES ORGUES CASAVANT.La maison Casavant Frères vient d’expédier un orgue magnifique à trois claviers destiné à une église méthodiste de London, Ont.Cet instrument remarquable construit sur le système électro-pneumatique, se distingue par de nouveaux perfectionnements apportés à la partie électrique.Le buffet, une superbe construction en acajou, est d’un style gothique très travaillé, et ses grandes dimensions lui donnent une apparence des plus imposantes.Cet instrument sera inauguré le g décembre par M.Clarence Eddy, le célèbre organiste de P “ Auditorium” de Chicago.L’église de St-Lambert, Que, et la chapelle des sœurs de la Providence, rue Fulluin, Montréal ont acheté chacun un orgue Vocalion de la maison Pratte.LE VIOLON ELECTRIQUE Plus étonnant que le violon de Crémone, que le violon de Fanjolé et que le violon de faïence, le violon électrique dont vient de nous doter la conception féconde des électriciens.Cet appareil se compose principalement d’un clavier ordinaire, dont chaque touche est reliée aux diverses clefs du violon au moyen d’une série de fils électriques communiquant avec un accumulateur.Pour jouer de l’instrument, il suffit d’exécuter un morceau sur le clavier.Les sons obtenus sont, paraît-il, d’une finesse extraordinaire.En outre, on peut exécuter sur le violon électrique les airs les plus compliqués écrits pour le piano à deux mains et même à quatre mains.L’effet rendu, dans ce dernier cas, est absolument celui d’un quatuor à cordes.Bref, désormais, pour savoir jouer du violon, il suffira de savoir jouer du piano.Le Couvent des Sœurs de la Providence de Varennes, Que., a fait durant le mois dernier l’acquisition d’un piano Pratte.LES OUVRAGES LYRIQUES DANS LEURS LANGUES RESPECTIVES.Le journaux de Paris ont annoncé le départ de Mme Adiny pour Strasbourg, Aix-la-Chapelle, Carlsruhe et Vienne en ajoutant que dans sa tournée, l’éminente artiste allait chanter les Huguenots et Carmen en français, Don Juan et Aida en italien, Tristan et 1seult et la W al kyrie en allemand.En donnant cet exemple que nous voudrions voir suivi, de chanter les ouvrages dans la langue où ils ont été conçus, la grande tragédienne lyrique française crée un véritable évènement d’art.Il est certain que les admirables poèmes de Wagner, dont la notation musicale correspond exactement aux sentiments exprimés, au verbe choisi comme aux allitérations voulues par l’auteur, ne sont traduisibles dans aucune langue, car l’adaptation leur fait perdre forcément leur couleur et leur sonorité verbale.Il en est de même pour Don Juan et Aida, dont les musiques sont adéquates aux douceurs et aux rythmes de la langue italienne que Mozart avait choisie pour établir son chef-d’œuvre.La difficulté n’est pas mince de mettre une telle entreprise à exécution ; et nous ne savons pas s’il existe beaucoup d’artistes qui pourraient chanter, comme le fait Mme Adiny, dans les langues des trois écoles musicales : l’italienne, l’allemande et la française.Nous pouvons ajouter qu'un plein succès a couronné cette tentative peu banale ; uue dépêche que nous avons reçue d’Aix-la-Chapelle dit eu effet que Mme Adiny a obtenu un succès triomphal dans cette ville.Un tour de valse ! C’est plutôt un tour de force que nous devrions dire, car voici une invention tout pacifique qui fera certainement du bruit dans le monde.La direction de l’Opéra annonce pouf une de ses grandes fêtes de l’hiver, l’exécution à l’orchestre d'une valse lumineuse.L’inventeur partant de ce principe que les sept couleurs de l’arc-eu-ciel correspondent aux sept notes de la gamme, exécutera sur un clavier ses motifs de l’air qui scanderont les feux multicolores de vingt mille lampes électriques accompagnant en lumière les rythmes de la musique.Trois jaunes de chrome bémols à la clef, quelques vermillons dièzes, un indigo bécarre par ci par là et l’on commence ! Wagner, et Hervé lui-même n’ont pas trouvé celle-là ! Ou prétend que la musique adoucit les mœurs.Mais il y a musique et musique.Les habitants de Poala (Kansas, Etats-Unis d’Amérique) ont présenté une pétition au syndic du Conseil municipal de cette ville, lui demandant de prohiber dans les morceaux de musique exécutés par la fanfare du pays, certaines notes criardes de la flûte qui ont un effet mortel.Pour preuve, ils rappellent que certain jour un aéronaute fit une ascension.Lorsqu’il se trouva à i,ooo pieds d’altitude, la fanfare se mit à jouer un air où les notes aigiies dominaient.Immédiatement l’aéronaute fut précipité des hauteurs éthé-rées sur le sol, la tête la première ! Le soir de Noël, on avait organisé une fête religieuse dans 1 eglise.Un homme figurant Noël devait apparaître par une ouverture ménagée dans le plafond efc descendre le long d’une corde.Le pauvre Noël avait à peine empoigné la corde que a fanfare se fit entendre.Aux cris des petites flûtes, il perdit a tete et dégringola d uue hauteur de 30 pieds et mourut le lendemain, victime delà musique fatale. iv.„, MIGNON de M CARRÉ sl J BARBIER 85 Vu; ftiiie (k AMBROISE THOMAS DUETTO C E-S H l PCK CE.lE S M C NC N .LCTHARIO PIANO.And ".° cnn moto.MI & MO H È iJ 1EE li i _ #(iu -y—y #z5=£ 1rs.LrmUM »*Z M ~£ y.—:.S ill _ 1rs -j— Legorcs lli I'Olllfrl _ |i'S,Oil ~ f" • 1 „ \r*»/ nos Cl'rsr, *$4= p— i 9 & p J RJ^=4 °—»-— # - if.y=w- - -N -¦ it P r »—v 7 .-J p 7- t Ov - L J i -#-j5-^i ï —i— -K M =3^=f nr ÉÉgÉÉÉÉi MIOMI.N.vers In In iis5 vers y.t "ft im_r< (Jin rr\i 11 ,i.i! l*i pi niiiin.I»1 | l, > ' v o "S" ixii: ;i _t111 li.In_ i "ii _ L".i ' is Inn n Ou _ \ n (li- Dii'u, li v I:,iim.| (Ul_\rc/ \(k i| I fl \misn______________ L 1ù L Lt P vn*7 \()>s ;ii U n_\o|o/-vorK,J ouvres liirondcl _ les.vrez Mi*.'/ ;ti iltmin.(Tvsrr/if 0 rrrs( _ dieu! — 000 0 0—T B P i ^ _ N II'/ OlIM l'Z Mis riten _ I«'S r,ll\0_|t'Z -Mills \ ri*-/.nii\rcz vos N 'HI \M E hut lihihniJ ¦jg.A 2 U nwnrrz moszkowski, oP.4o}NoJi.Allegro.PïAWO./ r-d-^ • 1 5 ' a&i .ié J 5 J*S:iJ- Ji -ÿL» i - x r, A.ri 1 * é- -K w T - > 3—?r fi - * r ! * |T |*Ri f- r.-H*—5- —fe.*—r— r 4-i s±*,P±t W ;— — 4 =3-14=3 • tP- 5 f •»¦ ÎT i5- - 1 5 Cv * ' s.- *-* P ?—*— r 4 -\ * J Ja r vj -f" % .%V.f if ft A KL 3 5r Y- ** 'i .ic, fl fi I y ., .a , 1 r 1 r " ¦ 1 , J , li L -.r-— .f—— r J r—: #?¦#¦ V 4 - 4-4-1J ¦ : ^.^-îV-yL^i ^ :zj e g iv s#:L^Jr -^ rf t?»n~ *••» Y M SJ+£ VY/ crrxc.a tempo :< :-» 4 ri f ni.Î £ *H=^ Wf?TJt«4 YjJ.* 4 r .«iV, 'r*>r, T tMi.ll ln-qc; v i.RUi SUPPLEMENT A “ L’ARI MUSICAL &iUJ «4 ï* i la rrp.s-c.t >* ?" .>.4i -;i t » J•' j rr 1 i ' ^ lu[>.r- ,i r-v *• ^ H 1 >- ^ * ^ : i m O.* i -r—1—' ^ rz .^ • r "7p ~ -"* * r**i„*:z w -%r —t* (T 1 i /a » r _ ir i • « .' Kf| ï* > • T» ^ .7 a • |t-tr5-rr, _ .t-* iro • 4 m ^ m i e i t ' ¦> / i.\ r /""J ' 1 f4 4 ^rir ' -#¦ 4 ?f 0- 1 ?1 ^ / : t fnfq i1 J fj\ f ¦* r • *• rj% 0 0 w 3 >7 i r ; S a i ^yrs - ‘ - f a—r —1 E ! TT /i ! r , ! ¦i " T ‘ * “ tr J.Izzzj J -0-^ 1?* —5: .« ! -s U# H t J Janvier 1898 L’HRT MUSICHL 98 LES MUSICIENS CANADIENS A L’ETRANGER Nous sommes toujours heureux de constater les succès de nos compatriotes et notre plaisir est encore plus grand lorsqu’il s’agit de succès remportés à l’étranger, comme nous avons à le faire aujourd’hui.Mademoiselle Marie-Thérèse Bhazk.w est née a Montréal.Depuis son enfance elle habite les Etats-Unis.A 5 ans, elle commenta ses études musicales de piano avec M.l'Yéd.Iîédard etles continua sous MM.Moïse Saucier, t'alixa Lavallée et Herr Hans Schneider.Depuis trois ans elle est l’élève assidue de .M.Arthur Foote, de Boston.Mademoiselle lïra-zeatt est une de ces travaillantes énergiques et modestes, il qui 1e succès sourit toujours, iiït ou t.'ird.Elle ;i eu déjà plusieurs fois l'occasion de se produire en publie, notamment en IS!hi et 1893, où l'on trouve son nom sur les programmes de concerts 'de la série •• Star Course” du Boston et Providence.à côté île ceux de MM.I.J.Paderewski.A.Xikisch et Anton Seidl.Mademoiselle Bra/.enu vient d’être élue, par la Commission des Ecoles publiipies, niait russe de piano, de solfège et d harmonie pour Pawtucket (B.1.) ou elle reside, l’ous nos compliments.Ou nous annonce que nous aurons prohahle- LES DISPARUS — Un signale la mort à Madrid, à l’âge de quatre-vingt-six ans, d’un des plus renommés guitaristes espagnols, Antonio Cano, qui s’est fait remarquer aussi par de nombreuses compositions pour son instrument.Le pauvre vieil artiste était tombé, paraît-il, dans une profonde misère.— A Stuttgart est mort récemment, dans sa cinquantième année, un organiste habile, Rein-hold Seyerben, artiste fort apprécié, qui était professeur au Conservatoire.— Un vétéran du monde musical suédois, le chanteur et compositeur populaire Johan Isidor Dannstrôm, vient de s’éteindre à Stockholm, a l’âge de quatre-vingt-cinq ans.On connaît de lui plusieurs opérettes, ainsi que de nombreux lieder, qui pour la plupart se sont répandus en Allemagne.— M.Benhardt Pollini, le directeur de l'Opéra de Hambourg, est mort, le 27 novembre, à l’âge de 5!) ans.—De Bologne, on annonce la mort du ténor Garulli, le créateur de Werther, a Milan.— M.Carvalho, directeur de l’Opéra comique, est mort.Léon Carvalho était né dans les colonies françaises en 1823.Pendant qu il était engagé à l’Opéra comique de Paris, en I8u3, il épousa Mlle Miolan, cantatrice du plus grand talent.Nommé directeur de l’Opéra comique, en 1871), il occupait encore ce poste le 2.» mai 1887, quand brûla ce théâtre, 181 personnes perdirent la vie dans cet incendie.Carvalho fut poursuivi comme responsable, mais acquitte par les tribunaux le 15 mai 1888.La fin de 1893, l’Opéra-Comique étant toujours installé provisoirement dans 1 ancienne salle du Théâtre-Lyrique.M.Carvalho fut dé- ment le plaisir de l'entendre cet hiver dans un concert qu’elle se propose de venir donner ii Montréal.MS .Mm.n: niuzij.ur Nous lisons dans le Jinirnu! d qCfi par mois.«PÛUU ^tpinWûV c^e New-York, 7 octaves.E11 excellente condition.(IQOCJ fjlülllWdj Très beau son.Payable 825 comptant et 810 par mois Ifnaninh ftr Ranh do New York, 71, octaves.En excellente cou- (P Q fl fl IVi dlllLU 06 Ddbll dition.Pavable'825 comptant et 810 piVr mois vÔUU Tlnillinifin Bowmanville.7à oct., en noyer, comme neuf, a (10717 UU11111I1UI1 coûté 8B7Û.Payable 815 comptant et 88 par mois.v&l U NnpHIlpilllDP Toronto, T: octaves, grand format, belle caisse, HUI UIlülUICl presque neuf, un des meilleurs pianos du cette 00170 marque.Payable 815 comptant et 87 par mois .«PtiuU MnpHhpimnu do Toronto, 71 octaves, grand format, belle caisse, llUI lllOllllol presque neuf, mi des meilleurs pianos de cette «3?0 fi fl marque.Payable 815 comptant et 87 par mois.q)£iUU HGPZ ^uJ>al's’ ~ "claves.Payable 810 complant et *4 par CP(li§ d| octaves.Payable 810 comptant et 84 par «jjytj HGPbGPt fi.1, octaves.Payable 810 comptant el 84 par mois.$50 PIANOS CARRES IfflûllP *1® baltimore, 7 octaves, caisse en bois de rose, pieds JlllnUu sculptés, aussi beau «pie neuf, payable 815 comptant et $0017 80 par mois.QùûO Tiophpp de New-York.71 octaves, pieds sculptés, aussi beau «pic $000 riobllcl Ueuf.Payable comme le précédent.
de

Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.

Lien de téléchargement:

Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.