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Titre :
L'art musical
Éditeur :
  • Montréal :[L'art musical],1896-[1899?]
Contenu spécifique :
Juillet
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
chaque mois
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L'art musical, 1898-07, Collections de BAnQ.

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ART MUSICAL REVUE MENSUELLE CANADIENNE Paraissant le 10 de chaque Mois mhmm iijjihn; "'"in.ii :: ' • la ïH i *••.iiiiiii’ .ÜÜ Vol.II.MONTRÉAL, JUILLET 1898.No 10.L.E.N.PRATTE, 1676 Rue Notre-Dame.Directeur Téléphone 1080.8 G.H.de KERHENO, 8 413 Rue St-Hubert.- Rédacteur CHRONIQUE « Nous avons déjà eu l'occasion de parler des concerts populaires donnés en plein air par les musiques subventionnées ou non de la ville.Nous avons signalé tout l’avantage, nous dirons plus, toute l'importance de cette sorte de concerts.En effet, ils font passer d’agréables moments au milieu des jardins publies et contribuent dans une large mesure à former l’oreille de la jeunesse et à développer chez elle le goût musical.Un premier pas avait déjà été fait et en principe il avait été décidé par le comité de police île Montréal pue des concerts auraient lieu deux fois la semaine dans les squares, donnés par la musique de la ville.Malheureusement, quand il s'est agi de mettre ce beau projet à exécution, on s’est aperçu qu’il ne manquait absolument qu’une chose, de bons exécutants pour venir se ranger sous le baton du chef d’orchestre.En effet, si la musique de la police existe bien sur papier et en paroles, il n’en est pas tout à fait de même en action 1 Au moment où nous réjouissions d’entendre de la musique en plein air, nous avons pu constater, une fois de plus, qu’t/ y a loin de la coupe aux lèvres.Nous croyons savoir qu’il est très sérieusement question de reconstituer la.musique de la police et l’on s’en occupe, parait-il, très sérieusement dans les spheres municipales.Il est question de confier la chose it l’ancien directeur et organisateur de la fanfare municipale, M.Edmond Hardy.Celui-ci nous semble tout indiqué par son expérience et scs connaissances.Nous serions heureux de le voir prendre cette lourde charge et nous sommes convaincus de la réussite, par ses soins, d’un projet dont la réalisation serait tout à l’avantage de Montréal.Montréal a célébré le 24 juin la l’été de la Sl-Jean-Baptistc.Si nous en parlons ici, c’est en nous plaçant à un seul et unique point de vue, celui de la musique.Les organisateurs s’étaient dit : “ Si la musique adoucit les mœurs, elle égaye aussi les fêtes publiques I Mais la musique conte cher! Comment faire pour en avoir à bon compte / ’—Soudain l’un d’eux se frappa le front et dit : “ Eurêka.’—“ \ ite, annonçons un concours de fanfares dont le prix sera un drapeau ! ” —\ raiment ! ces bons musiciens n’avaient pas d’autre chose à faire que de prendre aussitôt le train, après avoir astiqué leurs trombones, et de venir charmer la foule aux Terrains de l’Exposition ! Aussi, qu’est-il advenu de ce concours ?Un fiasco lamentable.Seule l’Harmonie de St-”^ ' > s’était laissée prendre à l’amorce.Disons de suite qu’elle a bravement fait face à la situation et s’en est retournée avec Je drapeau.Les autres chefs de musique, après un instant de réflexion s’étaient dit : Singulier concours ! Annoncé- à si courte échéance ! Pas de comité spécial de musiciens compétents ! Pas de juges ! Pas d’indications d’aucune sorte ! Ce bloc enfariné ne nous dit rien qui vaille ! Aussi, écoutons le proverbe, Dans le doute abstiens-toi ! Ils le firent, et firent bien ! J.I)K PlKHKKVIU.K.7347 L’ÏÏRT 7VYUSIC7ÎL Juillet 1898 L’ART MUSICAL RKVUK MENSUELLE CANADIENNE - - BOITE POSTALE 2181 - - Telephone 1080.L* Cie de Pia*os Phatte, phophietaihe 1G7I), rue Notre-Dame.CONDITIONS D’ABONNEMENT: Un An (Campagne).$1.00 Un An (Ville ot distribution « domicile) .1.15 Kn dehors du Canada et des Etats-Unis .¦ .1.25 Le Numéro.15 Cts NOTE: DE L’ADMINISTRATION On demande des agents dans toutes les parties du Canada et des Etats-Unis, pour la vente au numéro, les abonnements et les annonces de L’Art Musical.Inutile de faire application sans fournir les plus sérieuses références.On paiera une commission libérale.S’adresser ou écrire à L’Art Musical, 1676 rue Notre-Dame, Montréal A NOS LECTEURS Nous rappelons à nos lecteurs, à nos amis et à tous ceux qui s'intéressent à l’œuvre que nous avons entreprise, que chaque mois L'ART MUSICAL publie 8 pages de musique des grands maîtres, 12 pages d’informations très intéressantes et des nouvelles artistiques du monde entier, le tout pour la modique somme de UN DOLLAR par an.LA DIRECTION.CÉSAR FRANCK César Auguste Franck, mort à Paris le 9 novembre 1890, est né à Liège, le 10 décembre 1822.Il lit ses premières études au Conservatoire de sa ville natale et vint en 1837 à Paris.Elève de Zimmermann, il remportait en 1S3S le premier prix dans des circonstances demeurées célèbres.Il transposa la fugue proposée comme morceau de lecture à vue.L’admiration que ce tour de force excita dans le publie lui fit décerner d’enthousiasme par le jury un premier Grand prix de piano, mention tout à fait exceptionnelle.Dans la classe de Leborne il eut un accessit de contrepoint en 1833, puis le premier prix en 1S41.La même année il eut le prix d’orgue.Ses premières œuvres furent trois trios pour piano, violon et violoncelle, une Eglogue, un Caprice et un Andanlino.Frank n’attachait aucune valeur à ces œuvres de jeunesse.L’œuvre la plus achevée de César Frank est sans contredit les Béatitudes.Cette grande œuvre fut commencée en 1870, sur un poème de Mme Colomb.L’auteur a pris pour texte chacune des huit béatitudes énumérées dans l'Evangile et les a mises en musique.La première exécution intégrale de cette œuvre a eu lieu à Dijon en 1891.En 1872, César Frank fut nommé professeur d’orgue au Conservatoire.En même temps il composait, d’une haleine, l’oratoro ide Rédemption.Malgré quelques cruelles déceptions, César Franck demeura ferme au poste et en 1881 il donnait une scène biblique pour soli, chœurs et orchestre, intitulée Rêbecca.Les Bolides, sifflées à la première audition le 26 février 1882, reçurent une ovation enthousiaste le 18 février 1894 ! ! César Franck renouvela sa tentative descriptive avec le Chasseur Maudit, poème symphonique avec donnée tirée de la célèbre ballade de Bürger.Si peu porté à l’intrigue que fut César Franck, il a eu comme ses émules, le désir, très légitime d’ailleurs, de se produire comme compositeur dramatique.A ses débuts, en 1S48.il avait écrit un opéra intitulé le Valet de Ferme, qui n’eut aucun succès.Sur la fin de sa vie il écrivit la musique de Hulda, opéra sur un sujet norvégien en quatre actes et un prologue.Ghiselle est postérieure à Ilulda.C’est tout à fait à la fin de sa vie que Franck a traité ce sujet mérovingien.Ces deux ouvrages ont été joués pour la première fois en 1S94 et 1896 à Monteearlo, après la mort de Franck.Leur succès a été considérable.Si Franck n’a pas connu le succès, ou ne peut dire qu’il ait souffert de l’indifférence du public.Il était trop désintéressé, trop épris de l’art pur, pour ne pas se tenir satisfait du témoi- gnage de sa conscience et de l’approbation de ses amis, composant parfois de la musique à la seule gloire de Dieu, vers lequel montaient comme des prières ses admirables improvisations à l’orgue de Ste-Clotilde, dont il fut longtemps titulaire.Vénéré par ses élèves qui lui avaient voué des sentiments d’affection et de reconnaissance touchante, il a formé toute une génération de musiciens, dont plusieurs sont devenus des maîtres.Œuvres de Cesar Franck ŒUVRES INÉDITES Trois chœurs avec soli et orchestre : le Ce qu’011 entend sur lu Montagne ; 2n Les plaintes des Israélites ; 80 Cantique de Moïse—La Tour de Babel, oratorio.—Dix-sept petites nièces pour harmonium.- F no pièce pour harmonium —Six pièces pour harmonium.—Cantique avec cor.-Mélodics : S’il est un charmant garçon (Victor Hugo).— Le Vase brisé.(Sully Prud’homme).- Le Valet de Ferme, opéra en 2 actes.MUSIQUE DE CHAMBRE ( >p.1, Trois trios, piano, violon, violoncelle, Lu en Va dièse ; 2o en .SV bémol majeur ; le 8 en .87 mineur (Schuberth).—Op.2, trio, piano, violon, violoncelle en .87 mineur, (Schuberth).-—Op.(î, Amlaiitino quio-toso, piano ut violon (Lemoine).-(Quintette pour piano et cordes (llamcllc).—Sonate, piano et violon, (Mamelle).— (Quatuor a cordes.(Mamelle).Musique de I’IANo Op.8, Eglogue pour piano, (Sehlesinger)—Op.4, Duo pour piano à I mains sur le God Save the King, (Sehlesinger)—< )p.5, 1er Caprice pour piano, (Lemoine)—Op.7, Souvenir d’Aix Lachapelle, piano, (Schuberth) —Op.Ballade pour piano, (Schuberth)—Op.1(J, Solo do piano, (Schuberth)— ( >p.18, .Fantaisie par piano, (Schuberth)—Op.Lu, Fantaisie sur deux thèmes polonais, (Rich,ault)—Prélude choral et fugue pour piano, (Enoch)—Prélude, aria et filiale pour piano, (Mamelle).MUSIQUE n’oItlIUK OU n’ilAUMOXIUM Andantiuo, orgue, (Richault) — Trois antiennes pour grand orgue, ( Heugel)—Offertoire, harmonium sur un vieil air breton, (Nauss)—Cinq pièces pour harmonium, (Peregally)—Quasi marcia.harmonium, (.Mme Sultzer, chez Peregally)—Six grandes pièces d’orgue, (Durand Schœne-werk)—Trois pièces d'orgue, Fantaisie, Cantabile, pièce héroïque, (Durand)— Trois grands chorals d’orgue, (Durand) — Cinquante-neuf pièces d’harmonium en recueil, l’organiste, (Enoch).MUSIQUE KKI.IliIEU.SE.—MOTETS.—CANTIQUES, ETC.Op.12, Messe à 8 voix, soprano, ténor, et basse, (Bornemann).— Christus factus est, 4 voix, (Bornemann).—Motets pour Salut : () Saluta-ns on Mi majeur ; Tantum ergo, en lié majeur ; Ave Maria en .8'ni mineur ; O Salutaris en La bémol, (Pérégally.) -O Salutaris, pour basse et Ave Maria eu Mi, (Bornemann).-Cantique au Sacré-Cœur, solo et chœur (Pérégally.)—Ollertoircs : Domine Deus, 8 voix, soprano, ténor et liasse ; Dextcra Domine, 8 voix ; Qiue est ista, 8 voix ; Domine non secundum, 3 voix; Qu;e Ereiniieruiit (Sentes, 3 voix (Bornemann).— Ave Maria, ! voix, (Mongol).—Tantum Ergo, chœur (llcugel).—Psaume CL, 4 voix et orchestre, (Broitkopf).OKATAKIOS, CANTATES Ruth, églogue biblique, (Hartmann)—Rédemption, poème symphonie, (Hartmann)—Les Béatitudes, Oratorio, (Brandus, etc.,)—Ré- becca, Idylle biblique, (Hartmann).MUSIQUE SVM UIIONIQUE Les Eolidcs, poème, (Enoch) — Le Chasseur Maudit, poème, (Grus) — Les Djinns, poème pour piano et orchestre, (Enoch)—Variations symphoniques, piano et orchestre, (Enoch)—Psyché, symphonie, (Bornemann)— •Symphonie en lié(Hantello)—-Rédemption, nouvelle version, (Mongol).MÉLODIES, ŒUVRES VOCALES, CHŒURS, ETC.Sept mélodies : lo Souvenances, (Ch.Monbriand)—2o Passez, jouez toujours, (\ .Hugo)—80 Aimez ; 4o Robin Gray (Florian)—5o L’Emir de Bengadnr, (Méry)—bo Ninon, (A.de Musset)—7o le Sylphe, (Dumas)— Les 7 avec accompagnement de violoncelle, (Richault)—L’Ange et l’Enfant, (Reboul).(Mamelle)—Les trois exilés, (Mayancl)—Rose et papillons, (Enoch) - Le mariage de Rose, (Enoch) — Lied, (Enoch) — Nocturne, (Journal le Gaulois)— Les cloches du soir, (A.Leduc) — La Procession, (A.Leduc) — Chœurs pour deux voix de femmes: lo La Vierge à la crèche ; 2o L’Ange gardien ; 3o Aux petits enfants ; 4o Les Danses de Lormont ; 00 La Chanson du vannier ; (io Soleil, (Enoch) — Premier Sourire de Mai, chœur pour 8 voix de femmes, (Mamelle) — Hymne à 4 voix d’hommes, (Mamelle).ŒUNllES DRAMATIQUES .Ilulda, opera en 4 actes, poetno de M.Grand Mougin, (Choudcns).— Ghiselle, opéra en 4 actes, poème de Gilbert Augustin Thierry, (CIiou-dens).D9C Juillet 1898 L'ÏÏRT 7VYUSIOTÏL 223 NOS MUSICIENS Monsieur Alexis Contant naquit à Montréal en 1859.Il est donc âgé de 39 ans.Après avoir travaillé consciencieusement avec MM.Fowler, Couture et Lavallée, il s’en fut continuer ses études musicales à Boston en 1883.C’est un travailleur, passionnément épris de son art et consacrant à l’étude ses moindres moments de loisir.M.Contant aime par dessus tout à s’occuper de composition et d'orchestration.11 est l’auteur de plusieurs œuvres inédites qui verront le jour plus tard, du moins nous l’espérons.wÆà AO; M.Alexis Contant L’an dernier il nous a donné une messe à trois voix d'hommes, qui a été exécutée avec grand succès le 9 mai 1897 à l'église St-Jean-Bap-tiste, dont M.Contant est organiste.Nous avons rendit compte de celte messe dans I’Art Musical de l’an dernier, pages 156 et 206, auxquelles nous renvoyons nos lecteurs.M.Contant qui a reçu Beaucoup de témoignages d’estime de la part d’artistes de toutes nationalités, est l’un de nos professeurs en vue.Il enseigne l’orgue, le piano, l’harmonie et a formé un grand nombre d’élèves de mérite.LA CLOCHE DU RHIN Drame lyrique un trois actes do MM.Georges Moiitorgueil et .1.P.Gheusi, musique de M.Samuel Uousscau-IIervine : donnée pour la première fois au Grand < tpéra de Paris, le 8 juin dernier.Il est difficile de contenter tout le monde et son père, et je m’étonne qu’un compositeur de la valeur de M.Rousseau, se soit laissé guider par la constante préoccupation de satisfaire à la fois le public et les artistes, les modérés et les intransigeants.A ce compte-là, on risque de ne plaire complètement à personne, et je crains bien que les choses ne se passent ainsi pour l’œuvre nouvelle.Iît ce serait grand dommage assurément, car M.Rousseau est un musicien de grand talent, pour lequel j’ai la plus profonde estime et que je crois appelé à écrire des œuvres superbes, le jour où, sans chercher à plaire à Pierre ni à Paul, il laissera simplement chanter son cœur, abandonnant à d’autres toutes préoccupations de systèmes et d’écoles.Les procédés vieillissent vite, le cœur humain seul reste éternel.Et maintenant que j’ai cherché à expliquer aussi brièvement que possible pourquoi il ne m’est pas permis de partager la façon de voir de l’éminent compositeur de la Cio hc du A’/iiu, je puis d’autant mieux vanter les mérites de l’opéra que vient de représenter l’Académie Nationale de Musique.Et d’abord, j’ai plaisir à constater que le poème, tout en étant un peu trop conçu en extériorités, contient des aspirations élevées et un indéniable sentiment poétique.L’action, qui se passe sur les bords du Rhin, vers le 5e siècle, met aux prises le paganisme et le christianisme.Dans un couvent voisin du bourg royal, se trouve une cloche que l’aile de l’ange annonciateur des terribles nouvelles fait sonner lors-qu’est proche la mort d’un chef païen.Cette cloche, nous l’entendons au début de l’ouvrage et nous en voyons les effets immédiats sur la personne du vieux roi barbare.I lerviue, une jeune chrétienne que les hasards de la dernière bataille ont faite prisonnière, est accusée d’avoir hâté la fin du monarque.On veut la mettre à mort, mais Konrad, fils du guerrier défunt, la protège contre la fureur populaire.Dans un long duo d’amour, il cherche à conquérir son cœur, prêt à abdiquer pour elle la foi de ses aïeux.Mais le tumulte grossit en dehors.Les chrétiens font le siège du château.C'est à Konrad que la foule confie la tâche de marcher à la tête des soldats chargés de les repousser.U11 instant la victoire reste indécise.Les femmes, les enfants, les prêtres, les vieillards, exaltés par la voix de la prophétesse Liba, accusent Hervine de prier pour la défaite des leurs.Celle-ci répond par des prières au Seigneur tout-puisant.Bientôt un barbare s'approche d’elle et, la saisissant à bras le corps, précipite la jeune chétienne dans les eaux du fleuve.Les troupes _ ement que ce signal pour finir leur carnage ; en effet, nous 11e tardons pas à voir Konrad rentrer au bourg à la tête de ses soldats victorieux.Au troisième acte, le jeune homme erre malheureux, sur les rives du Rhin, appelant en vain celle qui n’est plus.Les Germains fugitifs et sans chef sont à la recherche d’un endroit propice aux sacrifices humains.Soudain surgit Konrad qui veut s’opposer à la célébration du rite barbare, et saccageant l’autel, maudit les faux dieux.Le chœur s’éloigne tristement.Tout à coup les sons de la cloche du Rhin se font entendre.C’est la mort de Konrad que sonne l’instrument mystique.Le jeune guerrier, entrevoyant enfin l’heure de la délivrance, évoque l’âme de sa bien-aimée.Une image se dessine de plus en plus lumineuse et précise, c’est Hervine surgissant des flots fantastiquement éclairés, ^ L'HRT MUSIGHL .Juillet 1898 Hervine que les eaux conduisent jusqu’à lui avant de les ramener tous deux vers le Rhin où ils dormiront l’éternel sommeil d’amour et de foi.Dénouement superbe et nouveau qui fait le plus grand honneur à l’imagination poétique des deux librettistes de la Cloche du Rhin, MM.Montorgueil et Gheusi.Et comme je comprends que l’âme artiste de M.Rousseau ait été séduite par une telle fin 1 Car, n’eu doutez pas un seul instant, le musicien de la Cloche du Rhin est une nature très raffinée, très élevée.Nombre de pages de son œuvre le prouvent surabondamment.Faut-il citer le mâle prélude où se dresse, farouche, le motif caractéristique de Hatto, le vieux guerrier ?Faut-il parler des phrases mystiques d’Hervine, de l'air d'FIatto, de la fin du ier acte, du duo d’amour qui contient des coins délicieux et que je louerais sans hésiter, n’étaient certaines pages trop conventionnelles, comme la coda à la Gounod qui couronne le morceau, à seule fin de produire un effet certain sur le gros public ?Vanterai-je la bonne tenue dramatique de la suite du second acte, malgré certaines exagérations de modulations et de dissonances qu’on est étonné de rencontrer sous la plume du musicien correct qu’est Samuel Rousseau ?Dirai-jeenfin le sentiment élevé du troisième acte, eu faisant mes réserves au sujet de certaine danse religieuse, jolie sans doute, mais nullement dans la couleur du pays où se passe l’action ?Et célébrerai-je comme il convient la belle écriture du canon à l’octave—hommage à la mémoire du grand César Franck—qui termine le dernier duo de Konrad et d'Hervine ?Je crois inutile de m’étendre plus longuement sur une œuvre au sujet de laquelle je fais certes des restrictions assez nombreuses, mais dont je me plais à publier la haute valeur et l’incontestable mérite.Avec ses qualités et ses défauts, la Cloche du Rhin est une des plus musicales et des plus intéressantes partitions de la jeune école, et c’est pourquoi je suis si heureux des applaudissements nombreux qui l’ont accueillie le premier soir.Fernand Le Borne.FÉDORA M.Victorien Sardou avait donné, il y a quelque temps déjà, l’autorisation de tirer un livret d’opera de sa Rdora, créée avec un énorme succès, en 1882, au Vaudeville, par Mme Sarah Bernhardt et M.Berton.Cette pièce, transformée en ouvrage lyrique, a été réduite à trois actes.Le drame est d’une marche rapide : le premier acte dure environ dix-huit minutes, le second 11e dépasse pas une demi-heure et le troisième atteint à peine vingt minutes.L’auteur de la partition est M.Umberto Giordano, un jeune dans toute l’acceptation du mot puisqu’il n’est pas encore âgé de treute-cinq ans.Son nom devint célèbre, il y a quelques années, à l’apparition de son André Chénier dont le succès est vite devenu universel.Il avait fait jouer précédemment à Milan et à Vienne un autre ouvrage lyrique intitulé Mala Vita et tiré du drame de Di Giacomo et Coguetti.C’est Naples qui eut la primeur de sa Regina Diaz, une œuvre qui méritait mieux qu’un succès d’estime.La Fédora sera jouée pour la première fois au Lirico de Milan le 15 septembre de cette année.On dit grand bien de la partition que le jeune musicien, selon son mode habituel, a commencée en “ coup d’orage ” et menée vivement, en écrivant trois lignes à la fois : le chant, la réduction au piano et le dessin d’orchestre.Nous souhaitons une victoire nouvelle à M.Umberto Giordano qui, dans sa modestie innée, a grande horreur de la réclame et dont l’esprit de sagesse est tourné vers la solitude où l’on apprend à mesurer ses propres forces loin des camaraderies, trop souvent mauvaises conseillères.A PROPOS DE “GUILLAUME TELL” C’est d’une note qu’il s’agit, une simple note de musique : mais qui n’est pas sans portée, car elle figure, et d’une façon très caractéristique, dans un opéra célèbre.Tout le monde, en effet, connaît l’ouverture de Guillaume Tell.A l’introduction, gravement exposée par cinq violoncelles soli, et à l’allegro symphonique traduisant le bruit de l’orage, succède une sorte de duo concertant où, sur le chant expressif du cor anglais, la flûte agile trace de fines broderies.Puis, à découvert, c’est-à-dire sans accompagnement, le cor anglais revient à son motif initial avec une mesure composée des notes suivantes : si, mi, ré, si, do, si, sol.Du moins, c’est toujours ainsi que le motif s’est joué en France.Or, allez en Allemagne ou en Angleterre, et, neuf fois sur dix, vous entendrez : si, mi, ré, si, do, la, sol (un la au lieu d’un si).Pourquoi cette différence ?Caprice ou préméditation ?mot d’ordre ou fantaisie ?Un chef d’orchestre de Londres, M.Rivière, a voulu pénétrer ce mystère ; il a posé et résolu le problème dans une brochure intitulée : A or I> (l.a ou Si), brochure qui a fait quelque bruit chez, nos voisins d’Outre-Manche, et à laquelle le Journal a consacré récemment une de ses informations.I/enquête à laquelle s’est livré M.Rivière 11e manque pas d’intérêt.Il a interrogé tous leschefs d’orchestre,tous les virtuoses qui avaient exécuté le fameux solo de cor anglais, tous les grands compositeurs, en un mot, tous ceux qui pouvaient donner un avis utile et apporter quelque lumière dans le débat.Il a publié leurs réponses, et la vérité est apparue de telle sorte que le doute, aujourd’hui, n’est plus permis, La première partition d’orchestre, gravée une dizaine d'années après la première représentation de Guillaume Tell à Paris, portait un.la ! De là tout le mal, car les théâtres étrangers avaient le droit de se conformer au texte imprimé qu’011 leur offrait.Ce la résultait de la négligence du graveur, et comme Rossini 11’a jamais corrigé les épreuves de ses ouvrages, laissant toujours ce soin à ses disciples plus ou moins soigneux, la faute avait subsisté.Mais l’erreur était manifeste, car la bibliothèque de l’Opéra possède le matériel qui a servi aux premières exécutions de Guillaume Tell-, partition et parties portent un si.Rossini a entendu son ouvrage bien îles fois, et contre ce si il n’a jamais protesté.Tout semblait donc donner raison à la version française.Mais il était écrit que ce diable d’homme, grand artiste et volontiers mystificateur, s’amuserait, même sur ce point, aux dépens de ses semblables.L’auteur d’// Bacio, M.Arcliti, qui s’était établi à Londres, et qui depuis de longues années faisait jouer l’ouverture de Guillaume Tell en s’accommodant du la, apprit que la question en était controversée, et vint demander son avis à Rossini.Le maître s’avisa de lui remettre une carte au dos de laquelle il avait tracé un.la ! Témoignage irrécusable et qui paraissait sans réplique ! Comment l’auteur avait-il commis cette bévue ?Etait-elle volontaire ou fortuite ?Alors très âgé, Rossini touchait presque au terme de sa carrière : sa mémoire l’avait-elle trahi ?ou bien, comme son compatriote tenait au la, voulait-il ne pas déranger ses vieilles habitudes et 11e pas le contrarier pour si peu ?Peut-être, indifférent et riant sous cape, se chantait-il à lui-même : La ! si ! Qu’importe ici ?Fit qui donc s’en soucie ?Si ce «'-là le scie, En la changeons ce si f Et l’hypothèse n’est pas invraisemblable, car M.Rivière rapporte précisément un joli mot de Rossini qui, interrogé par un autre ami sur le même point litigieux, aurait répondu : Juillet 1898 L'HRT MUSICKL 225 “ Qu’on fasse en Angleterre un la si l’on veut, pourvu qu’en F rance on fasse un si ! ” On pouvait discuter ainsi longtemps, sinon toujours, lorsqu’une heureuse découverte a mis fin au débat.L’an dernier M.Rivière vint à Paris, pour continuer son enquête à l’Opéra et j’eus la bonne fortune de lui communiquer alors la partition autographe de Guillaume Tell, celle que vient d’acquérir la bibliothèque du Conservatoire, et qui depuis longtemps m’avait été confiée par son aimable propriétaire, M.Roberts.Nous ouvrîmes le manuscrit à la page voulue, et la fameuse mesure, la trente-troisième de Vandan/e, nous apparut telle que l’avait tracée le compositeur au cours de l’année 1828.C’était un si ! Dès lors, les partisans du la n’avaient plus qu’à battre en retraite, et M.Rivière pouvait publier sa brochure eu sonnant une fanfare victorieuse.Il triomphait, et lorsque, à l’avenir, quelque chef d’orchestre allemand ou anglais s’avisera encore de faire jouer un la, on le renverra sans plus tarder au texte même de Rossini.Comme on le disait jadis dans le Bossu : “ Le mort a parlé ! ” et maintenant la cause est entendue.ClIARLKS MaI.IIERBK Archiviste cio l’< Ipérn.(Lu Journal) N.D.R.—L’information publiée dans notre dernier numéro, et intitulée : l/n problème musical résolu, ayant soulevé quelques protestations de musiciens qui tiennent pour le la, nous avons cru utile de reproduire l’article ci-dessus, paru dans Le Journal de Paris, sous la signature de l’archiviste de l’Opéra.Nos lecteurs verront par là que notre information était exacte, et par conséquent puisée à bonne source.NOTES ET INFORMATIONS L’Espagne est aussi pauvre eu musiciens qu'eu argent.A part Snrasate nous ne voyons pas de musiciens espagnols tpii vaillent la peine d’être mentionnés.La plus jeune sœur de Mark Twain étudie le chant à Vienne en ce moment et promet de faire une artiste d’opéra de 1er rang.Paganini disait que le point auquel devrait tendre tout violoniste était de reproduire sur son instrument la caractéristique d’une jolie voix de soprano.En Europe, Afninm Lrsraat et la l'xihrnio, de Puccini, marchent de succès en succès.Verdi passe tranquillement son été h Milan.Bossé, considéré connue le plus erand organiste italien, vient d’être nommé titulaire de l’orgue de l’église St Paul il Koine.La Reine Marguerite d’Italie, après avoir entendu la Mrs*- rf ^ r !1 I ' l —1 = 1 1 Al T \ J '7 vv ^ a e P £ 4 Jt -#- l .t i -r\r—o —j i 1 ^ Iai ' ^ ^ 0 £ d r-BL - .rt V L —q 1 £ J r — m .(¦ ^ ^ * * 3 S -k mm nz - nir tendre et sa _ cré ?_ Là?tou _ jours.£ je le gar.de - rai ! f éeee m s a=£= P F S .-¦A-± ÜÜ 5 5=3: P 53 t SUPPLEMENT A.“ L’ART MUSICAL ” t=K=t J!*- ÉI i1 j • 0 ¦ * t -o- JK=± -O- • » * _ go, a - vec b son charme.ra_di _ eux, Je h i VOIS.sans oiLvi'ir les m Ë S JT S S ±=—^± ±: S £ 1* -r- _ Rayonnant dun é _ chit vam_queuv.Elle il _ lumiine tout mon cœur.ch to c i gc, ba ?P pp subito mm LE BRAS AUX DAMES! MARCHE DE SALON Paul WACHS 1ST ROD.Moderato, “ Pnco rit Fed.* Tempo di ma.rcia.h * MJC- -«- J- O- 5Et5=it Sem/ire staccato il basso.Ped.tti h* ilt t ê ill: » 4L fri— 5=?z5 f ^ f Cf M 5 * SUPPLEMENT A “L’ART MUSICAL'’ Ped. A -f-.‘—¦m —¦ —t-TTr-—r ~r i~t—! TÎr U—¦ ' Staccato, Fed ?¥ # - # ±-î A lompo fL*±3E #—£ r~ Fed. tyême mouvement Sotto voce.• #b#"* Perl.%- A tempo.Espressivo.1 U #- * . SUÈ rv~i Uni il’ h n l'In rf] i < s rj ;i / A h'üipo.f ~9 Zl M.I# ?=£^=* t—t— ¦ *—-*#»—¦- *¦»—F —i—t— ¦fcfee $- # Pd.* gafT» lVd^Ped.^ Ped.# H. -Ill’U,ET I 8‘J8 L'HRT MUSICïïL Melle VICTORIA CARTIER Le dernier courrier nous apporte d’excellentes nouvelles de notre compatriote Melle Victoria Cartier, qui termine en ce moment ses études musicales à Paris, en marchant de succès en succès.Quoique loin des rives du St Laurent elle se rappelle toujours les contrées découvertes par son aïeul, et c’est sans doute à un sentiment de religieux souvenir quelle a obéi en organisant à Paris pour le 24 juin, un magnifique concert qui a été couronné du plus vif succès.En voici du reste le programme intégral : Salle de l’Institution Nationale des Jeunes Aveugles, 50 Boulevard des Invalides.Fête Nationale des Canadiens-Français, vendredi, 24 juin 1S118, à !l heures précises.Concert donné par Melle Victoria Cartier pour la souscription à l’érection, a Saint-Malo, de la statue de Jacques Cartier, sous le patronage de M.Hector Fabre, Commissaire-Général du Canada, et Mme Hector Fabre! M.Louis 11erbette, Conseiller d’Etat ; M.E.Martin, Directeur de l’Institution Nationale des Jeunes Aveugles.Avec le concours de Mme Jane Alger et de MM.Eugène Gigout, organiste de Saint-Augustin, directeur-fondateur de l’Ecole d’Orgue et d’improvisation ; Jules Delsart, professeur au Conservatoire; Lucien Bcrton, des Concerts Colonne.PROCHAM MK 1.Sonate pour piano et violoncelle (op.40)— Biellmann.(Dédié à M.Jules Dessart) T.Maistoso allegro cou fuoco.II.Andante.—III.Allegro Molto.Mlle Victoria Cartier et M.Jules Delsart.2.a.—L’Hippopotame (poésie de Th.Gautier.Bourgault-Ducoudray.h.— (Accompagnés par l’auteur : M.Lucien Iîerton).Pour Piaxo : 3.a Les Myrtilles, Th.Dubois.h Petite Marche Villageoise, E.M.Delani-borde.r Bataille de cloches, Bourgault Ducoudray.(I Adieu, Schumann, c Staccato-Etude, Eug.Gigout.Aille Victoria Cartier.Pour Orguk: 4.a Prélude,Fugue et Variation, César Franck.h Fiat Lux, Th.Dubois.Mlle Victora Cartier, à.h Ave Verum, Eug.Gigout.(Accompagné par l’auteur) h Notre Amour (avec violoncelle) Biellmann.Mme Jeanne Arger G.Le Rouet d’( hnphale, St-Saëns-Gigout.(pour piano et orgue).Mlle Victoria Cartier et AL Eug.Gigout Pour Viole i»k Gamiik 7.h Air Tendre (1760), Rameau.h Papillon (1732), de Baix l’Hervalois.r Lento (1710), llaendel.d Menuet (1720), Valensin.AI.J nies Delsart.8.Rapsodio sur des airs canadiens ([tour orgue).(Dédiée à Mlle Cartier ; Ire audition).Eug.Gigout Préambule : Un Cumulien errant ; Uiijius dinduine ; .1 Stiinl-Muln ; l’in lu Canadienne ! () Canadien* ! liullinnx-nuas.Aille Victoria Cartier Prix des places ; Fauteuils réservés, 10 fr.Chaises et galeries, 5 fr.Le piano d’accompagnement était tenu par Aille Mathilde Théophile-Gautier.Piano à queue de la maison Erard, Paris.— PIANO DE LA MAISON PRATTE, Montréal, (Canada).—Grand orgue Th.Puget.• • RODOLPHE.PLHMONDON Le jeune artiste dont nous avons ]dusieurs fois donné des nouvelles a nos lecteurs est à Londres depuis le premier juin et il s’est fait entendre dans plusieurs soirées et matinées de la haute société anglaises ; .Sir Arthur Sullivan s’est empressé de l’engager pour le 27 juin et le 7 juillet, auxquelles dates notre ténor canadien a chanté devant le prince de Galles, ce qui est considéré en Angleterre comme un événement.Avant de quitter Paris, AL Platnondon a rencontré Madame Alelba qui l’a entendu avec tant do plaisir qu'elle a manifesté le désir de chanter avec lui dans le cours du mois de juillet.La saison do Covent Garden a rassemblé à Londres tous les grands artistes, ce qui a fourni au jeune chanteur l’occasion d’avoir une audition de Aime Calvé et des De Reszké ; ils se sont déclaré enchantés de sa voix et lui on prédit un bel avenir.Enfin, AI.Plamondon partira probablement en tournée l’automne prochain, car l'imprésario de Madame Alelba lui a fait des offres dans ce sens.- - m» 8 ¦ n uni trmuiiu nmiVmV«VtVimVmE Prix : depuis $275 RESISTENT A NOTRE CLIMAT MIEUX que: tout autre ORGUE RECOMMANDEES l>.ir LES PLUSCÉLÈBRES ORGANISTES : ÛU.LMANT, ARCHER, ET AUTRES Dans la construction des Orgues Vocalion on a suivi la méthode naturelle de produire le son en prenant comme exemple la voix humaine.Les Poumons sont les sou filets de l’orgue ; !.c Larynx ou corde vocale, un anche ; /.a Gorge ou tube contient la corde vocale, développe le son et le porte à La Bouche qui renforce ce son et achève de le modifier.De là le nom de Vocalion donné aux orgues fabriquées par Mason & Riscli, de Worcester, Mass.Dans les orgues Vocalion le son, qui est produit par des anches, est modifié par une série de tubes sonores, et le son ainsi obtenu est le meuie que celui produit par les tuyaux.Nous énumérerons brièvement quelques-uns des nombreux avantages de ce nouveau système de construction.Dans un orgue à tuyaux, possédant une certaine variété de sons, on rencontre des tuyaux à bouches et des tuyaux à anches.La tempeiatuie ayant un effet oppose sur chacune de ces deux variétés de tuyaux, il est évident que l’accord d’un orgue à tuyaux sera alki te pai chaque changement de température.Ainsi, une augmentation de température fera hausser le sou d’un tuyau à bouche, tandis que la meme cause fera baisser le son d’un tuyau à anches, Si l’augmentation de température est considérable, il devient Dans alors impossible de se servir de ces deux variétés de tuyaux en même temps, s les orgues^ Vocalion, cet inconvénient n’existe pas, car les anches, étau mt tous de composition identique, sont tous affectés de orgues Metropoht Parmi les églises, chapelles particulières qui possèdent des Vocalion,nous Couvent de St-Césaire, 1’ Q., Couvent de Karnham, 1> Q , Collège d7 P Q., St-André d’Argeuteuil.P Q., St-Thomas, d’Alfred,P,Q.Ste-Mr Nous pouvons résumer ainsi les avantages qu'offrent les orgues Vocalion : Elles gardent leur accord à toutes les températures, le méca-nisme se derange moins, elles tiennent moms de place, possèdent une plus grande variété de sons à grandeur égale et sont à meilleur marche que les orgues a tuyaux.b ’ocalion : Alexandre église presbytérienne, empereur d’Autriche et en mentionnerons quelques-unes : Couvent de St-Laurent, P.Q., Q , Collège d’Arthabaskaville, P.Q., les Eglises de St-Eaustiu, P.Q., St-Jovite, i.Viicf.ui t„ca, w .\t~ ' ,• V A-‘d,P,0., Ste-Marie, Toronto, Pénitencier de Kingston, Eglise Baptiste,Toronto, lf ;Sii m f 'TC’r' Mass., Eglise St-Leon, Deiroil, Midi., Eglise Sl-Jacques, Syracuse, N.Y., ILS.Osborne, Ecr, Chicago, , ' : /“ !’.* ïj Boston Mass., B.C.Barrington Ecr., Philadelphie, Pe.Plus de 1500 autres églises, institutions et particuliers possèdent des Vocalion dont les prix varient de £500 à $5000.1 On peut examiner ces instruments, les acheter à des conditions avantageuses et se procurer les catalogues illustrés, liste des prix et toutes autres informations à La Compagnie de Pianos Fratte Montréal seule; depositaire SEULE DEPOSITAIRE Juillet 1898 L'HRT MUSICÏÏL 243 p-^J un piano droit d'excellente qualité, grand format, fabriqué par la “ Comi'Ailnik Koliknnk,” de Ncw-^ York, ([ui se joue comme un autre piano.Ce qui le distingue, c’est que, en ouvrant le panneau du millieu, on introduit un rouleau de papier perforé, comme pour l’Orgue Eolien, ce (pii permet aux personnes qui ne sont pas musiciennes, déjouer n’importe quel morceau de musique.Les nuances les plus délicates se font au moyen de régistres et des pédales.Avec l’Æriol, une personne qui aime à entendre certains morceaux de musique' peut se procurer ce plaisir elle même, sans avoir à attendre le bon vouloir de quelque musicien, pas toujours bien disposé.TOUT LE MONDE EST INVITÉ À VENIR VISITER CET INSTRUMENT AUX SALLES DE PIANOS PRATTE MONTREAL CATALOGUES ILLUSTRÉS EXPÉDIÉS SUR DEMANDE, PRIX DE $8.00 à $300.00 mm 'Sfc&F/ty X ?I, Kl su® Brevetées dans tous les Pays.Le Symphonion est la seule boite musicale dont les disques soient indestructibles.Le Symphonion est, universellement reconnu pour être supérieur à tous les autres produits similaires comme volume et.pureté de sou.Le Symphonion possède des parties interchangeables manufacturées avec le meilleur matériel.Tout es les réparât ions peuvent être faites avec moins de temps et moins de dépenses que pour n importe quelle autre boite à nuisitjuc.Le Symphonion est mamifueturé dans 70 styles dilférents.Le catalogue de musitjue contenant environ 5000 airs populaires ou sucrés peut être envoyé sur demande.Le Symphonion est.également une horloge sonnant les heures avec airs de musique.Les airs se changent à volonté.Nous venons de 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