L'art musical, 1 mars 1898, Mars
1 fflllREVUE MENSUELLE CANADIENNE Paraissant le 10 de chaque Mois Vol.II.MONTRÉAL, MARS 1898.No 6.L.E.N.PRATTE, 1676 Rue Notre-Dame.- 1 - - Directeur £ Téléphone 1080.^ 3 o.h.3 de KERHENO, ¦113 Rue St-Hubert.Rédacteur CHRONIQUE Cette t'ois nous n’avons pas à nous plaindre, il y a progrès en la matière et le mois de février a été bien rempli.N’en est-il pas un peu de la musique comme d’une autre science, la mécanique, où il est dit que le mouvement, une fois donné, ne s’arrête plus à moins de quelqu’événement extraordinaire venant entraver sa marche! S’il en est ainsi, tant mieux, car l’inertie nous semble rompue à Montréal: il nous reste à souhaiter que rien ne vienne entraver le mouvement.L’intérêt porté à la musique s'accentue évidemment.Nous le constatons par la naissance de sociétés ou de clubs avant pour but la vulgarisation de la musique et des (ouvres des grands maîtres.Nous signalons d’autre part la formation d’un club musical de Dames, à Sherbrooke, et nous croyons savoir qu’il en éclora d’autres d’ici au printemps.Tant mieux ! Si l’Ain’ Musical a contribué quelque peu à c-e mouvement, nous en sommes tiers et nous y trouvons un grand encouragement à notre œuvre.A Montréal, nous avons eu plusieurs concerts importants.MM.üuilmant, Plançon, Ruinmcl, Madame Szumowska sont venus tour à tour charnier nos longues et froides soirées d’hiver, complétant ainsi l’œuvre commencée par la’‘Symphony Orchestra” ou d’autres sociétés pleines d’une noble ardeur pour la musique.M.Planeon est revenu une deuxième fois à la salle Windsor et son succès a été colossal.M.Guil-mant, dont le souvenir était toujours présent à la mémoire de nos dilettanti depuis sa première apparition, en bSÜd.a la Cathédrale, s’est fait entendre à l’église St James.Mais, aux grands talents, aux grandes réputations il faut les grands instruments et les grands espaces.Aussi le concert du Hi février s’est-il quelque peu ressenti de l'insuffisance de l'instrument et du manque de sonorité du local.Il est vraiment fâcheux que M.Guilinant n’ait pu se faire entendre a 1 église Notre-Dame sur le magnifique orgue de la maison Casa vaut.Malheureusement, des considérations d’un ordre tout particulier, nous dit-on, sont venues se mettre en travers de ce projet.M.Guilinant n’a pas voulu quitter l'Amérique sans luire scs adieux au publie de Montréal qui l’avait si brillamment accueilli.Il nous est revenu le 2o lévrier et s’est fait entendre gratuitement à l’église St.Georges.M.Guilinant a lait preuve par là d’une grande sympathie pour le Canada, (juant aux principaux paroissiens qui avaient pris charge de tous les frais de ce concert, ils méritent les plus grands éloges pour leur initiative et leur désintéressement.Ils ont donné là u de ces exemples que nous vomirions voir suivre.Des concert gratuits de ce genre contribueraient largement à la célébrité1 des grands musiciens, et en même temps à l’éducation musicale des masses.:|î Puisque nous sommes sur ce sujet, il nous semble plein d'à-propos de mettre sous les yeux de nos lecteurs l’intéressante communication suivante faite par une personne qui signe : Amateur.Montréal, ter mars 1898.A Monsieur le Rédacteur de P Art Musical, Cher Monsieur, Permettez-moi de me servir aujourd’hui de l'intermédiaire de votre excellent journal en faveur d'une question d’intérêt artistique pour notre cité.Je veux parler de la musique dans les jardins publics au moyen de concerts de musique militaire.Une récente réception à l’hôtel-de-ville nous a rappelé l’existence d’un corps de musique, que, depuis nombre d’années, nous n’avons d’ailleurs pas eu l’occasion d'entendre.On me dit cependant que ce groupe de musiciens figure dans les parades, processions et autres fêtes publiques, pour y jouer des marches et des pas-redoublés, mais que son rôle ne va pas plus loin que celui d’une fanfare.Il me semble.Monsieur le Rédacteur, qu’il y aurait ici une lacune à combler.Si en effet la ville de Montréal fait tant que de pourvoir à l’existenee d’une musique municipale, pourquoi ne pas faire eu sorte de l'utiliser dans des concerts de bonne musique, donnés gratuitement au peuple dans nos jardins publics?Pour la même raison qu’on y met des fontaines, du gazon et des fleurs, 11e pourrait-on pas ajouter aux charmes de ces squares ceux d’une bienfaisante harmonie ?S'il faut pour cela quelques remaniements, quelques subsides à accorder, qu’on le lasse d’ici la saison nouvelle.Je suis sûr qu’un projet de ce genre trouverait quelqu’éeho dans les délibérations de nos édiles.Kn tous cas, il ne peut manquer d’être sympathique à toute la population montréalaise.Agréez, Monsieur le Rédacteur, mes vifs remercîments pour l’hospitalité de vos colonnes.Notre correspondant a certainement là une excellente idée.Hile n’est |ue l’exposé d’un état de chose existant en France, où les musiques municipales et militaires alternent pour donner des concerts gratuits en plein air le jeudi et le dimanche.Nous espérons que cette bonne suggestion trouvera écho en lieu favorable et (pie cet été nous verrons les enfants jouer dans les squares fleuris sous les yeux de leurs mères aux accords d’une bonne musique qui ne pourra (pie contribuer utilement à développer leurs jeunes esprits.J.J>E P.211 L'HRT MUSICHL Maks 1898 12(5 L’ART MUSICAL RHVUK MENSUELLE CANADIENNE - - UOITE POSTALE 2181 - - TELEPHONE 10S0.L* Cif.de Pianos Phatte, phoprieteike 1117(1, nie Notre-Dame.CONDITIONS D'ABONNEMENT: Un An (Campagne) .$1.00 Un An (Ville ot distribution il domicile) .1.15 En dehors du Canada et des Etats-Unis .1.25 Le Numéro.15 Cts NOTE DE L'ADMINISTRATION On demande des agents dans tontes les parties du Canada et des Etats-Unis, pour la vente au numéro, les abonnements et les annonces de I/Art Musical.Inutile de faire application sans fournir les plus sérieuses références.On paiera une commission libérale.S’adresser ou écrire à L’Art Musical, 1676 rue Notre-Dame, Montréal A NOS LECTEURS Nous rappelons à nos lecteurs, à nos amis et à tous ceux qui s’intéressent à l’œuvre que nous avons entreprise, que chaque mois L’ART MUSICAL publie 8 pages de musique des grands maîtres, 12 pages d’informations très intéressantes et des nouvelles artistiques du monde entier, le tout pour la modique somme de UN DOLLAR par an.LA DIRECTION MARMONTEL L’Art Musical offre aujourd’hui à ses lecteurs le portrai d’Antoine François ïvlarmontel, le célèbre professeur de piano et l’une des gloires du Conservatoire de Paris, décédé au mois de janvier.Dans notre dernier numéro nous n’avons pu insérer qu’une courte notice nécrologique ; aujourd’hui nous voudrions revenir sur cette personnalité marquante de l’art français.Marmontel fut en effet un professeur incomparable.Esprit judicieux, intelligence cultivée, nature éminemment sympathique, il réunissait en lui les qualités les plus précieuses, qualités qu’il a pendant plus de soixante années vouées au noble apostolat de l’enseignement.Sa science et son esprit d’observation n’étaient égalés que par sa bonté.Aussi s’était-il fait l’ami de tous ceux qui s’étaient confiés à son enseignement.Parmi ces derniers il faut citer des artistes tels que : Planté.Diémer, Guiraud, Dubois, Fissot, Lack, Duveriioy, Paladilhe, Bizet, Lavignac, etc.Né à Clermont-Ferrand en 1816, Marmontel succéda en 1848 à son maître Zimmerman comme professeur au Conservatoire de Paris.C’est là qu’il forma des légions d’élèves, apportant à tous le même dévouement et la même bonté, sinon toujours la même direction.Car il savait varier son enseignement eu l’adaptant à la nature et au tempérament de chacun.Au pre mier coup d’œil, il pouvait découvrir la personnalité, ou tout au moins le talent particulier de chacun de ses disciples ; mais, s il savait guider les talents, il savait aussi laisser éclore en eux tout ce qu’il pouvait y avoir de personnel.Comme compositeur, Marmontel laisse quantité de pièces et d’études de piano d’un excellent style, et à côté de ees compositions nombre d’écrits didactiques faisant autorité à l’étranger comme en France.La mémoire qu’il possédait était prodigieuse.On peut dire qu’il était une véritable encyclopédie vivante de toute la littérature du piano.Ses connaissances s’étendaient en outre à tous les beaux-arts, qu’il aimait en véritable connaisseur, et nous nous rappelons encore la précieuse collection de peintures qu'il possédait dans son hôtel de la rue Blanche.Disons en terminant que notre pays doit un hommage reconnaissant à l’éminent artiste dont la science et le dévouement sc sont exercés auprès de plusieurs de nos musiciens canadiens, notamment MM.Calixa Lavallée, Dominique Ducharme, plus récemment M.Arthur Letondal, et peut-être encore quelques autres dont nous pourrions oublier les 110ms.Antoine Marmontel avait été promu, il y a quelques années, officier de la Légion d’honneur en même temps que Camille Saint-Saëns.N.D.R.—Nous devons à la complaisance de M.Arthur Letondal de pouvoir publier ce mois le portrait du regretté Marmontel.L’éminent professeur du Conservatoire de Paris avait donné sa photographie à son jeune élève avec la flatteuse dédicace ci-dessous autographiée.iSSL- '¦Je-'*?OEUVRES DE MARMONTEL Edition IJ.Hklt;kl : (Paris,).Op, 8, Sunatine en it.Op.12, Caprice Valse.Op.81), Les (/liants du Nord : No.1.Mazurka Sentimentale ; N'o.2, Mazurka iMarziale.Valida, Uetlowa Sentimentale.— Op.88, Andante religiose.— Op, 7!".Deux marches caractéristiques : No.I, Marche Magg.yaiu; No.2, Mut'clie funèbre.— Op.'18.Deux idylles.- Op.40, Thème original varié.- < iji.oO.Musette.Souvenir du Mont-Dore.Op.50, L’étoile du soir, valse.Op.51, Venezia, barcarolle.— Op.52.Solo de concours.Op.58, Les Larmes, élégie.— Op.00, La Brise, valse brillante.—L’Anonyme, polka de salon.-Op.74, Chant du Gondolier, barcarolle.On.75, Souvenir de Royal, valse de salon.— Op.84.Aubade.Op.80, Deuxième Sonate: No.I, Allegro; No.2, Andante tranquillo; No.8, Scherzo ; Nu.4.Finale.Op.01, Le Réveil du Printemps, idylle.Pensée, valse.Op.07, La Chute des Feuilles.Op.08, L’Hirondelle.—Op.101.Scherzo.Op.102.— Air de ballet, style moderne.Op.108, Impromptu.Op.104, Scherzo.Op.114.Deux menuets: No.1, Menuet de Mlle de La Vallière ; No.2, Menuet de Mme de Sévigné.— Op.115, Air de danse, dans le style ancien.— Op.110, Sous Bois, deux caprices caractéristiques : No.1, En Chasse ; No.2, Le Muguet.Op.117.Trois pièces caractéristiques : No.1, Lamento; No.2, La Marinière : No.8, Piccolo-Scherzo.Op.118, Allegro fuocoso.- Op.121, Légendes des Oioelies, six morceaux caractéristiques : No.1, Le Baptême ; No.2.Pâques ; No.8, Noue do village : No.4, Noël ; No.5, La dernière heure ; No.0, Le Tocsin, cri du guerre.—¦ Op.122, Douze airs de Danse, suite de pièces dans lu style ancien : No.1, Deux Gavottes ; No.2, Deux Chaconnes ; No.8, Deux Tri-cotets ; No.4, Deux Sarabandes ; No.5.Deux bourrées ; No.Ê.dim.pN p molto rail.—V i * « p f=s y- Tu por.tes dans V a lu - mie When in sunshine thou art far Si re, Tu por - tes dans les buis - sons, ing-, Or shad - y wood-ways a - Jong,.INI legato a te?npo Vi Vi 5 i ^ Ixi p Ë Tps cresc.i p/ è Sur une ai .le ma On mie wtugmy pray'r tbou'rtbear - ing, On the nth tre mes chan - sons, er ail my snug, une ai - le ma |>ri -è - - re Et sur l'au - tre mes chan - sons, one wingmy prayr thourtbearmg, On tin* nth • er all my- song.azia could 1 ev - er What joys agitato Que fe-.rai-je de la What were life, that I shoi agitato puis-ie a-voir ef - froi could I ev - er feat p a tempo îii nVs plus près de moi?po longer thouwert near?Life’s delight were all un - tast De mes baisers sans la bon - che Et dp mes Love without thy lips were wast - ed And sight were agitato thou didst not share its joys; cresc.poco vit.eon dolor.de mes pleurs were blind pleurs sans tes blind with-ont thine vio - ren - do rail, p t* tes yeux' thine eyes! sans with - out_ ma corda AIR DE BALLET Nê 2.G.Ludovic.Andante.PIANO.vif ben cantando L’ART MUSICAL hM-£-gtff ¦ -n £ ?•< •# 0 fl •J2* f -P ft' * j ' À % • ?f- -^£ y Um-H^ ^ ' / ' -z= / H ., 1 F J J Ê.*- ! a if J / / rfl U— 1 k k ) ir if r p7 -H * % D.?l^.‘Sa./.11.-in un• (/c T Eraniple.- Mme Renée Richard, de l’Opéra, a dmnié ii la Philharmonie un concert avec ' succès.La brillante artiste, après avoir recueilli de légitimes applaudissements, est partie pour Francfort où l’appelaient d’autres engagements, au grand regret des Berlinois qui auraient voulu l’entendre une seconde fois.—Mme Sembricii vient de reparaître devant le public berlinois.L’immense salle de la Phi -larmonie était “ ausverkauft ”, c'est-à-dire bondée.Nous avons le regret de dire qu’elle a considérablement désappointe le public.—Le Conservatoire Stern adonné une exécution unique de la non moins unique .1/issu Tulemnis dans la Kaiser-Wilhelm fiadachtniss Kirche.—Vous n’ignore/, pas qu’un différend a surgi entre la direction de l’Opéra el M.AA'eingaert-ncr, premier chef d’orchestre.L’éminent capell-meister atteint d’une maladie nerveuse assez violente avait obtenu un congé de convalescence de trois mois qui expirait le HI février.Ne se sentant pas en état de reprendre son poste, il a donné sa démission.Après de longues discussions, il a été convenu que M.Weingaertncr conserverait seulement la direction des concerts de l’Opéra.Son successeur sera, dit-on, M.Anton Seidl, qui vécut longtemps en Amérique et fut un ami intime de Wagner.—Le bruit d’après lequel M.Félix Mot-t-1 seraitengagé à Berlin par la direction de l'< Ipéra est absolument inexact.VIENNE» , Bulletin de l’Opéra.Le 1er et le 4, Djamileh ; le 2, l’.-l/r/Viioir ; le 8, Jlinnlel ; le à, Fmisl ; le li, l>mi Juan : le 7, Djamileh : le 8, 1ère Redoute ; le !•.I.ahen-¦iriii ; le 10, la Nu nuit, le 11, Mmion ; le 12, Il mis Heilimj ; le R5, Dalilmr ; le 14, le lîar-liier ils Secilh• ; le 15, 1 Or ilu lihin : le II», Fhkliu : le 17, la II nlkijrie ; le 18, Skijined : le 1H, Eiiijène Onet/nine : le 25, le Crrpnsrole îles Ilieux ; le 21, Djamileh : le 22, 1 lloomo de VErmujile ; le 28, Fidel in ; le 24, Exrelsiur : le 20, Tsar et Charpentier : le 27, la A un»" : le 28, Sieijfried.—M.Schleutcr, le nouveau directeur allemand de notre première scène est entré en fonctions.Les journaux libéraux font remarquer que le gouvernement n’avait pas de raison d’appeler à ce poste un étranger puisque, comme par le passé, l’empereur paiera sur sa liste ciiile le déficit du Burg-theater qui s’élève bon an mal an à 400 mille florins, soit 8200,000.—A l’Opéra impérial, on vient de jouer pour la première fuis Djamileh, de Bizet, avec beau- coup de succès.La distribution est excellente.M.Mahler avait tenu il honneur de diriger en personne Pieuvre du maître français, et l'or-eheslre sons sa direction a fait merveille.• lu se rappelle que les enmpositeurs et les éditeurs autrichiens ont fondé a Vienne une société de perception de droits d'auteurs, sur le modèle de la Société des auteurs, compositeurs et éditeurs de musique de Paris, dont Al Victor Soiielum est l'agent général.La société nouvelle, présidée par M.AA iett-berger, éditeur à Vienne, a fait connaître aux directeurs d établissements de concerts, en Au triche, qu’elle entendait commencer la perception des droits a partir du 1er janvier IS'.IS.Quelques-uns y ont souscrit sans opposition, mais beaucoup ont pris en commun la décision de ne pas payer et de se laisser traduire eu justice.C'est donc la guerre allumée entre lesatueurs.éditeurs et leurs interprètes.—On annonce qu’à l’occasion du jubilé de cinquante tins du régné du vénérable empereur François-Joseph un grand concours de musiques militaires sera tenu à Vienne, auquel seront admis tous les Kbits de l’Europe, à l’exception de l’empire lui-même.Ce concours est placé sous le patronage de l'archiduc François-Ferdinand : le jury sera international et composé des artistes les plus éminents des divers pays : enfin, les prix disputés auront une valeur de l,(MHI.2,000.3,000.4.000 et 5,000 francs.BRUXELLES.- Le dernier concert du Conservatoire était consacre, par M.Gevaert, à la mémoire de Ibaluns.Au programme, la ,‘îe Symphonie en m, op.00, 1 “ Akademische l’est Ouverture,” le Concerto tic violon, ties mélodies et des pièces de piano.—Le ténor Scaramherg qui fait en ce moment les délices des Anversois.vient d'être engagé par MM.Summon et Calabresi à raison de 40,-000 IV.pour la saison.Avant- de se rendre a Bruxelles, M.Searamberg ira faire la saison de Vichy.M.Journet, première basse, vient d'etre réengagé pour la cimiuième année à de brillantes conditions.Le théâtre de la Monnaie, a donné la première représentation de Messidor, d’Alfred Bo nneau, le jeudi lo février avec la distribution suivante : Guillaume.AI.Cossira : .Mathias, AI.Séguin ; Le berger.M.Deeléry ; Gaspard, AL Dufrane ; Hélène, Aille Garnie : Véronique.Mlle Bossy.MILAN.-Le I Jricn continue sa saison triomphale.Après iirpln'e avec Aille Delna.apres .I ad ré Chenier qui fut pour Aille Fabea Strakosch l’occasion d’un grand succès, on a repris la semaine dernière Lal;me'avec la fascinante Aille Leclerc, le ténor l’ayo et 1e baryton Casini.Inutile d’ajouter que ce trio d'élection fut fêté selon ses précieux mérites.Carmen, avec la renommée Amélie St liai, artiste remarquablement intelligente est annoncée comme prochaine.Delmas jouera le rôle de Don José- et le baryton Aristi celui d’Kscamillo.()n a donné le ballet de ,%/n'o mercredi dernier avec beaucoup de succès.Au Dal Vernie s'éternisent les représentations de Faits!, de la Jurande et cl’.1 nia.A quand donc les deux nouveaux opéias promis ( PALERME.Lahrmirin vient d'être donné ici avec succès.Les solistes et les elncurs ont été vivement applaudis.TRIESTE.Sainsoii el Daldnli de St Sariis ;i été joué il l't Ipéra de cette ville sous la direc-rectinii du Alaëstro Alaschetoni.avec le concours de Signora Aloitlclli et de Signor de Negri.ROME Le premier concert île I Academie royale de Sainte-Cécile a en lieu lundi.14 février.tin y a entendu une Ouvert tire de AI.O.Setaccioli, couronnée au concours de 1307, un Coie-crto de AI.F.Bajardi, éh-vi- de AI.Sgaui-bat i.Au 2e concert, le lundi 28 février, à 8 lits, on a donné la .'le Symphonie pour orchestre et orgue de AL AA idor, dirigée par l’auteur, qui a exécuté ensuite plusieurs pièces pour orgue.(Depéclic spéciale).SYDNEY (Autralio).Alndumc Albani a de bute le 27 février en cette ville devant une salle comble, l'ne magnifique ovation lui a été faite.• -«•»- - \r; niicsjmiulciufe il’Amérique NEW-YORK Nord ica est le sujet de tous les potins de coulisse.Engagée a la Société Philharmonique, elle fut autorisée à chanter à Boston.Elle déclara que l’orchestre de la Boston Symphony Orchestra ressemblait il une bande de saltimbanques de Kalamazoo.Inde Ira ! Invitée a remplir ses en gagements vis-à-vis de la Philharmonique, elle porta son prix de 81,001) à 81,500 et déclara qu'on la paierait ce prix ou qu'elle ne chanterait pas.La Philharmonique a renonce h la faire entendre et Nord ica lia rien touché ! ! Franz Bttmmcl, après une absence de quatre années, a fait su rentrée le 1er février au Chickering Hall, de Xuw-York, avec le concours de l'orchestre Seidl.Alagniliqttu salle et grand enthousiasme.Voici le programme de la soirée I.Ouverture.“ Ooriolan,” Beethoven: 2.Piano Concerto mi bémol majeur, Beethoven, (a) Allegro, (b) Adagio un poconiosso, (c) Rondo allegro; •'!.‘‘Peer Gynt ’’ suite, Grieg, (a) Asa's Death, (b) Danse à la ('oui du Roi de la Montagne: 4.Piano Concerto, mi bémol majeur, Liszt : 5.AA'aldiveben.de •- Siegfried,” AA agner.Franz Rummcl est parti en tournée de concerts aux Etats-I nis et en Canada.Avec Alelbii comme é-toile, le concert du dimanche au Aletropolitan ne pouvait manquer de fait- salle eotyble.Elle a chante la scène de la folie de Lurie ; une ballade de Tosti ; l’.li-c Maria de Gounod, etc.Parmi les autres artistes du concert, citons une jeune canadienne d’avenir.A!iss Toronta (Florence Brimsoii).Au concert de la Philharmonique, le vio loiicelliste Gérardy s est fait entendre et a donne tin Concerto de Lain.La saison d’opéra au Aletropolitan sous la direction de Damrosch s’est continuée par du AA agner.Le Itarhicr de Si rilh a cependant procuré le plaisir d'entendre Mell a.en français, ainsi que I lomén el Juliette, A ida.80162^ L’FtRT MUSIOKL Maks 18‘>s l,;i W'iill.'ijrlr.Miimiihildc ( Nmdica) c*»'*/ "lit tmir ii lour occupe In scene et lu public NCSt Illimité I res Iissillll.Pendant iv caivim- six rmiiTi is scmnl lion lies an Aletrnpelilnii.1rs In.!¦.12.14.Mi rt lit mars, sous la ilirrrtiou ilr M.I'licoiloiv 1 In> mas.Les «-"listes mionors soul .l">rl ilollmniiii.IN.I l’lniii.'on.Y save el .Mum Noiilira.Unix ronrrrls ia11i.-l»• nissr Siloli soul nilllollivs jiour IrMrt lr Mi ninl's.Siloli a fail sa |»iviiiifi u\ Orchestra, a donné mi lirillant rourrrt an .Metropolitan lr 17 frvrirr.L'miverture d’/w/wmi/el In hitiimuliuu (!¦¦ Fmi.il riaient 1rs moreeuux de résistance.Le Muriiin i u organisé un grand concert au liriiéliee des familles des victimes de l’explosion du Maine.La plupart des artistes présents à New-York ont promis leurs concours WATEEVLIET.Les vêpres a 1 église du Saeré-I'ouïr ont été célélirées.pi>ntiHcale-nient.le 20 février.La partie musicale a été magnitii|iie, Mgr Gabriels, d’< Igdensburg, a ollicié, assisté dr M.I abbé 1’.Rohilhird.d'Alita ny.et de AI.l’abbé I’.Usée, de Troy.Au clurur.AI.F.d.Doiiotigli.organiste.Mlles Agnes OAIallev, alto; A.Sembrick, soprano; Al.lia/,en.ténor; Al.AI.Wm.G.Aferriliew.baryton, et Leo.Van Tuyl, violoniste Le succès des musiciens a été complet et fait licnnetir ii I organisateur, le liée.Iules Murrick, curé.ROCHESTER.Lu .ivcllc fanfare cana- dienne.connue sous le nom du “ Itocliestrr Hoys Hand et composée de jeunes gens a eu ses elections d ollicirrs.Ont été élus, Al.le curé L.Al.Laplanle.pré sidunl luminaire ; Wilfrid Lajoie, président ; 1 louai Milo lean, vice-president .' llorniisdas Milo.lean, secrétaire-trésorier: Onéznne Sans façon, coiniiiissaire-ordoiimileur ; Ludger l>ro clin, 2e commissaire ordonnateur : Alfred Li clinrd.bildioiliécaire.Le directeur de la fanfare est AI.le professeur Martltélemy Alorian.Al.llorniisdas Milodeati en est l'assistant directeur.La fanfare compte 1 rente exécutants.LOWELL.Le M février de l’an dernier un club de jeunes femmes de cette localité foil dait un cercle musical qu elles nommèrent Club Albaui.Voici, du reste, la lettre une les fonda trices reçurent de la cantatrice canadienne lorsqu'elles lui eurent appris l’usage qu'elles avaient fait de son nom : W indsor Hotel, Montréal, ce 27 fév.I8H7.Mesdames, Votre requête ni a beaucoup touchée et flattée en même temps, et je consens avec grand plaisir.espérant que vous réussirez.Faites usage de mon nom et j espère tpi il portera bonheur a votre cercle.Ci-inclus je vous envoie ma dernière photographie.Meilleurs saints et compliments.H.A I.ISAX t-< i v K.Pour célébrer le premier anniversaire de la fondation du Cercle, une magnifique soirée-concert a été organisée et le succès a répondu largement il l’attente.Voici les noms des organisatrices de la fête : Mesdames Los L.Caisse, présidente ; Anna lîernard, secrétaire; Alma Vigeant, trésorière; Alarie Lticier.Délia A.Vian, Finma Lanoue.Hélène Pinault.Olive Dupuis, (ieorgiana Mois-vert, Hlizabeth Forrest, Ida Cottrville, F,lise Favreati.A/.ilda Moisvert, Wilhelmine Alogé et Léda Morneatt.LES MUS1GIE.NS CANADIENS A L’ETRANGER L es journaux français, le Mal in, le llunluls.le Fitjmn, \'F,¦lin i/c l'nrls, nous arrivent ce mois avec nombreuses mentions des stteecs remportés à Paris par Al.Joseph Plamondon.un de nos jeunes compatriotes dont nous avons publié le portrait dans notre numéro du mois de décembre.Cifons-en quelques-uns : /,< (huilais ; Tout ce que Paris possède d’élégant ou de renom dans les arts et la littérature s’était donné rendez-vous lu 1er février dans les salmis de Aline Emile Fourtou, rue .Monceau.Cn magnifique programme musical avait été préparé.Nous avons ett le plaisir d’entendre Al.Rodolphe Plamondon, un ténor il la voix exquise.hr Mutin: Cn nouveau ténor est paru au lirnmmeiit musical chez Aime Kmile Fourtou.qui donnait le 1er février un magnifique concert, c'est M.Rodolphe Plamondon, qui s'est fait chaleureusement applaudir.hr Flijiirii : Nombreuse et élégante assistance dans les salons de Mine de Piittlingen.femme du chancelier de l’ambassade d’Autriche.(Jraiid succès pour le ténor Rodolphe Plamondon, dans des mélodies de Mensborg.li Echu tic l'iirts : Très intéressante soirée musicale chez Madame Victor Maurel, où l’on entendu un jeune ténor Canadien ii la voix chaude, Al.Rodolphe Plamondon.qui promet de se rendre célèbre.AI.Joseph Plamondon chante sous le nom de Rodolphe Plamondon.Mademoiselle Florence Mrimson ( Miss Toronta) remporte de grands succès dans tous les concerts où elle paraît en ce moment à Ne» A ork.PALMES ACADÉMIQUES Dans la liste des ofHciers d’instruction publique parue à Ylljjirirl h Paris, nous relevons les noms de M.Alignez, de l’Opéra - Al.l’os-sira, Aline Liireau Kscalaïs, AL Soulacroix.Parmi lus olliciers d’académie : AL Afire, de l’Opéra; Aime Bilbaut-Vauchelet, de l’Opéra: Aime veuve Floury, directrice du Châtelet ; AI tiourdon, de l’Opéra ; Lowentz, de l’Opéra : AI, Alondaud, de l’Opéra-C'omique ; Al.Hambourg, sous-chef d’orchestre à la Cigale.NOTES ET INFORMATIONS Madame Marcella Sembrich reviendra aux Etats-Unis à la saison prochaine, rappelée par un engagement de vingt concerts.Le violoniste Camille l'rso, après trente ans de vie publique, donne encore des concerts où il remporte de grands succès.Alexandre Siloti, actuellement en tournée aux Etats-Unis, réside habituellement à Leipzig et y consacre une bonne partie de sou temps à renseignement.Dvorak continue ses recherches sur les caractéristiques de la musique nègre.Il y a puisé jadis des inspirations pour sa symphonie : Le Nouveau .Alonde.( rodowsky, à sou retour d’Europe, a déclaré que le progrès était très notable dans l'Ancien Monde et que les méthodes nouvelle.-, reléguaient peu à peu les anciennes à l’arrière plan.En 1876 à Vienne, Madame Marchesi forma deux élèves qui sont devenus depuis des célébrités, Arthur Nikisçh et Félix Mottl, tous deux chefs d’orchestres.M.et Mme Ilenschel, ayant terminé leurs engagements en Amérique, vont s’en retourner eu Angleterre.Leurs concerts ont été un enseignement important pour les professeurs et les élèves.On dit que Arthur Nikisch a signé un contrat à vie avec les directeurs des fameux concerts C.ewandhaus de Leipzig.Il semble donc improbable qu’il accepte aucun engagement à l’avenir pour l’Amérique.Isave commencera ie 2 mai une tournée de couverts en Californie.La tournée Chaminade aux Etats-Unis semble abandonnée, ou du moins retardée indéfiniment.Le journal l'Elude, de Philadelphie dit que la tournée Guilmant cou sacre définitivement Paris comme le grand centre artistique de l’étude et de la pratique de l’orgue.Richard Strauss a donné dernièrement à Londres quelques concerts où ses propres œuvres ont été interprétées.Le public et les critiques sont partagés.Joseph Donizetti, neveu du grand Compositeur, a été reçu en audience privée par la Reine Marguerite d’Italie, et lui a fait hommage d’une édition fort rare de l'Opéra Don Sébastian.Madame Albaui est actuellement en Australie.Le violoniste Henri Marteau fait une tournée dans les villes de l’Ouest des Etats-Unis.L’opéra de Dresde vient de recevoir un nouvel opéra de M.A.Hunger!, intitulé: Circé.Madame Marcella Sembrich, actuellement en Allemagne, semble avoir considérablement désappointé le public venu pour l'entendre.On trouve que sou talent est en baisse.M.Anton Seidl va très probablement accepter la place de diet d orchestre à l’Opéra de Herbu, qui lui a été offerte sur l’ordre de F Km pereur Guillaume II, Maks I 80S L’HRT MUSIGHL 45 La Compagnie de.$ • Pianos et dOrgues UOminiOn DE BOWMANVILLE, ONT.En existence depuis plus de 30 ans, a obtenu plus de 100 PREMIERS PRIX aux expositions dans différentes parties du Monde, entre autres, à Philadelphie 1876, Australie 1877, Paris 1878, Angleterre 1882, Belgique 1885, Montréal 1886, Chicago 1893.PIANOS.Mo unie tir L.E.N.Pratte, Monsieur, Nous /tarons qua ours féliciter île I usaqr que nous avons fait just]n'à /iréscvl dans nos pension nats,
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